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Zulu
Viens, Bessy ! Viens.
Viens.
Tu veux tout sentir, hein ?
Je ne peux pas te blâmer, enfermée toute la journée.
Oui. Ça fait du bien de sortir, n'est-ce pas ?
Oui. Passer huit heures derrière un comptoir n'est pas drôle non plus.
Tiens. Tu veux faire de l'exercice ?
Mes os.
Tu vois ça ? Va le chercher !
Allez.
Prends-le.
Prends-le.
Bravo. Bravo.
Rapporte-le ici. Viens.
Viens. Bonne fille. Bonne fille, Bessy.
T'es ma fille. T'es prête ? Va le chercher encore !
Allez !
Cherche.
Tu l'as trouvé ?
Prends-le. Bravo. Bonne fille.
Apporte-le ici. Allez.
Je suis si fier de toi.
C'est ça. C'est ça. T'es une bonne fille.
L'ÉVENTREUR DE NEW-YORK
Lieutenant.
Voici votre photo de la fille du pont de Brooklyn.
Pete, donne-moi ce dossier, tu veux ?
Jetez un coup d'œil furtif au bureau derrière nous.
Ne tombez pas amoureux tout d'un coup.
C'est la proprio de la fille-
Mme Weissberger.
Mme Weissberger, Je suis le lieutenant Williams.
- C'est elle ? - Oui, lieutenant. C'est bien elle.
Elle n'a pas du tout l'air-
Je veux dire, dans la vie, elle était bien plus mignonne- une poupée.
Pauvre elle. Elle a été assassinée, n'est-ce pas ?
Je vais poser les questions si vous permettez, Mme Weissberger.
Quand avez-vous vu Ann Linn ? C'était bien son nom, oui ?
Non. C'était son nom de travail- son nom de plume, si vous voulez.
Ciel ! Si j'étais aussi belle qu'elle, je voudrais qu'on sache mon nom.
Elle était mannequin, vous savez. Poses exotiques et tout le reste.
Elle avait tout. Elle était destinée à devenir célèbre.
Je ne vous casserai plus les pieds, lieutenant...
mais je l'ai vue pour la dernière fois vendredi.
- C'était il y a six jours. - Tu as une aspirine ?
- Elle a quitté son appartement à 19 h. - Deuxième tiroir du bas.
Je m'en souviens parce que je venais de syntoniser Dallas.
Vous savez, la série de télé sur cette famille de millionnaires.
Il était 19 h...
et elle a eu ce coup de téléphone de cette personne.
Avec une voix très étrange. Un peu comme celle d'un canard.
- Comme un canard ? - Couac, couac, couac. Comme ça.
Pas qu'il ait dit "couac, couac, couac," mais c'était le ton.
Et il a pris rendez-vous avec elle.
Oui, hein ?
Comment avez-vous entendu l'appel ?
Eh bien, mon téléphone est détraqué...
et des fois il sonne en même temps que celui d'Ann.
Alors je réponds, bien sûr, et je me trouve à écouter.
Pas que je sois indiscrète, Dieu m'en garde.
Dieu vous en garde.
Merci beaucoup, Mme Weissberger.
Vous avez été d'une grande aide et je l'apprécie énormément.
Si nous avons encore besoin de vous, nous vous appellerons, d'accord ?
Elle a été assassinée, n'est-ce pas ?
Onze personnes sont tuées chaque jour ici, plus de la moitié des femmes.
Au revoir.
Au revoir, Mme Weissberger.
Merde ! Vous ne regardez pas où vous allez ?
Désolée. Je pensais à Boston. Il n'y a qu'une éraflure qui sera vite effacée.
Vous les femmes, vous devriez rester à votre place à la maison.
Vous êtes une menace publique.
Et vous avez une cervelle de poulet.
Et vous êtes un trou du cul. Ciao.
S'ils n'ont pas de fiche de poids précis, ils ne montent pas. Point.
Ils disent qu'ils ont toujours été admis sans fiche.
- Eh bien, qu'ils attendent un ferry - - Bonjour.
où le capitaine se fiche des règlements. Moi, je les observe.
Trois minutes de retard.
FERRY DE STATEN ISLAND
MERDE
Il le mérite. Ça partira avec un peu d'eau.
Je vous en prie. Vous n'êtes pas agent de police, non ?
Je ne voulais pas-
De toute façon, je m'appelle Rosie.
Oui. C'est beaucoup plus commode en vélo.
C'est super sur Staten Island.
Stupide. Ne penses-tu à rien d'autre ?
Et ici ?
Voilà.
Fais bouger cet idiot au bout.
Toi dans la Volkswagen. Bouge.
Allez. Bouge.
Bouge !
Allez.
Allez.
MERDE
Barry.
