All language subtitles for chinesebox-1cd

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Fièvre Chinoise

John, c'est Mary. T'es pas là ?

N'oublie pas d'appeler les gosses.

John, c'est moi, Jack à nouveau.

ça fait un moment que j'essaie de te joindre.

ça fait deux fois que tu rates la date limite.

Si tu me contactes pas avant la fin de la journée, c'est fouttu.

Je sais Morgan et Grenville avaient dit qu'ils allaient publier

le document aujourd'hui.

Non j'aurais dit hier si c'est hier que je voulais dire.

Aujourd'hui; votre aujourd'hui à vous.

C'est ça, mets le quelque part vers la fin.

D'accord. Salut.

Une foule d'avocats anglais, de fonctionnaires et de policiers ;

tous employés de longue date par le gouvernement de Honk Kong,

se sont embarqués à bord du navire " Oriana. "

Avec comme destination l'Angleterre.

Mais il ne s'agit pas d'un simple adieu.

Ceux à bord de " l'Oriana "

font partie du grand exode de citoyens anglais de Honk Kong.

lls quittent Honk-Kong, au terme de l'ère coloniale.

ll y a un parfum de revanche dans tout cela.

Quand nous disons " revanche ", c'est entre guillemets bien sûr.

Les gens par le passé n'avaient pas les mêmes

droits eu égard de leur race.

Maintenant, c'est le contraire qui semble se produire.

L'époque où les citoyens anglais vivaient en privilégiés n'existe plus.

Et, alors que " l'Oriana " se dissipe sur fond de coucher de soleil

on pouvait palper cette sensation d'une ère venue à son terme.

John. Par ici.

Par ici, voilà quelqu'un à qui je veux te présenter.

Cette charmante demoiselle, c'est Amanda Everheart.

Donjour Amanda Everheart.

Elle veut tout savoir à propos de Honk Kong.

Elle a eu la bonne idée de lire ton livre.

Je me demandais si vous pouviez me dédicacer le mien.

- Je l'ai trouvé vraiment fascinant. - Vous l'avez lu ?

Oui J'y ai glané quelques tuyaux

et j'ai fait quelques investissements, à vrai dire.

J'ai particulièrement aimé le chapitre où vous appelez

Honk Kong une honnête putain.

Ouais, bien sûr et on est tous impatients de savoir

comment ça va se passer avec son nouveau maquereau.

Puisqu'on rentre dans le vif du sujet,

voilà quelqu'un qui a des idées bien arrêtées à ce propos.

Je vais vous laisser en ses mains expertes.

Qu'allez vous faire monsieur Spencer,

lorsque le soleil se lèvera sur Honk Kong le premier juillet ?

Eh bien monsieur Aristedes, je vais simplement me lever

péter un coup poser une crotte, me raser, prendre une douche.

Ecoute, rien ne va vraiment changer, si ?

Enfin quoi, les Chinois, ça fait dix, quinze ans qu'ils sont ici.

Rien ne changera vraiment. Je sais que...

Ce fantastique " grand magasin "

va simplement changer de propriétaires, c'est tout.

ça, c'est bien mon problème.

Je n'arrive pas à m'imaginer une crise sociale

avant que quelqu'un ne meure pour de bon.

lls m'ont donné de l'argent, et je veux pas leur rendre.

Plutôt me couper les veines. Mais j'ai un problème.

Qu'est-ce que je vais faire ?

Où est-ce que je vais me procurer la marchandise ?

La marchandise, c'est une question de business.

Quelle marchandise ? T'es ici depuis quinze ans

et tout ça, rien que pour les affaires ?

Dien sûr que c'est pas uniquement pour les affaires.

Parfois, tu tombes amoureux d'un endroit,

sans vraiment savoir pourquoi.

Comme ça, sans vraiment tout comprendre.

Tout comme je suis tombé amoureux de Viviane.

Tu peux pas savoir comme ?

Je la voulais cette femme que je n'ai pas pu avoir.

ça va ?

Encore trois minutes et vingt secondes.

John, va donc demander à Viviane de danser avec toi.

J'ai jamais été très à l'aise avec ce genre de chose.

Ce sera avec plaisir.

Je te retrouve dans cinq minutes, d'accord ?

Honk Kong, c'est bien plus que ce que l'on peut voir en surface.

lls n'ont aucune idée combien j'aime cette femme.

S'ils pouvaient voir ce que je vois, caché dans ses yeux.

C'est un vieux jeu que nous pratiquons,

en nous disant que ça suffit.

- Je veux te demander quelque chose. - Quoi ?

Je veux te demander quelque chose.

Eh bien, mesdames et messieurs.

Etes-vous prêts à célébrer les toutes dernières secondes

de l'année historique 1996 ?

Espérons que le Honk Kong que nous connaissons et aimons

sera toujours ici, la même, l'année prochaine.

Et voilà, comptez avec moi.

Dix. Neuf. Huit.

Sept. Six. Cinq.

Quatre. Trois. Deux. Un.

Ne bougez pas.

Ne bougez pas. Ne bougez pas.

Mes agissements sont une prise de position contre la perte de liberté

individuelle et culturelle à Honk Kong après 1996.

