All language subtitles for Les.Traitres.Revelations.Sur.La.Suite.S02E03.FRENCH.1080p.H264-TheArmory

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Original subtitles

Ce soir...

Musique à suspense

-Ca vous fait

pas peur, les gros morceaux ?

Ils rient.

-Elle voulait m'évincer ! Dis-le.

Il était pas en danger. -Si !

-C'est dans ta tête, qu'il était en danger.

-C'est le mec le plus beau, le plus

talentueux

et le plus intelligent de la saison.

-Ce soir, on va pousser les joueurs à bout.

-Vous êtes grotesques

à faire des listes de traîtres en permanence, c'est ridicule.

-Aïe aïe aïe !

-Nous découvrirons des images exclusives des prochains épisodes.

-C'est l'un des plus gros indices

de tous les temps.

-Bonsoir à tous. "Les révélations", c'est maintenant.

Comment ça va ? -Moi ça va,

je suis chaud bouillant ! On peut y aller franco.

-Parfait. J'ai le plaisir d'accueillir

à nouveau nos traîtres,

qui sont là à chaque émission : Sophie et Adil.

Francis, aussi,

qu'on va prendre comme chroniqueur !

-Ah oui, c'est vrai !

-Il est là à chaque émission.

Et on accueille 2 nouveaux joueurs :

Raquel et Anthony.

-BONSOIR.

-Bonsoir, tout le monde.

-On démarre l'émission avec des images exclusives

de nos épisodes.

On regarde ça tout de suite.

Musique légère

-Je vois rien. A tout moment, on finit dans le fossé !

Faudra pas s'inquiéter.

Vous avez votre carte Vitale ?

-Comme c'est la soirée des vérités...

-Je suis ton père. Ils rient.

...

-Va pas trop vite. Ca brille sur la route.

-Arrête. -C'est vrai.

-C'est ton crâne qui brille, pas la route.

-Ca commence, déjà !

-Putain, la taille

du piment !

Musique cocasse

Rires

-Vous aviez faim ?

-C'est un gros morceau.

-Ca vous fait pas peur, les gros morceaux ?

...

-Je vais vous faire un aveu

incroyable. -Encore ?

-"Je suis un homme."

-Oui, j'allais le dire !

Oh, là, voilà !

Enfin !

"Scratch !"

-Vous passez

une bonne journée ? -Non.

-Sacré Francis !

Mais encore, Francis ?

-Devant les images,

on a envie d'y être !

-J'ai envie d'y être !

Vous étiez une belle équipe.

-La meilleure saison.

-Pourquoi, "la meilleure saison" ?

-Parce que j'y étais, déjà.

-C'était sûr

qu'il allait dire ça !

-Vous lui avez tendu la perche !

-Je l'ai senti, il y a eu beaucoup de rigolade,

des fous rires, des montagnes russes

avec bien sûr des pleurs, du stress, mais beaucoup de bons moments

et des découvertes.

-Une amitié

s'est créée entre vous. -Ah mais de ouf ! A 100 %.

Je fais le malin, au début,

je me dis : "Eh, moi, pas d'amitié qui tienne !"

"J'arrive, je fais confiance à personne,

"rien à faire !"

1 jour.

1 jour, ça a duré !

1 jour, et après, je me dis : "Faut quand même peut-être

"que je fasse confiance à quelqu'un."

Qui est-ce que j'ai choisi ?

Sophie !

Bien ouej !

-Là, comme ça, on dirait que vous vous connaissez

depuis longtemps.

-Vraiment, ça s'est fait

très... De suite, on a rigolé.

-Tout de suite.

-Elle a un côté "j'en ai rien à foutre de tout".

Je trouvais ça cool,

et on pouvait parler de tout.

-Et on a le même humour un peu pourri.

-Regardons des images

inédites de votre amitié dans le jeu, tout de suite.

-Trop bien ! -Coeur-coeur !

-C'est parti !

-Bonjour de pieuvre !

-Sophie, je la trouve

grave cool, hyper solaire.

-Sophie est très joueuse. Si... -De quoi, Sophie ?

Ils rient. -On disait que du bien !

Je la trouve très à l'aise. Elle parle très facilement.

Accent québécois -Je commence à parler comme ça.

-Elle le fait super bien !

... -J'comprends bien c'que tu dis.

-Anthony, un soleil.

Il est tellement gentil !

Tellement gentil !

-J'allais te dire un truc...

On parlait de quoi ?

-Je vais te faire revenir.

Et 1, 2, 3 et 4 Et 1, 2, 3 et 4

-Qu'est-ce qui se passe ? Je danse la javanaise !

-On est cul et chemise.

-Jumping Jack -Jumping Jack

Ils crient et rient.

-Calme-toi, Sophie.

-On dirait Austin Power et Mini-Me !

-Oh là là ! Exceptionnelle, la comparaison !

-T'as rêvé de moi, un peu ? Ils éclatent de rire.

-Dis donc, on se calme !

-Les gens que je veux protéger dans ce jeu :

ma mère, Seth et Anthony.

-T'es entreprenante, t'es...

-Ah bon ? -Eh oui ! Tu tiens ça d'où ?

-Je sais pas !

-Elle est bienveillante. Elle me défend. Ca me touche.

J'ai 100 000 % confiance en toi.

C'est dangereux mais seul, j'y arriverai pas.

-Je te lâcherai pas.

Moi, je veux pas éliminer Antho.

Il est avec moi et Seth.

-Pas de souci. -C'est mon gars sûr.

-Sophie Tapie, c'est ma... C'est la famille !

Ma "bestah", ma meuf sûre.

