All language subtitles for Spermula (Charles Matton, 1976).french

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Original subtitles

- On ne peut pas la laisser comme ça. - J'ai donné des ordres.

Ils vont venir la chercher.

Arrête d'effacer

- ce dessin, ils nous attendent. - Je suis prête.

C'est quoi, ce rire, dehors ?

Samantha initie Leonardo.

* Le 8e groupe est attendu.

Ils en sont au 8e,

tu te rends compte ?

* Les équipes d'emballage sont priées d'activer.

Vous voilà. Elle n'en peut plus.

* Tous les objets de séduction

* accompagnant nos commandos sont attendus.

Lève-toi, ma petite Calicia.

* Pour le 6e groupe...

Je veux pas le voir. Il est trop grand.

* Les équipes d'emballage chargées...

- On est prêtes. - Les autres vont suivre.

On y va, mes enfants.

Je ne me fais pas aux voix qu'on nous a faites.

Leurs femelles ont ces doigts.

Il paraît

qu'ils se cachent pour faire l'amour.

Allons-y.

Oui, ceci est mon testament.

Nous vous avons choisies pour jeter les bases de l'invasion.

Votre pensée est maintenant assez forte

pour avoir raison de ce monde

qui nous a jadis exilées.

Nous vous avons faites belles,

car là où vous allez, la beauté est un privilège.

Allez !

Et combattez ce monde

où l'amour est encore considéré comme une veriu.

Allez !

Et castrez tous leurs maîtres,

fous ceux qui les font vivre dans la peur.

Un mort...

A-t-il une fête ?

Fête...

Tiens, les voilà, tes roses !

Quelque part dans notre monde...

T'es fou !

Elle s'appelle Cascade.

Arrête !

Non !

Non, laisse-moi. Non, arrête...

Arrête !

T'es comme un animal !

D'ailleurs, je me marie demain.

Tu vas arrêter tes conneries ?

Pierre, le jardinier.

Cascade ?

On en a assez de tes rêves d'idiote.

Mme Papadeous, la tante de Cascade.

Laisse la robe de Sala, tu veux ? C'est elle qui se marie, pas toi.

Prépare le chocolat de Choupetit.

Faut que je me dépêche.

M. Grupp m'attend.

Choupetit, le fils.

Ton chocolat arrive, mon petit ange.

Cascade te le fait.

Tu m'as pas encore embrassée, aujourd'hui.

Non, je dois m'habiller.

Non ! Tu es fou, enfin !

- Qui c'est, ça ? - C'est maman !

- Et ça, c'est qui ? - Choupetit, Choupetit, Choupetit !

Non ! Mais non, mais t'es fou, chéri ?

Chéri, allons !

T'es fou, chéri ! Non, ça suffit.

Oh, dis... Non, ça fait mal. Chéri !

Chéri, aide-moi.

Alors, ce chocolat !

Tu fabriques quoi ? Choupetit attend.

Tu sais que ça va pas durer comme ça.

N'oublie pas le lit de tes cousines.

Et où sont-elles ?

Faut me le dire, sinon...

Cascade, tu m'écoutes ?

- Au revoir, chéri. - Au revoir, maman.

Ah, putain de mouche. Fait chier !

Vous voilà. Suivez-moi.

- Bonjour, cher ami. - Bonjour. Pardon.

M. Grupp, le maire de la ville.

Pardon, je vous reçois vite. J'ai du travail.

Je vous en prie.

Je vous ai fait venir car j'ai été chargé d'un acte de vente.

Vous savez, la maison voisine ?

La villa folle ?

Elle a été vendue.

Werner, le bras droit de Grupp.

Ça s'est passé d'une façon bizarre.

Il y a eu l'intervention de quelqu'un haut placé à la préfecture,

des coups de fil de la capitale...

Vous me connaissez. J'aime que rien ne m'échappe.

Ah oui.

Ces gens-là vont sans doute s'installer sous peu.

Je vais vous demander, puisque vous êtes leur voisine,

de jeter un œil pour savoir à qui nous avons affaire.

Excusez-moi, j'ai beaucoup de travail.

Werner, merci de raccompagner Mme Papadeous.

Bonjour, madame.

- Comment va Sala ? - Ça va.

Parlons-en, de ce mariage. Je trouve ça ridicule.

Un garçon qui prétend s'adonner à la politique,

épouser Sala Papadeous ? Faut être fou !

Blanche, la femme de M. Grupp, et sa servante.

Refais-le-moi.

J'adore ça !

- Ça vole toujours aussi haut. - On s'amuse.

Vous n'avez

que ça à faire ?

Qu'y a-t-il ?

N'oublie pas que tu es Mme Grupp.

Ah...

* Certains se souviennent que dans les années 1930,

* l'opinion américaine s'était émue à propos d'une société secrète

* dont les pratiques auraient conféré à leurs adeptes

* certains pouvoirs surnaturels.

Je dois avoir un mouchoir.

Tiens, attends.

Je lui ai tout permis. Je suis veule, hein ?

Pourquoi tu dis ça ?

J'aimerais tellement pas être comme ça.

* À la fin du mois de mai 1935,

* les membres de cette secte se sont réunis

* dans les salons de l'hôtel Waldortf, à New York.

* Une décision aurait été prise

* a l'issue de ce congrès, puisque qu'à compter de cette date,

* on n'entendit plus parler d'eux.