C'est une affaire qui ne regarde que moi.

Je ne veux pas qu'on blâme quelqu'un d'autre que moi.

Appelez la police.

Allez chercher un docteur.

Y a-t-il un docteur par ici ?

Des milliers sont venus pleurer la mort de William Wong.

L'étudiant activiste qui s'est donné la mort à minuit le jour de l'an.

Devant une audience de notables, au cours du réveillon de la

Saint Sylvestre du Club Honk Kong.

Le responsable du groupe de théâtre d'avant garde,

Eric Lee a admis sa responsabilité en confessant avoir

aidé l'étudiant à orchestrer son propre suicide.

Le groupe décrit ses actions comme celles du théâtre du suicide assisté.

La ville de l'espoir est devenue la ville de la peur.

Pourquoi ? Parce que les Chinois veulent changer

toutes les lois relatives aux droits de l'homme.

lls vont inscrire ce " refus de reconnaître les erreurs "

dans les livres d'histoire à Honk Kong.

- C'est une histoire de confiance. - Eh bien la confiance peut-être,

mais il y a une chose concrête qui s'appelle " la vérité ",

et ils ne peuvent pas l'admettre.

On demande à mes enfants de croire aux mensonges.

Est-ce que notre vérité est meilleure que la leur ?

Leur vérité diverge de la perspective d'une démocratie.

C'est leur perspective contre celle des Anglais.

Même les juges à San Francisco ont décidé par avance

qu'il y aura des problèmes en 1997.

ll y a un problème.

C'est dans le processus de fabrication ?

ça devient un peu trop compliqué.

Tout ce qui compte à Honk Kong, c'est de faire du blé.

L'argent, l'argent, l'argent.

ll y a 25 milliards de dollars affectés à la Chine en provenance

des Etats-Unis et d'autres pays.

Je vois les dollars qui luisent dans tes yeux.

C'est comme un casino. Tu as tout à fait raison.

John ?

- C'est de l'eau ? - Tu parlais de démocratie.

N'oublie pas que Honk Kong n'a jamais eu de démocratie.

Et Honk Kong n'a jamais demandé de démocratie.

Et n'en a eu une qu'à partir de 1984.

Mais, du fait d'en avoir hérité d'une,

ça lui manquera si on l'en prive à nouveau.

Tu te sens bien ?

Si on te reprenait un cadeau, ça te ferait quelque chose à toi ?

Dis John, qu'est-ce que tu fais ? Allez, relève-toi John.

ça va ?

- ça va ? - Désolé.

Tu as un peu forcé la dose ?

La conversation était si ennuyeuse que je me suis endormi.

L'argent, l'argent, l'argent. C'est tout ce qu'on entend ici.

C'est aussi pour ça que tu es là.

T es sûr que ça va aller ?

On ferait bien de faire ces examens tout de suite.

ll y a des instants où on peut voir sa vie très clairement.

Les choses laissées inachevées.

Comme la fois à Pékin où on était si proche l'un de l'autre.

ça semblait inéluctable qu'on était fait l'un pour l'autre.

Et pourtant, on a laissé passé cette chance.

Et ensuite, elle s'est envolée.

Je lève mon verre au marché conclu. A notre partenariat.

A notre succès.

- Une autre tournée ? - Ma femme va être furieuse.

Chang, tu es encore célibataire.

Un conseil. Ne te marie pas.

Excusez-moi, c'est l'heure de la fermeture.

Salut.

Je vais quitter mon boulot.

J'en ai marre de cette merde qui ne dure même pas un jour.

les cours en bourse, les actions.

J'ai besoin de quelque chose qui ne soit

pas là un jour et plus là le lendemain.

Tu ne trouveras pas ça à Honk Kong.

- Mais figure-toi que si. - Vraiment ?

C'est pour ça que je veux que tu viennes avec moi.

Je ne peux pas.

Tu a passé ta vie entière à attendre que Chang te demande en mariage.

Et alors tu trouves ça anormal ?

Dien sûr que oui.

Oui, et pourquoi ?

Parce que tu sais au fond de ton coeur qu'il ne le fera jamais.

- Et toi, tu veux te marier avec moi ? - Oui.

Merci.

Mais je ne peux pas.

Pourquoi ?

De quoi as-tu peur ?

Je te propose quelque chose de réel, de concret.

Ne te dégonfle pas, je t'en prie.

lls disent que si tu souffres d'un chagrin d'amour

tu dois te procurer une pierre de jade et la garder contre toi.

Alors, ton sang se répandra dans la pierre,

et la pierre pénétrera dans ton sang.

Ton sang se transformera ensuite en pierre

et tu ne souffriras plus.

Salut. Regarde-moi ça. Regarde ces montres.

Et ce sac à main ?

Eh, les gars. Des Rolex, des Cartier, des briquets Dunhill.

C'est une affaire : 100 dollars ?

Les gars, vous cherchez de jolies filles ?

Allez, j'vais vous emmener là où il faut.

Va te faire foutre.

Comment vous vous sentez, John ?

ça va.

- Don. A fait mal ? - On a vu pire.

Quelques douleurs dans le derrière.

Alors, les examens sont terminés ?

Oui, nous avons fini tous les examens.

