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1 Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.
À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes
sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.
Voici leurs histoires.
Ralentis, mon chou. J'ai un truc pour toi.
Hé, beau gosse.
- Comment ça va ? - Ça va.
- Ton nom, mon mignon ? - Lawrence.
Je suis Vegas.
- J'ai encore jamais fait ça. - T'inquiète pas, bébé.
Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas.
C'était quoi, ça ?
Y'a pas intérêt à ce qu'une garce me pique mon coin !
Qu'est-ce que tu fais ?
Ouais, c'est ça, cours !
Je décide qui peut travailler dans ma rue !
Homicide et viol. Vêtements déchirés. Abandonnée sous une grille.
- Une prostituée. - Qui a appelé ?
Vegas, juste ici. Une prostituée sympa du quartier.
Elle a pas vu son visage, ni les plaques de son SUV.
Vegas connaissait la fille ?
Nan, mais y'a beaucoup de nouvelles
qui travaillent ici.
On a pas trouvé son sac, ni son portefeuille.
- De l'ADN ? - Pas de fluides visibles,
mais elle a quelque chose sous ses ongles.
Les empreintes sont fichues.
- Du sang ? - Peinture rouge.
Je vois rien ici qui soit de cette couleur.
Ça doit venir du lieu du crime.
Des bleus en forme de mains des deux côtés du cou.
Quand l'a-t-on étranglée ?
Vu la rigidité, je dirais minuit, minuit et demi.
Il ne l'a pas abandonnée. Il essayait de l'enterrer.
Une connaissance ? Un client régulier ?
Inspecteurs ! On a trouvé son sac.
On a du rouge à lèvres, du parfum, des bonbons à la menthe, des préservatifs.
Le sac d'une fille de joie ?
Pas de permis. Mais une carte étudiant.
Université d'Hudson. Elle s'appelle Caroline Pereira.
- Son téléphone est là. - Des appels récents ?
Le dernier à 23h15, ce soir. Numéro masqué. On va l'analyser.
Quelqu'un a utilisé l'appareil photo.
C'est un humain ?
On dirait bien. Photo prise à 00h07.
Warner situe l'heure du crime à minuit.
Caroline a peut-être photographié son assassin.
NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE
- Vous pouvez l'agrandir ? - Je peux pas faire mieux.
Les photos des portables sont de basse qualité.
C'est quoi, la lumière, dans le coin ?
Une lumière stroboscopique, un reflet. Impossible à dire.
J'ai prévenu les parents.
Ils arrivent depuis LaGrange pour identifier le corps.
Comme c'est cliché.
Une pauvre campagnarde
se fait du fric facile dans la grande ville.
D'autres étudiantes ont déjà couché pour obtenir leur diplôme.
UNIVERSITÉ D'HUDSON, CHEZ L'INTENDANT JEUDI 23 FÉVRIER
Caroline était payée par l'université. Elle faisait la plonge au réfectoire,
mais elle a démissionné au début du semestre.
Ils doivent bien travailler pour avoir leur bourse, non ?
Ce n'est pas obligatoire, tant que les frais sont payés.
Qui a payé ?
Caroline. En liquide.
- Où a-t-elle trouvé l'argent ? - Ce ne sont pas nos affaires.
Une gamine de 20 ans se ramène ici
avec 15 000 dollars en espèces, et vous ne bronchez pas ?
On ne pose des questions que si on n'est pas payés.
Vous vous inquiétez, quand ils ne viennent pas en cours ?
C'est pas de mon ressort.
Il y a quelqu'un ici qui pourrait
nous renseigner mieux que vous ?
Elle a une colocataire. Gloria Culhane.
On faisait rien ensemble, Caroline et moi.
Elle traînait avec qui ?
Je sais pas trop. On avait pas les mêmes fréquentations.
- J'imagine. Jolie bague. - Merci.
J'ai passé le dernier semestre en France. J'ai oublié de remplir les papiers.
Voilà avec quoi je me retrouve.
- C'est le côté de Caroline ? - Oui.
Vous deviez bien la connaître, à force.
Je sais juste qu'elle sortait beaucoup. J'aimerais pouvoir vous dire où.
Elle rentrait tard ?
Elle ressemblait à rien, quand elle arrivait en cours.
Je sais pas ce qu'elle faisait, mais elle brassait de l'argent.
- Waouh ! - Au moins mille dollars.
- Vous savez d'où ça vient ? - Ça vient pas de ses parents.
Ils ont pas beaucoup d'argent.
Un placard rempli de billets, ça veut dire drogue ou prostitution.
- Caroline avait un copain ? - Non.
- Qui est-ce ? - C'est Adam.
C'était pas son copain. Ils ont fait le lycée ensemble.
On peut le trouver où ?
En cours. Il est à la fac ici.
Je le crois pas.
On est amis depuis toujours.
Elle avait beaucoup de liquide dans une boîte à chaussures.
Une idée d'où ça provient ?
- Elle a parlé d'un nouvel emploi. - Dans quoi ?
Elle m'a pas dit. Pourquoi ?
