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- Félicitations, sergente Valiquette.
Je vous donne le commandement de l'unité Ouest.
- Normand serait content de savoir
que c'est toi qui le remplaces.
- Sam Marchal prend ça comment? - Survivre à une bombe.
C'est pas une preuve de compétence.
- Assez mal.
- Ca s'appelle le karma.
- Il essaie de la convaincre de reconsidérer son choix.
- T'as envie que Guillaume devienne orphelin?
Après tout ce qu'il a fait pour toi?
- Elles te font encore mal? - Oui.
Mais t'es le seul à le savoir.
- Tu trouves pas que t'as assez payé?
Tes mains, Normand, ton bébé?
- T'étais enceinte?
- Il le savait pas. - Shit!
- Elle a été top notch du début à la fin.
C'était la Véro d'avant là.
- C'est quoi, l'urgence, sérieux?
- C'est le coach. Il a trouvé une bombe dans son char.
(stridulations)
- J'ai déjà tout fait ça, le jeune.
- La ceinture et les bretelles coach,
faut tout le temps double checker.
C'est toi qui nous as appris ça.
Mais comment t'as fait pour savoir?
- Disons que depuis ton affaire, je suis plus vigilant.
Je sais pas, il a dû mal refermer le hood.
Quand je suis passé devant pour embarquer, fouille-moi pourquoi,
j'ai senti qu'il y avait quelque chose de pas normal.
- Clean en dessous. T'es encore sur la coche, le vieux.
- Je suis occupé là, peux-tu faire semblant
que je suis ému par ton compliment?
Tu grimaces là, j'aime pas ça quand tu grimaces.
- Attends de la voir sourire, ça, ça fait peur.
- Que l'horloger nous cible nous autres,
ça, je peux comprendre encore que c'est tordu.
Mais qu'il te cible toi?
Sans vouloir te vexer, t'es juste un retraité.
A moins qu'il te connaisse?
- Je le sais-tu moi!
Sam m'a dit que l'horloger
avait appelé au 9-1-1
pour vous prévenir pour la job de cette nuit?
- Oui.
- La salle piégée à je ne sais plus trop quelle compagnie?
Va falloir que tu patines plus vite que lui,
parce que là, c'est lui qui mène le show...
sans vouloir te vexer.
(coup de klaxon)
(aboiements d'un chien, croassement d'une corneille)
- Vieux débris.
(petit rire)
- Si l'intelligence saute toujours une génération,
comme ils disent, tes enfants vont être brillants.
Mon feeling là, votre Matrimachin, il est juste tordu.
Il fait pas ça juste pour le cash,
il fait ça aussi pour son fun, pour vous dire:
"Je peux le faire et vous pouvez rien y changer."
- Oui, mais il y a quelque chose qui fitte pas.
- Quoi?
- Je sais pas.
Je m'en vais voir le DG tantôt.
Veux-tu que je lui demande de la protection pour toi?
- Pour quoi faire? Je suis un grand garçon.
- Je sais. Mais Matriochka extorque juste des big shots.
Et à ma connaissance, t'en es pas un.
Si c'est personnel, il va se réessayer contre toi.
- On verra bien.
- Ce que je te dis, c'est que c'est peut-être un message.
- Un message pour qui?
- Probablement moi.
- Bien oui, c'est ça!
La Terre tourne autour de toi.
- Tu sais quoi faire avec?
- Mais oui.
Il va te faire des misères si tu le casses pas et vite.
Je t'ai cassée, moi, avant que tu m'en fasses.
- Ouin, mais moi je voulais pas coucher avec toi, coach.
- Ha, ha! Une maudite chance pour moi!
(petit rire)
Tu diras bonjour de ma part au DG,
et dis-lui donc que ça fait 8 ans
que j'attends toujours ma montre pour mes 25 années de service.
Hum?
(vrombissement du moteur)
- Ah, t'as pas mis ton uniforme?
C'est obligatoire pour les sergents.
- Shit!
- Non, non, je te niaise!
(petit rire)
Es-tu nerveuse?
- Un peu, les shows de chaises, c'est pas mon fort, han.
- Je comprends.
Mais dis-toi qu'on va être en famille, c'est ta boss, le DG,
moi et Casgrain, le nouvel inspecteur-chef
qui a le lead de l'enquête.
OK?
Et je te préviens, quand il sent la peur chez quelqu'un là,
il devient comme un prédateur.
S'il t'écoeure, fais-lui la face
que t'avais faite le lendemain de notre nuit de noces.
(petit rire)
- OK. - Allez.
(paroles entremêlées)
- En tout cas, le coach y a des couilles grosses de même.
Moi j'aurais figé là.
- Sauf que toi tu figes quand tu vois une guêpe.
Fait que là, peux-tu défiger
et aller t'occuper de l'examen technique
de la charge, s'il te plaît?
- C'est à toi que la sergente a demandé de faire ça.
- Hé! Si je pitche un bâton dehors,
vas-tu aller le chercher?
Comme ton chien?
