All language subtitles for 1990 - Dr M (aka Doctor M)

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Original subtitles

Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.

Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.

Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.

Ou avec une grimace, si n�cessaire. Mais affrontez-le. Il est temps de se lever.

Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.

Ou avec une grimace, si n�cessaire. Mais affrontez-le. Il est temps de se lever.

Le monde appartient ...

� ceux qui se l�vent t�t, n'est-ce pas !?

Pourquoi perdre son temps � dormir ?

Alors que ce monde vous apporte chaque jour de nouveaux visages,

de nouvelles aventures et de nouvelles intrigues.

Pourquoi perdre son temps � dormir ? Alors que ce monde vous apporte

chaque jour de nouveaux visages, de nouvelles aventures et intrigues.

Allez, levez-vous, bougez-vous. Etirez-vous et pr�parez le caf�.

Plus que deux minutes avant six heures. Votre vie s'envole � tire-d'ailes.

Plus que deux minutes avant six heures. Votre vie s'envole � tire-d'ailes.

Plus que deux minutes avant six heures. Votre vie s'envole � tire-d'ailes.

Mesdames et messieurs les passagers. Le train � destination de Bonn ...

Tellement � faire, tellement � faire, tellement � faire.

O� trouver le temps ? Club Theratos.

Le meilleur moment de votre vie. Club Theratos.

Prenez votre temps.

Club Theratos.

Club Theratos. Evadez-vous. Evadez-vous vers une vie meilleure.

Theratos... Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller ...

Il est temps d'y aller ...

Commissaire, Combien de morts ?

- Beaucoup. - S'agit-il de suicides ?

Des t�moins survivants pr�tendent qu'il ne s'agit pas d'un accident.

- Un sabotage ? - D�barrassez-moi de lui.

- Le public a le droit de savoir. - Il saura quand nous saurons.

- Je suis de Matermedia, ne me poussez pas ... - Je me fiche de savoir ...

... pour quelle m�re vous travaillez.

Suicide ?

Aucune id�e.

Je connais de meilleures fa�ons de d�marrer la journ�e.

Tout ce que peuvent faire les �quipes de secours, c'est �vacuer ...

les r�sidents � proximit� des deux c�t�s du mur ...

mais ils ne peuvent pas emp�cher la propagation des fum�es toxiques.

D'apr�s le commissaire de police Kessler ...

il est trot t�t pour pouvoir dire ...

si il s'agissait r�ellement d'une attaque suicide.

Mais si tel �tait le cas, ce serait la troisi�me attaque ...

causant des pertes humaines massives apr�s l'explosion de propane ...

dans Berlin est et la contamination de l'eau ...

du complexe Markisches Viertel.

Mais accident ou suicide ?

Le d�sastre d'aujourd'hui est encore plus horrible que les pr�c�dents.

Les premi�res estimations d�nombrent plus de 400 victimes.

Tout ce que peuvent faire les �quipes de secours, c'est �vacuer ...

les r�sidents � proximit� des deux c�t�s du mur ...

mais ils ne peuvent pas emp�cher la propagation des fum�es toxiques.

D'apr�s le commissaire de police Kessler ...

il est trot t�t pour pouvoir dire ...

si il s'agissait r�ellement d'une attaque suicide.

Je suis pr�s du mur. C'est infernal. Vous pouvez sentir la peur du suicide.

Kessler ne sait plus o� donner de la t�te.

Une r�union entre les 2 maires, Est et Ouest, doit avoir lieu aujourd'hui m�me.

M�me Bonn envoie quelqu'un.

Seul Dieu sait ce qui va en ressortir.

STABILITE

Des terroristes. Entrain�s au moyen-orient. Ce sont surement eux.

Vous voulez dire � l'Ouest, c'est �vident.

Messieurs, s'il vous plait.

Les incidents ont eu lieu des deux c�t�s et, maintenant, au niveau du mur lui-m�me.

Oublions les id�ologies sanglantes ...

et permettez que le commissaire Kessler nous informe.

Le nombre de d�c�s va continuer d'augmenter dans les h�pitaux.

Il est donc trop t�t pour estimer le chiffre exact.

Mais 500 ... pourrait �tre un chiffre prudent.

- Un autre Bhopal. - Ces accidents arrivent.

- Pas des accidents, ce sont des suicides. - Nous ne le savons pas encore.

Que voulez-vous qu'ils fassent ? Qu'ils laissent des notes disant ...

"Adieu, monde cruel" ?

Ces commentaires insensibles sont tout � fait d�plac�s.

Je ne suis pas insensible, M. le Maire. Je suis r�aliste.

Lieutenant Hartmann, nous n'avons nul besoin de rumeurs.

Il n'est pas n�cessaire de cr�er une panique g�n�ral.

Ouais ... rien n'a �t� fait dans ce sens.

Notre boulot consiste � maitriser la situation ...

pas � se livrer � des sp�culations sauvages.

Exactement.

Et moi qui croyait que notre boulot consistait � d�couvrir ce qui se cache derri�re ces ...

"accidents".

C'est pour cela que je nomme le capitaine Engler en charge des investigations.

Avez-vous quoi que ce soit pour �tayer votre th�orie des "suicides", lieutenant ?

Le bon sens.

Donc, vous pouvez nous dire pourquoi ces gens se sont donn� la mort.

Vous devez le demander aux morts, capitaine Engler.

Le seul qui puisse comprendre un suicid� est un autre suicid�.

C'est la fa�on dont vous avez compris la mort de votre femme ?

Suicides ou pas, messieurs, le r�sultat est le m�me.

Mais si les gens commencent � croire � cet absurde ... comment d�j� ?

"virus du suicide"... Cela doit �tre �vit� � tout prix.

- J'insiste, l'ambiance dans la ville ... - Du calme.

A l'Ouest, au moins, le calme pr�vaut.

Les berlinois sont pragmatiques. Nous avons vu pire.

A l'Est, les gens sont inquiets.

Mais, ce n'est pas nous qui avons le plus fort taux de suicides d'Allemagne.

D'Europe, M. le Maire ...

d'Europe.

A la vitesse o� �a va, nous pouvons dire que Berlin tient la t�te.

Et si votre lieutenant a raison ...

Matermedia devra rendre compte de cette nouvelle "tendance".

Docteur, nous voulons juste que vous rendiez compte de la v�rit� ...

comme toujours.

Je crois que vous connaissez tout le monde. Voici M. Penck ...

le directeur de la s�curit� de Berlin-Est.

- Le Dr. Marsfeldt ... - Pr�sident de Matermedia, bien s�r.

Enchant�.

La plupart d'entre-vous, et je les comprends, sont soucieux de l'opinion publique.

J'ai pens� que vous pourriez �tre int�ress�s de voir �a.

Les berlinois semblent impatients de partir en vacances.

Cela date d'une heure ...

au bureau du club de vacances Theratos de la Kurf�rstendamm.

D�sol�, il y a une liste d'attente de 800 personnes.

Vous voulez 4 places pour la Finlande ? - Oui, c'est �a ...

Nous y avons s�journ�.

Si c'est une conspiration, peut-�tre devrions nous investiguer ...

tous les clubs de vacances et agences de voyages ...

non ?

Ce ne sera pas aussi dr�le si cela s'�tend � l'ext�rieur de Berlin.