On a trouvé son corps dans un lieu de prostitution.
Pas possible. Elle aurait pas pu faire ça.
Alors comment s'est-elle retrouvée avec autant de liquide ?
J'en sais rien du tout.
Vous trouverez la réponse au poste.
D'accord.
Elle vendait des devoirs.
C'est dangereux, la triche.
Ils sont en colère, à la fac.
- Ils enquêtent ? - Ouais.
C'est le Dr Farouq, un prof d'anglais, qui s'en est emparée.
Le plagiat, c'est un fléau ici.
Et Internet facilite les choses
pour les étudiants qui vendent des travaux académiques.
Des coupables ?
Regardez ça.
Voici un programme qui analyse les devoirs
et qui cherche des répétitions et des contenus plagiés.
Ils m'envoient leurs partiels par mail, et j'entre tout ça dans le programme.
Regardez ici.
Trois devoirs sont comparés.
La quatrième fenêtre s'ouvre et détaille les contenus similaires.
En bleu, les similitudes possibles.
En vert, ce qui est très suspect. En rouge, les répétitions exactes.
- Vous pouvez prouver qui a copié. - Oui.
Mais il y a un problème. Ces trois étudiants ont triché,
mais aucun n'a écrit l'original.
Deux d'entre eux n'auraient pas pu copier le troisième ?
Aucun d'entre eux n'en est capable.
Mais… je trouverai le devoir original.
Et on renverra les coupables.
Caroline Pereira.
Son nom est apparu dans l'enquête ?
Non. Elle a suivi mon cours au semestre dernier.
Une élève brillante. Et qui ne plagiait pas.
Pourquoi aurait-elle triché ?
Ceux qui ont rendu ces devoirs plagiés,
il nous faut leurs noms.
UNIVERSITÉ D'HUDSON, THE SNACK ANNEX JEUDI 23 FÉVRIER
Les pepperoncini, ça donne du mordant, mec.
- C'est le secret du sandwich. - Mark Duffy.
- Je dois vous parler. - Priya ?
- Ouais ? - Viens finir.
- Je vous sers quoi ? - Vous êtes débordé, hein ?
- Toujours. - Trop pour faire vos devoirs ?
- C'est à quel sujet ? - L'achat de devoirs.
- J'en ai acheté qu'un. - À elle ?
Ouais. Un mec de mon cours d'anglais m'a présenté Caroline.
C'est un gros délit, ou bien ?
- J'ai des problèmes ? - Pas si vous coopérez.
- Comment s'est fait l'échange ? - Y'en a pas eu.
Et pour le sujet ?
Fallait lui écrire par mail.
Lui dire quel genre de devoir il vous fallait.
Elle vous renvoyait des échantillons.
Vous commandiez un de la colonne A, un de la colonne B.
Un truc comme ça. Vous payiez pour ceux que vous aimiez.
- En liquide ? - En ligne, en passant par un prestataire.
C'était combien ?
Deux cents par devoir.
- C'est salé. - Je prépare médecine.
Pas le temps de lire La Reine des fées
et d'écrire sur les images vertueuses pour un foutu cours d'anglais.
Donc vous avez acheté un devoir ?
- Tout le monde était gagnant. - Caroline a perdu.
Elle a été assassinée hier soir.
- Je dois y aller. - Attendez.
Pourquoi vous prenez peur ?
À cause de Brian.
- Brian qui ? - Townsend.
Il suit le même cours d'anglais.
Il a acheté plusieurs devoirs à Caroline.
Quand il a entendu parler de l'enquête, il est devenu nerveux.
Dites-m'en plus.
Il a dit qu'il allait régler le problème.
D'accord, j'ai acheté plusieurs devoirs.
C'est une violation du règlement, pas un crime.
Le meurtre, si.
Caroline a été tuée hier soir.
Vous deviez vous occuper d'un problème.
Je… je ne l'ai pas tuée. Je voulais… la soudoyer.
Mille dollars pour qu'elle se taise.
- Elle a pris l'argent ? - Elle m'a ri au nez.
Elle agitait sa bague en diamant,
en disant qu'il faudrait plus que ça pour la soudoyer.
C'est la bague que portait Gloria.
Gloria. La colocataire de Caroline. Je suis pas un gars bien ?
Gloria a acheté plus de devoirs que n'importe qui.
Elle a vraiment paniqué.
UNIVERSITÉ D'HUDSON, DPT. DE PHILOSOPHIE JEUDI 23 FÉVRIER
Il n'est pas rare d'entendre du mal d'Edmund Husserl,
qualifié de positiviste naïf.
C'est en fait pour négliger l'impact
de sa phénoménologie sur les courants de pensée français…
Debout.
Pardon ?
Allez, on va parler.
Je vais nulle part.
Vous voulez vous faire arrêter et partir d'ici menottes aux poignets ?
Je crois pas, non.
Navré de l'interruption. Allez, continuez.
C'est fou.
Je tuerais jamais personne, merci bien.
- Et la bague de Caroline ? - Elle était sur sa commode.
- Où étiez-vous hier soir ? - Une répétition de la chorale. Vérifiez.
