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BASE MILITAIRE CAMP LACAYO AMÉRIQUE DU SUD
Vous n'avez aucune idée du pétrin dans lequel vous êtes.
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Bertram.
Je sais ce que vous avez trouvé dans la forêt.
Ça fait peur, non ?
La réaction des gens devant une telle découverte.
C'est presque mystique.
Ça les transforme. Ça révèle tout autre chose d'eux.
Ce que vous avez trouvé n'est pas qu'un objet perdu.
C'est ce qui se rapproche le plus
d'une véritable boîte de Pandore.
Mais il y a une bonne nouvelle.
Dieu vous a fait un cadeau. Il m'a envoyé.
Alors dites-moi où c'est et ce cauchemar va s'arrêter.
Si je vous le dis,
qu'allez-vous en faire ?
J'en ferai ce que le Seigneur voulait qu'on en fasse.
Je le vendrai au plus offrant.
Vous n'avez rien à faire ici.
Nous allons le déplacer.
Vous devez partir.
Si possible, j'aimerais parler au responsable du camp.
Il est à deux tentes d'ici.
- Je n'ai rien fait de mal. - Je sais.
- Qui êtes-vous ? - Christopher Chance.
Je vous ramène à la maison.
Que se passe-t-il ?
Transfert de prisonnier à San Carlos.
On m'aurait prévenu s'il y avait eu un transfert.
C'est bizarre.
Pardon ?
Vous... restez ici !
Écoutez, entre nous,
les gens parlent.
Ils parlent ? De quoi ?
De votre attitude.
On dirait que vous n'y croyez plus.
Vous prenez des raccourcis, agressez les gens.
Ils finiront par ne plus rien vous dire.
Désolé.
Je vais me renseigner. Attendez ici.
Dites-moi, ça se passe bien, ce sauvetage ?
Mieux que certains.
Pas aussi bien que d'autres.
On n'y arrivera pas. Ils sont trop nombreux.
- Ils seront bientôt trop occupés. - Occupés ? À quoi ?
À éteindre ça.
Winston, oui. C'est moi. Je l'ai.
C'est bon pour l'avion. On attend le ravitaillement.
On va chez Maria. On prendra les papiers.
On vous retrouvera ensuite.
- Ne traîne pas. - Non.
Sérieux. Ce n'est pas le moment de ressasser de vieux souvenirs.
Winston, j'entre et je sors. Ne t'en fais pas.
Salut.
Il nous arrange le ravitaillement. C'est le top, ce mec.
Ça va être coton.
Mec, on est aux pieds des Andes.
Ce n'est pas comme un voyage en short aux Bermudes.
Pas la météo, le boulot.
Maria appelle Chance, comme ça, après tout ce temps
pour lui demander d'aller chercher ce type.
Ça ne s'était pas bien fini la première fois.
C'est une vieille blessure qui s'ouvre.
On dirait un roman de gare, mec.
Et tu n'as sans doute pas tort.
Oui.
Pardon, mais j'ai entendu. On va chez Maria ?
- Oui. - Maria Gallego ?
Elle a un bar au comptoir de Santa Ynez ?
Oui. Un de ses clients avait des ennuis avec les autorités
- et elle m'a demandé de l'aider. - Je vois.
Ça vous a suffi pour venir et faire sauter la base ?
- Un coup de fil ? - On se connaît depuis longtemps.
Et vous ? Comment un anthropologue de Cambridge
a pu se mettre dans un tel pétrin ?
Je fais des recherches. Sur d'anciennes tribus dans la forêt.
Sauf que cette fois, je suis tombé sur quelque chose.
Vous connaissez feu Juan Saldovar ?
Il a dirigé le pays pendant dix ans.
Oui. Il a voulu fuir le pays mais son avion s'est écrasé.
L'armée a cherché l'épave pendant des années.
Des sociétés privées ont cherché, la CIA s'y est collée. En vain.
Rangez-vous ici.
On a une armée aux trousses.
Vous voulez voir, je vous assure.
Donnez-moi votre arme.
Un inconnu est sorti de ma base avec un prisonnier de grande valeur.
Et vous
n'avez pas tiré un seul coup de feu.