Le cabaret de la ville.

- T'as rangé les verres ? - Sur le bar.

T'exagères.

Il est temps d'aller se coucher, pépé.

Bah tiens, les voilà.

- Salut, les mecs. - Salut.

Oh, c'est beau, ça ! Oh, c'est beau !

Bon, ça va comme ça, merde !

Tiens, voilà ta pelure.

J'ai du boulot, moi.

Putain d'artistes !

Arrête tes conneries !

Voilà Ruth et Yvan.

Ils vivent avec Tristan, le peintre.

- Salut, mec. - Tu bosses toujours ?

Je termine mon décor pour demain.

Tu ne dors pas ?

Ça va, la star ?

Allez, il faut dormir.

Tu crois pas que t'en fais un peu, non ?

Je t'emmerde.

- Pourquoi tu es comme ça ? - Ils se moquent de moi.

La petite fille que nous venons de voir est la fille de Ruth.

Cette blonde, c'est Rita.

On se fait belle ?

C'est à quel sujet ?

Ah bah v'là autre chose !

Quand je pense, ce garçon qui s'habille en femme,

ce peintre,

cette fille noire indécente et sa pauvre enfant...

Vous êtes mal parti, l'abbé.

Si vous commencez à être indulgent pour de telles créatures...

On a trop tendance à oublier le Diable.

Oui, parfaitement. Le Diable !

Mais le Diable n'est peut-être pas toujours là on croit.

- Mon Seigneur ? - Que voulez-vous ?

- La permission d'aller me coucher. - Allez-y.

Nous sommes ici chez le cardinal.

Il vit entre son secrétaire et sa bonne, Marie.

Est-elle aussi soumise qu'elle semble ?

Celle-ci sera la première.

- Pourquoi elle ? - Elle n'en peut plus.

Je n'aime pas ces balivernes qui vous trottent par la tête, l'abbé.

Bite... Bite...

Bite... Bite...

"Rendez cette bague à son propriétaire.

"Celle qu'il porte au doigt est fausse

"depuis le 7/7/1957.

"Venez nous voir. Nous apaiserons vos appétits."

Nos voix traînent déjà parmi les monstres.

Celle-ci est malheureuse, n'est-ce pas ?

Ce qui la sauve, ce sont les tangos qu'elle a dans la tête.

Des tangos ?

C'est une façon qu'ils ont d'être moins seul.

Elle le hait.

Oui.

Mais c'est étrange, ce parfum de tendresse.

Werner rend visite à Sala Papadeous,

sa fiancée.

Plus vite que ça ! Oh...

- Bonjour, madame. - Bonjour.

Allez ! Veux-tu rentrer ? Il n'est pas question que tu sortes !

Mademoiselle avait un rendez-vous.

Oui, je sais.

Liberte, la sœur de Sala.

Regarde !

Blanche, va le chercher.

C'est pas ça qui m'en débarrassera.

- Arrêtez vos enfantillages. - Alors, qu'y a-t-il ?

Vous connaissez ma bonne ?

Hier, elle est venue me voir, prétendant qu'elle avait eu une visite.

- Une visite ? - Oui.

Oui. Elle a été visitée par un être,

un espèce d'être. Je sais pas.

Oui, je sais,

j'ai hurlé de rire comme vous l'auriez fait.

Mais là où l'affaire se complique,

c'est que la visiteuse en question a laissé une preuve de son passage.

- Une preuve ? - Un anneau, exactement semblable

au mien.

Elle a prétendu que le mien était faux et le sien vrai.

Et vous y croyez ?

Il ne s'agit pas d'y croire ou non. Ce n'est peut-être pas des balivernes.

J'ai pensé que c'était du ressort de votre police.

Car j'ai fait expertisé l'anneau ce matin.

Or, le mien est faux,

et le sien est vrai.

C'est toi ?

J'ai viré tout le monde. On a tellement de mal à se voir.

Tu reconnais ton petit cul ?

Regarde ce que je lui fais.

Tu m'aimes, aujourd'hui ?

T'as semé ta tante et tes 2 garces de cousines ?

Où est Cascade ?

Elle viendra pas ?

Qu'est-ce que vous êtes venue faire ?

Qu'est-ce que vous êtes

venue faire ?

Je suis venue parce que...

je me suis dit que...

Vous deviez voir Cascade,

avec l'intention de...

Alors,

j'ai pensé que...

Salope.

Tire-toi.

Tire-toi.

Salope...

Pauvre type !

La bonne du cardinal a répondu

à l'appel des Spermula.

- Tu es venue. - Pourquoi as-tu peur ?

- La liberté fait peur aux esclaves. - Elle les oblige à s'inventer,

alors que leur monde a tué leur imagination.

Je suis Gilda.

C'est moi qui suis venue vous voir la 1re fois.

Vous ne verrez pas notre maîtresse, aujourd'hui.

Non.

J'ai changé d'avis.

Vous savez que vous êtes un médium fantastique ?

Pourquoi inspirons-nous

la peur ?

- Ils craignent tant d'être différents. - Tu as vu l'épouvante dans ses yeux ?

Elle n'a pas pu supporter sa liberté nouvelle.

Maintenant, elle est des nôtres.

Quand elle sera revenue à elle, vous la ramènerez.

Nous avons besoin d'elle, au dehors.

C'est moi, maman.

