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Original subtitles

BIENVENUE A BEDFORD FAILS

Je dois tout à George Bailey. Aidez-le, Père tout puissant.

Joseph, Jésus et Marie, aidez mon ami monsieur Bailey.

Aidez mon fils George ce soir.

Il ne pense jamais à lui. C'est pour ça qu'il a des ennuis.

George est un chic type. Laissez-le tranquille, mon Dieu.

Je l'aime, Seigneur. Veillez sur lui ce soir.

S'il vous plait, Seigneur, qu'est-ce qu'il a, mon papa ?

Ramenez-moi mon papa.

Bonsoir, Joseph, des ennuis ?

On dirait qu'on devrait envoyer quelqu'un en bas.

Beaucoup de gens demandent de l'aide pour un certain George Bailey.

George Bailey. Cette nuit est cruciale pour lui. Vous avez raison.

Nous enverrons quelqu'un en bas. C'est au tour de qui ?

C'est pour ça que je suis venu vous voir, monsieur.

C'est encore au tour de l'horloger.

Clarence n'a pas encore ses ailes, n'est-ce pas ?

Nous les lui avons refusées parce qu'il a le QI d'un lapin-

Oui, mais il a la fa foi d'un petit enfant. Simple.

Joseph, faites venir Clarence.

Vous m'avez demandé, monsieur ? Oui.

Un homme sur terre a besoin de notre aide.

Fabuleux. Est-il malade ? Non, pire encore, if est découragé-

Ce soir, à 22h45 précises, heure terrestre,

cet homme pensera à renoncer au plus beau cadeau de Dieu.

Oh là là! La vie. Je n'ai qu'une heure pour m'habiller.

Vous passerez cette heure à apprendre à connaitre George Bailey.

Monsieur, si j'accomplis cette mission, gagnerai-je mes ailes ?

J'attends depuis plus de 200 ans, on commence à ricaner dans mon dos.

Quel est ce livre que vous lisez ? Les Aventures de Tom Sawyer.

Faites du bon travail avec George Bailey et vous aurez vos ailes.

Merci, monsieur. Pauvre George.

Asseyez-vous. M'asseoir ? Pourquoi... ?

Si vous devez l'aider, vous devez savoir certaines choses à son sujet.

Naturellement. Alors, gardez les yeux grand ouverts-

Vous voyez la ville ? Où donc ? Je ne vois rien.

J'oubliais. Vous n'avez pas encore vos ailes.

Bon, écoutez, je vais vous aider. Concentrez-vous.

Vous apercevez quelque chose ? Oui. C'est étonnant.

Quand vous aurez vos ailes, vous pourrez voir tout seul.

Magnifique,

Allons-y !

Hé, qui est-ce ? C'est George Bailey.

Un petit garçon ? Il avait 12 ans, en 1919.

Il se produit quelque chose dont vous devrez vous souvenir.

Allez, Marty ! Allez, Marty !

Et voici le bébé trouillard, mon petit frère Harry Bailey !

Je n'ai pas la trouille !

Allez, Harry !

Au secours, George !

Accroche-toi, Harry ! J'arrive !

À l'aide ! Accroche-toi, Harry !

George a sauvé la vie de son frère ce jour-là,

mais il a attrapé un mauvais rhume qui a infecté son oreille gauche-

Il a perdu l'audition de cette oreille.

Des semaines se sont écoulées avant qu'il ne puisse retravailler

après l'école au drugstore du père Gower.

Monsieur Potter !

Qui c'est, un roi ?

C'est Henry F. Potter, l'homme le plus riche et le plus méchant du comté.

J'aimerais avoir un million de dollars.

Hourra !

C'est moi, monsieur Gower ! George Bailey.

Tu es en retard. Oui, monsieur.

Bonjour, George. Bonjour, Mary.

Bonjour, Violet. Des lacets pour deux cents ?

Elle était là avant moi. Je ne suis pas décidée.

Des lacets ? S'il te plait, Georgie.

Je l'aime bien. Tu aimes bien tous les garçons.

Où est le mal ?

Tiens, voilà.

Aide moi à descendre. T'aider à descendre !

Tu t'es décidée ? J'ai choisi le chocolat.

Avec de la noix de coco ? Je n'aime pas la noix de coco.

Tu n'aimes pas la noix de coco ?

Dis donc, écervelée, tu sais d'où viennent les noix de coco ?

Regarde. Ça vient de Tahiti, les îles Fidji, la mer de Corail.

Un nouveau magazine ! Je ne l'ai jamais vu auparavant.

Évidemment. Seuls nous, les explorateurs, pouvons l'avoir.

J'ai été nominé pour être membre de la National Geographic Society.

C'est l'oreille qui n'entend pas ?

George Bailey, je t'aimerai jusqu'à ma mort.

Je vais partir explorer le monde un jour.

J'aurai des harems et peut-être trois ou quatre femmes. Attends de voir.

George ! Oui, monsieur.

Tu n'es pas payé pour bavarder.

Non, monsieur.

NOUS AVONS LE REGRET DE VOUS INFORMER

DU DECES DE VOTRE FILS ROBERT MORT CE MATIN DE LA GRIPPE

M. Gower, avez-vous besoin de quelque chose... n'importe quoi ?

Non. Est-ce que je peux vous aider ?

Non. Je vais les ramasser, monsieur.

Apporte ces cachets chez Mme Blaine. Elle les attend.

Bien, monsieur.

Ils ont la diphtérie, n'est-ce pas ?

C'est à crédit, monsieur ? Oui, à crédit.

Monsieur Gower, je crois... Mets-toi en route.

DEMANDE À PAPA, IL SAIT

FRERES BAILEY, ASSOCIATION CONSTRUCTION & PRETS

Capitaine Cook, où vas-tu de ce pas ?

Je dois voir papa. Plus tard.

C'est important. Il y a un requin là-dedans.

Oncle Billy, téléphone.

Qui c'est ? L'inspecteur des comptes.

J'aurais dû l'appeler hier. Passe-le-moi dans mon bureau.

PETER BAILEY PRIVE

Je ne pleure pas. Vous suppliez. C'est pire.

Je ne demande que 30 jours supplémentaires.

Une seconde, fiston. 30 jours. Je trouverai ces 5 000 $.

Relève-moi.

Avez-vous insisté auprès d'eux pour qu'ils paient leur hypothèque ?

Les temps sont durs. Beaucoup sont sans emploi.

Saisissez le bien. Je ne peux pas. Ils ont des enfants.

Ce ne sont pas mes enfants. Ce sont les enfants de quelqu'un.

Gérez-vous des affaires ou des bonnes œuvres ? Pas avec mon argent.

Pourquoi êtes-vous aussi têtu ?

Vous n'avez pas de famille. Vous ne pourrez pas dépenser tout votre argent.

Je devrais le donner à des ratés comme vous et votre idiot de frère ?

Il n'est pas un raté. Vous ne pouvez pas parler comme ça de mon père.

Tu es l'homme le plus puissant de la ville.

Plus puissant que lui et que tous. Allez, file.

Ne le laisse pas parler de toi ainsi.

D'accord, fiston, merci. Nous en reparlerons ce soir.

Comment ? Le médicament aurait dû vous être livré il y a une heure.

Il sera là dans cinq minutes.

Où est la boîte de cachets de Mme Blaine ?

Tu n'as pas entendu ce que j'ai dit ? Oui, monsieur.

Quel genre de petit jeu est-ce que tu crois jouer ?

Pourquoi ne les as-tu pas livrés immédiatement ?

Tu ne sais pas que ce garçon est très malade ? Feignant...

Vous ne savez plus ce que vous faites.

Vous avez mis le mauvais produit dans ces cachets.

Le télégramme. Vous êtes bouleversé. Vous avez mis le mauvais produit.

Ce n'était pas de votre faute, M. Gower. Regardez ce que vous avez fait.

Regardez la bouteille de laquelle vous avez pris la poudre. C'est du poison.

Je sais que vous ne vous sentez pas bien.

Ne me tapez plus à l'oreille ! Non.

Oh, mon Dieu. George.

Oh, monsieur Gower. Je sais ce que vous ressentez.

Je ne dirai jamais rien à personne. J'en mourrai, promis.

Une petite mallette. Du cuir véritable d'Angleterre.

Des cadenas à chiffres, un jeu de brosses inclus.

Non.

Écoute, Joe. Écoute-moi. J'en veux une grande !

Pourquoi vous arrêtez la ?

Regardez bien: ce visage-

Qui est-ce ? George Bailey.

Le petit qui a reçu une gifle de l'apothicaire.

Celui-là même

Il a un visage sympathique. Je l'aime bien, ce George Bailey.

A-t-il parlé à quiconque de ces cachets ?

À personne. A-t-il fini par épouser la fille ?

Est-ce qu'il est parti en exploration ? Eh bien, attendez la suite.

Une grande. Pas pour une nuit. J'en veux une pour 1001 nuits.

Avec de la place pour les étiquettes. L'Italie, Bagdad, Samarkand. Un grand...

Je vois, un tapis volant, hein ?

Je ne pense pas que cette valise d'occasion t'intéresse.

Voilà du sérieux. Ça pourrait me servir de radeau si le bateau coulait.

Combien coûte-t-elle ? Elle est gratuite.

C'est ma mauvaise oreille. Tu as bien dit "gratuite" ?

Tout à fait.

Que fait mon nom dessus ? Un cadeau de Gower.

Il est venu la choisir lui-même. Vraiment ? Mon ancien patron.

Sur quel bateau pars-tu ? Un navire transportant du bétail.

Mais oui, j'aime bien les vaches.

Bonjour, M.Gower. Merci beaucoup pour la valise.

C'est exactement ce que je voulais. Oublie ça.

J'aimerais avoir un million de dollars... Hourra !

Tiens bon, capitaine Cook ! Parlez-vous français, monsieur ?

Envoie-nous des cartes postales, George !

Sa valise est percée. Hé, Ernie.

Salut, Ernie. Salut, George.

Je suis un touriste aisé. Conduis-moi chez moi en grande pompe.

Montez, Votre Majesté.

Et pour marquer l'occasion, je mets ma casquette.

Bonjour, monsieur Bailey. Bonjour, Violet.

Tu as l'air ravissante. Quelle jolie robe.

Cette vieille chose ? Je la porte quand je ne me soucie pas de mon apparence.

Qu'est-ce que tu dirais de...? Oui.

Tu veux venir, Bert ? Non, merci.

Je dois rentrer, voir ce que ma femme fabrique.

Un bon père de famille.

George ! Harry ! Vous ébranlez toute la maison. Arrêtez !

Laissez-les tranquilles. J'aimerais être avec eux.

Harry va déchirer son habit. George ! Seules les filles devraient naitre.

S'il n'y avait que des filles, il n'y aurait pas... Peu importe.

George, Harry, venez diner. Ça refroidit.

Nous vous attendons. D'accord, maman.

Vous voilà.

Quels jeunes imbéciles.

Asseyez-vous et mangez. J'ai déjà mangé.

Tu n'es pas encore habillé pour la fête de fin d'année ?

C'est le smoking de George. Tu as préparé ces fameuses tartes ?

Pose tes pattes sur moi et je te frapperai avec mon balai !

Je suis amoureux de toi. C'est la pleine lune ce soir.

Mon dernier repas à la bonne vieille pension Bailey.

Ma pression artérielle !

Puis-je prendre la voiture ? J'ai des assiettes à emporter.

Quelles assiettes ? Il nous en faut qu'une douzaine.

Non, Harry, pas mon joli service.

Laisse-le prendre les assiettes, maman.

J'espère que tu feras bon voyage. Tu vas nous manquer.

Vous allez me manquer. Que se passe-t-il ? Tu as l'air fatigué.