- Si je tavais dit ça quand t'avais l'intérim,
tu m'aurais arraché la tête.
- Veux-tu? Je vais te donner un conseil?
Tu veux "toffer" dans job là,
choisis un autre modèle que Véro.
Elle, elle toffe pas un mois icit, garanti.
- Sam. - Est folle bien raide.
Faut qu'elle aille se faire soigner.
Elle est sur le bord de craquer et au mauvais moment!
- Tu devrais pas parler de la sergente comme ça.
T'as juste à pas m'écouter!
- OK! On reste frosty.
Je vais m'en occuper, de l'analyse.
Tu pousses trop fort, Sam.
- Je le sais, mais qu'est-ce tu veux?
Les femmes ont toujours su
comment me faire grimper dans les arbres.
- Ah ouais?
Et si je pitche une banane assez loin,
vas-tu descendre de ton arbre?
(imitation d'un singe)
- Après l'événement d'hier soir,
Matriochka en est rendu
à 14 compagnies ou individus victimes connues.
Et après recoupements, on considère
que probablement 2 douzaines de compagnies ou d'institutions
ont décidé de payer discrètement.
- Est-ce qu'il a une signature technique?
- Non. Mon opinion personnelle?
Cet homme-là, d'après moi c'est quelqu'un...
- Sergente Valiquette?
Si vous êtes ici, c'est parce que j'ai besoin d'entendre
votre opinion d'experte quand j'en ai besoin.
- Bien, il y a rien qui nous dit que c'est pas une femme.
- Une femme? Une femme ça empoisonne, ça poignarde,
ou en forçant, ça tire.
Une bombe? J'y crois pas.
- M'as-tu regardée?
(petit rire)
Pour votre information, il y a eu un autre événement ce matin.
- OK, première nouvelle.
Qui? Quoi?
- Louis McLeod, l'ancien sergent de notre unité,
il y avait une bombe dans son véhicule,
qu'il a réussi à désamorcer à temps.
La signature de Matriochka,
c'est qu'il ou elle change constamment sa façon de faire.
L'explosif primaire,
l'initiateur, le système de déclenchement,
les sources d'énergie, les back-ups, tout.
Ce qui arrive avec Matriochka,
c'est qu'il aime ça, brouiller les pistes, mêler les genres...
alterner entre le basique et le complexe,
le rudimentaire et le sophistiqué.
Il fabrique ses propres explosifs maison, et c'est rare.
C'est pas évident de fabriquer ses propres explosifs
sans que ça vous pète dans la face.
Il ou elle achète son matériel
dans des grandes surfaces, et après ça, il s'adapte.
Il ou elle percole aux défis,
aime prouver qu'il peut tout faire avec n'importe quoi.
C'est typique des horlogers.
Le God complex.
- Le quoi?
- Le complexe divin.
Tu te sens exceptionnel, infaillible.
- Un trouble de personnalité narcissique, parfois sociopathe.
- Ah, il est pas le seul.
- C'est ça.
Fabriquer ses propres bombes, ça lui donne
un sentiment de puissance.
- Je savais pas que la psychologie
faisait partie de la formation des PTE...
- C'est nécessaire parfois
pour composer avec les attitudes de certains inspecteurs-chef.
- Continuez, sergente.
- Ce gars-là c'est un pro.
Les amateurs mettent trop de tape sur les paquets,
collent trop de timbres, attirent l'attention,
car ils prennent trop de précautions.
Et les terroristes eux-autres, bien,
ils aiment ça voir ça de proche,
ils aiment ça, faire plusieurs victimes,
et ils travaillent à partir de recettes chimiques préétablies,
pas du sur mesure.
- Une plombière qui se prend pour une ingénieure.
- Il ou elle tue avec précision.
Il ou elle tue avec plaisir.
Il ou elle a pas peur de tuer des policiers.
Et il y a rien qui nous dit
que ça va s'arrêter juste au plombier, comme vous dites.
Si Matriochka trouve que vous l'emmerdez,
ça se pourrait que vous soyez sur sa liste.
C'est pas mal tout ce que je peux dire
sans tomber dans le très technique.
- Matriochka, il y a quelqu'un qui va devoir
lui expliquer qu'on touche pas à la police.
- Les règles, ça s'applique pas à Dieu.
(sonnerie de téléphone)
- Techniciens en explosifs. Al-Sayid.
Ou, ça?
Sam! Sam! Prends la ligne, on a peut-être quelque chose.
- Bon, merci!
Vous avez eu une grosse nuit. Allez vous reposer.
- Euh, une dernière chose, monsieur.
J'ai entendu dire que Matriochka augmentait ses tarifs.
Tu sais, l'argent qu'il extorque
aux gens d'affaires pour pas faire péter ses bombes?
- C'est de l'information cloisonnée, ça.
Pourquoi tu lui as dis?
- Et?
- Bien, mon intuition c'est que son coup final,
parce qu'il va y en avoir un,
c'est qu'il pourrait rançonner soit la police...
ou le gouvernement.
