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Original subtitles

Santé.

- On dirait qu'Emil est fâché. - Oui, tout va bien.

Quoi ?

- Dis-le. - Quoi ?

QUATRE JOURS PLUS TÔT

C'est écrit sur ton visage.

D'accord, génie, si tu me connais si bien

dis-moi à quoi je pense ?

Tu es inquiet parce qu'on va voir quelqu'un

qui ne m'aime pas beaucoup. Tu hésites.

Qui ne t'aime pas beaucoup ? Ce type a menacé, s'il te revoyait,

de t'exploser les genoux, de t'enfermer dans une malle

et de te couler au fond de la baie.

C'est bien ce que je dis. Tu es nerveux.

Je ne suis pas nerveux, mais réaliste. C'est un psychopathe.

Il veut ta peau et tu vas aller valser dans son salon.

Mais je te connais bien et ce n'est pas pour te déplaire.

Et tu approuves quand même.

Tu es un mystère dans une énigme enveloppée dans du cachemire.

Christopher Chance pour M. Belvilacqua.

Vous êtes idiot ou quoi ?

J'ai pourtant été clair, la dernière fois.

Vous avez des oreilles.

La seule explication, c'est que vous n'écoutez pas.

Et sur cette note,

crache le morceau.

J'ai besoin de 1,8 millions $ en espèces la semaine prochaine.

Apporte-moi la malle et mon .45.

Un prêt. Je rendrai jusqu'au dernier centime et avec ça,

je vous offre le seul type que vous détestez plus que moi.

- Hugh Prentiss. - Hugh Prentiss ?

- Lequel ? - Attends. Continuez.

J'ai un client,

un boxeur professionnel. Il s'appelle Eddie Dunn.

Prentiss lui a demandé de perdre. Eddie a refusé.

Prentiss a perdu une fortune,

- 1,8 million pour être exact. - Votre client n'est pas futé.

C'est vrai. Ce n'est pas une lumière.

- Il me traite d'idiot ? - Bien sûr que non.

Je ne suis pas idiot.

Vos écouteurs sont à l'envers.

Eddie est gentil. Prentiss ne lui a laissé aucune chance.

Il a envoyé des gars armés chez lui.

Eddie s'en est sorti, mais il se planque depuis.

Et qu'est-ce que vous voulez faire ?

Prentiss a le bras long.

Il finira par retrouver mon client.

J'ai un plan pour empêcher Prentiss de menacer quiconque à l'avenir.

Tout est prêt. Il me manque le fric.

J'écoute toujours.

Le Tournoi Christof à Bruxelles.

Huit boxeurs, les meilleurs au monde.

Une salle de paris bourrée de fric.

Des fortunes gagnées et perdues en une nuit.

Je vais forcer Prentiss à parier sur le mauvais boxeur

et il se fera lessivé.

Vous allez convaincre Hugh Prentiss, le meilleur parieur au monde,

à miser tout ce qu'il a et perdre ?

Tout ce qu'il possède. Jusqu'au dernier centime.

Et je peux savoir qui sera ce boxeur ?

Moi.

D'accord. Supposons que vous emportez le tournoi.

Et que par miracle, vous arriviez à convaincre Prentiss

de parier tout ce qu'il possède contre vous.

Vous semblez oublier un petit détail

Lequel ?

On vient au Christof sur invitation. Pourquoi seriez-vous invité ?

Étape un sur quatre : concocter une histoire en béton.

Les organisateurs de ce tournoi ont un faible pour ceux

qui viennent de nulle part. Des inconnus.

On va donc parler d'un inconnu du nom de Grant Johnson

qui a remporté une série de victoires.

Puis Chance se pointera et rendra la chose vraisemblable.

Ce soir ? Dans le McGinty's Irish Pub ?

- Oui, on peut dire ça. - Oui.

Je sais que vous ne connaissez pas vraiment le métier,

mais pour se faire un nom, il faut battre une grosse pointure.

Pour y arriver,

je ne vois même pas qui il faudrait mettre au tapis.

Ça alors, Kendrick Taylor.

