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Mes amis,
mes chers amis, comment vous exprimez ma gratitude
pour le formidable sursaut populaire en faveur de
la démocratie et du droit que vous incarnez
partout en France et dont votre présence nombreuse
et fervente témoigne aujourd'hui.
Il est impossible pour moi de cacher mon
émotion de vous voir ici et dans tous
nos départements être à nos côtés.
Et merci d'être là, merci d'être
à nos côtés pour défendre ce que cette
décision a foulé au pied et auquel je
tiens par-dessus tout, mon peuple, mon pays
et mon honneur.
Un merci affectueux pour votre courage, votre ténacité
et votre générosité.
Vous êtes formidables.
Vous êtes formidables.
Merci aussi à Louis, Éric et Jordan pour
leurs paroles puissantes et amicales, pour leur énergie
et pour leur force de conviction au moment
où nous sommes engagés dans ce combat essentiel
pour la vérité et la justice, ce combat
également pour l'honneur de notre mouvement et
les libertés démocratiques des Français.
Merci aux personnalités étrangères, chefs de gouvernement ou
de partis qui se sont exprimés tout particulièrement
à nos partenaires européens, membres du groupe des
Patriotes pour l'Europe au Parlement européen.
Merci aux centaines de députés européens et nationaux,
aux élus locaux de France qui ont fait
entendre leur voix à cette occasion.
Et bien sûr, un remerciement infini aux demi
-millions de Français électeurs ou non du Rassemblement
national qui, par la signature immédiate de notre
pétition, ont tenu à nous manifester leur solidarité,
vos soutiens, vos messages, vos
ralliements nous font chaud au cœur.
Ils sont pour nous, ils sont pour moi
évidemment, une raison supplémentaire de ne rien lâcher.
Et que chacun soit rassuré, je ne lasserai
rien.
Nous partageons une sainte horreur de l'injustice
et de la partialité.
Nous ne pouvons que nous comprendre, vous le
peuple de France qui subissez chaque jour votre
lot de dénigrement, de mépris, d'injustice, vous
livrez à toutes les insécurités sociales, physiques, maltraitées
dans votre propre pays, niées dans votre culture
et dans votre identité.
Vous restez pourtant irréductibles et convaincus que le
découragement, la soumission n'est pas envisageable, que
le combat doit être mené.
Ce qui nous unit, mes amis, c'est
l'amour de la France, c'est l
'amour de notre peuple, mais c'est aussi
l'idée que nous nous faisons de ce
qui est vrai et juste, c'est là
le sens de notre engagement, l'âme de
notre combat, tout ce qui construit nos convictions,
forge notre détermination et conduit notre action.
Comme vous, nous sommes de ceux qui ne
se résignent pas, qui ne s'inclinent pas,
qui n'abdiquent pas.
Nous savons que derrière les droits et les
libertés que nous invoquons, nous défendons les droits
et les libertés des Français, de tous les
Français et particulièrement des Français discriminés dans leur
propre pays.
C'est pourquoi nous croyons dans la politique,
parce qu'elle peut, parce qu'elle doit
combattre l'injustice, changer la vie, mais aussi
affronter les forces du système dont le seul
projet est de se maintenir, quel qu'en
soit le prix, quelle que soit la bassesse
des moyens mis en œuvre pour y parvenir.
Depuis mon plus jeune âge, je sais les
vicissitudes de la politique, j'en connais les
contraintes et les injustices, j'en connais la
brutalité et même la violence, je connais les
blessures, mais je ne connais pas l'abandon,
je connais les souffrances qu'elles engendrent, mais
je ne connais pas le désespoir, je connais
l'outrage, mais je ne connais pas le
renoncement.
Comme opposants, nous avons appris très vite que
le combat judiciaire qui pourrait être mené contre
nous faisait partie intégrante du combat politique.
Sur le long chemin qui conduit aux responsabilités,
nous avons eu à subir tant de mensonges,
tant de calomnies, tant de coubailles d'attaques,
tant de mauvais procès qu'il nous a
fallu déjouer.
Tant aurait renoncé à notre place, mais nous,
nous sommes toujours là.
Et bien là !
Dans tous les pays européens, mes chers amis,
les dirigeants des partis nationaux sont poursuivis, comme
dernièrement notre ami Matteo Salvini, pour séquestration, rien
que ça, pour avoir refusé de laisser accoster
des migrants illégaux dans son pays.