Ce serait dans sa logique.
(sonnerie de téléphone)
Valiquette.
C'est parce que je suis en meeting, là.
OK, bien je vais aller vous rejoindre, si ça se confirme.
Ciao.
- Une autre?
- Non, je pense pas.
- Bon, merci, ça va être tout.
Casgrain, Baron, attendez ici, s'il vous plaît.
- Ouf! Café, café, café, café!
- Des fois j'ai l'impression
d'être ton dealer de 10h00 et de 15h00.
- Je bénis le gars qui a été le premier à moudre un grain de ça
et à le mettre dans l'eau chaude.
- Ouais, bien, apparemment là, c'est un berger
qui a remarqué que ses chèvres avaient plus d'énergie
après avoir grignoté des plants.
Vers 900 après le Christ là, en Ethiopie,
dans la province de Kaffa.
C'est pour ça, le nom, là: Kaf, café...
- Wiki-Gui-Gui!
(rires)
Toi, euh, t'étais pas là
ce matin quand je suis passée voir ta mère.
T'as découché? Elle était cute?
- Il fait beau, han?
T'emménages quand chez nous? T'es toujours là.
- Oh! J'ai passé mon enfance avec ta mère. Plus jamais.
Mais si je la vois pas une fois par jour, depuis son accident,
je deviens nerveuse.
- Maintenant que ma mère est revenue au travail,
tu vas faire quoi?
Démissionner d'ici et retourner à Québec?
- Guillaume, ta mère est pas guérie!
- Matante, change de playlist.
- Regarde, je sais pas encore ce que je vais faire,
mais chose certaine, je pars pas tout de suite.
- Ah, cool!
- Puis ton père a appris pour ta mère.
- De quoi?
- Qu'elle était enceinte au moment de l'explosion.
Je me suis échappée.
- Oh fuck! Tu viens de tomber sur la shit list de maman.
- Mais là, elle aurait dû y dire bien avant!
Les secrets, là, Guillaume, ça pourrit toujours.
(soupir)
Parlant de secrets...
(petit rire)
Euh, qu'est-ce que ton père a fait
pour perdre 2 grades et être tabletté?
- Si tu sais ce qui est bon pour toi là, tu fouillerais pas ça.
- Casgrain a raison.
L'information financière relative
au dossier de Matriochka, c'est cloisonné.
S'il y a quelque chose que j'endure pas, Baron, là,
c'est les grandes gueules.
- Compris.
- Est-ce qu'on implique davantage
Garance Augustin dans l'opération?
- Garance, c'est une bonne gestionnaire,
c'est une fille de terrain, mais c'est une femme d'enquêtes, là.
Comme votre ex, d'ailleurs.
Bon, ça va être tout, Baron, merci beaucoup.
Vous pensez toujours que c'est un suspect?
- Des fois oui, des fois non.
Il a probablement appris assez de trucs de sa femme
quand ils étaient encore ensemble pour savoir quoi faire.
Il a des contacts dans le milieu de la criminalité financière
à cause de sa job,
ça lui permettrait de blanchir les rançons.
Il est amer de sa démotion et son affectation actuelle.
Mais de là à poser des bombes... non.
Je crois beaucoup plus à la piste dont on a parlé.
(soupir)
- C'est votre enquête, Casgrain.
Mais dépêchez-vous d'aboutir.
Faut régler ça avant que les médias
arrêtent de collaborer et sortent l'histoire.
Parce que, moi je reçois
beaucoup de pression du sous-ministre,
et la pression, ça se transfère.
- Bon briefing!
On dirait ben que Casgrain a trouvé tes boutons.
Comment tu fais pour être aussi facile à faire fâcher,
et aussi froide pis cool quand t'es downrange?
- C'est pas avec les bombes
que j'ai des problèmes, c'est avec les humains.
- Faut que je travaille avec Casgrain tous les jours,
ça fait que rajoute-toi quelques couches de cuir sur l'épiderme.
T'es trop facile à énerver.
- Je sais.
- Surtout que tu vas le revoir. - Pourquoi?
- Là, t'as attiré l'attention du DG.
Il va te vouloir là à chaque réunion sur ce dossier-là.
- Je savais que j'aurais dû rien dire.
- Mais là, il est trop tard.
Est-ce que t'étais sérieuse
quand tu parlais du gros coup de Matriochka?
- Mortellement.
- Restez prudents.
- On va faire la job, mon capitaine.
Mais en attendant, je vais me tenir loin des enquêteurs.
Ils me donnent de l'urticaire.
Je préfère faire mes analyses avec ma gang, en silo.
- Tu vas collaborer si on te le demande.
Et si on te dit de garder quelque chose pour toi,
qu'on te confie quelque chose de confidentiel,
de très secret, tu me tiens au courant.
- Oui, mon capitaine.
- Si tu penses 2 secondes
que je sais pas que tu vas brasser toutes les cages du zoo
pour faire sortir celui ou celle qui a tué Normand,
tu me juges bien mal.
