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SANG ET OR
Qu'est-ce que tu veux ?
Les bijoux, ils sont o� ? Je suis arm�.
Dans le coffre.
- File-moi la cl�. - Quelle cl� ?
Je n'ai pas de cl�.
La cl�, ou je tire.
- Dans le tiroir. - Quel tiroir ?
- Je reconnais ta voix. - Te retourne pas o� je tire.
Ne fais pas �a !
Il est ferm� !
Je n'ai pas la cl�.
- Donne-la moi ! - Fais gaffe � toi !
Grouille-toi !
Elle est dans ma poche.
Lance-la, d�p�che-toi.
Fais pas �a !
- File-la-moi ! - Non !
Tu vas le regretter !
Je vais te descendre.
- Allons-y. - O� ?
- O� veux-tu aller ? - Au sous-sol.
Bonjour, M. Vaziri. Vous ouvrez bien t�t.
Qu'est-ce que vous faites l� ?
- Vous, par ici ! - Au secours ! Au voleur !
Il a mis l'alarme, ce vieux con...
Qu'est-ce que tu as fait, Hussein ?
Pourquoi tu as tir� ?
Il est avec l'autre ! Au secours ! Il l'a tu� !
Au voleur !
Appelez la police !
Il l'a tu� !
Cassez-vous, bande de pourris !
Foutez le camp !
Cassez-vous !
Connards !
Bande d'abrutis...
Allez au diable !
Reste pas l�, toi !
Tiens bon !
Je suis avec toi !
C'est son complice !
Barrez-vous, salauds ! Je vais tirer.
Il est compl�tement fou !
Ca va pas, non ?
Esp�ce de connard !
- Salut, mon grand. - Salut, tu �tais o� ?
J'ai fait deux heures de queue.
Il voulait pas me le filer sans te voir.
Et alors, tu l'as ?
Bien s�r. Tu me prends pour qui ?
J'y croyais plus.
J'ai poireaut� deux heures. C'�tait le bordel.
Je lui ai dit que sans ce papier,
ma frangine allait me rester sur les bras.
C'�tait gal�re !
J'y comprends rien.
Moi non plus.
Mais le toubib m'a dit que tout �tait nickel.
Soyez heureux.
Et �a, c'est quoi ?
Un sac � main. Je l'ai pas encore fouill�.
Oui... en face de toi.
Je t'entends pas.
Oui, juste en face.
T'as compris ?
Ca va couper. Salut !
Et �a, c'est pour nous. Pourquoi elle est coup�e ?
Elle a d� grossir une fois mari�e.
Sans doute.
Tu sais combien �a co�te, un collier ?
L�, c'est marqu� 75... et 1... 2... 3...
six z�ros !
Ca fait combien ?
75 millions.
Tu me fais marcher ?
J'oserais jamais.
C'est un re�u de 75 millions.
"Collier fabriqu� en Italie. Pour Mme Roxane Mazaheri."
Je peux m'asseoir ?
Bien s�r.
Tu veux m'humilier ? Tu connais ma situation.
J'oserais jamais faire �a.
Surtout � toi !
En plus, la meuf se l'est pay� elle-m�me.
On va pas se disputer pour �a...
Ca fait combien de mois de travail ?
Ca d�pend de vous. L�, vous avez d�croch� le gros lot.
Si je peux me permettre,
dans tous les boulots, il faut de la rigueur.
Sinon, �a d�conne.
Il faut du professionnalisme,
et encore autre chose.
Vous savez quoi ?
Une �thique.
Exactement.
Moi, je dirais de l'honn�tet�.
C'est pareil.
Ca vous d�range si je continue ?
Non, on adore �couter.
L'honn�tet� est la base de tous les m�tiers,
m�me le v�tre.
C'est un m�tier tr�s r�pandu.
Vous �tes des millions dans le monde.
L'an dernier, quand j'�tais en Europe,
un de vos confr�res...
enfin... un de "nos" confr�res,
s'est occup� de mon portefeuille.
Il devait en avoir plus besoin que moi.
Il s'est barr� avec.
Vous savez, on a rien invent�.
Ca existait avant nous, �a continuera apr�s.
Mais souvent, ceux qui font �a,
ils se prennent au jeu.
Ils ont des �tats d'�me, ils se sentent coupables.
J'ai rarement vu des gens aussi francs que vous.
En tout cas vous n'�tes pas seuls dans ce m�tier.
Vous pouvez me rajouter � la liste.
D'ailleurs, on aurait plus vite fait
de compter ceux qui n'en font pas partie.
"Qui un voleur veut arr�ter peut arr�ter le monde entier."
Tenez...
Parmi tous nos "confr�res",
seuls les plus honn�tes r�ussissent vraiment.
Ces cigarettes sont trop fortes !
La semaine derni�re, des gars ont piqu� le sac d'une femme.
Ils y ont trouv�...
60 balles et 4 tickets de bus.
Je les ai trait�s de tous les noms.
Pour 60 balles, ils l'ont traumatis�e.
D�sormais, d�s qu'elle entendra une mob, elle va flipper.
Elle tenait son sac. Ils l'ont tra�n�e sur 50 m.