Essayons de ne pas en parler comme d'une maladie.

Quoi que ce soit, si c'est infectieux ...

Klaus.

Klaus.

Je veux m'excuser pour le commentaire de Engler � propos de Nina.

- Il �tait d�plac�. - Ouais.

Klaus, c'est un type bien mais il s'emballe facilement.

Que Dieu nous prot�ge de ces types bien qui s'emballent facilement.

Dites � votre "bon" capitaine Engler...

que s'il ne me fait pas chier, je ne le ferais pas chier.

Lieutenant Hartmann. Par ici, s'il vous plait.

Lieutenant Hartmann.

M. Penck et moi-m�me sommes intrigu�s par votre th�orie des suicides.

Nous savons qu'il y en a eu plusieurs ces derni�res semaines ...

mais c'est peu probable qu'ils soient li�s � ces ...

attaques et catastrophes publiques.

Je n'ai pas dit qu'ils l'�taient. J'ai dit que ce n'�taient pas des accidents.

Vous voulez dire une motivation commune ... mais dans le cas de suicides ...

mis � part une hyst�rie collective ...

Je suis policier, colonel Penck. Je ne m'y connais pas en hyst�ries et autres maladies.

Je ne vois que des gens qui meurent en emportant bon nombre de leurs voisins.

L'un apr�s l'autre ?

D'une voiture, d'une fen�tre, d'un pont ...

Dans une ville comme la n�tre, on a �norm�ment de choix, pas vrai ?

Si vous d�couvrez quelque chose montrant que ce sont des suicides ...

vous me tenez inform� ?

Certainement, vous aurez de mes nouvelles.

Tellement � faire. A faire.

O� trouver le temps ?

Club Theratos.

Le meilleur moment de votre vie.

Prenez votre temps.

Club Theratos.

Le temps de se d�tendre, de se relaxer, de se retrouver.

Theratos.

- Reculez, reculez s'il vous plait. - Laissez-vous d�river.

Laissez-vous aller.

Laissez tout derri�re vous.

Theratos.

Evadez-vous.

- Du 6�me �tage - Evadez-vous vers une vie meilleure.

Theratos.

Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller.

Cela doit provenir d'ici, du c�t� Ouest.

Plus ils pr�tendent que ce sont des accidents, plus j'en suis convaincu.

Il faudra tenir � l'oeil le lieutenant Hartmann et Marsfeldt.

Pourquoi s'y int�resse-il autant ?

La mort est toujours aux derni�res nouvelles.

On ne peut pas lui faire confiance.

Pas quelqu'un d'aussi puissant.

En parlant de confiance ...

sommes-nous s�rs que �a ne vienne pas de notre propre service de s�curit� ?

Moser.

Oui ?

Pas de blagues de mauvais go�t au sujet de la confiance.

Je serai absent pendant une semaine. N'en parlez � personne d'autre.

- Des vacances ? - En Corse ...

ou � Corfou. Je ne sais pas.

C'est ma femme qui s'en est occup�. Un de ces Club Theratos.

Esp�rons que vous nous reviendrez repos�.

REIMAR VON GELDERN SE SUICIDE

Pleurons ensemble la mort tragique et pr�matur�e

de mon adversaire et bon ami, Reimar von Geldern.

Le roi de la t�l�vision nocturne.

Parce qu'il a apport� l'esprit avec brio dans les m�dias de Berlin ...

des deux c�t�s du mur ...

il nous manquera tellement.

Nous disions : "L�ve-toi avec Veidt, couche-toi avec Geldern".

Mais sans Reimar, nous n'entendrons plus "Veidt und Bright" aux environs de Berlin. (weit und breit = � la ronde)

Continuons avec de meilleures nouvelles. TV East 1 est heureuse ...

d'annoncer que notre show "La bonne vie" ...

donnera naissance � une �mission nocturne intitul�e "La fin de vie".

Et �a commence la semaine prochaine.

- Qui est-ce ? - C'est moi.

ENORME CATASTROPHE A BERLIN

UNE FEMME SE JETTE SOUS LE METRO DES DIZAINES DE PASSAGERS CHOQUES

Donne-moi la clef.

Klaus, tu y vas.

Je ne peux plus. Si je vois encore les restes d'une autre vie ...

Ne t'en fais pas. Je reviens dans une minute.

Qui �tes-vous ?

Bordel, qu'est-ce que vous voulez ?

Sortez avant que j'appelle la police.

Alors, c'est chez vous.

Beaucoup d'autoportraits, Mme. Sednik.

- Cela me regarde. - Ouais, je suppose que �a serait vrai ...

si Anna Sednik n'avait pas fait le grand saut � la station Westkreutz ...

hier.

Elle est morte ?

Vous connaissez beaucoup de femmes ayant surv�cu apr�s s'�tre jet� sous une rame ?

Police.

- Vous �tes son mod�le ? - Non.

Je n'ai m�me jamais entendu parler d'elle avant aujourd'hui.

Elle m'a envoy� sa clef.

Et aussi ceci.

Pourquoi vous ?

Je ne sais pas.

Les gens m'envoient toujours des choses.

Ah, oui ! Je sais qui vous �tes.

La fille "Il est temps d'y aller".

Celle qui est sur le bout de la langue de tout-un-chacun.

Y compris celle d'Anna Sednik.

Vous me d�peignez comme un timbre-poste.

- Un timbre a une justification - Puis-je y aller, maintenant ?

- Avez-vous touch� quelque chose, ici ? - Non.

- Pourquoi s'est-elle tu�e ? - Elle a oubli� de le dire.

Sonja Vogler !

Si vous recevez d'autres lettres de fans morts ...

pr�venez-moi, ok ? Je suis le lieutenant Hartmann.

- Quelque chose ? - Je veux que ce soit pass� au peigne-fin.

Ils oublient toujours quelque chose.

Regarde �a.

Tu sais ... beaucoup de gens disent que c'est le changement de mill�naire ...

que l'ann�e 2000 approchant, c'est la fin du monde.

Et les plus malins s'en vont maintenant ...

pendant qu'ils ont encore le choix.

Je sais que c'est une id�e tordue mais les gens sont tordus.

Et il doit y avoir une raison. Les gens ont besoin de raisons.

On ne se tue pas pour rien.

Comment s'appelait le conducteur du camion ?

Sehr., Martin Sehr. 3 rue Adalbert.

- Une famille ? - Une femme et deux enfants.

Le meilleur moment de votre vie.

Club Theratos.

Prenez votre temps.

RESPONSABLE D'ASSASSINAT

Club Theratos.

ASSASSIN

Dites-leur que nous ne voulons pas de cette maladie, ici.

Versez votre sang crasseux dans d'autres quartiers.

Ca suffit. Montrez un peu de respect.

Du large.

Mme. Sehr. Lieutenant Hartmann, police, et voici le sergent Stieglitz.

Si vous vous souvenez ...

de quoi que ce soit que vous voudriez que l'on sache � propos de votre mari.

Il n'a rien laiss� ?

Si, une famille.

2 filles.

Non, je veux dire une lettre ou une photo, quelque chose ...

Pourquoi aurait-il laiss� quelque chose ? Il ne s'est pas suicid�.

Martin �tait p�re de famille.

Il aimait ses filles, il �tait heureux.