"Bat Bat Bat" (Anne Germain)

Il se passe quoi ? Elle devient folle ?

Elle arrête à cause

de la politique. On est pour la musique, la fête et la magie !

Le lendemain matin...

Cette salope de négresse l'a pas nourri.

Vamos ? Fifils ?

Vamos ? Où il est, mon chien ?

Vamos ?

Bah voyons ! Que ça de viande ?

Vamos !

Vamos !

Comment elle a posé cet avion, cette idiote ?

Tu sais pas où il est, ce chien ?

Tu peux pas t'arrêter, non ?

Tu vas t'arrêter, oui ?

Tu es belle comme ça, tu sais ?

Tu me fais vomir.

Tu me fais vomir.

- Si tu savais... - Si tu savais quoi ?

Un porc ! Tu es...

Une horreur.

Ah là là...

Si tu savais...

Qu'est-ce que je te hais !

Qu'est-ce que je te hais !

Il est gentil, M. L'officier.

Bien.

Très bien.

Parfaite.

Tu es parfaite.

Tu fais comme si t'aimais, salope. Tu fais comme si t'aimais !

- Ouais ? - Non...

Entrez.

- M. Werner. - Fais-le entrer.

T'es vraiment dégueulasse.

Bonjour, Mme Grupp.

Bonjour, Werner.

Vous m'excuserez ?

Ce jeune homme aux yeux verts qui est venu, il est à nous ?

Oui. Il s'appelle Werner.

Il est étrange.

Ses vibrations sont difficiles à décoder.

Il est le bras droit de l'homme puissant de cette ville.

Et l'un de nos adeptes depuis 10 de leurs années.

Pourtant, il semble très occupé par les questions de pouvoir matériel.

Qu'importe, nous avons besoin de lui.

Tu arrives toujours quand il faut.

Vous êtes toujours d'une aussi formidable...

vulgarité.

Ta grossièreté prouve que tu as de bonnes nouvelles à m'annoncer.

Vous voulez dire quoi ?

Je veux dire, petit Werner de mes deux,

que si tu m'insultes, c'est que tu tiens le bon bout.

Je crois que j'ai trouvé l'argent.

Bravo. Il était temps. Qui ?

On verra plus tard. Mais j'y mets une condition :

le titre d'adjoint et...

Ne vous laissez pas prendre

à leur histoire trop tôt.

Qu'importe l'escroquerie que ces 2 hommes ont commise.

Et que ce soit aux dépens de leur petite ville.

Qu'importe si cette femme cherche. Seul compte ce parfum pourri.

Où baigne leur existence.

Je suis contre ce mariage.

- Je m'en vais. - Bon, bon...

Comme tu voudras. Moi, je m'en fous.

C'est pour quand ?

J'avais pensé après-demain.

L'argent,

c'est qui ?

Il pense que nous lui donnerons cet argent.

L'argent est tout, pour eux.

Laisse-les, tu t'épuises. Reprenons nos écoutes.

Tu as raison.

Vous êtes prêtes ?

On va reprendre nos exercices d'impudeur.

Toi, va chercher le témoin mâle.

Être vivant...

Pur vivant...

De l'autre côté, il y a le soleil.

C'est là, à portée de la peau.

Haïssez l'homme

et sa tyrannie.

Filles, les meilleurs d'entre eux s'y prêteront,

et ils mettront alors en vie leur poésie. Enfin.

Je savais que tu étais là.

Sala Papadeous, la sœur de Liberte, et la fiancée de Werner.

Maman dort ?

Hmm, hmm.

Et Choupetit ?

Je sais pas.

Oh...

Oh...

Ce n'est pas par hasard que les superstitions craignent les miroirs.

Ils détiennent un secret, et ce secret fait peur.

Quelque chose de vrai est de l'autre côté.

Dans cet autre espace,

auquel il ne peut rien arriver de grave.

Regarde mon visage.

- Regarde-le bien. - Oui.

Comme si tu le voyais pour la 1re fois.

Mon visage est un spectacle.

Tu es au spectacle de mon visage.

Oui. Oui.

Tu es avec moi ?

Oui.

Mon visage devient un objet éternel.

Un paysage.

Suis-moi.

Ça y est, je passe de l'autre côté.

Oui.

Qui.

Oui...

Oui...

Oui...

- Tu viens jouer ? - Je ne t'aime plus.

On ne se verra plus jamais. Jamais.

- Jamais. - Oh, le soleil...

Tu viens un peu ?

Auprès de moi.

Sala ?

Sala !

- Sala ! - Tiens, voilà ton fiancé.

Bonjour.

- Tu as l'air bien sûr de toi. - Si tu savais.

Si je savais quoi ?

Si je savais quoi, Werner ?

Arrête ça. Tu sais très bien que tu veux pas.

Ça me rend fou.

Embrasse.

Je sens bon ?

Comme une fleur.

Il n'y a qu'un jardinier pour arroser une fleur comme ça.

"Play Boy Scout" (Radiah Frye)

Tous mes amants sont ridicules

ils font de longs conciliabules

ils ont de pénibles scrupules

ils me traitent comme un papillon

Moi je suis une libellule

Je les prends dans mes tentacules

Je les croque de mes mandibules

Je les pique de mon aiguillon

Jeune homme Si vous voulez me voir un jour

Couchée dans votre collection

Sachez que c'est moi qui fais la cour

Aux papillons

Play Boy Scout

Play...