Avant de passer � l'acte, il faut savoir ce qu'on fait.
Il faut �valuer les cons�quences.
C'est pas possible de causer autant de d�g�ts pour quelques sous.
Une femme qui entre dans une banque, ou qui en sort,
il faut deviner le contenu de son sac.
Il faut bien choisir son moment.
Il faut distinguer celle des beaux quartiers, celle des ruelles...
Comment on peut savoir ?
C'est tout un art.
Quel enfoir� ! Il nous baratine.
Moi qui ai d�j� du mal � garder mon portefeuille...
Te sens pas vis�, c'est pour moi qu'il parlait.
Moi et ma sale t�te...
Ca ressemble � quoi, un pickpocket ?
A lui. Il pense qu'on est tous de la m�me farine.
A ton avis, c'est quoi son boulot ?
Il doit pas prendre des sacs, mais il prend bien la t�te.
Alors, fais gaffe � la tienne.
Si j'avais encore quelque chose dedans,
je serais pas dans cette merde.
Des pros...
Si on �tait des pros, on en serait pas l�.
A ton avis, c'est quoi, sa sp�cialit� ?
Charlatan. Un vrai charlatan.
T'as vu comment il s'est m�l� � notre conversation ?
Eh, les gars, vous ne m'en voulez pas, j'esp�re ?
Mais non ! De toute fa�on,
vous avez plus de m�tier que nous, non ?
Surtout en ce qui concerne les sacs.
Mon bureau est en face, en cas de besoin.
Mets-le sur mon compte. Salut.
Il a pas la t�te de l'emploi.
Garde-la, �a peut servir.
Laisse tomber, d�chire-la.
Garde-la, Hussein, on sait jamais.
Quel con ! Il nous la joue grand prince :
"Mets-le sur mon compte",
pour deux th�s !
Allons-y.
Ta moto doit �tre pr�te.
T'as vu ?
Quoi ?
Beau morceau ! T'as vu son sac ?
Je me demande si elle va � la banque ou si elle en revient.
Il disait que les pickpockets doivent avoir un sixi�me sens.
On doit pouvoir deviner le contenu de tous les sacs.
Qu'est-ce que t'en as fait ?
L�, je l'ai.
Ca sent dr�lement bon. Je peux te dire quelque chose ?
Accouche !
Depuis que le gars nous a branch�s sur les sacs de femmes,
Je flashe plus sur leurs sacs que sur elles.
T'as vu ?
Comment elle le serrait !
Tu penses qu'elle avait quoi dedans ?
4 tickets de bus et 60 balles.
Peut-�tre...
Mate celle-l� ! Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
Elle avait pas de sac...
Je te parle pas de son sac.
Si ma frangine savait comment je te montre les gonzesses,
elle ferait un de ces foins !
On est dans le haut de la ville.
Allons voir � quoi il ressemble, ce collier de 75 millions.
Vise celle-l� !
Non... elle est "d'en bas".
T'en as pas assez ?
Non, pourquoi? J'ai le temps, et en plus je le sens bien !
Attends, �a doit �tre dans le coin.
Voil�, c'est l�.
Si elle �tait enti�re, elle serait bonne !
Merci de votre visite. Au revoir.
- J'ai une question. - Dites-moi...
- On peut pas entrer ? - Je vous �coute.
Si j'entre, je peux vous expliquer.
Allez-y, dites-moi.
Laisse-moi faire.
Bonjour.
Cette bague, avant, c'�tait sa bague de fian�ailles.
Il a un peu grossi, il a fallu la couper.
C'est mon tour de me marier.
Si vous pouviez l'arranger pour moi...
Nous ne faisons pas �a. Dans le bas de la ville.
Galubandak, en bas de la ville,
Les bijouteries font ce genre de choses.
Fais-moi un sourire !
Ca me donnera la p�che pour me rebrancher sur les nanas.
Dis-moi, comment c'�tait, de ton temps ?
Les femmes sortaient vraiment � poil... sans voile ?
Tu avais quel �ge, � l'�poque ?
17-18 ans.
Je peux te poser une autre question ?
- Ca t'a vraiment bless� ? - Et toi, �a t'a pas bless� ?
Si, mais pas autant que toi.
Disons que t'es un peu trop sensible.
On n'est pas assez bien pour �tre ses clients.
Moi aussi, �a m'a fait mal.
Il �tait oblig� de nous regarder comme �a ?
Il voulait nous snober.
Laisse tomber. File une clope, que je te l'allume.
Je vais fumer dans ton dos, comme avec mon p�re.
Toi aussi, je te respecte beaucoup.
Je vais t'en allumer une, �a va te faire du bien.
Tu sais, moi je t'aime vraiment bien
parce que je te connais bien.
Tiens.
Ce mec, il peut pas savoir. Il passe son temps dans ses comptes.
Dans sa vie, y a quoi ? 44 personnes ?
Ca tient dans un bus. Il faut pas lui en vouloir.
Fais partie de sa cour et il te respectera.
C'est comme �a que �a marche dans ce monde.
Tu le d�fends, en plus ?
Il avait pas besoin de nous regarder comme �a.
Mais non, je le d�fends pas !
Arr�te de te faire du mal.