Il revenait rapidement du travail pour �tre avec elles.

Il venait juste de nous emmener en vacances.

C'est un bon p�re.

Je me fiche de ce que disent les journaux. Ce sont des mensonges.

Jamais il ne se serait suicid�. Jamais !

C'est un crime contre Dieu.

C'�tait un accident.

Je suis d�sol� pour ce qui est arriv� � tous ces gens...

mais quelque chose n'allait pas avec le camion.

C'�tait un accident.

Vous �tes des amis de papa ?

En quelque sorte, oui.

Vous aussi vous �tes malades ?

Klein, Rogge, Rudi ...

Sehr, Martin. Casier 22.

Le casier de Martin Sehr. C'est l�.

CONTINUONS !

Klaus.

Klaus.

L'infortun� Reimar von Geldern. Comme c'est surprenant.

Bien s�r. Il avait d�j� ...

de l'eau dans les poumons. Mais pas tant de fum�e que �a.

Il �tait d�j� mort.

500 milligrammes te tuent assez rapidement.

- Bonjour. - Dr. Marsfeldt ...

- quelle joie de vous voir. - Non, je ne veux aucun traitement de faveur.

Dieu sait, je suppose, que j'en ai besoin ...

mais je ne suis pas exactement une personnalit� de la t�l�vision.

Non, non. Je voulais seulement dire quelques mots.

Je suis s�r que des personnes talentueuses comme vous m'emp�cheront ...

d'apparaitre insens�.

Ah, oui ! J'ai apport� avec moi des associ�s.

Achim ...

Venez.

Parfois, je crois que je pr�f�rerais travailler dans une morgue.

Ils ont la vie facile.

Ils ont seulement � s'occuper des morts.

Ce sont ceux qui restent qui me pr�occupent.

Pauvre femme ...

les abandonner comme �a ...

Si j'avais une femme et des enfants et que �a m'arrivait, je ne sais pas ce que je ferais.

Tu ne ferais rien. Tu serais mort.

Tu sais ce que je veux dire. O� est ta compassion ?

Tu l'as vu avec les gosses. Si tu avais une famille, tu saurais de quoi je parle.

Je suis d�sol�, Klaus, Je suis d�sol�.

Merde !

Je ne sais pas ce qui me passe par la t�te.

Je reviens � peine de vacances et je ressens d�j� le besoin d'en prendre d'autres.

C'est ce putain d'ulc�re.

C'est comme si Dieu jouait � la roulette russe.

N'importe qui pourrait �tre le suivant. Elle, elle, lui ...

Ce doit �tre pire pour toi apr�s ce qui est arriv� � Nina.

Elle n'a rien � voir avec �a.

- Nina ne faisait pas partie de �a. - Non, je sais, mais ...

- C'�tait il y a deux ans. - Je sais.

- Je ne disais pas qu'elle �tait ... - Elle avait d'autres raisons.

Nous savons tous ce qu'elle a travers�.

Non nous ne le savons pas.

Pas vraiment ...

Quand le m�decin est venu avec tout ce ...

quand il �tait trop tard, bien trop tard.

Il a dit : "Votre femme, Nina, �tait enceinte".

Nina ne me l'avait pas dit.

Je sais seulement que la mort a pris la moiti� de ma vie.

Mais ...

la moiti� d'une vie, c'est mieux que rien.

Tellement � faire. A faire.

O� trouver le temps ?

AMBULANCE

- se relaxer, se retrouver. - Klaus ...

ils sont tous morts. Klaus !

Ils sont tous morts.

- Stieglitz, calme-toi. - Ils sont tous morts.

Theratos.

Evadez-vous.

Evadez-vous vers une vie meilleure.

Theratos.

Ils sont tous morts. Tous morts, non ?

- Que puis-je faire pour vous ? - Je voudrais voir le Dr. Marsfeldt.

M. Moser, journal TV de la RDA.

- Vous avez rendez-vous ? - Naturellement.

Prenez un si�ge, je vous prie, M. Mauser.

Moser.

Moser.

Club Theratos.

Gaby, viens d�p�che-toi. Nous n'allons pas y passer la nuit.

Club Theratos.

Le temps de se d�tendre ...

de se relaxer, de se retrouver.

Mon Dieu, j'�sp�re qu'il n'est pas trop tard.

C'est tout pour aujourd'hui. Nous ouvrons demain matin � 09h00.

M. Moser.

Le Dr. Marsfeldt est occup� par ailleurs ...

et dit qu'il sera incapable d'honorer votre rendez-vous.

Il vous prie d'accepter ses excuses ...

et il sera tr�s heureux de s'entretenir avec vous dans un futur proche. Merci.

S'il vous plait, communiquez au Dr. qu'il ne sera pas seul � �tre heureux dans un futur proche.

Merci.

Ne la touchez pas ! A distance ! Ne la touchez pas !

N'ayez pas peur.

- Une accolade ne me d�range pas. - Laissez-nous en paix.

Sonja, es-tu folle ? Et si ils �taient infect�s ?

Merci, c'est tout.

Merci beaucoup.

Sonja doit y aller. Plus d'autographes.

Il est temps d'y aller. Il est temps d'y aller. Il est temps d'y aller.

Laissez tout derri�re vous.

C'est ton sens de l'humour ? Un sens de l'humour plut�t malsain.

Tu n'es plus l'une des leurs, tu te souviens ?

Si je ne suis plus une des leurs, � quelle esp�ce j'appartiens ?

Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller.

Savez-vous o� j'ai trouv� �a ?

Dans le casier du chauffeur du camion qui s'est �cras� contre le train l'autre jour.

Cela vous rappelle quelque chose ?

Qu'�tes-vous pour ces gens ? L'ange de la mort ?

Ce n'est pas moi. C'est juste un visage. Ce n'est pas le mien. Je ne peux pas le contr�ler.

- Pensez-vous que les ai tu� ? - Non.

Ils se sont suicid�s.

Pourquoi ? Je ne sais pas. Je ne crois pas que vous le sachiez davantage.

En effet, je ne sais pas. Peut-�tre sont-ils malades.

Les gens disent que c'est un virus.

Peut-�tre.

Peut-�tre qu'ils sont malades d'amour.

Est-ce l� que je dois rire ?

Deux personnes se suicident en m�me temps.

Les deux ont des images de vous. Images d�figur�es de la m�me fa�on.

Cela sugg�re un lien, non ?

Et ne me dites pas que c'est parce que vous �tes sur toutes les bornes vid�o de la ville.

Vous croyez que j'ai eu des aventures avec eux ? Avec les femmes aussi ?

Attention, je suis la veuve noire.

Vous aussi vous ne pouvez pas dormir, pas vrai ?

Dormir n'est pas le probl�me.

La seule chose qui arrive � un dormeur, c'est un r�ve.

C'est le r�veil. Excusez-moi.

Pardonnez-moi de diff�rer votre divertissement habituel ...

mais les enfants m'ont demand� si ils pouvaient faire quelque chose de sp�cial ...

pour leur ami et protecteur, M. von Geldern.

Comment pouvais-je refuser ?

Je suis terriblement d�sol� ... J'avais peur que ...

Cr�me hydratante. Vous en voulez un peu ?

- Non. - Peut-�tre pr�f�rez-vous ceci ?