On y voit plus clair.

Très bien, alors dites-moi.

J'ai bien peur de ne pas avoir de bonnes nouvelles pour vous.

Vous avez un sérieux problème.

C'est une forme de leucémie.

Je crois que ça a atteint le cerveau.

C'est pour ça que vous éprouvez ces nausées et ces évanouissements.

Ce n'est pas une maladie très commune,

mais elle se propage très vite.

Alors combien de temps nous reste-t-il ?

Trois mois. Six mois.

ll se met à parler, et la fille, elle veut se tirer.

Et puis enfin, il la fait rentrer et puis d'un seul coup il

entend des coups à la porte et il se met à paniquer.

Alors, tu sais ce qui s'est passé ensuite.

ll y a un gars qui s'est échappé de l'asile.

Quoi ?

ll a dit qu'il y a une bombe à l'hôtel de ville.

C'est pour ça qu'il y a un embouteillage.

Putain. J'en peux plus de cette ville de merde.

C'est Viviane ?

ll y a à peine une semaine, la seule chose que je voulais faire,

c'était de dire à Viviane combien je l'aimais.

Mais maintenant, je vois bien que c'est la dernière chose à faire.

Je ne peux pas me soulager de ma maladie sur elle

ou sur Jim ou sur Marie et les enfants.

Je ne veux pas voir le regard dans leurs yeux qui me rappellera

que je suis en train de mourir.

Je me demande si je vais pouvoir tenir aussi longtemps que les Anglais.

Non pas que je me compare à un Empire.

De toute façon, Honk Kong ne va pas mourir.

Elle changera peut-être.

Du café ?

- Comment il est le café par ici ? - ll est dégueulasse.

Alors, à quoi bon venir ici ?

Parce qu'il n'y a personne pour me déranger ici.

Qu'est-ce que t'as à me dévisager ?

Je te dévisage pas, je te regardais, c'est tout.

Très amusant.

Je n'ai jamais vu quelqu'un à Honk Kong avec une telle dégaine.

Tes habits, ton comportement.

J'aimerais en savoir plus sur toi.

Comment tu t'appelles ?

Et toi ?

Moi c'est John.

Et moi Jeanne.

Est-ce que tu me laisserais t'interviewer, Jeanne ?

- Je te paierai. - Et pourquoi ?

ça m'intéresse de savoir comment tu vois les choses,

et comment tu perçois Honk Kong.

Ce que tu fais ici. Et comment tu gagnes ta vie.

J'ai pas envie de te dire.

Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si

t'auras autant de liberté après le changement de pouvoir.

Si tu pourras toujours mener la vie que tu mènes.

Ecoute, qu'est-ce que ça veut dire être libre ?

J'suis libre de partir sans payer mon café, si je veux.

- Alors, c'est moi qui le paierai. - Merci.

Alors, l'interview, je peux la faire ?

A vrai dire, il faut que j'y aille. J'ai pas le temps.

Si tu changes d'avis, donne-moi un coup de fil.

Je te paierai.

Rentre, c'est ouvert.

Faut avoir une forme d'enfer pour pouvoir grimper ces escaliers.

T'emménages ?

J'ai des petits pépins. J'peux rester ici un p'tit moment ?

Dien sûr, comme toujours.

Comme marque de reconnaissance : Château Honk Kong 1997.

C'est un bon cru, y a pas à dire.

Est-ce que je peux me réfugier dans mes quartiers ?

- Mes quartiers des grands jours. - Oui.

- Fais comme chez toi. - Désolé.

Tu sais, cette nana, elle avait un petit copain.

ll est rentré un peu plus tôt que prévu.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? - Des trucs que j'ai filmés.

Quels trucs ?

Des trucs dans les rues. Tu vois bien.

Vraiment ?

Pompeoe ?

Ouais Honk Kong avant le mois de juillet.

Pompeoe avant le Vésuve.

Tu veux donc dire qu'il risque d'y avoir une éruption ?

ça se peut.

Viens jeter un cil là-dessus.

- Qu'est-ce que c'est ? - La fille.

- Qui c'est ? - Je sais pas.

Toute couverte. Son visage. Ses oreilles.

On ne voit que ses yeux. Elle se cache.

Tout le monde devrait porter un masque avec la qualité

de l'air dans cette ville.

Pourquoi elle se cache ?

ll est pas mauvais.

Une superbe lumière. C'est magnifique.

Et ennuyeux à souhait.

Va te faire chier!

ll est en train de faire des costumes Armani

enfin des contrefaçons de costumes.

ça c'est Ralph Lauren, je crois.

Désolé.

Silence. On travaille ici.

- Tu veux quelqu'un pour sortir avec ? - Je suis en charge des étrangers.

- Les démons putrides ? - La ferme.

Celle-là, elle rigole tout le temps. Je sais pas pourquoi.

- Celle-là, c'est un homme. - Un homme ?

Regarde-moi celle-là. Elle a ce qu'il faut.

Elle est superbe.

Elle est mi thaoelandaise, mi quelque chose.

Très sentimentale. Mais vicieuse.

T'aimes bien celle-là ?

Et celle-là, elle est parue en couverture de magazine.

Celle-là, elle a fait des films. Dien sûr des films un peu sexy.