Barry.
- Quoi ? - Quelle est la bonne nouvelle ?
Il a utilisé un couteau.
Il l'a enfoncé dans son vagin et l'a complètement ouverte.
Il aurait pu bien mieux faire...
s'il avait eu plus de temps.
Mais dans l'ensemble, c'est de la bonne boucherie.
Il l'a violée ?
Étrange. Aucune trace.
Tu as des idées ?
J'ai vu des centaines de filles...
en très mauvais état, tu sais.
- Mais cette jeune femme - - Dr Barry Jones à l'hématologie.
Qu'a-t-elle de spécial ?
Tu te souviens de cette fille qu'on a trouvée il y a cinq ou six semaines ?
- Ce mannequin ? - Ann Linn ?
Exactement le même style.
Je parierais mon dentier qu'elle a été tuée par le même type.
Un gaucher... avec une folle envie de taillader les jeunes femmes.
Une autre.
De toute façon, j'ai peut-être un truc qui va t'intéresser.
J'ai trouvé des traces d'un autre groupe sanguin mêlé au sien.
Probablement de notre meurtrier.
Sam.
Samuel, puis-je avoir le dossier avec-
D'accord. Qu'y a-t-il maintenant ?
Tiens, tiens, tiens.
Si ce n'est pas le grand chef en personne.
Bonjour, Fred. Écoute, je veux te dire un mot et c'est assez secret.
Y a-t-il un endroit où nous pouvons parler sans être dérangés ?
Bien sûr. Que dis-tu de l'église de l'autre côté de la rue ?
Fred, as-tu perdu la tête ou essaies-tu de me donner un ulcère ?
Un coroner bêcheur a une petite diarrhée verbale...
et tu proclames aussitôt qu'il y a un maniaque en liberté en ville.
Que voudrais-tu que je dise ?
Un scout s'amuse à tailler des petites filles au couteau ?
Ne te méprends pas. Je ne veux pas te priver de tes moyens.
Mais pourrais-tu être un peu plus discret quand tu ouvres la bouche ?
Si les journaux s'en saisissent, ça pourrait déclencher une panique.
Tu ne veux pas créer un autre "Atlanta" n'est-ce pas?
Mets-toi à ma place, Fred.
Oui. D'accord, d'accord.
Espérons que c'était un cas isolé.
Dis-moi, pourquoi as-tu exclu le propriétaire de la voiture ?
Tu veux une réponse sérieuse ou une petite histoire drôle ?
Tu crois que ce ringard qui est allé brailler aux toilettes...
aurait pu éviscérer une fille sur un ferry plein de monde ?
Calme-toi, Fred.
Où en es-tu dans l'affaire ?
J'ai envoyé un échantillon de sang du meurtrier au laboratoire.
On l'a passé au renifleur de sang.
On a conclu qu'il peut provenir de l'une d'un million de personnes.
Ce que nous savons, c'est qu'il a -
peut-être entre 28 et 30 ans et a passé toute sa vie à New-York.
Et as-tu un plan d'action ?
Non, je ne sais pas ce que je vais faire.
J'irai peut-être voir un psy pour un profil psychologique du tueur.
Ça peut restreindre le champ un peu et me procurer des indices.
Oui. Je suis sûr que c'est une bonne idée.
L'important, Fred...
c'est que les New-Yorkais croient que la situation est sous contrôle...
et que leur police métropolitaine est un modèle d'efficacité.
Tu piges ?
Tiens-moi au courant, d'accord, Fred ?
Lieutenant.
- Hé. Quelqu'un vous a appelé. - Oui ? Qui ?
Un type avec une voix étrange. Il a dit qu'il rappellerait.
Il parlait comme un canard.
Comme un canard.
Où ai-je déjà entendu ça ?
Ne me dis pas que tu penses me battre.
C'est ouvert.
Juste une minute.
Je cherche le Dr Davis.
Quel est le problème ?
Mon problème, c'est que je veux parler au Dr Davis.
Il est réglé.
Oui. Je vois.
Vous pensiez voir un vieux bonze avec l'accent allemand et aux tempes grises.
Ce que vous pouvez manquer d'imagination, vous les flics.
C'est à propos de ce maniaque qui aime taillader les filles, hein ?
Comment avez-vous deviné ?
Je mange beaucoup de carottes.
Peu importe. Venons-en au point.
Vous voulez que je collabore à cette affaire, n'est-ce pas ?
Oui. Plus ou moins. Tant qu'à me frotter à un maniaque...
aussi bien me faire aider par un expert.
Qui va payer ?
C'est un grand art- que celui de se dérober.
La vérité, c'est que je suis très occupé...
et le temps que je vous consacrerais serait usurpé à mes autres travaux.
