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VOUS ALLEZ VOIR UNE HISTOIRE VRAIE
RECONSTITU�E � PARTIR D'ARTICLES DE PRESSE,
DE COMPTE-RENDUS D'AUDIENCES, DE RAPPORTS, D'INTERVIEWS
ET DES LETTRES DE BARBARA GRAHAM. EDWARD MONTGOMERY
Allez.
- Attendons Bonnie. - Elle te rejoindra plus tard.
O� ? On ne peut pas chercher un h�tel.
On ne vous a pas fait venir de Las Vegas pour chercher un logement. Allons-y.
Personne ne sait o�, mais faut y aller.
Qu'est-ce qui se passe ? D�gagez.
- O� est la fille ? - Quelle fille ?
Sortez, ma jolie.
Vous avez entendu. Sortez.
Que faites-vous dans ma chambre, messieurs ?
- � d'autres. - C'est pas une affaire d'�tat.
Si. Transporter une femme d'un �tat � un autre dans un but immoral...
Vous l'avez amen�e d'un autre �tat cet apr�s-midi.
Vous croyez qu'on ne v�rifie pas ces choses avec nos t�moins ?
- Prenez vos affaires. On y va. - Un instant, le poulet.
Et vous avez v�rifi� aupr�s de vos t�moins pourris qui paie la chambre ?
C'est moi.
- Et voil�. - Vous savez de quoi on vous accusera ?
Je sais. Et c'est un d�lit, pas une condamnation f�d�rale.
J'ai d�j� connu �a.
- Allez. - Bas les pattes.
Je me salis facilement.
Merci, petite.
Ne perds pas �a.
C'est dr�le, la vie.
Par rapport � quoi ?
�coutez-moi.
Je l�ve mon verre � ces deux petites poules �patantes, Peg et Bonnie.
Gr�ce � elles, l'�quipage du Pompano n'oubliera jamais le port de San Diego.
- T'as cafouill�. - �a va te co�ter dix dollars.
O� est-ce que vous avez appris � marcher au pas comme �a ?
- � Ventura. - Une institution select pour jeunes filles.
R�serv�e � l'�lite.
Rien de tel qu'une bonne �ducation pour faire son chemin dans la vie.
J'aimerais ajouter une note s�rieuse.
Assieds-toi. Tu fais tanguer la barque.
Te voil�. J'allais crier : "Une fille � la mer."
- On ne s'entend pas r�fl�chir ici. - J'ai une permission de trois jours.
Et si on allait � Tijuana ?
- N�gatif. - Pourquoi ?
Je pars en croisi�re ce week-end.
- Tu n'as qu'� m'inviter. - Tu ne serais pas � ta place.
Je rejoins ma m�re et ses amis sur un yacht.
Qu'est-ce que tu racontes ? Ta m�re sur un yacht.
Ma m�re sur un yacht.
En plus, t'es trop jeune.
Pour quoi faire ?
Je suis toujours trop jeune ?
H� bien...
Salut, les amoureux.
On ne frappe pas avant d'entrer sur le balcon ?
Devine qui est l� ? Mac et Stewie.
De San Francisco ?
En avant, marche.
Va te faire voir.
- On est bon pour la taule. - Pourquoi ?
Tu te souviens du traiteur qu'on voulait braquer ?
- On l'a fait. - Ils sont au courant.
- Ils peuvent le prouver ? - Ils ont un t�moin.
C'est tout ? Pas d'empreintes, rien du tout ?
- Sur les cornichons, peut-�tre. - Si on avait un alibi...
Si tu disais qu'on �tait avec toi, �a nous innocenterait.
- Le parjure est un crime. - Je le leur ai dit.
- T'auras 300 dollars. - Tous frais pay�s.
- J'en sais rien. - Tu laisses jamais tomber les amis.
Alors, qu'est-ce que t'en dis ?
March� conclu.
- On va bien s'amuser. - Je ne marche pas.
- Arr�te. Ils sont sympas. - Bien s�r.
Je dois avoir moins de cran que toi.
J'arr�te les frais.
Allez, les gars, c'est la f�te. Amusons-nous.
Je te reconnais bien l�.
Gar�on, de l'alcool pour mes amis.
Allez, les percussions.
Vas-y, Joe. Envoie la sauce.
LA NOCEUSE PREND UN AN POUR PARJURE
LA JOLIE F�TARDE BARBARA WOOD PASSERA UN AN EN PRISON
Vous sortez, alors faites attention.
Vous �tes en libert� surveill�e pendant 5 ans. Restez � San Francisco,
n'enfreignez pas les termes du contrat ou vous reviendrez bien vite.
- Pas question. - J'esp�re que vous le pensez.
Vous avez �t� inculp�e pour outrage aux bonnes m�urs, vagabondage.
Racolage, trois fois. Parjure.
Plus vos deux ans en maison de redressement � Ventura.
Si vous voulez faire exhaustif, ma m�re est pass�e par Ventura avant moi.
- �a devrait me rapporter des points. - Vous avez le choix.
On peut �tre heureux en �vitant les ennuis.
Travaillez. Mariez-vous.
Je l'ai d�j� fait, � l'occasion.
Votre voie ne semble pas vous r�ussir.
- Essayer l'autre. - Merci. Pourquoi pas.
Non, je ne peux pas vous laisser faire �a.
Ne soyez pas b�te, Mlle Baldwin. Pourquoi pas ?
Quelle guigne, ce compte � San Francisco. Je devrais en ouvrir un ici.
Nous sommes voisins. Je suis � Stanford.
C'est donc mon droit de changer votre ch�que.
Si vous insistez. 20 dollars ?
Comme vous voudrez. Tant que je peux vous le changer.
Je suis d�sol�, mademoiselle. Permettez.
- Vous �tes stagiaire ? - Flic.
- Quoi ? - Brigade des m�urs.
- Ils sont tous mouill�s. - Prenez l'un des miens.
J'ai l'impression d'�tre pass�e dans une machine � laver. Je reviens.
Je sais pas. Filer un ch�que sans provisions � un flic...
C'est pas une r�f�rence.
Elle vient d'arriver.
- D'o� viens-tu ? - De San Francisco.
- Ta profession ? Tu fais quoi ? - Je fais ce que je peux.
Tu pourrais faire �a pour moi.
Approche.
Pour voir.
Et 125 qui font 642 dollars pour le mois.
Je te les mets au coffre.
- Tu les veux ? - J'arr�te.
Pour me marier.
Avec ton chevalier servant du bar ?
T'as �t� mari�e trois fois et divorc�e autant, j'imagine.
Aucun preux chevalier ne d�barquera dans ta vie.
Je manque de place sur mes papiers pour tous mes noms.
Mme Henry Graham sera trop riche pour travailler pour moi ?
J'en ai marre de tout �a, Perk.
�a ne m'amuse plus comme avant.
Quand je vois les m�nag�res faire les commissions, je les envie.
Je les trouvais ringardes.
J'en ai marre de ne pas avoir de gla�ons � la maison.
F�licite le mari� pour moi.
Attends de go�ter mes petits plats.
Bonne chance, Bonnie.
L�che-moi.
- Donne-moi �a. - On n'a plus que 10 dollars.
- Tu as chang� un ch�que. - C'est pass� en nourriture.
Hank, quand je suis tomb�e enceinte, tu m'avais promis d'arr�ter.
J'ai essay�, mais ce soir...
Aies du c�ur. Un dernier shoot et j'arr�te. Je te le jure.
- Fais-le pour le b�b�, Hank. - Le b�b� !
Moi aussi, j'ai des droits.
Tout va bien, mon ch�ri.
Regarde le tigre.