- C'est pour un magazine. - Viviane.

C'est pour filmer pour un magazine télé.

Et notre budget, il est pas immense.

Honk Kong, c'est une ville où tout peut s'arranger.

ça n'a pas d'importance que ça soit un gros ou un petit magazine.

Qui c'est ? Vous la connaissez, cette fille ?

- Laquelle ? - Celle qui est au milieu.

Elle est bien trop chère et trop classe pour cet endroit.

- Elle travaille ici ? - Non, pas ici.

- C'est une vieille photo. - Elle tait hôtesse ?

Elle m'en avait tout l'air. Certainement au " Dlack Moon ".

C'est le night-club le plus cossu de Honk Kong.

Alors, ça dépend si tu veux qu'elles soient nues ou en bikini.

Tu veux dire que pendant toutes ces années,

il y a jamais rien eu entre toi et elle ?

Le problème, c'est que je peux pas m'empêcher de penser à elle.

J'arrête pas de me l'imaginer qui travaille comme putain.

Qui se déshabille. Qui sourit à un mec qu'elle ne connaît même pas.

Et se couche à ses côtés dans un vulgaire hôtel de passe.

Parfois, c'est pas si mal que d'avoir à penser qu'à soi.

Tu vois, ce chien, il fait ça tout le temps.

Pour le seul plaisir de son maître.

Tous les jours, il court jusqu'à tomber de fatigue.

Et puis, ils le remettent dans sa cage, seul dans le noir.

Tout ça pour qu'il puisse leur offrir une victoire en se battant

contre d'autres chiens.

C'est pas que j'étais pas au courant avec Viviane et Chang.

Elle m'avait bien dit qu'elle s'était enfuie de Chine.

Et qu'elle l'avait rencontré peu après être arrivée à Honk Kong.

Les sacrifices qu'ils avaient dû faire pour en arriver là où ils

en sont aujourd'hui.

Je savais bien qu'elle l'avait aidé quand il s'était lancé.

En le présentant à des contacts précieux.

Mais c'est seulement maintenant que je commence à comprendre

D'où provenaient ses contacts.

- Salut Chang. - Salut John.

- Comment vont les affaires ? - Pas mal, merci.

Le bruit court que t'as des petits ennuis.

- Tu prends quelque chose ? - Oui, un bourbon.

- Viviane. - Donjour.

- Ce sont tes amis ? - Ouais.

D'où elle vient, la blonde ?

De Russie, certainement.

ll y a beaucoup de Russes dans ce boulot, j'ai cru comprendre.

ça, ça me dépasse.

Tu sais pourquoi les Chinois aiment tant les blondes, hein ?

Pourquoi, John ?

Pour qu'ils puissent coucher avec elles sans leur

faire penser à leur propre femme.

C'est moi qui te l'avais racontée, tu te souviens ?

Qui c'est le gars ?

- Son agent. - Son agent.

Le genre de gars qui fait le lien entre les artistes talentueux

et les riches clients ?

Je suis sûr qu'elle doit pas mal gagner.

Peut-être que je devrais être agent. Je veux changer de boulot.

Combien tu penses qu'ils gagnent, les agents ?

Combien tu penses qu'ils gagnent, tu sais ?

Vingt pour cent ? Vingt-cinq pour cent ?

Qu'est-ce que t'en penses ? Qu'est-ce qui te prend ?

Je vais te dire ce qui me prend.

C'est quoi ? Dis-moi un peu.

Rien, rien.

Sauf cette femme, je l'aime, et elle t'aime.

Depuis toujours que je l'aime.

ll y a quelque chose que je voudrais savoir.

C'est à propos de ça.

ça te rappelle des souvenirs ?

C'est pour ça que tu peux pas te marier avec elle ?

C'est que Monsieur Chang est quelqu'un d'important.

Un homme public.

Messieurs dames, je voudrais vous présenter.

La femme la plus belle du monde.

Donne-moi ça, John.

Désolé de vous déranger. J'ai une fille à vous montrer.

Je suis son agent.

Je ne prends que trente pour cent. Elle est au bar.

C'est la plus belle. Excusez-moi.

Vous la voyez, cette fille ? Je suis son agent.

C'est la plus belle femme.

Laisse-moi tranquille, je parle à cet homme.

Arrête donc, tu vois bien que je parle.

Je veux vous montrer cette magnifique fille.

Laisse-moi donc, imbécile.

Continue, Chang. Vas-y. Tu bronches pas, hein ?

Tu bronches pas parce que t'es un sale maquereau.

Et les maquereaux, ça sait pas se battre.

ça suffit, John, allez.

C'est bon, John, calme-toi. C est bon.

ça va, Chang ?

Passe-moi la, John. Je t'en prie.

Le succès de Honk Kong réside dans sa faculté

de s'adapter à des conjonctures qui évoluent constamment.

Quels sont vos commentaires à propos de votre prétendue

affiliation avec des hommes d'affaires aux moralités douteuses ?

Mon associé et moi-même et le groupe Chung-Lin,

nous sommes des hommes d'affaire dont la réputation n'est plus à faire.

Nous avons d'excellentes références dans le domaine des affaires en Chine.