Je me suis encore disputé avec Potter.

Je pensais qu'une fois membre du conseil, il se calmerait un peu.

Qu'est-ce qui tracasse ce pingre ? C'est un homme malade.

Sa tête est malade. Son esprit est malade, s'il en a un.

Il déteste tous ceux qui possèdent ce qu'il ne peut avoir. Surtout nous.

Cédez le passage. A plus tard, papa. A plus tard.

T'as une allumette ? Très drôle.

Va tout poser dans la voiture et je vais aller chercher ta cravate.

Tu passeras plus tard, George ? Pour m'ennuyer à mourir ?

Tu ne souhaiterais pas plus belle mort. Il y aura de jolies filles.

Pas de gin ce soir, fiston. Rien qu'un peu ?

Non, fiston, pas une goutte.

Des garçons, des filles, de la musique, pourquoi du gin en plus ?

Je me suis conduit de la sorte le jour Où j'ai été bachelier ?

À peu près pareil. J'aimerais pouvoir envoyer Harry à l'université avec toi.

Ta mère et moi en avons discuté.

On a tout prévu. Harry prendra ma place au travail.

Il y restera trois ou quatre ans, puis il ira à la fac.

Il est jeune pour ce métier. Je l'étais également.

Tu as toujours été plus mature, George.

Comment ça ? Tu as toujours été plus mature.

Tu as décidé de ce que tu voulais faire après tes études ?

Tu le sais. Construire des choses. Dessiner des villes modernes.

Tu veux avoir un million avant 30 ans. La moitié en liquide me conviendrait.

Est-ce que tu envisagerais de revenir travailler à Construction & Prêts ?

Eh bien, je...

Pourquoi ne viens-tu pas t'asseoir avec nous,

pour pouvoir entendre toute notre conversation ?

Je le ferais si je pensais entendre quelque chose d'intéressant.

Je sais qu'Il est encore trop tôt. Non, papa.

Je ne supporterais pas d'être coincé toute ma vie dans un sale petit bureau.

Désolé, papa. Ce n'est pas ce que je voulais dire.

C'est toute cette affaire de pièces jaunes

et de trouver un moyen d'économiser trois sous.

Je deviendrais fou. Je veux faire quelque chose de grand.

J'ai l'impression de faire quelque chose de grand à mon échelle.

Satisfaire un désir fondamental.

Tout homme rêve d'avoir un toit, des murs et une cheminée

et nous l'aidons à les posséder dans notre sale petit bureau.

Je sais, papa.

Je le sais bien. J'aurais aimé ressentir...

J'ai économisé mes sous comme un misérable afin de...

La plupart de mes amis ont déjà terminé leurs études.

J'ai le sentiment, si je ne pars pas, que j'exploserai.

Oui, tu as raison, mon fils. Tu vois ce que je veux dire, papa ?

Ce n'est pas la place d'un homme à moins de vouloir ramper devant Potter.

Tu as du talent, mon fils. Je l'ai constaté.

Fais des études puis pars d'ici.

Papa, tu veux avoir un choc ?

Je pense que tu es un chic type.

Tu as entendu, Annie ? J'ai bien entendu.

Il était temps que tu le dises.

Cette bonne vieille Annie va me manquer.

Je vais aller m'habiller et passer à la soirée de Harry.

Amuse-toi bien, mon fils.

LYCEE DE BEDFORD FAILS PROMOTION DE 1928

Te voilà. George, bonjour.

Tu connais mon petit frère. Je vais lui payer ses études.

C'est Sam Wainwright. Quand es-tu rentré ?

Cet après-midi. Je fais une fleur à ces jeunes.

Diplômé d'université. "Joe-l'érudit" Wainwright.

On dirait que tu vas réussir après tout.

Harry, tu es celui que je voulais voir. L'entraineur a entendu parler de toi.

Il a suivi tous les matchs. Il m'a demandé si tu venais dans notre club.

Je dois gagner de l'argent avant. Dépêche-toi. On a besoin de toi.

Pas de vieux schnocks comme lui.

George, bienvenue. Comment allez-vous ?

Enterrer la piscine nous a évité de construire un bâtiment.

Harry, Sam, amusez-vous bien. Beaucoup de jolies filles...

Ne vous inquiétez pas. Je m'occuperai des filles.

Bonjour, Violet. Combien est-ce que je vaux ?

George. Marty. On est tous de retour.

Sam, Harry. Quel plaisir de te revoir.

Rends-moi un service, George. Tu te souviens de ma petite sœur Mary ?

Oui. "Maman t'appelle, Marty."

Danse avec elle. Oh... moi ?

Je me sens déjà bizarre parmi tous ces jeunes.

Danse avec elle une fois et donne-lui la sensation de sa vie.

Attends un peu, Marty. Je ne veux pas jouer aux nounous...

Et après, un type m'a fait trébucher.

C'est pour ça que je ne suis arrivé que quatrième. J'aurais dû gagner la course.

J'ai essayé de savoir qui c'était, mais je n'ai pas pu.

Personne ne dira jamais qui, sans doute par crainte.

Tu te souviens de George ? Voici Mary.

On se reverra plus tard. Eh bien, eh bien.

Pour en revenir à mon histoire...

C'est ma danse ! Arrête d'ennuyer les gens !

Je suis désolé... Hé !

Eh bien, bonjour. Bonjour.

Tu me regardes comme si tu ne me connaissais pas.

Je ne te connais pas.

Tu me croisais dans la rue tous les jours.

Moi ? Non, c'était une petite fille appelée Mary Hatch. Ce n'était pas toi.

Oyez ! Le grand concours de charleston.

Le prix, une véritable coupe de l'amitié.

Ceux que le jury n'élimine pas resteront sur la piste. Allons-y.

Je ne sais pas très bien danser ça. Moi non plus.

Alors, qu'avons-nous à perdre ?

Tu es merveilleuse.

Que se passe-t-il, Othello ? Tu es jaloux ?

Tu sais qu'il y a une piscine sous la piste de danse ?

Sais-tu que le bouton derrière toi permet d'ouvrir le plancher ?

Sais-tu que George Bailey danse juste au-dessus de l'ouverture ?

Et j'ai la clé.

Mary, nous devons bien danser.

Sortez de là ! Oh, bon.

Filles de Buffalo Vous ne voulez pas sortir ce soir ?

Vous ne voulez pas sortir ce soir ? Vous ne voulez pas sortir ce soir ?

Filles de Buffalo Vous ne voulez pas sortir ce soir ?

Et danser

À la lueur de la lune

Hourra ! Comme un orgue. Magnifique.

J'avais dit à Harry que j'allais m'ennuyer.

Toute cette agitation dans le vestiaire.

J'ai dû mettre trois types K.O. pour obtenir ces vêtements.

Laisse-moi porter cette robe mouillée.

Ai-je l'air aussi étrange que toi ? Je ne suis pas footballeur.

Tu as l'air merveilleuse.

Si ça ne sortait pas de ma bouche, je dirais que t'es la plus jolie des filles.

Alors, pourquoi ne le dis-tu pas ?

Je ne sais pas. Peut-être que je le dirai. Quel âge as-tu ?

18 ans.

Tu en avais 17 l'année dernière. Trop jeune ou trop vieille ?

Non. C'est parfait. Ton âge te va bien. Oui, monsieur.

Tu as l'air plus âgée sans tes vêtements.

Je veux dire, sans robe, tu as l'air plus âgée.

Je veux dire plus jeune. Tu as l'air...

Je marche dessus. Monsieur, ma traine, s'il vous plait.

Maudite soit ma maladresse.

Votre... fourgon de queue, madame.

Vous pouvez me baiser la main.

Hé.

Hé, Mary.

Je vais jeter un caillou sur la vieille maison des Granville.

Non. J'adore cette vieille maison.

Il faut faire un vœu et briser une fenêtre, mais il faut bien viser.

Non, ne le fais pas. Elle est si romantique, cette vieille demeure.

J'aimerais y vivre. Dans cette maison ?

Même si j'étais un fantôme, je ne voudrais pas y habiter. Je vise l'étage.

Quel était ton vœu, George ? J'ai fait beaucoup de vœux.

Je sais ce que je vais faire demain, après-demain et l'année prochaine.

Je vais me débarrasser de la poussière de cette pauvre ville et voir le monde.

L'Italie, la Grèce, le Parthénon, le Colisée.

Puis j'irai à la fac et après je construirai des choses.

Je construirai des aéroports, des gratte-ciel de 100 étages.

Des ponts de 1 km de long... Tu vas jeter une pierre aussi ?

Hé, c'était pas mal du tout.

Quel était ton vœu, Mary ?

Qu'as-tu souhaité en lançant ton caillou ? Allez, dis-le-moi.

Si je le dis, ça ne se réalisera pas. Qu'est-ce que tu veux ?

Qu'est-ce que tu voudrais ? Tu voudrais la lune ?

Dis-le et je l'attraperai au lasso. En voilà une bonne idée.

Je t'offrirai la lune, Mary. Je suis d'accord.

Et quoi ensuite ? Après, tu pourras l'avaler.

Elle fondrait dans ta bouche, tu vois ?

Des rayons de lune jailliraient de tes mains et de tes pieds

et des pointes de tes cheveux.

Est-ce que je suis trop bavard ? Oui.

Embrasse-la au lieu de la baratiner. Comment ?

Pourquoi tu ne l'embrasses pas au lieu de la baratiner ?

Vous voulez que je l'embrasse, hein ?

Certaines personnes ne méritent pas leur jeunesse.

Hé, attendez. Hé, monsieur. Revenez ici.

Je vais vous montrer comment un homme embrasse une fille.

Mary ?

D'accord, j'abandonne. Où es-tu ?

Ici. Dans le buisson d'hortensias.

Tiens. Attrape.

Attends une minute. Qu'est-ce que je fais ?

C'est une situation intéressante. S'il te plait, rends-moi mon peignoir.

On se retrouve pas tous les jours dans une telle situation.

J'aimerais avoir mon peignoir. Pas à Bedford Falls, en tous cas.

Gesundheit. George Bailey, rends-le-moi.

J'avais lu des récits de ce genre, mais je n'avais...

Honte à toi. Je le dirai à ta mère.

Ma mère est loin d'ici.

J'appellerai la police. Ils sont au centre-ville.

Et ils seraient de mon côté. Alors je vais crier.

Je pourrais vendre des billets pour voir ça. Non.

Voyons voir.

Afin de récupérer ce peignoir...

Je sais. Je te propose un marché, Mary.

George

George! Rentre à la maison. Ton père a eu une attaque.

Quoi ?

Mary, je suis désolé. Je dois y aller. Pressons.

Vous avez appelé un médecin ? Campbell est sur place.

Ça sera tout. Je sais que vous êtes pressé de prendre le train.

Un taxi m'attend.

George a renoncé à son voyage en Europe pour nous aider.

Bonne chance à l'université, George.

Venons-en au véritable objectif de cette réunion.

Nommer le successeur de Peter Bailey.

J'aimerais qu'on en vienne à mon véritable objectif.

Attendez. Attendre quoi ?

Je déclare que cette institution n'est pas utile à cette ville.

Je propose donc une motion pour dissoudre cette institution

et remettre ses actifs au mandataire.

Sale vieux... Je vais lui tordre le cou. George, tu as entendu...?

C'est trop tôt après la mort de Peter Bailey pour en parler.

Peter Bailey est mort il y a trois mois. Je soutiens la motion de M. Potter.

Très bien. Dans ce cas, je demande aux directeurs exécutifs de se retirer.

Je suis sûr que le conseil voudrait exprimer ses condoléances

pour la mort de Peter Bailey.

Sa foi et son dévouement ont permis de créer cette organisation.

