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1938 était l'année de l'apaisement. Une année où la France et l'Angleterre...
capitulaient à la volonté d'Hitler et à ses revendications territoriales.
C'était une année où les nazis et les italiens fascistes ont aidé le Général Franco
à renverser le gouvernement démocratique d'Espagne dans une guerre civile sanglante.
- Une année où le peuple français a formé des alliances difficiles...
dans le but d'arrêter la menace fasciste.
C'était une année où les murmures et les Les ombres planaient sur la vie de tous les jours.
C'était l'accalmie avant la tempête...
...LE SANG DES AUTRES...
D'après le roman de Simone de Beauvoir
... En Espagne, chaque jour,
Les républicains ne survivent que grâce à notre solidarité
Ne les laissons pas tomber! Les travailleurs espagnols ont besoin de notre soutien !
Nous allons marcher côte à côte, sans violence.
Camarades, nous devons être des milliers dimanche.
Debout...
PARTI COMMUNISTE
Le voilà !
Elle le laisse dehors toute la nuit juste pour me narguer.
Tu en a envie? Tu l'auras Je te le promets.
il a l'air tellement beau !
t'imagines?
pédaler fierement le long du bois
Donnez-moi une épingle.
C'est mieux ?
Oui. Mais tu as tout fait
qu'est-ce qu'elle va te donner pour ça?
15 francs.
"Juste pour vous, ma chère."
Je peux toujours courir pour avoir ce vélo
Pas si sur.
Comme ça peut-être !
Vous aimez?
Non, Gigi. C'était mieux avant.
Beaucoup mieux.
Bien ! Yvonne va y travailler ce soir.
Bonjour. - Bonjour.
Mademoiselle, j'ai un paquet pour Madame Grandjouan. C'est urgent.
Vous pouvez le prendre ? Je ne tiens pas à le garder toute la nuit.
D'accord - Je vais le chercher alors.
Quand je t'ai vu tout à l'heure je me suis dit "Qui est cette bourgeoise ?"
Je ne t'ai pas reconnu. - Combien crois-tu que ça coûte ?
Sans doute une fortune.
- Vole-le pour moi. - Quoi ?
J'occupe la concierge. Prends-le et retrouves-moi Place St. Sulpice.
T'es cinglée?
C'est important. Fais-le pour moi. Juste une fois.
Mademoiselle ! C'est vraiment très lourd...
Fais-le pour moi !
Abruti!
Je te remercie!
Qu'est-ce qui te prend ?
Tu veux que j'aille en prison ?
C'est pas toi qui disais que la propriété privé doit être abolie !
Alors tu crois que les communistes volent le vélo de leurs voisins
Ce que je pense, c'est que pour une fois...
que je te demande quelque chose tu n'as pas le cran de le faire.
et puis arrête de passer ton temps à te regarder
Je ne peux pas ce soir. Je dois voir quelqu'un.
On sortira demain. - Alors annule!
S'il te plaît. Je veux sortir ce soir.
Pas possible, C'est Jean Blomart.
Blomart...
C'est toujours Blomart !
Qui est cet homme mystérieux que tu crains ?
De la crainte ? Tu ne le connais pas
Son père a une dizaine d'imprimeries mais Jean est ouvrier.
C'est intéressant.
Ah bon, pourquoi ?
Tu ne peux pas comprendre, tu veux que tout le monde soit pareil.
Et toi, tu crois être unique mais c'est faux tu sais
Alors dis-moi pourquoi tu m'as choisis
si il y en a des milliers d'autres
Mais parce que je t'aime. - Mais tu pourrais aimer quelqu'un d'autre.
Est-ce que je pourrais aimer une autre ?
Bien sûr, que oui mais je t'ai rencontré... - Oh, je vois.
Tu m'as posé une question trop théorique, tu m'as mal compris !
Ah bon? - Oui !
Le problème c'est qu'il faut que je sois d'accord avec tout ce que tu dis!
tu ne penses jamais à moi, ce que je veux!
Tu m'aimes, mais quand je te demande quelque chose...
tu refuses! - Il y a des choses qui ne se font pas.
Quand on aime quelqu'un, on fait ce qui ne se fait pas.
Où est ton rendez-vous avec Blomart?
Au Port Salut, à 7 heures.
Jean Blomart est-il là ? - Il est là.
Je cherche Paul Perrier ?
Il devrait pas tarder.
Je suis Jean Blomart. - Hélène Bertrand.
Vous êtes la fiancée de Paul ? - Il a dit ça ?
Ce n'est pas vrai ? - Pas vraiment.
Oh, excusez-moi, voulez-vous boire quelque chose ?
Non, non, je viens voir Paul...
Ah oui, non en fait vous pouvez me rendre service.
Ah oui quoi donc ? - Pouvez-vous allez chercher mon vélo ?
Il est dans ma cour tout près d'ici
Je pourrai le faire, mais là-bas il y a quelqu'un que je ne veux pas voir
Et si cette personne me voit?
Ne vous inquiétez pas. Il n'y aura pas de problème.
C'est mon nouveau vélo. Il est bleu clair No. 18, Rue Servandoni.
Entendu.
Dites à Paul que j'arrive.
Merci, vous êtes formidable.
Bonjour. le patron m'a dit que Jean Blomard venait de partir ?
Oui mais il revient dans une minute
D'accord, pourrez-vous lui donner ça ?
Dites-lui que ce sont les affiches pour dimanche.
Dites-lui qu''elles sont de Madeleine.
Paul ! - Bonjour, Madeleine.
Qu'est-ce que tu fais ici ? - Qui est Madeleine ?
Elle travaille avec Blomart. - C'est sa petite amie ?
Je pense qu'ils couchent ensemble Qu'est-ce que ça peut te faire?
Je viens de le rencontrer.
Alors tu l'as vu ? Super ! - Il est génial.
Non seulement il est très beau écoutes-bien : très beau...
mais aussi très serviable.
Voici votre vélo. je le mets où?
Merci beaucoup, vous n'avez pas eu de problème, n'est-ce pas ?
Non.
Paul, comment ça va?
Ce vélo, Paul, est à toi? - Bé non...Je viens d'aller le chercher
Suppose qu'il ce soit fait arreter? - Je m'en serai beaucoup voulu !
Tu veux dire que je l'ai volé ?
Je l'aurais bien fait moi-même mais je suis connue ici.
Alors vous avez fait de moi un voleur !
Paul, tu as de drôle de fréquentation !
tu fais souvent des blagues limites mais là c'est tout à fait déplacé !
Ça se rachète
Il faut voler aux riches pour donner aux pauvres, non ?
Qu'en pensez-vous ?
Pour ma part, je ne le ferais pas.
Oui, mais vous l'avez fait pour moi. Merci
De rien
Tu rapportes ce vélo ou c'est moi qui s'en charge ?
t'inquiètes pas je l'utilise ce soir et je le ramène demain.
Allez...restez on va manger
Non, non, je vous laisse parler politique.
Tu rentres déjà ? - C'est toi, Hélène ?
- Oui, Madame Kaillich. - Quelle belle robe, ma chérie.
On revient, Maman.
Les cordons de police
ferment toujours l'avenue Wagram
où les perturbations ont eu lieu...
C'était Marcel Prout à l'Arc de Triomphe.
Combien ?
Oui, nous allons appelé le Dr Duval.
Oui, je lui dirai.
Merci.
Oh, c'est vous !
Oui, je cherche Paul Perrier.
Il devrait arriver. Asseyez-vous.
Quelle jolie robe. Vous l'avez fait vous-même ?
Doucement, mettez-le sur la table
Appelez le médecin.
heu, je devais venir te chercher.
