All language subtitles for The Crimson Field - 01x02 - Episode 2.HDTV.x264-FoV, +720p.French.C.updated.Addic7ed.com

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Original subtitles

Encore debout ? Cela devient une habitude.

J'ai le sommeil l�ger.

Rendez-vous utile.

� vos ordres.

Un convoi ce soir. 200 hommes, peut-�tre plus.

Il nous faut plus de tentes, de lits, plus de tout.

Nouvelle directive du QG.

Seulement 10 articles par commande qui doit �tre

contresign�e en triple exemplaire par le Colonel Purbright

avant d'�tre envoy�e au G�n�ral pour approbation.

J'ai donc fait une commande aujourd'hui et avec de la chance,

tout sera l� d'ici les prochaines P�ques.

Infirmi�re ! Il se r�veille.

Quel d�lice. Dites-moi que vous me cherchez.

Non.

Vous savez comment briser les espoirs d'un type, hein ?

- Excusez-moi - Vous n'�tes pas autoris�e ici.

- Je sais... - Depuis combien de temps �tes-vous l� ?

- Juste une seconde. - Dehors !

Tout de suite !

Votre patient revient � lui.

Son nom ? Ou bien dois-je deviner ?

Le Major Crecy. On m'a envoy�e vous chercher.

Si vous allez en salle de repos, vous pourriez enlever votre sarrau.

Vous souffrez ?

Pas trop dur.

J'irai vous chercher une demi-once de morphine en plus.

Byeford...

-... vous �tes en seul morceau ? - Pas une marque.

Et les autres ?

Je vous en parle dans une minute, monsieur.

Vous ne devez pas bouger autant que possible. Risque d'h�morragie

Je comprends.

On a envoy� une lettre � votre femme.

Vous pensiez que j'allais mourir ?

Honn�tement, oui.

Il faut qu'elle sache que je suis en vie,

je ne veux pas qu'elle soit boulevers�e.

Elle pourra le voir d'elle-m�me. Elle arrive.

Ici ?

On lui parlera d'abord pour qu'elle sache � quoi s'attendre.

On m'a demand� de savoir si vous pr�f�reriez �tre

dans une tente d'officiers.

Absolument pas.

Je vais chercher votre dose.

Alors, les autres ?

Il ne reste que vous et moi.

Il n'y a plus rien � faire pour eux.

Votre femme arrive, gardez �a en t�te.

Vous faites tourner le moteur tous les jours, hein ?

Sinon, elle se grippera.

Je prends grand soin de votre moto, Infirmi�re Livesey.

- Soyez-en assur�e. - Je ne savais pas qu'elle serait confisqu�e.

Savez-vous quand on me la rendra ?

Je fais tout ce que je peux.

Je vous en remercie, Sergent.

Pr�te ?

Je ronfle ?

Pourquoi demandes-tu �a ?

Il n'y a eu aucun matin o� t'as �t� dans ton lit.

C'est moi qui ronfle et te r�veille ? Rosalie ronfle-t-elle ? - Non.

Mon fr�re Barty m'a dit que je faisais du bruit comme un �ne en dormant.

T'es pas juste gentille avec moi ?

Je suis bien des choses, Flora. Mais gentille, non.

Alors pourquoi te l�ves-tu si t�t ?

J'aime commencer t�t. �a fait bonne impression.

Peux-tu me r�veiller ? Et je ferai bonne impression.

et on pourrait m'autoriser � m'approcher d'un patient.

Voil� le courrier. Il faut que j'aie une lettre aujourd'hui.

Barty est au front et j'ai pas de nouvelles depuis longtemps.

Bonjour. Infirmi�re en chef Carter.

O� est mon mari, le Major Edward Crecy ?

J'arrive trop tard ?

- Mme Crecy, votre mari est en vie... - O� est-il ? Emmenez-moi vers lui.

Mme Crecy, il y a ici des proches � qui je dois donner de mauvaises nouvelles.

Faites-leur la courtoisie d'attendre.

Si vous voulez me suivre.

Je ne crois pas.