Dans ton dossier, Véronique, il y a pas juste
les notes relatives à ton travail,
il y a aussi ce qui s'est réellement passé
pour que tu mérites
ta première médaille de bravoure il y a 5 ans.
Je peux deviner ce que ça t'a coûté
de laisser passer les autres avant toi.
Ca sera tout.
- Merci.
- Et quand t'es en réunion avec le DG, tu prends pas tes appels.
- Même si c'est parce qu'on a peut-être trouvé
la place ou Matriochka teste ses bombes?
(pépiements des oiseaux)
(soupir)
- Ou c'est que tu penses qu'il a trouvé un mannequin en silicone?
- Au rayon lingerie, baby.
- Ah! Bien drôle.
- Ah, on dirait que le chien a trouvé d'quoi.
(pépiements des oiseaux)
Bachira elle me disait que Bull est capable de sentir
jusqu'à 10,000 combinaisons de matières explosives.
- Juste dommage qu'il nous prévienne pas quand tu flatules.
- Okay, je ne flatule pas, je m'exprime la bouche fermée.
C'est un don.
Hé, ce serait cool pareil que les êtres humains
aient un sens de l'odorat aussi raffiné qu'un chien, non?
(pépiements d'un oiseau)
- Pas besoin d'être un chien
pour avoir le nez fourré partout.
Checke-la bien prendre tout le crédit.
- T'es de mauvaise fois, Sam.
- Toi, t'es nalf.
- Sarge.
- Statut? On a quoi?
- Une trentaine de cratères de petites explosions contrôlées.
Des mannequins déchiquetés, des fragments de métaux,
des résidus de toutes sortes.
A vue de nez là, même si toute l'équipe est, là,
avec le drone, l'équipement photo 3D
et le lab mobile, on en a pour 100 heures de travail.
- On lui tend un piège? - Trop tard.
En marchant le périmètre, on a trouvé des caméras sans fil.
Il sait qu'on est là.
- Capitaine.
Là, faut que je donne un break à Bull,
il a trop de résidus d'explosifs partout, il capote.
C'est pourquoi, le mannequin?
- Confirmer que l'onde de choc
provoquerait la noyade terrestre, je pense.
- Ca, c'est quand l'onde de choc fait exploser
les vaisseaux sanguins des poumons ou des intestins.
Tu te noies dans ton propre sang.
- Tu te prends pour le chien?
- Je t'ai déjà dit que son nom, c'est Bull.
Vous sentez, ça?
- Ca sent, euh, ça sent le cumin?
- Et vous voyez ici là,
dans la terre, les résidus de cristaux violacés?
- Ouais. - Ouais?
Jake? Sam?
Bachira?
Ah, come on! Le coach serait pas fier de vous autres là!
Non, non, triche pas.
On peut pas tout le temps se fier sur la technologie.
Personne?
Du perchlorate.
- Et, ça, ça veut dire quoi?
- Tu fais du carburant de fusée avec ça.
C'est très puissant et surtout très sensible.
- On vient de changer de types de bombes.
Pouvez-vous vous organiser pour qu'on ait
un agent en piquet ici, 24 heures sur 24?
- Bien, je vais essayer, mais ça dépend
de la situation des effectifs.
OK, ça sera fait.
Mais là va falloir que je te montre l'organigramme
ou je suis capitaine en haut et toi, juste sergente en bas.
- Ouais. On va organiser un plan de fouilles.
Il y a personne sauf nous autres qui rentre sur le site. OK?
- Oui, sergente.
- Ouais, Véro avait raison.
Regarde les composantes du mélange maison.
- Shit! Je veux même pas penser
à ce qu'un kilo de de ça ferait comme dégâts.
- Ha! Tu sais, Véro,
qu'on a des apps et des calculatrices pour ça?
- Oui, mais qu'est-ce tu fais si tu les as pas?
OK, bien, pour répondre à ta question Sam,
10 kilos de de ça bien placé,
ça peut faire sauter le mât du Stade olympique.
OK, bien Jake, t'es off.
Puis, Sam, toi, tu nous fais une comparaison
des premières lectures prises au champ tantôt
avec ce qu'on a de ses bombes.
Il a fait des petits cadeaux,
on lèvera pas le nez là-dessus.
- Ouais, moi, j'ai des plans à soir.
- Bien, ils viennent de changer.
- Là, pourquoi pas Jake?
- Jake a une vie de famille. Pas toi.
- Et Bachira?
- Bachira, je l'ai déjà mise sur une autre job.
OK? Tu dis: "oui sergent, j'obéis sergent".
(petit rire)
- Et toi?
- Moi, j'ai une date.
Bonne soirée, les gars!
(pépiements des oiseaux)
- Fuck!
- T'aurais pu sonner hein?
- J'avais les mains pleines.
- Salut! - Salut!
(soupir)
- Juste à temps pour faire ton devoir de père.
- Ah ouais?
Il est dans sa chambre, je m'en allais changer sa couche.
- Super! Merci!
- Je m'occupe de la commande.