J'avais envie de marcher qu'est-ce qui se passe
Les fascistes de Doriot ont attaqué le cortège
Est-ce que Jean Blomart y était? - Pourquoi ?
Je me demandais comme ça, pour savoir.
On fait quoi des banderoles? Nous verrons ça demain.
Oui ?
Je vais vous aider,
Asseyez-vous.
Je ne comprends rien à vos bagarres c'est stupide
socialistes, fascistes, communistes, ce sont des trucs de gamins
Ça saigne encore.
Ça va? - Oui, merci.
Faites voir ce petit bobo.
Salut René.
Pas de douleur, hein ?
Ça ira, merci.
Tenez-ça comme ça.
Merci.
Merci.
Est-ce que je peux vous demandez quelque chose?
Oui.
On pourrait se revoir ? - Oui bien sur
En fait, non.
Pourquoi ?
C'est mon travail...
pas la place dans ma vie pour quelqu'un d'autre
Vous n'êtes pas responsable de moi.
Mais je le serais.
Oh désolé ! Il est fichu
Ce n'est pas grave. Je vais le garder.
Au revoir, Hélène.
Bon. On y va ?
Ecoute...
Faut qu'on en parle...
On va au cinéma ? Il y a un Gabin à l'Odéon
Oh non pas un film...
On fait quoi alors?
J'ai une idée ! Je rentre chez moi.
Non attends j'ai une idée...
Et si on se mariait ?
Pourquoi ça?
Pour m'avoir sous la main? - Mais qu'est-ce qui te prend ?
Mais je t'aime - On dirait pas... C'est le problème.
Mais tu veux quoi? Que je me m"évanouisse chaque fois qu'on se voit ?
Je rentre chez-moi.
Tu es en colère. Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Racontes-moi tout ?
Ça cicatrice bien.
"Monsieur Jean Blomart."
C'est une belle écriture. Je la connais ?
L'amie de Paul Perrier.
La jolie fille?
Elle t'écrit souvent ? - Ça fait quatre fois.
Tu sors aujourd'hui ? - Non, je dois finir les affiches.
Tu devrais penser à t'aérer
Quel âge a-t-elle ? 20 ans ?
Félicitations. - Que veux-tu dire ?
C'est sérieux ?
Non.
Toi, tu travailles trop. Ce soir, je t'emmène chez Marcel et Denise.
Tu passes me prendre à 7 heures, on boit un verre et on va danser.
Non ! Je suis trop moche
C'est vrai, mais...
j'ai envie d'être avec toi quand même !
Bonsoir!
Bonsoir.
Hélène, vous connaissez Madeleine...
et ici, c'est...
Denise.
Là-haut, mon super pote Marcel.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
J'aime beaucoup danser. Et vous ?
je ne sais pas danser, mais j'adore ça
Vas avec elle! Tu te perfectionneras - Ce n'est pas ce que je voulais dire...
Attention hein ! je m'en remets à vous.
Pourquoi n'avez-vous pas répondu à mes lettres ?
Je ne voulais pas vous encourager.
Vous êtes en couple? - Oui.
Nous nous connaissons depuis tout jeunes.
Au sujet de Paul ?
Vous avez rompu ?
Il est amoureux de vous, non ?
Peut-être mais moi ...
Je ne peux pas !
Qu'y a-t-il?
Ça va? - Oui, juste un petit mal de tête.
Assieyez-vous - Non, je vais juste prendre une aspirine.
Je vais chercher une pharmarcie
Oh non, vous embetez pas ! - Ça ne m'embete pas
Si je ne reviens pas, dites-le aux autres. D'accord
Ils ne sont pas là !
Marcel a du s'arrêter boire un verre.
Tant pis, asseyons-nous.
Nous serons six.
Ça va mieux ?
Vous êtes heureuse d'être ici ? - Oui ! Et vous ?
Vous le savez
Vous souvenez-vous...?
dans une lettre...
Je demandais pourquoi nous sommes sur terre. Vous-vous souvenez ?
Ah oui mais...
que répondre?
Personne ne le sait.
Quel âge avez-vous ? -Qu'importe.
Ce qui compte c'est ici et maintenant.
Savez-vous que je vous ai suivi au bal ?
Ah oui? Ce soir ?
Quand je vous ai écrit...
Je n'avais aucune idée...
de mon but dans l'existence...
mais maintenant... je le sais merci
Marcel et les autres... ne viennent pas ici, n'est-ce pas ?
Ça vous embete?
Il n'y avait pas de mal de tête. C'était un substerfuge, hein?
Non, non j'étais sincère. C'est quand vous êtes parti...
J'ai pensé qu'on pouvait se retrouver seul à seul.
Vous êtes incroyable ! Heureusement que vos lettres soient restées sans réponse.
Je sais ce que je ressens.
Vous aussi, non?
Où sont allés les autres ?
Vous les rejoignez ou vous répondez à mes questions ?
Je n'ai pas de réponses.
Où sont-ils ?
D'accord, ne repondez pas Restez seulement un petit peu avec moi
J'aimerais bien, mais...
Quel restaurant ?
Baltzar.
Bon ça va, ce n'est pas loin.
Rejoignons-les. - Non, allez-y si vous voulez. Moi....
Pardon si j'ai gâché votre soirée.
Vous n'avez rien gâché du tout.
C'est Madeleine, n'est-ce pas ?
Elle n'a rien à voir avec ça, rien.
Ecoutez...
Vous êtes jeune... et très belle.
Profitez de la vie. Et oubliez-moi.
Désolée.
Désolée.
Hélene, ton modèle ça avance ?
Ça va
Oui.
Je les prends pour maman
On se voit au souper. - Ok.
Bonjour.
Maintenant, c'est à moi de vous suivre !
Je viens de rentrer, j'étais à Londres pour une réunion.
Une chataigne ?
Mon appartement est juste à côté
Je vous offre un café?
Allons-y !
Ah c'est joli.
C'est quoi ? - Quoi ?
C'est quoi cette photo?
Une des imprimeries de mon père.
Les éditions Blomart. tu connais ?
Ah les livres d'école. C'est ça.
Tu dois être riche !
J'ai tout laché Je me suis faché avec mon père...
J'ai inciter tous ses ouvriers à se syndiquer
On ne se parle plus depuis longtemps
Je lance le café. - Ok.
Ah que j'aimerai avoir de l'argent ! - Pour quoi faire ?
j'acheterai une grosse voiture.
J'emmenerai mes amies à la campagne tous les week-end.
La mère d'Yvonne adorerait ça !
Mais pour toi qu'en ferais-tu ?
Je n'ai que des rêves impossibles.
Que désires-tu en vrai ?
Pour toi, personnellement
Je ne sais pas.... Un magasin de vêtements
Non... la grasse matinée... tous les jours, c'est mieux
Et toi ? Que veux-tu le plus?
Je ne sais pas. Je ne pense pas à ça.
Tu devrais... ... penser à moi
Superbe, bravo.
C'est beaucoup moins surfait que l'an passé
Comment dire... Beaucoup plus structuré
Yvonne dit que c'est grâce à vous
est-ce vrai, ma chère ? - Oui, tout à fait
Viens travailler à New York avec moi . Une année pas plus.
Waouh New York, t'imagines. Tu vas pas refuser?
New York, oui... - Tu as dit "oui" ?
Non, je comprends merci je vais voir
Vous pouvez y réfléchir, jee vous laisse ma carte.
Je suis au Ritz une semaine, appelez-moi
New York ?
C'est une chance exceptionnelle !
J'ai été bête.
Je pensais...
Peu importe.
Mais, quoi ?
Vas-y dis-moi
Je pensais que...
...que tu m'aimais.
... au mariage vivre la même aventure.
La guerre arrive.