Regarde le tigre, mon c�ur.
Ch�rie, donne-moi les dix dollars.
Je veux miser sur un cheval. J'ai un tuyau qui peut rapporter gros.
- La ferme. - Papa ne voulait pas, mon amour.
T'es une vraie sainte.
T'es pire que moi. Tu n'es qu'une sale...
Papa ne l'a pas fait expr�s. Il est malade.
Ne lui parle pas de moi. Parle-lui de toi.
- Et de ton casier bien rempli. - Tr�s bien.
Puisqu'on met tout sur la table, j'ai quelque chose � te dire.
J'en ai marre de payer ta drogue. Ton odeur me d�go�te.
Aucun drogu� ne m�rite que je tienne une maison aussi bien pour lui.
Vas-y, prends. Je ne t'en donnerai plus jamais.
Tu le penses ?
Dieu m'est t�moin. C'est termin�.
Quel plaisir, M. Bixle. Entrez.
Je pourrais vous faire jeter en prison.
Calmez-vous. Avec le temps qu'il fait, vous boirez bien un verre.
Vous n'avez m�me pas de compte dans cette banque.
Que je suis n�gligente. J'en ai eu un. J'ai confondu mes ch�quiers.
- Je vous en fais un autre. - Je veux du liquide.
Donnez-moi jusqu'� demain. Mon mari �tait absent cette semaine.
Il doit rentrer ce soir.
D'accord. Demain. Mais apr�s, je vais voir la police.
J'allais justement t'appeler.
Mais bien s�r. Passe. Je t'attends.
- Elle m'appelle. - Tu es fou de l'emmener.
Je dirai �a jusque dans la tombe.
Fais ce que je te dis et on a une chance de quitter ce monde vivants.
Si je pouvais m'installer ici avec Bobby, je m'en sortirais.
Reste tant que tu veux. Santo et moi, on se fait la malle.
Qu'est-ce qui se passe ?
La police dit que �a chauffe pour nous.
Les flics risquent de d�barquer ?
Une jolie fille comme toi. Pas de quoi s'inqui�ter.
Ch�ques sans provision, viol de libert� surveill�e, mon proprio sur le dos...
- Pas un sou. Hank qui s'est tir�. - Et il pleut.
- Emm�ne-moi, Perk. - Avec le b�b� ?
Je le laisserai � la m�re de Hank.
Si on m'arr�te avec Bobby, on le fera adopter.
J'ai la solution. Qu'elle m'accompagne � Acapulco. C'est simple.
� mon avis, le Mexique, c'est pas tr�s malin.
Je me fous de ton avis. Qu'en dis-tu, poup�e ?
C'est sympa l�-bas. Il fait beau.
Je t'enduirai d'huile pour t'�viter les coups de soleil.
Plut�t aller en taule que de t'accompagner.
- On s'amuserait bien. - T'es pas mon genre.
Depuis quand t'as un genre ?
Depuis que je te connais. C'est purement personnel.
T'en fais pas, beau gosse. Elles ne craquent pas toutes.
De toute fa�on, elle vient avec nous.
Je vous enverrai des cartes postales.
Dites-moi dans quelle prison.
Attention.
ANNE A. GRAHAM
Elle monte dans le bus de Lynwood.
2659, direction sud.
Un agent est avec elle.
Bravo, le guetteur.
Si c'est possible, donnez le nom des intersections.
C'est parti.
Excusez-moi, c'est bien la rue Burgess ?
Oui, elle croise la rue Royal.
- Bien jou�, Ethel. - Num�ro 3. Royal et Burgess.
Attendez rue Royal, en position num�ro un.
Arriv�s � destination, appelez toutes les unit�s de la une.
La destination, c'est l'endroit o� elle se cache.
Coupe la sir�ne, Ted.
Pour une fois, �crivez ce qui s'est vraiment pass�.
Ne vous inqui�tez pas, je n'�corcherai pas votre nom.
Une tra�n�e, mais maligne.
Assez jolie pour faire illusion.
J'ai d�j� vu des anges capables d'abattre leur grand-m�re de sang-froid.
Pardon, je descends place Barham.
Walker, le brigadier va prendre la rel�ve.
On joue la s�curit�. Ne la serrez pas trop.
Au niveau local, il y a du nouveau sur l'affaire Monahan.
La police avance dans l'enqu�te sur le meurtre de Mabel Monahan,
battue � mort il y a onze jours � Burbank.
King, un soi-disant ouvrier du b�timent a �t� arr�t� � la fronti�re mexicaine.
Il aurait donn� aux autorit�s de s�rieuses pistes.
Vous vous �tes d�j� demand�s...
- Demain, on s'arrache. - Ce sera dur pour voir Bobby.
Encore ce m�me ? Qu'est-ce qu'on bouffe ?
Du champagne et des fraises.
- Je suis pas ta bonne. - �a suffit, vous deux.
L'atelier du p�re-no�l fait une pause.
Qu'est-ce qui...
Y en a d'autres qui ne paient pas leurs factures.
Baissez-vous.
Ici la police de Los Angeles.
Vous �tes cern�s.
Nous pouvons vous appr�hender morts ou vifs.
Morts ou vifs.
On l'a suivie. Elle s'est laiss�e filer.
Si vous souhaitez vous rendre, sortez quand on appellera votre nom,
les mains en l'air.
Un par un, les mains en l'air.
Emmett Perkins, sortez.
Nous n'attendrons pas. Ceci est un avertissement.
- Tu as pu les inviter. - Je te montrerai le carton d'invitation.
Sortez, John R. Santo.
Il vous reste 60 secondes.
Ob�issez et personne ne sera bless�.
Barbara Graham, sortez.
Sortez, Barbara Graham.
Barbara Graham, vous avez 60 secondes.
Si vous ne sortez pas, nous viendrons vous chercher.
Nous vous pr�venons. Ne tentez rien.
On a arr�t� vos amis. C'est termin�.
Pour la derni�re fois, sortez.
Les mains en l'air.
Vous avez entendu. Les mains en l'air.
Je ne le r�p�terai pas. Les mains en l'air.
Ed Montgomery. Une d�claration et j'adopte votre point de vue.
- �a alors. - Il faut la publier.
- La tigresse sanglante. - Elle a avou� ?
Pas encore. Ils l'ont cuisin�e toute la nuit. J'y vais.
Pour votre bien, dites la v�rit�.
Pour une fois, j'essaie.
On vous passe au d�tecteur de mensonges ?
Je veux un avocat.
- Si vous �tes innocente, �a vous aidera. - De quoi m'accusez-vous ?
- On a l'embarras du choix. - Par exemple ?
Les ch�ques, vous fr�quentez des criminels, on vous soup�onne de vol.
- Et bien s�r, l'autre affaire. - Quelle affaire ?
Mme Mabel Monahan.
- Je ne la connais m�me pas. - Vous savez qu'on l'a assassin�e ?
Jules C�sar aussi et je ne l'ai pas connu non plus.
Vous vous droguez ?
Votre mari, oui. Si vous nous aidez, on vous donnera une dose.
Je n'ai jamais eu de probl�me de drogue.
Alors pourquoi vous tortillez-vous ?
Ma d�pendance est pire. Je vais aux toilettes toutes les 6 � 8 heures.
- Vous permettez ? - Assieds-toi.
Sale drogu�e. J'aimerais te pi�tiner et t'enfoncer dans le sol.
- Chacun prend son pied comme il peut. - On a un sale boulot sur les bras.
- Ne le rendez pas plus moche. - J'ai mal pour vous.
Que puis-je faire ? Acheter des billets pour le bal de la police ?
Vous n'�tes pas maligne.