J'irai même plus loin.

Je dirai que pour le public, Peter Bailey était Construction & Prêts.

Ça vous va bien de dire ça. Vous l'avez poussé dans sa tombe.

Peter Bailey n'était pas un homme d'affaires. C'est ce qui l'a tué.

Je n'entends pas lui manquer de respect.

C'était un homme plein de grands idéaux, si on peut dire.

Mais des idéaux sans bon sens peuvent mener cette ville à la ruine.

Regardez, prenez par exemple le prêt accordé à Ernie Bishop.

Vous savez, ce type qui reste assis toute la journée dans son taxi.

Je crois savoir que la banque avait refusé son emprunt,

mais il est venu ici

et nous lui construisons une maison qui vaut 5 000 $.

Pourquoi ? Je m'en suis occupé, M. Potter.

Vous avez les papiers, son salaire. Je me porte garant de sa personne.

Un de vos amis ? Oui, monsieur.

En jouant au billard avec un employé, vous pouvez emprunter de l'argent.

Le résultat ? Une populace mécontente au lieu d'une classe ouvrière économe.

Tout ça parce que quelques doux rêveurs comme Peter Bailey

leur ont rempli la tête d'idées impossibles.

Mais maintenant, je dis... Une minute. Attendez, M. Potter.

Vous avez raison de dire que mon père n'était pas un homme d'affaires.

Pourquoi a-t-il fondé Construction & Prêts, je ne le sais pas.

Mais vous ne pouvez pas dénigrer sa personnalité, car toute sa vie...

Depuis que lui et oncle Billy ont monté l'affaire, il n'a jamais pensé à lui.

Il n'a pas assez économisé pour les études de Harry,

mais il a aidé les gens à sortir de vos taudis. Quel mal y a-t-il à cela ?

Vous êtes dans les affaires. Ne sont-ils pas bons citoyens et consommateurs ?

Qu'avez-vous dit ? Qu'ils devaient attendre et économiser

avant de pouvoir penser à un logement décent ? Pourquoi attendre ?

Attendre que leurs enfants soient grands ou qu'ils soient vieux ?

Vous savez combien de temps il faut pour économiser 5 000 $ ?

Rappelez-vous de ceci. Cette populace dont vous parlez,

ils font la plupart du travail et du financement de la communauté.

Ne méritent-ils pas de travailler, payer, vivre, mourir dans un logement décent ?

Quoi qu'il en soit, mon père le pensait.

Les gens étaient des êtres humains à ses yeux. Pour vous, c'est du bétail.

À mon avis, il est mort bien plus riche que vous ne le serez jamais.

Votre avis ne m'intéresse pas. Je parle de Construction & Prêts.

Vous parlez de quelque chose que vous n'aurez jamais.

Et ça vous irrite. C'est de ça dont vous parlez.

Bon, j'en ai trop dit.

Vous êtes le conseil. Faites ce que vous voulez.

Encore une chose. Cette ville a besoin de cette institution,

ne serait-ce que pour que les gens n'aient pas à ramper devant Potter.

Foutaises sentimentales. Je veux que ma motion soit exécutée.

Quelle leçon. Tu lui as rabattu le caquet. Vous auriez dû l'entendre !

Que s'est-il passé ? On met la clé sous la porte.

Ça vient et ça repart. Tenez. "Emploi pour dame."

Tu veux que je t'attende, George ? J'arrive.

Tu vas rater ton train. Tu as une semaine de retard.

Que se passe-t-il à l'intérieur ? Peu importe.

Ils nous mettent en faillite. Je n'ai que 55 ans. Je trouverai un autre emploi.

56. Tu as déjà renoncé à ta croisière.

Tu ne vas pas renoncer à la fac aussi. George, ils ont voté contre Potter.

Ils veulent que l'affaire continue !

Tu as réussi, George. Mais il y a une condition.

Laquelle ? C'est la meilleure.

Ils ont nommé George en tant que secrétaire exécutif.

Mais oncle Billy... Vous pouvez le garder à son poste.

Vous pouvez engager qui vous voulez. Je vais être clair.

Je pars pour la fac. C'est ma dernière chance. Oncle Billy est votre homme.

Mais George, autrement, ils vont voter pour Potter.

Je sais. Il n'y est pas allé.

Exact, et il a donné l'argent de ses études à son frère Harry

et l'a envoyé à l'université. Harry est devenu une star du football.

Oui, mais qu'est-if arrivé à George ?

George a attendu quatre ans que Harry revienne et prenne sa place.

Il existe plein d'opportunités pour les gens qui aiment voyager. Regarde.

Venezuela. "Cherche homme avec expérience dans la construction."

Yukon. "Cherche homme avec expérience d'ingénieur".

Voilà le train qui siffle.

Tu sais quels sont les trois sons les plus excitants ?

II ' II Le petit-déjeuner est servi, repas Non. La chaîne d'une ancre.

Un moteur d'avion. Le sifflet du train. Cacahuète ?

Voici le professeur. Professeur Bailey !

George Bailey "l'explorateur" ! Bailey "le professionnel" !

Oncle Billy, tu n'as pas changé. Personne ne change ici.

Je suis content de te revoir. Où est maman ?

Elle prépare le veau gras. Attendez une minute.

George, oncle Billy, je voudrais vous présenter Ruth.

Bonjour. Ruth Dakin.

Ruth Dakin Bailey, si ça ne t'ennuie pas.

J'ai envoyé un télégramme annonçant une surprise. La voici. Ma femme.

Quelle surprise ! Ta femme !

Comment allez-vous ? Félicitations.

Mais qu'est-ce que je dis ? Bravo ! Ils sont mariés, ces deux-là !

Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? Personne ne me dit jamais rien.

Vous êtes vraiment mariés ? Oui.

Comment une fille comme toi a pu épouser mon crétin de frère ?

C'est purement intéressé. Mon père lui a offert un travail.

Il t'a toi et un travail ? Eh bien. La malchance de Harry est finie.

George, à propos de ce travail. Ruth a parlé un peu vite. Je n'ai pas dit oui.

Tu tiens le fort depuis quatre ans. Je ne te laisserai pas tomber.

J'aimerais... Attends. J'ai oublié les bagages. Je reviens.

Voici la nouvelle madame Bailey, la femme de mon neveu.

Comment allez-vous ? Des vieux amis des Bailey.

Vraiment ? Comment se sont-ils rencontrés ? Voyons voir. Évidemment.

Nous allons organiser la plus grande fête que cette ville ait jamais vue.

Prends du pop-corn.

George, c'est tout ce que Harry a à la bouche.

Ruth, au sujet de ce travail ?

Mon père possède une fabrique de verre à Buffalo.

Il voudrait engager Harry dans la recherche.

C'est un bon travail ? Ça ne paie pas très bien.

Mais l'avenir est prometteur, tu sais.

Harry est un génie en recherche. Mon père est tombé amoureux de lui.

Et toi aussi ?

Attendez !

Hé, George.

Mon Dieu. Je me sens si bien que je pourrais cracher dans l'œil de Potter.

Je le ferai. Qu'est-ce que tu en dis ?

Hein ? Je ferais peut-être bien de rentrer.

Où est mon chapeau ?

Merci, George. Lequel est le mien ?

Celui du milieu. Merci, George.

Écoute, peux-tu m'indiquer la bonne direction, George ?

Bon vieux copain de Construction & Prêts.

Tourne-toi par ici et c'est tout droit. Par-là ?

Tout va bien !

Bonsoir, maman.

C'est pour rien. Pour rien.

Comment la trouves-tu ? Elle est fantastique.

On dirait qu'elle va garder Harry sur les charbons ardents.

Elle le fera quitter Bedford Falls, de toute façon.

Sais-tu que Mary Hatch est revenue de l'université ?

Elle est revenue il y a trois jours.

Une gentille fille, cette Mary.

Le genre de fille qui t'aidera à trouver les réponses, George.

Arrête de grogner.

Peux-tu me donner une raison de ne pas rendre visite à Mary ?

Bien sûr. Sam Wainwright. Sam est fou de Mary.

Elle n'est pas folle de lui. Vous en avez discuté ensemble ?

Non. Alors comment le sais-tu ?

J'ai des yeux. Elle s'illumine comme une luciole dès que tu es là.

Par ailleurs, Sam est à New York et toi, tu es à Bedford Falls.

Tout est permis à la guerre comme en amour.

Je ne sais pas pour la guerre.

Je te connais par cœur.

Tu essaies de te débarrasser de moi.

Voici ton chapeau. Qu'est-ce qui presse ?

D'accord, vieux copain de Construction & Prêts,

je crois que je vais aller trouver une fille et lui faire des mamours.

Bon, si tu voulais bien m'indiquer la bonne direction.

Cette direction.

Bonsoir, madame Bailey.

Excusez-moi. Attends une minute.

Je crois que j'ai rendez-vous, mais restez là, les gars, au cas où.

On t'attend, chérie.

Bonsoir, Georgie-Porgie. Bonsoir, Vi.

Alors, quelles nouvelles ? Aucune.

Où vas-tu ? Sans doute à la bibliothèque.

Georgie, n'en as-tu pas assez de vivre qu'à travers tes lectures ?

Oui. Que fais-tu ce soir ? Rien.

Alors sortons toute la nuit. J'aimerais ça. Que ferons-nous ?

Nous irons dans les champs et nous marcherons pieds nus dans l'herbe.

Nous irons voir les chutes. Elles sont magnifiques sous la lune.

Il y a une piscine naturelle Où nous pourrons nous baigner.

Nous gravirons le Mont Bedford pour sentir l'odeur des conifères

et nous regarderons le lever du soleil sans dormir de la nuit.

Ça fera un scandale terrible. Es-tu devenu fou ?

Que je marche pieds nus dans l'herbe ?

Il y a 15 km jusqu'au Mont Bedford.

Très bien, oublie tout ce que je viens de dire.

Que fais-tu ? Tu fais la grève ? Bonsoir, Mary.

Je ne faisais que passer. Oui, je l'ai remarqué.

As-tu pris une décision ? Comment ça ?

As-tu pris une décision ? À quel sujet ?

Vas-tu entrer ? Ta mère m'a appelée pour dire que tu étais en chemin.

Ma mère t'a appelée ? Comment le savait-elle ?

Tu ne le lui as pas dit ? Non. Je suis sorti me promener.

Je passais par hasard. Est-ce que tu... ?

Je me promène, c'est tout.

Je serai en bas, maman. Très bien, chérie.

GEORGE ATFRAPE LA LUNE

Alors, tu entres ou tu restes dehors ?

J'entre pour une minute.

Mais je...

Je n'ai dit à personne que je venais ici.

Quand es-tu rentrée ? Mardi.

Où as-tu trouvé cette robe ? Elle te plait ?

Elle est pas mal.

Je pensais que tu irais à New York comme Sam et tous les autres.

J'y ai travaillé pendant des vacances, mais je ne sais pas.

Je crois que j'avais le mal du pays. Le mal du pays ? Pour Bedford Falls ?

Oui. Ma famille et... tout.

Veux-tu t'asseoir ? D'accord, rien qu'une minute.

Je ne comprends toujours pas. Je n'ai dit à personne que je venais ici.

Tu préfères partir ? Ça serait impoli de ma part.

Très bien, alors assieds-toi. Qu'est-ce que c'est ?

Une blague, hein ?

Je constate que ça sent encore les aiguilles de pin.

Merci.

Et danser...

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Ah, oui.

Eh bien...

C'est bien pour Harry et Ruth. Oui, c'est bien.

Tu ne l'aimes pas ? Si, je l'aime bien. Elle est extra.

C'est le mariage en général qui ne te plait pas ?

Non. Le mariage convient à Harry, et Marty, et Sam, et toi.