Ça change rien pour nous ! -On va être séparé de toute façon
Toi t'as du talent ! Ne laisse pas passer une chance pareil.
Ma vie, c'est la lutte, l'action politique ! C'est pas une vie pour toi.
Laisse-moi décider... ce qui est bon pour bon
Je t'aime et je n'y peux rien
Je veux qu'on se marie.
Ce n'est vraiment pas le moment
LES REBELLES SUR BARCELONE ; LES RÉFUGIÉS FUIENT VERS LE NORD.
INTERDICTION DE PASSER LA FRONTIERE FRANÇAISE
LA FRANCE OUVRE SA FRONTIÈRE
Vive la France !
Il sait pas que la France a a refusé d'aider les Espagnols ?
Bonjour...
Je peux te parler?
Servir la soupe populaire aux réfugiés, tu crois que ça arrêtera les fascistes?
maintenant rien ne pourra les arrêter en tout cas en Espagne
Si, il y a encore un espoir fais-moi passer
C'est fini. Franco a gagné.
Pas tout à fait. Il reste une chance. Je rejoins les brigades internationales
Pourquoi ?
Et pourquoi pas ? Je ne suis pas utile ici.
tu connais les bonnes personnes. pour m'aider à passer la frontière.
C'est trop compliquer aujourd'hui
et puis c'est trop dangereux ! Si quelque chose arrivait ?
Tu recommences!!! Tu n'es pas responsable de moi.
Si quelque chose arrive, ça me regarde d'accord ?
Jean écoute...
Je veux vraiment y aller.
On va faire ça
Et pour nous ? - "Nous" ?
Toi et moi ? Ou toi et cette nana, Hélène?
Je parle de toi et moi.
Ah toi et moi ?
Il n'y a plus de toi et de moi. Je veux dire...
Nous étions clairs n'est-ce pas ?
Rappelles-toi pas d'implication
"Pas de mariage", même pas de vie commune.
Les temps n'étaient pas à ces choses
Bein oui.
Bon alors ?
C'est vrai, pas le moment
C'est différent avec cette fille, tu t'en rend compte
Elle est enceinte, tu le sais !?
Quoi ?
Tu savais pas ? Elle...
Elle cherche une adresse pour faire un avortement
Prend ma place.
Mais Jean... ne m'oublies pas... l'Espagne
Je m'en occupe !
Oui oui j'arrive ! - J'y vais madame.
Non, non, ma chérie.J'y vais !
Vous devez...
Excusez moi, madame, je cherche Hélène.
Elle est souffrante. Repasser plus tard.
Excusez-moi.
Ça va, ma chérie ?
Je vous fais du thé ?
Non madame. Retournez vous coucher.
Enfin Hélène!
Pourquoi tu ne m'as rien dit?
Tu aurais pu !
Je vais chercher un docteur. - Non, attend !
L'adresse est sur la commode. Madame Monge.
Elle n'a pas le téléphone.
Dépêche-toi. Dis-lui que ça fait douze heures. Elle doit venir.
Il est impossible de trouver un taxi. Le métro est beaucoup plus rapide.
ah oui non non le métro c'est plus rapide.
Êtes vous certain qu'elle n'est pas simplement paniquée ?
Ces Juifs sont toujours douillets. Ils se plaignent de tout.
Elle n'est pas juive.
Ah oui pardon. C'est parce que la vieille est juive. Désolée
Mais je vais vous dire... Les youpins et les francs-maçons...
ce sont eux les vrais ennemis de la France !
Par exemple Hitler on a beau beau dire il fait ce qu'il peut
Il aime pas les juifs, non? Mais les américains,
il faut aussi s'en méfier
Roosevelt ! Par exemple...
C'est un nez crochu aussi !
Ici...
Faites-le correctement.
Et Voilà ! Heureux?
Attendez !
La porte...
Voilà, c'est bon !
Je peux la voir ?
Non, pas tout de suite Ce n'est pas la place des messieurs.
Peut-on la transporter? Maintenant ou plus tard?
La déplacer ? Excellente idée, prenez un taxi
Vous êtes le responsable? - Oui.
Je vais vous demander 50 francs. C'est très raisonnable.
Où est Yvonne ? - Elle est rentrée.
Le médecin a dit que tu avais une infection. De la fièvre.
Tu as besoin de quelqu'un qui s'occupe de toi.
Je veux mes affaires. Où sont mes vêtements ?
Tu vas rester là.
Yvonne doit travailler, et sa mère est trop vieille
Je vais m'occuper de toi.
Je t'aime.
Oh, non...
J'aimerais te croire.
Ce n'est pas si facile.
Madeleine ! - Regardez qui voilà !
- Tu connais Charles Arnaud...
Bonjour, M. Blomart. Et... ?
Mlle Bertrand, la cause de tant de bonheur.
Quand es-tu rentré ? - Il y a quelques semaines.
Après la guerre, je suis un peu restée - Et ça, c'est quoi ?
Presque rien.
Quand tu arreteras de jouer les héros ! - Arretez, Charles !
Je déteste les héros.
Pourquoi ne m'as-tu pas contacté ? à ton retour
Je ne sais pas...
J'ai été très occupé. ne t'inquiéte pas !
Ça je n'aime pas ça s'occuper des affaires des autres
Mademoiselle ? Voulez-vous vous battre pour ces tchèques...?
Mon père est mort à la dernière guerre. Un jour avant l'armistice.
C'est ce que je disais... - Je n'aurais pas dû te laisser partir !
Hélène... puis-je vous appeler Hélène ?
Cet homme est responsable de tout
Dostoïevski disait que nous étions responsables de tout et de tout le monde
Salopards de russkofs!
Ça c'est bien les russes ! On est pas responsable des étrangers !
Taisez-vous Charles. Vous ennuyez cette jeune fille.
Tu sais pour Marcel ? Il s'est engagé la semaine dernière.
Alors, Marcel m'a devancé.
Il dit qu'il y aura la guerre en septembre.
Septembre est le mois où les guerres commencent. Oui...
après la récolte.
A quoi tu penses? - On dirait que tu souhaites que ça arrive.
Souhaiter quoi ? -La guerre.
C'est tellement idiot. Je ne te comprends vraiment pas.
Je ne me raconte pas d'histoires contrairement à toi
Je ne veux pas de guerre. alors je n'y pense pas.
Et quand la guerre sera là tu diras que non ?
Laissez-moi essayer ! - Non, c'est trop dur pour toi.
on parie ?
D'accord vas-y!
C'est pour Mme Muller ?
Oui, mais on peut pas finir sans la doublure.
Elle était censée arriver d'Allemagne mais on l'attend toujours.
vous n'êtes pas au courant?
Ils viennent de l'annoncer à la radio...
les négociations ont échoué !
Les Anglais ont déjà déclaré la guerre.
Oui, mes chéries... des jours sombres arrivent.
Ecoute Hélène essuies tes larmes il va bientôt avoir une permission
J'en ai rien à foutre ! Je veux qu'il revienne pour de bon.
Je ferai tout ce qui est possible ! Même si je dois aller chez Gigi !
Essaye quelqu'un d'autre.
Elle cause trop de problèmes.
Mais Je ne connais personne.
Va voir ses parents.
Les parents de Jean ? Ça servirait à quoi ?
- On ne sait jamais.
Bonjour Madame, j'ai un rendez-vous.
Bonjour, Moidemoiselle. Je suis enchantée.
C'est gentil de me recevoir. - Mon mari sera là dans une minute.
Il est au téléphone.
Asseyez-vous
J'allais prendre du thé, en voulez-vous? - Oui, merci.
Lait ou citron ? Il fait froid, n'est-ce pas ? - Citron, s'il vous plaît.