"R�g�n�rateur analogique cellulaire microcibl�". J�sus Christ !

Si vous ne l'avez pas d�j� essay�, je vous le conseille.

Je cire mes chaussures, pas mon visage.

Vous gagnez votre vie avec vos pieds, alors ? Mon visage m'a fait gagner beaucoup d'argent.

J'en prends soin, il prend soin de moi.

- Votre visage est votre vie. - Pas ma vie, mon gagne-pain !

Et ne confondez pas ceci et qui je suis.

Je ne le fais pas.

Mais encore une fois, votre visage ne me donne pas envie de me suicider.

Reimar von Geldern �tait plus ...

que le pr�sentateur de talk-shows le plus populaire d'Allemagne.

- Ce que vous avez dit �tait d�plac�. - J'esp�re bien.

Je suis pay�e pour envoyer les gens en vacances et non dans leurs tombes.

Maintenant j'aimerais que vous me laissiez en paix.

Encore une question.

Vous n'avez jamais rencontr� ces personnes avant ?

Lui, oui.

A la diff�rence de beaucoup d'entre-nous, Reimar savait qu'entre la t�te ...

Marsfeldt ?

von Geldern.

- Vous n'avez rien re�u de lui ? - Non. J'aurais d� ?

En plus, on se connaissait � peine.

A des f�tes, des �v�nements de Matermedia. Le truc habituel ...

Oui, d'une c�l�brit� � une autre.

Oui, c'est �a. De fa�on superficielle.

Je m'en balance que vous meniez une vie superficielle ou pas.

Pour autant que je sache, vous non plus.

- Ce sont les gens qui terminent leurs vies ... - Dont vous ne vous balancez pas.

Je connais les rumeurs qui courent dans Berlin, les ignobles mensonges ...

Vous voyez les nouvelles d'aujourd'hui ?

Le suicide.

Un conducteur d'ambulance, cens� sauver des vies ...

passe au travers de la devanture d'une boutique et tue 3 personnes.

Ce n'est pas superficiel, Sonja Vogler !

Qu'y a-t-il avec vous ...

qui fasse que les berlinois d�cident de rejoindre leur cr�ateur plus t�t que pr�vu ?

Dites-moi.

Ces rumeurs sont fausses.

Voil� ce qu'il regardait quand il s'est �cras�.

Y a-t-il un lien entre vous et tous ces gens ?

- Je pense ... - Ouais.

Je crois que ...

Pour l'amour de ces enfants.

Non. Un accident tragique et rien de plus.

Nous pouvons en �tre s�rs.

Bon sang, de quoi parle-t-il ?

Reimar est parti rendre visite aux anges.

Il n'y a pas de rumeurs de suicides.

Si vous vous souvenez de quelque chose, contactez-moi.

Pourquoi devons-nous porter ensemble un tel fardeau ?

Personne n'est en s�curit�. M�me Reimar ne l'�tait pas.

Ils sont terrifi�s. Que devons-nous leur dire ?

Nous entendrons parler d'eux � nouveau ...

car ils sont le v�ritable h�ritage de Reimar von Geldern.

Tu n'es pas suffisamment p�le pour un cadavre.

C'est parce que je faisais un r�ve merveilleux, lieutenant.

Quel est le mot ? Voluptueux.

Une jeune femme voluptueuse comme celle qui est venue ici l'autre jour.

Au moins, toi, tu peux retourner � tes r�ves. Les autres ...

Les autres ... Les autres r�vent de fun�railles.

- Des suicides ? - Suicides ?

Des qui ne le soient pas !?

C'est une fa�on tr�s populaire de prendre son billet pour l'au-del�.

Et � propos de Reimar von Geldern ?

Reimar est encore ici. Il s'en va demain.

- Veux-tu le voir ? - Non. Mais il n'est pas parti seul, si ?

Entre toi, moi et eux ...

Il a pris un ... quel est le mot ?

Efficace, un antalgique tr�s efficace. Cyanure.

- Avons-nous encore ses effets personnels ? - Effets personnels ?

Il y a quelque chose de stimulant chez les jeunes d'aujourd'hui.

La fa�on qu'ils ont de gaspiller leur vie.

A mon �poque on flirtait avec des filles et maintenant on flirte avec l'oubli.

Jetables.

- Quoi ? - Jetables.

Le produit final du consommateur.

Quand ils sont us�s ...

ils jettent leur vie au rebut. Dr. Marsfeldt ...

accorderiez-vous une interview � la TV d'Allemagne de l'est ?

Je n'apparais jamais dans les m�dias ... sauf dans des circonstances exceptionnelles.

Ces circonstances ne sont-elles pas exceptionnelles ?

Le fl�au des suicides dans la ville.

Si ce sont des suicides.

Mais loin de moi de me prononcer l�-dessus.

Je transmets les nouvelles, je ne les fais pas. Une politique sage, je trouve.

Oui, mais le Club Theratos ...

Theratos ? Theratos ...

Ah oui ! Le club de vacances. Et bien ?

Vous en �tes le propri�taire.

Ah oui ?

Une filiale de Matermedia.

Si les filiales �taient des enfants ...

je crains que l'�tat ne me consid�rerait comme une m�re indigne.

Une suggestion ...

une histoire � propos du Club Theratos.

Maintenant que tant de gens ont besoin de quitter Berlin pour quelque temps ...

l'id�e est d'aller dans un de ces centres et d'y faire un reportage.

Comment les gens �vacuent Berlin de leurs syst�mes.

Pour autant que je sache, dans ces clubs, il y a un grand nombre de vacanciers.

Compr�hensible.

Je vais h�siter avant de d�ranger la paix d'un Homme en vacances ...

surtout s'il s'agit d'un berlinois harcel�. Laissons-les s'�vader en paix.

N'�tes-vous pas d'accord ?

Quand cette folie sera pass�e ...

quand l'Homme de la rue ...

ne sera pas chagrin� de retrouver des souvenirs d'un Berlin paradisiaque ...

N'�tes-vous pas d'accord ?

- Un plaisir, M. Mauser. - Moser.

Moser. Un r�el plaisir.

Kathy.

Ne veux-tu pas t'occuper de M. Moser !? Montre-lui quelque chose � propos d'extinction.

- Vous allez trouver �a ... parfait. - Merci.

Que se passe-t-il, ma ch�re ?

- Il me l'a envoy� avant de se suicider. - Qui ?

Reimar von Geldern.

Et aussi cette femme qui s'est jet�e sous la rame.

D�figur�e.

Comme c'est macabre.

Je ne la connaissais m�me pas.

Ni l'homme qui conduisait le camion.

Est-ce que je vais recevoir quelque chose de chaque suicid� de Berlin ?

Pourquoi m'ont-ils choisi ?

Pourquoi ne laissent-ils pas une lettre � leurs amis, �pouses ... pourquoi moi ?

Pourquoi moi ?

Est-ce mon visage ?

Est-ce le club ?

Le club ?

Theratos. Ils �taient tous � Theratos. Je sais que Reimar y �tait ...

et aussi Anna Sednik. Je suis sure de �a.

Ils ne se tuent pas � cause de moi, n'est-ce pas ?

Non.

Ils ne peuvent pas. Ils n'en ont pas le droit.

Je ne veux pas qu'ils le fassent.

Sonja ...