Je m'attends à ce que l'administration puisse s'acquitter de vos honoraires.
Vous avez idée de ce qu'un génie coûte à l'heure ?
Non. Je sais seulement ce que je vois sur mon chèque de paye.
D'accord. Faites-moi voir tout ce que vous avez...
et attendons qu'il égorge une autre fille.
- Alors vous pensez qu'il va récidiver. - Si c'est un fou sérieux, bien sûr.
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PRISONNIÈRE DU PLAISIR
Comment ça a été ?
Ce putain d'italien.
Joe.
Joe !
Joe. Putain de merde, Joe.
Putain d'endroit.
Merde.
Cet enculé d'idiot de Joe.
Joe ?
Sors de là.
Fils de pute.
- Allô. - Le lieutenant Williams est-il là ?
Le lieutenant Williams est-il là ?
- Qu'est-ce que vous dites? - Le lieutenant Williams !
Un instant. Ne quittez pas.
- Hé, toi. - Va-t'en.
Oui ?
C'est pour toi.
Moi ?
Tu es le lieutenant Williams, oui ou non ?
Oui ?
Je vous dérange, Williams ?
Qui est-ce ?
Dites la vérité. Vous avez tringlé votre pute, n'est-ce pas ?
Qui diable êtes-vous ?
Vous ne devinez pas, Williams ?
Vous venez de comprendre, hein ? Surprise !
Je dois vous dire un truc. C'est encore arrivé.
C'est encore arrivé ce soir.
Elle était belle.
Trop belle. Elle en voulait et je lui ai donné.
Mais vous ne comprenez pas. Vous ne comprendrez jamais. Vous êtes trop bête.
Qui c'était ? Quelle voix !
Fais-moi du café, tu veux ?
Chéri, je suis une prostituée, pas ta femme.
Tu veux du café ? Fais-le toi-même.
- Tu as parlé à quelqu'un de moi ? - Quoi ?
Ne fais pas la connasse. Tu sais ce que je veux dire.
Hé. Doucement. Je prends mon métier au sérieux.
Mes clients restent anonymes.
Je te dis un tas de choses, mais je t'ai déjà livré un nom ?
Comment ce fils de pute sait-il que je suis ici alors ?
Oui.
Chéri.
Oui ?
Je sors.
Je peux prendre la Porsche ?
Oui. Vas-y.
Je ne travaille pas à l'hôpital aujourd'hui.
En fait, je dois parler affaires avec Charlie Robson.
Nous déjeunons au club.
Amuse-toi bien.
Merci.
- Jane. - Oui, chéri ?
Fais des plans pour ce soir.
Je suis sûr que tu trouveras quelque chose à faire.
Désolé...
mais je serai occupé.
Ne t'en fais pas, chéri. J'avais un pressentiment.
J'ai déjà quelque chose de prévu pour ce soir.
Ne travaille pas trop fort.
Eh bien...
je crois que maintenant...
je connais chacun des appels de votre ami à fond.
Alors ?
J'en suis venu à trois conclusions.
Un : Il est très habile à dissimuler sa vraie personnalité...
ce qui veut dire qu'il a une pleine maîtrise de soi.
Deux :
Il veut vous provoquer.
Et ça a probablement à voir avec ses mobiles.
Et trois :
Notre homme...
bien que voyeur...
aime se faire remarquer.
Névrosé et égoïste.
Dix millions de gens dans cette ville, ça en fait beaucoup à échantillonner.
Oui. Je vous le concède.
Mais nous savons au moins qu'il ne se contente pas de tuer au hasard.
Et vous pouvez être certain que nous avons affaire à un cerveau supérieur.
Non, pas si fort. Essaie encore.
Merde.
Tu t'alignes sur la queue de billard.
Attends. Je vais te montrer un truc.
D'ici.
- Dans la poche latérale. - D'accord. Regarde.
Hé, Morales.
Si tu me demandes, c'est de la pure soie.
Merde. Cette chatte est à l'air.
Pas de slip ?
C'est pas propre.
Qu'est-ce que ça peut faire ? Si un con a chaud, c'est plus confortable.
- Tu veux parier ? - D'accord.
Une bière.
Une bière.
J'avais tort.
Elle n'a besoin de rien sur la chatte.
Elle a une toison naturelle.
Senora, je vais te dire.
Je te paye une bière et mon ami t'emmène en voyage.
- Tu aimes ça, hein ? - Pas vraiment.
Enlevez votre pied.
Tu aimes ça, hein ?
Hé, Chico. Elle aime ça.
Oh, oui. Tu aimes ça, chérie.
Tu adores ça. Tu entends, Chico ? Elle adore ça.
Oui.
Arrêtez, je vous en prie. Arrêtez.