On le fera, ma belle. Vous inquiétez pas.
C'est pas un secret. J'aimais pas Caroline.
Mais j'avais aucune raison de la tuer.
Elle écrivait vos devoirs. Il y avait une enquête.
On allait vous renvoyer.
La fac ne renverra personne.
Des bonnes notes, des parents contents, donc des parents qui donnent.
Comme les vôtres.
Votre famille a un immeuble qui porte son nom.
Deux ou trois ailes dans d'autres. Un hôpital et un musée.
Vous voulez pas gâcher votre futur en vous faisant renvoyer ?
Caroline avait compris votre numéro. Elle parlait, vous plongiez.
Vous pensez vraiment que j'aurais pu la tuer ?
Je vais vous dire.
Pourquoi on poserait pas la question à vos parents ?
J'ai mieux. On appelle le Ledger.
"L'Héritière des Culhane Soupçonnée de Meurtre."
- Ça va vendre du papier. - Attendez.
N'appelez personne.
Je vais vérifier son alibi.
Quoi ?
Caroline s'est vantée d'avoir piqué la bague à un type très riche et célèbre.
Elle a dit qu'il était énervé. C'est peut-être lui.
Et ce serait qui, ce type ?
Elle a juste dit qu'en se réveillant,
la bague lui manquerait.
Mon alibi, c'est du solide.
En chantant les Filles Indigo en accord à cinq sons. Ça fait mal.
J'ai l'impression qu'on va se reparler.
Ne prenez pas l'avion pour la France.
Flic, humoriste. Vous savez tout faire, non ?
Oui. L'ascenseur, c'est tout droit.
Pour la bague, j'ai eu une idée.
J'ai parlé à un copain, qui est videur en boîte.
C'est une Double D.
La taille des bagues fonctionne différemment, non ?
Double D, c'est pour Dov Diamant.
Qui est Dov Diamant ?
Un Israélien. Le bijoutier des stars.
Très populaire auprès des acteurs, des musiciens, et des sportifs.
Si Caroline savait y faire,
elle a peut-être pris la bague sur le doigt d'un pochtron.
Ouais, un type riche et célèbre à qui la bague manquerait le lendemain.
Il veut un rendez-vous pour récupérer la bague.
Elle arrive les mains vides, et il perd le contrôle.
- Elle vaut combien ? - 100 000 dollars, au bas mot.
Un bon mobile, le chantage.
Si c'est du sur-mesure,
Dov Diamant peut nous dire qui était son client.
Des flambeurs doivent bien venir vous voir
pour des pièces comme ça.
Putain, pour sûr.
Les meilleures pierres, sinon rien.
Je fais de l'art. Les célébrités du monde entier,
ce sont mes collectionneurs.
On voit mon travail à la télé, dans les films, dans les clips
des rappeurs et des chanteurs.
Grâce à mes heureux clients.
Et lequel d'entre eux vous a acheté ça ?
Vous me prenez pour une balance ?
Désolé, inspecteurs, mais je ne donne pas
d'informations sur mes clients.
- Ils m'aiment pour ça. - Quelqu'un d'autre va aimer.
Le fisc, quand on aura un mandat pour vos registres.
Bon, allez, on se détend.
La bague était pour un joueur de foot. Franklin. Roddy Franklin.
- Là. On est bon ? - Ouais.
Roddy Franklin, le receveur éloigné du New Jersey.
Mille yards et neuf touchdown l'an passé. On va lui demander un autographe.
DOMICILE DE RODDY FRANKLIN VENDREDI 24 FÉVRIER
Écoutez, j'adore la police,
mais mon agent s'occupe des dons que je fais.
On n'est pas là pour ça.
Hé, les enfants… les enfants !
Bon, écoutez.
Allez dans la cuisine avec votre mère, d'accord ?
Elle est surprise quand après leur avoir donné du sucre,
ils se transforment en tornades.
- Je peux vous aider ? - C'est à vous ?
Ouais. Hé, où est-ce que… Vous l'avez trouvée où ?
Commençons par où vous l'avez perdue.
Je sais même pas, vieux. Je voyage beaucoup.
D'accord, vieux. Vous voyagiez, il y a deux nuits de ça ?
Ouais, on a posé les enfants chez leur grand-mère.
- Votre femme confirmera ? - Allez-y.
- C'est quoi ? - Vous la connaissez ?
Jamais vue avant.
On a emmené les garçons chez ma mère, il y a deux jours.
- Vous êtes sûre ? - Oui.
- Pourquoi ? - On a retrouvé la bague
pendant une enquête pour meurtre.
Ce truc.
Il m'a dit qu'elle avait été volée.
J'ai dit, "Forcément."
C'est stupide d'acheter une bague qui coûte plus qu'une maison.
On a trouvé votre bague dans sa chambre.
C'est elle qui a dû la trouver.
Merci de me l'avoir rapportée.
Donnez-moi son nom, je lui enverrai une récompense.
Faites le chèque à Caroline Pereira, elle vit dans l'au-delà.