-Mon chouchou ! T'as survécu !

-C'est comme ça !

Vous avez quoi, comme ressenti ?

Moi, ça va, pour l'instant. -Il veut se lier.

-Pour l'instant.

-Antho a tenté,

en fait, d'être enquêteur,

qui a voulu débusquer les traîtres,

et qui, lui aussi, creusait

de son côté. Regardons ça.

-A côté. Mais je creusais.

-Au moins, tu creusais !

-On a creusé à côté, déjà, toi et moi.

-Les images, tout de suite.

-Il faut enquêter. Sinon, tu deviens louche.

Qu'est-ce qui t'a fait changer ? T'étais contre lui.

-Parce que... -Juste que je comprenne.

Oh, putain, je sais ! Je sais !

Je sais ! J'ai une théorie.

Discret : si t'en dis trop, tu deviens louche aussi.

Je vais aller voir Adeline,

je fais : "Alors, tu vas faire apparemment un feat' avec Seth ?"

Et je vois ce qu'elle me répond. Si elle comprend rien,

c'est qu'il y en a un des deux qui est mytho.

-Il faut pas faire confiance à tout le monde.

Je mange rien, moi.

On sait jamais.

-Les traîtres, dans la journée, c'est ceux qui se voient le moins.

Les traîtres s'évitent !

(-"Les traîtres ne se voient pas la journée" ?)

Pourquoi tu dis ça ?

Il se dédouane ?

Je m'interroge.

Hier, dans ma chambre, j'avais des feuilles partout.

-Moi, dans mes notes...

-J'ai pris des feuilles pour avoir tout en...

sur mon lit.

J'ai tout analysé, et je comprends

toujours rien. Ils rient tous.

Ca rend dingue !

Ca rend dingue !

-Adil, Sophie, quand vous voyez Anthony

qui enquête,

vous le craignez ?

-Zéro !

Zéro !

Il ne se craint pas lui-même !

-Je me suis dit : qu'il enquête. De toute façon, il va pas trop...

Ils éclatent de rire.

Enfin, tu vois ? "Voilà, ça l'occupe."

...

-Il allait partout,

et il était très influençable.

-OK.

-C'est vrai !

-Il était motivé pour trouver les traîtres,

mais en même temps, il venait me voir,

et, je sais pas pourquoi, il partait.

-J'avais peur de rater

des propos.

Il y a des groupes

qui se forment. -Bien sûr.

-Tu papillonnais, quoi. -Oui. Je servais à rien !

-Pourquoi tu es défaitiste ?

Tu te fustiges un peu, non ?

-Je m'en rends pas compte

sur le moment.

J'ai mélangé la vie et le jeu.

Et je pense que, justement, comme j'étais au point

de tout mélanger, je parlais comme...

comme ça m'arrivait sur le moment.

Et je me disais : je fais n'importe quoi !

-Ca t'a rappelé quelque chose ?

Une expérience ? -Je sais pas, ça peut

être plein de choses. Ca peut être...

-Un traumatisme plus ou moins récent ?

-Ca peut être récent,

ça peut être l'an dernier.

-Ca joue, tu penses ? -C'est évident.

-Moi, ce truc-là,

quand j'ai vu

qu'il se diminuait

par rapport aux autres alors que c'est le mec

le plus beau,

talentueux et intelligent de la saison,

ça m'agaçait qu'il se diminue comme ça.

-Ce qui est bien avec lui, c'est qu'il a la lucidité

de se voir... -L'intelligence.

-L'intelligence, la lucidité

de voir comment il fonctionne, surtout

quand il dit : "Je n'étais plus

"dans un jeu." On voit que la personnalité

de la vraie vie est présente.

On a tous des tempéraments

différents, des types

de personnalités, et lui,

on voit que mettre du sens, avoir une signification,

analyser, c'est quelque chose

d'important, pour lui. Donc il déroule,

il y va, mais avec...

cette capacité... -Moindre !

-Les amis, l'un des moments

les plus forts

de l'aventure, notamment pour vous,

c'est le moment où Raquel,

vous faites quelque chose

que peu de personnes feraient : vous refusez...

Musique mystérieuse

-"Raquel, nous te proposons de nous rejoindre..." Ah !

Je sais que j'ai un choix,

qui est le choix du confort, de la facilité.

C'est sûr que, si j'accepte, les traîtres vont me protéger

et je deviendrai traître,

donc j'ai une chance, même, de gagner.

De l'autre côté,

devenir traître,

c'est une difficulté, c'est une épreuve.

On me met en position

de devoir mentir et je ne suis pas confortable avec cela.

Ca, c'est vraiment un choix cornélien, pour le coup.

Je sais pas... Je sais pas... J'hésite énormément.

Il faut que je réfléchisse encore. Je n'ai pas décidé.

Comment ont-ils pu penser une seconde

que je les rejoindrais ?

-Yes ! Musique intense

-Bravo !

Applaudissements

-Bravo !

-Je t'aime ! Je t'aime !

-Bravo, Raquel ! Bravo.

-Oh, je pleure, et tout !

-Raquel, ce que tu viens de faire, ce soir,

c'est merveilleux.

-C'est une héroïne.

-Anthony, une déclaration d'amour,

l'énergie, c'était la Coupe du Monde qui était gagnée !

-Ce n'était plus un jeu.

Je commençais à tout mélanger, c'était...

Quand elle a fait ça, c'était un acte...

-Héroïque ? -Exactement.

On se dit :

"On va les avoir." -C'est une première.

-Le but, en l'annonçant à la table, c'est de voir les réactions ?

-Oui. C'était de voir si, par impatience,

ils essaieraient...