Elle adore ça.
Laissez-moi, je vous en prie.
Mais elle ne bouge pas, hein ?
Tiens. Bois.
Toma, chérie.
Oh, oui.
- Dis-moi que tu aimes ça. - Non.
Dis-nous, chérie. Tu adores ça.
Tu ne veux pas que je te laisse aller, hein ?
Tu en veux plus. Plus.
Ouvre.
Oui.
Grand.
C'est ça.
Mouille.
Morales a des orteils d'argent.
Je t'avais pas dit qu'elle adorait ça ?
Tu es belle, chérie.
Dis-moi que tu adores ça.
Tu aimes ça. Allez. Dis-le.
Dis-le.
- Dis-moi que tu aimes ça. - J'aime ça. J'aime ça.
La dame aime ça !
Orteils d'argent !
CÔTÉ SUD DE LA RUE LIVINGSTON
"LE LOUP-GAROU DE LONDRES" ET "NOCTAMBULES",
Fay.
Fay.
Qu'est-ce qui se passe ?
Debout. Tu as ton chapeau, non ?
- Je suis ici. - Encore raté !
Je t'ai, vermine !
Baisse la tête !
Lâchez-moi, monsieur.
Garde Carter au standard, je vous prie. Vous avez un appel.
Garde Carter au standard.
Dr Sanders en salle d'opération 2.
- Ouah ! - Dr Sanders en salle 2.
Ça a dû être une expérience terrible.
Oui. Mais vous seriez surpris de savoir à combien de gens ça arrive.
Vous plaisantez.
Bonjour, chéri.
Pour l'amour du ciel.
Dis-moi ce qui s'est passé.
C'était affreux. Complètement irréel.
Dieu. Comment est-ce possible ?
- Essayait-il de te violer ? - Je ne sais pas.
Ma tête tourne encore.
La police m'a posé un tas de questions.
Je pensais mourir, Peter.
Comment te sens-tu maintenant ? As-tu été blessée ?
Mes jambes me font mal.
Je ne suis pas sûre.
Le pire, c'était-
N'y pense pas.
- C'est fini maintenant. - Non.
Non. Je dois te dire quelque chose.
Plus tard.
Non. Je dois te le dire maintenant.
Après avoir été attaquée...
j'ai dû faire une sorte de cauchemar.
J'étais dans un cinéma vide...
à regarder des dessins animés...
mais comme des hallucinations.
Puis, tu es entré et tu m'as tuée.
Oui. Tu étais le meurtrier, chéri.
- Qu'est-ce que vous en pensez ? - Je ne sais pas.
La fille est encore assez ébranlée. Elle semblait très confuse.
Je vous dirai une chose cependant pour ce que ça vaut.
Si le type qui l'a agressée est notre ami qui parle comme un canard...
il vient de commettre sa première grosse erreur.
Oui.
De toute façon, les cinq arrondissements sont alertés.
Nous en parlerons aussi à la radio.
On devrait facilement retrouver un type amputé de deux doigts à la main droite.
- Je vous reconduis ? - Non, merci. Je vais marcher.
D'accord.
Restez en contact.
Je crois savoir pourquoi...
j'ai rêvé que tu m'as tuée.
Oui.
À cause de ces trucs terribles...
que j'ai dits à propos de Susie.
Je suis désolée, chéri.
Tu me pardonnes ?
Il n'y a rien à pardonner.
Ne t'inquiète pas.
Tu ne fais pas que le dire ?
Je dois savoir que tu me croies, Peter.
J'ai tellement peur de ce qui se passe au fond de moi.
Bien sûr que je te crois.
Je crois aussi que la réalité est bien plus dangereuse qu'un rêve.
La vérité, c'est que tu as échappé à ce cinglé...
qui a déjà tué trois femmes.
Tu as eu beaucoup de veine.
Qu'est-ce que la police a dit ?
Elle voulait tout savoir sur le type...
qui m'a suivie dans le métro.
Comment était-il ?
Étrange.
Bizarre.
Des yeux qui me transperçaient.
Et il lui manquait deux doigts à la main droite.
Ici Mikis.
Oui, bien sûr. Nous sommes chez moi.
Je te dis, cette nana est plus perverse qu'un monstre de cirque.
Oui, emballée et prête à partir.
Oui. Elle est tout à fait ce que tu aimes.
Celui-ci ? Celui-ci ?
D'accord, monsieur. Voilà.
Et un journal. Voilà.
Ce sera trois dollars.
Bonne soirée.
Je ne sais pas si c'est déjà sorti.
-Je ne veux pas rater ça ! - Tu le veux ? Prends-le.
Ne touchez pas à ce cadran. Ici Big Phil Burrows.