Et cette rumeur est ridicule.

Michael...

il faut vraiment que je sache quand est-ce qu'on va fonder un foyer.

Je peux pas te répondre.

Mes affaires avec la Chine c'est tellement compliqué.

Je ne sais pas ce qu'il va se passer.

Mais mon amour pour toi restera le même.

En fait, je ressens la même chose que si on était mariés.

Comment allez-vous ?

Mon associée, mademoiselle Wong.

Monsieur Lee et son épouse.

On sait fort bien qui elle est.

Notre compagnie va se développer.

Je suppose que vous savez ce que cela signifie.

Le passé, c'est le passé.

Ne t'en fais pas.

Je te protégerai toujours.

Ta mère t'a envoyé une nouvelle lettre.

Toujours la même chose.

J'ai une idée au sujet de ce que voudrait ta mère.

Souriez, soyez naturels. Vous allez bien ensembles.

Vous devriez vous mariez pour de bon, un jour.

Tu veux toujours la faire cette interview ?

ça se peut.

Dis, tu veux ou pas ?

- Combien tu penses que tu vaux ? - 1400 dollars.

- 1400 dollars. - Ouais.

Je pourrais me payer une pute, à ce tarif là.

Alors, va te dénicher une pute. Qu'est-ce que ça peut me faire.

Mais ton histoire, tu l'auras pas.

Don, va pour 1400 dollars. Mais ça a intérêt à être bien.

Je veux pas de l'eau de rose. Je veux le fond des choses.

Je veux tous les petits détails et tout et tout

Je veux que tu vas en avoir.

Je vais te raconter tous mes secrets.

Oui, tous tes secrets. Et je vais filmer tout ça.

Je vais passer à la télé ?

Alors je suis une riche vedette de télé ?

Disons que t'es payée.

- Don, seulement, il y a un problème. - Quoi ?

J'aime pas répondre aux questions des gens.

Une interview, c'est moi qui pose des questions et toi qui y réponds.

C'est la nature même d'une interview.

T'auras une bien meilleure histoire si tu me laisses la caméra.

Et je me filmerai moi-même. Je vais te raconter ma vie en entier.

Tu vois, là, c'est marqué " idiot " sur mon front.

- Oh ouais, je vois maintenant. - Je la reverrai jamais plus, hein ?

C'est dans ce quartier que j'habite.

- Assieds-toi là. - Je veux pas m'asseoir.

Assieds-toi, je vais te montrer comment ça marche.

Dépêche-toi, j'ai pas trop de temps.

Tu vas apprendre à la faire fonctionner, et comme il faut.

C'est une caméra qui vaut cher. Enlève ça chaque fois.

Maintenant, c'est comme ça que tu la mets en marche, compris ?

Je m'appelle Jeanne. Je suis née en 1970.

On habitait dans un tout petit taudis, à l'étroit.

Tous les cinq. Mes soeurs, trois soeurs.

Tous dans une seule pièce. Ma famille était originaire de Chine.

Mon père travaillait beaucoup.

ça servait pas à grand chose parce qu'il dépensait tout aux casinos.

Et il perdait tout son fric en jouant.

Et quand il perdait, il se mettait en rogne contre maman.

Et je me rappelle, les soirs d'été,

quand il faisait une chaleur pas possible.

Mon père, il sortait et il se saoulait la gueule.

Et alors, il rentrait à la maison.

Et il nous sautait...

toutes les trois, les unes après les autres.

John. John.

ll y a une fille qui a laissé ça pour vous.

En grandissant, jamais j'ai pu faire l'amour

comme ça en aimant quelqu'un.

C'était trop douloureux.

Alors je l'ai fait pour de l'argent. ll y a un maquereau, il a eu une idée.

ll arrangeait des rendez-vous pour des touristes

et quand j'avais des clients, ils s'approchaient et me voyaient

et ils étaient horrifiés et ils se tiraient.

Alors, j'avais rien à faire, et j'étais payée quand même.

C'était de l'arnaque.

Parce qu'ils devaient quand même me payer parce qu'ils avaient

déjà réglé la transaction.

Alors, grâce à ma cicatrice, mes parties intimes,

elles n'ont pas trop dégusté, en sorte.

ll y avait quand même des exceptions.

Un jour, il y avait ce flic.

ll était un peu dérangé de la tête.

Et il voulait quand même coucher avec moi.

Tu sais, pour de bon Et j'avais pas vraiment le choix.

C'était horrible.

Et il prenait une pierre de jade tâchée de sang.

C'était une pièce à conviction d'un crime sexuel

sur lequel il menait un enquête.

Et il s'en est servi pour faire son truc.

Pendant des heures et des heures, et ça faisait vraiment mal.

Je criais et je donnais des coups de pieds.

Je faisais tout ce que je pouvais pour le faire arrêter.

Alors, j'ai pris un couteau. Et je lui ai coupé son pénis.

Ouais, le sang pissait de partout.

Elle lui a coupé les couilles à ce mec ?

C'est ce qu'elle raconte.

Voilà une glorieuse image de Honk Kong que tu peux développer.

Eh, qu'est-ce que c'est que ce truc rouge dans l'arrière plan ?