Comment comptez-vous réparer cela ?
Colonel, je...
- Je peux peut-être vous aider. - Et qui êtes-vous ?
Je serai bref.
Trois Américains ont atterri à l'aéroport de San Carlos
peu de temps avant l'évasion. Deux d'entres eux sont sur le tarmac.
Comment le savez-vous ?
Mon métier consiste à gérer ce genre de situation.
BERTRAM SAUVETAGE ET RÉCLAMATION
Règle numéro un : savoir qui arrive et qui s'en va.
Vous étiez au courant ?
Les Américains ?
L'aéroport ?
Je vous écoute, Señor Bertram.
Absolument.
- C'est juste là, ici. - Oui.
Dans sa fuite, le Président Saldovar
a emporté une étonnante cargaison.
J'ai caché ça quand l'armée s'est rapprochée.
Je ne voulais pas que ça tombe entre leurs mains.
Que voulez-vous en échange de votre aide ?
Une association.
Le partage de la découverte : moitié-moitié.
- Je n'ai pas besoin d'aide. - Sauf votre respect, colonel,
étant donnée l'ampleur de la découverte du professeur
vous aurez besoin d'aide.
Alors dites-moi, ce n'est pas le seul que vous ayez trouvé ?
Non. Il y en a d'autres.
- Combien ? - Six cent vingt-sept.
On parle de 40 millions de dollars en lingots.
Vous ne saurez manipuler ce volume sans alerter le CFTC.
Vous ignorez que les marchés en Asie sont mous en ce moment.
Vous ne savez rien.
Moi, si.
Et maintenant, les Américains à l'aéroport...
2 Américains à l'aéroport San Carlos sont complices dans l'affaire Locayo.
Arrêtez-les immédiatement.
Qui sont les deux Américains à l'aéroport ?
Je l'ai entendu à la radio. Quittez l'aéroport immédiatement.
- Comment ont-ils su ? - C'est important ?
Juste.
- On attend le pilote et on décolle. - Où est le pilote ?
Il est parti nous ravitailler il y a 20 minutes.
Plutôt 30 minutes. Où peut-il être ?
Je crois qu'il est là.
Ce n'est pas bon.
Ce n'est pas bon du tout.
- On a un souci, mec. - Partez, maintenant.
Difficile. Le pilote a été arrêté et l'avion n'a pas de carburant.
- Je te rappelle. - Il a dit quoi ?
Qu'on décolle.
- Ah, oui, ça aide. - Oui.
J'ai une idée.
Il nous faut un autre avion.
- Vous avez pu vous tirer ? - Plus ou moins. On est en vol.
On te retrouve où, maintenant ?
Dis au pilote d'aller au nord. Il y a un passage dans les montagnes.
Antigua, Anjeela, un truc du genre. Il doit connaître.
C'est noté. On se retrouve dans un aéroport ?
Non, c'est un aérodrome.
C'est au milieu de la forêt à environ 190 km de votre position.
Les rebelles y faisaient passer des vivres sous les radars.
Attends, c'est à 190 km ou à environ 190 km ?
Maria le saura.
Quand j'arriverai, je t'appellerai
- pour les coordonnées exactes. - Oui.
Pardon.
Pardon, monsieur.
Savez-vous où se trouve la chaîne de montagne Antigua ?
Ou Anjeela ?
- Non. - Non.
Génial Simplement génial
Écoutez, vous allez continuer à voler vers le nord.
D'accord ? Droit vers le nord.
Ne me demandez pas combien de temps.
Non.
Mec, il ne parle pas anglais.
Il...
Pas vrai.
Ils sont en vol.
Il faut aller cher Maria, trouver une piste.
Vous lui demandez beaucoup, à accepter de receler des fugitifs.
C'est Maria qui m'a appelé et elle a proposé son aide.
Oui, pour fournir de faux documents de voyage.
Pas de nous conduire à une base aérienne rebelle secrète.
Pas avec l'armée aux trousses.
J'ai connu pire avec Maria. Elle saura faire.
Ça, je sais. Mais je me demande si elle acceptera.
Ou si elle ne va pas nous botter le derrière
pour avoir causé des ennuis dans son bar.