-T'as rien vu ?

-Non, j'ai rien vu.

-Francis, pareil,

hyper heureux, là. Vous disiez,

dans la journée, attendre de voir la réaction de Raquel.

-Absolument. Et j'étais un peu

son avocat, je me suis battu et tout.

Musique mélancolique

Il va falloir un peu...

dans la journée,

enquêter.

La seule chose que je veux,

c'est trouver qui, parmi les loyaux, est en train de nous trahir.

Ils auraient pas pris quelqu'un

qui leur dit non, mais quelqu'un de fort,

style Raquel,

en se disant : "Avec elle ou avec lui,

"on sera invincibles !"

Raquel, tu es d'accord ? -Oui.

-Dans la voiture,

se trouve forcément

la personne qui a été choisie par les traîtres.

C'est Raquel, j'en suis persuadé.

Elle avait

quelque chose

de tellement... fier, en elle !

Elle a cette espèce d'aisance,

de suivre une ligne jusqu'au bout et de ne jamais se trahir.

-Sophie et Adil, Actors Studio ! Vous faites :

"Oh là là, c'est génial !" Alors que vous avez le seum !

-Tu te rappelles de moi qui te dis "putain, c'est tellement bien" ?

Et à l'intérieur...

-Vous étiez dégoûtée !

Est-ce que, finalement,

tu ne voulais absolument pas

être traître parce que tu avais

pas envie d'avoir...

avec ton passif avec Jean-Luc Mélenchon,

l'envie d'avoir à nouveau

cette image de personne qui trahit

son camp ? Est-ce que ça, ça a été un élément important

dans ta décision ? Est-ce que s'il n'y avait pas eu

cette histoire de trahison dans ton camp politique,

tu aurais accepté d'être traître ?

-J'étais vraiment, et Francis y était

pour beaucoup, dans l'idée de la saison

où les loyaux gagnaient.

C'était un défi.

-Et pas contre l'ancien patron ?

-Le pied de nez vis-à-vis de ceux

qui font tout le temps des listes de traîtres,

c'est de participer aux "Traîtres".

Il est ici, le pied de nez. Ceux qui, dans des bureaux,

désignent : "traître numéro 1", "traître numéro 2" etc.

En fait, être ici, c'est une façon pour moi de me moquer...

-C'est un pied de nez en soi de participer.

-De dire : "Arrêtez, vous êtes grotesques

"à faire des listes de traîtres en permanence !"

Vous utilisez des mots plus grands que vous,

et c'est ridicule. Ca, déjà, pour moi,

c'était une des raisons de venir ici.

"Ah ouais, on est des traîtres ? Ben on va rire !"

-C'est exactement ça, quelque part. -Donc ça, c'est très clair,

message renvoyé à l'expéditeur,

j'ai aucun état d'âme avec ça.

-Hugo, on passe

à ton moment favori,

l'interview

sans filtre,

face-à-face... Raquel est à toi.

-Raquel, on va se dire toute la vérité, rien que la vérité.

-"Je le jure."

-Interview "vrai ou faux". -D'accord.

-En développant, je compte sur toi.

Vous avez subi une traîtrise de la part de votre camp politique.

Est-ce que c'est pour ça que vous avez fait "Les traîtres" ?

-Je n'utilise pas le terme "trahison".

Il est de l'ordre de l'affectif.

Et en politique, il y a des raisons...

Je me suis fait purger, parce que,

à un moment, Jean-Luc Mélenchon a considéré...

-"Purger", c'est fort. -Mais c'est pas trahir.

C'est l'acte d'un homme de pouvoir

qui le fait parce qu'il le peut.

Il est dans une organisation et il dit...

Il y a les candidats,

les députés sortants, il y a une liste

et il prend un crayon et il dit : "Elle, non."

Plouf, 2 jours avant le dépôt des listes.

Et c'est un pouvoir, en fait. C'est pas une trahison,

c'est un abus de pouvoir et ça doit tous

nous alerter sur le système politique,

ce que j'appelle la monarchie

présidentielle, pourquoi, dans ce pays,

le président seul peut décider de faire

la retraite à 64 ans alors qu'on est tous contre, etc.

C'est pas de l'ordre de la trahison.

C'est un mot que je n'aime pas utiliser en politique.

Il mobilise des registres faux, en fait.

-En tant qu'ex-avocate, vous êtes plus dangereuse qu'un traître

car vous savez manipuler sans qu'on le remarque.

-"Convaincre", monsieur Manos, pas "manipuler" !

-Chez "Les traîtres", on a un vocabulaire.

J'ai dit "manipuler".

-Non, car dans la manipulation, il y a quelque chose...

de l'ordre du mensonge. Dans la conviction,

il faut qu'il y ait du vrai, que tout soit vrai.

On doit faire

des démonstrations. -Voilà.

Un bon avocat doit savoir mentir pour gagner un procès ?

-Non.

Non, parce que là, on parle à des juges.

De toute façon, ils sont plus forts que nous,

Ils connaissent mieux la loi.

-En politique, c'est celui qui ment le mieux

qui gagne ?

-Mmh... Rires en plateau

-Ethique ou vérité ?

-Vrai ou faux ?

-Faux. -Pourquoi ?

-Le peuple est beaucoup plus intelligent

et bien plus intuitif qu'on ne le croit.

-Comme dans un tribunal, la vérité n'a aucune

importance dans un jeu : seule la victoire compte.

-Vrai. -Seule la victoire compte ?

-Bien sûr. Dans un tribunal,

un procès n'est pas là pour dire "la" vérité,

il est là pour dire une vérité judiciaire.