Il est trois fois champion au MMA. Médaille d'or à Athènes.

Si j'avais mon appareil photo... Enfin, qu'est-ce qu'on disait ?

Oui. Battre quelqu'un d'assez gros pour faire impression.

Attendez. Non.

Tu as renversé ton verre.

- Encore une fois. - Qu'est-ce qu'il fait ? Mon Dieu.

C'est bon. Montre-lui.

On y va. Allez, maintenant. Oui.

Ce ne sera pas long.

Kendrick Taylor est une machine à tuer.

Il va se battre et moi je suis un idiot.

Regardez bien.

- Allez. - Allez.

Oui. C'est bon.

Qui c'est, ce mec ?

On dirait Grant Johnson.

Quoi, vous ne le connaissez pas ?

Salut. C'est Kelso. Tu ne devineras jamais ce que j'ai vu.

Comment il a fait ça ?

Attends.

Si j'ai bien compris, vous connaissez Kendrick Taylor

et vous l'avez persuadé de se faire démolir en public ?

C'est un ami. Il veut quitter la boxe

et il a besoin d'un coup de pouce pour ouvrir son bar.

Ça semblait équitable. Vous le lirez dans un mois.

- Qu'est-ce que c'est ? - L'étape deux sur quatre.

Le contre-espionnage.

Oui.

- Je ne sais pas ce que ça veut dire. - Espionner, p'tit génie.

Pour que ça marche, Chance doit faire les finales.

À ce niveau, il n'y a pas de limite aux paris.

C'est la seule fois où Prentiss pourra tout miser.

Pour que Chance y arrive, on doit tout savoir sur ses adversaires.

Ce qu'ils nous cachent. Leurs faiblesses.

Les failles dans leur armure.

Il va falloir nous aider, Eddie. Vous êtes d'accord ?

Vous croyez vraiment que Chance peut gagner ?

Personne au monde plus que lui.

On m'a appelé.

Préparez-vous. On part à Bruxelles.

6 HEURES AVANT LE PREMIER COMBAT

Bonsoir, messieurs. Puis-je vous aider ?

Oui, nous sommes du groupe Benedict.

- Planification ou exécution ? - Exécution.

Suivez-moi, je vous prie.

Les combats commencent à 19 h.

Réponds-moi franchement. Tu es aussi excité que moi ?

Je ne voulais pas te le demander, mais

là -bas, avec Kendrick, ce coup que tu as pris,

ça ne devait pas arriver ?

- Tu t'en es rendu compte ? - Oui.

Tu sais, avec tous tes trucs de jiu-jitsu,

comment t'es-tu pris un coup alors que tout était arrangé ?

Je ne sais pas. Je suis allé à droite au lieu d'aller à gauche. Ça arrive.

Les boxeurs que tu vas affronter sont des durs

et c'est la vie d'Eddie qui est en jeu.

Si tu ne t'en sens pas capable...

Je suis prêt. En pleine forme.

Merde.

4 HEURES AVANT LE PREMIER COMBAT

Ton premier adversaire s'appelle Emil Lodan.

On s'en occupe.

On a tous un point faible. Trouvons celui d'Emil.

- Je voulais te rappeler... - Pas besoin que tu me rappelles.

Oui. Mais je voulais te rappeler d'appeler Frank.

- J'ai appelé Frank. - Tu lui as parlé ?

- J'ai laissé un message. - Ça ne suffit pas.

Moi je peux laisser un message. Tu le connais.

Tu dois t'assurer que Frank marche avec nous, sinon... Allô ?

- Qui est Frank ? - L'étape numéro trois.

Le combat débute à 20 h. Tu as le temps de te reposer.

Ça nous donnera le temps de revoir notre couverture.

Je n'écoutais qu'à moitié dans l'avion.

Quoi ? C'est mieux que pas du tout.

Bienvenue, M. Johnson. Vous savez qui je suis ?

Hugh Prentiss.

Nous sommes entrés. Ça ne vous ennuie pas.

Mon médecin, le Dr Weisz.

Mon chef de la sécurité, M. Sams. Et voici Eva.