- OK.
Ca sent plus le brun ou le vert?
- Oh, ça sent la marde.
- Merci...
(pépiements des oiseaux, croassement d'une corneille)
(petit rire)
- Il voit grand, l'horloger!
- Hum.
- Vous avez pris les empreintes des pieds?
- L'identité judiciaire est passée, oui.
Le reste, c'est nous autres.
(pépiements des oiseaux)
Parle-moi, coach.
Qu'est-ce tu vois?
- Hmm...
Ouais...
C'est pas un champ de pratique, c'est un laboratoire.
Et il a testé un méchant paquet d'affaires.
Des explosifs à basse vélocité, mais orientés.
Regarde les traces de suie là-bas.
Il a testé de l'incendiaire.
Je parierais la moitié de ma pension sur un explosif binaire.
T'es dans la marde big, big time.
- Esti que tu fais du bien à mon moral.
- Et je suis pas sûr que t'es de taille pour ce gars-là.
- Il a tué Norm, coach.
- Tu sais Véro, des fois tu manges l'ours.
Mais des fois, c'est l'ours qui te mange.
- Merci pour l'avertissement.
- Je m'ennuie du temps ou juste une carte de fête des mères
dessinée à la main là, c'était suffisant.
(rire)
- T'as vraiment aucune idée de ce qu'elle aimerait?
- Non mais j'sais ce qu'elle aimerait pas,
soit des bijoux, du parfum, des fleurs,
surtout pas une osti de carte-cadeau...
- Tu lui donnais quoi à sa fête ou à Noel?
- Mais tu vois les derniers temps,
je lui avais offert un weekend dans un spa.
Elle est allée sans moi.
Un souper 5 services dans un super bon resto, sans moi.
Et une sortie au théâtre, sans moi.
- Il y a comme une constante.
- Oui.
(effort)
Ecoute, ta mère là, est-ce que...
- Quoi?
- Est-ce qu'elle parle de moi des fois?
Comme si, comme si...
- Comme si elle s'ennuyait de toi?
Es-tu sérieux?
Coudonc, essaies-tu de savoir si t'as une 2e chance avec elle?
- Non, non, OK, arrête de niaiser là,
oublie ça, là, laisse faire.
(démarrage du moteur)
- Papa, matante Julie a recommencé
à poser des questions sur toi, et sur tu sais quoi.
- Ah oui?
Je vais m'occuper de ça.
Je vais l'inviter à prendre un café demain matin.
(stridulations)
- Regarde la disposition des trous.
- Ouais, c'est comme... par vague?
- Hum, hum. Et ça te dit quoi?
- Des explosions en séquence.
Mais euh... les charges euh...
- Hum, hum.
- Ah ouais, il a testé avec un séquenceur de feux d'artifice?
- Exact! Passe-moi la lampe UV.
- Oh shit, ouais, il y a des résidus, hein?
- Ouais.
- C'est quoi, ça, c'est de l'ammoniaque?
- Non, c'est du cyanure, je pense.
Il empoisonne ses bombes.
Si l'onde de choc te tue pas, les shrapnels,
même en petite quantité, vont le faire.
- Bon, qu'est-ce qu'il y a, là? - J'arrête là.
C'est pas en testant de la terre qu'on va le pogner.
Esti qu'elle me fait chier!
- Euh, le rythme cardiaque d'une femme,
c'est à peu près 70 battements par minute au repos?
- Ouais, puis?
- Hier soir là, quand la sergente est descendue
dans la salle de conférence qui était piégée mur à mur,
j'ai aussi "monitoré" ses signes vitaux.
Elle était à 48 battements par minute.
48!
Le sais-tu, ce que ça demande comme contrôle de soi
pour être capable de faire ça?
Moi, je devais être à 120-130.
Fait que, mon point c'est que jusqu'à preuve du contraire,
je vais suivre son lead, pas le tien.
Fait que si t'as envie de te plaindre,
trouve-toi quelqu'un d'autre.
Vas-y, décolle, je vais la faire, ta job à ta place.
(stridulations)
(grincement d'une porte)
- Guillaume?
- (Guillaume): Allô!
(fermeture de porte)
Euh... c'est ma mère.
- Bonsoir!
- Encore debout, ça va?
- Un peu d'insomnie, mais c'est rien.
- OK.
Et ton meeting d'à matin?
- Ca s'est bien passé.
Ah bien!
Bonsoir!
- Ha! Bonsoir...
- Bon, bien, on... on va aller dormir nous autres. A demain!
- Parfait, bye!
A demain!
(petit rire)
(pépiements des oiseaux)
(bâillement)
- Oh God, oh...
Bon, il s'est rendormi.
Peux-tu m'expliquer pourquoi à chaque fois qu'il est malade,
c'est à mon tour de m'en occuper?
- T'aurais dû mieux lire notre contrat de mariage,
c'était écrit dedans.
(petit rire)
- Grosse journée?
- Télétravail. On pitche à un nouveau client demain.
- Gros contrat? - Hum...