Boy Scout

Yeah

Yeah

Yeah

Oh, j'en ai marre. Moi, j'arrête.

Ruth !

- Ruth ? - Oui.

Ruth ?

Viens me faire l'amour.

OK.

Je t'aime.

Je t'aime aussi, petit homme.

Mais non, mais non, mais non !

Tu n'y es pas du tout.

Tu n'y connais rien.

Je te dis qu'elle était…

Comme ça.

Voilà.

Tu sais

que tu es beau ?

Qu'est-ce que tu traînes encore ?

J'ai du travail dans le jardin.

C'était un...

grand coiffeur.

Un artiste.

Voilà.

Rappelez-vous de ne pas être dupes de votre beauté.

Souvenez-vous de vos vrais visages.

Gilda ! Tu es folle ?

Ne commence pas.

Tu n'as droit à aucun attachement.

Tu as bien compris ?

Ah !

Haïssez vos visages,

ces bijoux, ces robes ridicules,

qui font de vous des objets de désir pour ce monde.

Si...

Si je dis ça,

c'est parce que je sens que certaines d'entre nous

faiblissent.

Je sens tout.

Depuis l'enfance.

Vous savez...

Nous devons agir.

Nous avons la bonne du cardinal.

Le prochain sera celui-là.

Il y a 3 semaines qu'elles sont là.

Elles devaient déjà avoir des appuis ici pour connaître tous ces gens.

Elle a même rencontré Tristan.

Elle lui a commandé son portrait.

Elle a connu mes anciens amis du cabaret.

Elles ont des pouvoirs anormaux. Ce sont des médiums.

Non mais ça va pas ? C'est quoi ces conneries ?

Le cardinal d'abord, toi maintenant ?

Une folle. Voilà ce que tu es.

Des médiums !

T'en as déjà vu, des médiums ?

Une folle ! Une détraquée !

Tiens, regarde-toi !

Regarde. Rappelle-toi.

La fraîche Blanche Dubois. La belle artiste.

Une loque malade. Voilà.

T'en penses quoi, toi ?

Mme Grupp est fatiguée.

Je parle pas de ça.

Si vous parlez de ces présences, je pense que, excusez-moi, madame,

mais je pense que tout ça est sans fondement.

C'est le moins qu'on puisse dire.

Je vais me coucher. C'est le mieux.

Sans fondement ?

Je vous ai connue

il y a longtemps. Vous vous souvenez ?

Ne vous intéressez pas à leurs histoires.

Les histoires sont bonnes pour les hommes d'autrefois.

Sachez qu'a cet instant,

un être existe dans cette lumière-la.

Si tu me fais la moindre merde, je te massacrerai.

Mon petit Werner...

Bah... on peut dire que vous m'avez bien eu.

Il est terriblement d'ici.

Regarde.

Oui.

Il en reste à des visions communes.

Il ne connaît que la phase primaire.

Il faut absolument le muter.

- Elle n'y arrive pas. - Si.

Il est passé de l'autre côté.

Pas vraiment.

Maintenant, tu es libre.

Sans orgueil et sans angoisse.

Tu ne seras jamais plus

un homme d'autrefois.

C'est trop bon !

Elle est la plus profonde, la plus visionnaire.

Elle s'est laissée prendre au piège le plus grossier et illusoire :

l'amour.

- Elle a passé une mauvaise nuit ? - Oui.

Je vais la voir.

Pourquoi l'avoir choisie ? Elle manque de force.

Tiens, prends ça. Ça te fera du bien.

Fermez les rideaux. Cette lumière me tue.

Tu ne vas pas bien, chérie ?

Ce n'est rien. C'est ce monde, sans doute.

L'enseignement me manque.

On va reprendre nos écoutes, aujourd'hui.

Vous savez,

je reçois une chose bizarre depuis tout à l'heure.

Il y a de l'amour par ici. Je le sens.

- Et ça Mme donne envie de vomir. - Tu es folle.

Ce n'est que haine chez nos voisins.

Tais-toi. Je te dis que je le sens.

Tu me chatouilles !

Ça va pas bien ?

C'est marrant que j'aie envie de te mordre.

Je t'avalerais.

Je te digérerais.

T'es dégueulasse !

Ça te va bien. T'aimes parler que de caca.

C'est vrai.

J'aime ça. Pourquoi j'aime ça ?

Bah c'est parce que... Parce que t'es...

Hmm !

Merde, alors !

Hmm, là, c'est meilleur.

Tu sais que c'est vraiment bon ?

Hmm, c'est vachement bon !

C'est le roi des cons !

Que se passe-t-il avec ce jardinier ?

Ça ne semble pas avoir réussi.

Pourquoi dis-tu ça ?

Parce que je le vois.

Il n'est pas libéré dans le bon sens.

Tu veux quoi ?

Ta mère est là ?

Non.

Qu'est-ce que tu as ?

Tu es fou ! Tu n'es pas dans ton état normal.

Prenez place.

Blanche, ma chérie, ferme la porte.

Je vous avais fait venir ce soir pour annoncer la nomination de Werner

et ses fiançailles avec Sala Papadeous.

Je suis vraiment contente.

Vous pensez qu'il m'arrive ce qui vous est arrivé, non ?

Ah non. Moi, je viens de beaucoup plus bas.

Vous m'excusez ?

J'ai demandé à Werner

de faire une enquête. Le résultat était nul.