- Que puis-je faire pour vous ? - J'aime rencontrer les participants.

Ça me permet de bien sentir l'évènement.

Pour vous, ça valait le déplacement.

Pour moi ?

Il n'y a rien de plus excitant qu'un inconnu qui fait sensation.

C'est moi. La sensation.

- Votre maillot. - Les participants se soumettent

à un examen. Votre inscription tardive ne l'a pas permis.

Si vous permettez...

Je vais paraître méfiant, mais j'ai besoin de savoir.

Comment un boxeur de votre niveau surgit-il du néant ?

La prison. Pelican Bay. Neuf ans pour coups et blessures.

Vous avez combattu en prison ?

Excellent terrain de recrutement. Comment va Warden Torres ?

Elle va bien. Aux dernières nouvelles.

- Vous êtes son entraîneur ? - Son coach de vie, qu'on dit.

J'ai une salle dans le Tenderloin. Il est venu frapper à ma porte

et dire qu'il voulait oublier le passé.

Vous pouvez vous rhabiller.

J'ai été ravi de vous connaître.

- Bonne chance, ce soir. - Merci.

Ravi de vous avoir rencontrée.

Il faut que Guerrero se branche sur les caméras de surveillance.

Coach de vie ?

- Amatrice de combats ? - Je suis ici pour faire la fête.

Eva Khan.

Vous êtes la fille de Vincent Khan.

Il a gagné le tournoi dans les années '80. Quatre fois ?

Le meilleur poids lourd de tous les temps.

- Pas mal. - Je fais mes devoirs.

Vous ne faites pas que décorer le bras de Prentiss.

C'est grâce à vous qu'il est si fort.

- Vous lui trouvez les gagnants. - Pas mal du tout.

Mais je fais aussi mes devoirs.

Pourquoi traînez-vous avec Eddie Dunn ?

Je n'ai rien dit à Hugh, et vous devriez m'en remercier,

car s'il vous soupçonnait se savoir où est Eddie, il serait contrarié.

C'est peut-être ce que je veux : contrarier Hugh.

Eddie a fait son lit. À votre place, je resterais à l'écart.

Le lit d'Eddie ?

Vous qui savez trouver les vainqueurs,

quelles sont mes chances ?

- Honnêtement ? - Oui.

Vous allez perdre.

Voici ce qu'on a sur Emil Lodan.

J'ai son dossier psychiatrique de l'armée.

Il a beaucoup de mal à gérer sa colère.

Provoque-le, il fera des erreurs.

Allez-y.

Essaie de l'attaquer par la gauche. Ça le met en rogne.

Gifle-le.

- Le gifler ? Comment ça ? - Main ouverte, au visage.

Pourquoi voudriez-vous qu'il...

- Qu'est-ce qui vous prend ? - Vous êtes en colère ?

Oui, vous m'a...

On dirait qu'Emil est fâché.

Oui, tout va bien.

Quand il sera énervé, vise son point faible.

Il a une broche au poignet, fracture du cubitus.

En mai, il s'est fracturé les côtes 3 et 4.

Un coup direct

lui coupera le souffle. Tu n'auras qu'à le finir.

- C'est quoi ça ? - Un truc qui cloche.

Comme avec Kendrick. Ça ne lui ressemble pas.

Il a l'air lent. Il n'attaque pas.

- Pause. - Merde.

Je fais arrêter le combat. Il faut un médecin.

- Attends. - On ne peut pas attendre.

J'ai entendu un truc craquer. J'espère que ce n'est pas la colonne.

Non. Je crois qu'on a gagné.

C'était le poignet d'Emil.

Comment savez-vous que ça fait ce bruit ?

L'habitude. Le crâne est la partie la plus dure du corps.

Chance a encaissé volontairement. Le poignet d'Emil se sera cassé.

Tu dis n'importe quoi. Emil a l'air en pleine forme.

Il souffre. Il ne le montre pas. Si j'ai raison, il est cuit.

- Il ne peut pas se défendre. - Et si tu te trompes ?

Huit, neuf...

Allez-y.