Assez gros pour que, si on le décroche,
tu puisses démissionner de tes 2 jobs.
(petit rire)
Jacob, je te parle.
- Ecoute Pé, je...
(soupir)
Tu savais dans quoi tu t'embarquais.
- Non, je savais pas.
OK, je pensais que je savais. Là, je le sais.
- Allô! Ca va, cherches-tu les toilettes?
Es-tu, euh... Guillaume est-il debout?
- Non.
- Est-ce que toi et euh... C'est quoi, son nom?
- Charmaine.
- Oui, Charmaine, est-ce que... Pensez-vous déjeuner ici?
Je pourrais faire plus de café, si vous voulez.
- Je sais pas.
Est-ce que ça vous fait mal?
- Tout le temps, ouais.
C'est par là.
- Oui! OK.
- Je suis vraiment reconnaissant
de tout ce que t'as fait pour Véro,
toute l'aide que tu lui as apportée,
mais ça te donne pas le droit de déterrer des vieilles affaires.
- Je pense pas que ta démotion et ton transfert,
ça soit une vieille affaire, là, Eric?
Je pense pas que l'inquiétude de Guillaume pour ses parents,
ça soit une vieille affaire.
Et je pense surtout pas
que l'état de santé psychologique de ma soeur,
ça soit pas de mes affaires.
- Toi tu veux savoir pourquoi je suis là ou je suis, c'est ça?
- Oui. Peut-être, oui.
- Mais, es-tu prête à savoir?
Parce qu'après ça, tu ne pourras plus revenir en arrière.
Vois-tu le petit garçon là-bas?
Il a toute sa vie devant lui.
Un bel avenir, peut-être.
Mais ça pourrait basculer, comme ça, en une seconde.
Genre, vire à gauche, tu rentres chez toi,
si tu tournes à droite, tu meurs dans un accident de voiture.
Ce qui est vraiment fucké là...
c'est que peut-être
que je pourrais soulager cet enfant-là...
en lui tirant une balle dans la tête.
Parce que peut-être que lui, dans 2 semaines,
il va apprendre qu'il a un cancer incurable,
une maladie, n'importe quoi.
Et que le reste de sa vie, ça va être de la souffrance,
et ça va être une vie...
misérable.
- Tu me fais peur, Eric.
Reprends-le. J'aime pas ça.
- Juste un petit bang.
Un petit peu de sang.
Aucun cauchemar pour lui parce que...
zéro avenir, anyway.
Ce qui est vraiment, vraiment fucké,
c'est que t'as juste à dire aux affaires internes
que c'est un accident, que t'as pas fait exprès.
Que t'étais pas dans ton assiette,
t'étais déprimé à cause de ta vie de famille
qui est complètement ratée.
IL y peut-être même un psy
qui va être de ton bord et qui va dire
que t'était en état de déstabilisation.
- Attends là, tu... tu parles de toi?
- Et il y a personne qui va questionner
le nombre de pintes de bière que t'as pris à ton lunch
ou la quantité de vodka
que t'as mis dans ton café depuis le matin.
Et tu sais quoi?
Peut-être que c'est un autre jeune
que t'as poussé dans les escaliers du métro
parce que tu courais après un osti de crotté
qui était trop rapide pour toi.
Sais-tu ce qui casse en premier, le crâne ou le ciment?
Pas le ciment.
Le ciment...
ça rend légume à vie.
- Eric...
- Mais si t'es chanceux comme moi,
ce kid-là, bien, il a pas...
pas vraiment de famille...
il vient d'avoir 18 ans...
il tombe entre 2 craques du système.
Il y a personne qui va faire de vagues.
Et lui, il va finir sa vie dans un centre...
à regarder sa salive couler dans sa bavette
en se demandant ce qu'il fait là.
- Pourquoi vous m'avez rien dit?
- T'es comme ta soeur.
T'aimes jamais mes cadeaux.
Arrête de poser des questions.
(soupir)
- Est-ce qu'on peut parler de ça à soir?
Je suis déjà trop en retard de même.
- Je vois juste pas pourquoi t'hésites.
Tu dois rien à Véronique.
Jake?
- Elle m'a sauvé. Mettons que je lui en dois... 2 grosses.
- Deux grosses comme dans... t'aurais pu mourir?
Quand?
- Je voulais pas t'inquiéter avec ça.
C'était avant la mort de Norm.
Regarde, c'est ça, la job, Pen.
OK, c'est pas différent que les patrouilleurs
qui partent le matin dans leur char là.
Tu sais jamais ce qui t'attend.
- Tu sais ce qui t'attend si t'obtiens pas un transfert.
- C'est fait.
J'ai demandé un transfert.
- Pour vrai?
Oh! Oh!
- J'attendais de me faire réaffecter
avant de te l'annoncer.
- Mais oui, mais pourquoi c'est maintenant que tu me le dis?
T'attendais quoi?
- J'aime pas me faire donner des ultimatums, tu le sais.
- Tu ne me fais plus jamais ça, sinon, je te dis...