Moi, j'ai que toi et ma frangine.
C'est sympa de l'�pouser !
Je commen�ais � m'inqui�ter pour elle.
Je veux pas dire que tu peux pas trouver mieux qu'elle,
mais, entre nous,
tu trouveras jamais un meilleur beauf que moi.
Et l'autre, je lui pr�pare un sale plan.
Qui ?
Celui qui t'a vex�.
Je vais lui montrer � qui il a affaire.
Qu'est-ce que tu vas en faire ?
Tu verras.
Non, je parle du sac.
Je vais le filer � ma frangine.
Non, balance-le.
Dommage, il est super. Tu jettes la thune quand t'en trouves ?
C'est pas pareil. La thune, c'est fait pour circuler.
Mais si tu donnes le sac � ta frangine,
quelqu'un pourrait le reconna�tre.
C'est pas con.
En plus, elle aime pas le noir.
Elle pr�f�re le blanc, un beau sac blanc de mari�e...
Circulez !
La voiture blanche, bougez !
La blanche, avancez !
Circulez !
Il faudrait pouvoir compter sur lui.
L'autre jour, je l'ai appel� dix fois avant qu'il r�agisse.
Il est dans son monde.
Je passe mon temps � l'appeler, son nom et son num�ro.
Je sais, vous avez raison.
C'est ses m�dicaments. Ca le ramollit.
Il le fait pas expr�s. Son m�decin veut qu'il se m�nage.
Num�ro 33 ! M. Hussein Emadeddin.
Alors, �a vient, ce plat ?
Tu vois, il r�agit pas, il vient pas.
S'il y a un probl�me, je m'en occupe.
Vous savez, c'est vraiment un mec en or.
Je sais, tout le monde l'aime.
Le patron aussi, il l'aime bien.
On lui a d�j� propos� de le mettre � la cuisine
ou � la r�serve s'il avait du mal avec la moto.
Il a pas voulu.
Oui, il est un peu claustro.
Il se sent mal entre quatre murs.
Il aime la moto. Il se sent libre, il est tranquille.
Il dit qu'il s'a�re la t�te.
Justement, il ne met jamais de casque.
Je le lui ai dit plusieurs fois.
S'il lui arrive quelque chose,
il n'aura plus de t�te � a�rer.
D'accord.
Je pr�f�re que tu lui en parles, il est sensible.
- D'accord, je lui dirai. - Je te remercie.
Salut, mon pote. Je te vois plus tard.
Tiens.
Ca, c'est pour Vozara. Et tu livres �a au retour � Alvand.
Au revoir.
Num�ro 15.
Oui ?
M. Chayeste ? C'est votre commande.
L'ascenseur est en panne, c'est au 4e.
- 4e ? - Oui.
Vous ne pouvez pas descendre ? J'ai ma moto...
Ca ne risque rien.
- Bien, ouvrez. - Allez-y.
Bonsoir, merci. Je m'excuse pour l'ascenseur.
- Ca fait combien ? - 18 500.
Une seconde, je reviens.
Voil�, 19 000, gardez la monnaie.
C'est bien vous, M. Chayeste ?
Oui, pourquoi ?
Je suis Hussein.
Quel Hussein ?
A Chalamche. Au front, j'�tais aux transmissions.
Chalamche... Hussein... Mais oui, le canal de Mahi.
Tu as vraiment chang�, je t'ai pas reconnu.
Depuis que je prends de la cortisone,
Je me reconnais pas non plus.
Ce que tu as chang� !
Vous aussi, vous avez bien chang�...
Tu �tais un vrai pur. Je te croyais d�j� au paradis.
Ta moto est devant ? Va vite. Tiens, prends �a.
- Non. - J'insiste, �a me fait plaisir.
On s'appelle, mais l�, je te laisse.
Au revoir.
Attends !
Tu cherches qui ?
M. lzadi.
- Quel �tage ? - 3e.
Va t'asseoir l�-bas.
Mets ta moto dans le coin.
- Je vais livrer une commande. - Mets-toi l�-bas, j'arrive.
Mon adjudant, on va attendre longtemps ?
Jusqu'� ce que votre fille descende.
C'est-�-dire ?
J'en sais rien, c'est votre fille...
Je vous en supplie...
Je suis une m�re. C'est insupportable.
Je vous ai dit de monter dans votre bagnole !
Pardon, c'est la derni�re fois. Elle ne recommencera pas.
S'il vous pla�t...
Asseyez-vous dans la voiture.
On fait quoi avec le livreur ?
Il n'a rien � voir avec la f�te.
Je fais quoi, moi ?
Le chef te l'a dit. Tu gares ta moto.
Je dois livrer les plats.
Baisse le ton. C'est pas toi qui d�cides.
J'ai du boulot, moi.
Va demander au chef.
Excusez-moi, j'ai du travail, je dois livrer des plats.
Alors, je fais quoi ?
Qu'est-ce qu'on t'a dit ?
Chef, une voiture !
Cachez-vous derri�re les arbres.
- S'il vous pla�t... - Oui ?
- Vous allez o� ? - Dans ce b�timent.
- Quel �tage ? - 2e. L�chez-moi !