Croyez-moi, elle sera contente de me voir.
Le fugitif a été repéré ici.
Je veux des patrouilles au sud de cette position.
Si vous ne ramenez pas ces hommes d'ici une heure, vous en répondrez.
Oui, colonel.
Pardon, colonel. Pourquoi au sud ?
Il y a des rebelles au nord. Ils ne s'y risqueront pas.
On parle de 40 millions de dollars en or.
Les gens sont prêts à tout risquer pour ça.
- Qu'est-ce que c'est ? - Un comptoir. Une cantine.
Ce n'est rien.
Vous me prêtez quelques hommes ?
Je savais que je pouvais compter sur toi pour me ramener Doug.
Je ne comprends pas.
Elle veut l'or, idiot.
Saldovar a volé cet or. Il appartient au pays.
- Ce n'est pas juste... - La vie n'est pas juste.
N'y pensez plus.
Tu m'envoies à ta place prendre le risque de le libérer.
Et maintenant, c'est moi que l'armée recherche.
Tu as utilisé Doug pour retrouver l'épave.
Tu es toujours plus doué pour protéger les autres
que pour te protéger toi-même.
Et maintenant, va-t'en.
Je t'ai fait quelque chose ?
Tu as 60 secondes pour déguerpir.
C'était une question comme ça.
Ce n'est peut-être pas le moment de ressasser le passé.
Non, elle ne va pas tirer.
- Elle le sait ? - Taisez-vous, Doug.
- Quarante secondes. - Elle devrait me remercier
pour toutes les fois où je l'ai tirée d'affaire.
Pardon, où tu m'as tirée d'affaire ?
Oui. La crevaison à San Javier, l'attelle à la jambe à Los Rios.
Et la fameuse fois à Tarapacá.
Ne me parle pas de Tarapacá.
On va parler de Tarapacá. Ce sera Tarapacá ou rien.
- Pardon... - Taisez-vous, Doug.
Attends. Tu m'en veux d'être parti ?
Tu m'as engagé pour un boulot et je l'ai fait.
- Ce n'est pas ça du tout. - Allez, Maria.
Ou tu m'en veux d'avoir quitté les rebelles avec qui tu combats,
ou tu m'en veux de t'avoir quittée, toi.
Le temps est écoulé.
Qu'est-ce que c'est ?
- Tu les as amenés ici ? - Je ne les ai pas invités.
Conduisez-les en bas.
Je ne veux pas qu'ils les trouvent.
Pour le plan de sauvetage, j'ai une petite idée pour la suite.
Alors, Pablo, on peut discuter ? Après tout, c'est moi.
Sí, je sais. Je me souviens.
Oui.
Y a-t-il quelqu'un ici qui ne vous en veut pas ?
Vous et moi, ça a l'air d'aller.
Bonjour.
Que puis-je vous offrir ?
Whisky.
Ils savent qu'on est ici.
- Comment ? - Je ne sais pas.
Ils ne seraient pas arrivés aussi vite.
Elle ne pourra jamais les empêcher de fouiller la baraque.
Doug, dites-moi.
Vous n'êtes pas pacifiste ?
Vous savez ce qu'il y a de rassurant dans toute cette histoire ?
- Quoi donc ? - La clarté.
Nous vivons dans un monde qui en est cruellement dépourvu.
Avec la politique et la religion, le prix d'un café.
Tous les sujets de discorde, mais pas l'or.
Tout le monde en veut.
Les gens sont prêts à tuer pour l'or.
Depuis 10 000 ans, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
Désolée, mais je ne vous suis pas.
De quel or parlez-vous ?
Voulez-vous me dire où se trouvent le professeur et son ami ?
Bonjour.
En voilà un.
Pas celui que j'espérais.
- Alors, dites-moi, M... ? - Bertram.
Vous apprenez qu'il y a de l'or, négociez avec les gens du coin,
réunissez des gars musclés et vous tirez avec le butin.
Ça a un nom, ça.
Sauvetage et réclamation.
Piraterie.
Vous êtes un pirate.
Moins la jambe de bois.
Vous me semblez intelligent.
Mais je sais un truc que vous ne savez pas.