- Est-ce que tu m'écoutes des fois quand je te parle?
- Le DG met de la pression,
il veut ton analyse de ce qu'on a trouvé dans le champ.
- On va aussi vite qu'on peut,
mais c'est pas vraiment le genre d'analyse
qu'on peut confier à un labo externe.
A moins que vous vouliez impliquer les fédéraux.
- Non, non, on garde ça chez nous, là.
Est-ce que ton ex ou Casgrain
t'ont posé des questions sur l'enquête depuis hier?
- Non.
- Ils savent de quoi, mais ils nous le disent pas.
En passant, là, tu vas perdre un membre de ton équipe.
- Sam?
- Fait que gère ta shop, veux-tu?
(vrombissement d'un avion)
(soupir)
- Jake est ou?
- Il a appelé pour dire qu'il allait avoir du retard.
Son garçon a pas bien dormi.
- Moi non plus, c'est pas une excuse.
- Bon, bien, je commence à comprendre
pourquoi Norm bitchait contre moi quand j'étais en retard.
- OK, fait qu'on va commencer sans lui.
Je suis retournée au champ avec coach hier,
et il pense que Matriochka
a testé plusieurs sortes d'explosifs,
dont du binaire et de l'incendiaire.
Fait que j'aimerais ça qu'on revoie
qu'est-ce qu'on a dans le camion comme matériel préventif
au cas ou on aurait à faire face à quelque chose comme ça.
- OK.
Et j'aimerais ça qu'en tout temps,
on traîne un kit complet
de premiers soins pour débris contaminés. OK?
Bachira, peux-tu t'occuper de ça?
Tu peux parler à notre contact
aux ambulanciers formés en tactique
si jamais t'as des questions plus spécifiques.
- Contaminés à quoi, les débris?
- Selon le coach, et je suis de son avis, avec du poison.
Genre du cyanure.
- Fucking merveilleux!
Et toi, tu fais quoi, pour nous protéger de ça?
Parce que c'est ça, ta job.
- Je le sais!
- Es-tu sûre?
- Bachira?
Bull a-t-il été formé pour ça, sentir le cyanure?
- Non.
(paroles indistinctes à l'interphone)
- C'est gentil là, mais de que c'est?
- Je savais pas. - Tu savais pas quoi?
- Que Eric buvait.
Qu'il provoqué l'accident d'un jeune de ton âge.
L'affaire du métro, ç'a dû te brasser tellement fort.
- Il t'a raconté?
- Je pouvais pas m'en douter!
Les médias en ont jamais parlé!
Ta mère non plus, d'ailleurs.
- C'était un fait divers, là.
C'est surtout maman qui l'a mal pris.
Moi, je lui disais que c'était juste un accident là.
Mais c'est pour le mieux.
Il a complètement arrêté de boire depuis.
- J'imagine. Mais, pourquoi tu dis que Véro l'a mal pris?
Comme tu dis, c'était accidentel.
- Qu'est-ce tu penses?
Papa était en pleine ascension aux enquêtes,
il venait de devenir inspecteur-chef.
Maman le divorce, il commence à boire, l'incident du métro.
- Mais tout ça, c'est pas de sa faute!
- Après, j'ai eu mon accident en voulant aider maman.
Elle refait sa vie avec Norm, Norm meurt.
C'est sûr qu'elle se sent responsable de tout le monde.
La job pour eux passe avant tout, là.
Pour les deux, être police là, c'est pas un choix.
- Tu parles pas souvent du fait
que tu voulais faire comme eux.
(petit rire)
- Ouais, disons que je suis passé proche,
mais c'est tant mieux que j'aie raté mon coup.
C'est tellement fou, la pression qu'ils ont.
(fermeture de porte)
- Qu'est-ce que j'ai manqué?
- Valiquette et le coach sont sur le site.
On se prépare pour la fin du monde.
- Quoi? - J'ai le nitrite d'amyle.
Ca va prendre une ou 2 bonbonnes d'oxygène.
- Hein?
- Les masques respiratoires, ça suffit pas?
- Mais non, le livre dit qu'il faut administrer
100% en oxygène s'il y a eu inhalation gazeuse.
- Attends, ça, c'est pour du cyanure. Dans quoi, du cyanure?
- T'avais juste à être là à l'heure.
- Quelqu'un va me dire qu'est-ce qui se passe à matin?
- Euh on a fait un vote.
C'est unanime, on pourra pas te le dire.
- Non, c'est ça, un moment donné,
va falloir que tu choisisses: les couches ou les bombes!
(soupir)
- Hé, Louis, la journée a vraiment mal commencé.
Je te demanderais de faire ça vite.
- Arrête de regarder le tableau, sinon, va falloir sortir
dans le corridor et ça me tente pas, je viens de m'asseoir.
Qu'est-ce que je peux faire pour toi?
- Je pense que là c'est moi
qui peux faire quelque chose pour toi.
- Ah oui? Quoi?
- Bien, tu me connais, han?