Bon...
- Vous êtes une amie de Jean ? - Oui.
Comment va-t-il ?
On ne le voit pas beaucoup.
J'ai reçu une lettre de lui l'autre jour et...
Il est dans l'infanterie à Dieppe. - Dieppe ?
Excusez-moi. J'étais au téléphone.
Enchanté
Ravi de vous connaitre.
Votre lettre ne dit rien...
des raisons de notre rencontre
C'est Gigi Grandjouan, qui pensait que votre appui...
Elle a pensé que vous pourriez peut-être l'aider...
L'aidez ? - S'il vous plaît, asseyez-vous.
Elle proposait que Jean serve ailleurs, un endroit moins dangereux
- Gigi Grandjouan ? - Elle a un ami qui est général et...
Il a besoin de quelqu'un comme Jean avec son expérience, à Paris.
Ainsi..
... il serait utile que quelqu'un puisse aller voir l'état-major
Oui d'accord... mais qui va combattre l'occupant
si tout le monde est affecté à Paris ?
Mais je ne veux pas qu'il meurt -Mais aucun d'entre nous ne le veut!
Henri, voudrais-tu... s'il vous plait, excusez-nous un moment?
RÉGIMENT D'INFANTERIE 42
J'ai une lettre d'introduction. Je dois parler au colonel Catelas.
S'il vous plaît... - Que voulez-vous ?
Aidez-moi à trouver mon fiancé, Jean Blomart, à la 42e division.
Repentigny... Au front.
C'est près du Front. Normalement je devrais vous arrêter.
Vous êtes de la police militaire ? - Oui, c'est ça.
Quelqu'un vous attend à la gare ? - Non,c'est juste une visite.
Votre fiancé?
Attention, ça pourrait lui attirer des problèmes
C'est pas mon fiancé. Mon frère.
Votre frère ? Y a quoi de si important ?
Sa femme est très malade.
Marc ! Réveille le sergent ?
Réveille-le !
Oh mon Dieu !
Richard ! Guette la patrouille, ok ?
Quelle lettre ?
Elle a déjà été envoyé. Gigi a tout arrangé.
Tout ce que tu as à faire c'est de demander ton transfert.
Hélène je ne suis pas d'accord
Absolument pas !
Mais pourquoi ?
Tu as peur de ce que tes amis vont penser?
Cette guerre peut être gagnée sans les 3 coups de fusil que tu vas tirer
Ecoute... pour une fois...
Pour une fois essaies de comprendre. - Mais comprendre quoi ?
Je me fous de cette guerre stupide... Quelle différence ça fait ?
Si tu meurs, je te suivrais.
Cette guerre n'est pas seulement la nôtre. - Oui, mais quand même...
Je ferais n'importe quoi pour nous Mentir, tricher, voler...
je trahirais mon pays, je tuerais quelqu'un même...
Caches-toi !
Elle dit qu'elle a une lettre...
Puis-je voir cette lettre ?
Et vous connaissez Henri Blomart ?
Oui.
Suivez-moi s'il vous plaît.
Les Allemands ont percé nos lignes ! - Vous êtes sûr ?
Oui, c'était à la radio ! - Ils sont à Sedan !
Oh mon Dieu ! Maman écoute la radio ! Elle sera terrifiée. Je dois rentrer.
Embrasses-la pour moi, je passerai après diner.
Quand es-tu rentré ? - Cet après-midi.
Mais pourquoi t'as fait ça ?
Tu le sais je ne voulais pas que tu te fasses tuer !
Vas-y, frappes-moi, fous-moi dehors! Tout ce que tu voudras
Je ne veux pas voir ta tête emportée par un obus !
Le monde ne tourne pas seulement autour de toi !
A ça je le sais... Surtout quand tu es là.
Mais enfin ! Tu es allée voir mo n père. Sans me le dire.
C'était la seule solution. - Eh bien, ça n'a pas marché...
Tout a été annulé. Je retourne à mon unité ce soir.
Tu n'as pas entendu ? Les Allemands ont percé le front !
Super ! Maintenant tu vas te faire tuer. J'ai juste retarder ta mort de 2 jours.
Tu te rend compte de ce que tu as fait ?
Non, je crois pas. T'as quel âge ? 10 ans ?
Je n'aurais jamais du tomber amoureux de toi.
Mais t'es pas amoureux. - Si ! Je le suis !
Oh que non !
Tu dis ça !
Mais tu ne m'as jamais aimé comme moi je t'aime.
Hélène...
C'est marrant parce Je t'aime tellement...
Hélène... - Quoi ?
Ecoutes-moi...
Il n'y a pas de raison pour que tu m'aimes d'ailleurs...
Je n'ai plus rien à faire ici Je vais prendre mes affaires.
C'est fini. - Ne pars pas.
C'est moi qui part je m'en vais ce soir.
D'accord mais je partirais. Non, ne pars pas!
Je prendrai juste mes vêtements une autre fois.
Non je m'en vais tout de suite.
Je n'aurais jamais dû accepter que tu te mêles de ça. C'est de ma faute.
Je regrette
Souhaite-moi bonne chance.
Depuis quand as-tu besoin de chance ?
Ok. Bonne chance.
C'est de Jean...
Il a été blessé. Il est dans un hôpital à Arras.
On peut s'y rendre en combien de temps? Tous les trains sont bloqués.
Ne restes pas dans l'escalier. - Non. il faut que j'y aille.
Entre, ça peut attendre demain. - Non !
tu es bien sure de ce que tu fais ?
Oui.
Prend ça. Ça tiens chaud
Prend soin de toi
Je te le promets
La Radio Nationale française. Le Maréchal Pétain s'adressse à vous...
Excusez-moi puis-je dormir ici ce soir ?
... à la demande... du Président...
... assurer la direction du gouvernement...
... notre admirable armée...
...s'est battue avec héroïsme...
Où allez-vous ? - A Arras.
...un ennemi largement supérieur en nombre et en armes...
... de nos anciens combattants que j'ai eu l'honneur de commander...
... la confiance de l'ensemble de...
... à la France afin d'alléger...
...mes pensées vont aux réfugiés qui sont...
... avec découragement le long de nos routes.
... ma compassion et de la sympathie ...
... je dis que ... cesser le combat ...
Vous pouvez dormir ici si ça vous va
Bonjour, Monsieur. puis-je vous prendre un peu de lait ?
Oui, m'dame.
Eh vous !
Arrêtez enfin ... !
Voulez-vous monter mademoiselle ? - Non, merci.
Où allez-vous ? - A Arras.
Le sergent Blomart n'est plus ici. - Où est-il ?
Où est cet homme ?
Il a été expédié au sixième tour.
Il a été transféré au Reich, en tant que prisonnier de guerre.
Mais la France a perdue, il y a un armistice !
Nous sommes en France ! Et la France est un danger pour nos soldats !
C'est pourquoi nous gardons nos prisonniers.
Retourne te coucher, maman.
La bougie s'est éteinte. C'est mauvais signe.
Je vais la rallumer. - C'est quand même mauvais signe.
Elle a l'air fatiguée.
Gigi ?
Vous êtes là ?
Karl Heinz !
"Fantastique !"
Comment était Berlin ? - Épouvantable !
Vous imaginez, du thé à cinq heures ? avec le Fuhrer et Eva Braun !
Horriblement petit bourgeois!
Et ce soir se sera pire. - Pourquoi ?
Nous dînons avec le général Klausen des SS.
Il y a dix ans... il était agent d'assurance.
Vous pouvez imaginer ça ? Un vendeur d'assurances
Nous en sommes là...
Voulez-vous savoir ma prochaine mission ? - Oh oui
Ramasser tous les juifs...