Je vais te dire ce qu'il en est.

Il s'agit de gens mis�rables, tortur�s.

Qui peut savoir ce qui conduit quelqu'un � commettre un acte si d�sesp�r� ?

Mais dans nos heures les plus sombres ...

quand nous regardons la mort face-�-face ...

nous cherchons quelque chose de vital. C'est ce que tu es pour ces gens.

Quelque chose en eux tente de se raccrocher � ce qui est bon et beau.

Toi, Sonja.

Pour nous tous � Berlin, tu es la meilleure et la plus belle part de vie.

Je n'aime pas te voir si malheureuse.

Ce n'est pas flatteur pour une aussi exquise cr�ature.

Je veux r�cup�rer mon visage.

Je ne veux plus apparaitre sur les bornes vid�o, ni dans les magazines ...

ni � la TV. Je veux le r�cup�rer.

Theratos peut utiliser quelqu'un d'autre.

Sonja, comment pouvons-nous faire �a ? Les gens seraient terriblement d��us.

Je m'en fiche des gens. Qu'ils se tuent en pensant � quelqu'un d'autre.

Moi je serais d��u.

Et il y a ton contrat.

Vous disiez que je pouvais partir � n'importe quel moment.

Vous disiez que c'�tait une simple formalit� ...

qu'entre nous il n'y avait pas de contrat, seulement de l'amiti�. C'est ce que vous avez dit.

Ils sont admirables, pas vrai ? La fa�on dont ils se lancent au petit bonheur la chance.

Montre-nous la probabilit� de gagner.

Une sur Dieu sait combien. Sommes nous dissuad�s ?

Jamais. Je ne suis pas une statistique.

Je ne suis pas un num�ro, tu ne m'attraperas pas dans ce filet, il y a toujours une chance.

Et aussi nous n'aimons pas penser que nos vies sont le fruit du hasard.

Il y a un but.

Et ce but est de se comporter ...

comme si nous pouvions �chapper � notre sort.

Je ne peux pas m'en emp�cher.

Je n'ai aucun talent propre. Je transmets, c'est tout.

Les nouvelles, les id�es des autres, des autres personnalit�s.

Je suis n�gligeable. Un moyen dans un media.

Mon audience baisse.

Je sais qu'ils veulent Veidt.

J'ai �t� au-dessus de 35% pour 11 ann�es cons�cutives.

Personne ne l'a fait sur une aussi longue p�riode.

Mais est-ce que cela importe � Matermedia ?

Et bien, va te faire foutre, Marsfeldt avec toutes tes calculatrices de poche.

J'essaye quelque chose qui n'est pas pr�vu au programme.

Vous tapez du pied et hurlez ?

Et bien vous ne trouverez pas �a au programme.

Fin de la diffusion. Reimar von Geldern quitte l'antenne.

Il est temps de s'�vader.

Comment dis-tu ? Vers une vie meilleure, Sonja ?

Comment est-il mort ?

De ses propres mains ?

Sont-ce des questions trop morbides pour 7 heures du matin ?

Voulons-nous des suicides avec notre caf� et nos croissants ? Non.

Mais, gr�ce � Reimar, nous allons avoir une petite indigestion suppl�mentaire.

Pouvons-nous pr�tendre qu'une maladie n'existe pas ?

Peut-�tre que si nous nous cachons la t�te dans les pages sportives ou la mode ...

nous ne serons pas infect�s. Nous voulons tous continuer � vivre.

C'est s�r que JE ne peux pas avoir cette maladie.

Mais il y a toujours une fa�on de la choper, n'est-ce pas ?

Personne ne croit qu'il s'agit d'une �pid�mie avant que lui aussi n'ait de la temp�rature.

Tu travailles pour Matermedia ?

Et bien, je suis pay�e en tous cas.

Nous ne travaillons pas beaucoup. Il aime nous avoir � port�e de main.

Pourquoi ?

C'est �vident, tu ne vois pas ? Parce que nous sommes toutes exquises.

C'est un "connaisseur".

Il nous remarque � peine, mais si vous n'�tes pas l� ...

Oh, j'ai presque oubli�. Chaque fois que tu utilises la carte ...

pour ouvrir une porte, c'est enregistr�.

Donc tu ferais mieux d'�tre prudent.

C'est toujours mieux d'�tre prudent ...

pour tout le monde.

Je crois que vous pouvez vous attendre � une visite.

Il m'a persuad� de lui donner la carte.

Je sugg�re une "notification".

Non.

Je peux faire �a cette nuit, discr�tement.

Elle repr�sente une faiblesse. Il n'y a pas d'alternative.

Non.

Elle n'est pas une candidate.

Ne "notifiez" pas.

Je r�p�te, ne "notifiez" pas.

Nous avons �tudi� le dossier de Sonja Vogler.

C'est une orpheline. On ne sait rien de ses parents ni d'o� elle vient.

Son tuteur est ...

le Dr. Marsfeldt.

Oui, j'ai v�rifi�. En fait, il l'a adopt�.

... se relaxer, se retrouver.

- A demain. - Theratos.

Laissez-vous d�river.

Evadez-vous.

- Laissez-vous aller. - H�, Klaus.

- Laissez tout derri�re vous. - Tout un style.

Pas de consistance. (rapport � son dossier)

C'est ce dont sont faits les r�ves.

Donc vous savez � quoi elle ressemble.

Et un suicide, bien s�r.

La m�thode de d�part est laiss�e � votre discr�tion.

Merci, monsieur.

Introduisez la carte d'acc�s.

Entrez le code secret.

Erreur. Code introuvable.

SUICIDE

Erreur. Code introuvable.

Vous avez acc�s au programme Theratos.

VACANCIER

Attendez, attendez !

Vous �tes en s�curit�. Du calme.

Mieux vaut attendre qu'il s'en aille.

- Vous �tes ok ? - Oui.

- Vous voulez une cigarette ? - Non.

- Je te connais, non ? - Je ne pense pas.

La fille Theratos !

Je pense qu'il est parti. Je crois que je devrais y aller.

"Il est temps d'y aller". Tu vas le dire ? Dis-le pour moi.

Dis-le pour moi. S'il te plait, dis- le. Il est temps d'y aller.

Pas le meilleur camarade pour un jeu de cache-cache.

Merci.

Je veux juste que vous sachiez que je ne suis pas comme eux.

- Je veux vivre. - En �tes-vous sure ?

Si vous aimez tant la vie, pourquoi ne m'aidez-vous pas ?

Dites-moi ce que vous savez sur Marsfeldt.

- Je le connais � peine. - Non ? C'est votre p�re adoptif.

J'ai dit que je le connais � peine. Il n'est pas mon p�re adoptif.

- Qui pensez-vous prot�ger ? - Moi-m�me.

Lieutenant.

Lieutenant.

Sale ordure ! Fumier !

Va faire tes r�pugnantes affaires autre part.

Police, laissez passer ! Circulez, allez !

Nous ne voulons pas de cette maladie ici.

Suffit, il est mort.

Bien s�r qu'il est mort. Il s'est suicid� comme tous les autres.

Vous allez nous prot�ger ou arr�ter des citoyens innocents ...

ou �tes-vous aussi malade ?

C'est un des notres. Ce serait mieux d'appeler le commissaire.

