All language subtitles for Joy.of.Living.(1938)_vo

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Original subtitles

QUELLE JOIE DE VIVRE

- Ça suffit Joe. - Tu dis des sottises.

Retournes-y, même si tu dois saluer à quatre pattes.

Allez, c'est parti !

Comment peux-tu t'abaisser ainsi ?

Va dans ta loge.

Un instant Mlle Garret

On peut y arriver en deux jours.

Et une pour Look Magazine.

Un peu plus de peps, si possible.

Quelles jolies amygdales !

La voilà. Mlle Garret !

Vous étiez absolument magnifique.

Quel talent !

De mon temps, ça bossait dur.

Voilà mon petit lapin.

Maman, j'ai du travail Dis-leur de partir.

Ton père cajole la presse. Ne les vexons pas.

Je sais comment les faire déguerpir.

- Si vous êtes d'accord. - Allez-y.

Assieds-toi, mon petit trésor.

On était de vrais bosseurs. Laissez-moi vous resservir.

- Un whisky. - Trinquons à cette belle soirée.

C'est son opinion.

J'étais Hamlet pendant l'inondation de Johnstown.

La scène coulait mais je continuais sans sourciller.

Salina pleure.

Qu'as-tu ?

Je suis tellement heureuse pour toi.

C'est pour ça que tu pleures ?

Peut-être que je suis un peu jalouse.

J'aurais bien aimé être à ta place.

Très honnêtement, ça m'étonnerait.

Si Salina n'était pas ta sœur,

elle aurait sûrement aimé être ta doublure, n'est-ce pas ?

Prends donc mon rôle à Chicago.

Je ne pourrais te séparer de Bert, des jumeaux,

et de papa et maman.

On a toujours été très proches.

Tu es un amour.

Eue adorerait que je disparaisse.

J'étais Ophélie, il était Hamlet.

Quel spectacle !

Puis-je vous parler ?

- Tu étais incroyable. - On aura du succès.

- Tu sais, le passage... - Où le roi part.

Harvey a écrit une nouvelle scène.

Tu la joueras, demain soir.

- Je dois l'apprendre pour demain ? - Oui.

Je suis épuisée.

Sais-tu pourquoi tu es la plus grande star ?

Oui... Pourquoi ?

Pas parce que tu es la plus belle ou la plus glamour,

mais parce que tu es une bosseuse.

Ça fait toute la différence.

Je suis quand même fatiguée.

Je pensais dormir, demain.

Dormir ? Dors-je te rappeler...

Je sais, je suis une Garret.

Elle l'apprendra.

- On compte sur toi ? - Oui, c'est bon.

Merci, Maggie.

Qui recevra les honneurs, demain ? Maggie, pas nous.

Même quand je serai morte et enterrée,

"Garret" rendra hommage à Denis et Minerva.

Dépêche-toi. On organise une fête surprise au Savoy.

Arrête de boire. Fais-le pour moi.

Tu crois que je bois pour toi ?

Prends tes vêtements.

C'est gentil, mais je n'en peux plus.

Te détendre te fera du bien.

Ta sieste sera agréable sur les percussions.

Ce sera l'occasion de remercier la presse. Si j'étais toi...

Ces messieurs savent combien je leur suis reconnaissante.

J'ai de nouvelles paroles à apprendre pour demain.

- On comprend. - C'était éreintant.

D'accord, mon lapin. Repose-toi bien.

Viens. Dennis. Elle doit dormir.

La première vit ses derniers instants.

Ces premières sont épuisantes.

Peux-tu aider Harrison à arranger ma chambre ?

Regarde.

Des chasseurs d'autographes. Ils créent des ennuis.

L'ennui serait de ne pas en avoir.

Je suis fatiguée.

Signez, ça ne va pas vous casser le bras.

Ouvrez cette porte.

Ça va ? Je ne les laisserai pas vous faire de mal.

Asseyez-vous.

J'appelle votre chauffeur.

- M. L'agent ! - Il vous importune ?

Dites au chauffeur de Mlle Garret de venir.

Je suis inoffensif Je vous suis depuis 5 semaines.

- Ne vous énervez pas. - Je ne le connais pas.

Il me suit depuis 5 semaines.

Quand il a vu que j'étais sans défense...

Mike, où étiez-vous passé ?

Ramenez-moi à la maison, loin de cette foule.

Murphy, appelle le poste.

Prenons un taxi.

- Après vous. - Sûrement pas.

47e rue.

- Je m'appelle Brewster. - Et moi, MacCarthy.

Je vous l'allume.

Vous étiez au spectacle ?

Elle était merveilleuse, non ?

Franchement, Mac, c'est un ange.

Navré pour ce soir, j'ignorais qu'il y aurait une telle foule.

Ce n'est pas grave, Mike. Bonne nuit.

- Haut les mains ! - Arrête, Joe.

Parle, Morgan. T'as 2 minutes.

J'ai pas peur des mouchards.

Fini de jouer. Détachez-moi.

Que se passe-t-il, ici ?

Elles ne dorment pas ?

Elles voulaient faire un dernier jeu avant d'aller au lit.

- J'ai accepté. - Quel jeu ?

- Les "hors-la-loi." - Elle est l'ennemi public n°1.

Je suis l'ennemi public n°1 depuis 19h30.

- Qu'est-il arrivé ? - Betsy m'a mordue.

- Elle m'a mordue la première. - Je suis témoin.

Je les mets au lit.

Tante Maggie, tu nous achètes un mouchard ?

- Bonne nuit, Betsy. - Moi, c'est Dotsy.