- Non, c'est bon. - Bien.

Son carnet indique qu'une des volontaires l'a fait manger.

Oui, Infirmi�re.

Cela est votre travail.

Infirmi�re, j'ai plus de 80 patients par nuit

- j'en ai parl� � l'infirmi�re Livesey... - C'est vous qui le ferez manger.

Ce gar�on m�rite le meilleur, donnez-le lui.

G�rer mieux votre temps, Infirmi�re Jesmond.

Oui, Infirmi�re.

Avez-vous toujours su que vous feriez �a ?

Infirmi�re ? Je l'ai su d�s cette taille.

Je couchais mes poup�es dans un lit et je prenais leur temp�rature.

Et vous ? Que vouliez-vous �tre ?

On ne m'a pas demand�.

Mon p�re d�sapprouve les femmes qui travaillent.

Il dit que c'est vulgaire.

Il aime s'�couter parler, votre papa, non ?

C'est plut�t vrai, oui.

Il va devoir s'habituer aux femmes vulgaires.

Le monde change, Rosalie. Tout devient possible.

Quand je me suis port�e volontaire, tout le monde s'est montr� d�daigneux.

Pourquoi donc ?

Ils ont d� penser que j'abandonnerais.

Mais je pense vraiment que j'�tais faite pour �a.

- �a semble un tel g�chis. - Quoi donc ?

La p�riode avant �a.

Vous savez, quand on se sent inutile et plut�t d�prim�...

J'aurais pu �tre comme vous -

conduire une moto et exprimer mes id�es, que de temps perdu.

J'aurais aim� �tre plus courageuse plus t�t.

Eh bien, vous �tes l�. Prouvant � tous qu'ils se trompaient.

Et je vous montrerai comment monter cette moto.

- J'aurai seulement l'air ridicule. - Pas du tout.

Peut-�tre. �a les ferait sursauter chez moi.

�a les ferait tous sursauter !

Que faites-vous ici, Berwick ? Vous avez du travail.

J'ai fini mes t�ches du matin, Infirmi�re.

J'ai dit qu'elle pouvait observer ma tourn�e des bandages. Ce serait bien.

Elles pourraient s'en charger � tour de r�le.

Berwick, il nous faut un inventaire du placard � linges.

N'oubliez pas, l'Infirmi�re en chef veut votre rapport sur Trevelyan.

C'est d�j� fait.

Je vous laisse continuer, alors.

Pouvons-nous trouver un moment pour d�finir ensemble

un plan pour faire progresser les volontaires ?

Gentil � eux, non, de nous amener ?

On est cens�s attendre !

- Tu sais quoi demander ? - Oui.

Ne te laisse pas balader, je sais comment ils sont.

Ils m'enverront pas balader.

Si tu r�ussis, ils verront que t'as une t�te sur les �paules,

qui vaut mieux que pousser des chariots et �pouiller.

Vous �tes un vrai copain, Caporal.

3 bo�tes de...

Que puis-je pour vous ?

Le Caporal Foley voudrait une longue halt�re.

Je peux vous en donner 2 petites.

Non, d�sol�e, Sergent Soper, mais vous m'enverrez pas balader.

- Il m'en faut une longue. - 2 petites auront le m�me effet.

Bon sang, Soper ! Vous l'avez entendue !

Allez chercher ce qu'elle a demand�

et vite fait ou bien je fair un rapport. - Oh, Monsieur !

Elles sont au fond, je vais devoir prendre l'escabeau...

Oui, Monsieur. Tout de suite.

La plus longue que vous ayez, Sergent.

Merci, Capitaine.

Ce n'est rien. Vous devriez vous asseoir.

J'ai moins l'air des tranch�es ?

Plus �l�gant, si je puis dire.

Je pourrais faire barbier � mon retour dans le civil.

J'ai trouv� mon talent.

Vous �tes tr�s pr�sentable.

Il suffit d'attendre et de voir.

Je ne sais pas trop quoi lui dire.

Si vous disiez...

