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Original subtitles

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Un monde qui ressemble à une autre planète,

les îles de la Nouvelle-Zélande et de la Nouvelle-Calédonie.

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Ici, depuis des temps immémoriaux règnent les oiseaux.

Les mammifères y ont été introduits par les humains.

Ce n'est pas étonnant que les oiseaux aient développé de nouvelles capacités.

Ici, les corbeaux se servent d'outils utilisés par aucune autre espèce animale.

Et c'est ici que les kéas explorent allègrement le monde

fabriqué.

Pourquoi ces oiseaux sont-ils aussi intelligents ?

Et ils volent jusqu'à quelle hauteur ?

Finalement, il s'est mis à neiger dans les montagnes de la Nouvelle-Zélande.

Cela convient bien aux kéas sur le sol.

Ce sont les seuls perroquets qui aiment la neige, la glace et le froid.

Par contre, ils n'aiment pas être seuls.

Ils aiment socialiser

et comme nous, ils vont souvent visiter les amis et la famille

en annonçant leur visite à l'avance.

Mais il n'y a pas d'urgence. Les derniers mètres peuvent être parcourus à pied.

Cela permet de prédire l'accueil qui leur est réservé

et de clarifier leurs intentions.

La stratégie est efficace. L'accueil s'avère agréable et sympathique.

Mais ces deux-là sont encore jeunes.

C'est ce que révèlent les cercles jaunes autour de leurs yeux.

Et rapidement, les câlins se transforment en disputes,

un geste sans équivoque. Ça suffit.

Pas de problème. On peut aller se défouler et chercher l'aventure ailleurs.

Plus on est, mieux c'est.

Le circuit de ski se transforme en un parc d'attraction.

Allez, on y va !

Avec les sacs.

Dès qu'on va les chercher, les kéas partent en courant.

Entre temps, place aux sports. On s'improvise une piste de luge.

Pas mal, mais aujourd'hui, il y a une attraction toute spéciale.

Quel drôle d'appareil! Il faut regarder ça de plus près.

Amanda Greer l'a construit dans la neige.

Elle fait une recherche relative à l'alimentation des kéas.

Ainsi, elle doit savoir précisément combien ils pèsent.

L'engin représente une balance qui a été spécialement conçue pour les kéas

pour être aussi tape-à-l'oeil que possible afin d'éveiller leur curiosité.

Mais également aussi stable que possible.

Eh bien ! Qui l'aurait cru ! Juste un peu moins d'un kilo.

On reviendra sur la recherche sur les kéas d'Amanda plus tard.

Pour l'instant, les oiseaux font leur propre recherche.

Mais qu'est-ce que c'est ?

Mais surtout, comment le défaire ?

Les gangs de jeunes kéas sont les délinquants des stations de ski.

Leurs becs sont aussi versatiles qu'un couteau d'armée suisse,

qui peuvent couper... même forcer l'ouverture

et porter beaucoup de fruits.

Le bec d'un kéa permet de puiser dans de nouvelles sources de nourriture.

Mais ce n'est pas la seule manière d'y arriver.

À mille six cents kilomètres de là,

un corbeau unique vit dans les forêts de nuages de la Nouvelle-Calédonie.

Ces oiseaux ne dépendent pas de leur bec comme outil.

Ils fabriquent plutôt des outils pour atteindre leur nourriture.

Comme les autres corbeaux, ils sont omnivores,

à la recherche de nourriture, de noix ou d'insectes.

Ils ne tourneraient pas leurs becs à ce gros longicorne étoilé.

Si seulement ils pouvaient attraper la bestiole.

Cela fait deux ans qu'il se nourrit des couches de larves dans le bois.

Et il y en a plein d'autres comme lui qui rongent

le vieux demi-tronc pourri.

Les larves de longicornes étoilés sont riches en graisses et en protéines.

Quelques-unes suffisent à répondre

aux exigences nutritives quotidiennes du corbeau.