Mais ce qui m'inquiète,

c'est que chaque fois que j'ai posé des questions concernant ces personnes

à la capitale...

- Vous voulez boire quelque chose ? - Un verre d'eau, merci.

Chaque fois,

l'on m'a fait comprendre que j'avais intérêt à,

disons le mot, laisser tomber.

Je crois donc que c'est à nous de tirer l'affaire au clair.

Je vais vous demander, Mme la Comtesse,

et à vous aussi,

Votre Éminence, de bien vouloir rendre visite à ces personnes,

pour savoir à qui nous avons affaire.

Oui, j'ai compris.

Merci.

Werner nous prévient que si le cardinal accepte ce dîner,

c'est pour se renseigner sur nous. Une sorte d'enquête.

Viens voir.

C'est drôle.

Elle se retournait tout le temps.

Comme si elle sentait ma présence.

Elle est naturellement en écoute, j'ai l'impression.

C'était quand ?

36 heures.

Ça doit être faisable.

Cet homme, Grupp,

il ne reçoit aucun fluide.

Il n'y a que par elle qu'on pourra l'atteindre.

Blanche va leur appartenir bientôt.

Quant au cardinal, il est attendu ce soir même.

Et le lendemain matin...

Tu n'es pas très bien ?

Non, ça va, je vous assure.

Des images me reviennent.

Ce dîner avec le cardinal, c'était quand ?

Ces crevettes vous vont à ravir.

Elle veut dire

que la couleur de votre robe, et votre teint,

et ces petites crevettes, créent une harmonie.

Ah, merci. C'est gentil.

C'est gentil de m'avoir laissée venir.

Je suis contente de vous voir.

Pourquoi les avoir

recouverts ?

Oh, ça me repose.

Tu sais quoi ?

Non.

Alors c'est ça, leur solution à eux, pour passer de l'autre côté ?

L'amour...

C'est leur petite combine.

En fait, vous êtes très bien placé, Votre Éminence,

pour nous comprendre.

Mes filles et moi, nous formons un type de communauté.

- Oui, je vois. - Vous savez

que nous avons une collection exceptionnelle ?

Ah bon ?

D'ailleurs, nous allons vous montrer

quelques-uns de nos trésors.

Ah...

Oh...

J'aimerais bien savoir dessiner. Vous aimeriez, vous ?

Oui, peut-être.

Qu'est-ce qui m'arrive ?

Je suis folle.

Je le sais...

Ça va pas ?

Je ne puis pas rester.

Je voudrais me laver les mains.

Merci.

Oh !

Oh... Oui, ça va.

Enfin, on va arrêter un peu,

je pense.

Oh, je m'excuse.

J'ai un léger malaise.

Oh...

Je vous laisse ici. Vous pouvez rester le temps que vous voulez.

Votre dessin, je peux l'emporter ?

Bah oui. J'aime pas beaucoup ça. Tiens.

Merci.

- Qu'est-ce qu'il y a eu ? - Je sais pas.

- Elle me fait peur. - Elle est un peu bizarre.

T'es jolie quand tu as peur.

T'es fou. Elle va revenir.

Concentrez-vous.

- Guidons-le vers la piscine. - Qui.

Nos filles l'y attendent.

Efface ce dessin, Ingrid. Efface-le. Comme avant.

L'art vampirique.

Tu te souviens ?

Je ne peux pas. Je ne peux plus.

Le temps bascule.

C'est eux. C'est leur amour qui te détruit.

Délivre-toi d'eux, Ingrid.

Mais je ne peux pas !

- Je vais le faire pour foi. - Non. Ils sont à moi.

Rien n'est à nous.

- Aide-moi. - Tu es notre maître, Ingrid.

Laisse-moi, alors.

Laisse-moi.

Je te laisse. Mais souviens-toi qu'il nous faut fuir

tous les poètes, tous ceux qui ont déjà une version de l'extase.

Ils secrètent des ersatz de vie

qui font prendre le mal en patience.

Qui font prendre

le mal en patience.

Il approche.

Le voilà !

LE VOILÀ ! LE VOILÀ !

Le voilà !

Quant à ce couple, tu es trop en relation avec eux.

Pourquoi lui avoir demandé de faire ce dessin ?

Avant, tu aimais les effacer. C'était simple.

Ça ne te regarde pas.

Ils me plaisent. S'ils ne sentaient pas tant l'amour...

Mais libère-les de cette saleté. Qu'attends-tu ? Ils sont grotesques.

C'est moi qui décide.

C'est toi qui décides.

Nous n'allons pas bien. Il faut

reprendre les écoutes.

Dis-moi,

l'artiste est venu combien de fois ?

Il est venu trois fois physiquement.

Et plusieurs fois en ondes.

- C'était quand, la 1re fois ? - Ça n'a pas eu d'importance.

C'est la seconde fois qui a compté, je crois.

Je ne me souviens pas de ce que je faisais.

Ah oui.

Je peignais mes ongles, ou quelque chose d'absurde comme ça.

- Bonjour. - Bonsoir.

C'est drôle.

Avant, quand je vous voyais…

On a dit qu'on se tutoyait.

Quand je te voyais,

je me sentais plus mal.

Et maintenant, quand je te vois,

je me sens très, très, très bien.

Cascade, où est-elle ?

Je te dis qu'ils ont bu. C'est pas normal.