"Ma ch�rie, la bonne nouvelle est que je ne vais plus danser.

"Je n'�craserai plus tes orteils" ?

Dites-lui seulement que vous �tes heureux qu'elle soit l�.

C'est tout ce qu'une �pouse veut savoir. Et croyez-moi, je connais les �pouses.

J'en ai 3.

Aussi vrai que je suis l�. C'est parce que je suis irr�sistible.

C'est ma mal�diction. Et l'infirmi�re ici sera ma 4e.

Elle a promis de s'enfuir avec moi.

Je m'enfuirai, �a je peux vous le promettre.

Adelinde ?

Eddie ?

Que lui avez-vous fait ?! O� est-il all� ?!

- C'est beaucoup � supporter. - Ah oui ? Vous croyez ?

J'ai re�u une lettre me disant que mon mari �tait bless� et au plus mal

proche de mourir, que je devais venir au plus vite, elle ne disait rien de...

- Ne pouviez-vous pas me pr�parer ? - On vous avait dit d'attendre.

L'op�ration a �t� un succ�s.

La n�crose et l'infection ont �t� retir�es et l'h�morragie arr�t�e,

votre mari n'aura plus besoin d'autres op�rations.

J'imagine mal ce que vous auriez pu enlever de plus.

Vous semblez avoir �t� tr�s minutieux, Capitaine... avec votre couteau.

Ce n'est pas de la boucherie volontaire, Mme Crecy. Il fallait le faire.

Pourquoi est-il avec les simples soldats ? Il devrait �tre avec ceux de son rang.

Quand votre mari est arriv�,

il a insist� pour rester avec le soldat qui l'avait trouv�.

Mais ce n'est pas bon pour les hommes de voir un officier si...

... diminu�. Il doit �tre avec ceux de son rang.

Mme Crecy...

Ce n'est pas convenable. C'est scandaleux.

Entrez.

Les gants de Mme Crecy, Madame.

Pourriez-vous montrer � Mme Crecy les installations pour les visiteurs ?

Mon mari doit �tre d�plac�.

Pourriez-vous acc�l�rer �a imm�diatement.

Je vous en serais reconnaissante.

Je viendrais vous voir.

Rien pour Trevelyan ?

Mme Crecy, je me demande si votre mari

et le soldat Byeford devraient �tre s�par�s si soudainement.

Ils ont pass� des mois ensemble sous le feu la plupart du temps.

Il a sauv� votre mari. Un lien s'est cr��.

C'est un chasseur, vous savez.

Tous les jours en hiver...

quel que soit le temps.

L'ext�rieur �tait son domaine.

La maison �tait � moi.

Ce sera diff�rent d�sormais.

Concernant le soldat, bien s�r, je lui suis

reconnaissante mais il ne faut pas que �a devienne une obligation.

Qu'il n'y ait pas... d'intrusion.

- D'intrusion ? - Ce jeune homme n'est pas l'avenir de mon mari...

Moi si.

Qui va m'aider pour ma coiffure, mes v�tements ?

Il va falloir vous d�brouiller seule.

Merci, Sergent.

Je suis vraiment d�sol�e. Elle n'est pas l� et j'attends depuis des heures.

- T'as demand� ce qu'il faut ? - Oui, une longue halt�re.

Vous m'avez pas prise au s�rieux mais vous verrez, j'ai du caract�re !

O� �a, dans ta chaussure ?!

Oh, putain...

Est-ce la moto de l'infirmi�re Livesey ?

Que fait-elle ici ?

- Confisqu�e, Monsieur. Par moi. - Pourquoi ?

Un v�hicule civile consommant de l'essence militaire,

dont chaque goutte doit �tre consign�e, Monsieur,

dans mes registres.

J'attends la confirmation du QG

que le v�hicule susmentionn� est autoris�.

Je vois, un formulaire qui va se perdre opportun�ment

parmi une pile de formulaires dans le cimeti�re � papiers qu'est le QG.

Avez-vous d�j� un acheteur en attente ?

Vous auriez un bon prix pour �a.