Des candidats gênants sont interdits de concourir, comme
en Roumanie, beaucoup d'autres d'ailleurs sont
victimes de campagnes de diffamation d'Etat sans
pouvoir se défendre juridiquement.
Comme vous, comme tous les militants, cadres et
élus de notre mouvement, je ne me suis
jamais battu pour moi-même, pas pour des
avantages ou des honneurs.
Que vaut notre sort personnel par rapport à
la cause que nous défendons ?
Que vaut notre confort de vie quand c
'est l'existence même de la France dont
il s'agit ?
Vous savez, en politique et surtout dans l
'opposition, les couronnes sont davantage faites d'épines
que de lauriers.
Pour autant, nous avons de la politique une
haute idée, car il n'existe pas d
'activité plus noble, plus tournée vers les autres
et la bienfaisante action publique que la politique.
Le débat d'idées, la confrontation loyale des
points de vue et la fédération des énergies
à la recherche du bien commun, c'est
cela pour nous, la politique.
C'est pourquoi l'engagement militant nous semble
si naturel, si estimable.
Comme de très nombreux adhérents de partis et
élus de tous bords, nous voyons l'engagement
politique comme une sorte de sacerdoce, un sacerdoce
laïque mais auquel il faut beaucoup sacrifier.
Cet engagement politique nous apparaît être, dans la
France et l'Europe d'aujourd'hui, un
impératif absolu.
Quand le pays s'affaisse et perd sa
souveraineté, quand le peuple souffre, quand l'avenir
collectif semble incertain, alors l'engagement n'est
pas seulement une nécessité, c'est un devoir.
Je continue à croire que la politique n
'est pas ce que certains voudraient en faire,
y compris avec des apparences légales et prétendument
respectables, un jeu pervers de persécution des opposants,
de criminalisation des adversaires, la volonté de ruiner
les partis d'opposition avec un seul objectif,
garder le pouvoir alors que l'on mène
le pays à la ruine et au chaos.
Et parce que l'activité politique est respectable
et noble, elle doit être aussi respectée.
Les élus ne sont pas des trophées de
tableaux de chasse qu'il faudrait accrocher sur
je ne sais quel mur des cons.
Il en va de la liberté politique dans
le pays et donc de la conduite démocratique
des affaires publiques.
Il ne serait qu'assurant pour notre société
que derrière la chasse à l'homme politique
se cache l'objectif de dissuader les vocations
à l'engagement public.
Et c'est pourtant ce qui se profile
dans notre pays, qui est confronté aujourd'hui
à une très grave crise de l'engagement
politique, que vous faites heureusement mentir.
Alors, on peut s'interroger, et à part
pour en faire des trophées sur un tableau
de chasse, pourquoi ajouter l'humiliation aux poursuites,
je pense, à cet ancien Président de la
République que nous avons pourtant largement combattu et
contre lequel est requis la perte de ses
droits familiaux ou cette année de prison, avec
l'objectif à peine dissimulé de faire de
sa faute, si tant est qu'elle existe,
un acte plus durement sanctionné que la plupart
des crimes.
Je pense à ces incriminations dont l'intitulé
« déshonorant » sont bien éloignés des faits
dont on nous demande de répondre.
L'humiliation, tout comme la vengeance ou le
concept de tableau de chasse judiciaire, tout cela
est à l'opposé de l'idée que
je me fais de la justice, tout cela
me fait horreur.
Je ne dis pas cela pour me dérober,
ce n'est ni dans ma nature, ni
dans mes principes.
Je le dis, car c'est comme cela
que je me suis présentée à l'automne
dernier devant le tribunal, avec le respect que
je crois dû à l'institution de la
justice de notre pays.
Je l'ai fait avec les arguments de
droit et de raison qui me semblent me
disculper totalement ainsi que mes compagnons ou notre
parti.
Je l'ai fait avec la confiance qu
'un justiciable est en droit de placer dans
la justice d'un pays démocratique.
Cette affaire, je le rappelle, fut engagée à
l'instigation de nos adversaires socialistes du Parlement
européen, avec le bras lourdement armé d'institutions
européennes, plus enclines d'ailleurs à regarder la
paille qui est dans l'œil de ses
opposants que la poutre qui est dans celui
de ses soutiens et même de ses membres
ou dirigeants les plus hauts placés.