- Je suis Betsy. - Pardon.

Je vais chanter pour vous.

- Pas celle-là. - C'est pour les bébés.

Celle du spectacle.

Vous vous coucherez, ensuite ?

Vous avez promis.

Allongez-vous et fermez les yeux.

Mac, vous avez une sacrée voix.

C'est un ange.

Elle est jolie, c'est sûr.

- Comment elle s'appelle ? - Maggie.

Joli nom.

Une chaloupe confortable et ordonnée.

Quelles finitions !

Si j'avais une beauté comme celle-là.

j'irai jusqu'en Océanie avec elle.

Qui eût cru que vous puissiez être. raide dingue d'une inconnue ?

Vous êtes exactement comme moi, sauf que...

ma famille n'est pas riche

et ne fait pas partie du gratin de Boston.

J'ai pas de revenus à moi. Je l'ai pas quittée,

c'est elle qui m'a quitté. Voilà où s'arrêtent les similitudes.

Je la rencontre pour la 1re fois et elle me fait arrêter.

Un petit verre, et ça ira mieux.

Allez, cul sec. comme un vrai marin !

Cul sec !

Je ne peux pas boire d'alcool.

Il me faut un petit remontant.

Bonjour, bonjour !

Ma fleurette,

- Comment vas-tu ? - Je vais te tordre le cou.

Si tu vois encore une goutte d'alcool...

Quelle humiliation !

Chut, Minerva. Les enfants...

Voilà votre thé, monsieur.

J'en vois depuis quarante ans

et je ne m'en lasse pas.

Avale une autre tasse, tu en as besoin.

Tu as raison.

Je me sens fichtrement bien.

- Vous ne remarquez rien ? - Ta robe de chambre est hideuse.

Dennis Garret, je t'avais prévenu.

Je quitte cette maison.

Gardez-moi une assiette.

Un être outragé se conforte dans l'attaque.

Oh ça va, tu radotes.

J'ai enfanté une vipère.

N'injuriez pas Salina, vieux poivrot !

- Comment oses-tu ? - Mais il a dit...

S'il vous plaît.

Je vais t'arracher les gésiers !

J'essaie de travailler. Pouvez-vous vous taire ?

"Laisse-moi te regarder, ce soir. Ne dis rien...

"Tu es si doux, tu m'appartiens, ma drôle ce frimousse."

- C'est quoi ? - Une critique que tu as lue.

Ce n'est pas vrai.

Occupe-toi de tes affaires.

- Laisse-moi voir. - Ça t'attristera.

Non. Tout le monde me complimente.

J'ai besoin de sincérité.

Tu vas être servie.

Margaret Garret gagne une fortune

à la radio, au cinéma et sur scène.

Son salaire est très convoité.

Je gagne 10 000 $ par semaine.

C'est ce que tu crois. Compte bien.

Une partie revient à M. Roosevelt.

Les impôts, les actions en bourse de ton père,

les antiquités de ta mère, les traites de la maison, Salina...

Il ne te reste pas de quoi payer un sandwich.

Je ne savais pas que c'était si grave.

Je n'y connais rien en affaires. Je ne vois pas...

Tu n'as rien à voir. Je vais en ville.

Peut-être que je pourrais tirer ça au clair.

Inutile d'inquiéter le reste de la famille.

Les inquiéter ?

Ils vivent sur un petit nuage.

S'ils sont heureux, tu es heureuse Mais moi, ça m'énerve.

- Tu exagères. - Quand les laisseras-tu ?

- Mes parents mourront un jour. - Et toi, cette année.

Écoute-moi.

Ils ne profitent de la vie que depuis très récemment.

Rien de ce que je fais n'est assez bon pour eux.

Je sais qu'ils sont stupides et égoïstes, parfois.

mais si j'avais des problèmes,

ils se mettraient en quatre pour moi.

Si tu te dis.

Moi, je prie pour qu'ils te fichent la paix.

"Laisse-moi te regarder, ce soir."

"Ne dis rien, ne change rien. Tu es si doux..."

Tu as arraché mon cœur et tu l'as piétiné dans la boue.

Dites à Mike d'amener ma voiture.

Je voudrais parler à Margaret Garret. Bonjour !

Elle n'est pas là. On vous a libéré ?

- Quand revient-elle ? - Jamais.

Dites-lui que je ne suis pas venu.

- Mettez une annonce. - Bonne idée.

"M. Brewster commandant de bord, s'explique et exige

"les excuses de Mlle Garret, actrice."

Vous deviendriez riche en vous éloignant des gens.

Je suis désolé.

Vous, moi, tout le monde l'est.

Amen, ma sœur.

Alléluia.

Allez où vous voulez. Vite !

Faites-moi répéter mon texte. Page 10.

- "Guenièvre, mon amour. - Votre Altesse...

"Nous sommes fous.

"Vous, d'être venus, et moi, de vous avoir laissé faire.

"Que vont dire les gardes ?

“Votre Altesse, je devais vous voir une fois encore.

"On me couronne demain.

"Ce soir nous devons vivre toute une vie en une heure.

"Oh, ma reine sans couronne !

"Votre Altesse...

"Pas de "Votre Altesse", ce soir."

"Il n'y a qu'un homme et une femme.

"Si nous avons tort, alors l'amour a tort,

"et si l'amour a tort, alors la vie a tort.

"Les trompettes sonnent.

"L'heure est venue de nous séparer. Je tremble d'amour..."

Oubliez ça, Mike.

"Il la serre contre lui. La séparation est si douloureuse.