Oh chaton... Que vas-tu faire ?
elle est où? Au Ritz, avec un général allemand !
C'est une blague ! - Non. Ils se connaissaient avant la guerre.
Demande à Marie, elle était là. - C'est vrai, c'est vrai !
Il a une grande suite au dernier étage.
Et toi, ça va ? Tu es rentrée quand ? - La nuit dernière.
Il faut y aller. Elle est en bas.
Avec un Allemand.
Le Général ? - Non, l'autre.
Notre nouveau patron. - Oui, vous avez raison.
Ce tissu est exceptionnel. Il y a de beau travaux en Allemagne.
Hélène, méchante fille! Où étiez-vous tous ce temps ?
En me laissant toutes ces commandes !
Her Bergman, je vous présente Mlle Bertrand.
Enchanté !
Madame m' a parlé de vous. Vous-vous êtes absentée ?
Oui, près de trois semaines. Vous avez vu Jean ?
Non. Il a été envoyé en Allemagne en tant que prisonnier de guerre.
La question des prisonniers est très...pénible
Cela aurait été tellement simple de vous les rendre
L'officier de l'hôpital m'a dit que les prisonniers français...
ne seraient pas libérés tant que l'armée allemande était en France
En général ce sera vrai mais bon vous savez...
un mot bien placé...
Attendez...
Vous êtes si belle.
Pouvez-vous me dire à qui je dois m'adresser ?
Hé bien... moi par exemple
Non, je plaisante.
Qui est cet homme ? Un parent ? Un petit ami ?
Juste un ami. Mais si vous pouviez m'aider ce serait formidable
J'ai quelques contacts à Berlin... - "Wunderbar !"
Nous serions éternellement reconnaissantes
Voyons voir... je passe à la Kommandantur... cet après-midi
Je pourrais me renseigner... à propos de la procédure.
Oui.
Déjeunons ensemble demain ! - Quel gentleman...
Et nous pourrons en parler.
Votre ami .. soyons clair, ce n'est pas votre petit ami ?
Oui c'est sur.
C'est juste un ami.
J'en suis heureux.
Notez-moi son nom, son grade et sa derniere affectation.
À Arras.
Ecrivez-le. Je ne promet rien, mais je ferai de mon mieux.
Ces choses doivent être officielles ; cela peut être long.
"Sie sind so schön..."
Parlez-vous l'allemand ? - Non.
C'est étrange comme..
une rencontre peut tout changer
Sans cette guerre, je ne vous aurais jamais connu.
Avez-vous déjà été en Allemagne ?
Je dois y aller la semaine prochaine, mais...
Je n'y reste pas.
Je ne veux pas m'éloigner de Paris.
Surtout pas maintenant.
Comment vous dire...
tout à coup.. c'est comme si...
je suis heureux et j'ai peur.
vous savez ce que c'est ?
Non.
Excusez-moi, je gâche notre rencontre
Papier !
Ne vous inquiétez pas je suis seule
Tout va bien.
Montrez-moi vos trésors - On nous a fouillés en bas...
c'est un vrai fouilli
Quand est-ce que Bergman revient d'Allemagne ?
Je ne sais pas. Il l'a dit ? - Non.
Arrêtez ! Tu me prends pour qui?
Vous le savez parfaitement !
Non, je l'ignore Madame. - Tiens donc !
Vous jouez la jeune innocente jeune fille !
Vous mourrez d'envie de l'accompagner et je le sais.
Vous vous trompez, Madame.
Voici le lot de l'usine de Frankfort.
Regardez, c'est joli, non ?
Touchez-le. Allez-y.
Doux...
C'est magnifique.
Non !
Désolé, terriblement désolé. Je n'aurais pas dû...
On arrete le travail ensemble... - Non, non, je vous promets...
Je ne sais pas ce qui m'a pris. Ça n'arrivera plus.
Personne n'est au courant.
Tout le monde ne pense qu'à ça je suis votre maîtresse ?
Le concierge ne me parle plus depuis qu'il m'a vu avec vous!
N'est-ce pas normal quand on voit une femme avec un allemand ?
Arretez ! - Je veux m'en aller maintenant ? - Un instant !
Avant de claquer la porte
peut-être seriez-vous intéressé par des nouvelles...
à propos de votre ami.
Oui.
On m'a dit qu'il était à Schwartzwald.
Après, il y a une autre étape.
Êtes-vous intéressé ?
L'étape suivante consiste à organiser sa libération.
Si vous prévoyez de partir... - Je resterais.
Vous continuerez ...
C'est raisonnable. Merci.
C'est votre petit ami, n'est-ce pas ?
Je le savais.
Mais je ferais ça quand même pour vous
quand on est amoureux, on fait des choses qu' on ne devrait pas faire.
Venez... je vous raccompagne.
Qu'est-ce qui se passe ?
La police française rafle tous les juifs
Ils font le sale boulot des Allemands.
Je suis allée prendre ça pour maman, on m'a dit de ne pas revenir.
Ils vont prendre maman !
J'y vais. Va Place St. Germain, et attend dans l'église.
Tu seras en sécurité là-bas - Ok.
Faites attention.
Yvonne de Kaillich ? - Non, je ne suis pas Yvonne.
Papiers !
Que faites-vous ici ? - J"étais venue voir mon amie !
La vieille vache est infirme. il nous faut un brancard.
On ira la prendre demain.
Dites à votre amie Yvonne d'être là. Sinon, la vieille...
Zou dans l'escalier !
Sont-ils partis ?
Écoute... dis à Yvonne de ne pas revenir.
Je ne veux pas qu'ils la prennent !
Dis-lui qu'ils m'ont emmené et qu'elle ne doit pas revenir !
Écoute, personne ne vous emmenera.
N'ouvrez à personne. Je reviendrai. d'accord ?
Je viens voir Herr Bergman.
Avez-vous un rendez-vous ?
Non, il m' a dit de passer quand je voulais.
Attendez ici. Je l'appelle
Oui ?
Qui ?
Permission accordée
Comme c'est gentil.
Je vous en prie, entrez.
Que puis-je faire pour vous ?
C'est ma nouvelle suite. Joli, n'est-ce pas ?
Portons un toast !
C'est un grand plaisir de vous voir ici. Très bonne surprise !
Oh attendez, j'ai des petits gateaux.
Je n'ai pas vraiment le temps...
J'ai besoin d'aide pour mon amie.
Ah oui votre ami...
Alors il est rentré? - Non. C'est pour Yvonne, une collègue.
La police rassemble tous les Juifs...
Ils viennent chercher sa mère demain.
Je suis désolé, je ne peux rien faire. -Enfin, ce n'est pas possible?
Impossible ! Pour les Juifs, ils sont intraitables.
Un jour vous avez dit que pour moi, vous feriez l'impossible.
Vous croyez qu'il me plait de vous dire non
Ne me regardez pas comme ça ?
Allez voir le général Loenig... il a la charge.. des questions juives!
Non, n'importe quoi ! Il vous arrêterait !
Hélène, soyez raisonnable.
Il n'y a rien à faire
On ne peut rien n'y faire !
Vous savez, vous êtes..
vous êtes ma seule famille
On dit que le camp est dans le sud de la France.
Je vais y aller et prendre soin d'elle.
On nous mettra ensemble.
Ils arrivent.
Allons à leur rencontre
On y va maman.
Quand j'étais une petite fille, En Russie
avant de partir en voyage on s'asseyait tous autour de la table
Asseyez-vous, les enfants !
Tout ira bien.
N'ayons pas peur.
Les prisonniers français de retour des camps arriveront voie 6
Excusez-moi...
C'est moi sur la photo ? - Je l'espère.