Nous vous permettons d'aider la justice tout en sauvant votre peau.
Comment �a ?
T�moignez sur l'affaire Monahan
et vous �tes une femme libre. On vous propose l'immunit�.
Signez une d�position compl�te avec des noms...
On n'appellera m�me pas �a des aveux... Et vous serez libre.
C'est pour �a que vous faites le gentil ? Vous me prenez pour une balance.
- Je ne marche pas. - Dommage pour vous.
C'est trop b�te.
Vos acolytes ont crach� le morceau. Ne soyez pas le dindon de la farce.
Vous avez entendu l'inspecteur. Vous signez une d�position et vous �tes libre.
- D'accord, je vais donner des noms. - � la bonne heure.
L'inspecteur, le lieutenant et vous, M. Le brigadier, vous �tes des fumiers.
Mais vous, vous suez sacr�ment.
J'en ai marre de jouer.
Elle est plus coriace que ses camarades.
- Et eux ? - Je n'ai rien pour les journaux.
Attendez un peu.
C'est mon tour de t�l�phoner.
Elle n'avoue pas. Je vais utiliser son casier judiciaire.
Drogue, prostitution, y a de tout.
Santo et Perkins sont secondaires. C'est Graham qui va faire vendre du papier.
Elle a un casier depuis qu'elle est gamine.
Je ferai mon num�ro habituel. La sadique au sang-froid. La tigresse rousse.
Rousse. Laisse tomber. Ce sera pr�t dans une heure.
C'est comme �a que t'as eu le prix Pulitzer ?
H�las pour elle, Mme Graham est jeune, belle, intelligente, agressive, immorale
et totalement coupable.
Vous avez d�j� �t� arr�t�e ?
C'est quoi ? Un striptease ?
Qui doit-on notifier en cas de d�c�s ?
Marlon Brando.
Et si vous me rendiez le tigre ? Il est tr�s propre.
Je l'examine et je le mets avec vos affaires.
Que faites-vous ?
Arr�tez.
Je dois regarder si vous avez des cicatrices et des plaies.
Retournez-vous doucement.
Tendez les bras.
Vous n'�tes pas oblig�e de compter tous mes pores, si ?
C'est quoi ?
Un interrupteur.
On dirait que vous avez servi de cendrier.
Touchez pas la marchandise.
Voil� qui devrait vous calmer un peu.
Viens, ma puce. Tu vas partager ma cellule.
Les murs ne font pas la prison,
les barreaux ne font pas la cage,
mais ils y contribuent.
Pourquoi une caution si �lev�e pour des ch�ques sans provision ?
C'est disproportionn�, 25000 dollars pour un truc aussi insignifiant.
Sauf s'ils ont retenu autre chose.
Garde ta compassion pour toi, ma belle,
et laisse-moi m'occuper de mes oignons.
Graham, approchez.
Un courrier pour vous.
"Citation � compara�tre devant le grand jury pour..."
Meurtre ?
C'est quoi ? Ils sont fous.
Pas question.
Pas question qu'ils me collent un meurtre sur le dos.
J'ai fait des tas de choses, mais je n'ai tu� personne.
J'ai dit aux flics que je ne savais rien sur aucun meurtre.
Rien du tout, vous m'entendez.
"Je ne sais rien sur aucun meurtre, vous m'entendez ?"
A cri� Barbara Graham quand le jury l'a inculp�e
pour le meurtre de Mabel Monahan, une veuve infirme de Burbank.
Sont �galement inculp�s ses trois complices :
Bruce King, Emmett Perkins et John Santo.
J'ignore qui c'est. Je n'ai que ce nom-l�.
Bien s�r. "Mme Ciesilwicz." Tu es mari�e.
Il s'appelle Joe. Il travaille dans l'aviation.
- T'as des enfants ? - Un gar�on et une fille.
Je suis ringarde.
Club f�minin, associations religieuses et caritatives.
Moi aussi. Presque. J'ai un gar�on de 15 mois. Malin comme tout.
- Tu n'aurais pas d� venir. - Ne sois pas b�te.
Si les journalistes te voient, ton mari saura tout.
Il est au courant.
Il conna�t notre pass� ?
Je lui ai tout racont� il y a longtemps.
Quand il a su que je venais te voir, sais-tu ce qu'il m'a dit ?
Que c'est � �a que servent les amis.
- C'est vrai ? - Bien s�r.
Bonnie, �a va aller ?
Soyons honn�tes. Cette fois, je suis vraiment dans la panade.
Je suis comme une bille de roulette
et chacun esp�re que je vais tomber o� �a les arrange.
Votes pour le procureur, ventes de journaux, promotions pour les flics.
�a ne leur donne pas le droit de t'accuser de n'importe quoi.
Tu ne m'as pas demand� si c'�tait vrai.
- C'�tait inutile. - Merci.
Tu aurais fait la m�me chose si j'avais �t� � ta place.
�a aurait pu, Bonnie.
Crois-moi, �a aurait pu. On se ressemblait tant.
Arr�te. Tu n'es plus la m�me personne.
Depuis que tu as arr�t� les frais � San Diego.
Moi, je lis tout le temps.
Pourtant je n'ai jamais su lire les signes.
Je peux faire quelque chose ? T'amener ton petit ?
Je ne veux pas que Bobby vienne ici.
- Tu irais le voir ? - Bien s�r.
Barbara Graham, c'est termin�.
- Mais je viens d'arriver. - Le parloir ferme � 15 heures.
- Merci d'�tre venue, Peg. - � bient�t.
Est-ce que tu as un avocat ?
T'inqui�te. Y a l'assistance judiciaire.
Non, pas d'avocat commis d'office.
Non, M. Tibrow. Je veux b�n�ficier de l'assistance judiciaire.
Je ferai de mon mieux avec les 500 dollars qu'on m'a donn�s.
Y a m�me pas de quoi enqu�ter sur des vols de savon au YMCA.
L'avocat de l'assistance se battrait, m�me s'il n'a pas les moyens du procureur.
- Pourquoi n'y ai-je pas droit ? - Comme je vous l'ai dit,
le procureur a accord� l'assistance judiciaire � Bruce King.
- Il est inculp� lui aussi, non ? - Il dit que c'est vous la meurtri�re.
Ce sale minable...
Passons notre pr�cieux temps � des choses plus constructives.
Vous avez raison. Je devrais plut�t vous remercier.
Je vous demande d'�tre honn�te.
C'est d'accord.
Vous dites que le 9 mars au soir,
vous �tiez chez vous avec votre mari et votre b�b�.
Mais dans votre t�moignage au jury, vous dites que votre mari a disparu.
- Vous ne me croyez pas ? - Un jury ne vous croira pas.
Vous ne pouvez pas dire : "Je n'y �tais pas."
Il faut dire : "Je n'�tais pas l� parce que j'�tais � tel endroit
et voici les gens qui peuvent confirmer ce que je dis."
Je ne peux pas faire �a.
Soyons clairs. Quelles sont mes chances ?
Sans alibi v�rifiable ? Aucune.
RICHARD G. TIBROW AVOCAT
Vos chances sont minces sauf si vous justifiez votre emploi du temps
plus s�rieusement qu'avec un t�moignage non confirm�.
R�fl�chissez bien.
Quelqu'un doit bien pouvoir confirmer vos dires.
Oui, moi.
- �vite de lire le courrier des gens. - Y a des tas de choses � �viter.
Passe dans mon bureau. Rita va s'occuper de la jolie dame.
Tu n'y �tais vraiment pas ?
- Exact, votre honneur. - Alors, tu n'as qu'un probl�me.
Tu n'�tais avec personne.