"Il ferme les yeux"

Regardez devant vous.

- Pourquoi ? - Vous alliez nous tuer.

Je devais fermer les yeux.

Laissez tomber et allez à la fin de la page.

Indiquez-moi où je dois chanter.

"Ne bouge pas.

“Laisse-moi te regarder."

C'est à vous.

C'est vrai. Mettez le disque.

Vous ne chantiez pas hier soir.

Conduisez-moi au poste de police et repassez le disque.

18e circonscription

Puis-je vous aider ?

Attendez-nous, Votre Altesse.

- M. L'agent, cet homme... - Vous ennuie ?

Voulez-vous vraiment que je l'arrête ?

Vous êtes fantastique.

Je remets tout entre vos mains.

N'oubliez pas que c'est un récidiviste.

Je t'avais bien dit que c'était un ange.

Allez, viens.

Bon, je ferme les yeux. Fais-toi la malle.

Et ton sens du devoir ?

Je l'oublie, après hier soir.

Si tu ne m'avais pas ramené, ma femme m'aurait quitté.

Tu ne me feras pas changer d'avis.

Chut ! Le sergent...

C'est sérieux. Tu risques entre six mois et un an.

Je suis un contribuable. Fais ton devoir.

Tu es complètement cinglé.

C'est ce qu'elle croit.

Margaret Garret est convoquée à la Cour de New York

Il ne manque pas d'air, celui-là !

Il m'oblige à aller au tribunal, alors que je suis si occupée.

Il va le regretter. Il aurait dû me ficher la paix.

Il mérite la perpétuité.

Ou la chaise électrique.

Que plaidez-vous ?

Non coupable, votre honneur.

Souhaitez-vous toujours porter plainte ?

- Oui. - Vous le regretterez.

Je suis là pour ça.

Où est votre avocat ?

Je n'en ai pas. L'histoire est simple.

Veuillez m'excuser.

Dans ce genre d'affaires, je me représente toujours.

- Je vous écoute. - Alors, voilà...

Je mémorisais les paroles d'une chanson dans ma voiture...

C'est invraisemblable...

Mlle Garret ne voulait pas vous offenser

- Je n'ai pas besoin... - Levez la main droite.

Jurez-vous de dire toute la vérité ?

Très certainement.

N'ayez crainte.

- Regardez. Il prend ma main. - Objection !

"Objection"?

Accordée.

Parlez.

- Je vous disais... - Mlle Garret !

Vous prétendez que je vous ai importunée.

C'est vrai.

Vous êtes-vous demandée si vous m'avez importuné ?

Faut-il vraiment que j'écoute ces sornettes ?

Cela n'a aucun rapport.

Je ne partage pas votre opinion.

Si Mlle Garret chantait sa chanson, vous comprendriez.

Il cherche à me mettre mal à l'aise.

C'est inhabituel, mais ça pourrait être utile.

Mlle Garret, chantez, s'il vous plaît.

J'adorerais. mais je n'ai pas d'accompagnement.

J'ai tout prévu.

Oswego !

C'est quand vous voulez.

Pourriez-vous reprendre du début ?

C'est un ange.

Vous êtes dans un tribunal, pas dans un boudoir,

Justifiez-vous, maintenant.

Votre honneur, j'avais tort.

J'ai fait une erreur.

Je suis confus.

Je n'avais pas le droit d'importuner Mlle Garret

et de la forcer à chanter.

Même si ça en valait la peine.

Mon affection pour elle ne regarde pas cette Cour,

mais seulement Mlle Garret.

Il s'agit d'une affaire personnelle.

Je suis prêt à dédommager la Cour pour ce délit.

- Ou à autre chose. - 6 mois de prison.

6 mois ?

Exact. Emmenez-le.

Allons-y.

M. le juge,

une peine de 2 jours suffirait,

ou une légère amende. Pas 6 mois d'emprisonnement !

Dans ce cas, autant oublier toute l'histoire.

Impossible.

- Vraiment ? - Il y a bien la liberté surveillée.

Ce serait gentil.

Selon l'article 9, chapitre 28 du code pénal, la Cour

peut désigner un agent de probation.

Connaissez-vous une personne de confiance ?

Quelle question ! Il doit en connaître des tonnes.

Malheureusement, la seule que je connaisse est Mlle Garret.

Quel dommage...

Acceptez-vous de prendre cette responsabilité ?

Vous voulez que ce soit moi...

Ce n'est pas possible... N'y a-t-il pas d'autre moyen ?

Vous devez bien connaître des gens spécialisés...

Ma patience a des limites. Embarquez-le.

Je vous en prie, n'ayez aucun regret.

Après tout, six mois, ce n'est pas si long.

Même si on pourrait le croire.

Partons, geôlier.

Attendez.

M le juge, ne l'enfermez pas. Je serai son agent de probation.

- Restez calme. - Mais je suis parfaitement calme !

Daniel Brewster, je vous place en liberté surveillée.

Vous vous présenterez à Mlle Garret chaque mardi et vendredi.

Mlle Garret, quelle grandeur d'âme !

Où dois-je me présenter ?

Ne pensez pas vous servir de ça pour...

Le juge était sérieux.

- Il ne saura rien. - Je cafterai.

- J'aurais dû laisser faire. - Oui.

Allons réfléchir à la raison pour laquelle vous m'avez sauvé.

Quel culot !

Attendez.

Pour être mon agent vous devez me connaître.

Je ne le pense pas. Excusez-moi.

- Réfléchissez. - M. Brewster. qui êtes-vous ?

Vous connaissez les Brewster de Boston ?