Donc, l'extraction vaut bien l'effort.

Malheureusement, elles se cachent profondément dans le bois.

Bien trop profondément pour un bec de corbeau.

Très visibles mais hors de portée.

Un outil est donc nécessaire.

Par exemple, une tige solide.

Mais celle-ci est trop longue et courbée.

On dirait qu'il suffirait de l'enfoncer par à-coups.

Mais cela enfoncerait la larve plus profondément dans le tronc.

Non, il vaut mieux l'irriter et l'ennuyer jusqu'à ce qu'il morde.

Voilà le secret !

Eh bien, ça aurait marché si le corbeau avait été plus prudent.

Et ça permet de revendiquer ses biens.

C'est ma larve.

Creuser jusqu'à ce que ça morde.

Quelle belle prise !

Le corbeau sait exactement quoi utiliser et comment.

En Nouvelle-Zélande, les choses sont très différentes.

Les kéas n'ont pas besoin d'outils. Leurs becs leur servent d'outils.

Ils réduisent tout en petits morceaux.

Et agressent tous ceux qui osent s'approcher

à part leur partenaire de vie,

avec qui les choses sont partagées, presque tendrement.

La moitié pour toi, la moitié pour moi.

À moins de faire semblant.

C'est une bonne activité pour tuer le temps,

même après que la larve ait été gobée et digérée.

Maintenant, le bois est complètement désintégré, et le plaisir est terminé.

Heureusement, une nouvelle aventure se pointe à l'horizon !

Le brouillard.

Des exercices de vol par vent fort avec une mauvaise visibilité.

Les jeunes kéas améliorent leurs techniques en aérodynamique,

en planche à voile,

et en atterrissage à reculons.

Mais voici quelque chose d'encore plus intéressant !

Des verres fumés sont parfaits dans le brouillard, non ?

Et très en demande, on dirait.

Revenons à la Nouvelle-Calédonie où de nouvelles choses se préparent.

L'ornithologue, Gavin Hunt, connaît bien les forêts de nuages.

Cela fait plusieurs années qu'il y observe les oiseaux.

Tout semblait normal jusqu'au moment où il a fait une découverte surprenante.

Des incisions étranges dans les feuilles des pandanus.

Toutes de la même forme et de la même profondeur.

Gavin a une petite idée.

Il examine le sol de très près pendant plusieurs jours.

Jusqu'à ce qu'il trouve la clef du mystère.

On dirait un outil.

D'un côté, une large poignée. De l'autre, un bout pointu

avec des pointes sur les bords,

et les épines de la feuille de pandanus.

C'est exactement ça.

Gavin parie que ce sont les corbeaux qui ont fait ça.

Mais comment le prouver ?

Il décide d'ouvrir un restaurant pour corbeaux dans la forêt.

Des troncs d'arbres avec des trous déjà percés dedans

dans lesquels il place des portions tentantes de viande.

Mais trop profondément pour un bec de corbeau.

Caché dans une tente de camouflage, il profite d'une vue d'oiseau.

Il espère que les corbeaux intelligents vont utiliser leurs outils

juste devant lui.

Mais les invités se font attendre.

Est-ce qu'ils ont des doutes ?

Ou est-ce à cause de la détérioration rapide du temps ?

On dirait que le restaurant de Gavin n'a pas beaucoup de succès.

Les kéas de la Nouvelles-Zélande sont sur une autre longueur d'ondes.

Ils ne sont absolument pas réticents à sortir manger, même en pleine nuit.

Et cela provoque de la confusion au célèbre Wobbly Kea.

Glen est le propriétaire.

Et le patron s'occupe de la cuisine.

Mais c'est l'heure de la fermeture.

Plus qu'une chose à faire...

tout fermer pour la nuit,

un rituel quotidien.

Éteindre les lumières,

et fermer les portes coulissantes des cuisines.

Jusqu'ici, tout va bien.

Mais il se passe de drôles de choses pendant la nuit au Wobbly Kea.