J'ai vu passé tellement de trains. Je viens de la part du Père Augustin
De l'école ? - Il vous envoie ces vêtements.
Mettez-les et allez à cette adresse.
Demandez M. Leprince.
D'ici là ne parlez à personne
M. Leprince ? C'est au 2ème étage... au maquillage.
La salle Chalimar. - Merci.
Entrez.
Colonel Davis ? - Bonjour.
Londres a su que tu étais libéré. Bon voyage ?
Je viens d'arriver par avion. - De Londres ?
Oui. On m'a envoyer pour te contacter
Oui, toi !
Tu te souviens de Dacourt ?
Oui, il a rejoint De Gaulle, On s'est vu à Londres en 38
Exact ! Il te prend comme chef du renseignement à Paris.
Bon. Tu vas au 29, Av D'Orléans
C'est une pharmacie. Je te retrouverais là-bas.
Nous allons manger, dormir et s'organiser pour les deux prochaines semaines.
Pour commencer, défense absolue de voir qui que ce soit!
Tu as bien compris ? Qui que ce soit !
Un peu de thé ? - Non, merci.
Tu t'appelleras "Pasteur".
C'est un endroit secret - Quel chateau !
C'est eux !
Aucun problème ? - Non.
C'est "Pasteur".
Oh, c'est bon de te voir!
Je ne pourrai jamais t'appeler, "Pasteur".
Pourquoi t'ont-ils libéré ? - Ils en ont eu marre de moi !
Je vous laisse à vos retrouvailles on a une réunion dans 15 minutes
Il faut absolument que tu t'achetes une montre
Tu étais en retard à Bonne Nouvelle. Tu comprends?
5 minutes, c'est sufissant pour nous faire tous prendre!
Pardon j'ai merdé - Les amateurs disent ça!
- Paul ! C'est bon de te voir !
Paul, Jean va travailler avec nous.
Je vois.
Et sa petite amie Hélène?
Est-il au courant?
Elle va bien, non ? - Oui elle va bien...
... dans la collaboration
Ce n'est pas posssible
Tu es jaloux. - Jaloux ?
De la poule d'un boche ?
Jean...
Jean, s'il te plaît...
Hélène sort avec un Allemand.
Il s'appelle Dieter Bergman.
Oh mon Dieu!
Pile quand je viens de me laver les cheveux !
Tu m'as manqué. - Tu m'as manqué.
Putain comme tu m'as manqué!
C'était si long! Pourquoi tu ne m'as pas écrit ?
On avait rompu, non ?
Quand es-tu rentré ? - Je viens de rentrer aujourd'hui.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai vu...
Denise et Marcel...
Madeleine...
Et alors ?
Ont-ils dit quelque chose sur moi ?
Tu ferais mieux de me le dire....
ce qui se passe.
Ecoutez... Je travaille toujours pour Gigi...
...qui fait des affaires avec l'Allemagne
Les gens comme Madeleine et Denise...
...les partisans comme ça... on sait à quoi ils pensent
Gigi travaille pour les Allemands...
alors tu collabores !
Moi je collabore ? - Oui !
Parce que je...
Je conçois des robes pour les ménagères allemandes ?
Après autant de temps est-ce qu'on va se battre pour des bêtises pareilles ?
Qui est Bergman ?
Oh, je vois.
Il est ... important à la Commission du commerce.
C'est notre meilleur client.
Qu'ont-ils dit d'autre ?
Que tu dines avec lui !
que tu passes... du temps chez lui.
Oui c'est vrai.
Bergman m'a aidé.
Il nous a aidés.
Si j'ai été libéré, c'est grâce à lui ?
je lui ai demandé. Il est amoureux de moi.
Il n'y a rien eu entre nous
j'espère que tu me crois?
Je te crois.
Tu es d'abord allé les voir, n'est-ce pas ?
J'aurais du le savoir.
La politique est prioritaire.
Ils pensent que je collabore ?
Alors qu'ils me confient un travail un truc dangereux contre les allemands
Mais tu n'as rien contre eux - Qu'en sais-tu ?
Tu le ferais pour moi. - Où est la différence ?
J'ai vu de la lumière.
Alors me voilà...
et comme d'habitude, je vous vois craintive
Que faites-vous ?
Vous faites vos bagages ?
Alors comme ça votre ami est de retour...
et vous ne voulez plus qu'on travaille ensemble
Je dois vous dire...
C'est une mauvaise fréquentation
Vous entendez ?
La gestapo a un dossier sur lui
C'est un personnage dangereux !
Il a organisé des manifestations contre l'Allemagne avant la guerre.
D'ailleurs...
on me repproche aujourd'hui d'avoir aidé cet homme
Nous vous sommes très reconnaissants.
Oui. Tous les deux.
Tous les deux.
Nous allons en parler !
Asseyez-vous.
Asseyez-vous !
Comment vous dire ?
Je n'arrete pas de me dire...
cela doit cesser. Je dois l'oublier.
et me dire ça, c'est comme...
me dire que je dois me tuer.
Et maintenant il est là.
C'est moi ou lui.
Et, bien sûr, elle ne pense qu'à s'enfuir.
S'en aller pour que Je ne la revoie plus.
Ecoutez-moi - Oui.
Vous devez continuer à travailler ici.
Vous devez accepter nos rencontres!
Je ne demanderai pas plus.
Et cette fois-ci...
c'est un ordre.
Ne t'enfuis pas.
Tu m'entends, mon amour ? - Je ne suis pas votre amour !
Si ! Vous l'êtes...
Je suis au-delà de toute honte.
J'ai oublié toute dignité.
L'amour s'en fiche.
Il est sans pitié. Il fait mal. - Ne parlez pas comme ça.
C'est plus fort que moi - Taisez-vous!
Alors ne m'obligez pas à menacer votre ami !
Vous vous êtes fait mal - Non
Vous comprenez maintenant, n'est-ce pas ?
Jee pense qu'on s'est compris...
ne partez pas.
Non.
Je ne partirais pas. - Bien.
Je vous remercie.
Je vous ramène chez vous. - On se voit demain au travail.
Il s'appelle Mathieu. C'est un traite de premier plan.
Un fasciste français les allemands l'ont choisi
pour monter une milice nationale
pour soulages les SS de certaines tâches.
Je l'ai vu une fois à Marseille.
avec ses idées dégueulasses
J'aurais pu l'étrangler!
Ça aurait été facile.
Il n'est peut-être pas trop tard. - Quoi?
Il a rendez-vous au Meurice dans la semaine.
Nous ne savons pas quand.
Nous avons Raoul là-bas !
Ça ne suffit pas. Il nous faut introduire une arme.
Ils fouillent les entrées, il nous faut un laissez-passer.
On peut en faire un ?
Pas besoin.
On a quelqu'un qui en a un.
Qui ? - Hélène.
Je voulais un sandwich mais il y a plus rien.
on ne parle que de ça. Trouvez n'importe quoi à manger
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Les camarades...
ils ont un boulot pour toi.
Super ! C'est ce que je voulais. - Ça ne me plait pas.
C'est trop dangereux. Je vais annuler pour toi
Ah non, non, non.
Si on annule ils ne me feront plus confiance
S'il te plaît, je veux en faire partie. Je veux tout partager avec toi
Tu le feras juste pour moi
Je le ferais pour nous !
Quel est le boulot ?
Ça a commencé ? - Oui.
Il lui a dit cet après-midi.
T'en veux?
Donc, c'est toi qui la mets au courant?
C'est risqué, non? Je veux dire...
c'est une collabo'. - Ne vous inquiétez pas.
Je lui raconte et je disparais. Et hop!
Tu n'es pas le seul à te mettre en danger.