Que t'est-il arrivé ?

Encore quelques minutes et tu finissais légume.

C'est comme si je ne savais plus me battre.

- Ça n'a pas de sens. - Bien sûr que si. C'est les yips.

S'il retourne sur le ring,

ils vont le massacrer.

Attendez. Les yips ? Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Comme un joueur de baseball qui s'écroule. Il est dans sa tête.

Tout ce qui doit marcher déconne.

Double vision, temps de réaction azimuté,

grincements comme des ongles sur une ardoise, mais dans la tête.

Qu'est-ce qu'il faut faire ?

J'ai essayé des trucs. Éliminer les produits laitiers.

Porter deux chaussures droites.

J'ai dormi avec des gants pendant un an.

Oui, vous êtes un idiot.

Je n'aime pas ça. Tu as deux autres combats à livrer

et le prochain ne te tombera pas sur le crâne pour te faire plaisir.

Il a raison. Retournez sur le ring et vous êtes mort.

- Je ne sais pas où ça me mène... - Du calme, Eddie.

Il ne vous arrivera rien. Le plan est bon, on va s'y coller.

Je vais voir Eva. Travaillez la stratégie du prochain combat.

- Tu as parlé à Frank ? - J'attends toujours son appel.

Guerrero va parler à Frank et tout ira très bien.

Cette histoire de yips, ça doit être les nerfs.

Les nerfs. Tu l'as déjà vu nerveux ?

Dernière question à mille francs, les volcans.

Oui, il peut dire ce qu'il veut.

Tant qu'il aura ses yips, je ne prends pas de risque.

On va lui organiser le prochain combat.

- Quoi ? - Et tu veux être un modèle ?

Serviette ?

Vous ne devriez pas être ici.

Pourquoi ? À cause de votre patron ? C'est quoi votre histoire ?

Hugh était un ami de mon père. J'avais neuf ans quand il est mort.

Il m'a élevée comme sa fille.

- Qu'est-il arrivé à votre père ? - Il était malade.

Les médecins lui ont demandé de s'éloigner du ring. Moi aussi.

Vous connaissez les boxeurs. Je ferais n'importe quoi pour Hugh

et vous le savez. C'est pour ça vous êtes ici.

Alors dites-moi ce que vous avez à me dire.

Eddie ne mérite pas de mourir parce que votre patron triche.

Aidez-moi à le convaincre de laisser Eddie tranquille.

Et pourquoi je vous aiderais, vous ou Eddie ?

Je ne sais pas. Une intuition. Je me trompe ?

Prentiss m'écoute pour les paris, pas pour effacer une dette.

Alors pariez.

Je gagne le tournoi, Prentiss lâche Eddie.

Je perds, il récupère son argent, ce soir.

Vous plaisantez.

1,8 millions $ en espèces dans ma chambre. Vous voulez voir ?

Je ne peux pas aider Eddie Dunn, et vous non plus.

Attendez.

J'ai dit plus tôt que vous perdriez. Vous savez pourquoi ?

Je le vois dans vos yeux. Vous avez le regard vide.

Les yips.

Comme vous voulez, mais c'est vrai.

Certains boxeurs arrêtent à cause de ça.

Ça vient comment ?

Selon mon expérience, c'est la peur.

- Je n'ai pas peur. - Si.

Tant que vous ne saurez pas de quoi, votre problème subsistera.

J'ai appris qu'on était allé te voir. Johnson.

- Oui. - Qu'est-ce qu'il te voulait ?

Rien. Parler du ring. Je crois qu'il voulait me séduire.

Et qu'a-t-il dit que tu ne veux pas me dire ?

Il travaille avec Eddie Dunn.

- Vraiment ? - Il veut passer un marché.

Pour libérer Eddie.

Il prétend avoir l'argent pour couvrir ta perte.

Tu devrais accepter.

Si tu récupères 1,8 millions, on pourra tous passer à autre chose.

Ce serait bien.

Quand quelqu'un se moque de nous, il faut en faire un exemple.

Pour éviter d'encourager la chose. Je sais ce que je fais.

Ce sont mes affaires.