Les Brewster de Back Bay ? Des très, très chics types.

- Donc c'est non. - Tout juste.

Me déposeriez-vous au débarcadère Johnson ?

Je préférerais vous jeter du quai !

Elle est si drôle...

Où irons-nous, ce soir ?

Tout cela a été très divertissant, mais je suis occupée.

- J'ai été gentille... - Un vrai ange !

La prochaine fois, piégez une autre personne.

Vous croyez que c'est un piège ?

Qu'est-ce, alors ?

Si je vous disais que j'ai quitté mon Paradis pour vous ?

Vous allez bien ? Vous entendez des voix, par hasard ?

Paradis est le nom de mon île.

Dites donc ! On en apprend tous les jours.

Je vis là-bas. Les Hollandais me l'ont vendue...

C'est votre petit coin à vous.

Exact. Il ne connaît ni la guerre ni la récession.

Il regorge de fruits...

Vous devez sûrement vous prélasser sous les palmiers

et profiter...

Et transporter des marchandises.

- Vous avez un bateau ? - Oui !

Il a vogué sur toutes les eaux.

Incroyable...

Restez là, je risque de vouloir prendre la fuite.

Qui était l'ancien propriétaire ? Noé ?

Qu'en pensez-vous ?

C'est un beau petit rafiot, non ?

- Pas mal. - Il me plaît.

Les goûts et les couleurs... Quelle belle brochette !

- Qui sont-ils ? - Mes frères.

Ils ont l'air sain d'esprit.

Ils sont tous banquiers.

Intéressant.

Comme vous dites, les goûts et les couleurs...

Le virus de la banque a contaminé toute ma famille,

mais j'ai résisté.

Vous vous y êtes opposé ?

Pas vraiment.

Un prêtre hindou m'a conseillé de m'éloigner des choses ennuyeuses.

- Très bon conseil. Je m'en vais. - Restez.

Je ne mentais pas, à propos de mon île dans le Pacifique.

Venez voir.

Elle est minuscule.

Elle fait 160 km de long. Regardez.

Voici le château des Brewster.

Que c'est mignon !

C'est comme ma maison.

Dans mon imaginaire.

Je l'ai inventée il y a longtemps.

J'aimais bien y aller, après l'école.

- Des obligations ? - Juste envers moi-même.

Je fais ce que je veux quand je veux. Essayez.

- Et arrêter de chanter ? - Chantez quand vous le voulez.

Ne le faites pas uniquement pour l'argent

- J'arrêterai quand j'en aurai assez. - Faux.

A quoi ça sert, d'avoir beaucoup d'argent ?

Ça sert, c'est sûr.

Vous vous trompez.

Le jour où vous voudrez tout quitter, il faudra y aller franco.

Ne soyez pas égoïste et transmettez votre message à l'humanité.

Allez donc le clamer sur la place publique.

Une seule personne m'intéresse.

Elle me fait penser à ce petit gars frustré.

On l'a frappé à là tête. Il s'énerve et court dans tous les sens.

Je possède tout ce que mon cœur désire.

Sauf le bonheur.

- Je suis comblée. - Autant qu'une vache.

- Je n'aurais pas dû... - C'est vrai.

Une vache est comblée

jusqu'au jour où elle se fait assommer par un boucher.

Ne vous laissez pas dépecer.

- Comment ? - J'ai bien dit "dépecer".

Vous avez vu ça ?

10 000 dollars par semaine, mais affamée

- C'est un torchons. - Que vous avez lu.

- Quelle insolence ! - C'est pour vous aider.

Arrêtez.

Je suis resté exprès ici pour vous sauver

de votre famille de rapaces.

Vous avez dit "Rapaces" ?

Elle ne comprend rien...

C'est pour Mlle Garret.

Elle ne veut toujours pas vous voir.

Dommage, il va faire froid.

- J'ai dit qu'elle... - C'est ce que je pensais.

Il est enfin parti.

Un jour, il ne reviendra plus.

Et alors ? Du moment qu'il me rend mon manteau.

Les mardis et vendredis seront bien fades.

Tu rigoles ? Je le déteste !

Invite-le. On le haïra plus confortablement.

Plus besoin de bloquer le passage.

Elle préfère mourir de froid que vous revoir.

Personne n'a le droit de traiter sa satanée famille de rapaces.

- Je la verrai vendredi. - Un instant, M. Brewster.

Si vous croyez que vous la trouverez au studio, sur la 49e rue,

dimanche à 18h45, vous vous faites des idées.

C'est entendu.

J'aurai fini dans 1h.

- Vous me suivez ? - Encore vous ?

- Pourquoi vouloir chanter ici ? - Laissez-moi passer.

Plus d'argent, plus d'ennuis.

Ne bloquez pas la porte, je dois y aller.

- Je suis en retard. - Vous avez droit au bonheur.

Nous serons juste tous lés deux, dans mon Paradis

Vous êtes un ange !

Rendez-moi mon manteau.

- C'est combien ? - Le bouquet ?

Ça fera 20 $.

Nous avons la joie de vous présenter notre invitée,

comédienne et actrice.

Mlle Margaret Garret. Elle chante What's Good about Good Night.

Pardon de vous avoir importunée.

Je prends le large.

- Débarcadère Johnson ! - Vous partez ?

- Je m'assurais de votre départ. - Et moi de votre affection.

Sutton Place.

- Je peux avoir un autographe ? - Ça suffit !

Vous êtes la vraie Mlle Garret ? Signez-m'en un.

- Désolée, je suis chargée. - Je vais vous aider.