En conséquence de quoi, la victoire devant un tribunal,

c'est la victoire de la vérité, avec un grand V.

-Merci, Raquel.

Vous avez été hyper transparente et honnête

avec nous. D'ailleurs, je crois que Francis a bu vos paroles.

-50 % de ce qu'elle a dit, je suis absolument contre.

50 %, je suis pour. Donc ça change pas.

-Il recommence.

-C'est honnête.

-Ca change pas. -Vous comprenez pourquoi

on a voulu la virer assez vite.

-Oui, mais bien sûr.

-C'est une excellente saison

parce que la teneur des arguments en table ronde

est assez extraordinaire, notamment grâce à Raquel.

Par ses dons de politicienne,

elle arrive à manipuler

tout le monde. Même loyale,

tu arrives à retourner les cerveaux.

C'est très fort. Ta présence

a élevé le débat. -Merci beaucoup.

Moi, j'ai été très impressionnée par les camarades

de jeu.

Je me souviens d'épisodes

où Laurent Ruquier était un peu fragile

et il piquait des colères

pour retourner tout le monde.

-Ah, bah, faut savoir. Non, là, je vais m'énerver.

Tu as dit que j'étais traître. J'ai le droit de m'énerver.

-Il s'énerve, Laurent. -Voyons...

-Pardon, Bruno.

Il l'a dit ou pas ? -Oui...

-Il l'a dit. Dis pas que tu ne l'as pas dit,

j'ai le droit de gueuler.

-On a de la camomille ?

-Ne t'énerve pas, Laurent.

-Merde, j'ai le droit !

-Ce qui est fou. Quand même, Raquel,

quand on voit les épisodes,

il n'y a pas de proactivité. En fait,

il y a un moment où les gens disent : "Mais Raquel,

"elle est hyper dangereuse..." Mais en fait,

elle n'a rien fait. Elle n'a pas tenu

un discours particulier ou conquérant,

et les gens projettent...

-Ca m'est déjà arrivé, ça.

-Les gens projettent beaucoup sur elle.

Je trouve ça merveilleux,

la force des stéréotypes...

Un avocat ou...

-C'est parce qu'elle est politique.

Quand elle parle à la table ronde

ou dans les salons,

il y a vraiment un aspect politique de construction

de l'argument, de convaincre. -Les gens sont déjà

impressionnés. -C'est inédit d'avoir quelqu'un

qui, à ce point,

plaide. C'est le côté avocate.

-Francis, on vous écoute.

-Moi, je voudrais dire

que dans la légende

des saisons des traîtres,

Raquel restera

comme un cas unique

de quelqu'un de loyal

qui a refusé d'être traître.

-Bien sûr. -C'est extraordinaire !

-Ce qui est assez fou,

c'est qu'on a les premières images

de votre première interview avec nous

et on va regarder ça.

-En tant qu'avocate, votre engagement et votre passion,

c'est de défendre les autres, mais vous savez vous défendre ?

-Vous savez, dans notre déontologie des avocats,

on est interdit de se défendre soi-même.

Normalement, quand on est soi-même

devant les tribunaux, on demande à un collègue de nous défendre.

Je vous confirme,

tel que les cordonniers sont les moins bien chaussés,

les avocats sont, en général, mauvais pour se défendre eux-mêmes.

C'est mon cas. Je préfère être défendue par les autres.

-On peut imaginer

que de par ton expérience, tu as côtoyé

des maestros, comme Jean-Luc Mélenchon.

Et du coup, ça a dû quand même

te permettre d'être assez solide,

n'est-ce pas ? -Oui... Bah,

j'ai fréquenté beaucoup d'hommes forts,

des gens...

Des genres de mâles alpha, même si je déteste l'idée.

Des gens qui se prennent pour des mâles alpha.

Quand ils sont quelque part, ils veulent faire comprendre

que les autres sont B. Et ça fait des années.

Du coup, voilà, je m'y adapte.

-Vraiment par contre, vous défendre,

c'est comme contre-nature ?

-Je n'arrive pas à mettre la puissance de la défense

pour moi-même.

Je suis très maladroite.

Je suis nulle pour ça et j'ai dû vraiment,

quand j'ai été mise en cause dans l'émission,

trouver des ressorts nouveaux que je ne me connaissais pas.

Je suis surprise

de la teneur des arguments.

Soit tu nous mens

et c'est pas vrai que tu as voulu te faire

coopter comme traître. Soit on considère que t'es un loyal

qui s'y prend très mal.

Si tu peux nous mentir sur ça,

tu peux aussi nous mentir sur autre chose.

-Francis, pour revenir un peu sur vous,

vous avez été un peu le Sherlock Holmes

et je propose

qu'on regarde.

-Attends, il y a des indices.

G-W-Z...

C'est les...

21. Qui a 21 ans ? -Pas moi.

-Non, mais justement.

Rires en plateau

-N'importe quoi.

-On vérifiera tous ensemble le maudit que vous avez

la possibilité de sauver.

-Ca veut dire... Il y a quoi là-dedans ?

-Il y a le nom de quelqu'un qu'on va pouvoir sauver ou pas.

-Comment on pourra le sauver ? -Je sais pas. On verra la suite.

C'est une personne qui va être potentiellement sauvable.

-Tu sais quoi ?

Je suis un très grand joueur de "pok".

-Tu vas pas l'ouvrir. -Mais si !

Personne le saura. -Arrête.

-Non, non. -Personne le saura.

-Fais pas ça, sérieux.

Non, moi, je triche pas.

-Ca suffit, Francis. -Mais arrêtez.

-Je confisque cette enveloppe. -Merci, Nico.