Je suis pas s�r de vous comprendre, Monsieur.

Je crois que si, Soper. Je veux que cette moto soit rendue aujourd'hui.

Il me faudra une autorisation officielle, pour mes registres.

Je vous la ferai parvenir.

Me prenez pas pour un imb�cile.

Je ne vous ai pas pris sur le fait

mais j'ai une id�e assez claire de vos lucratifs �-c�t�s.

Ex�cutez imm�diatement. Suis-je clair ?

� vos ordres.

Eddie, je suis tellement g�n�e.

Je me suis ridiculis�e.

Personne n'a fait attention.

Moi si.

Je voulais te pr�senter Byeford.

- Il faut que tu connaisses Byeford. - Il y a assez de temps pour �a.

C'est bien ici, non ? Tr�s propre.

Je ne pensais pas que tu serais si proche de la mer.

Eh bien, ma ch�rie, la bonne nouvelle est que je ne danserai plus.

Eddie, comment peux-tu plaisanter l�-dessus ?

Ne plaisante pas, je n'aime pas �a.

Ce qui compte, c'est que tu sois en vie. Tu vas rentrer � la maison.

Les enfants seront tr�s fiers de leur courageux papa.

Et tout le monde, vraiment tout le monde sera...

si formidablement gentil.

Tout le monde rapporte que vous �tes comp�tente, polie,

que vous travaillez dur. Tout le monde note votre r�serve.

C'est mon absence de r�serve qui m'a mise en p�riode d'essai.

Donc vous surveillez votre langue ?

J'appr�cie cette seconde chance.

Bon, � part vous surprendre constamment en train de r�der la nuit,

votre conduite est satisfaisante. Je vais approuver votre p�riode d'essai.

Merci.

Y-a-t-il autre chose ?

Mlle Trevelyan, vous savez

que je dois lire tout ce qu'envoient les femmes ?

- Je pensais que c'�tait au hasard. - Non.

Toutes les lettres. Je dois lire chacune d'elle avec attention.

Je vois...

En formation, on nous a dit que c'�tait dans un but de censure

et qu'il y aurait la plus grande discr�tion et aucun besoin de discuter...

Mais je pense qu'il y a besoin.

Les confidences sont gard�es, mais...

... dois-je comprendre qu'il y a un enfant ?

Une telle s�paration forc�e doit �tre difficile.

Cela doit certainement expliquer pourquoi vous ne dormez pas.

Je ne veux vraiment pas parler de...

Aucune femme n'est une page vierge.

On a toutes un pass�, et je ne vais pas diss�quer le v�tre.

C'est l'ici et maintenant qui me pr�occupe.

Dans vos lettres, vous demandez le pardon.

Appelez un chat, un chat - je ne demande pas, je supplie.

Qu'allez-vous faire si le pardon ne vient pas ?

Je dois l'avoir !

(Je ne sais pas.)

Je ne sais pas.

Allez prendre le temps de vous recomposer. C'est un ordre.

Une nuit charg�e nous attend.

Mlle Trevelyan.

Ce matin quand vous �tes venue, j'ai �t� sec avec vous.

- C'est pas grave. - Mon patient �tait mort.

Bon, vous avez pu le voir.

Il a commenc� � saigner et je ne pouvais rien faire pour arr�ter �a.

- Alors j'ai �t� sec. J'ai �t� grossier. - Comme je l'ai dit, c'est pas grave.

Je suis navr�e pour votre patient.

Je peux passer maintenant ?

La plupart des gens font la gr�ce d'accepter une excuse

quand on la leur doit.

Vous ne me devez rien, Capitaine. En r�alit�, vous ne vous �tes pas excus�.

Je vois une sale t�te. Souris, regarde sur ton bureau.

�coute �a...

"Mary Pickford a une baignoire creus�e avec des robinets en or

en forme de dauphins dans sa maison � Hollywood"

Je vais pas arr�ter de penser � �a aujourd'hui.

L'adorable Mary Pickford et ses beaux cheveux blonds

�tendue dans sa baignoire comme une fi�re sir�ne.