Quoi ?
Doug Slocombe n'est pas un pacifiste.
Doug, allons-y.
"Ne traîne pas."
J'ai été explicite.
Il a un faible pour cette fille, mais tout de même.
Il l'a connue il y a dix ans pendant une semaine.
Une semaine ? C'est ce qu'il t'a dit ?
Je suis parti après une semaine. Il est resté quatre mois.
Quand il est rentré,
on ne pouvait rien dire sans qu'il s'énerve.
Je ne l'ai jamais connu énervé.
Ce type a une sacrée carapace.
La fille a réussi à la percer. Ça laisse une marque.
Moi, j'essaie d'être honnête avec mes sentiments.
La vie est trop courte.
La boca quoi ?
Ah, oui.
Quoi, "oui" ? Qu'est-ce qui se passe ?
Anjeela. Le passage dont Chance a parlé.
On l'appelle la boca del diablo. La bouche du diable.
- Et pourquoi ce nom ? - Elle bouffe les avions.
Quoi ?
L'élévation des montagnes provoque de grosses bourrasques.
De la turbulence.
Notre pilote savait s'y prendre. C'était le meilleur.
Et celui-là ?
- Ça va ? - Ne me touche pas.
Jolie façon de dire gracias. Je t'en prie ? Et toi ?
Tu amènes une unité de soldats dans mon bar,
tu donnes un fusil au professeur qui tire sur tout et je dois dire merci ?
Ils ont dû tout brûler.
Tu t'offriras une bonne rénovation avec les 5 millions de dollars.
Pardon ?
L'aérodrome d'Antigua, celui qui servait à tes potes,
c'est la seule solution.
Tu ne sais pas où il est.
Dis-le nous et on te dira où est l'or.
Ça s'appelle Anjeela. Et il n'y a plus de "potes".
Quoi ? Les gens parlent de rebelles...
Des trafiquants de drogue. Des voyous.
Ceux avec qui on a combattus sont partis. Ces bois grouillent de gens.
Va vers l'aérodrome, tu seras mort avant d'y arriver.
Mais tu sais comment les éviter.
Il y a beaucoup plus que 5 millions.
Plus que ça, tu auras des ennuis.
Quand on aura ramené Doug, il préviendra l'ONU.
Ils verront à restituer l'argent au trésor.
Mais 5 millions, personne ne les regrettera.
À partir de maintenant, tu fais ce que je dis quand je le dis.
Et si je pense, même une seconde, que tu essaies de me griller,
je t'égorge et je te laisse aux loups.
D'accord.
Et maintenant, dégage.
J'avais dit qu'elle serait contente de me voir.
Oui.
Allez, Maria, on n'a pas de temps à perdre.
On peut parler de votre histoire avec Maria ?
Et pourquoi on ferait ça ?
Il subsiste des sentiments non résolus
qui se manifestent par de la virilité, des gestes menaçants.
Dans la plupart des cultures, il y a deux issues possibles.
- Allons. Le mariage ? - Oui, c'est est une.
- Et l'autre ? - Le meurtre prémédité.
Tant que ma survie dépend du fait que vous respiriez de l'oxygène,
essayez donc de vous réconcilier avec elle.
Je ne crois pas que ce soit possible.
Au bar, vous avez dit que vous l'aviez quittée.
Je ne suis pas expert, mais ça aiderait de lui expliquer pourquoi.
Si tu es pris dans ces habits, on mettra ta tête sur un pieu.
Change-toi.
Un peu d'intimité ?
Oui.
Il fait deux livraisons par semaine dans la forêt.
Il paye les rebelles en échange de son passage.
Il peut nous conduire à l'aérodrome.
Bien. On y va.
Oui, entre nous, vous deux, vous avez besoin d'aide.
- Pourquoi s'arrête-t-on ? - Territoire rebelle.
Alors ?
- Ils sont lourdement armés ? - Oui.
Eh bien,
j'imagine que vous m'abandonnez.
Ils vous tueront.
O gens de petite foi.
Tu vois quelque chose ?
Je fréquente votre établissement depuis des années.
Et je n'ai jamais su que vous étiez un soldat rebelle ?