Félicitations, M. Prentiss.

- Envoyez ça dans ma chambre. - Bien entendu.

Peu de gens prêteraient une telle somme à Eddie.

Voyons qui a pu faire ça.

Un instant, merde.

- Foster LaRouche ? - Oui.

Je voudrais discuter de votre combat avec Grant Johnson.

Foster, vous vous êtes bien débrouillé.

Quatre titres de champion de boxe.

Y compris celui qu'on vous a retiré pour avoir parié.

C'est le moment de se demander

combien de combats vous pouvez encore mener. D'explorer de...

- Vingt-cinq millions. - Pardon ?

Vous voulez m'acheter ? Vous voulez que je perde, ce soir ?

- Oui, mais... - Vingt-cinq millions.

Je veux bien perdre mais pas à n'importe quel prix.

Vingt-cinq millions ?

Avant le début du match, en espèces.

Voici ce qu'on va faire, Foster. Je vais écrire un chiffre.

- Comme ça on pourra négocier... - Non, 25 millions.

- Ne suis-je pas clair ? - Comment... ?

Si j'avais 25 millions $, qu'est-ce qu'on foutrait ici ?

C'est votre problème. Pas le mien. Pouvez-vous les avoir ou pas ?

Ça va, arrêtez.

Vous ne voulez rien d'autre ?

La paix dans le monde.

Voyager dans le temps.

Être considéré comme le plus grand boxeur de tous les temps.

- Dis-lui d'accord. - D'accord.

Bien.

- Bien. - D'accord.

Il quitte la boxe déshonoré. Le commissaire dit que

si LaRouche revenait, il faudrait qu'il lui passe sur le corps

et vous le mettez au Panthéon de la Boxe ?

Le commissaire et moi sommes en relation.

- Quel genre de relation ? - Il me paye tous les mois.

Certaines photos restent cachées et lui reste marié et content.

J'ai cru comprendre que vous aviez prêté de l'argent

à un boxeur représentant Eddie Dunn.

1,8 millions $ pour être plus précis.

Admettons. Et alors ?

Eh bien, j'ai quelques ennuis avec M. Dunn.

Mais si je devais déjouer son plan,

vous aurez du mal à récupérer vos 1,8 millions $.

- Nous aurions un problème. - C'est exact.

J'aimerais racheter 150 pour cent de ce qu'il vous doit.

Comme ça, vous êtes remboursé

et je peux m'occuper de ces messieurs comme je l'entends.

Cent soixante-quinze.

Je pourrai bien sûr encaisser ce chèque demain matin.

Merci, chérie.

Le boxeur s'appelle en réalité Christopher Chance.

Il est à vous.

Hollis Ray VS Diego Cruz.

Le gagnant jouera contre toi le match final.

En passant, j'ai entendu ta conversation avec Eva sur le fil.

Avant qu'elle te frappe.

Tu as réfléchi à ce qu'elle a dit ? Sur ce qui cause les yips ?

À propos de ma peur ? Tu penses à quelque chose ?

Ça n'a pas été long.

Je vais être franc. C'est le pire sur lequel tu pouvais tomber.

- Je n'ai rien trouvé d'encourageant. - C'est tout ?

Né au Brésil, a servi dans l'armée. Il n'a aucune attache.

- Pas de faiblesse. - Rien à exploiter.

J'ai vérifié. Il ne fait que manger, dormir, s'entraîner et se battre.

Il a mis Hollis Ray K.-O. en dix secondes.

Donnez-moi une minute.

Il faut envisager de se retirer sur ce coup.

- Non. - On planquera Eddie.

On neutralisera la menace.

J'ai promis un résultat à Belvilacqua. Je n'ai pas le choix.

- Il faut aller jusqu'au bout. - Ray est sorti sur un brancard.

C'est ce que tu veux ? Ça n'aidera pas Eddie.

- Ce n'est pas pour Eddie. - Alors pour qui ?

- Eva. - Eva ?

- La parieuse ? - Elle est coincée.

Prentiss a profité de sa loyauté, il l'a utilisée.