- Vous allez � la soir�e ? - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Mais on est pas encore mont�s. - Vous avez bien le genre.
- Adjudant ! - L�chez-moi !
L�chez-le !
- Mets-la dans le fourgon. - Mais on n'y �tait pas !
Quelle gal�re ! L�chez-la !
- Je veux pas... - Arr�tez de discuter.
Allez, on y va gentiment.
C'est notre soir�e � nous.
- Mais on y �tait pas encore... - Allez !
Montez !
- Allez, fais-la monter ! - Par ici, ma petite dame !
Vas-y, d�p�che-toi.
- D'accord, mais l�che-moi ! - Occupe-toi de lui.
Avance !
J'ai rien � faire au 2e, je dois livrer au 3e.
Et alors ?
Et alors... ils ont command�,
je dois livrer les plats. Ils ont faim.
Te tracasse pas pour eux, occupe-toi de toi.
Justement, c'est mon gagne-pain.
Laissez-moi faire mon boulot, que je puisse partir.
Va pousser ta moto sur le trottoir.
Laissez-moi repartir, au moins.
Fais ce que je te dis, va.
Je dois attendre jusqu'� quand ?
Jusqu'� la saint-glinglin s'il le faut.
Sors de l� !
Pourquoi, qu'est-ce qui se passe ?
Mais on est mari�s !
Laissez-moi vous expliquer.
C'est �a ! Comme si on sortait avec sa femme...
C'�tait une soir�e familiale.
Pas si fort. Avancez... allez...
Arash, fais quelque chose !
Je vous dis d'avancer.
Allez, avancez.
Tu as quel �ge ?
Tu es un peu jeune pour �tre soldat, non ?
Dis-moi, tu as quel �ge ?
15 ans. Non, je veux dire 18 ans.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Je viens chercher ma fille.
- Quel �tage ? - Au 2e.
Attendez l�. Elle va descendre.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien, attendez l�.
Mais elle m'attend � minuit.
Vous avez un portable ?
Je peux l'appeler de l�-bas ?
- Vous avez un portable ? - Oui.
Appelez, elle va descendre.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Il n'y a rien, appelez.
Adjudant !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
On vous le rendra plus tard. Attendez dans la voiture.
D�p�chez-vous.
S'il vous pla�t...
Je pourrais appeler le restau
avec le portable de Madame pour savoir ce que je dois faire ?
Tu ne peux ni appeler ni partir.
Et bouge-toi de l�, du vent !
Eh ben...
non seulement il est chef, mais il fait des miracles.
Il voulait du vent, il en a eu.
Qu'est-ce qui se passe l�-haut ?
Je ne sais pas.
Ils dansent.
Oui, ils dansent, c'est �a.
Ils ne font que danser ?
J'en sais rien.
Tiens ton flingue vers le bas.
Je suis encore jeune.
Pourquoi on t'a mis ici ?
Ils ont besoin de moi.
Ils m'ont mis l� pour que personne ne s'�chappe.
Et si quelqu'un s'�chappe ?
Je l'attrape.
Tu fais pas le poids. Comment tu comptes faire ?
Avec mon flingue.
Au moins, tu sers � quelque chose.
Moi, je m'�clate pas comme eux et en plus je suis coinc� ici.
Et toi, �a t'est arriv� ?
Quoi ?
De t'�clater.
C'est quoi s'�clater ?
Tu as d�j� dans� avec des filles ?
Non.
Regarde, ils vont arr�ter la voiture.
Qu'est-ce que vous voulez ?
J'ai d�pos� deux filles, tout � l'heure.
Je devais revenir � minuit.
- Quel nom ? - Afshani.
- Quel �tage ? - Au 2e, je crois.
Tu sonnes et tu les appelles. Rien de plus.
C'est le taxi pour Madame Afshani.
Elle descend tout de suite.
Prends ta caisse et tire-toi.
Eux, ils s'�clatent et moi, je poireaute.
C'�tait une erreur de venir livrer dans ce quartier.
Pourquoi c'est � moi d'attendre ?
- Tu le sais pas ? - Non.
S'ils te l�chaient, tu pourrais avertir les f�tards.
Ils ne descendraient jamais et on devrait attendre jusqu'� l'aube.
Eh ben dis donc...
Eh oui, on doit attendre, sans boire ni manger.
Qu'ils sortent un par un ?
Regarde, ils ont fini, ils sortent.
Ils ont fini quoi ?
Je sais pas, ils ont fini de faire ce qu'ils faisaient.
- Par ici, mesdames. - Pourquoi ?
- Allez-y. - On n'a rien fait !
Allez-y !
Vous n'avez pas le droit de me toucher. Je viens.
Venez, la soir�e continue par l�.
On sent leur parfum jusqu'ici.
Tu as de la chance, je ne sens rien.
Ce sera encore long ?
L'autre soir, on a fini � 4 h du matin.
4 h du matin ?
Oui, ils font la grasse mat' dans la journ�e,
et le soir ils font �a.
Ils font quoi ?
Je sais pas. Ils picolent sec.
Et toi, tu as mang� quelque chose ?
Non.
Alors, tu es mon invit�.
Tu n'as pas d�n�.
- Prends quelque chose. - Merci, je ne peux pas.