-Vous êtes incroyable.

-J'avais l'impression justement de me retrouver

à la Comédie-Française

ou à la compagnie Renaud-Barrault,

où on était comme ça,

20 ou 30 comédiens, on s'aimait, on s'admirait.

Ca empêchait pas de s'engueuler pour des trucs,

mais j'étais très heureux.

C'est vraiment un très beau souvenir.

-Magnifique. Avant de passer

aux explications entre traîtres

et nos éliminés, voici des images inédites

de la semaine prochaine.

Ca va secouer. Vous n'êtes pas prêts.

-Elle a dit que je suis pas digne de confiance ?

-Eh ouais, Francis !

J'aurais pas aimé.

-Je suis complètement fou de rage. Je suis vraiment écoeuré.

C'est pas croyable ! Le seul mec à la défendre,

qui va dire à tout le monde

de pas voter contre elle. -Ouais.

-Incroyable. Elle est folle.

-Bonsoir, Bianca. Bonsoir, Logan.

-BONSOIR. -Merci de nous avoir rejoints.

Malheureusement, vous êtes là

parce que vous avez été sortis du jeu.

Vous êtes nos éliminés du jour.

Vous faites face à nos traîtres.

Avant de rentrer dans ton règlement de compte,

Logan,

on revient sur ta sortie.

-Contre qui votez-vous ?

-Raquel m'a convaincue. Donc c'est pour toi que je vote

parce qu'elle m'a plus convaincue que toi.

Voilà, c'est binaire.

Je suis ma stratégie.

Musique grave

-Logan, désolée.

-Je vote contre Logfive.

...

-Je vote Logfive.

...

-Je vote...

contre Logan.

...

-Logfive, vous n'avez pas

convaincu les autres. -Si on se trompe, c'est chaud.

-Logfive, quel était votre rôle ce soir ?

(-J'espère que j'ai pas tort.) -Eh ben,

j'ai été très content

de vous rencontrer ici.

Mon nom

a pop-up ce soir.

...

Et vous avez bien fait,

je suis traître.

-Mais putain !

Acclamations -Etre traître,

c'est aussi être loyal envers les autres traîtres.

J'ai été loyal envers eux.

Les deux ont eu aucun scrupule.

-Merci. Belle partie.

-Merci !

Je suis énervé autour de la table contre une seule

et unique personne, c'est Sophie Tapie.

La traître des traîtres. C'est pas une Tapie pour rien.

-Logan,

je te laisse avec Hugo.

-Je crois qu'il est temps de parler franchement.

Tu as été éliminé comme une merde. -Le mot est faible.

-Aïe aïe aïe.

Le 1er traître éliminé.

-On a crié au génie. C'est ça, le pire.

On a crié au génie autour de la table.

Bravo, Sophie. -Tu sais quoi, lâche-toi.

Dis-leur...

-J'aurais dû arriver dans cette émission en me méfiant

plus de mes confrères que des autres, finalement.

Ils ont le vice et le tournevis.

-C'est ma phrase,

ma préférée ! -Elle te colle à la peau,

finalement. Donc, ouais, en vrai,

quoi leur dire ?

"Bien joué" ? Mais mon ego n'a pas envie

de le leur dire.

-C'est ce que je craignais.

Bah, là, on est dans la merde.

Logfive est content d'être là

mais il doit pas nous foutre en danger.

S'il convient pas,

c'est hyper facile

d'appuyer sur un bouton et...

Elle siffle. Hop, dehors.

-Sophie, contre qui votez-vous ?

-Je sens qu'on va faire une énorme connerie.

Donc, je vote pour toi.

M'en veux pas.

C'est pour qu'il voie que je suis redoutable

et même s'il est traître, il est pas à l'abri avec moi.

Logfive, euh...

Ca allait un peu mieux avant, que depuis qu'il est traître.

-J'ai l'impression qu'on n'a pas joué le même jeu,

on n'avait pas la même stratégie.

La stratégie d'Adil c'est Sophie. Il boit l'âme de Sophie.

Sophie, elle drive,

mais pas dans la même direction que moi.

Ils ont voulu avancer à deux.

-Je pense qu'on était un couple solide.

Le trouple n'a pas fonctionné.

-J'étais l'ex toxique qu'on a balayé.

-Donc, jeté sous le bus,

sans remords.

-On peut le dire, Sophie ? Vous l'avez quand même...

un peu envoyé en pâture.

-Mais non... -Non...

Ils rient. -Arrête !

-Ils ont l'air d'être encore ravis de leur action.

-Ce qui m'énerve encore plus,

c'est que je les défendais,

jusqu'au moment

où on va devoir se tirer dessus,

mais pas aussi tôt alors que personne me soupçonne.

-Ce qu'on remarque, c'est que de saison en saison,

les traîtres se battent de plus en plus vite.

-Mais pas si tôt !

-Nous, on a attendu. J'ai voté contre Charlotte

parce qu'elle était cramée.

Guillaume, qui était sorti dans les premiers comme toi,

aucun des traîtres n'avait voté contre lui.

-C'était soft.

-C'était soft. -Nous,

ça tournait mal. Vous, c'est l'apothéose.

-Mais si ! A un moment donné,

lui était en danger.

-Mais il était pas en danger. -Mais si !

-Ca, c'est dans ta tête.

-Tu verras que son nom...

-Sophie,

je suis d'accord, il était en danger.

Mais avouons qu'avant même

que Logan soit traître

et que tu le saches, tu le sentais pas

en tant que traître.

-Il était pas dans ma shortlist de traîtres idéaux.

-Faut m'aider,

j'étais seul.