- Je ne peux pas accepter. - Tu ne peux pas accepter ?

De quoi tu parles ? Elle n'est pas en danger.

Elle voudra partir un jour. Tu crois qu'il la laissera faire ?

Il sera toujours un problème pour moi.

Pour toi ?

Pour elle. Tu as compris.

Allô ?

Allô ?

Oui.

Eva a changé d'avis. Elle veut me voir.

Si tu veux t'en aller, va-t'en, mais moi, je vais jusqu'au bout.

- Merci d'être venu. - Vous avez dit que c'était urgent.

Prentiss se trompe pour Eddie, mais je ne peux rien faire.

Je ne suis pas assez forte.

Si vous ne pouvez rien faire, pourquoi êtes-vous ici ?

Non. Il a dit :

"Prentiss sera toujours un problème pour moi."

Pas pour Eva, pour "moi". Je vais te dire ce que je pense.

Ça va te sembler un peu fou, mais écoute-moi bien.

Tu crois que c'est un lapsus.

Chance se voit en Eva.

Prentiss l'utilise comme son ancien patron l'utilisait.

Tu penses qu'il a peur d'une confrontation avec le Vieux.

- Et c'est ce qui cause les yips. - C'est ça.

Exactement.

- Comment savais-tu... ? - Ça ne prend pas un doctorat.

- De quoi on parle ? - On ?

- Il va falloir faire quelque chose. - Bonne idée, Winston.

Mais il n'y a pas grand-chose qu'on puisse faire pour l'instant.

Je te rappelle.

Pardon. Pouvez-vous livrer ceci pour moi.

Merci.

J'ai compris. Je sais ce que vous ressentez.

Il vous a trouvée, vous étiez perdue, il vous a aidée,

remise sur pied. Ce n'est pas rien.

C'est tout. Il m'a sauvé la vie.

Peut-être,

mais les choses ont changé. Vous ne voulez faire de mal à personne.

- Non ? - Vous devriez partir.

- Eva. - Partez, maintenant.

Merci.

Christopher Chance.

J'ai eu une conversation intéressante avec Tony Belvilacqua.

C'est bien de vouloir régler vos différends.

Vous n'avez plus de dette envers M. Belvilacqua.

Par contre, vous avez une dette envers moi.

Vu les nouvelles circonstances,

je me demandais si vous pouviez répondre à une question.

Où est Eddie Dunn ?

Ça dépend. Descartes dirait que

l'esprit et le corps peuvent être à deux endroits différents.

Jung dirait plutôt qu'il est dans notre inconscient.

Continuez à poser ce genre de question, on n'est pas sortis d'ici.

Combien de temps pouvez-vous tenir comme ça ?

Je ne sais pas.

On va bien voir.

Dites-moi où se trouve Eddie et on arrête.

C'est bon, remontez-le.

Vous réussirez peut-être à sortir d'ici.

Peut-être même à quitter l'hôtel mais tôt ou tard, je vous trouverai.

Ainsi qu'Eddie Dunn.

Convenons qu'on peut se faire beaucoup de mal tous les deux.

Eva, par exemple.

Quoi, Eva ?

Que dirait-elle si elle apprenait que vous avez tué son père ?

Vous dites n'importe quoi.

Le médecin a parlé de crise cardiaque

mais nous savons que certains poisons ont le même effet.

Surtout chez un boxeur fragile.

Que s'est-il passé ? Il vous a dit non, comme Eddie ?

Il y a des conséquences à ce que l'on fait.

Certains l'apprennent à leurs dépens.

Je ne suis pas sûr qu'Eva voie les choses ainsi.

Je ne suis pas sûr qu'Eva vous croie.

Et si on réglait tout ça en évitant tout ce bordel ?

- Comment ? - Je me bats contre Diego Cruz.

Je gagne, Eddie n'entend plus jamais parler de vous.

Je perds, vous empochez 1,8 million et Eddie.

Et si je refuse ?

Comme j'ai dit, le bordel.

Alors, c'est entendu.

Si vous voulez bien m'excuser,

j'ai un combat à préparer.