- Vas-y ! - Non, merci.
- Monsieur, prenez. - Qu'est-ce que c'est ?
Un don du ciel.
Les pizzas tombent du ciel, ce soir ?
Prenez-en.
- Non, merci. - Allez-y.
Non, merci.
Prenez-en, pour qu'ils osent manger.
Ils ont faim, �a va refroidir.
A condition que je paye.
Un des v�tres a d�j� pay�.
- Un des n�tres ? - Si on veut...
Tenez, regardez.
- Je peux �tre tranquille ? - Tout � fait.
Tenez.
Je vous en prie...
Allez-y.
Vous aussi.
Partagez entre vous.
Chef !
Prenez, je vous en prie...
Prenez, c'est de bon coeur.
Servez-vous.
- Partagez entre vous. - Merci.
Le chef en a pris, tu peux en prendre.
Dis-moi, tu as quel �ge ?
Tu ne le r�p�teras pas ?
- Non. - 15 ans.
Le service, c'est pas pour les ados.
Mon fr�re a�n� est mort,
alors on m'a donn� sa carte d'identit�.
Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est quoi, �a ? - Une soir�e en plein air.
Prenez.
Je peux en prendre pour les gosses ?
Oui.
C'est tous les soirs comme �a ?
Je sais pas.
Chef ! Il y a une voiture qui arrive.
Comment tu vas ?
Tu vois, c'est notre M. Hussein.
Quelle classe !
- Pourquoi elle est sap�e comme �a ? - Je te raconterai.
Il va nous laisser entrer, tu crois ?
Fais-moi confiance.
Tout est nickel. Vous avez l'air de vrais bourges !
Oui, je vous �coute.
Pardon ?
Je peux vous aider ?
L'autre fois, il y avait un vieux monsieur.
M. Vaziri est en bas. Je suis � votre service.
Je voudrais de l'or, pour ma fianc�e.
Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
Un assortiment... avec un collier.
Un instant, excusez-moi...
- M. Vaziri est l� ? - Oui, il arrive tout de suite.
- Je vous d�barrasse ? - Non, merci.
On est un peu press�s.
Bien s�r... D�sirez-vous une boisson ?
Non, merci.
M. Vaziri, M. et Mme Mozafarian sont arriv�s.
- Oui, vous d�sirez ? - Un collier.
Quel budget avez-vous pr�vu, que je puisse vous conseiller ?
Entre 1 et 1,5...
Je peux aller jusqu'� 2 millions.
Par ici, je vais vous montrer plusieurs mod�les.
Les bleus, je voudrais �a...
C'est plus cher que ce que vous m'avez dit.
Venez plut�t par ici. Je vais vous montrer.
Voici les colliers que je peux vous proposer.
Il y a celui-ci, fabriqu� en Italie,
ou celui-l�,
qui est en or jaune.
Avec quelle couleur vous sentez-vous le plus d'affinit�s ?
Vous pr�f�rez l'or jaune ou l'or blanc ?
Ceux en or, faits en Inde ou au Pakistan. C'est tr�s chic.
Vous en avez pas ?
Non, d�sol�.
Mais vous savez certainement qu'en ce moment,
la mode est aux colliers italiens ou iraniens.
Nous n'importons pas d'autres pays.
Bon, dites-moi ce que vous pr�f�rez
parmi ceux que je vous ai montr�s ?
Qu'est-ce que je fais ?
C'est vous qui achetez. Choisissez.
M. Vaziri ?
Bonjour, vous allez bien ?
Votre commande est pr�te.
J'esp�re que �a vous plaira.
Je peux voir, s'il vous pla�t ?
- Vous voulez un miroir ? - Non.
Hussein ?
On est un peu press�s. Je vous dois combien ?
- C'est un plaisir de vous servir. - C'est tr�s aimable.
9.600.000.
- Avec la remise. - Tr�s bien, merci beaucoup.
Il nous a m�me pas regard�s.
- Merci beaucoup M. Vaziri. - A votre service.
Au revoir.
- Au revoir. - A bient�t.
Au plaisir de vous revoir.
Donnez-moi �a, s'il vous pla�t.
- Ca vous pla�t ? - Oui.
C'est quoi ?
Ce sont des brillants sur de l'or blanc.
Ca co�te combien ?
Si �a vous pla�t,
�a rentre dans votre budget.
- Qu'est-ce que vous en pensez ? - Quoi ?
- Le collier ? - Oui, �a te va.
Vous voulez essayer les boucles d'oreilles assorties ?
Oui, donnez-les lui.
Ca va co�ter trop cher.
Donnez-lui les boucles.
Les mod�les que je vous ai demand�s �taient beaucoup plus chers ?
Honn�tement, je ne saurais vous dire.
Nous ne faisons pas ces articles. Je crains de ne pouvoir vous aider.
Moi, je sais. Ils sont plus chers et plus chics.
- Je ne sais pas. - Plus gros et plus cool.
- C'est joli ? - Oui. Essaie l'autre.
Mais... ce ne sont pas des chaussures !
Ca co�te combien ?
250.000.
250.000 ?
250.000, c'est uniquement les boucles d'oreilles.