-Faut être acteur.

-J'étais mort, là. -Ah, ouais, ouais.

Tu peux pas laisser Adil faire tout le travail. Pas possible.

Tu l'exposes trop. Logan n'a pas pris

la mesure du rôle.

C'est pas ça, être traître. Faut bosser.

Sur les trucs comme ça,

faut vraiment être acteur.

Musique de tension

Je te trouvais trop passif.

Trop passif et trop intelligent pour être passif.

-Ouais. -Lui, il était pas passif,

mais il jouait l'idiot.

C'était un rôle intéressant

pour un traître.

Ou un vrai gentil, ou un émotif.

Je lui trouvais pas d'étiquette idéale avec l'idiot...

ravissant et moi.

-A l'inverse, quand j'ai su que c'était vous,

je me suis dit : "Bonne team." Quand je suis arrivé,

je me suis dit que Sophie savait bien mentir.

Ca peut être une bonne traître.

Adil, le copain de tout le monde.

Dans ma tête, ça faisait un bon triangle

pour aller le plus loin possible.

-Ce qui est drôle,

c'est que quand vous échangez,

il y a la découverte et les stratégies, mais ça se voit

que vous êtes sur un truc "ah bah non".

Vous n'allez pas dans les mêmes directions.

C'est assez fort.

On parlait d'alchimie. Là, c'est l'inverse.

Ce que j'adore, chez Sophie, c'est aussi

ce métaprogramme qui consiste

à avancer en binôme. Elle a son binôme,

Adil.

Elle a sa mère, avec qui elle est venue.

Et un autre binôme avec un loyal, Antho.

En fait, c'est "comment je me mets

"au centre". Et puis, j'ai de la ressource.

A chaque fois, c'est des binômes.

-Le trouple n'est pas fait pour Sophie.

-Si vous aviez voté

pour Raquel ou Nicolas,

je crois,

Logan ne sortait pas.

-Elle voulait m'évincer. Dis-le, Sophie.

Regarde-moi et dis-le. -C'était pas le but.

-J'en suis pas sûr. -Je te le dis.

-T'avais envie d'avancer avec Adil et à deux, plutôt qu'à trois.

-S'il était en danger à un moment... Sans hésiter,

je t'ai sacrifié. J'aurais sacrifié tout le monde

pour le garder.

On s'est trop...

-Vous comprenez qu'il en ait gros sur la patate ?

Tu voulais rester, que l'aventure continue.

-J'étais à fond. -Trahi par son propre camp,

c'est horrible, c'est pire que tout.

-Après les votes, je me dis "merde".

-J'aurais dû me méfier. Même la veille, t'avais mis

mon nom, et j'ai déjà trouvé ça bizarre.

J'aurais dû me méfier.

Si j'avais su, j'aurais mené

plus de gens à voter quelqu'un d'autre.

Ma sortie s'est jouée à peu de voix et j'aurais adoré

les confronter au conseil. On aurait fait

la guerre des traîtres.

On serait dans une autre émission.

-J'aurais peut-être pas voté pour lui,

mais j'ai paniqué quand Sophie m'a dit

que j'étais en danger. On a tout mis

sur Logfive. Go.

-Et moi, je suis fair-play parce que je sors sans rien dire

alors que je les regardais.

-T'as bien fait. Ca, c'est de l'antijeu.

-J'hésitais à lancer une phrase piquante.

J'ai préféré être fair-play.

-Ca restait une belle sortie, comme ça.

-"Allez, démerdez-vous !

"Maintenant, je rentre chez moi." -Après...

-C'était très dur de rien dire à ce moment.

-Au moins, tu respectes les règles.

-Et tu as été traître peu de temps

sans avoir forcément l'opportunité

de mieux te faire apprécier

dans ce duo et mieux comprendre.

Nous, on a ta première interview

au sein du jeu

où tu es hyper motivé. On revoit les images.

-Si vous étiez traître, vous seriez heureux ?

-Très heureux.

Moi, derrière cette petite apparence,

je peux, à travers l'humour,

tout passer.

La petite vanne, ça passe toujours.

J'ai toujours réussi avec l'humour.

Là, je me dis qu'une petite blague...

-Vous vous voyez en traître humoriste.

-Pas un traître humoriste,

mais je serais le bon copain

qui est pas là pour jouer,

et au final, derrière, je vais tous les trahir.

-Ah oui. -C'est le but du jeu.

Je tue, je tue, je tue...

Mais je me marre en secret. Après, on sort du jeu

et on est là : "Viens.

"On va boire un coup ensemble. Petit verre d'eau"

-Généreux, le verre d'eau.

-Pas plus ! On reste un traître,

jusqu'à la fin, même en sortant du jeu.

Il faut prendre du recul

et jouer. Si je suis traître, je ferai pas de cadeaux.

Je suis pas le père Noël.

-Logfive,

un mot pour décrire ton aventure.

Est-ce que tu le referais ?

-Je vais te le dire en deux mots : "Trop courte."

Et je rajoute "amère". "Amertume" un petit peu.

Euh, mais à refaire ? Oui.

1000 fois. -Peut-être différemment,

simplement ?

-Différemment oui,

en me méfiant des gens

avec moi que des gens... -Contre moi.

-Exactement !

-Tu vois, typiquement, ton interview...

Là, on me montre ça, je me dis que ça va être un bon traître.

Il y a une différence avec ce que t'étais.

-Est-ce que vous regrettez ? Adil, je te voyais mort de rire.

-Le truc, c'est que j'ai découvert Logfive après l'émission.

Je l'ai trouvé froid.

-T'es le seul qui m'a dit ça,

mais parce que c'était aussi mon rôle.