- Quoi ? Elle est morte ? - Il y a deux jours, oui.
Oh, bah mince… Je suis désolé de ces circonstances.
Désolé. C'est une pièce à conviction.
Vous devrez attendre jusqu'à l'arrestation.
Il perd un diamant qui vaut 100 000. Il déclare rien. Tu y crois, toi ?
Sa femme a confirmé l'alibi,
mais j'ai l'impression qu'elle le couvre souvent.
Je me demande si Franklin entretenait Caroline.
Caroline tombe amoureuse, menace de tout raconter à sa femme.
C'est une belle maison que Caroline aurait pu leur faire perdre.
Donc on sait quoi, sur Franklin ? Il a quel genre de réputation ?
Il fait profil bas depuis cette histoire de strip-teaseuse
- il y a quelques années. - C'est quoi ?
Sa femme l'a surpris.
Il a dû lui acheter un collier qui coûte plus cher qu'un porte-avions.
Cette aventure lui coûtera peut-être plus cher qu'il ne peut offrir.
Caroline devait disparaître.
Ils avaient l'habitude de disparaître ensemble.
Voici son relevé de compte.
Des restaurants, des magasins autour de l'université.
Deux débits dans une pharmacie d'Atlantic City.
Le même week-end, Roddy Franklin a fait le plein
dans une station-service de Little Bay,
à côté d'Atlantic City.
Un bon endroit pour emmener sa maîtresse.
Les types célèbres n'attirent pas les regards.
Les gens sont discrets.
Si vous avez le temps pour un blackjack, limitez-vous aux tables à cinq dollars.
HÔTEL DEL MAR, ATLANTIC CITY VENDREDI 24 FÉVRIER
Bien sûr. M. Franklin est un client très régulier du casino.
Quand était sa dernière visite ?
- Le tournoi de poker pour célébrités. - Quand était-ce ?
Le week-end du…
- du sept. Il y a deux mois. - Le même week-end que Caroline.
Vous l'avez vu avec cette fille ?
Oui. Il a fini par la retrouver ?
Possible. Elle est morte. Une idée de pourquoi ?
Vous devriez voir ça.
Voici un de nos salons privés. À l'étage. Pour les gros joueurs.
Voici Caroline et Franklin.
Il est venu jouer ici après le match de charité.
- Comment Caroline est entrée ? - Elle vient deux fois par mois.
On payait ses repas et sa chambre. Voilà, regardez.
Caroline relance, et Franklin parie sa bague, pour suivre.
Pas difficile à comprendre. Il avait une quinte au Valet. Bonne main.
Mais il s'est fait avoir. Caroline avait une quinte au Roi.
Et voilà. Elle a gagné.
Elle passe sa bague.
- Et elle le nargue. - Franklin n'a pas l'air d'apprécier.
C'est bien vrai.
STADE MUNICIPAL DU NEW JERSEY SAMEDI 25 FÉVRIER
J'y vais. Ce maboule fait un pas, il tire.
Le caillou me frappe derrière la tête.
Digne d'un champion de baseball.
Hé, Roddy.
- Je peux vous aider ? - On vous expliquera dans la voiture.
Tout va bien, c'est les flics qui ont retrouvé ma Double D.
On n'a pas trouvé que ça.
Parlez-nous, ou vous aurez chaud aux fesses.
- De quoi ? - De Caroline Pereira.
On a une vidéo de vous deux en train de jouer au poker.
Alors, pourquoi mentir ?
Parce que je devais pas être là-bas, d'accord ?
La fédération m'a déjà mis en probation pour les jeux d'argent.
Ils me laissent faire les tournois de célébrités
parce que l'argent va aux bonnes œuvres.
Alors quoi, vous faisiez la charité à Caroline ?
- Vous avez fait don de votre bague ? - C'était pas un don.
Elle m'a plumé, à la table.
Écoutez… Si la fédération l'apprend, je risque des amendes
et plusieurs matchs de suspension.
On parle surtout d'inculpation pour meurtre, là.
Quoi ?
Non, yo, écoutez. Je suis pas votre type.
Pourquoi on vous croirait ?
Car je sais qui l'a tuée.
Bon, Roddy, qui a tué la fille ?
Un gars qui fait du poker clandestin.
Elle a gagné une de ses bagues ?
Non, non, du tout. C'était comme ça, d'accord ?
J'ai voulu racheter ma bague, elle a refusé.
- Elle voulait que je la gagne. - Continuer à jouer ?
Que faire d'autre ?
Je l'ai invitée à une partie privée, en ville.
- Elle est douée. - Elle vous a battu.
Moi, et tous les autres joueurs.
Elle venait régulièrement, j'ai fini par comprendre
- Je pensais finir par la récupérer. - Mais elle en a eu d'autres.
Il y a quelques soirs, Caroline a joué de malchance.
Elle devait 150 000 dollars au club.
Le type qui a la salle l'a menacée.
Elle avait 24 heures pour rembourser, ou sinon.
- Il a un nom ? - Ouais.
Riley. Il a de la glace dans les veines.
Il peut vous tuer tout en commandant une pizza.