Qu'as-tu à me regarder comme ça ?

II est peut-être temps que tu saches. Viens voir.

Viens voir, je te dis. Viens.

Regarde.

Tu vois que tu n'es plus

tout à fait dans le coup, ma cocotte.

Il est temps de l'affranchir, non ?

Elle doit savoir que tu es allée à côté et que tu ne seras plus

jamais la même. Qu'elle perde son bon genre.

Y a pas que toi. J'y suis allée aussi.

Pierre m'a mis dans le ventre quelque chose

qui vient d'à côté, qui vient de la folie !

Oh, mais c'est vrai, tu ne le savais pas.

Pierre me baise depuis longtemps.

Oui, il me baise.

Et il baise Sala. Sala la princesse.

Elle en prend plein le cul. Oui,

ma petite maman,

plein le cul !

Des kilomètres de biroute.

C'est pas vrai, ma petite Sala ?

- Sala ? C'est pas vrai ? - Tu vois bien qu'elles sont folles.

Viens, tu resteras chez Grupp jusqu'au mariage.

Ça ira très bien. Grupp n'est pas là.

La bonne t'ouvrira la porte.

Tu m'attends.

Dis-moi,

Liberte disait la vérité, n'est-ce pas ?

Nous allons bientôt les vaincre. Qu'y a-t-il avec la mère d'autrefois ?

C'est fait. Elle est avec nous.

Je raconte ou je projette ?

Projette. Ne laissons pas traîner nos horribles voix physiques.

Ça n'a pas été difficile.

Elle vivait déjà en parallèle.

Je l'ai mise en relation avec son mari, le mort.

C'était un coiffeur.

Vous cassez pas la tête. J'étais sûre qu'il viendrait.

Passe-moi mon fer à friser, saucisse.

C'est vrai, il ne m'a pas toujours bien traitée.

Ces secondes... Toutes ces secondes !

Ces milliards de secondes de vie !

Comme des fourmis ! Une fourmilière !

Elles me bouffent, elles me minent, elles combinent en moi !

Chéri ? Chéri ?

Tu m'aimes encore ?

Je voudrais voir votre visage !

Elle en a fini avec les remords. Elle ne sera plus cette femme.

Le cardinal,

qu'est-il devenu ?

Et la femme

de l'homme riche, cette Blanche ?

Blanche !

Elle est en chemin.

Blanche !

Fais chier.

Blanche !

Blanche !

Où elles sont, ces salopes ?

Ces chiennasses de merde, où elles sont ?

C'est drôle, leur violence. Ils ne savent pas vivre leur liberté.

Qu'importe. Il est à nous.

Oui. Il est à nous.

Oh, mon Dieu !

Je vois que mon Seigneur a connu la bouche des grandes.

Allô ?

Oui, c'est moi.

Blanche est partie.

Oui bah, c'est comme ça.

Organise une descente au cabaret.

- Mais... - Y a pas de mais.

* Si tu ne t'arranges pas pour régler ça cette nuit,

* ne compte pas sur moi pour ton mariage demain.

Compris ?

Dis, profites-en pour dire aux gars de la milice de s'en donner à cœur joie.

* Donnons enfin une leçon à ces dégénérés.

Bon, à demain.

Je n'y arrive pas.

Je n'y arrive pas.

Ils ne me reçoivent pas.

Je ne peux pas décoder.

Reprends-toi, Ingrid. Il faut continuer. La fille noire,

tu l'as eue, non ?

Oui.

Ce matin, je l'ai appelée.

C'était difficile.

La noire.

La fille noire, au cabaret.

Ruth. Oui, Ruth, c'est ça.

Je l'ai connue.

Dans une grande ville immense.

Très loin.

- En 1950. - C'est pas possible. Tu n'étais pas née.

Il me la faut.

Elle est menacée.

Des images me revenaient.

Des images s'interposaient.

Oh, ces images qui me harcelaient !

Ruth...

Le temps basculait.

Ruth...

Ruth...

Ruth...

Tu es des nôtres, maintenant.

C'est difficile.

- Aidez-moi, je la perds ! - Qu'importe.

- Tu as réussi, elle est à nous. - Tu ne comprends donc pas ?

Ce qui me préoccupe, ce n'est pas notre victoire, c'est ma défaite.

Tu ne vois pas que ce monde nous prend ?

Diamant ?

Aidez-moi.

Aidez-moi.

C'est la dernière fois que je t'accompagne. Tu me la copieras.

Pourquoi tu la ramènes ?

Pendant qu'Yvan et Tristan se promènent,

au cabaret, les policiers de M. Grupp accomplissent leur mission.

- Tu montes ? - Ouais.

- Ça va ? - Ouais.

- Hop ! - Ah...

- Je te jure... - Eh oui !

- C'est M. Grupp qui va être content. - Non...

T'es marrant à l'envers.

- Tu me plais bien. - Toi aussi, tu me plais bien.

À vous l'honneur, chef.

Qui d'autre éprouve du plaisir à se regarder dans un miroir ?

Depuis quelque temps, j'éprouve une chose que je ne connaissais pas.

Quoi ?

Dis-moi.

Diamant, tu crois vraiment ?

Il le faut.

C'est à cause de cela que nous perdons notre pouvoir.

Ce sentiment est nouveau pour toi ?

Nous sommes

venues pour les en débarrasser.

Oui...

C'est la honte. C'est ce que tu as éprouvé.