-Oui, t'expliquais que c'était ta stratégie.

-Puis, il fallait pas montrer qu'on était ensemble,

dans la stratégie.

Mon jeu, en tout cas, j'ai grave kiffé,

c'est pour ça qu'on l'a coupé assez rapidement,

mais dans ma tête, je plaçais mes billes,

et je vous défendais. Pour moi, j'avais un trio.

Pour vous, il y avait pas de trio.

-Bianca,

on commence simplement.

-Je propose qu'on revoie l'élimination de Bianca

pour mieux comprendre et on en parle.

-Je vote contre Bianca.

-T'as fait beaucoup d'erreurs, je vote

pour toi.

-Je n'ai aucune conviction. -Quel mytho.

Rires en plateau -Bianca.

-C'est pas personnel du tout.

-Vous n'avez pas convaincu vos camarades

de votre loyauté,

je vais vous demander de me rejoindre,

de prendre place ici, et de révéler à tous votre rôle.

Elle soupire.

-Je pars apaisée,

incomprise,

mais au moins je n'ai pas été hypocrite,

je suis loyale.

-Aïe, aïe, aïe...

-Merci, Bianca.

Merci, Bianca.

-Ca fait mal au coeur de te voir dans cette situation-là.

-C'est horrible,

qu'est-ce que tu ressentais ? -Bah, je pense que c'était

très intense, parce que je pense

qu'il y avait un sentiment de solitude.

-Ouais. -J'ai essayé

de faire... pas des clans,

parce que ça m'intéressait pas, mais de me lier

d'amitié, on va dire, à des gens.

J'avais trouvé Rose, par exemple,

qui m'a aussi tourné le dos.

Donc il y avait ce sentiment

à l'école de pas pouvoir se confier.

On me tourne le dos. Tu vois, Sophie, je pensais

qu'on s'entendait bien, Adil aussi.

Il y avait ce truc... Je comprenais pas, quoi.

-Comme si t'étais un bouc émissaire.

-C'est ça. -Le lien avec l'école,

c'est quelque chose peut-être que t'as vécu ?

-Je pense d'avoir beaucoup déménagé,

d'avoir vécu dans trois pays différents,

j'ai toujours été toujours été un peu la première...

la nouvelle dans l'école, dans la classe,

et t'as ce truc où faut se faire des amis,

et c'est vrai que ça m'a rappelé ça :

le fait d'être seule, de pas avoir mes proches

avec moi, et de réussir

à me connecter avec personne. -Je voudrais revenir

sur cette phrase qui est très forte:

"Je pars incomprise." C'est vrai que cette situation-là,

elle est d'une violence, mais c'est horrible.

Il y a des études qui montrent

que ce sentiment de trahison que t'as vécu,

il active les mêmes zones du cerveau que la rage de dents.

En fait, tu parles d'une douleur qui est une douleur intellectuelle,

"je pars incomprise",

mais la douleur ressentie est aussi physique.

-Du coup, comme t'es quelqu'un d'hyper émotif,

pourquoi t'as eu envie de participer,

c'est un risque ? -Je pense que

je me rendais pas compte

que c'était aussi fort en termes d'émotions.

J'avais l'impression que c'était quand même très autour du jeu,

et au final, quand t'y es, t'as quand même...

Tu dois gérer

avec des personnalités,

de l'ego.

C'est ça qui a été le plus dur pour moi,

je pense, dans cette émission.

C'était pas que

trouver les traîtres, c'était tout

ce truc même parmi les loyaux, tu vois,

qui était un peu dur à encaisser

pour moi. -Tu m'as fait trop de peine,

parce que je savais que tu étais ultra sincère.

Et de voir que Rose, qui était ta super copine

se retourne contre toi, j'ai vu à quel point

ça t'avait blessée.

Tout ça, ça m'a fait de la peine

pour toi. -Ca va avec Rose,

en dehors du jeu, depuis ?

-Euh...

Elle rit.

-Plus trop ?

-Non, il y a aucun problème,

je sais que c'est le jeu, mais après, moi,

je vais pas fake des affinités.

J'ai quand même pris assez personnellement...

En fait, je fais la différence

entre le jeu et l'humain,

mais là c'est allé trop loin dans l'humain

pour que... -Ah ouais ?

-Ouais. -C'est ouf.

-Quand t'es à la table ronde, on juge ton comportement,

mais c'est ton identité, surtout, qu'on juge.

-Oui. -Et tu le vis comme ça.

Là, ça fait vraiment mal au coeur.

-Adil, quand vous

revoyez les images,

vous le vivez comment ?

-Je me dis qu'on est bien, on fait partir un loyal.

Dans le fond, je me dis qu'ils se sont entretués.

Les pommes ont fait des dégâts,

c'est un peu le rôle qu'on avait.

J'ai eu de la peine de voir partir des gens,

mais je me disais que tout allait bien jusque-là.

-Tu l'assumes ? -Je l'assume, je me dis...

Elle est mal tombée avec la pomme.

-Elle est mal tombée pour toi mais bien tombée pour nous.

-On peut m'expliquer cette foutue histoire ?

-Je n'étais pas là, voyez avec Adil.

-Il peut expliquer.

-Je vous laisse, je vous laisse.

-Eux étaient là.

-On répond à Bianca, on ne se défile pas.

-Tu t'es arrêtée devant la pomme rouge.

Faire toucher quatre pommes

à des noms précis, c'est super, archi, méga compliqué.

Musique d'espionnage

...

-J'ose espérer

qu'il y a des gens polis

et bien éduqués, parce qu'on laisse pas

une pomme par terre. Il y en a un qui va la ramasser.