Elle n'était pas que soldat.
Ne lui dis pas.
Elle avait sa propre brigade. C'était la fierté de Fuerza de la Revolución.
Que faisiez-vous dans le tableau ?
Disons, de l'orientation.
- De l'orientation ? De quoi ? - Eh bien...
On planifiait une opération sur une cible importante.
On a appelé Boy Wonder pour y arriver.
Oui ? Quel genre de cible ?
- Ne lui dis pas. - Saldovar.
Quoi, vous avez abattu l'avion ?
Eh bien, oui.
C'est à cause de vous tout ça ?
Et grâce à moi que vous n'êtes pas en prison en ce moment. Alors...
Winston.
On arrive. Dès qu'on y sera, on mettra la balise.
- La bouche du diable ? - Quoi ? La bouche de quoi ?
Ah, oui. Ce n'est pas aussi mal...
Qu'est-ce qu'il dit ?
Je crois qu'il dit que tu es trop lourd.
Qu'est-ce... ? Hé !
Où allez-vous ?
C'est l'avion qui est trop lourd, gros malin.
Vraiment ? Avant ou après que tu sois monté ?
Mec, je ne suis pas vraiment rassuré.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Sauf si Alberto a quelques faveurs en réserve auprès du grand, là -haut,
je crois que ça y est.
Auquel cas, j'ai des choses à confesser.
Non.
Ah, non. Surtout pas.
- Mec, ce n'est pas cool. - Je m'en fiche.
Je me fiche qu'on soit sur le point de mourir.
Je ne passerai pas mes derniers instants
à écouter ces choses répugnantes que tu as pu faire.
Et puis
j'en sais beaucoup plus sur ton amoralité que tu ne penses.
Je fais quoi dans cette compagnie ? Je suis gardien de nuit ?
Oui, le feu à l'orphelinat ? Je suis au courant.
La religieuse à Montréal ? Je suis au courant aussi.
Tu vois, j'ai la tête comme une cuvette pleine de Guerrero.
Il n'y a plus de place. C'est complet, zéro chance.
Tu commences avec ta confession,
je te jure qu'un de nous deux sort de cet avion.
D'accord ? Alors essaie un peu. Vas-y. Un mot. Un seul mot.
Señor ! Señor !
Entre toi et moi, tu aurais pu faire mieux.
Tu me touches.
Tu as quel âge ? Huit ans ?
On ne peut pas vraiment bosser, ici.
Et si on recommençait ? "Je suis content de te voir."
"Moi aussi." "Tu es resplendissante."
Non. Ne fais pas ça.
Quoi ? Ça n'a pas été facile pour moi.
Qu'est-ce qui n'a pas été facile ?
Partir. Je t'assure, je me sentais
pas bien en le faisant.
"Pas bien" ?
Oui. Oui. Pas bien.
Tu peux développer ?
- Comment ? - Tu as dit deux mots.
Oui, c'est déjà beaucoup. J'essaie d'être diplomate.
Tu es bête.
- Entre nous... - J'ai entendu un bruit de radio.
- Quoi ? - Tu es toujours aussi nerveuse.
C'est pour ça que tu n'es jamais de faction.
Encore heureux qu'il n'y ait pas d'araignées.
Les rebelles t'entendraient hurler à des kilomètres.
Je n'ai pas peur des araignées.
Je n'ai peur que de l'araignée-banane,
l'araignée la plus venimeuse du monde
très commune dans cette région d'Amérique Latine.
Tu as raison. Il y en a une derrière toi.
- Elle est grosse. - Ce n'est pas drôle.
Ce n'était pas drôle il y a dix ans. Ça ne l'est pas maintenant.
Je t'ai dit de ne pas faire ça.
Je sais.
J'ai entendu.
J'ai une arme.
On est en 2010. Tout le monde a une arme.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Taisez-vous, Doug.
Rebonjour.
Vous avez de nouveaux amis pirates. Comment avez-vous fait ?
Il se trouve que je suis un ami de Jesus Montoya,
leur principal fournisseur d'armes.
Nous étions ensemble à Caracas pour Noël. Charmant.
Et maintenant, où est l'avion de Saldovar ?
D'accord.