- Où est la salle ? - Quartier Garment. 38e rue.
À trois rues de la scène de crime.
Police ! Restez où vous êtes.
Vous faites quoi ici ?
- Riley ? - Lui-même.
Pour les sourds, vous faites quoi, ici ?
- Vous êtes en état d'arrestation. - Pour ?
Pour parties de poker illégales.
Vous allez où, ma belle ? Votre service est pas fini.
- Revenez ! - Grosse erreur.
C'est une soirée entre amis.
Les amis se volent pas leurs économies.
- Fin, viens. - Dans la voiture.
Allez, mec. On y va.
- C'est quoi ? - Regarde le mur.
La peinture rouge sous les ongles de Caroline.
Riley l'a tuée ici.
J'ai pas entendu parler de fille morte.
Et je sais pas ce que je fous ici.
- Appelez mon avocat. - Vous en aurez besoin.
La peinture correspond, vous avez un mobile à 150 000 dollars.
L'affaire est dans le sac.
Vous savez où vous le mettre ?
- Tu m'as dit quoi ? - Fin ! Elliot.
Dans mon bureau.
Voici Tom Cole. Des Services Secrets.
- Des nouvelles édifiantes à partager. - Riley est avec nous.
- Un informateur ? - Un agent.
Il s'appelle Doug Kirsten.
Sous couverture depuis longtemps, on enquête.
Qui est la cible ?
Les clubs de jeu clandestins, et leur lien avec le crime organisé,
dans le pays et à l'étranger.
De tous les clubs clandestins, il a fallu qu'on tombe sur le vôtre.
L'agent Kirsten n'est pas votre tueur.
Il va vous briefer, mais je dois préserver l'intégrité de nos investigations.
Sortez-le d'ici sans faire sauter sa couverture.
Vous aurez de la chance s'il ne porte pas plainte.
Mon avocat ira voir le commissaire dès demain.
Vous n'avez rien à faire,
au lieu d'importuner un homme d'affaires ?
- Doucement, mon vieux. - Me parle pas, pauvre enfoiré.
- Je te le ferai regretter. - Vous dirigez un casino illégal.
Qui dirige un casino ? Je divertissais mes amis.
À l'Atrium, au coin de la 56e et de la 5e, à 9 h, demain.
6 EST 56e RUE DIMANCHE 26 FÉVRIER
La fille était morte, pourquoi ne pas appeler ?
Et griller 15 mois d'enquête ? Un de mes videurs était là.
Impossible de griller la couverture.
Je pouvais pas avoir le cadavre à côté du club.
- L'enquête était prioritaire. - Vous l'avez laissée sous la grille ?
J'ai essayé de préserver les preuves.
Je suis pas fier de ce que j'ai fait. Mais j'étais obligé.
- C'est le boulot. - Il s'est passé quoi ?
Après le départ de Caroline, on a entendu des cris, dans la ruelle.
Les joueurs ont cru que c'était la police.
Donc je suis sorti avec un videur. Elle était morte. L'assassin, disparu.
Elle jouait beaucoup à Atlantic City. Elle jouait ailleurs ?
En ligne.
J'ai envoyé des messages pour connaître les tables clandestines.
La semaine dernière, Caroline m'a dit qu'elle avait été virée
de son jeu de poker en ligne préféré, pokerfastlane.com.
Y'a que la triche, pour se faire virer.
Comment on triche, en ligne ?
Comme dans la vraie vie.
Deux personnes, deux ordinateurs,
dans le même salon virtuel, au même moment.
Elles partagent les infos et les mauvaises mains.
Caroline aurait eu un complice silencieux.
Il la finançait peut-être.
Ses 150 000 de dette seraient sortis de sa poche à lui.
Caroline a été tuée, et l'identité de son complice est secrète,
alors sa dette disparaît.
Un très bon mobile de meurtre.
Voici les informations du compte de Caroline sur pokerfastlane.com.
L'historique de ses connexions,
les trois mois précédents la suspension de son compte.
- Donc ça donne quoi ? - À chacune de ses visites,
un certain Jack King se connectait aussi.
Jack King ?
C'est sûrement un nom de code. Vous pouvez le tracer ?
Il prend des adresses intraçables,
pour faire les virements sur son compte de joueur.
- Il est bien planqué, ce type. - Ouais, mais si c'est un gros joueur,
- il est obligé de se pointer. - Il a flairé un gros coup.
On va l'appâter. Envoyez-lui un mail. Une invitation à une partie.
L'invitation doit venir d'une de ses connaissances.
Sinon, pourquoi répondrait-il ?
Il connaît le patron du club de Caroline. On va demander à Riley de le contacter.
Je relance.
- Je suis, et je relance de cinq. - Je suis.
- Oui. - Ouais ?
Jack King.
- Je viens jouer. - Bienvenue.
Je passe.
- Salut, Jack. - Ou plutôt, Adam ?
Désolé, mon pote. Tu vas nulle part.
Je me suis fait piéger.
Nous aussi, on sait bluffer.
Adam Halder, je vous arrête pour le meurtre de Caroline Pereira.