Le collier, c'est 1.150.000,
ce qui fait 1.800.000.
En dessous de ce que Monsieur a dit.
Puis-je vous conseiller quelque chose ?
Ce que vous avez choisi est italien.
Je vous sugg�re d'acheter
quelque chose qui soit n�gociable rapidement
si vous �tes dans le besoin.
Nous essayons toujours de satisfaire nos clients.
Je vous conseillerais
l'or artisanal,
fabriqu� en Iran.
On peut voir ?
Nous n'en avons pas.
Vous pouvez les trouver devant le Bazaar, � Galubandak.
Dans le souk de l'or.
Si ma propre fille voulait se marier,
je lui conseillerais d'investir,
de ne pas acheter de bijoux,
mais d'acheter de l'or pour pouvoir le revendre rapidement.
Au revoir.
Tous mes voeux, soyez heureux.
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est Ali, je vous jure.
C'est lui qui m'a dit de m'habiller comme �a.
Moi, j'�tais pas d'accord.
Il a pas pig� � qui il avait affaire.
- Tu veux une clope ? - Non, j'ai froid.
Je t'apporte ta veste.
C'est moi qui vous ai contrari� ?
Non. On y va.
Tiens, ton bonnet.
- Je te d�pose ? - Non, vas-y, toi.
- Tu d�poses ma frangine ? - Oui, vas-y.
- Salut. - Au revoir.
Vous m'en voulez parce que j'ai enlev� mon foulard ?
Je voulais vous montrer le collier.
Non, allons-y.
J'�tais si contente de vous voir
en costume cravate chez le bijoutier.
Je me suis dit : il va mieux, on va se marier bient�t.
Je ne voulais pas venir,
c'est vous qui l'avez demand�.
Vous savez bien que je m'en fiche des bijoux.
Si on pouvait en louer quelque part,
juste pour sauver notre honneur,
on les rendrait apr�s.
On n'en a pas vraiment besoin.
Vous m'en voulez ?
Dites-moi, vous �tes f�ch� ?
Non, je ne suis pas f�ch�.
Pourquoi on est all�s l�-bas ?
Il y a bien quelque chose...
Non, c'est rien.
C'�tait trop cher.
J'avais quelque chose comme 200, 250 en t�te.
Ali a dit 1,5 million et vous, 2 millions.
Il y a quelque chose qui ne va pas avec moi ?
Vous m'en voulez ?
Non.
Alors, c'est quand j'ai enlev� mon foulard ?
Qu'est-ce qui vous tracasse ?
Rien. Tais-toi s'il te pla�t.
J'ai le droit de savoir, non ?
Non.
Comme vous voudrez.
Je ne veux pas vous agacer.
C'est � cause de la cravate ?
Comment �a ?
Parce que vous ne vouliez pas en mettre pour le mariage ?
Il y a s�rement quelque chose qui ne va pas.
Quelque chose vous ferait plaisir ?
Au revoir.
J'ai rien fait, moi !
Adjudant !
Pourquoi ?
J'ai rien fait !
Pourquoi vous m'emmenez ?
J'ai rien fait !
Arr�te de g�mir ! Fais rentrer le gosse.
Num�ro 14 !
Salut, Hussein.
Une seconde, je t'apporte ta caisse.
Bonjour. Tu me files du feu ?
H�, sac d'os, bouge de l�.
Salut, Ali.
Alors, sac d'os, comment tu fais avec ce froid ?
Les bal�zes comme moi, �a s'adapte � tout.
Putain, les pompes !
La classe, non ?
Elles serrent pas un peu ?
Au contraire, elles sont un peu grandes.
Tu les as essay�es sans tes pieds ?
Non, mais Reza m'a dit :
plus c'est grand, mieux on s'y sent.
Pompes �troites et meufs nulles, �a use !"
Alors qu'une meuf �troite...
Tu les as pay�es cher ?
Elles te plaisent ?
Combien ?
25 sacs.
10 de plus et tu aurais pu en avoir une paire comme les miennes.
T'es s�r ?
Laisse-moi voir...
Tu les as achet�es aux puces ?
M�me en mettant le paquet, on n'en trouve plus.
D�gage ! C'est d�gueulasse !
Plus c'est cher, mieux c'est.
Elles te vont bien, tes p�niches !
- Merci, mon grand. - De rien, mon petit.
Je suis � la bourre, j'y vais.
- Tu as vu sa fianc�e ? - Non.
Elle vaut le coup d'oeil !
Une bombe ! Elle �tait l�, hier soir.
Tout le monde a disjonct� !
On bavait tous devant elle !
Et il l'emm�ne sur sa moto pourrie !
C'est une Ferrari qu'il lui faudrait !
De la confiture � un cochon !
Fais gaffe � toi.
Num�ro 33, Hussein Emadeddin.
Y en a qui ont du pot ! T'as une nana bien sur 100.
Et pour les mecs ?
M�me pas 1 sur 100.
Ali, lui, il a de la chance d'avoir un beau-fr�re comme toi.
- Tu te fous de moi ? - Je ne me permettrais pas.
C'est �a, ma commande ?
N'oublie pas les factures.
Voil�.
Merci, j'y vais.