J'�tais avec mon mari qui a disparu et mon fils d'un an.
J'ai un ami, Ben, qui a besoin de fric.
Ben vient me voir vendredi. Il devrait peut-�tre venir te parler.
Non merci.
�a vaut le coup d'y r�fl�chir.
Toi aussi, tu es l� pour homicide.
Pourquoi tu ferais �a pour moi ?
Tu es une amie dans la d�che.
GARDEZ LA SANT� RESTEZ PROPRE
- Demain, c'est vendredi. - Encore une folle rumeur ?
Mon ami Ben vient le vendredi.
- Tu y as r�fl�chi ? - Beaucoup.
- C'est un gros risque. - C'est une lourde peine.
- J'ai pas besoin de cafouillage. - Tu peux faire confiance � Ben.
Et toi ?
Tu es au courant.
Peu importe ce qu'il m'en co�te.
Si je pars, c'est pour de bon. L�-dessus, pas de doute.
Le message est clair.
Je suppose.
Il me faut un code.
La phrase suivante.
- Venu comme l'eau... - Je pars comme le vent.
- Ben ? - C'est moi.
Rita vous a parl� de l'argent ?
Vous aurez tout d�s ma sortie.
Je suppose qu'il n'y a pas de l�zard, si Rita le dit.
Une chose. Y a-t-il des empreintes, du sang sur vos v�tements ?
Vous �tes fou. Je n'y �tais pas.
Soyez honn�te avec moi. Je prends un sacr� risque pour vous.
Je n'y �tais pas. Avan�ons. On n'a qu'une demi-heure.
C'est suffisant. Du calme.
On peut tout repasser une derni�re fois.
Le motel Encino Arms.
Je vous ai retrouv�e pr�s de chez vous, sur la 54�me rue.
Vous �tiez dans un taxi. J'�tais au croisement de Sunset.
On s'est rendus au motel o� on a...
Pauvre tante Maud. Elle devrait �viter les cataplasmes.
C'est s�r.
Bon, on s'est rendus au motel.
On a donn� les noms de M. Et Mme J. Clark.
On est rest�s jusqu'� sept heures du matin.
Chambre 20. Ensuite, vous m'avez ramen�e.
Si vous devez expliquer votre silence...
Je suis mari�, mais l�, c'est une question de vie ou de mort.
�a, c'est s�r.
- J'esp�re que �a ira. - Ne vous inqui�tez pas.
O� �tiez-vous, ce soir-l� ? Il faut que je le sache.
Si quelqu'un vous a vue et d�barque au proc�s, qu'est-ce qui va m'arriver ?
- Personne ne m'a vue. - Vous �tes s�re ?
- Vous n'�tes pas s�re o� vous �tiez. - Si, mais je ne peux rien prouver.
Sinon, je n'aurais pas besoin de vous.
Comme vous voudrez. J'aimerais sauver votre jolie peau,
mais je ne peux pas prendre le risque.
- Laissons tomber. - Revenez.
Vous voulez me dire quelque chose ?
Vous me tenez.
- Que voulez-vous ? - Vous y �tiez ?
- C'est ce que vous voulez croire ? - C'est facile et �a m'inqui�terait moins.
- Je doublerai la somme. - Poup�e...
- Comme vous voudrez. - Vous �tiez avec Perkins et Santo ?
Ce n'est pas g�nant. C'est la parole de King contre la mienne.
- Vous �tiez avec eux ? - D'accord, j'�tais avec eux.
D�sormais, vous pouvez vous d�tendre.
Ce sera facile d'�chapper au cyanure.
Nous allons d�montrer � la Cour et au jury
que le soir du 9 mars 1953,
King, Santo et Barbara Graham
ont brutalement assassin� Mabel Monahan,
une veuve infirme de 61 ans.
Ils ont eu besoin d'une femme pour entrer chez Mme Monahan.
Ils ont fouill� chaque recoin de la maison
pour trouver de l'argent.
Le procureur Milton a montr� qu'il n'est pas l� pour rigoler.
"Membres du jury, la peine de mort ne vous fait pas peur
m�me si l'un des pr�venus est une femme.
Je vous demande d'invoquer la peine capitale pour que justice soit faite.
Vous �tes arriv�s chez les Monahan de nuit.
Santo a dit � Barbara Graham d'entrer.
Vous l'avez vue entrer. Que s'est-il pass� ensuite ?
Quand Mme Graham est entr�e, Santo et Perkins m'ont pouss� � les suivre.
- Vous l'avez fait ? - Une minute plus tard.
En entrant, qu'est-ce qui a attir� votre attention ?
Mme Graham frappait Mme Monahan sur la t�te et au visage avec un pistolet.
Dans quelle position �tait Mme Monahan ?
Debout. Mme Graham lui tenait les cheveux avec la main gauche
et la frappait avec la droite.
- Qu'avez-vous fait ensuite ? - J'ai dit � Mme Graham d'arr�ter.
J'ai avanc� ma main. Mme Monahan s'est effondr�e.
Et ensuite ?
Ils ont ligot� Mme Monahan et fouill� la maison. Santo, Perkins et Graham.
Et moi.
Le t�moin est � vous.
Ne le laissez pas s'en tirer. D�molissez-le.
Le bureau du procureur vous a-t-il propos� de t�moigner � ce proc�s ?
- Oui. - Que vous a-t-on offert en �change ?
M. Milton m'a dit qu'on effacerait les charges qui p�sent contre moi.
C'est le but de votre t�moignage ?
- Non. - Quel est votre but, alors ?
- D'amener la justice. - � tous, y compris vous-m�me ?
Vous trouvez juste d'�tre rel�ch� et que les autres risquent une condamnation ?
Oui, je trouve.
M. King, vous avez dit que Perkins vous avait donn� un pistolet
cinq minutes avant d'arriver chez Mme Monahan.
- Est-ce exact ? - Quatre ou cinq minutes.
Si vous ne vouliez pas vous livrer � des actes violents,
si vous �tiez l� dans le cadre, disons, de votre mission charitable...
- Objection. On influence le t�moin. - Retenue pour la derni�re phrase.
Dites-nous pourquoi vous avez pris le pistolet.
Vous savez, je me le suis souvent demand�.
�a a �branl� le jury. Regarde-les.
LES MAINS MEURTRI�RES DE GRAHAM
Au troisi�me jour du proc�s Graham,
l'int�r�t pour la reine des meurtriers s'accro�t dans tout le pays.
La police a d�couvert l'�ventualit� d'un complot pour la faire �vader.
Lors du proc�s, la s�curit� sera renforc�e.
Laissez-nous entrer. On veut voir Barbara.
Vous n'avez rien de mieux � faire ?
Pauvre nul, va.
- Salut, Peg. - J'ai vu Bobby aujourd'hui.
- Comment va-t-il ? - Il va bient�t marcher.
- Je dois le voir faire ses premiers pas. - Tu le verras. �a va s'arranger.
Oui, je n'ai pas encore pu me d�fendre.
- Je m'appelle Ed Montgomery. - Je connais ce nom.
- Qui c'est ? - Elle voulait un autographe.
Moi aussi. Signez une interview exclusive. Je vous paierai.
Voici votre premi�re livraison.
"Barbara fuit la presse."
Restez assis. Un peu de calme. La cour si�ge de nouveau.
Greffier, notez les noms des pr�sents. Poursuivez.
Notre prochain t�moin arrive. Il est juste � la porte.
- C'est mon gars. - Qui ?
Ben, celui dont je vous ai parl�.
Levez la main droite.
- Le type qui �tait avec vous au motel ? - C'est mon t�moin.
Votre t�moin ? L'accusation l'a fait appeler.