Je vais pleurer et gémir, en plus j'ai mille messages pour vous.
Mais d'abord, je veux poser à cet amputé...
de deux doigts de la main droite une bonne question.
Pourquoi ? Je t'en prie, laisse les bonnes femmes en paix.
Éventreur, laisse-les tranquilles.
Ici Big Phil Burrows avec Sons nocturnes...
et à 4h16, je veux dédier ce prochain numéro...
à tous les jeunes amants qui ont presque leur conquête en poche.
Vous avez peut-être réussi, mais vous ne pouvez pas la laisser aller.
SORTIE
Je suis désolé de n'avoir pu mieux vous recevoir, lieutenant.
Oui, eh bien, je comprends.
Je suis désolé de vous déranger.
Dites-moi, Dr Lodge, connaissiez-vous bien votre femme ?
Jane était une femme adorable, une compagne parfaite.
Je la connaissais très bien, lieutenant...
et croyez-moi, il n'y aura jamais personne pour la remplacer.
Rien ne pourrait combler le vide.
Ma femme est morte, lieutenant...
et vous devriez être assez intelligent pour savoir...
que certaines relations sont fondées...
sur la confiance mutuelle et la liberté.
- Ma femme vivait sans liens- - Oui, je sais, je sais.
Oui, j'ai déjà entendu ça- sans préjugés, sans tabous.
Votre femme était libre de vivre et libre de mourir.
De toute façon, merci.
Merci ?
Oui, grâce à votre passe-temps, nous connaissons l'identité de l'éventreur.
Mikis Kalenda, un Grec.
Le gardien de nuit de l'hôtel l'a identifié.
PSYCHOLOGIE AUJOURD'HUI
Maintenant c'est ton tour !
Je ne me rendais pas compte que tu étais si nerveuse, Heather.
Paul, t'es un tel con parfois. Tu sais ?
Tu fouilles dans mon bureau et Je suis con ?
Ces profils que Jennifer m'a demandés l'autre jour- Tu les as ?
- Je les lui ai donnés ce matin. - À temps pour une fois.
Est-ce que ça me vaudra un déjeuner relax chez Barney ?
Relax ?
Cette affaire d'éventreur me prend tant de temps que j'en oublie de manger.
Avec ma pitance de professeur, je dois faire des heures supplémentaires.
- Ça devient un cercle vicieux. - À qui le dis-tu.
Paul, dis-moi, comment imagines-tu cet éventreur ?
Eh bien...
jeune, intelligent...
affable, sans doute de bonne famille.
Il n'a qu'un défaut mineur.
Et tu sais ce que c'est ?
- Il ne t'a pas encore choisie. - Ha, ha, ha.
Un avertissement :
Ne monte avec personne amputé de deux doigts à la main droite.
D'accord ?
Ici D47-8-9. D47-8-9.
On n'a toujours pas répondu à la porte, Mike. Terminé.
Continue d'essayer et appelle dès que tu as quelque chose.
Je ne sais pas ! Je ne sais pas où il est !
Il va et vient sans cesse.
Il fait ce qu'il veut. Comment diable saurais-je où il est ?
Chaque fois qu'il revient, il y a un gâchis, un problème quelconque.
Il me doit deux mois de loyer, le salaud...
plus les 200$ que je lui ai prêtés !
Je ne le supporte plus !
Vous ne trouverez rien ici. Pourquoi ne me laissez-vous pas en paix ?
Oui.
Vous n'avez pas le droit de harceler une honnête citoyenne.
Regardez ce que vous avez fait à mon appartement.
Dieu ! Je n'en peux plus !
Que diable voulez-vous de moi ?
Je n'ai rien fait !
Pourquoi ne me laissez-vous pas en paix ?
Première pièce à conviction...
et deuxième pièce à conviction.
Notre ami est vraiment cinglé, hein ?
Oui, c'est ce que Davis a dit.
D'accord, chérie, quand avez-vous vu le Beau Gosse pour la dernière fois ?
Vous êtes sourd ou quoi ?
Je vous ai dit que c'était lundi ou mardi.Je ne me souviens plus.
Il est à la colle avec une pute quelque part.
Je ne sais pas ce que les filles voient chez ce type.
Le problème, c'est qu'elles n'arrivent à le voir qu'une fois.
Attention.
Attention.
Je ne pouvais pas supporter cet hôpital une seconde de plus.
Je devenais folle.
Oui, les hôpitaux sont moches.
En plus, j'aime bien l'idée...
de m'installer chez toi pour un moment...
pour que tu me câlines et me réconfortes.
Eh bien, si tu ne reposes pas tes os un peu...
tu ne te remettras jamais.
Je croyais que tu voulais gagner l'or à Los Angeles. Hein, championne ?