L'orgueil aussi. Tu as voulu être aimée. C'est pour ça que tu as fait ça ?

Tu le savais ?

Nous savons tout, ici.

Tu sais ce qui t'attend ?

Non...

Non... Non, je t'en supplie.

Regarde...

Oh, merde !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il s'est passé quoi ?

Où est la petite ?

Ça, je l'aurai !

Ruth va bien. Elle est chez les femmes

- de la villa d'en face. - Qui a fait ça ?

M. Grupp.

Tiens.

Mets ça.

- Ça va ? - Oui, ça va mieux.

- Tu te sens mieux, hein ? - Hmm.

- Je peux le faire entrer ? - Oui.

Bonjour, Werner.

Bonjour, Ingrid.

Ne touchez pas

à ça.

- C'est une excellente copie. - C'est l'original.

Celui-là, c'est le vrai.

Celui qui est au Prado est une copie.

Il en est de même pour la Joconde.

La toile exposée au musée du Louvre est fausse.

Depuis 40 ans, nous nous employons à échanger vos valeurs.

Je le sais. Votre puissance est extraordinaire.

D'où ma question : pourquoi n'êtes-vous pas disposées à m'aider ?

Nous avons beaucoup de contacts dans le monde entier.

Et beaucoup d'entre eux ont déjà été compromis.

Nous ne nous en portons pas plus mal.

Je ne suis pas sûre de vous, Werner.

Écoutez...

Je suis sur le point d'atteindre mon but.

Ça fait dix ans que je me bats pour ça.

Vous vous dites des nôtres, mon petit Werner.

Vous fonctionnez encore sur des données qui n'ont aucun sens pour nous.

Pour nous, cette puissance n'est rien,

si elle débouche sur l'esclavage.

Pas plus que l'argent.

Pour vous, les autres sont de la racaille,

mais vous n'avez aucune aristocratie. Aucune.

Vous ne savez rien de la beauté de l'échec.

Vous ne savez rien de l'absurde.

Qu'est-ce qui vous autorise à parler ainsi ?

Vous n'avez jamais été humiliée, ça se voit.

Que savez-vous de mes problèmes ? Certainement rien. Rien du tout !

Pendant que vous y êtes, vous devriez me prendre aussi.

Pourquoi n'essayez-vous pas avec moi ?

Après tout, vous avez pris Pierre.

L'évêque n'y a pas échappé.

Et... Liberte, par Pierre.

Et la bonne de l'évêque, par l'évêque !

Et moi ? Pourquoi pas ?

Prenez-moi.

Faites-moi des vôtres, que je sois libre comme vous l'entendez.

Werner, non. Werner...

Werner ?

Werner !

Arrêtez !

Oh, Werner ! Non !

Werner, non… Je vous en prie, Werner.

N'avancez pas.

N'avancez pas !

Arrêtez !

Werner !

J'en sais beaucoup sur vos activités ici.

Et aussi ailleurs.

Prenez garde.

Vous êtes très fortes, mais vous n'êtes pas invulnérables.

Rappelez-vous ça.

Dis-moi...

qu'est-ce que c'est, l'amour ?

L'amour ?

C'est un fleuve en Russie.

Mais arrête !

Arrête tes conneries. Arrête, tu veux. Ou je te fous mon poing sur la gueule.

Je l'aimais, je te dis. Tu comprends pas ?

Mais elle va bien.

Elle est là.

Fais pas le con !

Allez, magne-toi. On va avoir des couilles. Magne-toi.

On va aller voir Ruth.

Bande de fumiers !

Bande de salauds !

Bande de fumiers, je vous aurai.

Oh, les bâtards !

Il s'appelait... Robert

Il nous l'a simplement fait

Mais il était...

Dur

Comme le fer

Il me faisait... jouir

Jouir

Oh, jouir ! Jouir !

Jouir, à n'en plus finir

Il reste tellement d'ici.

Leurs plaisirs.

Leurs plaisirs ne les emmènent nulle part.

Les grandes bouches bougent.

S'assouvir.

S'assouvir, seulement.

Ne touchez pas à ça. C'est un journaliste.

Cette fête sera notre victoire.

Hmm, peut-être.

Qu'est-ce que tu as encore ?

Laisse.

Pierre ?

Voilà ce que tu es, Charlotte.

Je suis qu'une putain

Claire !

Il fait chaud...

Oh oui... Oui...

Prends-le.

Oh non...

Oh non...

- Je suis timide. - Ah, ah ! La salope !

Je suis jolie.

Pousse-toi...

Ta main...

Personne n'est venu à ce dîner de mariage.

Nous les rendons à leur vérité,

bien sûr, mais cette vérité, crois-moi…

La majorité ne sait pas ce que c'est.

Je crains qu'en le découvrant, ils n'en fassent un usage absurde.

La plupart n'ont que des sentiments, comme ils disent.

Mon devoir était de prévenir mes supérieurs.

Je l'ai fait et on m'a dit d'oublier tout ça.

Tu parles.

Vous êtes complètement bourré, mon pauvre vieux.

M. l'abbé n'est pas ivre.

C'est vous qui êtes saoul, Grupp.

Ce que M. l'abbé vient de dire est vrai.

C'est une partie de la vérité.

Je vais vous dire le reste.

Tu as prononcé le mot "amour".

Oui.