Mais c'est Ben Miranda. Mon alibi.
- Votre nom ? - Benjamin Miranda.
- Quel est votre m�tier ? - Membre de la police de Los Angeles.
Vous a-t-on demand� de travailler sur l'affaire Monahan ?
- Oui. - Quelle �tait votre mission ?
Le 7 ao�t, j'ai rendu visite � Mme Graham � la prison du comt�.
� la demande de Barbara Graham ?
Ils m'ont vendue tous les deux.
- La sale petite tra�n�e. - Fermez-la.
Quand vous avez abord� Barbara Graham, lui avez-vous donn� un mot de passe ?
- Oui. - Faites quelque chose.
- D'accord. - Quel �tait le mot de passe ?
Puis-je m'entretenir avec la Cour ?
Accord�, M. Tibrow.
Plaise � la Cour, j'avais pr�venu ma cliente de ne pas me tromper.
Mais j'ai �t� tromp�. On m'a menti.
Permettez-moi de me retirer.
Je vous comprends.
Toutefois, personne n'est aussi qualifi�
que l'avocat charg� de l'affaire
et la Cour ne peut vous d�charger.
- Je tenais � en informer la Cour. - Elle en prend note. Poursuivez.
Relisez la derni�re question.
Question : Quel �tait le mot de passe ?
Venu comme l'eau, je pars comme le vent.
Ce sera ma parole contre celle de King. Vous y �tiez ?
D'accord, j'y �tais.
D�sormais, vous pouvez vous d�tendre. Ce sera facile d'�chapper au cyanure.
L'�cho de ces mots a r�sonn� dans la salle d'audience.
Au proc�s, on a utilis� une transcription, mais vous entendez les vraies voix
enregistr�es par un petit appareil comme celui-ci,
que Miranda avait dissimul� sur lui lors de l'entretien avec la pr�sum�e meurtri�re.
Le petit appareil a tout enregistr� :
Sa tentative d�sesp�r�e de se cr�er un faux alibi,
l'aveu de sa pr�sence sur les lieux du crime.
La rousse flamboyante n'est plus qu'une femme apeur�e.
Elle sort en pleurs de cette violente audience.
Les badauds, les photographes et les reporters l'entourent.
- Qu'avez-vous � dire � la t�l�vision ? - Je suis innocente.
Et le t�moignage du policier Miranda ?
Je suis innocente. J'�tais chez moi avec ma famille.
Les espions, les menteurs qui veulent ma mort mourront d'une mort violente.
- Je suis innocente. - Vous le jurez ?
Sur la vie de mon b�b�.
Que Dieu le foudroie si je suis coupable.
Et qu'est-il arriv� � Rita, l'intrigante,
dont l'aide a �t� inestimable pour la police,
et qui �tait derri�re les barreaux pour homicide ?
On l'a rel�ch�e et plac�e en libert� surveill�e
tandis que la femme qu'elle a pi�g�e t�moignera demain pour sauver sa peau.
Malgr� ce que vous avez dit � M. Miranda,
vous maintenez que vous �tiez chez vous avec votre mari ?
Dieu m'en est t�moin.
Mais vous n'avez rien fait pour contacter votre mari
alors que vous avez tout fait pour obtenir les services de M. Miranda.
- Vous aussi. - Contentez-vous de r�pondre.
J'ai �crit � Henry de la prison, mais je n'ai pas re�u de r�ponse.
Vous lui avez rappel� que vous �tiez ensemble le soir du 9 mars ?
- Vous h�sitez Mme Graham. - Je r�fl�chis.
Oui, r�fl�chissez.
Le greffier peut-il noter que j'ai l� une lettre adress�e � Henry L. Graham
oblit�r�e le 20 mai 1953
et portant le tampon "Censure, prison du comt� de Los Angeles."
Je demande qu'on prenne cet �l�ment en consid�ration.
Accord�. Pi�ce � conviction 73.
Lisez cette lettre et dites-nous si c'est vous qui l'avez �crite.
C'est son mari. Henry L. Graham.
Dieu merci.
Je ferai �vacuer la salle si pareil �clat se reproduit.
Continuez, M. Le procureur.
Avez-vous �crit cette lettre � votre mari, Mme Graham ?
Oui.
Lui avez-vous parl� de la soir�e du 9 mars,
du fait que vous �tiez ensemble ou de la n�cessit� d'�tablir un alibi ?
Que cette pi�ce � conviction soit retenue comme preuve.
Accord�. La pi�ce 73 sera retenue comme preuve.
Je sais pourquoi je ne l'ai pas fait. Je voulais qu'Henry me rende visite.
Vous avez demand� � M. Miranda de faire un faux t�moignage.
Je ne voulais pas vraiment, mais je n'avais pas trop le choix.
Vous lui avez dit que vous �tiez avec Perkins et Santo.
Je r�p�tais que je n'�tais pas sur les lieux du crime.
Il semblait vouloir que j'y sois.
Pour moi, c'�tait ma derni�re chance.
"Je ne peux pas prouver o� j'�tais.
S'il me plante, je n'aurai plus personne."
Je ne savais plus quoi faire.
- Contentez-vous de r�pondre. - Je ne pouvais pas prouver mon alibi.
On allait me gazer. J'�tais d�sesp�r�e.
Vous avez d�j� �t� d�sesp�r� ? Vous savez ce que c'est ?
- Que ce soit ray� du proc�s-verbal. - Accept�.
- Mme Graham, vous devez... - Je sais. Je suis d�sol�e.
Continuez.
L'une des causes de votre d�sespoir pendant cette p�riode, c'est peut-�tre
que vous �tiez en p�riode de mise � l'�preuve.
- Je le suis encore. - O� �a ?
San Francisco.
Pour quel crime vous a-t-on jug�e ?
Vous h�sitez de nouveau.
Pour quel pitoyable crime vous a-t-on jug�e ?
Parjure.
BARBARA EST COUPABLE LE TRIO EST CONDAMN�
BRUCE KING EST LIB�R�. POUR BARBARA, LE VERDICT EST RETARD�
L'AVOCAT DEMANDE UN NOUVEAU PROC�S
Il est l�.
- Et ma robe Dior ? - Tr�s �l�gante.
Dis-lui de passer me voir, � l'occasion.
- On vous laisse le parloir des avocats. - C'est gentil.
- Je l'ai vu. Il est adorable. - Merci.
- Demandez-lui s'il a un copain. - Promis.
Ne pleure pas, mon poussin.
La voil�.
Fais un bisou � maman, comme je t'ai montr�.
Ne pleure pas, mon tr�sor.
- Que s'est-il pass� ? - Ce sont les cam�ras.
Un peu de d�cence. Fichez-nous la paix.
Tu as manqu� � maman, mon c�ur.
Dites-nous. Quel effet �a fait de voir votre b�b�
en sachant que vous allez �tre gaz�e ?
� votre avis ?
Maudits soient-ils.
- L�chez-moi. - Venez.
Allez au diable.
Il m'arrive de r�prouver certaines pratiques polici�res,
mais dans le cas pr�sent je ne vois rien de r�pr�hensible.
La requ�te de nouveau proc�s est rejet�e.
Je suis pr�sent seulement parce que M. Tibrow est souffrant.
M. Matthews, je vous d�charge de toute responsabilit�.
Merci, votre honneur.
L'accus�e sera remise au sh�rif du comt� de Los Angeles
qui la fera conduire � la prison pour femmes de Corona.
La Cour condamne Barbara Graham
� la peine capitale, c'est-�-dire la peine de mort.
Cette peine sera inflig�e dans l'enceinte de la prison de Saint Quentin
comme le pr�voit la loi,
c'est-�-dire par l'administration d'un gaz toxique jusqu'� la mort de l'accus�e.