Il est pas dedans.

Ils ne l'ont pas publi�.

Le Coll�ge royal des chirurgiens doit �tre encore en train

de lire ton chef d'oeuvre sur le traumatisme du f�mur

et de parler du g�nie que tu es.

Tu seras des leurs avant m�me de le savoir.

Quant � moi, je serai � Hollywood.

Une bouteille de champagne dans une main, du savon parfum� dans l'autre.

C'�tait un bon article, Tom.

Tu sais, je ne lis rien d'autre que �a et Tarzan,

et je lis tout �a sans piquer du nez.

J'aurais aim� �tre Tarzan.

Dans la jungle avec Jane.

Je parie que Jane est plus sympa avec un type que Mlle Trevelyan.

Elle est dure � d�rider.

Je veux seulement un sourire de cette fichue femme.

Elle te sourit � toi ?

Je lui ai jamais parl�.

Mlle Crecy...

Soldat Byeford. J'�tais avec votre mari.

Comment va-t-il ?

On s'occupe de lui.

C'est beaucoup pour une dame. Tout �a.

- C'est beaucoup trop. - On m'a dit que vous aviez �t� courageux.

Allez chercher un homme, c'est rien. J'aurais aim� les retrouver tous.

Un geste de remerciement.

Je ne veux pas d'argent.

Ne venez pas plus loin. Vous �tes importun.

- Je viens seulement dire au revoir. - Non.

Vous ne faites pas �a.

Tout s'est bien termin�. Autorisation totale.

Merci beaucoup, Sergent Soper, je vous suis reconnaissante.

Ce n'est rien, Infirmi�re. Tant que vous �tes contente.

Je le suis.

Autoris� par le Colonel.

Les r�gles de l'arm�e pli�es pour une civile.

Je me demande parfois � quoi il pense.

Vous par exemple.

C'est vous qui auriez d� �tre recommand�e pour Infirmi�re en chef.

�'aurait d� �tre vous.

Mais on dit que Grace Carter et lui sont proches, donc...

Le monde est sens dessus-dessous.

Et rien de plus sens dessus-dessous que cette fanfaronne.

Qui s'am�ne en v�tements d'homme.

C'est bon pour personne, si vous me demandez.

Je vous demande rien.

Vous devez avoir 10 minutes

avant qu'on pense que vous avez disparu.

� nouveau en kaki ?

Ils ont besoin du lit, donc je pars au camp d'entra�nement.

Je surveille �a, quelques semaines de pouss�e-torsion

puis retour sur la route.

Vous ne conna�trez personne.

Je me ferai vite des copains.

Je vous envie.

Non, c'est faux.

Vraiment pas.

Pourquoi ne pas les laisser se dire au revoir ? Pourquoi �tre si cruelle ?

- Je ne suis pas cruelle. - Est-ce parce qu'il a �t� gentil avec vous ?

�tait-ce une intrusion trop grande ?

Vous �tes irrespectueuse et impertinente, jeune femme.

Bon.

Ce fut un honneur, Byeford.

Vous avez �t� un bon chef.

Le meilleur.

On vous aurait suivi n'importe o�.

Celui que j'aurai apr�s ne pourra pas vous remplacer.

Alors prenez soin de vous.

Et vous aussi.

�tes-vous s�re de pas vouloir vous enfuir avec moi ?

C'est votre derni�re chance.

Bonne chance, Jackie.

Peut-il parler ?

Qui ?

Votre mari. Peut-il vous parler ?

Bien s�r qu'il peut parler.

C'est bien.

George, mon gar�on, il ne peut pas parler.

Il a �t� touch� � la t�te.

Je pense pas qu'il me voie. Il sait pas que je suis l�.

Bien s�r qu'il le sait.

Je pense pas qu'il va s'en sortir.

Vous vous trompez.

Tout va bien se passer.

Tout sera comme avant.

J'en suis certaine.

Veuillez m'excuser.

Infirmi�re, ne pensez pas que je marchais sur vos plates-bandes

ou que je sapais votre autorit� ce matin.