Et le lendemain matin, les indices sont très révélateurs.

Un couvercle traîne par terre et quelqu'un s'est servi de la margarine.

Glen installe une caméra de surveillance.

Il a des doutes, mais avec deux portes barrées ?

La caméra est branchée.

En attendant, regardons ce qu'il se passe en Nouvelle-Calédonie.

Car il y avait du nouveau du côté des outils des corbeaux de la forêt de nuages.

L'ouverture du restaurant de Gavin s'est faite savoir par le bouche à oreille.

Les premiers invités arrivent.

Qu'est-ce qu'il y au menu ?

Hmm, pas mal.

Il ne manque que les couverts.

Mais les corbeaux sont experts en la matière.

Une petite branche d'arbre fraîche.

On enlève le bout vert.

Cela devrait fonctionner.

Vite ! On retourne à la table.

Mais à la première tentative, c'est très clair,

la branche est trop courte.

C'est juste un oubli ou par manque d'expérience ?

Dans tous les cas, le prochain invité de Gavin

opte pour un instrument plus long.

Délicatement retirer la viande

en posant le pied sur les parois du trou.

La première bouchée a l'air satisfaisante.

Bon, et maintenant le morceau complet.

Mais attention !

Le tronc est rond et la larve tombe.

Mais c'est la vie !

Pour que l'outil soit parfait, il lui faut un crochet au bout.

Voilà comment il faut faire ! Ça marche.

Les corbeaux qui ont de l'expérience le savent

et ils semblent savoir autre chose aussi.

Gavin retient son souffle. Le super outil est également utilisé.

Il n'y a pas de doute. Ces corbeaux savent utiliser les outils.

Mais connaissent-ils la technologie ? Et la relation de cause à effet ?

La question nous amène au sud de l'Allemagne

où il y a également des corbeaux de la Nouvelle-Calédonie.

Ils appartiennent au centre de recherche d'Auguste Von Bayern

où on étudie leur intelligence.

Est-ce qu'ils pensent comme nous en termes de technologie ?

Auguste nous offre un chocolat de façon un peu formelle.

Il doit le prendre sans soulever l'appareil.

Aucune chance.

Les corbeaux sont mis à l'épreuve.

Et voilà !

Que c'est excitant !

Surtout parce qu'au fond du tube, à la place du chocolat,

se trouve un ver appétissant.

Mais comment l'atteindre ?

Au fond, tout est scellé.

Et en s'y prenant par le haut ?

Le fond est beaucoup trop profond.

L'oiseau a l'air aussi découragé que nous.

Ça rassure un peu.

Auguste nous donne maintenant un indice.

Le fond est en fait une trappe amovible.

Il est possible de l'ouvrir à l'aide d'un fil avec un levier.

Bien qu'il ne soit pas possible de l'expliquer en mots au corbeau,

il le découvre par lui-même assez rapidement.

Un peu de pression et la porte basculante s'ouvre

et le corbeau attrape le ver.

Mais comprend-il le principe technique ?

Comme quoi la porte s'ouvre en exerçant une pression sur le fond ?

Auguste enlève le levier.

Maintenant, tout est comme avant,

sauf que le corbeau est un peu plus savant.

Le ver est déjà placé.

Le fil a été enlevé, mais il a l'air d'avoir une idée.

Il n'a jamais utilisé de caillou.

Une brillante idée technique !

Merci pour le conseil.

Revenons vite aux montagnes de la Nouvelle-Zélande.

Et dans la cuisine du restaurant Wobbly Kea où le mystère du fantôme nocturne

est sur le point d'être expliqué.

La caméra de surveillance va éclairer la question.

La porte s'ouvre.

Mais le chat Benny n'aime certainement pas la margarine.

Non, il préfère chasser les souris... dehors.

Et c'est ainsi que la chatière devient la porte d'entrée des kéas.

C'est comme s'il n'attendait que ça.