Mettez-te sur cette page.

Vous voulez l'autographe de Mlle Garret ? Approchez !

Elle les signera gratuitement.

Allons, dépêchons !

C'est Margaret Garret !

L'enfant chérie de la terre entière, le bijou de Broadway.

Ne soyez pas timides. C'est par ici !

- Vous capitulez ? - Sûrement pas.

Tendez-lui vos papiers et stylos.

Ça ne coûte ni 25 cents, ni 50 cents, ni 1 dollar ! C'est gratuit !

- Toujours pas ? - Non ! Enfin...

Mlle Garret écrit son nom en lettres de feu pour la postérité.

Évacuez le trottoir.

Qu'y a-t-il ?

Vous êtes devenus fous ? Dispersez-vous.

Tiens, tiens... Votre chance tourne.

Vous tombez à point. Cet homme...

Vous voulez bien signer un autographe pour ma nièce ?

On s'amuse, Maggie ?

- Alors ? - Vous gagnez.

- Vous serez gentille ? - Je le promets.

Reculez tous, je vous prie. La séance est finie.

Vous allez recevoir un magnifique cadeau

de l'inimitable et incomparable Mlle Garret.

Reculez et attrapez !

Désolé pour tout à l'heure. C'était un coup bas.

L'homme dont je vous parlais

est désolé également. Mais elle l'a forcé à le faire.

- C'est faux. - Non. Elle se serait encore enfuie.

Et il n'en pouvait plus.

- Elle ne voulait pas le voir. - Vraiment ?

Pourquoi voulait-il lui parler ?

Il trouve qu'elle travaille trop et ne s'amuse jamais.

Il veut lui montrer que s'amuser, c'est possible.

Avec la modique somme de 2 dollars.

Alors ?

Alors c'est dommage. Elle descend à la 59e.

Et dire qu'elle va dans le sens inverse...

Comment ça ?

On serait mieux avec de la musique.

Vous vous amusez ?

Je préférais le métro.

Êtes-vous prêts à commander ?

Faites-vous plaisir.

Pour quelques piécettes ?

- Avec 2 dollars ? - Exactement.

Et vous me reconduirez ?

Je ferai tout pour vous convertir.

Un cocktail au champagne. Pour 2 dollars.

- Une bière pour la dame. - Pour 5 ou 10 cents ?

- Je veux du champagne. - 5 cents.

Je veux 10 cents de bière !

Rien n'est trop cher pour la dame. Je prendrai un café.

Un café ?

C'est ce qui l'a dit.

J'ai du sang cherokee. Je fais gaffe.

Une boisson plus forte me ferait sortir de ma réserve.

Bien sûr, M. L'Indien.

- Vous ne grandirez jamais. - Pas si je peux éviter.

Vous êtes si mature. Vous avez pourtant été enfant

- Non. je suis née adulte. - Je vous crois.

Vous êtes-vous empiffrée de cacahuètes, au cirque ?

Non. mais j'ai chanté dans un cirque.

Avez-vous déjà marché pieds nus sous la pluie ?

Non, j'étais trop occupée à apprendre mon texte.

Quel gâchis !

Vous vous trompez du tout au tout.

- C'est quoi ? - Une bière pour Mlle Garret.

Qu'est-ce que tu dis ?

Une bière pour Mlle Garret ?

Elle ne boira rien d'autre que du champagne ! Va en chercher.

Mesdames et messieurs,

j'ai une surprise pour vous.

Mlle Margaret Garret est parmi nous, ce soir

Applaudissez-la bien fort.

Bitte Shön, vous êtes bien Mlle Garret ?

Le serveur est un idiot.

Elle n'est pas qui elle est.

Je pensais qu'elle était qui elle est, mais c'est pas le cas.

On attend sa bière.

Ma chère dame. mon cher monsieur,

j'ai commis une erreur. Ce n'est pas Mlle Garret.

Je vous offre donc la première tournée.

- C'est quoi ? - Du champagne pour Mlle Garret.

Cette dame boira de la bière !

Va en chercher.

Vous allez bien ?

Je tiens les comptes.

Il vous reste combien d'argent ?

1,40 $. Vous avez mal au bras ?

Non, je prendrai une autre bière.

C'est coincé.

J'ai les pieds mouillés.

- Ce doit être votre nez. - Saperlipopette...

- Arrêtez-vous. - Vous dites-ça à toutes les filles.

Je suis sérieux.

Vous êtes sérieux ?

Êtes vous en train "d'incinérer" les choses ?

- Qui suis-je pour incinérer ? - Oui. Qui êtes-vous ?

Vous me reconnaissez ?

J'ai un îlot minuscule dans le Pacifique

et je pense que vous avez assez bu.

Je fais ce que je veux quand je veux. Compris ?

Je crois savoir comment m'y prendre. Faites-moi confiance.

Vous avez dû trop éternuer.

Avalez dix gorgées sans respirer.

Fermez les yeux.

Ah, enfin !

Chers amis...

Voici les danseurs traditionnels.

Allez, essayons.

"Pomme de remette et pomme d'api..."

- Restez tranquille. - On va rigoler.

Votre bière.

Vous savez tout.

Vous avez le nez le plus mignon du monde.

Buvez une gorgée.

- Allez-y. - Rappelez-vous.

Ne vous faites pas prier.

Et voilà.

M. le guérisseur, M. L'Indien.

M. le malin, M. le coquin, M. Perlimpinpin...

Quittez mon établissement, je vous en prie.

- Ne l'ignorez pas. - Oh que si.

Certainement pas.