C'est une carte du visage.

lls utilisent ça pour lire la bonne fortune des gens.

lls pensent que cette carte du visage, c'est une carte de la vie.

Et tu peux tout y lire grâce à elle.

Tu arrives à y lire quelque chose sur le visage de cette fille ?

Tu sais, je voudrais bien la photographier.

Elle est fascinante.

Jamais rien vu de pareil.

Comment j'pourrais la rencontrer.

Je ne sais pas où elle habite. Je ne sais pas comment la retrouver.

Je sais rien sur elle, sauf ce qu'elle vient de raconter.

Et même ça, je sais pas si je peux y croire.

- Tu y crois, toi ? - Tu te l'es faite ?

Tout les jours, j'écris des tas de trucs sur cette ville.

Sur l'économie sur la politique.

Et pourtant, j'y comprends toujours rien.

Alors, avec cette fille marrante et bizarre.

Peut-être que j'y verrai plus clair

avec tout ce qui se passe dans cette ville.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? - La Corée du Nord.

J'y comprends rien non plus à la Corée du Nord.

Maintenant, parlons un peu de ce que tu veux vraiment savoir.

A propos de ma cicatrice, et comment ça m'est arrivé.

Voilà ce que j'ai à dire à ce propos : rien du tout.

Tu sais ce que Marlène Dietrich a dit un jour à un de ses amis

producteurs aux studios Paramount

le jour où elle a vu Garry Cooper pour la première fois ?

Non.

Elle a dit : " Dis papa, tu me l'achètes. "

Le bar est fermé.

Je sais, c'est un peu trop tôt pour ça.

Je suis venu t'apprendre quelques mots d'anglais.

Du genre, je suis désolé. Je me suis conduit comme un salaud.

Et s'il te plaît, pardonne-moi. Et je ne voulais pas te faire de mal.

C'est la dernière des choses que je voulais faire.

Qu'est-ce que tu veux ?

Je sais pas.

J'ai essayé de faire en sorte que tu m'aimes, mais ça ne marche pas.

J'ai essayé de te détester, et ça...

Je suppose que je voudrais qu'on soit amis.

Toi et moi.

Je veux pas d'un ami de ta sorte.

Alors, Viviane, comment elle va ?

Tu sais, dans toutes les histoires d'amour,

c'est toujours la même chose.

C'est pour ça qu'on a créé des Doléros.

En général, les Doléros, ils sont écrits quand l'amour

commence et quand l'amour se termine.

Et au milieu, il n'y a rien du tout.

Parce qu au milieu ça n intéresse personne.

la vie est belle avec toi. Non.

Juste le début, l'amour se dessine.

Et on se dit " Je t'aime, et je vais t'offrir le monde.

et je vais t'aimer encore plus que je m'aime moi-même. "

Et puis la romance se termine.

Et puis voilà les " je te déteste.

Je te hais avec passion. Tu entends, je te déteste.

Et j'espère que ton chien, il va se faire renverser par une bagnole.

Parce que t'es une moins que rien. "

Tu sais, ils t'envoient un certificat " Je jure devant Dieu. "

Les femmes, franchement, c'est tout un programme.

Les lui couper avec un couteau, quand même.

Toutes les mélodies. Sauf celles qu'elles veulent entendre.

C'est quand elles sont vraiment en colère contre toi.

t'as pas encore eu droit à ça, si ?

Et ce sera du genre " je te déteste "

- c'est ça que tu vas entendre. - T'es un véritable cauchemar.

Quand est-ce que tu vas te tirer à nouveau ?

Fichez-nous la paix, nom de dieu.

Oh, ça te plaît pas ? Je vais t en chanter une autre.

Celle que tu aimes vraiment.

Calme-toi, bois un coup.

Elle a demandé le divorce.

Même qu elle veut plus que j'la saute.

T'as cas lui mentir.

Mais pour qui elle se prend, non mais des fois ?

Ces espèces de salopes de filles du nord.

La première fois qu'elle est arrivée de Chine...

C'était une petite pute de bas étage.

Qui se faisait sauter par des moins que rien.

Elle était qu'une petite merde avant que je l'a rencontre.

Ces filles du nord la seule chose qu'elles savent faire,

c'est d'écarter les cuisses.

Et puis après, elles se croient supérieures.

Pas si fort.

La patronne, c'est une fille du nord.

Toutes les mêmes. A boire.

Vous avez assez bu ce soir. ça suffit.

Elle refuse de nous servir.

Putain de ta mère. Mon argent, il pue ?

J'en ai assez pour pouvoir t'acheter.

L'acheter ? Trou du cul. L'acheter ?

Tu sais à qui tu as à faire ?

L'acheter ? C'est ma femme.

Tu sais qui je suis ? Fils de pute.

L'acheter.

Cette nuit-là, ce fut la plus grande marque de support que

Viviane eusse jamais connu de la part de Chang.

Mais aussi, elle avait compris les limites de ses engagements.

Et cela ne lui suffisait pas.

Car, d'après les strictes us et coutumes de la société chinoise,

ses agissements passés la condamnaient à ne jamais

devenir une épouse acceptable.

Tentative de suicide d'une jeune adolescente.

Son ami anglais aurait décidé de rompre.