Mary. Qui est là avec toi ?

C'est George Bailey, maman. George Bailey ! Que veut-il ?

Je ne sais pas. Que veux-tu ?

Moi ? Rien du tout. Je suis entré pour me réchauffer.

Il me courtise avec acharnement, maman.

Dis-lui de rentrer chez lui et toi, ne sors pas de la maison !

Sam Wainwright a promis d'appeler. Que veut dire ta mère ?

Je ne suis pas venu pour... Pourquoi es-tu venu ?

Je ne sais pas. Tu es censée avoir les réponses.

Pourquoi ne rentres-tu pas chez toi ? Je ne sais pas pourquoi je suis venu.

Bonsoir. Bonsoir.

Mary, le téléphone. C'est Sam.

Je vais répondre. Mais qu'attends-tu ?

Mary, il t'attend.

Allô ?

J'ai oublié mon chapeau.

Allô, Sam, comment vas-tu ?

Je vais bien. C'est agréable d'entendre ta voix.

C'est très gentil, Sam.

Un de tes amis est ici. George Bailey.

Ce cul-terreux de George ? Oui, ce cul-terreux de George.

Passe-le-moi. Un instant. Je l'appelle. George !

Il ne veut pas parler à George. C'est lui qui l'a demandé.

George, Sam voudrait te parler.

Salut, Sam. Ça alors, George Baileyofski.

Mon vieux copain. Tu n'essaies pas de me voler ma promise ?

Comment ça ? Personne n'essaie de voler la fille d'un autre. Revoilà Mary.

Je voudrais parler à vous deux. Dis à Mary de prendre l'autre téléphone.

Ma mère a l'autre téléphone. Ce n'est pas vrai.

Nous pourrons l'entendre tous les deux. Nous t'écoutons, Sam.

J'ai un grand projet qui nous rendra riches.

George, tu te souviens du soir quand tu m'as dit que tu avais lu

comment faire du plastique À partir de soja ?

Des haricots rouges. Tais-toi.

Tu t'en souviens ? À partir de soja ?

Oui, du soja.

Papa a sauté sur l'idée. Il va construire une usine à Rochester.

Qu'est-ce que tu en dis ?

Rochester ? Pourquoi Rochester ?

Pourquoi pas ? Tu aurais une meilleure idée ?

Je ne sais pas. Pourquoi pas ici ?

Tu te souviens de la vieille fabrique de machines-outils ?

Dis à ton père qu'il l'aura pour une bouchée de pain, et les ouvriers aussi.

La moitié de la ville n'a plus d'emploi.

Vraiment ? Eh bien, je le lui dirai.

Ça parait fabuleux. Chérie, je savais que tu allais réussir.

Voilà l'affaire. Mary, tu seras aussi impliquée. Maintenant, écoutez.

Est-ce que vous avez de l'argent ?

De l'argent ? Oui, un peu.

Écoute, je voudrais que tu investisses tout ton argent dans nos actions.

Et, George, je pourrais avoir du travail pour toi.

À moins que tu sois toujours marié à la vieille Construction & Prêts.

La meilleure invention depuis la radio. Je te laisse investir au départ. Mary.

Oui, je... Je suis là.

Veux-tu dire à ce type que je lui offre la chance de sa vie ?

Il dit que c'est la chance de ta vie.

Écoute-moi. Je ne veux pas de plastique ni d'investissement de départ

et je ne veux pas me marier, tu comprends ?

Je veux faire ce dont j'ai envie.

Et toi...

Mary. George.

MEW-

Oh, mon Dieu.

MEW-

Les voilà !

Au revoir, George !

JEUNES MARIES

D'abord Harry, maintenant George. Annie, nous sommes deux vieilles filles.

Parlez pour vous, madame B.

Si vous voyez un étranger dans le coin, ce n'est que moi.

Regarde, quelqu'un conduit le taxi.

Bert, l'agent de police, vous envoie ceci. Pour nager dans le bonheur.

Bon vieux Bert. Du champagne. Où allez-vous en lune de miel ?

Où nous allons ? Regarde. C'est la cagnotte. Compte la, Mary.

Je suis la femme d'un contrebandier ! On va tout dépenser.

Une semaine à New York, une semaine aux Bermudes.

Les hôtels les plus luxueux, le meilleur champagne,

le meilleur caviar, la meilleure musique et la plus jolie épouse.

Parfait. Et après ?

Et après, chérie ? Après ? Peu importe.

Ça me convient. Viens ici.

Ne regarde pas, mais il se passe quelque chose d'étrange à la banque.

J'en n'ai jamais vu, mais on dirait bien une ruée sur la banque.

Si vous avez de l'argent à la banque, dépêchez-vous.

George, ne nous arrêtons pas. Juste une minute, chérie.

S'il te plait, allons-y. Je reviens dans une minute.

Bonjour, tout le monde. Comment ça va ?

Que se passe-t-il ? Vous ne pouvez pas entrer ?

Oncle Billy ? C'est un jour férié ? George.

Entrez, tout le monde. Il n'y a pas de problème. Entrez.

Attention, Jimmy.

Prenez un siégé. Il y a en beaucoup là-bas.

Mettez-vous à l'aise.

George, je peux te voir une minute ?

Pourquoi ne m'as-tu pas appelé ? Tu étais déjà parti. On a un souci.

Que s'est-il passé ? Il a fallu rembourser la banque.

Quand ? Y a une heure. Ils ont pris le liquide.

C'est moins que ce qu'on leur doit.

Bon sang ! J'ai pris peur et j'ai fermé la porte.

La ville est devenue folle. Allô ?

George, c'est Potter.

Allô ? Il court une rumeur en ville

comme quoi vous avez fermé vos portes ? C'est vrai ?

Je suis ravi de l'entendre. George, est-ce que ça va ?

Vous avez besoin de la police ? La police, pourquoi ?

Les émeutes peuvent parfois mal tourner.

George, je vais vous aider à passer cette crise.

J'ai garanti à la banque des fonds suffisants pour couvrir leurs besoins.

Ils resteront fermés une semaine avant de rouvrir leurs portes.

Il vient de reprendre la banque.

Je pourrais perdre une fortune, mais je suis prêt à vous garantir aussi.

Dites à vos clients que je rachète leurs parts 50 cents par dollar.

Vous ne ratez jamais une occasion, mais celle-ci va vous échapper.

Si vous fermez vos portes avant 18h, vous ne les rouvrirez plus.

George, c'était un beau mariage ? Je voulais vraiment y venir.

Oui.

Tu peux retirer celle-là maintenant.

Le voilà.

Rappelez-vous que ce n'est pas aussi dramatique que ça parait.

J'ai des informations pour vous.

Le vieux Potter a garanti un paiement en liquide à la banque.

Elle rouvrira la semaine prochaine. Mais mon argent est ici.

A-t-il offert une garantie pour ici ? Je ne lui ai pas demandé.

Nous n'avons pas besoin de Potter. Je vais reprendre mon argent.

Vous pensez comme si je gardais l'argent dans le coffre.

L'argent n'est pas ici. Votre argent est dans la maison de Joe. Votre voisin.

Et dans la maison des Kennedy, et de Mme Maitland et 100 autres.

Vous leur prêtez de l'argent pour construire et ils le remboursent.

Vous allez saisir leurs biens ? J'ai 242 $ ici.

Et 242 $ ne vont pas ruiner quiconque.

D'accord, Tom, très bien. Voilà.

Signe ceci et tu auras ton argent dans 60 jours.

60 jours ? Tu as accepté les conditions.

Tu as eu ton argent ? Non.

Moi oui. Le vieux Potter rachète les parts 50 cents par dollar.

Oui, en liquide. Alors, qu'en dis-tu ?

Il faut respecter ton engagement. Donne-nous 60 jours.

Très bien. Vous allez chez Potter ?

Autant en avoir la moitié que rien. Tom !

Tom ! Randall ! Attendez.

Écoutez-moi. Je vous supplie de ne pas le faire.

Si Potter prend le contrôle, aucune maison décente ne sera construite.

Il possédé déjà la banque, les magasins et maintenant, il en a après nous.

Pourquoi ? C'est simple : nous empiétons sur ses plates-bandes.

Il veut que vous restiez dans ses taudis et que vous lui payiez le loyer.

Tu vivais dans une maison de Potter. Tu as oublié combien il te prenait ?

Ed, tu te rappelles l'année dernière, quand tu ne pouvais plus rembourser,

tu n'as pas perdu ta maison. Potter t'aurait laissé la garder ?

Vous ne comprenez pas ce qui se passe ? Vous ne voyez pas ?

Potter ne vend pas. Potter rachète.

Pourquoi ? Parce qu'on cède à la panique et pas lui.

Il profite de l'occasion. Nous pourrons nous en sortir.

Nous devons nous serrer les coudes et rester confiants.

Mon mari n'a pas travaillé depuis un an. J'ai besoin d'argent.

Comment vais-je vivre ?

Je dois payer le médecin. J'ai besoin de liquide.

De combien avez-vous besoin ? Hé ! J'ai 2 000 $.

Ça nous permettra de survivre jusqu'à la réouverture de la banque.

Tom, combien veux-tu ? 242 $.

Non, juste assez pour survivre.

Je prendrai 242 $.

242 $, les voilà. Je ferme mon compte.

Ton compte reste ouvert. C'est un prêt. Très bien.

Très bien, Ed. J'ai 300 $ ici, George.

Combien il te faut jusqu'à la réouverture de la banque ?

Je suppose que 20 $ feront l'affaire. Bien dit.

Merci, Ed. Mme Thompson, de combien avez-vous besoin ?

Mais c'est votre argent personnel. Combien voulez-vous ?

Je m'en sortirai avec 20 $ et je signerai un papier.

Vous n'avez rien à signer. Vous rembourserez quand vous le pourrez.

Bon, mademoiselle Davis. Pourrais-je avoir 17,50 $ ?

Soyez bénie. Bien sûr. Tu as 50 cents ?

Sept, six... Nous allons y arriver.

Cinq, quatre, trois, deux, un !

Bingo ! On a réussi ! Ferme la porte. On a réussi.

On est encore en activité ! Il nous reste deux dollars !

Buvons un verre. Fêtons ça. Va chercher des verres.

Un duo de génies de la finance. Des Rockefeller.

Un plateau pour ces deux billets très importants.

On va les cultiver. Trinquons. Un toast pour papa et maman dollar.

Si vous ne voulez pas qu'on ferme, faites des petits.

J'aimerais que ça soit des lapins.

Bon, plaçons-les dans le coffre et on verra bien ce qui se passera.

Regardez, des cigares du mariage. Mariage...

Bon sang, je suis marié !

Où est Mary ? Mary! J'ai un train à prendre...

Le train est parti. Ernie est encore lé avec son taxi ?

George, téléphone pour toi.

Appelez ma femme. Elle doit être chez sa mère.

C'est Mme Bailey au téléphone. Pas Mme Bailey. Je veux...

Madame Bailey ! C'est ma femme. Je prends la communication ici.

Mary ? Allô ? Écoute, chérie, je suis désolé.

Comment ? Rentrer à la maison ?

Quelle maison ?

320 Sycamore. Qui habite à cette adresse ?

L'hôtel Waldorf.

Ce sont des affiches publicitaires. Ils ne vont pas aimer.

Tu veux une amende ? N'es-tu pas un peu romantique ?

Si, mais j'ai oublié. Des cachets pour le foie.

Qui veut voir ça pendant sa lune de miel ?

On veut des endroits romantiques, là Où George voudrait aller.

Hé, Bert, le voilà. Allez. Il arrive.

Qui ça ? Le marié. C'est leur lune de miel.

Va chercher l'échelle. C'est quoi, des canards ?