- Klaus, je sais comment tu te sens. - Commissaire, voulez-vous me rendre service ?

Pas de banalit�s, d'accord ?

- Gardez-les pour la presse. - Il avait �a dans sa poche.

Je vais le prendre.

Je vois.

Stieglitz n'a pas �crit �a.

Non, il ne l'a pas �crit.

Oui, il s'est tu� mais il n'a pas fait �a. Quelque chose d'autre l'a fait.

- Lieutenant, vous �tes boulevers�. - Non je ne suis pas boulevers�, bon Dieu.

Stieglitz n'a pas pu se tuer.

- S'il est d�prim�, n'importe qui peut se tuer. - Non, pas n'importe qui !

C'est �a qui ne colle pas avec ces ... suicides !

Ils ne voulaient pas se tuer, mon Dieu, si vous pouviez comprendre �a.

Ce ne sont pas des actes spontan�s. Ils sont reli�s d'une fa�on ou d'une autre.

Avez-vous trouv� une photo de Sonja, ici ?

Non ? Et bien ...

Il doit y avoir une photo d'elle quelque part.

Lieutenant Hartmann. Lieutenant !

Je veux que vous rentriez chez vous. Vous �tes surcharg�.

Vous �tes surmen�.

Je vous rel�ve de vos fonctions dans cette enqu�te.

Avez-vous perdu l'esprit ?

Je ne crois pas �tre celui � qui cette question devrait �tre adress�e.

Etes-vous rest� loin de Mme. Vogler ?

Oui, bien s�r. Mais Hartmann semblait suivre ses pas.

Hartmann ? Il la connait ?

- Comment ? - De fa�on intime.

Je suis bien inform�.

Merci.

Merci.

De fa�on intime.

STABILITE

Sonja.

Quoi ?

Quel genre de sourire pour Theratos est-ce l� ?

- Nous voulons que les gens s'�vadent. - Ils le font d�j�.

De belles, longues et permanentes vacances.

Nous pr�f�rons qu'ils s'�vadent temporairement avec nous.

Si ils te voient dans cet �tat, ils vont se suicider.

Ceci est arriv� pour toi, hier.

- Maintenant, sois �blouissante, s�duisante. - S�duisante ?

Es-tu s�r de ne pas vouloir que je sois captivante ou irr�sistible ?

Peut-�tre un m�lange de tout �a ?

Je souris.

N'est-ce pas ce que tu voulais ?

Un grand sourire ?

Stieglitz.

Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit plus t�t ?

Je ne sais pas. Peut-�tre que j'avais peur.

Je n'avais pas confiance en vous.

Et maintenant oui ?

Avez-vous confiance en moi ?

Votre ami, comment savez-vous qu'il ne voulait pas se donner la mort ?

Parce que je le sais.

- Il aurait laiss� une note, quelque chose. - Mais il l'a fait.

Non, il ne l'a pas fait. Premi�rement, ce n'�tait pas �crit � la main.

Deuxi�mement, la note disait : "Cher Hartmann".

Stieglitz ne m'a jamais appel� Hartmann.

Le m�me genre de tortue a �t� d�couvert chez Reimar von Geldern.

Oui, je savais qu'il �tait all� � Theratos.

Theratos ?

C'est leur logo, leur symbole.

Quelque chose � voir avec le rythme de vie, je suppose.

C'est sur la carte qu'ils donnent aux vacanciers.

L'annonce que je fais passer : "Evadez-vous vers une vie meilleure".

- Non, non, non, laissez-moi faire. - Pour le spectacle, s'il vous plait.

Merci, Madame.

Non !

Aidez-le ! Aidez-le !

Aidez-le. Aidez-le.

- Tu ne r�vais pas ? - Non.

Je ...

Cela fait depuis si longtemps. J'ai perdu quelqu'un.

Moi aussi j'�tais perdue.

Pourquoi porte-tu deux montres ?

Et bien, c'�tait celle de Nina.

Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller.

O� trouver le temps ?

Club Theratos.

Le meilleur moment de votre vie.

Club Theratos.

Prenez votre temps.

Nous devons rester calme.

Il n'y a absolument aucune raison de paniquer.

Le commissaire Kessler m'a assur� que la police ...

� la situation sous contr�le et qu'ils travaillent ...

rapidement et efficacement pour remonter � la cause ...

de ces malencontreux accidents.

Je fais appel � vous en tant que berlinois, mes chers compatriotes ...

ce n'est pas le moment d'abandonner votre ville.

Kathy ?

Kathy.

Sonja !

Cela me fait chaud au coeur de te voir.

La disparition de ces pauvres enfants ...

Mort et beaut�.

Ce sont nos deux seuls refuges dans la vie.

Nos seules perfections.

Qu'est-ce qui t'am�ne en ce jour funeste ?

- J'ai d�cid� que j'avais besoin de vacances. - Vraiment ?

J'ai peur d'avoir presque fait une crise de nerfs, hier ...

au cours de la s�ance photo.

Et je pensais qu'une semaine quelque part pourrait ...

Avec quelqu'un de sp�cial.

Non. Seule. Juste pour me reposer.

Je me suis souvent demand� pourquoi tu ne m'as jamais parl� d'aucune de tes "passions".

Ma ch�re, j'esp�re que tu vois en moi plus qu'un tuteur.

Je ferais tout ce que je peux pour toi.

Si seulement tu demandais.

Des vacances.

Juste �a.

Je suis s�r que �a va r�soudre de nombreux probl�mes.

Et quelle meilleure r�f�rence pourrait avoir le Club Theratos ...

que leur propre Sonja Vogler, quittant tout ?

- Reviens-nous vite. - Promis.

S'il vous plait, r�servez des vacances pour Mlle. Vogler, deux personnes.

Un aller simple suffira pour son compagnon.

Bienvenue � Theratos.

Et maintenant, si vous pouviez me donner vos montres.

Nous n'en avons pas besoin, ici.

A Theratos, rien ne maintient le temps ...

car il n'y en a pas. Pas de pass�, pas de futur ...

seulement le pr�sent.

Merci.

Portez ceci en permanence.

Avec votre tortue, vous n'aurez besoin de rien.

Nous n'avons pas d'argent, pas de v�tements, aucun lien qui nous entrave.

Pas de v�tements ... J'aime �a.

Bien, c'est le son que nous aimons entendre.

Nous vous donnerons des habits.

Nous vous demandons d'oublier tout ce que vous avez apport� avec vous.

Pas de maquillage, pas d'appareil photo, pas de journaux, pas de radios.

En �change, nous vous apporterons la paix.

Comment pourrais-je dire non ?

Je vous montre votre bungalow afin que vous puissiez vous changer.

- Non, pas de bagages. - Oui, bien s�r.

- Es-tu pr�te ? - Sonja ira � son propre bungalow.

Vous avez besoin de votre propre chambre, � dessein.

Je sais que les v�tements sont tr�s simples ...

mais vous verrez qu'en un jour ou deux vous ne vous pr�occuperez plus d'apparence.

Votre bungalow a un miroir.

Nous encourageons chaque client � se regarder une fois par jour...

pour s'apercevoir du changement.

Le miroir est votre autre soi, votre soi de Theratos.

Int�ressant.

Essayez de vous laisser derri�re vous et devenez quelqu'un de plus pur, calme et tranquille.