Nous sommes Margaret Garret. Nous pouvons aller partout.

Écoutez, je ne veux pas m'énerver. Sortez d'ici.

Nous n'irons nulle part.

Salut, l'ami.

Je m'en vais, si je suis indésirable.

Il y a d'autres restaurants chinois.

Voulez-vous dire à votre patron ce que vous pensez de lui ?

Poussez la chansonnette pour vos proches.

Venez chanter. Peut-être que vous avez une belle voix.

Vous rigolez ? Vous ne savez pas qui nous sommes ?

- Partons. - Vous avez entendu ?

Je veux chanter.

Ça fera 25 cents.

25 cents ? Nous ne payerons pas.

Nous sommes Margaret Garret

Et je suis Blanche-Neige et les sept nains.

- Tenez. - Que vous êtes drôle !

- Je vais vous éduquer. - Ah bon ?

On peut s'amuser en chantant pour soi, sans rémunération.

Non, je vais chanter pour mes proches. C'est écrit

Allez-y, professeur.

Vous êtes chou.

Je suis fou de vous.

Vous le savez, n'est-ce pas ?

Vous êtes un ange.

C'était pas trop mal.

Mais voilà comment chanterait Margaret Garret.

- Vous vous amusez ? - Sans conteste.

Restez là. Il faut commencer lentement.

Je ne sus plus un bébé.

Observez et faites comme moi.

Je ne suis pas sûre de faire aussi bien.

Mesdames, je vous prie de quitter la patinoire.

La figure suivante est réservée aux hommes.

Restez où vous êtes. Je vais la sauver.

Je vous tiens.

C'est calme, ici.

Je veux apprendre à piloter un avion.

Je n'ai pas assez d'argent.

Vous n'en aurez jamais assez. 2 $ suffisent largement.

- C'est marrant d'entendre ça. - Et si on...

Et si vous rentriez chez vous ?

Je fais ce que je veau quand je veau.

Pardon ?

Je fais ce que je veux quand je veux.

Si vous vous entendiez...

Je m'entends très bien.

J'ai dit quoi ?

- C'est pour moi. - Ne faites pas...

Ne me dites pas ce qu'il doit faire.

Nous, Margaret Garret, faisons ce qu'on veut.

- Oui, mon chou ? - Vous avez entendu ?

Je vous avais prévenue.

Fermez les yeux.

Oh, mon Danny, vous êtes merveilleux.

Ne pas cueillir les fleurs Bière : 10 cents

Ne pas marcher sur le gazon

A toutes les unités...

Il y a un homme chez tante Maggie !

Allez-vous-en.

Quoi ? Bert, tu as entendu ?

Réveillez-vous.

- Que faire ? - Il y a un homme chez Maggie.

Harrison, réveille-toi.

Un homme chez tante Maggie.

- Tais-toi Betsy ! - Je suis Dotsy.

- Un homme chez Maggie ? - Que va-t-on faire ?

Retournez vous coucher et il restera peut-être.

Quelle effrontée ! Venez, il faut agir.

Ici le détective familial. Chasse cet homme de ta chambre.

Qu'elle est bête...

Un homme ?

C'est Machin Chouette.

Il est là !

On attend quoi ?

Que ton grand-père soit courageux.

- Que vois-tu. - Rien, à cause de la clé.

Elle s'est peut-être enfermée.

Bonjour.

Avant que j'oublie : bonjour.

Vous vous souvenez de moi ?

Hier soir, nous...

- Je vous ai invité ici ? - Selon vous, il neigeait trop.

- Il a neigé ? - Pas un flocon.

Non, je ne veux rien.

Je me souviens. J'ai bu un verre de bière.

Vous avez le sens de la retenue.

Que faites-vous ici ?

Vous menaciez de crier, devant la porte.

Donc vous êtes entré de force ?

Si je n'entrais pas, vous hurliez.

Je me suis bien amusée, hier.

- C'est une première. - Tout ça avec 1.85 $.

C'est incroyable.

J'ignorais qu'on pouvait tant rire.

C'est ma façon de vivre.

Rire et batifoler je ne fais que ça.

Je me moque et on se moque de moi.

Intéressant !

Je me souviens de patins à roulette.

Les patins ? Mais oui !

Vous étiez magnifique.

- Vraiment ? - Vous êtes doué en patinage.

Ça vous fait encore mal ?

Je n'arrive même pas à attraper mes chaussures.

Mon pauvre. Venez par ici.

Merci.

- Et voilà, Mr. Brewster. - Merci, Mme Brewster.

Qu'avez-vous dit ?

Je n'aurais pas dû ?

Là, ça dépasse les bornes.

Je vais mettre un terme à ces bêtises.

Ils veulent un autographe.

Bonjour, tout le monde.

Voici... Dan.

Dan, voici ma mère... et mon père.

- Qu'as-tu fait ? - Je vais te le dire.

Faites sortir les enfants.

N'as-tu pas honte ?

Pendant 50 ans, les Garret...

Mais qu'y a-t-il ?

- Petite impudente ! - Emmenez les enfants !

Bert, les enfants...

Si tu nous respectes, fais-le sortir.

- Vous voulez-dire... - Tu as saisi.

C'est un scandale.

Un enfant rebelle est pire qu'un serpent.

Jolie tirade...

Eh oui, mon ange.

Il l'appelle son ange !

Et alors ?

Qu'est-ce que ça peut vous faire ?

Ce qui est fait est fait.

On ne te censure pas, on pense à ta carrière.

Et au spectacle.

Si la presse l'apprenait ?