Monte l'échelle. Dépêche-toi. Je me dépêche.

S U ITE N U PTIALE

Salut... Bonsoir, monsieur.

Entrez, monsieur.

Entrez

FLORIDE

LES MERS DU SUD CROISIERE DE LUXE

Bienvenue à la maison, monsieur Bailey.

Eh bien, que je sois...

Mary, Où as-tu...?

Mary...

Tu te souviens de la nuit Où on a cassé les vitres de cette maison ?

C'est le vœu que j'avais fait.

Tu es merveilleuse.

Merveilleuse.

Sincèrement, ma chérie

Tu as loué une nouvelle maison ? Loué ?

Vous avez entendu, monsieur Bailey ? Qu'est-ce qu'il a dit ?

La maison m'appartient. À moi, Giuseppe Martini. Je suis propriétaire.

On ne vivra plus comme des porcs dans Potter's Field. Marie !

Marie. Allez, viens. Apporte le bébé.

C'est comme dans un rêve.

Les enfants monteront dans la voiture. Merci.

Allez, les enfants, par ici. Montez.

Un à la fois. Asseyez-vous sur la banquette.

Très bien, assieds-toi maintenant.

Attendez !

Au revoir.

Tout le monde est là ?

BIENVENUE A BAILEY PARK

M. et Mme Martini, bienvenue chez vous.

George est toujours à faire des discours.

Sam Wainwright.

Peu importe.

Du pain. Que cette maison ne connaisse jamais la faim.

Du sel, pour que la vie ait toujours du goût.

Et du vin. Que la joie et la prospérité règnent à tout jamais.

Entrez au château des Martini.

Ça ne me fait ni chaud, ni froid. Je ne suis que le receveur de vos loyers.

Mais vous ne pouvez plus ignorer Bailey Park. Regardez ça.

M. Blatz, membre du Congrès, est ici.

Dites-lui d'attendre. Continuez.

Il y a 15 ans, une demi-douzaine de maisons ci et là.

L'ancien cimetière, des boutons d'or, des marguerites. J'y chassais le lapin.

Aujourd'hui, des dizaines des plus jolies maisons que vous ayez jamais vues.

90% sont la propriété de nigauds qui vous payaient un loyer.

Votre Potter's Field devient le pot de terre.

Tous ces culs-terreux locaux qui plaisantent avec David et Goliath.

Vraiment ? Même s'ils savent que les Bailey n'ont jamais gagné d'argent.

Vous savez pourquoi. Les Bailey sont tous des crétins.

Chacune de ces maisons vaut deux fois plus que leur cout de construction.

À votre place... Vous n'êtes pas à ma place.

Comme je le disais, ça ne me fait ni chaud, ni froid.

Un de ces jours, ce brillant garçon va demander du travail à George Bailey.

La famille Bailey me cause des soucis depuis trop longtemps.

Oui, monsieur. Veuillez venir ici.

Nous nous sommes arrêtés à la nouvelle usine avant d'aller en Floride.

Pourquoi tes amis ne viendraient pas ? Bien sûr.

Et si vous descendiez en voiture avec nous ?

Je crains ne pas pouvoir partir. Tu ne te laisses aucun répit, hein ?

J'ai proposé à George d'investir dans les plastiques.

Il a refusé tout net. N'insiste pas, Sam.

Nous ferions bien de nous mettre en route.

Ravie de vous avoir rencontrés. C'était un plaisir.

À bientôt, George. À bientôt, Mary.

Amusez-vous bien. Merci d'être passés.

La Floride.

Merci, monsieur.

Quel cigare, monsieur Potter ! Je vous en enverrai une boite.

Je pense que je vais le savoir tôt ou tard,

mais pour quelle raison vouliez-vous me rencontrer ?

George, c'est ce que j'apprécie chez vous.

George, je suis un vieil homme et la plupart des gens me détestent.

Mais je ne les aime pas non plus, donc nous sommes quittes.

Vous savez aussi bien que moi que je gère pratiquement tout dans cette ville,

à l'exception de Bailey Construction & Prêts.

Vous savez que depuis des années, j'essaie d'en obtenir le contrôle,

ou de liquider cette affaire, mais je n'ai pas réussi.

Vous m'en avez empêché.

En fait, vous m'avez battu, George,

et comme tous les habitants du comté vous diront, il faut du cran pour ça.

Prenez par exemple pendant la Grande Dépression.

Vous et moi étions les seuls à ne pas perdre la tête.

Vous avez sauvé Construction & Prêts. J'ai sauvé le reste.

La plupart des gens diraient que vous avez volà le reste.

Ce sont les envieux qui le disent, George. Les imbéciles.

J'ai clairement décrit ma position.

Maintenant, regardons la vôtre.

Un jeune homme de 27, 28 ans, marié, qui est payé disons 40 $ par semaine.

45.

Après avoir aidé votre mère et payé les factures,

vous pouvez économiser dix dollars, en faisant attention.

Mais George Bailey n'est pas un gars ordinaire.

C'est un jeune homme intelligent, malin et ambitieux,

qui déteste son métier,

qui déteste Construction et Prêts presque autant que moi.

Un jeune homme qui rêve de voler de ses propres ailes depuis qu'il est né.

Le plus malin de tous.

Un jeune homme qui regarde ses amis voyager,

car il est piégé, oui monsieur, obligé de gâcher sa vie

à jouer les nounous pour une foule de mangeurs d'ail.

Ai-je bien dépeint la situation ou est-ce que j'ai exagéré ?

Où voulez-vous en venir, M. Potter ? Où je veux en venir ?

Je voudrais vous engager. M'engager, moi ?

Je voudrais que vous gériez mes affaires. Gérez mes propriétés.

George, je vous offre un salaire de départ de 20 000 $ par an.

20 000 $ par an ?

Vous pourriez habiter la plus jolie maison de la ville.

Acheter de jolis vêtements à votre épouse.

Effectuer quelques voyages d'affaires à New York.

Peut-être voyager en Europe de temps en temps.

Ça vous plairait, n'est-ce pas ? Si ça me plairait ?

Vous n'êtes pas en train de vous adresser à quelqu'un d'autre ?

C'est moi. Vous vous rappelez ? George Bailey.

George Bailey, oui. Le George Bailey dont le bateau est à quai.

En admettant qu'il ait assez de jugeote pour monter à bord.

Bon sang !

Et pour Construction & Prêts ?

Envoyez ça au diable. Avez-vous peur de la réussite ?

Je vous offre un contrat de trois ans, à 20 000 $ l'an, à partir d'aujourd'hui.

Marché conclu ?

M. Potter, je sais que je devrais profiter de l'occasion, mais je...

Pouvez-vous m'accorder 24 heures pour y réfléchir ?

Bien sûr. Rentrez chez vous et discutez-en avec votre épouse.

Oui, j'aimerais en discuter avec elle. Je vais préparer le contrat.

Très bien, monsieur. D'accord, George ?

D'accord, monsieur Potter.

Non, attendez une minute.

Je n'ai pas besoin de 24 heures ou d'en discuter avec quelqu'un.

Je sais déjà que la réponse est non. Bon sang !

Vous restez là à tisser vos toiles d'araignée

en pensant que le monde tourne autour de vous. Eh bien, non.

Dans tout l'univers, je dirai que vous n'êtes qu'une araignée cruelle.

Et cela s'applique à vous également !

Et à vous aussi !

Vous pourriez habiter la plus jolie maison de la ville.

Acheter de jolis vêtements à votre épouse.

Effectuer quelques voyages d'affaires à New York.

Peut-être voyager en Europe de temps en temps.

Je sais ce que je vais faire demain, après-demain et l'année prochaine.

Je vais me débarrasser de la poussière de cette pauvre ville

et voir le monde.

Je construirai des aéroports, des gratte-ciel de 100 étages.

Je construirai des ponts de 1 km de long.

Qu'est-ce que tu voudrais, Mary ? Tu voudrais la lune ?

Dis-le et je l'attraperai au lasso. Je décrocherai la lune pour toi.

Filles de Buffalo Vous ne voulez pas sortir ce soir ?

Vous ne voulez pas sortir ce soir ? Vous ne voulez pas sortir ce soir ?

Filles de Buffalo Vous ne voulez pas sortir ce soir ?

Bonjour. Bonjour.

Mary Hatch.

Pourquoi as-tu épousé un type comme moi ?

Pour ne pas devenir une vieille fille.

Tu aurais pu épouser Sam Wainwright ou un autre gars de la ville.

Je ne voulais pas épouser un autre gars de la ville.

Je voudrais que mon bébé te ressemble.

Nous n'avons même pas eu de lune de miel. Je t'avais promis...

Ton quoi ? Mon bébé.

Ton...

Mary, tu couves quelque chose ? George Bailey a attrapé une cigogne.

Attrapé une cigogne ?

Tu veux dire que...?

Qu'est-ce que c'est, un garçon ou une fille ?

Vous avez déjà deviné que George n'a jamais quitté Bedford Falls.

Mary a eu son bébé, un garçon. Puis elle en a eu un autre, une fille.

Jour après jour, elle travaillait à transformer la vieille maison.

Soir après soir, George rentrait tard du bureau.

Potter ne lui laissait aucun répit.

CENTRE D'lNSCRlPTlON RECRUTEMENT-RECEPTION

Puis il y a eu fa guerre-

Mme Bailey et Mme Hatch ont rejoint la Croix-Rouge.

Mary a encore eu deux enfants, mais elle s'occupait aussi des soldats.

Sam Wainwright a fait fortune en fabriquant des cockpits en plastique.

Potter est devenu responsable du recrutement des soldats.

Apte... Apte...

Apte...

Gower et oncle Billy vendaient des bons de guerre.

Bert le policier, blessé en Afrique du Nord, a reçu la médaille du courage.

Ernie le chauffeur de taxi a été parachute en France.

Marty a participé à la prise du pont de Remagen.

Mais Harry Bailey les a tous surpassés.

Pilote dans la marine, if a abattu 15 avions,

dont deux qui allaient s'écraser sur un navire plein de soldats.

Oui, mais George ? George ?

Réformé à cause de son oreille, George a combattu à Bedford Falls.

Attendez, attendez ! Vous ne savez pas qu'il y a la guerre ?

Surveillant {es raids aériens-

Transportant des journaux, des déchets, des pneus.

Comme tout le monde, le jour de fa victoire en Europe, il a pleuré et prié-

Le jour de fa victoire sur le Japon, il a pleuré et prié de nouveau.

Joseph, montrez-lui ce qui est arrivé aujourd'hui.

Oui, monsieur. Ce matin, la veille de Noël,

à environ 10 h à l'heure de Bedford Falls...

Hé, Ernie, regarde ça.

LE PRESIDENT DECORE HARRY BAILEY

Il va encore neiger. Comment ça ?

Regarde le gros titre. Je sais, George. C'est merveilleux.

Commandant Harry Bailey.

M. Gower, regardez ceci.

Voici pour vous. Et pour toi. Et pour toi. À bientôt.

BIENVENUE HARRY BAILEY

Écrivez bien le nom !

C'est le bon esprit.

Supplément spécial ! Tout ce que vous voulez savoir !

George, c'est Harry. Il appelle de Washington.

Il appelle en PCV. C'est pas grave ? Évidemment. Pour un héros.

Harry ! Sacré petit frère. Félicitations.

Comment maman supporte tout ça ?

Vraiment ? Maman a déjeuné avec la femme du président.

Attends que Martha l'apprenne.

Qu'ont-elles mangé ? Tu devrais voir ce qui se prépare ici en ville.

La Navy va ramener maman en avion cet après-midi.

En avion ? Comment ?

Est-ce qu'oncle Billy peut venir ? Il est passé à la banque.