- Et voilà. - Merci. Du positif ?
Pas vraiment.
Adam a des origines modestes. Son père est magasinier,
sa mère bosse dans un point chaud. Adam n'a même pas de casier.
C'est ce que je pensais.
Alors, pourquoi me faire vérifier ?
Je veux savoir qui est ce gamin.
C'est à l'avocat de la défense de faire pleurer.
Non…
Écoute, plus j'en ai, plus vite il craquera.
C'est un assassin.
Il a tué Caroline Pereira pour effacer sa dette.
- Non, je sens autre chose. - Et alors ?
- J'ai pas soif, j'ai dit. - Buvez.
Vous vous sentirez mieux.
Je me sentirai jamais mieux.
Vous savez, Adam, je fais ça depuis longtemps.
Et je sais quand un gentil gars…
se fait entraîner sur une pente glissante.
On bavarde, c'est tout.
Caroline était ma meilleure amie.
Tout ce qu'on voulait, c'était quitter LaGrange.
Première étape, même fac ?
À Hudson, c'était pas mieux.
On était toujours les deux campagnards.
À faire la plonge et le service.
Et bien…
ça a dû être difficile.
Caroline le supportait pas.
Elle a commencé à vendre des devoirs.
C'est là que j'ai lancé… notre combine pour le poker.
Bon, très bien… Ça marchait comment ?
On allait dans des clubs différents.
Tous les mois, on échangeait
des informations sur les clients réguliers.
On s'en mettait plein les poches.
Caroline a payé ses frais de scolarité.
Et vous, alors ?
La belle vie.
Des boîtes, des restaurants… et des concerts.
Je traînais avec les riches.
Vous n'étiez plus leur employé.
Je n'étais plus invisible.
Je n'étais plus de l'autre côté.
J'avais une toute nouvelle vie.
Et Caroline a tout gâché.
Enfin…
Je lui ai dit… de lever le pied.
D'être moins gourmande.
Mais elle vous a pas écouté.
J'allais tout perdre.
L'appel, de ce soir-là. C'était vous ?
Oui.
- Elle vous a avoué avoir tout perdu. - Pas seulement ça.
Elle était allée trop loin, c'était un chemin sans retour.
Vous deviez l'empêcher de détruire votre avenir.
Vous alliez retourner au réfectoire,
à servir la bouffe de vos nouveaux amis.
Vous seriez redevenu invisible.
Oui.
Personne ne savait pour votre combine.
Ni pour votre moitié de la dette.
Vous l'avez étranglée.
C'était un accident. J'ai pas fait exprès.
Il vous faut un avocat.
Casey.
- Je suis en retard. - Une seconde.
- Je veux te parler d'Adam Halder. - Et bien ?
On peut négocier une plaidoirie ?
- Il a avoué le meurtre. - Je ne le nie pas.
Mais il mérite un peu de clémence.
Où est l'Inspecteur Stabler ?
Hé, allez. Je le connais, ce gamin.
- Tu le connais. - Comment ?
On vient du même milieu.
Il s'est tué au travail pour rentrer à Hudson,
et les gosses de riches l'ont maltraité.
Tu sais ce que ça fait.
Ouais ! J'étais serveuse, et je servais mes camarades à la fac.
C'était l'horreur, mais j'ai tué personne.
Tu peux au moins lui trouver un bon avocat commis d'office ?
Je vais passer un coup de fil.
LECTURE DE L'ACTE, SALLE 46 LUNDI 27 FÉVRIER
Hé, Casey.
Walter. Qu'est-ce que vous faites là ?
- Adam Halder peut vous payer ? - Content de vous voir.
Une affaire pro bono. Adam m'a appelé. On se connaît, on a joué au poker.
Silence. L'audience est ouverte.
La Juge Lena Petrovsky préside. Première affaire, numéro 262.
Ministère public contre Adam Halder. Meurtre sans préméditation.
- Que plaidez-vous ? - Non coupable.
Pour cause d'aliénation mentale.
Laquelle ?
L'addiction aux jeux.
Une défense astucieuse, non ?
Vous plaisantez ? C'est débile, vous le savez.
C'est un vrai problème.
2 % des Américains sont dépendants aux jeux.
Ils ne tuent pas pour autant.
Ça ne justifie pas un meurtre.
Le jury gobera pas ça.
Douze personnes au box, je vous garantis
qu'au moins l'un d'eux est sensible à cette addiction.
Si on va au procès, qu'ils entendent mes témoins,
vous perdrez.
Négociez donc un arrangement.
N'y comptez pas trop.
PROCÈS, SALLE 46 MERCREDI 8 MARS
Adam Halder fait-il partie du Club de Cartes du Campus ?
- Plus maintenant. - Pourquoi ?
Il a dit qu'il visait plus grand.
Nos pots étaient trop petits pour lui.
- Petits comment ? - 50 dollars par-ci, par-là.
- On sait où sont les limites. - Et Adam ?
Jamais. Il était incontrôlable.
- Il était comme drogué. - À cause de la fac ?