Il reste encore beaucoup de temps.
Je vais prendre ça doucement, avec beaucoup d'amour et de compréhension.
Tu es têtue.
Combien de fois dois-je te dire-
Tu sais très bien que le problème est dans ma jambe, pas ma tête.
L'esprit va bien. Ce sont les muscles.
Il faut plus que du talent pour gagner.
Tu dois avoir de la volonté.
- Oui. - Tu en manques.
Dans ce pays...
si tu n'es pas bonne à quelque chose, à quoi que ce soit...
si tu n'es pas la meilleure, la plus brillante ou la plus dure, c'est fini.
T'es cuite. Tu n'iras nulle part.
Eh bien, comment va votre jambe ?
Cliniquement, elle est guérie, mais je dois tonifier les muscles.
Nous allions faire du café. Vous en voulez ?
Non, merci. Je ne resterai pas très longtemps.
- Mathématicien ? - Physiciste.
Je fais une recherche sur l'entropie à zéro absolu.
Intéressant.
Bon joueur d'échecs aussi, je parie. Pourquoi suis-je venu vous déranger ?
Ce serait agréable de le savoir.
Êtes-vous certaine que le type qui vous a agressée était Mikis Kalenda ?
Pourquoi ? Que voulez-vous dire ? Vous ne me croyez pas ?
Je demande simplement.
Comment, pas maintenant ?
Ne me donne pas cette merde. Fais ce que je demande.
J'ai tous les flics de la ville à mon cul.
D'accord. Je reviens dans un moment. Tu as besoin de quelque chose ?
Non, juste toi, chéri.
Je me demande parfois comment une fille comme toi avec un QI de 182...
peut être aussi sotte.
C'est toi. Ton toucher irrésistible court-circuite mes neurones.
D'accord, je te revois bientôt.
N'ouvre à personne. On ne sait jamais.
T'en fais pas. Je surveille l'appart et si quelqu'un vient, j'aboie.
Vous savez, j'ai des doutes sur le témoignage de Fay Major.
Il me semble un peu louche.
Trop de trous...
comme si elle nous cachait quelque chose.
Allez, tout ce qu'il nous faut pour épingler Mikis Kalenda en cour...
c'est l'enregistrement de son combat avec Jane Foster Lodge.
- Professeur, vous pouvez signer ceci ? - Oui.
C'était sa quatrième victime, oui ?
Oui.
Mais réfléchissez à ce dénommé Kalenda.
Il ne vit que pour le sexe, un vrai gigolo de la 42e rue.
Les appels, d'autre part-
Oui, les appels pointent vers une personne très intelligente...
d'une famille culturellement raffinée.
Allez. Nous savons que c'est notre homme.
Le reste n'est qu'âneries pour des experts comme vous, pas moi.
Pour paraphraser Verlaine, l'essence des choses est dans leur subtilité.
Fadaises.
HÔPITAL MÉMORIAL
"Hôpital Mémorial" ?
Garce !
Pourquoi ?
Fay !
Vous savez que vous êtes très chanceuse.
C'est la deuxième fois que vous échappez à l'éventreur.
Si ce n'était de Peter, je ne sais pas ce qui serait arrivé.
Et si vos flics ne m'avaient pas arrêté pour une vérification de routine...
j'aurais été ici beaucoup plus tôt.
Désolé, mais il y a un tas de flics qui effectuent des contrôles...
pour tenter d'attraper ce salaud.
Remarquez, c'est vous qui aviez dit que vous vous occuperiez d'elle...
et qu'elle serait en sécurité chez vous.
C'est ce que je pensais. Mais j'ai dû m'absenter.
De toute façon, s'il arrive autre chose, appelez-moi tout de suite. D'accord ?
Bonne nuit.
À toutes les unités du secteur 9-8. À toutes les unités du secteur 9-8.
R9-4-4 et 2-6. R9-4-4 et 2-6.
Alerte générale pour toutes les unités du secteur 9-8.
NUMÉROS XXX EN DIRECT
Attention D47. 9-2-6 à 7-2-3.
On signale un vol de voiture zone 12. Que le plus près prenne l'appel.
À tous les D47, dégagez 1-2-5.
Z-M-X est vert. Je répète, Z-M-X est vert.
E-Z Zebra 104, nous avons décollé.
La radio est opérationnelle.
- À quelle heure doit-il appeler ? - À 8h15, supposément.
- A-t-il dit autre chose ? - S'il a dit autre chose !
Il a dit que vous auriez toute une surprise, lieutenant.
C'est moi qui aurai une surprise pour ce salaud s'il appelle.
Bien dit.
- Lieutenant Williams, je vous prie. - C'est parti.
- Lieutenant Williams? - Lui-même. Que voulez-vous?