Il n'y a rien qui l'arrête.

Il ouvre la porte coulissante

et comme tout client régulier, il se dirige directement au bar

où se trouve la boîte de margarine.

Il ouvre le couvercle

sans problème avec ce bec à tout faire.

Et pour les kéas, le gras est un vrai festin.

Après la séance de gloutonnerie, il peut à peine passer la porte.

C'est un bel exemple de l'intelligence des kéas.

Et les kéas ont besoin de cette intelligence dans la nature,

pour s'alimenter. Ce n'est pas facile dans ces montagnes austères.

Nous avons rencontré Amanda

pour l'accompagner pendant sa recherche.

Avec son collègue, Raoul Schwing,

elle veut documenter ce que les kéas mangent, et comment,

dans la nature, loin des restaurants et des stations de ski.

Mais jusqu'à présent, pas un seul ne s'est présenté.

Et pour couronner le tout, il commence à pleuvoir à torrents.

Et personne n'aime la pluie.

Les sujets de recherche d'Amanda sont partis assez loin.

Mais Brian, le cameraman, a découvert deux kéas sur une pente abrupte.

C'est mouillé et glissant, mais pas assez pour arrêter un bon cameraman.

Je n'arriverai pas à filmer l'oiseau.

Il ne veut pas qu'on le suive.

Brian veut obtenir des gros plans des kéas.

Et ils cherchent une place dans la première rangée

Ça va très bien.

... pour voir toute l'action.

Comme s'ils voulaient prouver

que les questions de gravité peuvent être prises à la légère.

En soirée, tout était revenu à la normale dans le monde.

La caméra et le cameraman s'en étaient tirés avec quelques égratignures.

Et comme les vrais kéas se faisaient rares,

Amanda et Raoul ont créé leur propre kéa sur le mur de la tente.

Regarde celui-là.

L'objectif principal de la recherche de Raoul est l'étude des appels du kéa.

Comme nous le savons déjà, Amanda s'intéresse à leur alimentation.

J'ai découvert qu'ils mangent une grande variété

de types de nourriture. Alors ils sont extrêmement sélectifs dans leur choix.

Ils ne mangent pas seulement les plantes, par exemple.

Ils mangent le pollen d'un type de plante particulier

et par la suite, les racines d'une autre plante.

Ils mangent aussi des invertébrés.

Leur alimentation est très variée.

Et ils veulent en savoir le plus possible le lendemain matin.

Inutile d'utiliser le camouflage.

Les kéas aiment les choses colorées, criardes et tape-à-l'oeil.

Raoul fait son travail. Il fait jouer des cris spéciaux de kéa.

Hé, y'a de l'action par ici. Viens par ici.

Les kéas mangent leur petit-déjeuner juste sous les yeux d'Amanda.

De la nourriture sucrée. C'est important pour leurs gros cerveaux.

Ils ont appris à percevoir quand et quelles baies sont mûres.

La protéine animale est sous terre, pour ceux qui ont du flair

et on se rince.

Plus de 100 ingrédients végétariens enrichissent la cuisine des kéas.

Ici, des pâtisseries de graines d'herbe.

Souvent, ils essaient quelque chose de nouveau ou raffinent leurs connaissances.

La seule façon de trouver des aliments nourrissants dans ces paysages desséchés

est d'user d'intelligence et des joies de la dégustation.

Raoul peut voir de ses propres yeux

comment les kéas cueillent des fleurs, plus précisément les bourgeons,

et comment ils en retirent le pollen.

Comme s'il avait écouté le discours d'Amanda d'hier soir.

Maintenant, Raoul se met au travail.

Étrange. Que fait cet homme ? Jetons un coup d'œil de plus près.

Large boucle... ruban bleu,

une dernière étape...

et le jeune kéa est entre de bonnes mains et peut être bagué.

Il ne se tortille pas ou ne se débat pas.

Il semble juste légèrement perplexe.

Il a un beau plumage, en bonne santé.