Il y a Raoul
Si tout va bien Raoul n'utilisera pas cette arme.
Est-ce à dire qu'Hélène ne sert à rien
Nous mettrons un autre pistolet plus tard par sécurité
Donc toute l'opération est inutile ?
Elle risque sa vie pour rien ?
Bah non ! ...nous la testons.
Si tout va bien, elle aura de futures missions.
Elle pourrait être très précieuse.
Les américains entrent en guerre
Les Américains ? Ça m'étonne !
Pourquoi s'y impliqueraient-ils ?
La mission est d'introduire une arme dans l'hôtel Meurice
Combien de fois vous fouilleront-ils ?
Aujourd'hui ils ne me fouillent plus.
A quel étage se trouve la suite de Bergman ? - 3ème étage.
Bien.
Quand vous entrerez, vous direz que vous avez rendez-vous
Mais vous prendrez l'ascenseur pour aller au 6ème étage.
Voici un plan du 6ème étage.
Quand vous vous y rendrez...
tourner à droite.
Cachez l'arme dans le placard ici.
Quand vous aurez placé l'arme, retournez en bas.....
pour voir Bergman. - Comment je porte l'arme à l'intérieur ?
Soulevez votre jupe.
Mettez-la ici.
Pas très agréable
Ça tiendra je pense
Le silencieux est plus pratique.
placez-le dans votre corsage.
C'est votre première fois, alors...
vous serez nerveux, mais rappelez-vous...
les Allemands ne vous soupçonnent pas.
Vous avez l'habitude de venir ils auront confiance
Bande de cons !
n'est-ce pas? - La confiance, ç'est ça la question!
... la question ?
Impressionnant comme ils sont nombreux
Sécurité accrue. - Ça m'inquiète
Je ne me rendais pas compte
Heil Hitler !
Ce porc de Mathieu.
Au grandes occasions les grands moyens
On la mène au casse-pipe
A quelle heure est le rendez-vous?
3 heures. Elle est déjà en route.
On doit pouvoir encore l'arrêter
Et si elle n'est pas de notre côté ? Tu imagines !
Trop tard !
Entrez.
Votre rendez-vous est au 2ème étage. Attendez ici.
Bonjour. - Qu'est-ce que toute cette agitation ?
Visiteur important. C'est pour Bergman ? - Oui.
Je suis désolé. Vous devez attendre qu'on l'appelle.
Mais il m'attend. - Nous avons des instructions précises.
Fraulein Bertrand pour Herr Bergman, Suite 303.
Herr Bergman n'est pas dans sa suite.
Mais il m'attend.
Il est peut-être au restaurant. Essayez le restaurant.
Restaurant ? Ici La sécurité..
Herr Bergman est-il chez-vous?
Oui, je vais attendre.
Non ?
Merci.
Il n'y est pas.
Revenez plus tard ?
Puis-je attendre ici...?
C'est que je viens de loin
il a dit qu'il m'attendrait. Je suis sur qu'il sera bientôt ici.
Très bien.
Très bien vous pouvez attendre ici
Prenez un siège.
Hého vous ! Arrêtez !
Qu'est-ce qu'on s'emmerde ici
Ça ne tiendrait qu'à moi...
Personne ne monte à l'étage sans laissez-passer!
Vous ! Dehors, vite ! Le Général arrive !
Dehors, allez !
J'ai besoin de voir une pièce d'identité.
6ème étage, s'il vous plaît. - 6ème ?
J'ai oublié mon chapeau.
En haut, en haut !
Je descends. - Très bien.
Par où ?
Ici !
Je l'ai intallé dans une suite.
Pourquoi celle-ci?
Pour donner à ce monsieur une vue de Paris ?
Il y a eu des menaces de mort
Une autre suite aurait été plus dangereuse
Vous le pensez, Général ? - Non, je le sais !
Vous devriez le savoir. Vous êtes policier !
Vous vendiez des assurances dans quel domaine, Général Klausen ?
Immobilier.
Moi depuis enfant, je veux être dans l'armée.
Le goût du sacrifice.
C'est certain. - Tout pour la patrie.
Heil Hitler ! - Heil Hitler !
Où étiez-vous ? On vous cherchait !
J'ai dû aller aux toilettes... pour dames
Vous n'êtes pas censée aller partout
On a appelé Herr Bergman. Il vous attend.
J'ai dû lui dire que je vous avais perdue
Allez-y maintenant.
Où étiez-vous ?
L'agent m'a dit qu'il vous avait perdu.
Je me suis trompée d'étage.
Vous me mentez
Vous n'étiez pas là on m'a dit d'attendre.
Je suis parti 15 minutes
Vous n'êtes pas resté dans le hall ils ne vous ont pas trouvé
Je cherchais les toilettes au 1er étage
J'ai les croquis. - Il y a une sécurité importante aujourd'hui.
On doit être prudent.
Je vous les montre ?
Vous avez changé...
...ces derniers jours...
Vous me mentez
Arrêtez
Regardez ça, je dois en parler à Gigi - Peu importe Gigi !
J'ai dit que la sécurité était importante aujourd'hui. Vous savez pourquoi ?
Non. - Je me demande ce que vous savez.
Il y a eu des menaces de mort contre une personnalité importante
Vous désiriez, Monsieur ?
C'est une erreur
Toutes mes excuses.
Venez avec moi.
Allez !
Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous prend ?
Attendez, arrêtez !
Un instant...
Il n'y a qu'un seul ascenseur, non ? - Oui, monsieur.
Vous venez d'emmener cette femme ? - Oui, monsieur.
Et avant était-elle déjà monter?
Oui.
A quel étage l'avez-vous emmenée ?
Désolé monsieur, j'ai oublié - Vous avez oublié ?
Vraiment pas ?
je n'en sais rien
Ecoutez, je passe ma vie dans cet ascenseur...
6ème étage !
Excusez-moi, ça veut dire que le Général va descendre
C'était ridicule... - Je devrais vous signaler
Parce que je suis allé aux toilettes ? - Ce que je ressens pour vous...
c'est une maladie.
Dois-je les prendre ou vous les laissez ?
Blomart a disparu.
La Gestapo est allée chez lui ce matin.
Vous n'y étiez pas non plus Où étiez-vous ?
J'étais chez moi. - Donc, Blomart y était aussi.
Je dirais à la Gestapo où le trouver.
C'est mon devoir de leur dire.
C'est pourquoi vous êtes une souffrance pour moi
Jean n'était pas chez moi. Je ne sais pas où il était. C'est la vérité.
La vérité, la vérité...
la seule vérité c'est...
que je vous aime,
que je suis fou d'éprouver ce sentiment et que vous, vous ne m'aimez pas
C'est ça la vérité.
C'est triste, n'est-ce pas ?
Je devrais vous dénoncer à la Gestapo.
Et si je ne le fais pas, j'aide Blomart, un saboteur, un ennemi de mon pays.
Il n'est pas un saboteur !
Taisez-vous ! Vous n'en savez rien ? Juste ce qu'il vous dit !
Un terroriste comme lui ne dit pas à sa femme ce qu'il fait !
Dieter, arrêtez, vous savez que je ne comprends pas.
Je pense que nous sommes les deux faces de la même pièce.
Le fait que je vous aime...
peut me détruire.
Et le fait que vous ne m'aimez pas...
peut entrainer votre perte.
Soyez plus précis.
Vous savez tout
Je dois les avertir que vous n'êtes pas monter chez moi directement
Dieter, non! Je vous jure
S'il vous plaît...
Ne pleurez pas.
Je n'irais pas voir la gestapo..
Je ne dirai rien
Pourquoi avez-vous fait ça ?
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Désolé.
Le baiser de Judas ?
La trahison ?