C'est bon. Calmez-vous.
L'avion est par là.
Baissez les armes et je vous y conduirai.
J'imagine que vous savez
ce qu'il arrivera à vos amis si vous mentez.
- Oui. - Bien.
Que fais-tu ? Même si on les conduit à l'or, ils nous tueront.
- Je sais. - On se trompe de direction.
- L'avion est dans l'autre direction. - Je sais.
Alors on va où ?
Quand vont-ils comprendre qu'on les berne et nous abattre ?
Ça ne devrait pas être long, mais par chance, on est arrivés.
Où ?
N'est-ce pas ici qu'on cachait nos munitions ?
- Nos réserves de munitions... - Oui.
Entourées d'un champ de mine.
Tu es fou ?
Quand tu entendras le signal, suit cette ligne et ça ira.
Quel signal ?
Celui-là.
Courez !
- Que s'est-il passé ? - C'est ma faute.
J'ai marché sur la mine, elle m'a poussée.
Allez, Maria.
Tu me touches encore.
Enlève-toi.
L'aérodrome est à quelques kilomètres.
Et l'homme en costard ?
Il saura pour l'aérodrome. Allons-y.
Winston. Oui, c'est moi. Écoute, la balise. Elle fonctionne.
- On a le signal. On arrive. - OK.
- Comment va ton bras ? - J'ai connu pire.
Tu étais inquiet pour moi.
Pas bien.
Dans le camion, tu as dit que tu t'étais senti mal en partant.
Alors pourquoi es-tu parti ?
La nuit avant mon départ,
je ne pensais qu'à...
- Pardon... - Doug, j'essaie de faire un truc.
On n'est jamais tranquilles, hein ?
Allons-y.
Les gars, il y a un petit pépin.
- L'armée vient de débarquer. - Ce n'est pas bon.
No es bueno, mec.
On atterrit comment avec l'armée sur la piste ?
Impossible.
Fouillez l'aérodrome.
Établissez un périmètre.
S'ils ne sont pas encore arrivés, ils ne tarderont pas.
On va m'expliquer ce qu'on fait ?
J'ai une idée. Tu te souviens du truc sur le toit de la ferme ?
- L'inondation ou les oies ? - Non. L'inondation.
Non. Vraiment ?
Bien, on va le faire. Il te faut combien de temps ?
- Environ cinq minutes. - Alors, à dans cinq.
- Je veux savoir ? - Non.
C'est dingue.
Oui, c'est dingue. Tu vas m'expliquer ce qui se passe ?
Il faut voler bas. Bas.
Suis-moi, mec.
- Qu'est-ce qu'il nous faut ? - Des câbles. Beaucoup.
- Ça ira ? - Parfait.
Ils approchent.
Allons-y.
Maria, ramène le camion entre les deux tours.
Je fais quoi ?
Inscrivez les coordonnées de l'or de Saldovar et aidez-la.
À trois. Trois !
Doug, montez là.
- Ah, non. - Oui.
- Non. - Doug, dans le filet.
D'accord.
L'avion ne va pas tarder. Tiens.
- Qu'est-ce que c'est ? - Les coordonnées de l'avion.
On avait un marché, non ?
- Quoi ? - Doug a raison. Ça n'est pas à moi.
Et ce n'est pas ce que je veux. Je veux une réponse.
Je n'ai jamais voulu te quitter.
Chaque fois que je me suis approché de quelqu'un,
on l'a éliminé.
Coupez-la.
Je ne suis pas parti par absence de sentiments pour toi.
Je suis parti parce que j'en avais.
- Allez-y. - Baissez-vous.
Pardon. Allez.
- Salut, ça va ? Tu vas bien ? - Oui. Ça va.
Où est notre avion ? Celui-là a l'air d'un distributeur.
Je suis content que ça aille bien.
Ah, non.
La carte. Je ne la vois pas.
Vous l'avez ?
Elle a dû tomber quand on était dans les airs.
Du calme, Doug.
On perd toujours des choses, ici.
SI TU CHANGES D'IDÉE CINQ MILLIONS PAS DE PLUS
Bien joué.
Taisez-vous, Doug.
[FRENCH]
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