- Objection. - Je retire. J'ai terminé.
Vous avez dit qu'Adam était incontrôlable.
- C'est-à-dire ? - Il relançait, encore et encore,
et il essayait d'emprunter pour toujours relancer.
Il essayait de prendre l'argent d'étudiants fauchés.
C'était de la folie.
Vous pariez. Vous avez déjà perdu pied, comme Adam ?
Non.
Vous avez déjà perdu gros ?
Comme tout le monde.
Vous avez déjà tué quelqu'un pour ne pas rembourser ?
Objection, ce n'est pas le procès du témoin.
Retenue.
J'ai terminé.
- Qui finance le Club de Cartes ? - L'université d'Hudson.
C'est une association officielle.
Combien recevez-vous par semestre ?
Environ 2 000 dollars.
Ça couvre nos tapis, nos jetons, nos cartes et les brochures.
L'Université d'Hudson a rendu Adam accro au poker, d'une certaine manière.
- Objection. - Je reformule.
Vous avez dit à Mme Novak qu'Adam relançait sans réfléchir,
et que, selon vous, je cite, "C'était de la folie."
- Adam était fou ? - Oui.
Pourquoi ?
Une fois, il a perdu plusieurs mains de suite,
Il a disjoncté.
Il a retourné trois tables. On a dû appeler la sécurité.
Plus de questions.
Je te dirai pas, "Je vous l'avais bien dit."
Me le dites surtout pas.
- Vous auriez dû négocier. - Je préfère dormir la nuit.
- Je n'accepte pas. - C'est la réalité, Casey.
Les chauffards tuent quand ils sont alcoolisés.
Adam ne jouait pas quand il a tué Caroline Pereira.
Il n'était pas drogué. Il était tout à fait conscient.
Vous ignorez tout de l'addiction aux jeux, hein ?
L'an dernier, j'ai perdu 30 000 dollars en jouant au poker en ligne, en une nuit.
La soirée suivante, j'ai voulu me refaire, et j'ai encore perdu 40 000.
Ma femme a jeté mon ordinateur aux ordures,
et m'a forcé à consulter. J'ai continué à jouer.
Vous savez pourquoi j'ai arrêté ?
Des sales types m'ont cassé la jambe.
Mais vous n'avez pas tué votre femme
pour payer votre dette avec l'argent de l'assurance.
Pas vrai ?
Vous n'avez jamais perdu l'esprit.
L'addiction aux jeux ? Camp pousse le bouchon.
- Le jury pourrait y croire. - Ils devraient peut-être.
Les accros aux jeux perdent tout, et entraînent leurs familles avec.
L'addiction aux jeux, c'est comme l'alcool.
La drogue et l'alcool affectent le cerveau.
Le jeu aussi.
La dopamine crève le plafond, lors de l'expectative d'une victoire.
Les joueurs cherchent l'extase, comme les drogués et les ivrognes.
Adam serait dépendant.
Son comportement valide le diagnostic.
Je dis que ça n'a rien à voir avec les jeux d'argent.
T'as quoi, contre le gamin ?
Quand j'avais son âge, je travaillais dans le bar de mon oncle.
Un soir, je vide les poubelles, et deux petits riches me tombent dessus.
Je savais qui c'était,
car ils m'avaient craché dessus plus tôt ce soir-là.
J'avais refusé de les servir.
Pas de pièce d'identité.
Alors on roule à terre, on se frappe,
j'attrape une bouteille
et je l'éclate sur la tête d'un des deux.
Il est presque mort.
J'explique tout aux flics, qui me renvoient chez moi.
Le lendemain, deux inspecteurs à la porte,
ils m'arrêtent.
Pour de la légitime défense.
Le père du gamin était associé d'une boîte d'avocats.
Il avait un ami chez le bureau du proc. Mon père a demandé
une faveur à un vieux pote flic, et on a passé l'éponge.
C'était pas que pour te défendre. T'en avais contre lui.
Il m'a craché au visage.
Il me traite comme si j'étais une crotte de classe moyenne ?
Non.
Comme Adam.
Je dis juste que je comprends pourquoi il l'a fait.
Ça ne justifie pas le meurtre.
Si je veux condamner Adam, le jury doit voir sa culpabilité.
Alors, ramène-le à sa colère.
Montre-leur que l'étranglement
était une question de fureur, et pas d'addiction.
PROCÈS, SALLE 46 JEUDI 9 MARS
Avec un numéro masqué,
vous avez appelé Caroline ce soir-là.
- Oui. - Pourquoi ?
- Prendre des nouvelles. - Quelle gentillesse.
Qu'a-t-elle répondu ?
- Qu'elle devait me voir. - Vous avez ressenti quoi ?
- J'étais un peu nerveux. - Nerveux ?
Vous vous rappelez votre nervosité.
Mais vous aviez la tête froide.
À ce moment-là, oui.
Qu'a-t-elle dit, sur place ?
Qu'elle avait perdu 150 000 dollars.
Vous vous en rappelez ?
- Oui. - Quoi d'autre ?
Qu'elle allait dire à Riley que je devais la moitié.