Il n'est pas ici en ce moment, mais... George, cet homme est revenu.

Quel homme ? L'inspecteur des comptes.

Harry, parle donc avec Eustace une minute. Je reviens. Bien...

Bonjour, monsieur. Carter, inspecteur des comptes.

M. Carter, joyeux Noël. Nous sommes surexcités ici.

Mon frère a reçu la médaille d'honneur du Congrès.

Oui, ça se fait. Je crois savoir que vous avez passé une bonne année.

Une bonne année ? De vous à moi, M. Carter, nous sommes fauchés.

Oui, très amusant.

Bien, veuillez entrer, monsieur Carter.

Ça ne devrait pas m'étonner si vous acceptez les appels PCV.

Doit-on raccrocher ? Non. Il veut parler à oncle Billy.

Si vous coopérez, j'aimerais avoir terminé ce soir.

Je voudrais passer Noël en famille.

Je vous comprends. Veuillez entrer.

24 décembre.

8 000.

Joyeux Noël, monsieur Potter.

Eh bien bonjour, monsieur Potter. Quelles sont les nouvelles ?

Oh. "Harry Bailey reçoit la médaille du Congrès."

Est-ce bien un des petits Bailey ?

Ces Bailey ne s'arrêtent jamais.

Qu'est-ce que ce feignant de George en pense ?

Il est très jaloux. Il n'a perdu que trois boutons à son veston.

Évidemment, George aurait reçu deux médailles s'il y était allé.

Mauvaise ouïe. Oui.

Après tout, certaines personnes sont ravies que George soit resté.

Tout le monde n'était pas en Allemagne ou au Japon.

Bonjour, monsieur Bailey. Bonjour.

Je crois que vous avez oublié quelque chose.

Hein ? Vous avez oublié quelque chose.

Quoi ? Vous faites bien un dépôt ?

Bien sûr. D'habitude, on apporte de l'argent.

Oh, zut !

Et dans cette main ?

Bailey.

Ramène-moi là-bas. En vitesse.

Allez. Secoue-toi.

Ramène-moi à ma place.

Mettez-vous à l'aise. Je vous apporte les comptes.

Bonjour, Vi. Je peux te voir une seconde ?

Évidemment. Dans le bureau. Oncle Billy, Harry est au téléphone.

Dépêche-toi, oncle Billy. Un appel longue distance. Washington.

Harry est au téléphone. Votre neveu, vous vous rappelez ?

Dépêchez-vous. Allô ? Oui, Harry.

Oui. Tout va bien.

Ces 8 000 $, ils doivent bien être quelque part.

Parfait.

Tiens, voilà. Du courage ? Si j'en avais...

Il faut du courage pour quitter sa ville natale et tout recommencer.

Non, George. Tiens. Tu es fauchée, n'est-ce pas ?

Ne m'en parle pas. Tu veux mettre tes fourrures au clou ?

Tu veux marcher à pied à New York ? Les repas et les loyers coutent cher.

Oui, bien sûr. C'est un prêt.

C'est mon affaire, Construction & Prêts.

Par ailleurs, tu trouveras du travail. Bonne chance.

Je suis contente de te connaitre, George Bailey.

Dis bonjour à New York de ma part. Et donne parfois de tes nouvelles.

Joyeux Noël, Vi. Joyeux Noël, George.

Monsieur Bailey... Je suis désolé. J'arrive.

Est-ce qu'oncle Billy est là ? Il est dans le bureau.

Que se passe-t-il ? L'inspecteur des comptes est là.

Il est ici ? Oui. Il veut voir les comptes...

Qu'est-ce que tu as ? Viens par ici.

Eustace, viens par ici une minute.

Est-ce que tu as vu oncle Billy avec du liquide hier soir ?

Il en avait sur son bureau avant la fermeture.

As-tu acheté quelque chose ? Pas même un chewing-gum.

Nous allons retracer tes pas depuis ton départ.

Par ici.

As-tu mis l'enveloppe dans ta poche ?

Peut-être. Je ne veux pas entendre peut-être.

Nous devons retrouver cet argent.

Tu sais ce qui va arriver si nous ne le retrouvons pas ?

As-tu une cachette secrète, un endroit Où tu cacherais de l'argent ?

J'ai fouillé toute la maison, même les pièces qui ont été...

Écoute-moi. Réfléchis.

Je ne peux plus réfléchir, George.

Où est l'argent, espèce de vieil imbécile ?

Où est cet argent ? Tu sais ce que ça signifie ?

Ça signifie la banqueroute, le scandale et la prison.

C'est ce que ça signifie. L'un de nous ira en prison et ça ne sera pas moi.

Bonjour, chéri. Bonjour, papa.

Comment tu le trouves ?

À tes souhaits.

As-tu apporté la couronne ? Quelle couronne ?

La couronne de Noël à accrocher à la fenêtre.

Je l'ai laissée au bureau. Il neige ?

Oui. Où est ton manteau et ton chapeau ?

Je les ai laissés au bureau. Que se passe-t-il ?

Rien. Tout va bien.

Allez. Tu peux accrocher l'étoile en haut du sapin. Tout en haut.

Tiens, voilà.

Très bien, et remplis ce petit trou juste ici.

N'est-ce pas merveilleux pour Harry ?

On est célèbres, George. J'ai eu 50 appels pour la parade, le banquet.

Ta mère est surexcitée. Elle...

Doit-elle jouer ça sans arrêt ?

Je dois répéter pour la fête de ce soir, papa.

Maman a dit qu'on pouvait rester jusqu'à minuit et chanter des chants.

Tu sais chanter, papa ? Tu ferais mieux d'aller te raser.

Les familles seront bientôt là. Les familles !

Je ne veux pas que les familles viennent ici !

Va te préparer pendant que je finis le diner.

Allez. Excusez-moi.

Excusez-moi !

Une journée difficile ? Une belle journée pour les Bailey.

Papa, les Brown ont une nouvelle voiture. Tu devrais la voir.

Notre voiture n'est pas assez bien ? Si, papa.

Excusez-moi. T'excuser pour quoi ?

J'ai roté.

Tu es excusé. Monte voir si Zuzu a besoin de quelque chose.

Zuzu ? Qu'est-ce qu'elle a, Zuzu ?

Elle a pris froid en rentrant de l'école.

Elle ne voulait pas écraser sa fleur, elle n'a pas boutonné son manteau.

Elle a mal à la gorge ? C'est un rhume. Le médecin...

Le médecin est venu ? Oui. Ne t'inquiète pas.

A-t-elle de la fièvre ? Un peu. Elle ira vite mieux.

C'est cette vieille maison. Je m'étonne qu'on n'ait pas tous une pneumonie.

Pleine de courants d'air. Autant vivre dans un réfrigérateur.

Pourquoi devons-nous vivre ici et rester dans cette sale ville ?

Qu'est-ce qui ne va pas ? Tout.

Tu appelles ça une famille heureuse ? Pourquoi avons-nous eu des enfants ?

Comment écrit-on "encens" ? Demande à ta mère.

Où vas-tu ? Voir Zuzu.

Il m'a dit d'écrire une pièce pour demain.

E-N-C...

E-N-S...

Bonjour, papa-

Qu'est-ce qu'il t'arrive ? J'ai gagné une fleur.

Attends. Où crois-tu aller ?

Je veux donner à boire à ma fleur. Donne-la à papa. Je vais le faire.

Tiens.

Regarde, papa.

Recolle-la. Très bien. Donne-la-moi.

Je vais la recoller.

Tiens. Comme neuve. On va donner de l'eau à boire à cette fleur.

Tu ferais quelque chose pour moi ? Quoi ?

Essaie de dormir. Je n'ai pas sommeil.

Je veux admirer ma fleur. Je sais, mais tu dois dormir.

Et tu pourras y rêver. Il y aura un jardin entier plein de fleurs.

Vraiment ?

Téléphone !

Je vais répondre.

Allô ?

Oui, c'est Mme Bailey. Merci. Je suis sure qu'elle ira bien.

Le médecin a dit qu'elle irait bien pour le soir de Noël.

C'est la maitresse de Zuzu ? Laisse-moi lui parler.

Allô ? Mme Welsh ? Ici George Bailey. Je suis le père de Zuzu.

Quel genre de maitresse êtes-vous, à la laisser rentrer à demi-nue ?

Elle finira par attraper une pneumonie par votre faute.

On paie des impôts pour avoir des enseignants comme vous ?

Des gens stupides et négligents qui renvoient les enfants tout nus.

Mes enfants ne sont peut-être pas les mieux habillés...

Cette stupide...

Allô, madame Welsh, je voudrais m'excuser...

Allô ?

Elle a raccroché. Je vais lui tordre le cou !

Je vais te casser la figure. Qu'est-ce que c'est que ça ?

Allô, qui est là ?

Monsieur Welsh. Parfait. Je vais vous dire ce que je pense de votre femme.

Va-t'en et laisse-moi m'occuper de ça. Allô ?

Quoi ? Oh, vraiment, hein ?

Dès que vous vous sentirez assez fort pour...

Allô ?

Comment écrit-on "alléluia" ? Je ne suis pas un dictionnaire.

Tommy, arrête ! Janie, tu ne connais pas encore cet air ?

Tu le joues sans arrêt. Ça suffit !

Je suis désolé, Mary.

Janie, je suis désolé. Je ne le pensais pas.

Allez, continue à t'entraîner.

Pete, je te dois des excuses aussi.

Je suis désolé.

Que voulais-tu savoir ? Rien, papa.

Qu'est-ce que vous avez tous ? Janie, je t'ai dit de t'entraîner.

Allez, joue ! Oh, papa !

George, pourquoi torturer les enfants ? Pourquoi ne...?

Mary...

Bedford 247, s'il vous plait.

Papa a des ennuis ? Oui, Pete.

Dois-je dire une prière pour lui ? Oui, prie du fond du cœur.

Moi aussi ? Toi aussi, Tommy.

Allô ? Oncle Billy ?

J'ai des ennuis, monsieur Potter. J'ai besoin d'aide.

Par accident, nos comptes ne sont pas justes.

L'inspecteur des comptes est venu aujourd'hui. Je dois trouver 8 000 $.

C'est ce dont les journalistes voulaient vous parler.

Ils m'ont appelé. Ils étaient à Construction & Prêts.

Quelqu'un du bureau du procureur vous cherche aussi.

S'il vous plait, aidez-moi, M. Potter. Vous m'aiderez, n'est-ce pas ?

Vous ne voyez pas ce que ça signifie pour ma famille ?

Je payerai des intérêts. Si vous voulez toujours Construction & Prêts...

George, comment se fait-il que les comptes ne soient pas justes ?

Les comptes ne sont pas truqués. J'ai égaré 8 000 $.

Vous avez égaré 8 000 $ ? Oui, monsieur.

L'avez-vous signalé à la police ? Je ne veux pas que ça se sache.

Harry revient à la maison demain. Ils vont avaler ça.

Avez-vous joué l'argent de la société en Bourse ?

Non, monsieur. C'est pour une femme, alors ?

Tout le monde en ville sait que vous donnez de l'argent à Violet.

Comment ? Ça ne me regarde pas.

Pourquoi êtes-vous venu me voir ? Pourquoi pas Sam Wainwright ?

Il est en Europe. Et vos autres amis ?

Ils n'ont pas cette somme. Vous êtes le seul à pouvoir m'aider.

Le héros. Je deviens soudain quelqu'un d'assez important.

Quel genre de garanties aurais-je ? Avez-vous des actions ?

Non, monsieur. Des obligations ? Des immeubles ?

J'ai une assurance vie. Une police de 15 000 $.

Et quel capital possédez-vous ?

-500$. -500$?