Un échantillon sanguin pour le test génétique

et voilà, l'intervention scientifique est terminée en moins de deux.

L'oiseau repart tranquillement, sans paniquer.

Les kéas ont l'air d'aimer la variété

tout en passant leur temps, où qu'ils soient,

à se taquiner les uns les autres.

Et quand l'occasion se présente, ils jouent.

Ce qui demande de la force et de l'énergie,

mais leur régime alimentaire leur est profitable.

Et voilà comment ça s'enlève.

Est-ce par pure coïncidence ou un talent technique ?

Et à l'université de Vienne, ils se posent justement cette question.

Quel est le niveau de connaissances techniques des kéas ?

Gyula Gajdon met la touche finale à la grande nouvelle volière.

Il va sans dire que ses kéas trouvent ça extrêmement excitant.

Ils prêtent main forte quand ils peuvent

et ils tiennent fermement à leurs droits.

Très fermement.

Ils ont de l'eau courante et une piscine

pour faire la nage sur le dos.

Et ils ont même leur propre canard en caoutchouc.

Mais ils perdent immédiatement intérêt pour tout ça dès que Julia apparaît.

Les kéas semblent fascinés par la femme de Gyula.

Kermit semble enivré par l'odeur de sa peau.

Ils reniflent ses cheveux,

sans arrêt et se frottent contre elle pour s'approprier son odeur dans leur plumage,

comme s'ils voulaient sentir comme Julia.

Mais ne nous emportons pas trop. C'est un centre de recherche après tout.

Et aujourd'hui, l'étude porte sur le bowling.

Huit allées tordues et un arachide comme but.

L'arachide est inaccessible, sous la plaque de verre.

Même Rocker n'arrive pas à l'attraper, malgré ses efforts.

Il ne manque que les boules de bowling.

Un peu bâclé au début, mais ensuite...

Il n'y a aucun doute.

Rocker vise, frappe et atteint la cible.

Mais les choses se compliquent.

Gyula construit un piège.

La balle est maintenant dans le trou.

Est-ce que Rocker peut tirer une conclusion de tout ça ?

Quelle noix va-t-il viser ?

Bon choix... mais il manque de près sa cible.

Il a passé le test sans pratique ni entraînement.

Les kéas ont une meilleure compréhension de la technologie que ce qu'on croyait.

Et malgré leur intelligence, l'espèce est en danger en Nouvelle-Zélande.

Il en reste peut-être encore quelques milliers. Personne ne sait exactement.

Ils changent de territoires trop souvent

et leurs grottes de reproduction deviennent inaccessibles.

Corey Mosen est un brigadier et en déplacement constant.

Il travaille pour le ministère de la Conservation,

et effectue un inventaire des kéas.

Il vérifie le nombre de poussins qui se trouvent dans les grottes.

Plus elles sont étroites, mieux c'est.

Les grottes comme celle-ci gardent les kéas en toute sécurité.

Y'avait pas de prédateurs sur le sol.

Mais comme Corey va le constater, les choses ont changé.

Il fait attention, il a entendu quelque chose.

Une maman kéa avec ses deux poussins.

Ils ont dix jours

et sont nourris de bec à bec.

C'est le tour du deuxième pour que personne ne soit lésé.

Mais ce qui rentre doit ressortir.

Pendant trois mois, ils sont élevés complètement coupés du monde extérieur.

Il est encore temps de faire un autre détour

en Nouvelle-Calédonie pour revoir les malins corbeaux.

Ce sont également des animaux sociaux

et tous les membres du groupe connaissent la valeur d'un bon outil.

Ça ne se partage pas comme ça, même sous pression.

Pour pêcher, on peut faire sa propre canne à pêche

même si ça demande des efforts.

Et tout le monde devrait savoir comment l'utiliser.

Déranger les asticots jusqu'à ce qu'ils mordent.