Bien s�r que non.

Je pense qu'il est tr�s important que nous pr�parions les volontaires

� prendre plus de responsabilit�s.

200 hommes vont arriver ce soir. Voire plus.

- Il y en aura plus - Nous y ferons face - comme toujours.

Les volontaires qu'on avait � Liverpool,

oui, elles �taient jeunes, mais elles sont devenues pr�cieuses.

- Vous n'�tes pas � Liverpool. - Tous les h�pitaux se ressemblent.

Non... ce n'est pas vrai.

Si cet h�pital

est diff�rent du Liverpool Infirmary...

... c'est parce que les hommes ici reviennent de l'enfer.

C'est leur sanctuaire, et ils ont besoin d'�tre en s�curit�,

parce que... il n'ont pas �t� en s�curit�.

Et pour se sentir en s�curit�, il leur faut du calme et des professionnels,

pas l'enthousiasme maladroit d'amatrices bien intentionn�es.

Ces 3 l� sont les premi�res, mais ce ne seront pas les derni�res.

D'autres viendront. Que ferez-vous ?

Les mettre � la buanderie, hors de vue, hors de votre esprit ?

Leur faire faire des inventaires sans fin des linges ?

C'est avoir l'esprit obtus, et pendant ce temps,

vos infirmi�res sont pr�tes � l�cher, et les hommes sont �tendus � attendre.

Peut-�tre, Infirmi�re, que c'est vous qui ne vous sentez pas en s�curit�.

La passion de la jeunesse.

C'est bien naturel que vous vouliez imprimer votre marque ici.

Mais vous �tes encore nouvelle.

N'essayez pas de courir avant de savoir marcher.

Merci de votre attention.

Notre 1er convoi. � tout moment.

- Es-tu nerveuse, Rosalie ? - Aucunement.

J'arrive pas � croire que tu l'ouvres maintenant.

Je voulais la garder.

J'aurais vite ouvert la mienne si j'en avais re�ue une.

De qui est-elle ?

D'une amie � moi. Mlle Tillotson.

Comment la connais-tu ?

Mon amie, Mlle Tillotson,

est la patronnesse d'un foyer pour filles d�chues.

Je faisais des t�ches pour elle.

J'adorerais �tre une fille d�chue.

Tout ce qu'on t'avait dit de ne pas faire, balay� par l'amour.

- Trop romantique. - Non, �a ne l'est pas

On doit avoir piti� de ces filles, pas les admirer.

Il y a toujours un enfant dont personne ne veut.

Les hommes sont des b�tes, mais les femmes...

c'est en nous que r�side la moralit�.

- Est-ce qu'on les rel�ve ? - Pardon ?

Les filles d�chues. Les rel�ve-t-on ?

En travaillant dur,

beaucoup deviennent domestiques dans de bonnes maisons.

D'autres, bien s�r, sont sans espoir.

Qu'essaies-tu de montrer, Kitty ?

Je ne veux rien montrer. Je demandais juste.

Mlle Trevelyan.

Que faites-vous ici, assise dans le noir ?

J'esp�rais que vous attendiez de vous jeter sur moi.

- Non. - Encore repouss�.

Vous jouez ?

Non. Je ne trouve rien de plus futile que le golf.

C'est l� toute sa beaut�.

Et il devient encore plus futile quand on le joue la nuit.

Un sport pour notre �poque.

Excusez-moi, je dois y aller.

Je n'arr�te pas de penser qu'on est partis du mauvais pied.

Je ne vais pas abandonner, vous savez.

Capitaine Hesketh-Thorne, qu'attendez-vous de moi ?

J'attends de vous... un sourire.

- Pourquoi ? - Parce que la vie est une glorieuse chose

Parce que je peux obtenir un sourire de l'Infirmi�re en chef.

Je peux avoir un sourire du Capitaine Gillan. Alors ceci est un chiffon rouge

pour un taureau, et je n'abandonnerai pas avant d'avoir un sourire.