Des affaires récentes de lourdes corruptions en témoignent
d'ailleurs, le cas Target, le cas Huawei,
des affaires pour lesquelles l'OLAF, cet organisme
totalitaire de la Commission européenne, a préféré regarder
ailleurs.
Ce service de police interne au Parlement européen,
dont le fonctionnement et les pratiques sont contraires
à tous les principes de droit, critiqué d
'ailleurs à maintes reprises dans des rapports parlementaires
notamment, concentre sa malsaine énergie à monter des
dossiers contre les Etats, contre les fonctionnaires, chère
Fabrice Légeri, tu sais de quoi je parle,
ou les personnalités qui osent s'opposer à
la brutalité autoritaire de l'Union européenne.
Nous étions dès le départ, vous le voyez,
très éloignés des motivations de droit et d
'une démarche judiciaire exempte de partialité politique.
Je n'hésite pas à souligner la dimension
politique dans le procès qui nous est fait.
Car comme pour d'autres, ce qui aurait
dû ne rester qu'un simple différent administratif
avec les services du Parlement européen s'est
transformé en incrimination la plus sévère et la
plus infamante possible.
Et si l'origine de ce procès fut
politique, l'audience d'une partialité affolante le
fut également.
Tout comme l'instruction confiée à une magistrate
du syndicat de la magistrature.
Tout comme le réquisitoire dont j'ai tout
de même la cruauté de rappeler, comme l
'a rappelé Jordane, que démunie de toute preuve
de charge dans un des aspects du dossier,
le parquet a avoué « Malgré cela, je
ne me réjouis pas à demander la relax,
ça me ferait trop mal ».
Et enfin, bien sûr, le jugement dont l
'argumentation a presque fait l'unanimité contre elle
des juristes sérieux.
C'est pourquoi il faut arrêter de nous
reprocher, de critiquer une décision de justice.
Ce n'est pas une décision de justice,
c'est une décision politique.
Voilà donc qu'il faudrait m'éliminer de
la vie politique, sans voie de recours possible,
au nom d'un soi-disant « Trouble
à l'ordre public démocratique », concept purement
et simplement inventé pour l'occasion.
Pardon, mais le principal et même l'unique
trouble à l'ordre public démocratique, c'est
bien celui qui consiste à empêcher l'unique
souverain, le peuple, de s'exprimer.
C'est pourquoi j'affirme que cette décision
politique a non seulement bafoué l'état de
droit, mais aussi l'état de démocratie.
Alors que ce soit clair, nous ne mettons
pas toute la justice dans le même sac.
Nous n'oublions pas qu'il y a
des juges exemplaires qui font leur travail avec
impartialité, respect des justiciables et soucis du droit.
Nous condamnons bien sûr les insultes et les
menaces contre les magistrats, tous les magistrats.
Elles sont indignes et ne rendent pas service
à la cause qui est résumée par un
des plus beaux mots de notre langue, la
justice.
Vous l'avez compris, nous ne demandons pas
d'être au-dessus des lois, mais pas
au-dessous des lois.
Nous ne sommes pas des sous-citoyens, parce
que nous aurions commis le crime aux yeux
de certains d'avoir fait de la défense
de la patrie et de sa souveraineté le
combat de nos vies.
Les 13 millions d'électeurs qui nous font
l'honneur de leur vote et de leur
confiance ne sont pas des demi-citoyens qui
devraient battre leur coude pour leur hérésie, pas
des justiciables de seconde zone à qui pourraient
être déniés les droits élémentaires de citoyens ou
de justiciables.
Faut-il rappeler qu'ayant réuni plus de
37% des voix aux législatives et 31
% aux européennes, nous sommes déjà privés de
la moindre fonction, même symbolique à l'Assemblée
nationale ou au Parlement européen, par ceux-là
même qui donnent des leçons de démocratie matin,
midi et soir.
Comment croire qu'en France, le pays des
lumières et des droits de l'homme, on
puisse gouverner en ayant recueilli 5% des
voix et qu'on interdise de toute fonction
un parti qui réunit 37% des suffrages
?
Dans ces conditions, je le dis, notre combat
est aussi un combat pour les droits civiques
parce qu'il existe manifestement en France plusieurs
catégories de citoyens.