Mais pour atteindre la nourriture de Gavin, des ardillons sont requis

jusqu'à ce que la viande pende sur un crochet,

un pique fait main.

Mais leur boîte à outils contenait autre chose.

Le meilleur outil que Gavin a trouvé était...

Va-t-il enfin voir comment il est fait et à quoi il sert ?

Le corbeau dans l'arbre de pandanus recherche de la nourriture.

Ce n'est pas très spectaculaire.

Mais ensuite, comme si c'était l'évidence même,

il choisit une feuille et se met à fabriquer le mystérieux outil.

Il commence par déchirer une fine languette. C'est la pointe,

qui est légèrement plus large au milieu,

et après, la grosse poignée confortable. C'est parfait.

Un outil spécialement conçu pour se glisser entre les feuilles de pandanus

et attraper des petits escargots ouvers.

Gavin n'en revient pas.

C'était comme si le corbeau avait préparé un spectacle juste pour lui,

confiant et réfléchi.

Mais comprend-il vraiment comment l'outil fonctionne ?

Les corbeaux exilés enBavière fournissent une réponse convaincante.

Cette bûche les intéresse particulièrement

parce qu'Auguste a placé des sandwiches spéciaux dedans.

Des vers dans des coquilles de pistaches.

Intéressant.

Il existe également des outils,

des bâtons pour brochettes avec des extrémités flexibles comme des cure-pipes.

Comme c'est méchant ! C'est le mauvais outil. Complètement inutile.

Même s'il arrive à soulever la coquille de noix

avec une grande habileté.

Il n'y a aucune chance qu'il passe ce coin.

Aucune chance.

Ou si ?

Ça pourrait fonctionner comme ça.

Génial ! Deux en même temps.

Oups ! Plus qu'un !

Mais il comprend les outils !

Revenons à la nature sauvage, aux kéas et à leurs problèmes.

Corey parcourt encore toutes les grottes.

Mais ce n'est pas une bonne journée. Les humains ont introduit

des prédateurs tels que des belettes et des opossums en Nouvelle-Zélande.

Cette grotte est devenue un piège mortel.

Une femelle morte.

Corey l'examinera plus tard pour les traces de morsures et de sang.

La nichée a été tuée.

Personne ne sait quel drame s'est produit ici.

Ou si ? Une caméra de surveillance a été installée sur un mur de la grotte.

C'est difficile de voir quoi que ce soit. On perçoit des formes floues des poussins.

Et dessous, un prédateur. Une hermine !

Panique dans la grotte sombre.

Le prédateur mord les gorges des poussins.

Les martres ont été introduits par les Anglais pour contrer la peste du lapin.

Les opossums australiens pour leur peau douce.

Et maintenant, ils sont en train d'exterminer les kéas.

Que faire ?

Les projets de conservation de Martin.

Il fait partie d'une sorte d'équipe de sauvetage des kéas.

Il se fait déposer en plein milieu de la nature sauvage.

Il est maintenant seul avec sa mission.

Il a pour but d'aider les kéas et de réduire le nombre d'ennemis

grâce à des cartons d'œufs

et aux pièges à martres qu'il pose un peu partout.

Ces pièges sont comme les souricières. Une entrée étroite pour les prédateurs,

et un œuf de poule comme appât.

L'impact est fatal.

L'animal doit traverser une plaque métallique

qui libère la pince armée.

D'un seul coup, les prédateurs meurent sans souffrance.

Martin vérifie et remplace les appâts.

Il fait cela depuis longtemps

et au début, ce sont les kéas qui ont démontré que le piège marchait.

Ils ont réussi à désarmer le piège à plusieurs reprises

même si les pièges pèsent plus de neuf kilos.

Et c'est comme ça qu'ils ont eu leur source de protéine pure.

Les pièges ont dû être ancrés ou alourdis.

Il fallait du bois plus épais, des vis plus longues

et la grille en métal a dû être renforcée

jusqu'à ce que les pièges soient à l'épreuve des kéas.