Oui, je redeviens mortelle,

puisque l'amour rend mortel, et qu'il fait vivre

en même temps.

Méfie-toi. Tu sais que je suis prête à tout pour te sauver.

Tu es sûre

que tu ne toucheras pas Tristan ?

C'est pour cela que je vous ai dit que nous pourrons passer

aux yeux de l'opinion pour des sauveurs, en dénonçant l'affaire.

Si c'était vrai, tu ferais pas cette gueule-là.

Tu appellerais déjà la presse.

Monsieur ?

J'étais durant dix ans un adepte de ces gens-là.

- Ce que j'ai révélé... - A quoi joues-tu ?

Suivez-moi, M. Grupp.

Vous allez voir que ce que je vous dis est vrai.

Yvan ! Yvan !

Yvan !

Que faites-vous dans votre religion quand les gens font des péchés ?

- On les punit. - Oui ? Comment on les punit ?

- On les flagelle. - Oh...

Bravo !

Bravo !

Où il y a un téléphone ?

Ce n'est pas encore le moment, M. Grupp.

Je voudrais d'abord vous montrer quelque chose.

Quoi donc ?

Ouvre, Werner !

Occupe-toi de moi. Fais pas attention à lui.

- Oh non... - Quoi ? De la visite ?

- Pépé, ça va comme tu veux ? - Il est beau, en smoking.

Allez, viens.

Je te fais une petite place, là.

C'est gros.

Ah oui ?

T'as des petits seins, hein.

Albert...

Me dis pas que tu souffres.

Je suis même sûre que t'aimes ça.

C'est pas vrai ?

C'est pourtant vrai

qu'il souffre.

Il supporte pas de perdre.

C'est l'orgueil qui te fait mal, Albert.

L'orgueil.

Elles m'ont appris plein de choses, ces étrangères.

Viens avec nous.

On est bien.

Viens.

Avec nous.

Viens.

Viens.

Viens.

Viens...

Viens...

Viens...

Oh...

Encore...

C'est quand même moche.

Je t'aime.

Je t'aime.

Je t'aime, mon petit.

Elles ont raison.

C'est vrai que tout est beau.

Tu es beau.

Dis pas des choses comme ça.

- Je suis vilain comme tout. - Non. Pourquoi dis-tu ça ?

Si j'étais beau,

avec tout le mal que je me donne pour que tu m'aimes,

tu m'aimerais.

Elle sait. Elle va se donner à lui.

Et il perdra ce qu'il appelle encore son amour.

Avant, je t'aimais bien. Maintenant, je t'aime. Vraiment.

Je t'aime.

Je vais te faire voir les images qui hantent le petit homme.

Tu ne seras jamais plus l'homme d'autrefois.

Jamais plus.

Tant qu'aucune femme de notre race

ne commettra la folie de se donner à toi.

Je lui ai tout appris.

C'est la vérité.

C'est vrai. Je lui ai tout dit.

Ingrid, vous ne comprenez donc pas que je crève ?

J'ai besoin d'elle en ce moment.

J'ai besoin de Sala.

Il me faut absolument cet argent.

Ce n'est pas pour moi, bien sûr, mais pour elle.

Parce que je l'aime.

Je l'aime, c'est vrai.

J'ai besoin aussi de ce porc de Grupp !

J'ai été des vôtres.

Aidez-moi !

Qu'est-ce que tu as ?

Gilda !

Suis-moi.

Non, Diamant. Je ne veux plus retrouver mon visage d'avant.

Vous m'avez en défaut, Ingrid.

Je sais plus dessiner. Je sais plus dessiner !

Il est fou, Albert.

Albert est fou.

Tu es libre, maintenant.

Vous saviez ?

Je m'en doutais. Quand je te vois, je le sens.

Donc je suis libre ?

Mais libre de quoi ?

De vivre en grand

ce que ton pauvre amour te donne l'illusion de vivre en petit.

Qu'est-ce que tu me parles de vivre ? Je vis !

Pour avoir vécu. Pour me souvenir.

Et de ce souvenir, tirer quelque chose qui permette aux autres de vivre.

Ersatz.

Ersatz, peut-être. Mais qu'est-ce que tu me proposes ?

Peut-être dans ton petit monde clos, là-bas.

Mais pas ici.

Pas dans ce grand bordel.

Libre.

Je suis même pas libre de l'aimer.

Et je veux l'aimer.

Tu entends ?

Je peux te rendre ce qu'on t'a enlevé.

Comment ?

Il faut que je me donne à toi.

Et pour toi, qu'est-ce qui se passera ?

Rien.

On a envie de frotter.

De la salive !

Sur-encenser !

Un torrent !

Dégueulasse ! Je m'extrapole !

Et tu sais quoi ?

Je te caresse...

Non...

Le coït !

Baise-moi...

Et gicle.

La vôtre contre la mienne...

Mets tes cuisses

entre les miennes !

Mais que de litres !

Je pars...

Comme le soleil, mes bonbons.

Regarde ton amie Gilda.

Elle n'a fait que retrouver son visage d'avant. Son vrai visage.

Tu es perdue, Ingrid, si tu éprouves cela. Perdue !

Je t'aime.

Non !

Nous sommes venues trop tôt.

Il faut d'abord les guérir.

Ils sont trop malades.

Ingrid !

Adieu.

Pourquoi échappe-t-elle à la loi ?

C'est le privilège des anges de l'avenir.

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