Imaginez, mes amis, que certains esprits chagrins et
intolérants se sont même offusqués que nous puissions
nous réunir aujourd'hui sur cette place, dans
la capitale de notre pays, comme si le
droit de réunion devait aussi nous être retiré.
Les mêmes, d'ailleurs, qui ne trouvent rien
de scandaleux à manifester avec violence contre le
résultat des élections, nous reprochent, avec des arguments
aussi grossiers qu'outrageants, aussi excessifs que ridicules,
de faire un meeting de soutien à la
démocratie et d'exprimer notre indignation, quand sont
violés aussi évidemment les principes fondateurs de notre
État de droit.
A tous les Français que l'on veut
intoxiquer, je veux dire que notre ligne de
conduite ne sera jamais celle de la brutalisation,
chère à d'autres formations politiques, mais celle
pacifique du pasteur Martin Luther King pour les
droits civiques des citoyens américains à l'époque
opprimés et privés de droit.
Nous entendons pour cela inviter tous les Français
épris de liberté à s'engager à nos
côtés dans une résistance pacifique et démocratique, une
résistance populaire et patriote.
Nous allons continuer à lutter, comme nous le
faisons, dans la discipline et la dignité, malgré
les provocations qui ne manqueront pas d'intervenir
et auxquelles, au désespoir de nos opposants, nous
ne céderons pas.
Malgré les fantasmes de nos adversaires, il n
'y a chez nous aucun esprit de sédition,
seulement la volonté inaltérable de défendre pour nous
et pour tous les Français de métropole, d
'outre-mer et du monde, qui sont exclus
ou se sentent exclus leurs droits.
Tous leurs droits.
C'est justement parce que nous sommes attachés
à l'état de droit que nous nous
insurgeons contre son dévoiement, son instrumentalisation, non par
les juges, mais par des juges qui ont
décidé de faire de nos institutions les plus
sacrées l'outil de leur idéologie avec un
sentiment de toute puissance.
Personne, personne et surtout pas les défenseurs du
principe d'indépendance de la justice ne peut
cautionner le fait que des magistrats sous couvert
d'appartenance syndicale se taquent de mener un
combat militant ou vertement politique contre les patriotes,
un combat ostensible et revendiqué dans un esprit
de vengeance politique.
A ce titre, le communiqué du syndicat de
la magistrature, rappelé par Jordan, est en même
temps éloquent et inquiétant.
Personne, personne et surtout pas les défenseurs du
principe d'indépendance de la justice ne peut
cautionner le fait que des magistrats criminalisent des
idées politiques souverainistes ou en fassent une circonstance
aggravante.
Je rappelle l'argument insensé du tribunal, je
cite « l'atteinte aux intérêts de l
'Union européenne revêt une gravité particulière dans la
mesure où elle est portée non sans un
certain cynisme, mais avec détermination par un parti
politique qui revendique son opposition aux institutions européennes
».
Cet argument marque le caractère éminemment politique de
cette décision.
Qu'injusticiable peut ne pas trembler à l
'idée de se voir désormais appliquer la rétroactivité
de loi, de réglementation européenne ou de jurisprudence
comme ça a été le cas dans cette
affaire, parce que ces idées, où son nom
ne plaît pas à un juge dont l
'impartialité est ainsi gravement questionnée.
La justice dans un pays de droit qui
se respecte ne peut pas être une loterie,
mes amis, et l'innocent doit l'attendre,
pas la craindre.
Pas davantage les juges ne sont des législateurs
qui se substitueraient aux représentants du peuple démocratiquement
élus.
Chacun doit être à sa place et nous
devons rappeler que le judiciaire n'est pas
un pouvoir, mais une autorité.
Qui peut justifier qu'étant présumés innocents en
ayant interjeté appel, nous puissions être malgré tout
rendus inéligibles par le bon vouloir d'une
décision dont les plus acharnés de nos adversaires
peinent à justifier l'argumentation juridique de façade
?
Que le droit à un recours effectif soit
présenté dans cette décision pénale comme un privilège
dont nous devrions être privés alors qu'il
est au contraire la quintessence du droit dans
une démocratie mature ?
Qui peut se satisfaire que la France enterre
le principe de double degré de juridiction qui
est une garantie faisant partie des droits fondamentaux
de tout justiciable dans un état de droit
?