Et ne m'appelez pas Capitaine Hesketh-Thorne. C'est si militaire.

Miles. Appelez-moi Miles.

C'est parti.

Mlle Trevelyan ? C'�tait presque une conversation.

On s'am�liore.

Infirmi�re en chef, que dois-je faire ?

Par ici ? Tout est pr�t ? Tr�s bien.

D�sol�e, infirmi�re.

Merci.

C'est bien, Infirmi�re. Soyez pr�te.

J'entends leur arriv�e !

Tu l'as ? Amenez vite les bless�s.

Merci, Infirmi�re.

Faites plus de lits au sol.

Marshall, il y a un homme l�.

- Infirmi�re ! - Brancard !

Maintenez la pression. Venez avec moi. En chirurgie, vite.

- Vous avez d�j� fait �a, non ? - Bien s�r.

Faites-le alors. Lavez, changez, pouls et temp�rature.

Je reviens d�s que je peux. Berwick, c'est vous qui dirigez.

Enfin.

J'ai besoin d'aide.

Tenez �a, c'est bien.

Bonjour, je suis la volontaire Berwick.

Je vais vous nettoyer.

�'a �t� l'enfilade.

Je ne sais pas ce que c'est.

La mitrailleuse.

Les hommes tombent comme le bl� sous la faux.

Rang apr�s rang apr�s rang...

- Je ne veux pas entendre �a. - J'ai cru que j'allais mourir.

De la nourriture pour les rats.

La taille des rats, � se nourrir des corps...

Et quand il pleut et qu'on ne peut voir o� on marche,

quand on pense arriver dans de l'eau peu profonde pour ne pas en avoir

jusqu'� la taille et qu'on r�alise qu'on se tient sur le visage d'un mort.

Je ne veux pas �couter �a !

On se dit, le gars l�, �a lui fait rien, il y a qu'� continuer.

J'ai dit, je veux pas entendre �a !

Il faut que tu oublies �a parce que je ne veux pas de �a.

Cette salet� et cette laideur � la maison.

Mais c'est ce que je suis.

Je ne serai jamais rien d'autre.

Tu n'es plus un soldat, Eddie.

Alors je ne suis rien.

Mais qu'en saurais-tu ?

Comment pourrais-tu savoir ?

Tu n'aurais pas d� venir, Adelinde.

T'aurais vraiment pas d� venir.

Aidez-moi, je vous en prie !

On retourne aux camions.

J'arrive, j'arrive.

Je vais pas �tre lav� par une fillette ! Je peux le faire moi-m�me !

Si vous �tiez assez fort pour aller dans la tente des bains,

vous seriez dans la tente des bains, mais vous ne l'�tes pas.

Et je ne suis pas une fillette.

Je suis form�e et j'ai fait �a une centaine de fois.

- Tout va bien par l� ? - Oui, merci, Caporal.

Excusez-moi.

Rosalie ?

Major Crecy !

Mme Crecy.

- Mme Crecy. - Qu'y-a-t-il ?

Tout est bon pratiquement.

Vous �tes bien et au chaud ?

Je viendrai vous aider, mais

reposez-vous, vous vous sentirez mieux apr�s.

O� est Mlle Berwick ?

Elle a d�guerpi.

Mais celle-l� a fait du bon boulot.

Beau travail.

J'avais bien dit que j'avais du cran.

J'ai seulement dit que c'�tait du bon boulot.

Va chercher le chariot � th�, peut-�tre que �a fera du beau boulot.

Pourquoi vous �tes-vous enfuie ?

Vous avez eu la formation, pourquoi n'avoir pas fait la toilette ?

J'ai rang� la buanderie.

Personne n'a remarqu� mon absence.

Pourquoi avez-vous dit que vous l'aviez d�j� fait ?

Je n'ai pas voulu vous d�cevoir.

Ce n'est pas la fin du monde. On va arranger �a. Promis.

Oui ?

Oui, vous �tes toujours en vie.

Salopard.

� votre service. Vous pouvez me remercier plus tard.

Vous ne pouvez pas leur donner l'envie de vivre.