Vous dédier un meurtre.
Je vais sacrifier une femme juste pour vous. L'idée vous plaît ?
Le seul truc que j'aimerais- que j'aimerais vraiment-
serait de vous rencontrer.
Ça arrivera tôt ou tard, mais il faudra me reconnaître.
Entre-temps, permettez-moi de vous faire cette offre spéciale.
Nous y sommes presque. Une minute de plus.
C'est quelque part dans le Lower West Side, cinquième secteur.
Dirigez-vous vers le Lower West Side.
- Oui. - Un flic qui reçoit un tel cadeau.
Merci. Mais vous me décevez, le canard.
Vous me lancez un défi...
mais vous n'avez pas le cran de me laisser voir le spectacle.
Vous attendez que tout soit fini.
Pour l'instant, vous devrez vous contenter de voir les résultats.
En personne cependant !
Lien radio E-Z Zebra 104. Allez vers le secteur des quais 14.
Entendu. Nous sommes en route !
J'ai failli oublier le plus important.
Une amie vous dit bonjour. N'est-ce pas, Kitty ?
- Kitty dit oui. - Je l'ai !
Le port. Une cabine téléphonique près du quai 11 !
- Je donne l'alerte ! - Grouille, salaud.
3-0-5 et 4-7-1 de D47, nettoyez l'entrée sud de D-U-X 14.
E-Z Zebra 104, maintenant !
Oui, je l'ai ! D-U-X 14 maintenant !
- J'ai repéré l'abri à bateaux. - Bien. Ne bouge pas.
D-47, 0-941. Suivez la voiture du lieutenant Williams !
E-Z Zebra 104 à la Base. Combien de temps devons-nous rester ?
- Pouvez-vous tenir 10 minutes ? - Disons cinq.
D'accord, je vous reviens dans cinq minutes.
D47 3-0-5 et 4-7-1, fermez l'entrée sud de D-U-X 14.
TÉLÉPHONE
Sept minutes, 22 secondes.
Temps record ! Félicitations !
Vous ne pensiez quand même pas me trouver dans la cabine ?
Salaud !
Pauvre con de flic !
Je ne suis pas assez bête pour me laisser dépister par votre machine.
Et maintenant excusez-moi, mais Kitty se meurt de commencer.
Vous devriez la voir.
Vous ne savez pas quoi faire, n'est-ce pas ?
Vous n'êtes même pas sûr que votre petite pute soit avec moi.
Sa peau est si chaude...
et douce.
Vous vous souvenez ?
Vous devriez savoir.
Vous me faites pitié, pauvre flic.
Vous aimeriez vous assurer que Kitty est avec moi, n'est-ce pas ?
Vous voulez entendre sa voix ?
Je pense que vous en avez le droit !
283, rue Fulton ! Allez, allez, allez !
Échec et mat.
Tu penses selon des schèmes fixes, comme un flic.
Beau travail. Comment va ton cœur ?
Tu veux le regarder ?
Le médecin me dit d'arrêter de fumer. Si je vais doucement, je survivrai.
- Que peux-tu me dire sur lui ? - Eh bien...
d'après l'examen des poumons, il est mort par asphyxie.
Tu sais, le sac de cellophane.
À quand remonte le décès ?Je l'ai pile : le mardi 10, il y a huit jours.
Huit jours ? Impossible.
Ce salaud a tué Kitty il y a quatre jours.
Il n'est pas mort il y a huit jours ! Tu te trompes !
Allez, Barnaby. On se connaît depuis combien de temps ? Seize ans ou plus ?
Si je te dis qu'il est mort il y a huit jours, il est mort il y a huit jours.
Bien sûr...
j'avoue que je peux me tromper d'une heure ou deux, mais pas plus.
Merde.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien.
Rien.
HÔPITAL MÉMORIAL
Ce n'était pas Mikis Kalenda. D'accord ? Alors on repart à zéro.
Oui et non.
En éliminant Kalenda, qui n'était qu'un entremetteur...
nous en revenons à mon idée initiale...
d'une personne qui blâme le reste de la société pour ses propres défauts.
Disons que c'est une femme. Elle choisit ses victimes parce qu'elles...
sont jeunes, plus mignonnes...
et beaucoup plus fortunées qu'elle.
Et si c'est un homme ?
Un homme avec une femme dont il est amoureux mais qui est...
affectée d'une infirmité, disons la frigidité, peut devenir paranoïaque.
Dans ce cas, il a utilisé Mikis pour lui trouver des femmes ?
C'est ce qu'il semblerait.
Kalenda était un petit malfaiteur qui s'est trouvé pris dans l'affaire.
C'était un dépravé qui a tenté d'agresser Fay Major...
et quand elle l'a balancé, il a essayé de la tuer.