Ca, c'est pour toi.
Je vous ai d�j� demand� d'�crire mieux. C'est illisible.
Ce sera tout, oui ?
Zaferanie, b�timent A, dernier �tage.
- Je te lis le num�ro aussi ? - Non merci, au revoir.
Oui ? Combien ?
Hussein, attends une minute...
Combien, vous dites ?
D'accord.
Il y en a une de plus pour Zaferanie.
J'ai rien vu.
Je suis arriv� quand on l'emmenait � l'h�pital.
Qu'est-ce qu'ils disent ?
Il est dans un sale �tat.
J'irai le voir apr�s ma course.
O� tu emm�nes �a ? Rends cette chaussure !
Barre-toi !
Je vous en supplie, piti�...
J'ai une livraison pour M. Nakahi.
Il vous attend. 18e �tage.
- Les ascenseurs ? - Sur votre droite.
- Oui ? - M. Nakahi ?
- C'est moi. - J'ai vos pizzas.
Les pizzas ? Mais elles sont parties.
Je suis parti d�s que vous avez appel�.
Bon, mais qu'est-ce que j'en fais ?
Vous les avez command�es...
Oui, et pour deux sous-merdes !
Quelle ville de fous !
Elles sont parties ?
Je parle des deux filles.
Vous �tes s�r ? Vous les avez vues ?
Excuse-moi, je ne comprends plus rien.
Je vous dois combien ?
C'est vraiment une ville de fous.
Cette garce, elle s'invite, elle vient avec une copine,
� peine arriv�es, elles repartent...
J'ai rien compris au film.
Voil� pour toi.
J'en ai plus besoin, garde-les.
- 3 pizzas pour moi tout seul ? - Moi aussi...
je suis tout seul.
Apr�s tout...
viens manger avec moi.
Non, je ne peux pas, j'ai du boulot.
Du boulot ? A minuit ?
Tout est ferm�.
Moi aussi j'ai faim. Mangeons ensemble.
J'ai besoin de parler. Je d�prime.
Allez, entre.
Entre, fais pas de mani�res.
Comment vous vivez dans cette ville ?
C'est une ville de fous.
Entre, c'est pas la peine d'enlever tes pompes.
Tu me croiras pas, on s'est vus � peine deux fois
et elle parle d�j� de mariage !
Le mariage. Elle d�lire !
L�-bas, j'�tais avec quelqu'un depuis 5 ans.
M�me au bout de 5 ans, c'�tait pas �vident de se marier.
Je mets les petits plats dans les grands,
je lui pr�pare � bouffer...
et elle me sort : "On peut commander des pizzas ?"
Ne reste pas debout.
Qu'elles aillent se faire foutre ! Assieds-toi.
L�, comme �a ?
Laisse tomber. Mets-toi � l'aise.
Les toilettes ?
Au fond du salon, � gauche.
Elle s'invite,
elle vient avec une copine...
elles s'enferment toutes les deux dans les toilettes
et apr�s, elles me disent qu'elles partent.
"Pourquoi vous �tes venues, alors ?"
Et moi, je leur fais une belle table... Connasses !
Ici ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Du sang.
O� �a ?
L�.
Quelles connes ! Elles sont parties en sortant des chiottes.
Elles assument m�me pas un simple probl�me biologique.
Au lieu de bourrer leurs sacs de maquillage,
elles pourraient y mettre...
deux ou trois machins pour �viter ce genre de cochonneries.
Monte, il y a un autre W.-C. Je vais nettoyer ici.
Quelle merde... Et en plus, elles se tirent.
"Mes parents n'approuvent pas ce genre de fr�quentations."
Allez toutes vous faire foutre, avec vos familles !
Oui ?
C'est une erreur.
Vous vous �tes tromp�s.
D�sol�, je me suis un peu servi de vos affaires.
Pas de probl�me.
J'�tais trop sale pour me mettre � cette table.
T'inqui�te pas.
Merci. L'appartement est � vous ?
Bien s�r que non.
C'est � mes parents. Je vis dedans, ou plut�t...
je v�g�te dans une de ces chambres. Assieds-toi.
On va faire connaissance. Ton nom, d�j� ?
Hussein.
Enchant�, moi c'est Pour�ng.
Installe-toi.
Ils sont o�, tes parents ?
Aux Etats-Unis. Moi aussi, j'y �tais.
J'avais le mal du pays.
A mon retour ici, je me suis senti �tranger.
Ils ne me comprennent pas,
ils sont diff�rents, ils sont bizarres.
Dans une simple discussion,
si je m'avance un tant soit peu,
je me cogne � un mur.
En plus...
tout le monde est tordu, ici.
Vous �tes tous des tordus.
Pourquoi tu ne manges pas ?
Et vous ?
Non, j'ai pas d'app�tit. Je pr�f�re parler.
Tu sais ce qu'il y avait dans les W.-C. ? On s'est tous les deux plant�s.
Je pr�f�rai ce que j'avais suppos�.
Au moins, il y avait une logique.
Tandis que l�,
j'ai la t�te qui explose. Tu veux savoir ?
Oui, c'�tait quoi ?
Du vernis. Du vernis � ongle.
Elle se met du vernis dans les chiottes !