Celui que vous seul pouvez voir.

Dernier arr�t, Berlin-Ouest. Dernier arr�t, Berlin-Ouest.

Quel temps fait-il de l'autre c�t� du mur ?

Menace de pluie. O� est Penck ?

- Mort. - Mort ?

Lui et sa femme. Leur voiture s'est �cras�e en rentrant de vacances.

- Suicide ? - Ils ont dit que c'�tait un accident.

- Quelque chose � signaler ? - En fait, oui.

Le quartier le plus peupl� de Berlin-Ouest est la morgue.

Maquillage.

Ok. Gardez la cam�ra 1 sur moi.

5-4-3-2-1.

Bonsoir Berlin et bienvenue � nouveau dans "La fin de vie".

Aujourd'hui, selon la police, 43 personnes ont mis fin � leurs jours.

Vous pourriez dire : "C'est moins qu'hier. Pas si mal".

Ceux d'entre-nous qui sont encore en ville ...

sont en train de s'habituer � la mort.

Les experts ont m�me commenc� � pr�voir les tendances ...

comme pour le temps.

Du genre : "Oui, il semble que demain sera ensoleill� avec, �a et l�, quelques suicides".

Et bien s�r, nous avons nos blagues.

"Prend la vie du bon c�t�". (regarde/avance vers la lumi�re)

"Ils auraient pu prendre la vie d'autres gens".

Ou "Prenez ma vie, je vous en prie".

"La seule chose qui se r�pande plus vite qu'un virus est la mort".

Aussi vous pourriez dire que : "Se moquer de la mort est toujours un signe de bonne sant�".

Mais cette nuit nous allons arr�ter les plaisanteries.

Cette nuit, nous allons r�pondre � une question toute simple ...

� laquelle nous pensons tous ...

mais que nous avons peur de poser.

"Est-ce que le genre humain est condamn� � l'extinction ?"

Et bien, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps.

La r�ponse doit �tre "Oui". La race humaine va disparaitre.

La question devrait �tre plut�t : "Pourquoi tant de pr�cipitation ?"

- Pr�voyez une r�union avec notre bon M. Veidt. - Oui, Monsieur.

S'il vous plait, ne nous d�noncez pas.

Notre existence est un algorythme pr�caire ...

ni positif, ni n�gatif.

Pense � toi plut�t comme la racine n�gative.

Un amphibie entre l'�tre et le non-�tre.

Rien, sauf de la lumi�re. Ouvre-toi � la lumi�re.

Flotte en elle.

La lumi�re est ton p�re. Ton p�re, Sonja ...

qui te cherche depuis si longtemps.

Tu n'es plus une orpheline.

Accepte. Accepte.

Flotte dans la lumi�re.

Ton p�re revient pour toi. Il t'a manqu�.

Tu es sa fille unique et il veut que tu reviennes.

Et tu veux revenir aussi, pas vrai, Sonja ?

Ouvre-toi � la lumi�re. Flotte en elle.

Laisse ta volont� se s�parer de ton corps.

Que ton corps se s�pare de ton �me.

Accepte. Accepte. Accepte.

Tu n'arrives pas � t'abandonner. Il te reste trop de haine envers toi-m�me.

Oui, arriver � te purifier de cette haine serait ton bien le plus pr�cieux.

Tant que tu ne l'abandonnes pas, tu seras toujours une orpheline.

Accepte. Accepte. Accepte.

Accepte. Accepte.

Accepte. Accepte. Accepte. Accepter quoi ?

S'accepter soi-m�me. En �change de quoi ?

Pour rien !

C'est ce que tu voulais ? Nina ?

Rien ?

Devais-je essayer de comprendre ? C'est ce que tu voulais ?

Non, je n'accepte pas !

A Berlin, tout le monde a la t�te sous l'eau ...

et ici ils veulent flotter dans cette putain de lumi�re.

Y a-t-il une vie avant la mort ?

Dis-moi, Nina. Nina Hartmann, les esprits curieux veulent savoir.

M. Veidt.

Un plaisir. Je suis un de vos plus grands fan.

- Nous essayons de faire au mieux. - Naturellement.

M. Veidt, nous devons faire quelque chose au sujet de cette folie.

- Quelqu'un doit faire face. - Oui, par tous les moyens.

Mon cher ami ...

Es-tu pr�t ?

Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller. Il est temps d'y aller.

Il est temps d'y aller.

Stieglitz. Stieglitz. Stieglitz.

J'ai toujours eu peur.

J'ai probablement rejoint les rangs de la police, pour me prouver que ce n'�tait pas le cas.

Mais j'ai peur.

Je veux d�missionner mais je ne peux pas. Que dirait Klaus ?

Il dirait que je suis si faible. Que je suis un l�che.

Je veux m'�vader. Je veux m'�vader.

Je veux revenir � la maison.

M'�vader. Vers une vie meilleure.

Nina.

Nina.

Nina.

Le docteur. Bien trop tard.

La moiti� d'une vie, c'est mieux que rien.

Ne t'en vas pas. Je ne veux pas te perdre.

Sonja.

Sonja.

Sonja ... Vite.

Sonja.

Sonja.

Sonja, tu dois vivre.

Tu m'entends ? Tu dois vivre.

J'en ai d�j� perdu une, je ne veux pas en perdre une autre.

Je ne te laisserai pas partir.

Merci de vous �tre arr�t�s. Ma femme est malade. Pouvez-vous nous aider ?

Pouvez-vous faire quelque chose pour nous ?

- Montez ! - Merci.

- Vous aussi vous fichez le camp d'ici ? - Oui, nous d�campons.

- Ces gens sont fous, l�-bas. - C'�tait interdit de dormir ensemble.

Ils ont dit que le principe d'Eros rejette le principe de Thanatos.

Si on ne peut pas baiser en vacances, quand est-ce qu'on peut baiser ?

Puis-je parler au lieutenant Hartmann, s'il vous plait ?

Oui, bien s�r. Juste une minute.

Oui ?

- Monsieur ... ? - Lang.

- En quoi puis-je vous aider ? - Dites-moi ...

Est-ce possible de voir le lieutenant Hartmann ?

Le lieutenant Hartmann n'est plus affect� sur cette enqu�te.

Peut-�tre puis-je vous rendre service !?

Vous avez des informations sur les accidents ?

Non. Mais qui en a ?

L'apog�e de Theratos. 8h du soir. Matermedia 1, 2, 3 ...

Canal TV de la RDA. Le 17 novembre.

J'ai un rapport de Lipp.

Hartmann et Sonja Vogler se sont �chapp�s.

Ils arrivent par avion cette nuit.

Mais ils ne peuvent probablement pas arriver � temps � Berlin-Est ...

pour interrompre l'ultime diffusion.

Tout est en place.

Avec les agents de s�curit� habituels.

Bien.

Le pauvre Veidt aura une chute brutale d'audience, ce soir.

Mais le travail du bureau du recensement sera consid�rablement simplifi�.

Oui ? Comment cela ?

Qui est l� ?

Le Dr. Marsfeldt.

Qui est l� ? V�rifiez, s'il vous plait.

V�rifiez !

V�rifiez, s'il vous plait.

V�rifiez. V�rifiez, s'il vous plait.

Lieutenant Hartmann.