-Qui a fait tomber une pomme ?

-I don't know. Allez, prends, prends.

Et là... -Je suis tombé dans les pommes.

Musique dramatique

...

Seth la prend.

-C'est un peu facile de dire qu'on a été convaincus par Raquel.

Musique de tension

...

-Bingo.

Musique dramatique

-Il fallait vous faire toucher les pommes rouges

pour vous maudire.

-C'était le truc

de Seth, parce que c'est toi

qui disais à Seth, du coup,

de m'éliminer pour ce truc de pomme.

-J'ai un truc à vous dire, Adil et Rose.

C'est Bianca qui m'a montré

la pomme.

-Pourquoi elle a pas dit dès le début ?

Si elle avait dit à tout le monde ?

-C'est bizarre, mon cher Watson.

-J'ai appris un truc, et depuis tout à l'heure...

-Vas-y, raconte.

-Seth a dit que Bianca lui a demandé de ramasser la pomme.

Pour moi, c'était parfait pour justement

vous manipuler. Moi, je voulais que

les loyaux s'arrachent.

-Ce qui est marrant, Bianca,

c'est qu'on te voit affectée, et pourtant dans ta toute première

interview, on te voit sous

un autre jour, plutôt

redoutable. Je propose de voir

les images.

-Traître ou loyale, chère Bianca ?

-Je pense que j'aimerais être traître.

-Mmh.

-Je suis très solaire et gentille.

Je pense qu'on se douterait pas du tout que je suis traître,

parce que je suis gentille.

Rires en plateau

Et j'adore manipuler, je n'aurais aucune pitié à le faire.

-Vous avez déjà manipulé ? -Surtout les hommes.

-Ah... -Ouh...

-OK, OK.

-J'ai déjà mes cibles. -Qui donc ?

-Adil, je pense que c'est

une bonne cible.

-Vous pouvez le mettre dans la poche ?

-Je pense, ouais.

-Mon intelligence

émotionnelle fait que

je saurais regarder dans les yeux

et avoir la vérité.

-Mmh, mmh.

Vous êtes là pour jouer ou gagner ?

-Quelle question.

-C'est une évidence,

il n'y a pas besoin de répondre. -Regardez-moi.

Je pense que vous êtes déjà convaincu.

-C'est trop cool de te voir comme ça.

-Je suis bouche bée. -Alors, Adil,

vous pensez que vous seriez tombé

dans son jeu ?

-Là, je me rends compte

qu'elle est tombée sur son maître. -Ah bah, pardon !

-Tu caches bien ton jeu, quand même.

J'hallucine de voir à quel point le masque est tombé.

T'étais prête à...

-C'est normal,

quand t'es en position de force, t'es fort,

et quand tout le monde est contre toi,

t'es faible. -T'aurais été la traître séductrice.

-Je pense que j'aurais joué

un peu... -Ou dans les émotions, aussi.

-Je sais pas dans les émotions,

mais sur ce truc de séductrice, dans le sens de souriante.

J'aurais eu le même jeu qu'Adil.

-Adil, vous pensez que vous seriez

tombé dans son jeu ?

-C'est sûr, arrête. -Je suis pas sûr.

-Oh, l'assurance !

-Alors que moi, j'ai dit qu'il était traître en partant.

Je t'avais trouvé.

-Donc...

pas tombé dans le piège ? -Avec une scie, on coupe du bois.

-Elle t'aurait eu. -Pas sûr.

-Je propose qu'on regarde

des images de toi à nouveau, Bianca,

puisque, quand on te voit dans le jeu,

on passe du rire

aux larmes régulièrement.

-T'as la clef ? -Bien sûr que je l'ai.

Rire tonitruant

-Il est tellement bien, ce rire.

Avec des sanglots -Je trouve que c'est lâche

de revenir avec ce truc de pomme.

Aujourd'hui, je veux me défendre,

je suis loyale,

je suis la première à défendre les loyaux.

Bianca rit fortement.

Avec des sanglots

J'espère que je vais pas partir

par les traîtres, mais par vous.

-Pourquoi on s'est pas épousés ?

Rire rauque

En sanglots -Je suis à bout

parce que c'est dur, mais je suis pas traître.

Bianca rit.

Dites-moi : "Prouve-nous que t'es loyal ce soir.

"Fais un choix dur et prouve-nous que t'es loyal", je le ferai.

Rires. -La bipolarité !

-Je vous jure que je...

C'est pas du cinéma, les gars, je suis chanteuse, pas actrice.

Rires

-Mon seul défaut, ça pourrait être de beaucoup trop rigoler.

-S'il y a un truc qui va nous manquer,

c'est ton rire

communicatif. -On en peut plus.

Il est agressif.

Il résonne.

-En fait, le micro le prend bien.

-C'est ça. -La fréquence est parfaite,

tu sais.

-Ce qui est fou, c'est l'amplitude : il y a le rire,

c'est le positif, les larmes, le négatif.

Le rire, ça permet aussi,

quand il y a des situations un peu tendues,

que tu sens que c'est assez rigide,

du coup t'arrives, et toi-même ça détend.

C'est très communicatif, c'est chouette.

-Merci à tous d'être venus.

Vous voulez des images en exclu ? Les voici.

-Tout le monde écrit, s'il vous plaît.

L'écriture avec laquelle

on a tenté de me recruter était très spécifique.

Donc je suis en mode graphologue.

Je suis en observation totale.

-Là, je vois la tête de Sophie.

Elle se décompose.

Comment elle va faire pour

s'en sortir ?

-Là, c'est chaud.

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