Ce principe se fonde sur la conviction raisonnable
que des juges peuvent se tromper.
Et c'est si vrai que près de
la moitié des décisions de première instance sont
réformées ou modifiées en appel.
Qui peut enfin accepter l'effacement de notre
modèle de justice dont nous étions à juste
titre si fiers et dont je rappelle qu
'elle reconnaît au prévenu deux droits inaliénables.
Le droit de se défendre, le droit de
disposer d'une instruction à charge mais aussi
à décharge.
C'est-à-dire une procédure contradictoire qui
recherche la vérité et non un système qui
cherche à vous faire reconnaître par la menace
de peine aggravée des incriminations dont vous êtes
innocents.
Je sais, l'avocate qui ne peut s
'empêcher parfois, souvent, de se réveiller en moi
ne se résout pas à ce que le
simple fait de se défendre lors d'un
procès puisse être retenu comme une prétendue preuve
de la culpabilité et serve d'argument pour
faire de nous des récidivistes en puissance.
Cela n'est pas la justice, ça s
'appelle la chasse aux sorcières.
Je ne peux me résoudre non plus à
voir l'indispensable sérénité de la justice mise
à mal par un jeu trouble de certains
magistrats avec les médias, comme si la justice
pouvait être un levier d'un combat médiatique
contre les politiques.
Et ce jeu trouble est allé jusqu'à
adresser le jugement complet aux médias le soir
même du délibéré alors que nos avocats, nous,
ne l'ont eu que le lendemain.
Vous l'avez compris, nous ne contestons pas
la justice, mais demandons que ces dévoiements indignes
d'une démocratie cessent.
Dans cette incroyable inversion accusatoire, ce serait nous
qui serions un danger pour la démocratie et
l'État de droit.
Je le dis et le redis solennellement ici,
c'est nous qui sommes les plus fervents
défenseurs, les plus ardents protecteurs de la démocratie
et de l'État de droit.
Jordan a raison, le spectacle lamentable que donne
la France n'est pas à la hauteur
des hautes institutions d'État qui avaient fait
de notre pays une référence dans le monde.
Elle n'est pas à la hauteur du
message universel de la patrie des droits de
l'homme, pas à la hauteur de son
image de grande démocratie éclairée.
Personne hors de nos frontières ne peut comprendre
qu'aujourd'hui, certains en France considèrent que
l'expression démocratique du peuple souverain doit être
encadrée, limitée, dès lors qu'elle n'est
pas conforme à leur vision.
L'article 3 de la Constitution, de notre
Constitution, est clair.
La souveraineté appartient au peuple, qu'il exerce
par ses représentants et par la voie du
référendum.
On oublie souvent l'alignée à deux.
Aucune section du peuple, ni aucun individu ne
peut s'en attribuer l'exercice.
Ce rappel fondamental de notre Constitution est salutaire
face à ceux qui considèrent, je cite, le
peuple souverain comme une menace pour l'ordre
public démocratique.
Les réactions provenant de l'étranger soulignent combien
cette décision vient heurter le modèle, le modèle
que la France était aux yeux du monde,
cette puissance de raison respectée sur la scène
internationale, pour son attachement au droit et à
la justice, à qui chaque nation peut parler
en confiance, d'égal à égal.
Toute la presse internationale, quelle que soit sa
sensibilité politique, a exprimé son trouble, voire son
indignation, à la suite de la décision du
lundi 31 mars 2025, y compris même le
très consensuel The Economist.
Mais au-delà de nous, au-delà de
moi, ce que nous défendons aujourd'hui et
dans les mois qui viennent, c'est la
liberté de tous, l'état de droit pour
tous, l'égalité de traitement pour tous.
Ce que nous défendons, ce sont les fondements
de notre démocratie qui reposent depuis Montesquieu sur
le principe de la séparation des pouvoirs.
Oui, je le dis, la justice ne peut
s'ingérer dans la façon dont les élus
conduisent leurs mandats au service des Français, d
'ailleurs, qu'il n'y a pas de
corruption ou d'enrichissement personnel.
Elle n'a pas non plus à choisir
les candidats aux élections.
Il y a des équilibres que notre pays
doit retrouver s'il ne veut pas tomber
dans un autre système que la démocratie, car
tous nos principes vacillent en réalité sur leur
base.