O� est sa femme ?

Une lettre pour vous, Mlle.

Merci. Merci beaucoup.

Comment va-t-il ?

Vous savez ce qu'il a fait ?

Je sais qu'il saignait.

Il l'a fait d�lib�r�ment.

Mais il est en vie ?

J'ai envoy� un colosse.

Les enfants grimpaient sur ses �paules

avec leur mains dans ses cheveux.

Et voici ce que je retrouve.

Comment pensiez-vous que ce serait ?

Pas �a !

Pas un fant�me avec la t�te pleine d'horreurs.

Il voudrait mieux �tre mort dans la boue plut�t qu'� la maison avec moi.

Mais il rentre avec vous,

vous devriez �tre avec lui plut�t qu'ici dehors.

Je ne peux pas !

Je ne peux pas faire �a.

Je ne suis pas pr�te � �a.

Je ne suis pas pr�te !

Tout est fini !

Lisez-la. Cela vient de ma m�re.

Vous voyez ce qu'elle dit ?

Je suis morte � ses yeux.

Elle dit, "Je ne reverrai plus ma fille."

Il y a des personnes qui ne retrouveront plus leur fils,

leur fr�re et leur mari.

Elles ne retrouveront rien de leur vie d'avant.

Mais vous avez des enfants.

Vous avez une maison,

vous avez tellement plus que la plupart.

On vous attend, on a besoin de vous.

Tout n'est pas fini.

Eddie, tu n'es pas rien.

Tu es mon mari...

... et le p�re de nos enfants.

Je ne me souviens plus de leur visage.

Tu y arriveras.

Promets-moi de ne plus refaire une chose pareille, plus jamais �a.

Remets-toi et reviens � la maison. et nous t'attendrons

parce que tu n'es pas rien.

Tu es tout pour nous.

� bient�t en Angleterre, ch�ri.

Je dois partir maintenant.

Sois un bon gar�on pour ton p�re, Georgie.

Sois un bon gar�on.

O� allons-nous ?

Rosalie, vous me faites confiance ?

- Il faut me faire confiance. - Bien s�r. Plus qu'� tout autre ici.

Ce pauvre gar�on n'a pas surv�cu au voyage,

rien ne peut plus l'atteindre, mais je suis s�re que

s'il savait que ceci aiderait ses copains, cela ne le g�nerait pas.

Que voulez-vous dire ?

Rosalie, ceci est un homme.

Veuillez le regarder, enti�rement...

Comprenez qu'il n'y a aucun myst�re.

C'est juste son corps.

Vous avez parl� de courage auparavant.

Soyez courageuse � l'instant.

- Regardez-le, s'il vous plait. - �tes-vous compl�tement d�prav�e ?!

Stupide.

- Stupide ! - Que se passe-t-il ?

Ma pauvre ch�rie.

Venez avec moi.

Pour le choc, ma pauvre fille.

�a ne me surprend pas que vous soyez boulevers�e.

Je sais que l'Infirmi�re Livesey est votre amie...

Ce n'est pas mon amie.

Qu'importe. Vous avez une amie ici, Mlle Berwick.

Il y a toujours une �paule pour vous ici.

D'accord.

Une boucle de ses cheveux.

L'infirmi�re me l'a donn�e pour me souvenir de lui.

Je suis vraiment navr�e.

Avez-vous re�u les nouvelles que vous attendiez ?

Loin de l�. Tr�s loin.

Alors faites votre boulot. Le travail nous sauve, Trevelyan.

Il sauve.

Vous �tes ici pour vous battre pour le roi et le pays.

L'Irlande t'avait rejet�.

Trouvez-moi un homme assez remis pour passer en jugement pour l�chet�.

Je suis une vraie femme, m�me si on ne m'a jamais embrass�e.

J'appr�cie votre discr�tion.

Ce que vous faites ne me concerne pas.

Vous avez quelqu'un au combat ?

On vous dit de ne pas y penser mais j'arr�te pas d'y penser.

Je ne sais pas s'il est en vie.

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