M. Cruz a toutes les chances de l'emporter,

mais tâchons d'éviter les surprises. Vous avez compris ?

J'ai compris.

- Tu truques le combat ? - À peine. Cruz va gagner.

Je prends mes précautions.

Dans ce cas, profitons-en. Parions.

Fais comme tu le sens.

Tu sais pour Ray ? Il ne s'est pas encore réveillé.

On dit que Diego l'a mis dans le coma.

Oui, je sais.

Je veux seulement dire que, sur le ring,

si tu sens que tu dois t'arrêter,

fais-moi signe. On arrêtera tout.

Messieurs, je veux un combat propre.

Saluez-vous.

Que le meilleur gagne. Regagnez vos coins.

Ne sortez pas du ring, pas de coups de tête, morsure...

Je crois que ça y est.

Ça va aller, non ?

Attendez mon signal.

Allez-y.

Je crois que je sais ce qui provoque tes yips.

Eddie a parlé d'un truc.

Je sais que tu penses au Vieux,

qu'il est là.

- Tu crois que j'ai peur de lui ? - Tu n'as pas peur du tout.

En fait, ça fait longtemps que tu attends ce combat.

Mais comme tout bon boxeur, tu penses à tes points faibles.

Là où ça peut faire mal

Tu n'as pas peur du Vieux. Je le sais.

Mais tu as peur de ce qu'il pourrait faire à tes proches.

Tu as peur de ce qu'il pourrait me faire.

J'ai des petites nouvelles pour toi.

Je ne tombe pas facilement.

Pour t'atteindre, il faudra passer par moi d'abord.

Allez.

Debout.

Allez.

Battons-nous.

Pause.

Je serais censé vous empoisonner.

Je préfèrerais pas.

- Saluez Guerrero de ma part. - Promis, Frank.

Allez-y.

Que se passe-t-il ?

Quand tu veux truquer un match,

assure-toi que l'arbitre n'est pas ami avec celui que tu baises.

C'est mon domaine et je sais de quoi je parle.

Tu savais ?

Je sais beaucoup de choses que je ne devrais pas savoir.

Une lettre pour vous.

Quoi, Eva ?

Que dirait-elle si elle apprenait que vous avez tué son père ?

Il y a des conséquences à ce que l'on fait.

Certains l'apprennent à leurs dépens.

Je sais pour mon père.

Qu'est-ce que c'est ?

Le reçu pour le pari que j'ai fait.

Tu m'as dit de faire comme je sentais.

- Combien as-tu... ? - Tout.

Tout ce que tu possèdes. Jusqu'au dernier centime.

Souhaite que Diego gagne.

Oui.

Un, deux, trois, quatre, cinq,

six, sept, huit...

Il y a des conséquences à ce que l'on fait.

Certains doivent l'apprendre à leur dépens.

Où vas-tu ?

Ne t'en fais pas pour moi.

Occupe-toi plutôt de lui.

Eh bien, c'est plutôt inattendu.

Vous m'aviez assuré que j'aurais l'argent.

Quelque chose me dit que ce ne sera pas le cas.

Nous avons un nouveau champion.

Mesdames et messieurs, le nouveau champion.

Vous avez dit à Belvilacqua que Prentiss parierait toute sa fortune ?

Mais le plan, c'était de s'arranger pour qu'Eva parie.

- Étape quatre. - Étape quatre.

Vous saviez depuis le début que Prentiss avait tué son père.

- Oui. - Alors je peux rentrer chez moi ?

Si vous m'embrassez, vous êtes mort.

Merci pour ce que tu as dit là -bas.

Tu sais pourquoi je te suis ?

Pas parce que je suis inquiet.

Pas parce que je doute de toi.

Et vraiment pas parce que j'aime les sensations fortes.

Je viens avec toi parce que...

- Tu sais. - Merde, va prendre une chambre.

Tais-toi.

- Bonsoir. - Vous allez à l'aéroport.

Je peux venir avec vous ?

Où allez-vous ?

Que proposez-vous.

Je vais prendre un...

Taxi.

[FRENCH]

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