J'y comprends rien.
C'est disgusting. Tu sais ce que �a veut dire ?
Elles sont insupportables.
Tu connais la blague ?
- Vous avez de l'eau ? - Bouge pas.
Je suis content d'avoir trouv� une oreille.
C'est l'histoire d'un mec qui se marie
et il s'aper�oit que sa femme n'est plus vierge.
Il fait mine de rien pour pas g�cher la f�te.
Mais � l'aube,
il entend les cris de la mari�e, � c�t�.
Il demande ce qui se passe.
On lui dit qu'on lui perce les oreilles.
Ce qu'on doit percer ici,
on le perce ailleurs. Tout est � l'envers.
Et les chiottes, c'est un endroit pour mettre du vernis ?
- Tiens. - Merci.
Tu m'�coutes, Hussein ?
Oui.
Tu t'es pas marr�.
J'avais la bouche pleine.
Tu as vu quelque chose d'int�ressant ?
Je cherche ma maison.
J'avais jamais vu la ville de si haut.
Ma maison doit �tre par l�.
Tu m'�coutes plus, tant pis.
Tu veux voir la ville ? Monte l�-haut, c'est mieux.
Moi aussi, j'�tais comme toi, la premi�re fois.
Je trouvais �a super.
Mon p�re a mis 4 ans � faire cet appart.
Il y a v�cu 4 mois et il s'est cass�.
Quand je te dis qu'ils sont bizarres, c'est �a que je veux dire.
Toutes ces chambres, et pour deux personnes...
C'est elle, j'en suis s�r.
Elle appelle, elle ne parle pas.
J'y crois pas !
Ils appellent, mais ils ne disent rien.
- Mangez. - Non, j'ai pas faim.
Je n'ai pas d'app�tit.
Tiens, je suis s�r que c'est elle...
Mais parle, je te dis !
Pourquoi tu ne parles pas ?
All� ? Je sais que c'est toi.
Si tu ne veux pas parler, raccroche.
Pourquoi tu ne parles pas ?
Parle, je te dis !
Parle.
Ecoute-moi !
Je t'en supplie...
Ne m'appelle pas.
Ou si tu m'appelles, parle ! Je suis s�r que c'est toi.
Tu m'entends ?
Pourquoi tu fais �a ?
A quoi tu joues ? Je sais que c'est toi.
Je le sais.
Tes pizzas sont l�.
En plus, je n'ai pas mang�.
Tu m'entends ?
Prends un taxi et arrive.
Tu veux que je t'en envoie un ?
Tu m'entends ?
Merde ! Elle a raccroch�.
Je peux fumer ?
Oui, je vais fumer aussi.
- C'est quoi ? - Des 57.
Non, c'est trop fort pour moi.
Pour moi aussi.
Tu veux une l�g�re ?
Non, �a va.
En fait, je t'ai pas propos�...
dans le frigo, il y a tout un tas de drinks... des boissons.
Moi je picole pas. Et toi ?
Je ne bois pas comme les mecs, ici. C'est �a que je comprends pas.
Ils boivent pour boire.
Pour moi, il faut une ambiance, une occasion...
Je comprends pas. Il y a tout, dans le frigo.
Sers-toi, si tu veux.
Attends une seconde.
Ca y est, elle parle enfin.
Non, il n'y a personne.
Non, je suis seul.
Non, je te dis.
Je mets la pizza dans le four.
Tu parles trop, ne discute pas.
Am�ne-toi.
On discutera de �a quand tu seras l�.
C'est pas moi qui t'ai invit�e,
tu es venue toute seule.
C'est toi qui t'es invit�e.
Non.
Viens ici et on en parlera.
Viens, je te dis.
D'accord.
D'accord, c'est moi.
C'est moi qui ai invit� ta copine, �a te va ?
Je te dis que c'�tait moi.
OK.
Laisse tomber, je te dis.
Arr�te...
Tu te trompes.
Non, non.
Tu n'as pas mang� ? Moi non plus.
Viens manger avec moi.
Rejoins-moi.
On en parlera plus tard.
Ecoute...
Ecoute-moi, je te dis...
Ecoute...
Pourquoi tu n'�coutes pas ?
Le soir o� je t'ai vue,
je voulais me raser la barbe depuis deux mois,
mais tu m'as dit que je ressemblais � Shakespeare.
C'�tait pour toi.
Qui es-tu ?
Les bijoux, ils sont o� ?
- Quels bijoux ? - Ceux de la vitrine.
Qu'est-ce que tu veux ? Pourquoi tu fais �a ?
Ils sont o�, les bijoux ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Ils sont o� ?
- Je vais te descendre ! - Pourquoi ?
- Fais pas �a ! - O� tu les as mis ?
- Les bijoux ? - Ils sont o� ?
- La bague bleue... - Laquelle ?
Celle de la vitrine, dans la pyramide.
- Arr�te �a, tu veux ? - Ils sont o� ?
Nom d'un chien...
- O� tu les as mis ? - Dans le coffre !
- Il est o�, le coffre ? - En bas.
- Je te dis qu'elle y est pas ! - On descend !
- Tu fais une grave erreur. - Je vais te tuer.
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