Amenez-la pour la t�l�vision.
Reculez, je vous prie.
Votre mari aurait chang� sa version des faits.
- L�chez-la. - Vous, vous l'avez laiss�e tomber.
- Des commentaires ? - J'ai lu qu'elle n'�tait pas mon genre.
Un grand gar�on comme vous. Faut pas croire tout ce qu'on lit.
- Vous avez quelque chose � dire ? - Alors ?
Vous ne dites rien, aujourd'hui.
Je veux remercier ces messieurs de la presse.
Vous m'avez d�molie et le jury n'a fait de moi qu'une bouch�e.
Je vous invite tous � mon ex�cution. C'est tout naturel.
En tant que chef de file, amenez votre femme. �a devrait lui plaire.
Et si vous faisiez une d�claration ? Vous �tes satisfait ?
On se croirait � la fac.
Les filles de Corona l'appellent le "campus".
C'est bien mieux que certaines m�nageries o� je suis pass�e.
- Chacune s'habille comme elle veut. - Personne ne se ressemble.
Nous voulons que les filles marchent la t�te haute.
Elle me conna�t. Je suis une vraie star sur le campus.
Voici votre chambre.
C'est reparti. Montrez-moi comment vous allez m'immobiliser et je suis par�e.
Nous devons vous isoler � cause de votre...
De ma condamnation � mort ? C'est contagieux ?
D�sol�e, Barbara. C'est comme �a.
Les autres m'auraient s�rement rejet�e. Comme d'habitude.
- C'est Shelly Manne ? - Vous aimez ?
J'adore.
- On �lectrocute quelqu'un ? - Extinction des feux. Je file.
Bonne nuit.
D�sol�e, vous ne pouvez pas porter �a.
Pourquoi ?
C'est trop provocant.
Y a pas un homme � des lieues � la ronde.
Et j'ai l� une belle ceinture de chastet�.
J'aimerais bien pouvoir aguicher quelqu'un.
Ce n'est pas malin de vous faire remarquer le premier soir.
Je vous conseille de porter la chemise de nuit r�glementaire.
Alors ?
Tr�s bien, je l'enl�ve.
Mais je ne porterai pas votre truc.
Je dormirai nue.
Alors ?
Couvrez-vous.
- Elle a refus� le d�tecteur de mensonges. - Elle a chang� d'avis.
Jusque-l�, le pari �tait trop risqu�.
- Elle doit avoir d'autres choses � cacher. - S�rement beaucoup.
Elle d�gage quelque chose. Quand on la rencontre...
Bonjour, M. Matthews. Comment va M. Tibrow ?
Mieux, mais il est toujours � l'h�pital. Il veut que je m'occupe de votre appel.
Voyez M. Palmberg et je prendrai ma d�cision.
Bonjour, Barbara.
Asseyez-vous l�.
Carl va vous faire passer des tests. Il est psychologue et criminologue.
C'est son probl�me.
Je n'aime pas ma m�re. Je n'ai jamais connu mon p�re.
O� est votre marteau ? Ciel, bleu, lundi, lavage.
- Comment ? - Ce sont les r�ponses au test.
Al, on se voit plus tard.
Bien s�r.
- C'est quoi, comme livre ? - De la po�sie.
C'est l'histoire d'un jeune Japonais Jamais ses po�mes on ne lisait
On lui demanda pourquoi Voil� ce qu'il expliqua
Dans le dernier vers, je me sens oblig� De mettre tous les mots que je connais
- On va peut-�tre s'entendre. - Je l'esp�re.
Je vais commencer par le test de Rorschach.
Les t�ches d'encre. Pour d�crypter mon cerveau perturb�.
Allez-y. Que voyez-vous ?
Un nuage.
Bobby.
On dirait un lit.
- Alors, Carl ? - Elle est compl�tement amorale.
C'est une menteuse inv�t�r�e qui ne respecte ni la loi ni la soci�t�.
- Vous, vous avez lu mes articles. - Acceptez l'appel.
- Quoi ? - Je la crois innocente.
Pourquoi Santo et Perkins ne parlent-ils pas ? Ils n'ont rien � perdre.
C'est le seul rem�de pour le cyanure.
Pla�t-il ?
Ils pensent que sa peine va �tre commu�e.
Une jeune et jolie maman.
Si on n'ex�cute pas la meurtri�re, on ne va pas ex�cuter ses complices.
C'est pour �a qu'ils disent que c'est elle et qu'ils maintiendront leur histoire.
- C'est votre opinion. - Rien de plus, Montgomery.
Je ne peux pas l'imprimer et en faire une v�rit�.
� l'inverse, l'�tat doit la gazer pour toucher Santo et Perkins.
Elle n'a pas pu le faire. Elle ne supporte pas la violence.
La violence physique. Les faux, le parjure, le racolage, voil� ses crimes.
Les crimes de ceux pour qui la violence est impossible.
- Et elle est gauch�re. - Je n'avais pas remarqu�.
Vous n'en parlez pas dans vos articles.
D'apr�s King, elle tenait l'arme dans la main droite.
Inutilisable en appel. Cette preuve �tait disponible pendant le proc�s.
Vous vouliez me dire d'aller en appel, pas comment m'y prendre.
- Nous allons... - Comment �a, "nous" ?
Il n'y a pas d'argent pour une enqu�te.
- Et dans votre �tat de sant�... - Arr�tez de m'interrompre.
On va mettre en lumi�re de nouvelles preuves. Je m'en charge.
Vous traduirez �a en prose juridique incompr�hensible.
Mais des preuves ne la sauveront pas. C'est l� que vous intervenez.
La presse a contribu� � sa condamnation. Vous pouvez changer �a.
Qui vous dit que je suis dans votre camp ?
- Vous �tes ici. - Pour faire un papier.
D'habitude vous ne vous d�placez pas.
Pour moi, vous avez d�cid� de changer de point de vue.
- J'ignore ce que j'ai d�cid�. - Pas moi.
Vous cherchez le chapeau qui est d�j� sur votre t�te.
Peut-�tre, mais je n'ai pas encore perdu la t�te.
Les choses s'arrangent, Peg. M. Matthews me repr�sente en appel.
Un certain Carl Palmberg est avec lui. Impossible de d�crire l'effet qu'il produit.
Voil�, je suis de nouveau quelqu'un. Pas une condamn�e.
RAPPORT D�TECTEUR DE MENSONGES
Vous imaginez combien je suis perturb�e qu'apr�s tous nos efforts,
on ne me fasse pas passer au d�tecteur de mensonges.
Il doit y avoir du nouveau pour l'appel. Ce suspense me tue.
Vous comprenez combien je suis impossible,
surtout pour une cliente qui ne paie pas.
C'est peut-�tre mon �ducation.
Remerciez Montgomery pour son dernier article.
Les interviews commencent � payer.
Je ne sais pas pourquoi il a chang� d'avis, mais il a chang�.
Je vous en prie, l'essentiel,
c'est que je sache pour l'appel. Je vais devenir folle.
J'ai 15 autres rendez-vous. Ces plombages, �a prend du temps.
On me met des plombages en or, alors qu'on m'a r�serv� du cyanure.
- Dr�le de remarque. - Barbara.
- J'aimerais parler � Mme Graham. - C'est bon.
Allez, racontez-moi.
La demande d'appel a �t� rejet�e.
Ils ont fix� une date ?
Le 3 d�cembre. Al a demand� un sursis.
Je ne veux pas de sursis.
Si vous ne pouvez pas faire commuer ma peine, pas de sursis.
Au moins, ce sera termin� le 3 d�cembre.