Pris dans un cul-de-sac...
et sachant qu'il serait probablement blâmé pour les autres meurtres...
il s'est mis un sac sur la tête.
Dr Richardson au pavillon 5.
"Sur la ferme de mémé Cane, il y avait un petit cochon...
fraîchement né...
et quand ils l'ont vu, ils ont sauté de joie.
Ils étaient excités !
"Comme il est mignon ! Tout petit, petit !
Je ne savais pas que les cochons pouvaient être si drôles et mignons !
J'aimerais le ramener à la maison !"
Mémé a dit : "Couac, couac. Il vous plaît ? C'est un bon petit cochon.
Vous pouvez l'avoir, mais il faut demander la permission à tonton."
Ils ont donc appelé leur oncle, qui a dit : "Couac, couac. Brrr!,
"Mais, mon oncle, vous aviez un chiot quand vous étiez petit. Et pas nous ?"
Et leur oncle a fait : "Couac, couac. D'accord, d'accord.
Mais il ne doit pas grossir, ni trop manger."
"Merci, mon oncle !"
Ils ont donc pris le petit cochon et l'ont ramené à la maison.
Et quand leur oncle l'a vu, il a fait une grosse colère !
"Vous m'avez joué un bien vilain tour.
Vous ne m'aviez pas dit que vous parliez d'un bébé cochon.
Couac, couac ! Rapportez-le !,
"Je vous en prie, mon oncle. Il est si petit."
"Bon, d'accord. Couac, couac. Pourvu qu'il ne salisse pas-,"
"MASSACRE À SAN FRANCISCO"
J'ai découvert que Fay Major était inscrite à l'université...
j'y suis donc allé et j'ai sorti ses tests d'aptitudes.
À part un QI incroyablement élevé...
il y a une note à cinq étoiles disant qu'elle a tendance à halluciner...
et qu'elle a souvent des visions qui lui semblent très réelles.
Ça vous dit quelque chose ?
Je ne suis qu'un pauvre flic, d'accord ?
Vous serez surpris de savoir que je l'ai fait filer depuis ce matin.
C'est toi, Fay ?
Fay ?
Bonjour, chérie. Où étais-tu ?
Dans le coin.
- Que veux-tu manger ce soir ? - Ce que tu veux.
D'accord.
Personne n'est venu la voir depuis des mois.
- Combien de temps lui reste-t-il ? - Très peu.
Son système lymphatique est fichu. C'est très triste.
Une fille douce, intelligente...
qui reste étendue là jour après jour en s'éteignant.
Un processus terrible. C'est une lymphogranulomatose.
Et la voilà, abandonnée ici avec un parent au Brésil.
L'autre, dites-vous, paye la note et ne lui rend jamais visite ?
Non. Ses parents l'ont placée...
mais ils ne sont venus la voir qu'une fois après l'amputation.
Elle ne deviendra jamais une femme.
Je comprends maintenant.
Sous cette tente gît le mobile.
Lieutenant, à votre place, je ferais surveiller la maison de Peter Bunch.
Vous n'avez vraiment pas confiance en nous, n'est-ce pas ? C'est déjà fait.
Allo ?
C'est le petit canard. Ça va ? Ça fait longtemps qu'on n'a pas joué.
Avez-vous appelé le quartier général ?
Ils gâcheraient tout.
Au revoir.
Fay ?
Ne va pas dans la chambre de Susie !
Ne va pas-
Tu es comme- Tu es comme toutes les autres !
Jeune et belle et en santé !
Tandis que je pourris à mort dans un foutu lit d'hôpital !
Quoi, Susie ? Tu veux encore appeler ton père pour jouer aux canards ?
Cette hallucination m'a interpellée.
Puis la facture d'hôpital, ces marques sur le mur près du cinéma...
le couteau brisé.
J'en ai été sûre quand j'ai entendu Peter au téléphone avec sa fille...
et qu'il s'est mis à parler avec une voix étrange...
lui disant comme le monde était injuste et-
Puis il a commencé à parler de moi...
et comment...
il entendait se débarrasser de moi !
C'est fini.
Le cerveau est étrange.
Le canard est ce qui s'est fixé dans l'esprit de Peter.
C'est ce qui se produit quand on veut effacer sa culpabilité.
En tenant le canard comme responsable, il ne l'était plus.
Le canard est devenu une sorte de justicier pour sa fille...
qui ne serait jamais comme les autres femmes...
et il n'a jamais compris qu'elle ne demandait qu'un peu d'affection...
pour supporter la tragédie de son état.
Papa, ne me laisse pas seule.
Je t'en prie.
Réponds, je t'en prie. Parle-moi.
Papa, je t'en prie, réponds. Papa !
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