Elle est sortie.

La fille avec la cicatrice ?

Où est-elle, où est-ce qu'elle habite ?

Dégage.

Fiche-nous la paix.

J'sais pas, fiche le camp.

Tu m'avais jamais dit que tu faisais du jardinage.

Qu'est-ce que tu veux ?

- Je veux mon argent. - Quoi ?

Je veux que tu me redonnes mon argent.

Je t'avais bien dit que tu devais me raconter toute ton histoire

et je t'ai payée pour ça.

C'est ce que j'ai fait.

Sauf que t'as " oublié " de raconter tout ça.

Qu'est-ce que tu racontes ? Donne-moi ça, donne-moi ça.

Vous m'avez payé pour parler, et c'est ce que j'ai fait.

Dans ce que t'as raconté, il y avait au moins un peu de vérité ?

Je suis pas en colère, je suis simplement cureiux.

ll y a une loi qui dit que je dois dire la vérité ?

J m en fous de toi.

Le démon étranger me harcèle.

Vas te faire foutre.

Je comprends pas. Qu estce que tu veux savoir d autre ?

A propos de ce truc.

Je veux entendre ta version des faits.

lci, c'était l'école où j'allais.

Un jour, on se trouvait dans ce coin

en train de se refiler nos notes, et on écoutait la radio.

Et je l'ai regardé. On était tout près l'un de l'autre.

On a tout de suite su. On était amoureux.

Et ça y était.

Depuis ce jour, on était ensembles tous les jours.

On était inséparables, fous l'un de l'autre.

Là, c'est l'arrière de la maison de William.

Qu'est-ce que c'est ?

On mettait nos lettres secrètes là-dedans.

Et on se donnait rendez-vous en cachette ici.

Pourquoi en cachette ?

Parce qu'on avait pas le droit d'être ensembles.

Son père, il était pas d'accord.

Son père, il travaillait pour une grande compagnie.

Et les employés devaient signer un contrat stipulant

qu'ils n'avaient pas le droit de se mettre en contact avec les Chinois.

Un beau jour, j'ai reçu une lettre de William qui disait que c'était fini.

Et comment t'as pris la chose ?

Très mal. J'ai perdu la tête.

J'ai essayé de me suicider. J'ai bu du poison.

Le problème, c est que j'ai survécu.

Pourquoi est-ce que William a voulu rompre avec toi ?

C'était pas lui qui voulait.

C'est son père qui avait écrit la lettre avec une fausse signature.

C'est son père qui brisé notre amour.

Terrence Campbell a falsifié une lettre ?

Alors, tu as revu William depuis ?

Non, on ne s'est jamais plus revu depuis.

ll est reparti en Angleterre. Tu vois cet arbre ?

C'est là où on s'est embrassés pour la première fois.

Et là, c'est la maison.

Tu vois la fenêtre, au coin ? C'était la chambre de William.

J'y suis allée une seule fois.

Parce que j'avais pas le droit d'aller dans leur maison.

Peut-être qu'ils me laisseraient rentrer ?

Non, John.

John, ça fait belle lurette qu'ils ont déménagé.

C'est d'autres locataires qui habitent ici.

John ?

John ?

Je veux partir de Honk Kong.

Je te crois pas.

- Quoi ? - Je te crois pas.

Je suis sûr que tu viens d'avoir une scène avec Chang.

Tu veux le rendre jaloux. Tu veux me faire tourner en rond.

Je te connais. Je te connais bien.

Je t'ai bien vu dans ce bar, manipuler les gens.

T'es très douée, tu sais. T'es très douée.

Mais t'as fini de jouer avec mes sentiments.

C'est comme ça que tu me perçois ?

Quand je t'ai demandé si tu voulais partir avec moi

J'étais amoureux de toi, je t'aimais de tout mon coeur.

Et tu as dit non.

Et maintenant, c'est trop tard, bordel.

Parce que maintenant, je ne t'aime plus.

Je ne t'aime plus du tout. Et puisque tu veux savoir,

je ne ressens plus rien du tout pour toi.

T'as terminé.

John ? John ?

Qu'est-ce que tu fabriques ici ? Qu'est-ce que t'es venue foutre ici.

Tu ne devrais pas être ici.

JOHN, REJOlNS-MOl AU...

Donsoir monsieur.

Donsoir monsieur. Je vous présente mademoiselle Lilly.

- Tu m'as fait parvenir un message ? - Non.

Vous voulez boire quelque chose ?

Donsoir.

Donsoir, je m'appelle Jenny.

- Et elle, c'est Lilly. - Je sais bien que c'est Lilly.

Et vous vous appelez ?

- Je m'appelle John. - Oh, John.

Alors Jenny ?

Depuis combien de temps est-ce que vous travaillez ici ?

- Vous avez un petit ami ? - Plus maintenant.

- Plus maintenant ? - Non.

Tu veux aller quelque part ?

Oui.

Avec moi ?

Avec elle ? Ou ensemble ?

Avec moi, hein ?

Viviane, ce petit manège a assez duré.

Je m'appelle Jenny.

Tu veux que je me déshabille ?

ll y a beaucoup d'hommes qui veulent faire l'amour avec moi.