Nous défendons aussi la présomption d'innocence qui,
avec le secret de l'instruction, doit manifestement
être urgentement rétablie dans notre pays, parce que
lorsque les droits des justiciables disparaissent, lorsqu'ils
sont quotidiennement bafoués par le tribunal médiatique, tous
les citoyens sont concernés parce qu'ils sont
tous potentiellement menacés.
Nous ne sommes pas les seuls à nous
en inquiéter.
Des voix en dehors de notre mouvement et
parfois venues de camps opposés au RN se
sont élevées pour souligner le caractère contestable et
même fantasque des fondements juridiques de ce jugement.
Leur honnêteté intellectuelle les honore, leur liberté d
'esprit et leur courage honore la France.
Ces prises de position montrent que ce combat
pour la justice, ce combat pour le droit
n'est pas seulement le nôtre mais celui
de la société toute entière, de l'institution
elle-même, de la communauté judiciaire et bien
sûr du chef de l'État, garant du
bon fonctionnement des institutions.
Vous savez, la décision dont nous sommes victimes,
comme les décisions injustes qui frappent tant de
justiciables en France, soit par les délais, soit
par des résultats déroutants, sont aussi le signe
d'une érosion de nos institutions, que l
'on ressent dans les études d'opinion et
qui démontrent une perte de confiance des Français
dans leur justice.
Ce constat ne fait que renforcer notre détermination
de voir l'État se redresser dans ses
fondements.
Il n'y a pas de redressement de
l'État sans renouer avec une confiance populaire
en la justice.
La justice a un rôle essentiel et noble
auquel je crois profondément.
Par son exemplarité et son sens du bien
commun, la justice, consciente de la portée de
ses décisions et de son rôle social, doit
rassurer et fédérer les citoyens.
Nous lui en donnerons les moyens matériels et
humains, à elle, sans attendre, de se livrer
aussi à une introspection et de ne pas
se couper du pays en s'enfermant encore
davantage dans une logique corporatiste.
Je veux croire que cette affaire aura un
effet positif et permettra une prise de conscience
sur l'état de l'état de droit
dans notre pays, sur la notion sacrée des
droits de la défense, sur la place de
la justice dans notre société, sur le droit
du peuple à choisir ses représentants, c'est
-à-dire, en un mot, sur la démocratie.
Ceux qui tentent de nous soumettre ou de
nous faire baisser la tête ne paraissent grands
qu'à ceux qui sont déjà à genoux.
Nous nous sommes debout, pour la justice, pour
le peuple et pour la France.
Aujourd'hui est un jour historique, un jour
où se lève avec joie et ferveur un
grand mouvement en faveur de la liberté du
peuple.
Cette aspiration à la protection, au respect, comme
le refit des citoyens d'être traités en
sujet, est irrépressible et je le crois irrésistible.
Cette aspiration est la nôtre, c'est cela
que nous défendons, envers et contre tout depuis
des décennies.
Et je crois profondément que nous sommes le
seul mouvement à être assez solide et assez
courageux pour mener ce combat.
Alors, mes amis, n'oubliez jamais les raisons
pour lesquelles ils nous attaquent si durement, avec
tant de déloyauté.
N'oubliez jamais qu'ils ne font cela
que pour une seule raison, nous sommes en
train de gagner, vous êtes en train de
gagner.
N'oubliez jamais qu'ils sont pleinement conscients
de l'immense vague que constituent d'élection
en élection vos millions de bulletins de vote.
N'oubliez jamais que nous sommes le parti
des bâtisseurs, le parti des conquérants, le parti
des amoureux infatigables de notre grande et belle
nation.
N'oubliez jamais que nous devons garder chevillé
au corps et au cœur la seule cause,
la plus belle cause qui vaille, la France.
De partout, les citoyens de tous bords politiques,
de toutes origines, de toutes confessions doivent nous
rejoindre pour conduire cette œuvre de redressement national
et de refondation sociale.
J'ai besoin pour cela de votre persévérance,
de votre courage, de votre combativité, de votre
solidité, de votre espérance.
Ce sera une formidable aventure politique et humaine.
Ce sera pour chacun d'entre vous la
plus haute mission de votre vie.
Et lorsque la victoire viendra, ce sera pour
la France l'aube de la renaissance.
Vive la justice, vive la République, vive la
France.
Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara
.org
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