Mais maintenant, Martin n'en croit pas ses yeux.

Ce piège est intact et scellé.

Mais il a été déclenché.

Y'a des brindilles entre les coquilles d'œufs.

Est-ce que les kéas ont fait ça ?

Ont-ils introduit des brindilles à travers le grillage pour déclencher le piège ?

C'est peu probable. Leurs becs sont trop tordus.

Mais il existe des preuves circonstancielles.

Des brindilles ont été coupées.

Non loin, Martin trouve une plume de kéa.

Et plus important encore, il trouve d'autres pièges avec des bâtons.

Est-ce que les kéas utilisent des outils comme les corbeaux de Nouvelle-Calédonie ?

Ce serait un exploit scientifique !

Peut-être que les kéas à Vienne peuvent éclairer la question.

Mais ils sont occupés à faire du jardinage dans leur volière.

Ce qui ne les empêche pas de jouer à leurs jeux.

Mais maintenant, il est temps qu'ils participent

à un nouveau test de comparaison.

Les kéas contre les corbeaux.

Les règles sont simples.

Une arachide a été placée dans le cube et il suffit d'essayer de la sortir.

C'est possible de tout côté du cube.

Mais chaque côté a ses difficultés.

De ce côté, il faut ouvrir une petite porte.

Cet autre côté comprend un trou permettant de piquer, etc.

Chaque oiseau choisit son point de départ.

Ce côté a l'air plus facile.

Et la noix est attachée à un fil qui peut être tiré de l'extérieur

pour faire sortir la noix.

Il est temps de commencer.

Alice Auersperg va effectuer le test.

Kermit, le kéa intelligent, entre en compétition.

Comme prévu, il choisit le fil et tire dessus.

À cinq cents kilomètres de là,

Auguste von Bayern fait le même test avec ses corbeaux,

dans une sorte de duel longue distance.

La seule différence, c'est un ver qui remplace la noix.

Jungle, le corbeau, choisit également le fil.

Cela semble plus facile pour Jungle.

Un jeu d'enfant pour les deux.

La prochaine ronde sera plus difficile.

Le fil a été supprimé, alors ils doivent trouver une autre solution.

Kermit examine le tout.

Et il découvre la porte sur le côté.

Il doit faire preuve de courage pour rentrer sa tête à l'intérieur.

On l'ouvre un peu plus.

Et voilà !

Kermit est en tête.

Et par la même occasion, il cherche tout de suite la prochaine solution.

Faire tomber l'arachide avec une balle.

Ce serait génial, non ?

Malheureusement, c'est le mauvais trou.

Et par pure frustration, il se met à pousser toute l'installation

et la secoue très fort.

C'est évidemment de la triche,

même s'il a quand même atteint l'objectif.

Mais le point ne lui est pas accordé,

et on ne lui donne plus de chances.

Revenons à Jungle, le corbeau

parce qu'il a également découvert le trou dans la paroi latérale,

et ce corbeau sait exactement quoi faire avec un outil.

Un bâton fera l'affaire.

Et de deux ! C'est l'égalité.

Mais maintenant, Kermit a détecté l'entrée correcte pour la balle.

Le bec conduit à la noix.

Il suffit de rentrer ce truc...

Un petit coup avec la langue,

et il reprend les devants, trois à deux.

Kermit voit venir la victoire.

Il doit juste arriver à faire ce que le corbeau a réussi à faire si facilement,

pousser le bâton dans le trou.

Son bec est peut-être tordu, mais son jeu de pieds est incroyable.

La première preuve que les kéas peuvent aussi utiliser des bâtons.

Dommage que le trou soit bloqué. Il n'y a que le fil qui fonctionne.

Il peut tout essayer, mais rien ne va le craquer.

Revenons à Jungle, le corbeau,

qui a également découvert le bec conduisant aux vers.

La balle est parfaite.

Génial !

C'est de nouveau l'égalité.

Et il leur reste encore une épreuve.