J'ai pas l'habitude de m'énerver pour rien.
Et je vous ai aidés
à en attraper des crottés dans le temps.
Toi surtout.
On faisait une bonne équipe.
Tu te rappelles
l'affaire des motards et des pipe bombs?
Je venais juste d'être promu sergent, toi, t'étais...
- Louis...
- Véronique et son équipe
sont pas de taille pour ce qui les attend.
Essaye de convaincre les boss de demander de l'aide là.
La GRC, la gang de l'antiterrorisme,
ce que tu voudras, mais ce gars-là est pas dans vos ligues.
Il est vraiment trop fort.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça?
- Si tu veux, organise-moi un meeting avec le DG.
Je vais le convaincre.
Parce que votre Matriochka, il me fait peur.
Et si moi, j'ai peur,
vous autres, vous devriez être terrorisés.
(sonnette de porte)
(déverrouillage électrique)
- Fuck! C'est pas un bureau, c'est un CPE!
Vous en avez donc bien, des jouets!
- Je peux vous aider?
- Ca dépend, peux-tu répondre à une ou 2 questions?
- Je préfèrerais que vous passiez
par le capitaine Augustin.
- Non, je préfère éviter les intermédiaires.
(petit rire)
- Quoi?
- Avez-vous trouvé des indices dans le champ?
Ce que vous appelez son terrain de pratique?
- J'aimerais mieux être sûre de ce que je vais avancer
avant de vous en parler, pas avant.
Je voudrais pas vous faire perdre votre temps
et vous enligner sur des fausses pistes.
- Dis-moi ça d'abord: l'horloger, ça se peut
qu'il ait appris de quelqu'un tout ce qu'il sait des bombes?
- On apprend tout de quelqu'un d'autre.
Mais votre vraie question c'est: est-il coaché?
- Ouais.
- Non. La réponse simple, c'est non.
Ce gars-là, c'est expert. C'est pas un amateur doué.
Ca fait très longtemps qu'il fait des bombes.
- Pourquoi avoir attendu tout ce temps-là
pour faire ce qu'il fait?
- Je sais pas. Peut-être qu'il en a fait, mais ailleurs?
- Quand je pense à toutes les fois
que j'ai ri des brûlements d'estomac stressés à Norm...
- C'tait un homme sensible.
- Plus que tu penses.
- Pourquoi tu dis ça?
- On parle pas de lui.
- Rien. Juste des souvenirs.
Je pense qu'il me manque, c'est tout.
- Bien, il y a rien de plus vivant qu'un souvenir, han?
- On peut parler des vrais problèmes?
- Depuis quand t'es devenue une fontaine de sagesse, toi?
- Ca fait partie de mes mystères de femme.
- Yeah, right!
- Hé, qu'est-ce que je t'ai fait?
Pour vrai là, c'est quoi, ton problème?
- Tu veux que je te le dise?
- Ouais.
- OK. Pop quiz.
C'est moi qui suis dans l'habit de la veuve.
En date de la semaine passée, je pèse 77 kilos.
Le suit en pèse 40, et je porte minimum 10 kilos de gear.
Ca fait 127 kilos, en livres c'est...
à peu près 280, on est d'accord?
- Oui.
- Quelque chose me pète dans la face.
Je perds connaissance. Et le feu pogne autour de moi.
T'es la seule sur place pour m'aider.
Qu'est-ce tu fais?
- Bien, je le ferais. Je t'aiderais.
- Han!
C'est ça que tu voudrais faire. Mais mauvaise réponse.
- OK. C'est quoi, d'abord?
- C'est que tu pourrais pas m'aider.
Tu pourrais rien faire.
T'es physiquement pas assez forte
pour tirer 280 livres de masse inerte.
T'es physiquement pas capable.
Et moi, je crève à cause de toi.
- OK, mais moi je serais là, je... je pourrais l'aider.
- Et si t'es pas là?
La petite Valiquette, peut-être qu'elle serait capable,
encore que j'en doute.
Pas toi.
Anyway, c'est sûr tu sauverais ton chien avant moi.
- Hé, peux-tu m'en vouloir?
- Je sais que t'es pas aux enquêtes,
que t'as pas eu de formation dans notre domaine,
dans la vraie job de police là,
mais si t'étais nous, tu regarderais ou?
- J'ai fait 7 ans de patrouille, moi, avant d'arriver ici.
J'en ai déjà parlé à Eric.
C'est soit un chimiste,
un ingénieur en démolition, un militaire...
- Policier?
Précisément un bomb tech?
Parce que tu vois, on pense que Matriochka,
c'est un technicien en explosifs.
En fait, on est pas mal sûr que c'en est un... un de ton unité.
- Tu sais, quand on était au bureau d'assurances,
c'était pas moi qui faisais tout le thinking et le heavy lifting.
C'était toi.
Et un moment donné, je me suis dit...
Je fais quoi si t'es pas là, la prochaine fois?
Je fais quoi si je suis primaire sur la job?
Sous-titrage: MELS
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