Non.

T'as un problème ?

Je peux m'en occuper.

Non, Viviane, non.

T'as besoin de quoi que ce soit ?

Non, ça va.

Tu sais que tu peux revenir quand tu veux.

Je voudrais que tu rencontres quelqu'un.

William, désolé d'être en retard. Tu te souviens de Jeanne ?

Comment allez-vous ? William Campbell.

J'en crois pas mes yeux. William ?

- Comment ça va ? - Tu es revenu.

- Oui. - Quand est-ce que t'es revenu ?

ll y a quelques jours à peine. Mon père est mort.

Je suis revenu pour les obsèques.

Pourquoi est-ce que t'as pas cherché à me trouver ?

Oh, mon dieu, bien sûr. Tu as raison.

Toi, tu étais encore meilleure que moi pour avoir des ennuis, pas vrai ?

ça va depuis tout ce temps ? Tout va bien ?

Tu m'as manqué.

Tu te rappelles, je venais chez toi. On s'échangeait des lettres.

- Non, désolé. - Tu te rappelles plus de ça ?

Je t'ai attendu depuis toutes ces années.

Je suis C'est vraiment étrange. Je ne sais pas ce qui se passe.

Je croyais qu'on allait se marier, un jour.

Je me marie la semaine prochaine, pour être précis.

T'as perdu la tête ? Qu'est-ce qui te prends ?

On est allé à l'école " lsland " tous les deux.

Peut-être que tu la connais, ma fiancée ? Alice Wong.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

Tu vas te marier avec Alice Wong ? Je t'ai attendu pendant dix ans.

Tu m'avais juré que tu te marierais avec moi.

Je ne te connais pas. Qu'est-ce que c'est ce cirque ?

John.

Je suis désolé. Je suis désolé, vraiment.

Comment est-ce que tu as bien pu m'oublier.

Jamais je ne pourrais oublier celle avec qui je voulais me fiancer.

Et ce n'était certainement pas toi. Je suis désolé.

Je ne trouve pas ça amusant du tout.

Je ne sais pas ce que vous êtes en train de manigancer, vous deux ?

Je suis désolé. Très bien, merci beaucoup.

C'était pas William.

En riposte directe à une récente nouvelle officielle faisant

état d'une limitation du droit de manifestation à Honk Kong.

Un jeune étudiant de 19 ans s'est immolé par le feu.

Mais un récent sondage semble montrer qu'en majorité,

les habitants de Honk Kong sont confiants que les affaires

vont continuer comme si de rien n'était.

La ville continue à vivre à la même cadence

Les gens semblent ne pas vouloir regarder la vérité en face.

Ni savoir si quelque chose changera vraiment.

D'habitude, j'écrivais des articles au sujet de l'avenir de Honk Kong

comme si Honk Kong avait une ligne bien précise à suivre.

Mais tout, dans cette ville a toujours été en perpétuel changement

Peut-être que je peux pas te comprendre.

Allez, on y va.

Allez.

John, John, réponds.

John, c'est Mary à l'appareil.

Je te téléphone d'Angleterre et je viens de recevoir ta lettre.

Tu sais qu'il y a un grand choix de traitement pour la leucémie, John.

Je suis convaincue que tu devrais demander

une deuxième expertise médicale.

Je sais pas quoi dire aux enfants.

Et, il faut à tout prix que je te parle.

Tu peux me rappeler, s'il te plaît ?

- Salut. - Salut.

J'ai acheté des crabes.

- Je me tire ce soir. - Ouais ?

La nana a appelé pour dire que je pouvais revenir.

Je voudrais laisser quelques affaires ici, d'accord ?

Comme d'habitude.

ll existe un pays, C'est ce qu'on m'a dit.

Les rues y sont pavées d'or.

Et c'est juste de l'autre côté de la frontière.

Et quand vient le jour de t'en aller.

Voilà la leçon dont il faut se rappeler.

Tu risques de perdre plus que tu ne pensais trouver.

Et quand te voilà en terre promise.

Tous les rêves te glissent entre les mains.

Et tu as compris qu'il était trop tard

pour changer d'avis.

Parce que tu as tout dépensé pour arriver jusqu'ici.

Et tu es juste de l'autre côté de la frontière.

Tu crois que tu vas revoir Jenny ?

Non, je pense pas.

Eh bien si tu la revois, remercie-la de ma part.

30 juin 1997.

Vive la démocratie. Vive la démocratie.

Vive la démocratie. Vive la démocratie.

C'est une des villes les plus puissantes du monde et un centre

d'échange sans égal au monde.

Salut. Enfin, une bouffée d'air frais.

Viens par ici, air colonial,

il faut que tu prennes une bouffée de ça.

A vos armes.

Garde armée du pays de Galles, rompez.

Et de ta vie, tu ne me donnes qu'un instant.

Mais je suis sûr qu'en dépit du passé et en dépit du futur.

Cet instant de notre vie, ce fut un moment où tu m'as aimé.

On se demande toujours si on aura assez de courage

au moment où on en aura le plus besoin.

Je suis plein de reconnaissance envers John de m'avoir

aidé à répondre à cette question.

Tout comme cette ville, il me faut recommencer à zéro.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.