Le corbeau doit ouvrir la porte, la pousser sur le côté.

Pas une mince affaire pour ceux qui n'ont jamais ouvert une porte.

La porte est ouverte.

Mais rentrer la tête dedans ?

Moi ? Vous plaisantez ?

Kermit se bat encore avec son bâton.

Pour lui, c'est le plus gros défi de tous.

C'est la bonne ouverture, mais le bâton est coincé. Mince !

Alice est sensible à sa détresse.

La malchance de Kermit permet à Jungle de prendre les devants.

Et il y arrive

sans même risquer sa tête.

Mais juste à ce moment-là, Kermit y arrive aussi.

Aucun des deux n'a cédé.

La population préférée d'Einstein.

D'où vient cette intelligence incroyable ?

Pourquoi les kéas sont-ils aussi intelligents ?

Sans oublier les corbeaux de la Nouvelle-Calédonie.

Premièrement, se sont des animaux sociaux.

Ils vivent comme nous dans des groupes et en famille,

et cela requiert de l'intelligence.

On doit constamment prendre les autres en considération.

Il faut garder son statut.

Il faut toujours se mesurer aux autres et se préparer aux attaques surprises.

Les kéas peuvent être assez exubérants,

mais leur intelligence sociale est essentielle.

Il s'agit de se choisir les bons amis et de cultiver les amitiés.

Il s'agit de trouver des problèmes avec des camarades

pour jouer à des jeux de bataille sans se faire mal.

De s'inventer de nouvelles alternatives,

et de rester à l'écoute de ses partenaires.

Sans intelligence, cela ne serait pas possible.

Mais il y a un autre élément crucial.

Comme nous, l'enfance de ces oiseaux est exceptionnellement longue,

avec du temps pour l'apprentissage,

la formation de l'esprit et le développement.

Depuis le début... quand ils vivaient dans la grotte,

des jeux avec des bâtons.

C'est pareil pour les jeunes corbeaux dans la forêt de nuages.

Leur temps d'apprentissage et de pratique est très long, presque deux ans,

pour imiter ce que font les vieux corbeaux.

D'abord, on observe maman.

Elle leur prête volontiers le bâton pour piquer,

avec un regard critique.

La prochaine génération a l'air intéressée et curieuse d'apprendre.

Il y a juste leur endurance qui laisse quelque peu à désirer.

La mère a à peine le temps de s'envoler,

avant que le bâton ne soit jeté.

Le jeune oiseau a trouvé un outil de pandanus.

Mais quand on le tient du mauvais côté, avec la grosse poignée dessous,

ce n'est pas très efficace.

Au contraire, le bout cause des problèmes.

Donc, les choses peuvent aussi mal se passer pour les jeunes corbeaux.

Celui-ci doit apprendre, par exemple, que tout

ce qui rentre dans le bec n'a pas été conçu pour piquer.

Non, ce n'est pas comme ça que ça marche.

Les jeunes kéas doivent aussi apprendre à partir de zéro,

à détecter ce qu'ils peuvent manger.

Les nourritures qui goûtent bon ou pas bon.

Ce qu'on ressent avec de la neige dans la bouche.

Ils adorent la nouveauté et tout ce qu'ils peuvent mâcher forme leur esprit.

Ils ont même testé notre mini caméra.

Ils me font toujours rire.

Mais je suis surtout fascinée de les regarder.

Ils font toujours quelque chose de neuf,

ils explorent tout,

en testant ce qui arrive quand ils font ceci ou cela et...

Quelque part, c'est inspirant.

Ils sont comme des petits scientifiques quand ils explorent

et font leurs différentes expériences.

Leur volonté d'apprendre et d'explorer est la clé de leur intelligence.

Ils veulent découvrir comment les choses sont reliées

ou leurs interactions

et voir ce que ça peut leur rapporter.

À cet égard,

ils sont bizarrement semblables à nous.

Les grands oiseaux de l'autre bout du monde.

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