Vous vous rappelez très bien de cette nuit-là.
Et ensuite ?
On s'est disputés.
Et tout d'un coup, elle m'a poussé.
Et vous aussi.
Oui, contre le mur.
Vous vous rappelez clairement l'avoir repoussée contre le mur.
Et ensuite ?
Elle est tombée.
Elle a voulu se relever, mais… je l'ai poussée, encore.
Et ensuite ?
Elle s'est mise à crier, je devais la faire taire.
Comment ?
J'ai mis mes mains sur son cou.
À quoi pensiez-vous ?
À rien. J'avais le tournis.
J'ai serré son cou de plus en plus fort.
Ensuite, il y a eu un flash, tout est devenu blanc.
- J'ai dû… l'étrangler. - Vous avez dû ?
Vous vous rappelez pas ? Jusqu'à présent,
vous aviez la tête froide et des souvenirs clairs de la soirée.
Oui, mais tout a changé.
Tout a changé, puisque Caroline est morte.
- J'étais dans le brouillard. - Vous venez de nous dire
que vous aviez la tête froide.
Non, c'était avant. C'était un accident, s'il vous plaît !
Un étranglement accidentel ?
Je voulais pas la tuer, je le jure.
Je suis désolé.
Je voulais pas.
Je suis désolé.
Preuve numéro deux, Votre Honneur.
Caroline portait cette bague quand vous l'avez tuée ?
Objection.
- Pertinence ? - J'autorise.
Oui, elle la portait.
Quelle relation aviez-vous avec Gloria Culhane, sa colocataire ?
Je peux répéter la question, si vous n'avez pas compris.
Gloria est ma petite-amie.
Pas d'autres questions.
Je demande une suspension, Votre Honneur.
Nous reprendrons demain matin.
Comment tu as su ?
Pas possible.
Regardez la lumière, dans le coin.
C'est le reflet du flash dans la bague de Caroline.
C'est pareil que lorsque Caroline a pris la photo,
quand Adam l'a attaquée.
- C'est bizarre. Pourquoi faire ça ? - Ça a du sens,
elle essayait de l'empêcher de la tuer.
La bague était à son doigt quand elle a pris la photo.
- Je sais pas de quoi vous parlez. - Si.
Adam est votre petit-ami.
Je dirais pas ça.
- Lui, si. - Il a menti.
C'est vous, la menteuse.
Vous n'avez pas trouvé la bague sur la commode de Caroline.
D'accord. Adam m'a donné la bague.
Vous saviez qu'il l'avait tuée.
- Ah ? - Débarrassez-vous de ce petit sourire.
Vous êtes complice de meurtre, princesse.
Vous n'avez rien contre moi.
Comment un campagnard comme Adam a pu vous avoir ?
Il l'a mérité. Il m'a fait des cadeaux, des sorties.
Il m'a traitée comme je le méritais.
J'ai un certain train de vie.
Adam me voulait, il a dû me donner ce qu’il fallait.
Par tous les moyens, hein ?
- Tous. - Quand Caroline l'a endetté,
Adam n'avait plus d'argent à dépenser pour vous.
Vous lui avez dit que vous resteriez,
même s'il devait redevenir plongeur ?
Ou vous lui avez dit de tuer Caroline ?
Je sais pas de quoi vous parlez.
Adam n'a pas de problème avec les jeux d'argent.
Il est accro à vous.
C'est si dur à imaginer ?
Adam a fait des erreurs. Il allait tout perdre.
Il allait me perdre. Il est devenu fou.
Fou à quel point ?
Il avait perdu la tête. Je l'avais jamais vu comme ça.
Que s'est-il passé quand Adam vous a contactée ?
J'étais à ma répétition pour la chorale.
Il m'a envoyé un texto, je l'ai rejoint dehors.
Il était… dans un sale état.
Gloria, ça suffit !
M. Halder, contrôlez-vous.
Adam a dit qu'il allait dans le centre pour faire du mal à Caroline ?
Il a dit… qu'il devrait peut-être.
- Je t'aime ! Ne fais pas ça ! - Encore une interruption,
et je vous fais sortir.
Adam, s'il vous plaît.
Adam a dit autre chose ?
Il a dit que si elle se taisait pas,
il l'obligerait à la fermer.
Il avait déjà pris sa décision.
Plus de questions.
Sur l'accusation de meurtre sans préméditation, quel est le verdict ?
Nous déclarons l'accusé coupable.
Merci pour votre service. L'audience est levée.
Comment t'as pu me faire ça ?
Tu t'es fait ça tout seul.
- C'était froid. - Et ?
- Vous n'êtes pas innocente. - J'ai les mains propres.
Non.
Cette bague provenait d'un vol.
C'est un crime de classe C. Vous risquez 15 ans.
De quoi vous parlez ? Caroline était morte.
La bague était pas à vous pour autant.
Adam l'a volée. Vous le saviez.
- C'est du délire ! - Pas le droit aux diamants, en prison.
Vous devrez vous contenter de bracelets argentés.
CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.
Sous-titres : Eve Dubouchet
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