Et vous me demandez de vous prêter 8 000 $.

Mais regardez-vous ! Vous étiez si sûr de vous.

Vous alliez voyager et conquérir le monde.

Vous m'avez traité un jour de "vieillard pervers et frustré".

Qu'êtes-vous, à part un jeune homme pervers et frustré ?

Un misérable employé de bureau qui se traine à genoux devant moi.

Pas de garanties, pas d'actions, pas d'obligations.

Rien à part un misérable capital de 500 $ dans une assurance vie.

Vous valez plus cher mort que vif.

Pourquoi ne pas demander 8 000 $ à la racaille que vous aimez tant ?

Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils vous chasseraient de la ville.

Je vais vous dire ce que je vais faire pour vous, George.

Puisque l'inspecteur est encore là,

et en tant qu'actionnaire de Construction & Prêts,

Je vais demander qu'on délivre un mandat contre vous.

Pour détournement de fonds, manipulation, escroquerie.

Très bien, George, allez-y.

Vous ne pourrez pas vous cacher dans cette petite ville.

Bill ? Ici Potter.

CHEZ MARTINI

Joyeux Noël. Je suis content que tu sois venu.

Que dirais-tu de ces excellents spaghettis ?

Seigneur...

Seigneur...

Notre père qui êtes aux cieux...

Je ne prie pas souvent, mais si de là-haut Vous m'entendez...

montrez-moi le chemin.

Je suis au bout du rouleau.

Montrez-moi le chemin, Seigneur.

Ça va, George ? Tu veux que quelqu'un te raccompagne chez toi ?

Pourquoi boire autant, mon ami ?

S'il vous plait, rentrez chez vous, M. Bailey. C'est le soir du réveillon.

Bailey ? Quel Bailey ?

C'est monsieur George Bailey.

Si jamais tu reparles comme ça à ma femme, ça sera pire.

Elle en a pleuré. Elle s'use à apprendre à lire et à écrire à tes sales gamins.

Il fallait en plus que tu l'injuries. Sortez !

Attendez. Je veux payer ma boisson. Sortez d'ici.

Très bien. C'est mon meilleur ami. Sortez !

Ça va, George ? Qui c'était ?

Il est parti. Un minable. Il s'appelle Welsh.

Il ne remettra plus les pieds chez moi. C'est la réponse à mes prières.

C'est la dernière fois qu'il vient ici. Tu entends, Nick ?

Où est ma police d'assurance ?

La voilà. Non, pas par-là, monsieur Bailey.

Vous ne vous sentez pas bien. Asseyez-vous et reposez-vous.

S'il vous plait, ne partez pas. S'il vous plait !

Qu'est-ce que vous faites ?

Regardez ce que vous avez fait. Mon arrière-grand-père a planté cet arbre.

Hé, vous !

Revenez, crétin d'ivrogne ! Sortez votre voiture de là !

Qu'est-ce qui vous prend ? Regardez Où vous allez.

Au secours !

Je n'ai pas eu le temps d'acheter un sous-vêtement à la mode.

Ma femme me l'a offert à mon dernier anniversaire. Je suis mort dedans.

Tom Sawyer est en train de sécher.

Vous devriez lire le nouveau livre qu'écrit Mark Twain.

Comment êtes-vous tombé ? Je ne suis pas tombé.

J'ai sauté pour sauver George. Quoi ? Pour me sauver ?

Oui, c'est vrai. Vous n'êtes pas passé à l'acte.

Quel acte ? Le suicide.

C'est contre la loi de se suicider par ici.

C'est aussi illégal là d'où je viens. D'où venez-vous ?

Du paradis.

Je devais agir rapidement. C'est pour ça que j'ai sauté.

Je savais que si je me noyais, tu essaierais de me sauver.

Et c'est comme ça que je t'ai sauvé.

Très amusant. Ta lèvre saigne, George.

Oui, j'ai reçu un coup dans la mâchoire en réponse à mes prières.

Non, George. Je suis la réponse à tes prières.

C'est pour ça qu'on m'a envoyé en bas.

Comment sais-tu mon nom ? Je sais tout de toi.

Je t'ai vu grandir. Es-tu médium ?

Non. Alors, qui es-tu alors ?

Clarence Oddbody, AS2.

Oddbody. AS2. Qu'est-ce que ça veut dire, AS2 ?

Ange de Seconde Classe. Quoi ?

A la tienne, mon brave.

Oh, bon sang !

Oh, mince.

Je me demande ce que Martini met dans ses verres.

Hé, qu'est-ce que tu as dit, il y a à peine une minute ?

Pourquoi voulais-tu me sauver ? On m'a envoyé en bas pour ça.

Je suis ton ange gardien. Ça ne m'étonne pas.

C'est ridicule de vouloir se tuer à cause de l'argent. Pour 8 000 $.

Ces choses-là. Comment es-tu au courant ?

Je te l'ai dit. Je suis ton ange gardien. Je sais tout à ton sujet.

Tu es bien le genre d'ange qui me serait attribué.

Un ange déchu, n'est-ce pas ? Où sont tes ailes ?

Je ne les ai pas encore gagnées. C'est pour ça que je suis un ange AS2.

Je ne sais pas si j'aimerais être vu en compagnie d'un ange sans ailes.

Je dois les mériter et tu vas m'aider, n'est-ce pas ?

Bien sûr. Comment?

En me laissant t'aider.

Oui. Il n'y a qu'un seul moyen de m'aider.

Tu n'aurais pas 8 000 $ sur toi ?

Non, on n'utilise pas d'argent au ciel. Oui, j'oubliais.

Mais ça s'avère pratique ici-bas.

Je l'ai découvert un peu tard. Je vaux plus cher mort que vif.

Ne parle pas ainsi. Je ne gagnerai pas mes ailes avec un tel comportement.

Tu ne sais pas tout ce que tu as fait. Si tu n'avais pas été la...

Si je n'avais pas été là, tout le monde irait mieux. Ma femme, mes enfants.

Mes amis. Écoute, bonhomme, va hanter quelqu'un d'autre.

Non. Tu ne comprends pas. J'ai une tâche à accomplir.

Tais-toi, veux-tu ?

Ça ne va pas être facile.

Tu crois que sans toi, tout le monde serait plus heureux ?

Je ne sais pas. Tu as peut-être raison.

Ça aurait été mieux si je n'étais jamais né.

Qu'est-ce que tu as dit ? J'aimerais n'être jamais né.

Tu ne dois pas dire des choses comme ça.

Attends un peu. C'est peut-être une bonne idée.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Oui, ça devrait le faire.

Très bien.

Ton vœu est exaucé. Tu n'es jamais né.

Inutile d'en faire tout un foin.

Qu'est-ce que tu as dit ? Tu n'es jamais né.

Tu n'as aucun souci dans ce monde. Pas de 8 000 $ à obtenir.

Pas de Potter qui te recherche.

Parle-moi dans cette oreille. Tu peux entendre de cette oreille.

C'est incroyable. Je n'entendais rien depuis que j'étais tout petit.

Ça a dû être le plongeon dans cette eau froide.

Ta lèvre ne saigne plus non plus, George.

Ça alors ! Qu'est-ce qui se passe ?

Il s'est arrêté de neiger.

Que s'est-il passé ici ? J'ai besoin d'un remontant.

Et toi, Ange ? Tu veux boire un verre ?

Dès que vos vêtements seront secs... Les vêtements sont secs.

Ça alors ! Le poêle fonctionne mieux que je ne le croyais.

Allez, habille-toi. Nous marcherons jusqu'à ma voiture et...

Désolé, je marcherai et tu voleras.

Je ne peux pas voler sans ailes. Oui, c'est vrai.

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est là que j'avais laissé ma voiture. Elle n'y est plus.

Tu n'as pas de voiture. J'avais une voiture, juste ici.

Quelqu'un a dû la déplacer. Bonsoir.

Dites-moi, Où est ma voiture ? Pardon ? Comment ?

Je suis le propriétaire de la voiture qui a heurté votre arbre.

Quel arbre ? Comment ça ? Cet arbre.

Je suis rentré dedans, j'ai fait une grosse entaille... sur le côté.

Vous devez parler de deux autres arbres.

Vous m'avez inquiété. L'un des plus vieux arbres de Pottersville.

Pottersville ? Vous voulez dire Bedford Falls.

Je voulais dire Pottersville. Je sais Où j'habite.

Qu'est-ce qui vous arrive ? Qu'est-ce qui m'arrive ?

Je ne sais pas. Soit je suis fou, soit c'est lui qui l'est.

Ou c'est toi. Ce n'est pas moi.

J'ai peut-être laissé ma voiture chez Martini. Viens, Gabriel.

Clarence.

Vas-y, entre. Martini est un de mes amis.

Voici un endroit Où s'asseoir.

Salut, Nick. Où est Martini ?

Vous voulez un martini ? Non, Martini, ton patron.

Je suis le patron. Vous voulez un verre ou pas ?

D'accord, un double bourbon. Vite. D'accord.

Et vous ? Je pensais...

Ça fait si longtemps que je...

Écoutez, monsieur, j'attends que vous vous décidiez.

Quel brave gars. Je pensais...

à un rhum flambé.

Non, il ne fait pas assez froid pour ça. Attendez une minute.

Je sais. Du vin chaud.

Avec beaucoup de cannelle et peu de clous de girofle. Et que ça saute.

Hé, on sert de l'alcool fort, pour ceux qui veulent s'enivrer vite

et on n'a pas besoin d'énergumènes pour créer l'ambiance au bar. C'est vu ?

Je dois user du gauche pour vous convaincre ?

Mais de quoi parle-t-il ? Hé, Nick.

Sers-lui la même chose que moi. C'est un brave gars.

D'accord.

Qu'est-ce qui lui arrive ? Je n'ai jamais vu Nick agir ainsi.

Tu verras beaucoup de choses étranges désormais.

Oui.

Hé.

Mon brave, tu m'inquiètes. As-tu un endroit Où dormir ?

Non. Tu n'en as pas.

Tu as de l'argent ? Non plus.

Pas étonnant que tu aies sauté. J'ai sauté pour te sauver.

Pour obtenir mes ailes.

Ah, quelqu'un a réussi. Réussi quoi ?

Chaque fois qu'on entend une cloche sonner, un ange a gagné ses ailes.

Écoute, mieux vaut ne pas parler d'ailes par ici.

Pourquoi ? Ils ne croient pas aux anges ?

Si, ils croient aux anges.

Alors pourquoi s'étonner quand ils en voient un ?

Il n'a jamais grandi. Quel âge as-tu, Clarence ?

293... en mai prochain.

Ça suffit comme ça. Dehors les deux lutins. Par la porte ou la fenêtre.

Nick, qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi m'appelez-vous Nick ?

C'est ton nom. Comment ça ?

Je vous connais ni d'Ève, ni d'Adam. Hé, toi, viens par ici.

Je ne t'ai pas déjà dit de ne pas venir quêter ici ?

Monsieur Gower ?

Qu'est-ce...?

Monsieur Gower, c'est George Bailey.

Vous ne me reconnaissez pas ? Non.

Non. Jetez-le dehors.

Monsieur Gower ! Hé, qu'est-ce qui vous prend ?

Nick, ce n'est pas M. Gower, l'apothicaire ?

Une autre raison pour ne pas vous apprécier.

Ce poivrot a passé 20 ans en prison pour avoir empoisonné un gamin.

Si vous le connaissez, vous devez être un taulard.

Veuillez montrer la porte à ces messieurs.

Bien sûr. Par ici, messieurs.

CHEZ NICK

Et ne revenez plus.

Écoutez. Je distribue des ailes !

Tu n'étais pas là pour empêcher Gower de mettre du poison dans les cachets.