Diffusion. A 8h pile. Studios de la RDA. Plus le temps. Ma carte.

Mars ... Marsfeldt.

Les tue, les tue, les tue.

Non, pas Marsfeldt. Ce n'est pas possible.

Theratos.

Plus le temps.

Bonsoir Berlin. Je suis Egon Veidt ...

avec une �dition sp�ciale en prime-time de "La bonne vie".

Laissez-moi commencer par remercier le propri�taire de Matermedia ...

le Dr. Heinrich Marsfeldt, pour avoir sugg�r� le th�me de ce soir.

Et pour nous avoir, si gentiment, mis le r�seau � disposition.

La vie p�se-t-elle aussi lourdement sur nous que nous devions nous gonfler ...

avec l'h�lium de la mort ? Les autres villes ne se pr�cipitent pas ainsi dans l'oubli.

Encore une fois, elles ne vivent pas comme nous, si ?

Une existence d�finie par l'id�e de l'�vasion.

Elles n'ont jamais eu un mur.

Ville divis�e, �me divis�e, ...

partout o� nous allons : un mur, un mur, un mur.

Nous ne pouvons pas le traverser, n'est-ce pas ? Personne ne le peut.

Et nous nous demandons en nous pr�cipitant sur les trottoirs, dans la rue, dans le m�tro ...

nous tous dans nos cellules d'isolement que nous appelons nos vies ...

nous nous demandons : "Y a-t-il quelqu'un l�-bas ? Y a-t-il quelqu'un � la maison ?"

La question est comparable a un t�l�phone qui sonne, qui sonne et qui sonne ...

jusqu'� ce que nous le d�crochions, juste pour nous reposer un moment ...

de cette affreuse sonnerie qui r�sonne dans nos t�tes ...

et nous crions : "Allo ? Allo ?

Y a-t-il quelqu'un � la maison ? Y a-t-il quequ'un l�-bas ?"

"Juste un moment. Je v�rifie. Attendez". Et vous pensez :

"Oui, j'attends". Et vous attendez et attendez ...

mais personne ne vient r�pondre.

Tout ce que vous entendez est le faible bruit de l'oc�an �lectronique ...

pendant que vous attendez seul dans une pi�ce, en tenant un t�l�phone.

C'est l� que la pens�e surgit : "J'aimerais raccrocher, pourquoi attendre ?

Pourquoi continuer ?

Cela pourrait durer �ternellement, tenir un t�l�phone et attendre.

Pourquoi ? Je vais raccrocher. Oui, je vais le faire.

Je vais raccrocher. Pourquoi pas ? C'est si facile".

Et alors votre femme ou votre mari, ou mieux encore un inconnu ...

vous trouve balan�ant au bout d'une corde, applati sur la chauss�e ...

ou flottant dans la rivi�re. Seduit par la mort ...

seduit mais jamais abandonn�.

Mais et alors ?

Une vie comme celle-l� ne m�rite pas d'�tre v�cue.

Et maintenant vous �tes heureux ...

Coupez la retransmission !

vous �tes en paix car vous n'�tes plus en guerre ...

Coupez la retransmission ! - Hartmann.

Tenter d'interrompre une retransmission d'�tat.

Tr�s grave infraction.

Sonja.

Faites s'�crouler les murs.

Arr�tez le besoin de vous �vader.

- Sonja - D�gage de cette chaise.

Tellement � faire.

Arr�te la bande. Passe-moi en direct.

Fais l'�change !

Club Theratos. Club Theratos. Theratos.

Evadez-vous.

Evadez-vous vers une vie meilleure. Theratos.

Evadez-vous.

Evadez-vous vers une vie meilleure.

Theratos.

Fais l'�change !

Fais l'�change !

Ok. Vas-y !

Non. C'est l'heure de rentrer � la maison.

Il n'y a pas d'�vasion. Seulement la vie.

Plus de vacances. Vos seules vacances sont de vivre.

Plus d'�vasion. Plus de mort. Plus d'extinction.

Vos seules vacances sont de vivre. plus d'�vasion, plus de mort.

- Plus d'�vasion. - Il est temps d'y aller.

C'est le moment de rentrer � la maison. Des vacances vers la maison.

De la maison � la vie, de la maison au jour suivant.

Plus d'extinction.

C'est le moment de rentrer � la maison. Des vacances vers la maison.

De la maison � la vie. La vie est une bonne et pr�cieuse chose.

Pour �tre prot�g�.

Pour �tre prot�g�.

Pour �tre prot�g�.

Je savais que tu reviendrais vers moi.

Que pensais-tu leur �pargner ?

Pourquoi moi ? Mon visage, ma voix ...

Est-ce cela que tu attendais de moi et de la vie ?

Etait-ce mon but ...

d'envoyer des milliers de personnes vers leur mort ?

Je les envoyais, pas toi !

Ai-je tromp� qui que ce soit ? Les ai-je envoy� l� o� ils ne voulaient pas aller ?

Non.

Je suis un agent de voyage.

Rien de plus.

J'ai vendu un billet ...

qui �tait fait pour �tre achet�.

Le probl�me avec la vie, tu vois, ...

c'est qu'elle est destin�e � �tre v�cue.

Et ils la vivent jusqu'au moment o� tout ce qu'ils d�sirent c'est, comme nous disions, ...

ficher le camp de tout �a. Ils aspirent � mourir !

Pour mettre un panneau "Ne pas d�ranger" sur la porte, pour toujours.

On le fait tous.

C'est ce qui fait de nous des �tres humains.

Chaque matin, dans notre lit, nous nous disons :

"L�ve-toi, allez".

Quand notre souhait le plus ardent ...

notre souhait le plus ardent ...

est de ne pas le faire.

Je leur ai accord� ce souhait.

Je les ai envoy� en vacances.

Tu �tais le moyen, rien de plus.

Nous sommes seulement attir�s par deux choses dans la vie, ma ch�re :

La beaut� et la mort.

Nos deux �tats parfaits.

Aussi injuste que cela paraisse ...

les gens te regardent et ils veulent croire.

Ils pensent :

"Si belle que ce doit �tre vrai".

Ils sautent de joie. Ils ne peuvent rien y faire.

Ils te trouvent irr�sistible.

Comme la mort.

Si charmante.

Tu es inqui�te pour moi, n'est-ce pas ?

Tu le dois !

Que se passe-t-il, docteur ?

Vous n'aimez pas regarder la mort face-�-face, Dr. M ?

Qu'en �tait-il de Stieglitz ?

Et des autres ?

- Maintenant vous savez comment ils se sentaient. - Je l'ai toujours su.

Ils se sentaient soulag�s.

Allez, lieutenant.

J'ai �t� mari� � un assistant artificiel de vie depuis trop longtemps ...

accordez-moi le divorce.

Non, Klaus, il est mourant.

Nous sommes tous mourants.

Faites-le.

Faites-le !

Ma ch�re, serais-tu assez aimable ...

Non.

Sonja ...

ne m'abandonne pas. Sonja.

Ne m'abandonne pas vivant.

Sonja !

Ni coupable, ni victime. Vivant ou mort (r�f. biblique).

Ni temps, ni �ternit�. Je suis le mur.

Le d�sir de paix.

De silence. De repos.

Je suis le n�ant.

Je ne vous laisse ...

rien !

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