- Ou serions-nous ? - Chez-vous, pas chez Maggie.

Tout ce qui compte pour vous, c'est le spectacle.

- Mais non, enfin. - Pas du tout.

Je vous préviens,

ça doit rester entre nous.

Si vous pensez tout balancer...

Vous cherchez la bagarre ?

- Arrêtez ! - Asseyez-vous.

Vous aussi.

Dan arrêtez.

Ils exagèrent.

Pas moi. Partez avec moi sur-le-champ.

Vous vous seriez dévoilés si je vous avais laissé parler.

Vous méritez de vous faire empailler.

Écoutez bien. Il n'y a eu ni baiser ni autre chose.

Vous n'avez que des pensées perverses.

- J'ai bientôt fini. - Ça suffit.

Personne ne parle à mes parents sur ce ton.

Sortez d'ici.

- Appelez la police. - Non, c'est son truc à elle.

Et dire que ma perte fille...

J'étais persuadée que notre Maggie

ferait confiance à son papa et à sa maman.

- Si j'étais à ta place... - Le petit-déjeuner est prêt.

Allons manger.

Le petit-déjeuner est servi...

Vite, chargez tout ça.

Dites, patron...

Restez, si vous voulez. On part dès que possible.

Dépêchons.

Ça va mieux ?

Oui.

- On a appelé ? - Non.

Des lettres ou autre ?

Quel soulagement de ne plus être embêtée !

- J'imagine. - Ça fait du bien.

Des nouvelles du débarcadère ?

Non, pourquoi ?

Il part pour la Chine, ce soir.

Il doit déjà être loin.

Tant mieux.

Ça m'est égal.

Je ne peux pas le croire...

Et puis qu'est-ce que ça change ? La Chine !

Faut-il que tu me regardes en fumant cette chose ?

Tu sais ce que je ferais avec 2 cents ?

Je vais lui montrer.

La police, s'il vous plaît.

Appelle le débarcadère et Mike. Où est mon chapeau ?

Sur ta tête.

Allô, là. police ? Il part en Chine et c'est hors de question.

Il est au débarcadère. Vous devez l'arrêter.

Je suis Margaret Garret et le juge m'a expliqué...

Si vous râlez encore, je... Très bien.

C'est le juge qui me l'a dit.

Il m'a demandé de veiller sur cet énergumène.

Il faut agir...

Vous êtes en liberté surveillée.

Vous pouvez charger le cargo, il ne partira pas.

- Si vous le dites. - On l'affirme

Bon, ça suffit Allez jouer ailleurs.

Ne traînez pas.

Dépêchez-vous de charger. On part ce soir.

Ça ne se emplira pas tout seul !

Montez la marchandise.

Vous êtes là pour bosser,

pas pour jouer à la poupée !

Je n'ai pas toute la journée.

- Dan, écoutez-moi. - Au travail !

Que quelqu'un l'arrête !

Voulez-vous m'épouser ?

Maintenant ? Il faut se dépêcher, il est presque 16h30.

Déchargez tout. On oublie la Chine.

J'ai des relations, ça ira vite.

Je reste ici finir mes affaires. Rendez-vous à la Cour à 18h.

- Mike ! Sutton Place. - Ne tarde pas.

Tu es un ange.

Vas-y.

Les gars, descendez !

Oswego !

Décharge le cargo.

Prends tout ce que lu peux.

Vous me cherchez ?

Achète-moi des fleurs et du parfum. Qu'est-ce que ta femme aime ?

- Moi. - Mais non...

Je veux de quoi décorer une cabine : soie, dentelle, etc.

- On rentre sur l'île ? - Oui ! On lève l'ancre à 21h.

Dan et moi resterons ici.

Puis avec la famille, on partira en voyage.

Je vois. Ils profiteront de votre lune de miel.

Ce n'est pas vrai.

On aura la maison jusqu'à la fin de la saison.

Quand annonceras-tu la nouvelle aux autres ?

Après le spectacle. On dînera tranquillement au Ritz.

Allez au Madison Square Garden. Ça va faire du grabuge.

Rabat-joie.

Et dire que tu aurais pu être fleuriste ? Au revoir !

M. le juge, excusez-nous.

- Qu'y a-t-il encore ? - Il veut m'épouser.

- Que plaidez-vous ? - Coupable.

Vous êtes toujours en liberté surveillée.

Là, ce sera 7 jours par semaine.

Vous avez un témoin ?

Résidence des Garret.

Je suis journaliste au Herald.

On m'a dit que Margaret Garret s'est mariée.

Dennis Garret à l'appareil.

Comment ?

C'est un mensonge !

Je ne ferai aucune déclaration.

- Je suis si heureuse. - Moi aussi.

- Qu'y a-t-il ? - Ne bouge pas.

Tu es toujours là ?

Bien sûr, mon chéri.

C'est merveilleux.

Je craignais que ce soit un rêve et que tu sois partie.

Qu'y a-t-il ?

Dan, je suis tellement contente.

Joyeux Noël !

Mme Brewster, vous êtes la reine de mon Paradis.

Tu vas adorer vivre là-bas.

C'est la mousson, en ce moment.

Les gouttes de pluie font de la musique.

Ce sera magnifique.

Où va-t-on ?

- Sutton Place. - Débarcadère.

53 Sutton Place Je dois me préparer.

- Nous prenons le large à 21h. - Pardon ?

Aurais-tu oublié que je chante, ce soir ?

Tu veux bien répéter ?

Chéri, j'ai signé un contrat.

Tu en as signé un autre, tout à l'heure.