Londres est d'accord.
Si nous le tuons, ça, signifiera qu'ils sont incapables de protéger les collaborateurs.
J'ai Raoul à l'appareil.
Il dit que l'arme est en place et que la voie est libre
Il veut s'en servir - Non, hors de question.
Si Les Allemands sont au courant...
Dites-lui... qu'on fera entrer une autre arme.
Il dit que le travail a été avancé, ça veut dire quoi ?
La cible est dans l'hôtel.
Dis-lui qu'il... - Non, attends.
Dis-lui d'y aller.
Mais... si c'est un piège...
la vie de Raoul et en jeu
C'est moi qui commande.
Dites-lui d'y aller.
Bonjour, monsieur.
Votre petit-déjeuner.
Garde, pouvez-vous m'aider ? Il est malade !
Que s'est-il passé ?
Halte !
Appelez le médecin.
Pourquoi Hélène est ici ? - Elle dit que c'est urgent.
Alors bon. - Attendez-moi.
Comment vas-tu ?
Bien. La Gestapo est allée chez toi hier.
Je sais. On ne peut plus y retourner.
Dieter est méfiant. Il sait que Je ne suis pas allée directement chez lui.
Le logement d' Yvonne, est-il vide? - Oui
Alors ne va pas au travail aujourd'hui.
Va chez elle. Ne contacte personne. Demain, prend un sac...
et va dans l'ancien studio de Marcel. Voici la clé.
18, Rue des Fosses à St Jacques.
Pars à 6 heures. Je viendrai te chercher.
Où allons-nous ? - Une maison en dehors de Paris.
L'ennui avec les troupes d'occupation c'est qu'elle oublie qu'on est en guerre.
L'une de ces filles pourrait être celle qui a introduit l'arme.
Quelle arme ? - L'arme qui a tué Mathieu
Il a été introduit par une femme
Et ils ne savent pas qui c'est ? - Pas encore.
La Gestapo a fait du zèle...
Le type est dans le coma. Mais ils font du bon boulot.
Un travail rapide et efficace
Oui. bien sur.
Le général veut un procès d'ampleur
L'assassin, la fille. Toute la bande.
Pour montrer que nous sommes sérieux.
Saluez-la.
Alors comme ça vous jouez à ce jeu ?
Que faites-vous ici ?
Où est votre arme ? - Pourquoi en aurais-je une ?
Où est-il ? Où est Blomart ?
Je me disais que vous me conduiriez à lui.
Vous l'attendez n'est-ce pas ?
Pas du tout, je suis venu prendre un bain
Qui habite ici? - Un ami.
Un artiste en voyage qui me prête son appartement
Vous avez beaucoup d'amis, je trouve.
Il aime les échecs ?
Oui.
Moi aussi.
Autrefois j'y jouais Je faisais des tas de choses.
J'étais...
quelqu'un... comme...
tout le monde...
Ici, voyez-vous ? La Reine est en danger.
Dieter, je quitte Paris.
La reine est importante. Elle va dans toutes les directions.
Bien sûr...
on doit la mettre en échec.
Pourquoi votre arme?
A propos d'armes,
Vous vous êtes servi de moi, n'est-ce pas ?
Pour faire entrer un revolver dans l'hôtel.
Mais pas du tout ! - Arrêtez, arrêtez.
Taisez-vous plus de mensonges Je sais tout depuis hier.
Une complice d'assasinat
Dieter, s'il te plaît... - Dieter, s'il te plaît, Dieter !
Je ne peux plus fermer les yeux
Notre comédie est finie
Je dois vous conduire à la Gestapo. et leur dire qui vous êtes !
Vous serez torturée.
Je viens de vous voir nue... Hélène...
Ils vont vous... ça va être sale...
Ils vont faire des choses terribles avec vous.
Vous leur direz où trouver Blomart...
vous leur direz tout. Les noms et les adresses
Personne ne résiste à la Gestapo.
Hélène, écoutez-moi...
Je vais vous faire une offre.
un transfert en Allemagne Vous et moi
Vous seriez en sécurité !
Je ne demande pas votre amour juste vivre avec vous
vous savez que je me moque de toute dignité
Je ne sais plus qui je suis ni ce que je fais - Je vous déteste !
Je veux te faire l'amour ! - Non mais ça va pas ?!
Blomart viendra-t-il ? - Non !
D'accord, on va l'attendre.
Je devrais vous tuer ce serait gentil
Non, attendons Blomart.
Non...
Je vous en prie
J'irais en Allemagne avec vous.
Juré craché
C'est promis
Allez...
Sortons. D'accord ?
Vous mentez.
Vous mentez toujours.
C'est pourquoi je vous ai suivi
Vous me conduirez à Blomart, c'est certain
Il va venir, n'est-ce pas ?
Ah, oui...
c'est la seule solution
La fin...
...de tout ça.
Hélène...
Nous étions si inquiets !
Ça va ? - Oui.
La fin de la bouteille.
Bienvenue.
Vous avez vu ça ?
On vient d'apprendre que...
Ils ont déplacé Raoul à l'hôpital, depuis la prison de Cormeilles.
Dès qu'il ira mieux, ils le jugeront.
Donc, ils n'essaient plus d'étouffer l'affaire
Ils ne peuvent plus, il y a des tracts dans tout Paris !
Mais, pourquoi un procès ?
Ils, pourraient l'éxécuter simplement? - Propagande, procès spectacle.
Mon Dieu ! Pauvre Raoul. -...Cormeilles
On doit pouvoir faire quelquechose
Est-ce qu'on peut avoir des plans précis? - Pour quoi faire ?
Avons-nous un camarade qui parle un parfait allemand ?
Pas dans notre groupe.
Ça doit pouvoir se trouver - Tu t'en charges !
Ils vont voir de quel bois ont se chauffent
Il est temps.
Je sais.
Ne t'inquiétes pas.
J'ai eu peur la première fois, mais à présent c'est fini
C'est dangereux, et je ne serai pas avec toi.
Je n'ai pas peur.
Allons-y !
Je transfère un prisonnier à Paris.
Repos.
J'ai des instructions de la Gestapo.
On doit ramener un prisonnier pour un interrogatoire plus poussé.
Avec votre permission...
Ce prisonnier est dans le bloc C.
Je dois en informer mon supérieur pour autorisation.
Deux minutes. - Allez-y.
Pas de communications.. - Utilisez l'autre !
Dites au garde d'ouvrir la porte et laissez entrer l'ambulance.
Ici le sergent Meier...
Laissez entrer l'ambulance.
Ecoutez-moi...
il ne survivra pas à un autre interrogatoire.
Je vais en informer le quartier général, ils décideront
Ouvrez la porte. Nous partons.
Sergent Meier. Ouvrez la porte.
Puis-je voir votre laissez-passer ? - Un laissez-passer ?
Je l'ai laissé au sergent.
Je dois voir votre laissez-passer. - Demandez au sergent.
C'est ridicule !
Filons !
Non !
Hélène ! Hélène !
La lumière...
Je ne te vois pas.
Ils sont sains et sauf ?
Oui.
Tout le monde s'est enfui.
Souris-moi
J'ai fais ce que j'ai voulu
Je le voulais, je t'aime. Aucun regret
Ne me laisse pas.
Hélène ?
Pasteur...
Une question. - Quoi ?
La bombe à Orsay peut être placée d'ici une heure...
Un train de troupes allemandes partira à 4 heures.
La gare sera bondée...
avec des civils.
Oui.
Des innocents seront tués.
Alors qu'est-ce qu'on fait ?
Tu nous donnes le feu vert ?
Il n'y a pas d'autre solution. Allez-y.
Sous-titres : Skwar et GMLPP
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