Comment ça, je n'étais pas là ? Je m'en souviens très bien.

Hé, que se passe-t-il ici ?

Ça devrait être le bar de Martini.

Écoute, qui es-tu ?

Je te l'ai dit. Ton ange gardien. Je sais. Tu me l'as déjà dit.

Mais quoi d'autre ? Tu es hypnotiseur ?

Non, bien sûr que non. Pourquoi tant de choses étranges ?

Tu ne comprends pas, George ? C'est parce que tu n'es jamais né.

Si je ne suis pas né, qui suis-je ?

Personne. Tu n'as pas d'identité. Comment ça, pas d'identité ?

Je m'appelle George Bailey. Il n'y a pas de George Bailey.

Tu n'as pas de papiers, pas de carte de visite, de permis de conduire,

de carte de réformé ni de police d'assurance.

Ils ne sont pas là non plus.

Quoi ? Les pétales de Zuzu.

On t'a donné un fabuleux cadeau, George.

Une chance de voir comment serait le monde sans toi.

Attends une minute.

Je suis en train de faire un rêve étrange.

Adieu. Je rentre à la maison. Quelle maison ?

Tais-toi ! Arrête !

Tu es fou, à mon humble avis ! Tu es dingue !

Tu me rends dingue aussi. J'ai des hallucinations.

Je rentre voir ma femme et ma famille et je rentre seul !

Je m'en sors bien, Joseph ?

Merci.

Non, je n'ai rien bu !

COMBATS LE MERCREDI SOIR

PRET SUR GAGE

2O MAGN I FIQU ES FILLES

Hé, Où a déménagé Construction & Prêts ?

Construction et quoi ? L'immeuble des Bailey.

Ils ont fait faillite il y a des années.

C'est un menteur ! Je connais tous les gens haut placés en ville !

Je connais Potter et je vous ferai...

Hé, Violet !

Hé, c'est Violet ! Je sais !

Je connais cette fille ! Allez faire un tour. Dégagez.

Hé, Ernie. Dis-le au juge !

Ernie, ramène-moi à la maison. Je deviens fou.

Où habitez-vous ? Tu le sais. 320 Sycamore.

Très bien... 320 Sycamore ? Oui, dépêche-toi.

Très bien.

Ernie, explique-moi. J'ai dû boire de l'alcool frelaté ou quelque chose.

Tu es Ernie Bishop et tu habites à Bailey Park, avec femme et enfant.

Vous avez vu ma femme ? J'ai été chez toi une centaine de fois.

Comment ça ? Je vis dans un taudis à Potter's Field.

Ma femme m'a quitté en emmenant le gamin et je ne vous ai jamais vu.

Bon, accélère et ramène-moi à la maison.

C'est la bonne adresse ? Évidemment.

Cette maison est inhabitée depuis 20 ans.

Que se passe-t-il ? J'en sais rien, mais surveille-le.

Il est toqué.

Mary ? Mary !

Tommy ? Pete ? Janie ? Zuzu ? Où êtes-vous ?

Ils ne sont pas là. Tu n'as pas d'enfants.

Qu'as-tu fait d'eux ? Les mains en l'air !

Sortez de là, tous les deux. Bert, Dieu merci, tu es là.

Bert, qu'est-il arrivé à cette maison ? Où est Mary ?

Surveille-le, Bert. Qu'est-ce qui vous prend, vous deux ?

Vous étiez là, à mon mariage. Vous nous avez chanté des chansons.

Je ferais bien d'y aller. On va aller voir un médecin.

Tout va bien se passer. Emmenez-moi chez ma mère !

Ce gars, il dit qu'il est un ange.

Je regrette d'avoir à le faire, mais...

Cours, George !

Joseph ! La ferme !

Joseph!

Où est-il passé ? Je le tenais.

J'ai besoin d'un remontant.

Par Où est-il parti ? Aide moi à le retrouver.

CH EZ MA BAILEY PENSION

Alors ?

Maman...

Maman ? Que voulez-vous ?

Maman, c'est George. J'étais sûr que tu te souviendrais de moi.

George qui ? Si vous cherchez une chambre, j'en ai pas de libre.

S'il te plait, aide moi. Quelque chose de terrible m'est arrivé.

Comme à tout le monde. Laisse-moi entrer.

Jusqu'é ce que je me remette. Que tu te remettes de quoi ?

Je n'accueille pas d'étrangers à moins qu'on me les ait recommandés.

Je connais toutes les personnes que tu connais. Ton beau-frère, oncle Billy.

Vous le connaissez ? Évidemment.

Quand l'avez-vous vu ? Aujourd'hui.

C'est faux. Il est à l'asile de fous. C'est là que vous devriez être aussi.

C'est étrange, n'est-ce pas ? La vie de chacun touche celle de l'autre.

Quand quelqu'un n'est pas là, il laisse un vide terrible.

Tu m'as jeté une sorte de sort. Je vais m'en défaire.

Je sais comment. Le dernier à qui j'ai parlé avant tout ça était Martini.

Tu sais Où il habite ? Évidemment. Il vit à Bailey Park.

Tu es sûr que c'est bien Bailey Park ?

Je ne suis plus sûr de rien.

Tout ce que je sais, c'est que ça devrait être Bailey Park.

Mais Où sont les maisons ? Tu n'étais pas là pour les construire.

Ton frère Harry est passé à travers la glace et il s'est noyé à 9 ans.

C'est un mensonge ! Harry Bailey est allé à la guerre !

Il a reçu une médaille. Il a sauvé tous les hommes du bateau.

Tous les hommes du bateau sont morts.

Harry ne les a pas sauvés parce que tu n'as pas sauvé Harry.

Tu vois, George, tu as vécu une vie formidable.

Ne vois-tu pas quelle erreur ça serait de la gâcher ?

Clarence ? Oui, George.

Où est Mary ? Je ne peux...

Je ne sais pas comment tu fais pour le savoir, mais Où est ma femme ?

Je ne suis pas censé te le dire. Dis-le-moi.

Ça ne va pas te plaire. Où est-elle ?

C'est une vieille fille. Elle ne s'est jamais mariée.

Où est Mary ? Où est-elle ?

Elle s'apprête à fermer la bibliothèque.

Il doit y avoir un moyen plus facile de gagner mes ailes.

BlBLIOTHEQUE PUBLIQU E DE POTTERSVILLE

MEW-

Mary !

Mary !

C'est George ! Tu ne me reconnais pas ? Qu'est-il arrivé ?

Je ne vous connais pas. Lâchez-moi ! Mary, s'il te plait ! Arrêtez !

Aide moi ! Où sont nos enfants ? J'ai besoin de toi, Mary !

Aide moi ! Mary !

Lâchez-moi ! Au secours !

Arrêtez-le ! Tom ! Ed ! Charlie ! C'est ma femme !

Mary ! Que quelqu'un appelle la police.

Que quelqu'un le frappe sur le crâne avec une bouteille !

Clarence !

C'est vous !

Reculez !

Clarence !

Clarence !

Aide moi, Clarence !

Fais-moi revenir !

Fais-moi revenir ! Je me fiche de ce qui peut m'arriver.

Fais-moi retrouver ma femme et mes enfants !

Aide moi, Clarence, s'il te plait !

S'il te plait !

Je veux vivre de nouveau. Je veux vivre de nouveau.

Je veux vivre de nouveau. S'il vous plait, Seigneur, laissez-moi revivre.

Hé, George !

Tu vas bien ? Que t'arrive-t-il ?

Pars ou je vais encore te frapper ! Pourquoi cries-tu, George ?

George ? Bert, tu me reconnais ?

Tu plaisantes ? J'ai parcouru toute la ville à ta recherche.

J'ai vu ta voiture encastrée dans un arbre... Hé, ta lèvre saigne.

Tu es sûr que tu vas bien ?

Ma lèvre saigne, Bert !

Ma lèvre saigne... Les pétales de Zuzu. Je les ai !

Bert, qu'est-ce que tu comprends à tout ça ? Joyeux Noël !

Joyeux Noël !

Mary !

BIENVENUE A BEDFORD FAILS

Bonjour, Bedford Falls !

Joyeux Noël ! Joyeux Noël, George.

Joyeux Noël, cinéma !

Joyeux Noël, Emporium !

Joyeux Noël, merveilleux Construction & Prêts !

Hé ! Joyeux Noël, monsieur Potter !

Et bonne année... en prison. Rentrez chez vous, on vous y attend.

Mary 1

Mary !

Bonjour, monsieur l'inspecteur des comptes. Comment allez-vous ?

M. Bailey, il y a un déficit. De 8 000 $.

J'ai un papier officiel. Un mandat !

Fabuleux, je vais aller en prison ! Joyeux Noël ! Où est Mary ?

Mary ! Quelle merveilleuse maison plein de courants d'air ! Mary !

Avez-vous vu mon épouse ?

Joyeux Noël, papa ! Les enfants ! Pete !

Les enfants ! Janie ! Tommy !

Laissez-moi vous regarder. Je pourrais vous dévorer.

Où est votre mère ? Elle est partie te chercher.

Papa ! Zuzu ! Comment te sens-tu ?

Très bien. Plus du tout de fièvre.

Alléluia ! Bonjour.

George, chéri, Où étais-tu ? Mary !

George, chéri, Où étais-tu ? George !

Laisse-moi te toucher. Tu es bien réelle ?

George. Tu ne sais pas ce qui s'est passé.

Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé.

Allez, George. Viens en bas, vite. Ils arrivent.

Allez.

Viens par ici.

Mets-toi devant le sapin. Juste là, ne bouge pas.

Que se passe-t-il ? Ils arrivent.

George, c'est un miracle. Que se passe-t-il ?

Qui va arriver, papa ?

Entre, oncle Billy. Où est-ce que je mets ça ?

Par ici. George !

Regarde ! Je n'ai jamais vu ça. N'est-ce pas merveilleux ?

C'est Mary. Elle a dit à certains que tu avais des soucis.

Ils se sont dispersés pour récolter de l'argent sans se poser de questions.

Qu'est-ce que c'est ? Une autre ruée sur la banque ?

Tiens, George. Joyeux Noël.

Tenez, voilà. Formez une ligne sur la droite.

Joyeux Noël.

Monsieur Martini !

Monsieur Martini ! Allez-y, avancez !

J'ai dévalisé le juke-box aussi.

Monsieur Gower !

J'ai arrondi mes comptes de crédit d'achats.

Je ne pars plus, George. J'ai changé d'avis.

J'avais économisé pour me payer un divorce, si un jour j'avais un mari.

Très bien, George. J'ai réveillé toute la faculté.

Je n'aurais pas un toit sur ma tête sans toi, George.

Silence. Écoutez ceci. Ça vient de Londres.

"Monsieur Gower a télégraphié que tu avais besoin de liquide.

"Mon bureau t'avance 25 000 $.

Hi-han et joyeux Noël. Sam Wainwright."

Monsieur Martini, et si vous nous serviez du vin ?

Harry Bailey !

George g

Harry ! J'espère arriver à temps.

Je l'ai vite ramené de l'aéroport. Son avion a été pris dans un blizzard.

Et New York ?

Je suis parti dès que j'ai eu le télégramme de Mary. Bonne idée.

Trinquons à mon grand frère George, l'homme le plus riche de la ville.

LES AVENTURES DE TOM SAWYER

UN HOMME NE CONNAIT PAS L'ECHEC S'Il A DES AMIS.

MERCI POUR LES AILES ! AFFECTUEUSEMENT, CLARENCE

Qui est-ce ?

C'est un cadeau de Noël d'un ami très cher.

La maitresse dit qu'à chaque fois qu'une cloche sonne, un ange reçoit ses ailes.

C'est vrai.

Bien joué, Clarence.

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