Vous entendez, je ne peux plus le supporter.
Carl, que vais-je faire ?
Vous allez faire soigner vos dents.
Allez.
Encore des cauchemars ?
Allez-vous-en. Laissez-moi.
- Voil� ta maman. - Bobby !
Mon ch�ri.
Bobby, mon b�b�. Maman est si contente.
Comment va-t-elle ?
Avec 4 jours � vivre, � votre avis ?
Tu as tellement grandi.
Tu dois peser au moins 12 kilos.
On jouait � Wibbleton et Wobbleton, tu te souviens ?
On y jouait tous les soirs. C'est parti.
�a te pla�t ? Tu vois, il se souvient.
Allez, on recommence.
Allons manger une glace.
Non, ne fais pas �a.
Ce serait supportable si je ne devais pas le perdre.
�a n'arrivera pas.
Parfois, j'ai l'impression que je vais exploser
et qu'on m'arrache tripes et boyaux � mains nues.
Je n'aurais jamais d� l'avoir, Peg.
M�me si j'�chappe � l'ex�cution, je moisirai en prison.
Je le ferai souffrir en restant en vie.
Je suis heureuse de mourir.
Barbara, �coute-moi.
La cour supr�me des �tats-Unis a report� ton ex�cution.
Seigneur.
Si je vous avais su hospitalis�, Carl, vous n'auriez pas re�u ma derni�re lettre.
Le fait d'attendre deux mois la r�ponse � ma demande a �t� une sacr�e �preuve.
J'ai r�fl�chi � ce que vous m'aviez dit la derni�re fois.
Je veux vivre, Carl.
La vie me semble tr�s pr�cieuse.
Je veux vivre et vous �tes mon plus grand espoir.
Je n'arrive pas � y croire.
Carl est mort.
Son enqu�te �tait essentielle.
Il n'a pas laiss� de notes. Elles ont disparu avec lui.
- Tout a disparu avec lui. - Ne dites pas �a.
Vous avez des pistes. Al Matthews, les comit�s de soutien.
Et moi.
Vous n'�tes pas venu me dire �a.
La cour supr�me a rejet� votre demande.
Quelle est la nouvelle date ?
Le 3 juin.
Hier, j'ai trouv� deux cheveux blancs. C'est tout.
Vous avez encore des cartes juridiques � jouer. Al est au tribunal.
Je demanderai la cl�mence au bureau du gouverneur.
Le journal sugg�re qu'on commue votre peine.
Dans tous les cas, je fais vendre du papier.
Barbara, je...
Ce que j'ai �crit sur vous pendant le proc�s...
Ce que je pense maintenant...
Vous me faites de sacr�s adieux.
Il ne manque que les confettis.
Aujourd'hui, c'est le d�but de la fin pour Barbara Graham.
Notre cam�raman filme sa sortie de Corona. Peut-�tre son dernier voyage.
Barbara monte dans la voiture qui la m�ne vers la mort.
Elle n'a pas le profil � faire partie de la 1 �re triple ex�cution de Californie,
mais d'une jolie fille qui a choisi le mauvais chemin dans la vie.
Ce genre de pens�es m'a dissuad� de lui poser les questions habituelles.
- Vous avez encore une chance ? - Que porterez-vous ?
Encore maintenant, elle peut garder espoir.
� tout moment, avant son rendez-vous de 10 h dans la chambre � gaz,
le tribunal ou le gouverneur peuvent d�cider d'annuler l'ex�cution.
La voici.
- Vous voulez la voir ? - Je veux cinq minutes avec Perkins.
- Cinq petites minutes. - Il a refus�.
- Vous �coutez ses caprices ? - C'est aussi sa derni�re nuit.
Il peut innocenter Barbara.
Laissez-moi un peu tranquille.
Une ex�cution, c'est dur pour la prison, mais quand c'est une femme...
Dites � Perkins que j'attendrai toute la nuit s'il le faut.
Attendez l�, mais ne me mettez pas la pression.
STRICTEMENT INTERDIT DE FUMER
- Bonjour, Barbara. On a le m�me pr�nom. - Appelez-moi Mme Graham.
- Bien, Mme Graham. Voici... - Passons les pr�sentations.
- Ce n'est pas une garden partie. - Forc�ment, on me colle un gros tas.
- Vous vous faites du tort. - Notez son nom sur le registre.
REGISTRE DU COULOIR DE LA MORT
Tout Corona vous souhaite bonne chance.
Voici votre cellule.
Commence la garde. Je vais faire du caf�.
�teignez-moi cette soupe.
Autant mettre quelque chose de confortable.
- Vous serez mieux avec �a. - Qu'est-ce qui vous prend ?
Il faut vous d�shabiller car je dois vous fouiller.
Vous ne trouverez rien sur moi.
Si j'avais du me supprimer, je l'aurais fait il y a un an.
D�sol�e, mais nous devons suivre les ordres.
Que ce soit bien clair. Personne ne me tripote.
Tout �a, c'est termin�. Sortez. Fichez-moi la paix.
- Un peu de tenue, sinon... - Sinon quoi ?
De quoi peut-on me menacer ?
Je peux entrer ? C'est le directeur.
Oui, monsieur.
- Vous avez une cigarette ? - Vous inversez les r�les.
Nous voulons que vous soyez aussi bien que possible. Des requ�tes ?
Je veux voir mon avocat d�s qu'il arrive. C'est tout ce qui compte.
- C'est d�j� pr�vu. - Merci.
Pas de nouvelles ?
Une derni�re chose.
- La chambre � gaz... - N'y pensez pas.
Continuez � esp�rer.
Elle est tout pr�s, non ?
Commandez ce que vous voulez pour d�ner.
Je n'ai pas envie de manger.
Excusez-moi, je vais me retirer.
Bien s�r.
M. Le directeur.
N'oubliez pas de m'appeler pour 10 heures.
Elle refuse que je l'examine. Je dois le faire ?
D'accord. Laissez tomber.
La classe.
Je ne peux pas d�cevoir mon public. J'imagine ce que diront les journaux.
"La meurtri�re a pass� sa derni�re soir�e en pyjama rouge sang."
"Rouge sang", c'est l'expression qu'ils utilisent pour parler de moi.
Que je porte n'importe quelle couleur.
Du caf�, Mme Graham ?
Moi aussi, je m'appelle Barbara.
Allez.
On vous a envoy� un repas quand m�me.
- Emmenez-le. - Vous devriez prendre des forces.
�a ne vient pas du ventre.
- On ne compte pas les heures. - Pardon.
- O� est cet avocat ? - Il va arriver.
Il a int�r�t. Il risque de perdre une bonne cliente.
C'est le p�re Devers.
- Bonsoir, Barbara. - Contente de vous voir, mon p�re.
Tr�s classe pour �couter du jazz, ce pyjama.
- Il vous pla�t ? - Carr�ment.
Pourquoi suis-je boulevers�e ?
- Je n'ai pas peur de mourir. - Bien s�r que non.
Ce sera agr�able de me retrouver face � face
avec la seule personne qui sait que je suis innocente.
Pour Dieu, personne n'est enti�rement innocent ou coupable.
Je parlais de Mme Monahan.
- J'ai amen� �a. - Merci.
Quel beau cadeau d'adieu.
St Jude, le saint de l'impossible.
- J'aimerais me confesser. - Tr�s bien.
Pardonnez-moi car j'ai p�ch�.
- Gerry Mulligan. - C'est possible.
Je connais par c�ur.
Rouge sang.
- Vous allez voir. - Je prends la rel�ve.
Voici un flash sp�cial.
Quatre couples ont demande � adopter le fils de trois ans de Barbara Graham.