Je ne vais pas arrêter le spectacle et quitter ma famille comme ça !

Je pensais le contraire.

Ne complique pas les choses.

Chérie, il y a longtemps, je t'ai dit

que si tu voulais tout quitter, il fallait y aller franco.

- C'est ce que je fais. - Les gens ne changent pas.

Pendant un instant, je j'ai cru

- Ne dis pas ça. - Ce n'est pas ta faute.

Parfois, on désire tellement une chose

qu'on évite de voir la réalité en face.

On se croirait dans une tragédie.

- C'en est peut-être une. - Non.

La fin est parfaite. Toi et moi faisons des concessions.

Ça ne sert à rien. C'est perdu d'avance.

Je dois tout à ma famille.

Je le sais. Mais tu ne les aide pas.

Enfant, je me suis cassé le poignet.

Et mon plâtre a failli le paralyser.

Tu t'es trop occupée d'eux. Ils ne savent plus vivre seuls.

- Ne le vois-tu pas ? - Non.

Tu es très têtue.

Oui. si être loyal, c'est être têtu.

- Je ne suis pas égoïste. - Moi, si !

Tout ira bien si tu fais preuve de patience.

Tu veux que je reste muet

pendant que ces cannibales te dévorent ?

- J'ai bien dit "cannibales". - C'était déplacé.

Je t'ai perdue.

Non, ce n'est pas vrai.

A la fin du spectacle, nous partirons en vacances.

Je ne t'ai pas épousée pour ça.

Si elle le fait entrer, il faudra me retenir.

Te "tenir", plutôt.

- Je t'accompagne à la porte. - Inutile.

Au sujet du... petit contrat de tout à l'heure...

Ne t'inquiète pas.

Je le ferai annuler.

Personne ne saura qu'on s'est mariés.

La voilà qui arrive.

Arrête de pleurer, ça ne changera rien.

Ma chérie... Ma pauvre petite chérie.

Prends courage.

On ira chez les pauvres.

On veillera sur nous.

Et dire que notre fille nous traite comme des étrangers.

On doit tous porter sa croix.

Je souhaite de tout mon cœur

que ses enfants ne lui feront pas la même chose.

Reste là !

Arrête de pleurer. Elle s'en fiche.

De nous tous, aussi

Tu as brisé le cœur de ta mère.

- Qu'as-tu a répondre ? - Rien ! Qu'elle est désolée ?

Qu'elle va divorcer de son clochard ?

Il emménagera ici, c'est sûr !

Non, pitié !

On a sacrifié notre célébrité pour toi !

Si on n'avait pas tout abandonné

pour te mettre sous les feux des projecteurs,

je serais encore la divine Minerva Garret.

Et moi, le magnifique Dennis Garret,

dont le Roméo aurait traversé les âges.

On a fait le mauvais choix.

L'immortalité nous appartenait. On l'a rejetée.

Quelle ingratitude !

- Appelez ça de l'ingratitude. - Il y a un autre nom.

Tu es sournoise.

Tu voulais que je joigne une troupe.

Elle te jalouse.

Je savais que le 1er gus venu, tu nous claquerais entre les doigts.

Si j'étais à ta place, j'y réfléchirais à 2 fois.

Tu crois que ce malotru se fiche de ton argent ?

Et de tes 10 000 $ par semaine, de la maison, la voiture...

Tu crois qui qu'il t'aimerait si tu étais pauvre ? Balivernes !

C'est un profiteur. Je les connais, ces types.

Le jour où il partira, ne viens pas pleurer.

Même si on te pardonnerait.

C'est sûr. Je ne pense pas seulement à toi ou à moi, car je suis fort,

mais à tes parents, à Salina et aux jumelles.

Réfléchis à ce que tu leur fais subir.

Tu as raison, Bert.

J'ai été aveugle.

Ce soir, vous m'avez tous ouvert les yeux.

Je réalise combien j'ai été égoïste et le mal que je vous ai fait.

Je ne recommencerai plus.

Papa, vous n'irez pas chez les pauvres.

Je savais que tu retrouverais la raison !

- Je t'emmènerai à Reno. - Nous irons tous.

- Il y a des casinos. - Les jumelles vont adorer.

J'ai une bien meilleure idée.

Bert, tu es l'homme le plus fort du monde.

Quelqu'un dans cette ville a sûrement un piano à déplacer.

Maman, la cave et le grenier regorgent d'antiquités.

Elles valent une fortune.

Toi et papa vous connaissez en antiquités.

Salina, je ne vais plus te faire de l'ombre.

Ce soir, c'est à toi de jouer. Tu commences fort

car tu prends ma place.

Ta carrière va commencer.

- Salina à ta place ? Ridicule ! - Quelles idioties !

Tu vas chanter. Les Garret n'ont jamais manqué une représentation.

Je ne suis pas une Garret, mais une Brewster.

Et les Brewster font ce qu'ils veulent quand ils veulent.

Maman, tu me comprends, n'est-ce pas ?

Il le faut. Tu es ma mère.

Bien sûr que maman comprend, mon lapin.

Prends deux aspirines et repose-toi jusqu'au spectacle.

Au revoir, tout le monde.

- Je suis si fière de toi. - Je vois ça.

Je ne m'occuperai jamais de ces profiteurs !

Tu voulais prendre ma place. Commence avec ça.

Tu ne peux pas sortir ainsi, il pleut !

J'ai toujours voulu marcher pieds nus sous la pluie !

- On me suit ? - Mon chéri !

Je te suivrai toujours.

Quelle bonne idée !

Hourra !

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