�teignez �a. Les pourris. Ils n'ont pas le droit de prendre mon petit.
- Ils voulaient dire... - Je ne veux pas savoir.
Quelle heure est-il ? Peu importe. On est jeudi ou vendredi ?
Vendredi.
M. Matthews veut voir Mme Graham.
�coutez-moi. Personne ne va adopter mon gosse.
- O� avez-vous entendu �a ? - � la radio.
- �a arrive tout le temps. - Pas � moi.
Tout se passe comme pr�vu. Bobby reste avec sa grand-m�re.
- Jur� ? - Jur�.
C'est prometteur. J'ai saisi la cour supr�me.
Le clerc a ouvert le bureau. Le juge est en train d'examiner la requ�te.
- Et ? - Je m'entretiendrai avec eux t�t demain.
C'est ce que je voulais. Ne rel�chez pas la pression.
Si seulement ce n'�tait pas les femmes d'abord.
Montgomery essaie d'obtenir une d�claration de Perk.
Un scoop, je suppose. Il perd son temps.
On peut peut-�tre inverser.
Si Perk et Santo passent d'abord, ils craqueront peut-�tre.
On parie ?
J'ai encore quelques tours dans mon sac. Gardez la t�te haute.
Le gouverneur refuse la cl�mence. Peut-�tre me recevra-t-il en personne.
Tout ce que vous voulez au tribunal, mais ne les suppliez pas.
Ne les suppliez pas.
- Portez �a. - Vous devez l'autoriser.
Vous voulez apprendre la loi � mon avocat ?
Gardez espoir.
Salut, l'avocat.
Prenez �a. �a doit commencer � �tre inconfortable.
Vous n'en voulez pas ? Merci.
Vous n'�tes pas oblig�e de bavarder toute la nuit.
- Faites-vous remplacer par la grosse. - �a ira.
"La nuit en musique" continue apr�s le flash.
- C'est parti. - L'entra�neur de basket-ball...
Laissez. J'aime bien la musique classique.
Moi aussi.
Parfois, �a d�tend, je trouve.
- Vous avez des m�mes ? - Deux gar�ons de trois et six ans.
Quel genre de type est votre mari ?
Je demande le divorce pour abandon de famille.
Je ne crois pas au divorce. Je suis s�par�e.
Vu comment sont les hommes, c'est le seul moyen de vivre avec eux.
Mon Henri �tait un mari formidable.
Il me ramenait des fleurs et des bonbons.
Il me donnait toujours de l'argent. Et c'�tait un vrai papa g�teau.
Aucun sacrifice n'�tait trop grand pour notre petit.
Je dois avouer
que mon couple �tait parfait.
Que s'est-il pass� ? Excusez ma curiosit�.
Ce n'est pas grave.
Je l'ai quitt� car je le tirais vers le bas.
Il allait devenir directeur adjoint dans la banque o� il travaillait.
J'ai eu peur que �a rate � cause de moi.
Pour un emploi, on regarde au moins autant le profil de la femme.
Certainement.
- Vous devriez vous reposer. - Je n'en ai pas envie.
C'�tait une tr�s grande banque. Vous la connaissez.
Entrez.
Bonjour, Mme Graham.
Des glaces au caramel au petit d�jeuner ? On n'a pas id�e.
C'est d�licieux.
Un matin, on a d�jeun� au champagne � Las Vegas...
Il �tait dans l'autre pi�ce toute la nuit ?
Il n'a pas sonn� une seule fois.
�a va peut-�tre venir.
V�rification de la ligne. Rappelez dans 10 secondes.
La ligne directe du gouverneur est ouverte ?
V�rifiez. Plus d'appels sortants apr�s neuf heures.
Ils le savent, mais r�p�tez-le-leur.
Appelez l'horloge parlante.
Ici Saint Quentin, il me faut l'heure exacte.
Merci.
- On retarde de trois secondes. Notez-le. - Tr�s bien.
J'aimerais pouvoir l'�pargner.
PASTILLES DE CYANURE
DERNI�RE TENTATIVE POUR SAUVER BARBARA
- Ils ne veulent pas vous voir. - Ils ont dit quelque chose ?
Santo a dit qu'il avait r�ussi � rester en vie en la bouclant.
Ces deux-l� sont les pires...
C'est vrai. Que faisait-elle avec eux, d'ailleurs ?
NE PAS TOUCHER LES LEVIERS ET LES VALVES
Test d'�tanch�it� r�ussi.
Quelle heure est-il ?
9 h 15.
Barbara, le gouverneur vous donne un sursis.
Je vais peut-�tre vivre ?
C'est pour permettre � votre avocat de vous d�fendre.
- N'allez pas penser... - Que je vais �chapper � l'ex�cution.
Je pr�f�re "ex�cuter" � "gazer".
Ce sont les tribunaux qui d�cident.
Merci, messieurs.
Le saint de l'impossible.
Cette fois, il est tomb� sur un os.
- Qui veut du caf� ? - Merci.
Oui, je comprends bien.
On reporte tout � 10 h 45.
D�sol�. Votre requ�te a �t� rejet�e.
Le sursis est annul�.
- J'ai le temps de m'habiller ? - Un quart d'heure.
Un quart d'heure.
- Je peux vous aider ? - Non, �a ira.
Mes coutures sont droites ?
- Je suis bien ? - Impeccable.
Ces boucles d'oreilles compl�tent l'ensemble.
Des bijoux en toc, voil� avec quoi je finis.
Vous avez �t� super, Barbara. Donnez �a � vos m�mes.
- C'est � votre fils. - Il a d� l'oublier depuis longtemps.
Vous savez comment sont les m�mes.
- Que faites-vous ? - Le sol est froid.
- Quoi ? - Enlevez vos chaussures.
Pas question. Je suis mieux avec.
- C'est quoi ? - Vous devez le mettre.
- �a sert � quoi ? - C'est un morceau de st�thoscope.
Vous mentez. Aucun st�thoscope ne ressemble � �a.
Il sera reli� � un tube qui m�ne � l'autre bout du st�thoscope � l'ext�rieur.
Il faut y aller.
Ses chaussures.
Laissez faire.
Oui, monsieur ?
Oui, j'attendrai vos instructions.
Mon p�re, pourquoi me torturent-ils ?
Pourquoi me torturent-ils ?
On a modifi� la requ�te d�pos�e aupr�s de la cour supr�me.
La presse doit retourner en salle d'attente et attendre mes consignes.
Je vous ai dit tout ce que je sais.
�CHEC DES DEMANDES DE CL�MENCE
SURSIS AUX PORTES DE LA MORT
Quand vous voudrez.
Disons 11 h 30.
Barbara, je suis navr�.
Adieu et que Dieu vous b�nisse.
Je veux un masque.
Un masque ?
Je ne veux pas voir ces gens me regarder comme une b�te curieuse.
J'ai un masque pour dormir.
Mon p�re, ce n'est pas moi.
Allez-y.
Quand les pastilles tomberont, inspirez bien. Ce sera plus facile.
Comment le savez-vous ?
C'est termin�.
Cher M. Montgomery,
je n'ai jamais su m'exprimer avec des mots,
mais sachez que j'appr�cie du fond du c�ur ce que vous avez fait pour moi.
Bien � vous, Barbara.
VOUS VENEZ DE VOIR UNE HISTOIRE VRAIE
RECONSTITU�E � PARTIR D'ARTICLES DE PRESSE
DE COMPTE-RENDUS D'AUDIENCES, DE RAPPORTS, D'INTERVIEWS
ET DES LETTRES DE BARBARA GRAHAM. EDWARD MONTGOMERY
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