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Zulu
...
-Arrêtez ! Police !
"What Do You Want?", Molly Moore.
...
*-Fermé.
Le suspect a pris l'escalier.
On va l'intercepter dans la rue.
...
Il gémit.
-Ca, c'est une première.
R.A.S.
-R.A.S.
...
Nolan. Regardez.
Ici, 7-Adam-15.
Je dis quoi pour transmettre ça ?
-Code 415. Un justicier masqué.
-OK. "Kings & Queens", Chin Chin.
...
Il soupire.
-Tu fais le ménage ou tu déplaces le désordre ?
-J'ai perdu mes clés.
Je peux pas être en retard à ma réunion
avec le capitaine.
-Tu peux le faire attendre pour qu'il entende tes demandes.
-Ce sont d'humbles requêtes
qui seront des demandes
s'il refuse.
-Je les ai.
Gratin de porte-clés. Notre fille cuisine bien.
-Au fait, j'ai invité des amis à la maison, ce soir.
-Quels amis ? -De l'asso de quartier.
-Je rentre tard.
Les enquêtes s'accumulent, en ce moment.
-Après le scandale de corruption dans la police, c'est normal.
-Parles-en avec le capitaine. Je leur dirai à eux comme à toi :
on surmontera ça.
Le département veut autant que toi éliminer les flics pourris.
Peut-être pas autant, mais on y travaille.
-On parle de transparence,
mais dès que la presse s'en désintéresse,
on oublie tout.
Les gens du quartier veulent
entendre un agent qui partage leurs inquiétudes.
Quelqu'un comme ma magnifique, drôle et formidable épouse.
-Très bien, mais c'est uniquement parce que tu viens de dire
que j'étais drôle et les gens ne le voient pas assez.
Vibreur.
...
"Somewhere in Texas", Zachary Knowles.
...
-Tu vas où, le bleu ? -Bosser.
-Je sais, mais pourquoi t'as un énorme sac à dos ?
-Ca ?
Se balader avec un sac à dos lesté, ça me fait faire du cardio.
-Mais ici, on vient pas bosser à pied.
-Ma hiérarchie se fiche de ma façon de me déplacer, non ?
-Ta sécurité est en jeu. -Vous avez peur qu'on m'agresse ?
-Ou qu'un criminel qui t'en veut d'avoir arrêté son pote te tue.
Ca terminerait ta séance de cardio.
-Vous êtes stressant.
-C'est un problème ?
-Waouh ! Vous savez quel jour on est ?
J'en reviens pas d'être enfin arrivée au jour sans uniforme.
C'est normal d'être nerveuse ? -Oui.
Nolan est convaincu que tu es prête.
-Oui. Je parie que ta journée sans uniforme s'est bien passée.
-En fait, j'ai failli être recalée.
Mais Nolan t'embrouillera pas la tête.
-Oui. -Embrouille-la pour voir
si elle est prête. -C'est pas mon style.
-Ton style aussi sera évalué.
Si Juarez se plante, ce sera autant ton échec que le sien.
-Mais tu as presque fait échouer Lucy.
-Mais tout le monde me respecte.
Toi, t'as pas encore fait tes preuves.
-Je veux lui prouver
qu'on n'a pas à manipuler une recrue pour la former.
J'ai besoin
d'écraser Tim sur ce concours.
-Donc on ne parle que de style ?
-Oui. Tu pensais à quoi ? -Euh, rien.
-Elle pense à votre rupture. -Moi aussi.
-Je suis au-dessus de cette rupture.
On était déjà
en compétition avant d'être ensemble.
-Alors, ce retour
à l'uniforme ?
-Ca gratte. -Je transpire déjà.
On est là pour t'encourager.
La patrouille peut pas se permettre de perdre un autre membre.
-Les gamins adorent ce justicier masqué.
-Jack aussi.
-Un citoyen a le droit d'arrêter quelqu'un.
-Mais pas de le séquestrer.
-Il ne fait de mal à personne.
-Pour l'instant.
Le capitaine veut que j'assiste à la réunion.
-OK. Je me laisserai pas faire.
-Bien. On se retrouve là-bas.
-Waouh, ça me rappelle
notre rencontre.
-Je déteste ça. Ca me serre les fesses.
-Ca me dérange pas. -Quoi ?
-Rayons ce commentaire du compte-rendu.
-Prêts pour la réunion ? -Eux le sont-ils ?
-OK, inutile d'en dire plus.
-Merci à vous deux
pour votre sacrifice.
-Tu me dois 200 dollars depuis le Super Bowl.
-Si je dois
surveiller une scène de crime, je vous appelle.
-Allons-y. -Bonne réunion.
-A ce soir. -Soyez prudentes.
-Un souci avec ce gars-là ? -Secret professionnel.
-Si ton bleu est en retard à l'appel, je te mets au trou.
-Il arrive. -Il lui reste 43 secondes.
-Hé, vous avez vu Seth ?
-Non.
-C'est pas vrai...
*-Laissez un message.
-Installez-vous.
Il est 8h, l'appel a commencé, et le bleu
de l'agent Chen est en retard.
-En retard ! -Désolé.
-Quelle excuse accepte-t-on ? -Aucune.
-Exact.
Vous commencez mal.
Le Cne Grey est en réunion
avec le commandant et un militant. -Bouh !
-C'est James Murray.
Des collègues ont été virés et c'est leur faute.
Nous devons regagner la confiance de la population.
Sinon, on devra faire face à des histoires comme celle-ci.
Ce crétin
se prend pour un vengeur masqué.
-"Le Guetteur". -Je ne l'appellerai pas comme ça.
-C'est qu'un pseudo-justicier qui veut
faire le buzz.
-Peut-être, mais la criminalité est en hausse
et si les gens comptent plus sur ce clown que sur nous,
on a un problème.
Aujourd'hui, on fait de la police de proximité.
-Patrouiller à pied ? -On fera pas ça.
OK, on le fera à cause de ce mec.
-Baladez-vous, serrez des mains, embrassez des bébés.
Sauf Nolan et Juarez, qui seront en journée
sans uniforme.
C'est tout. Soyez prudents.
-C'est drôle, vous reprenez l'uniforme quand je reste en civil.
-Ce sera moins drôle
si Celina échoue.
-Pourquoi elle...
-A partir de combien on abuse du café ?
-Combien de doigts je lève ? -Deux.
-OK. Respire un bon coup.
C'est bien. Tu vas y arriver. -Merci.
-Alors, aujourd'hui, je ne serai qu'un simple observateur.
Je ne t'assisterai pas. La moindre décision sera la tienne.
En cas de problème,
j'interviendrai, mais ton évaluation en pâtira.
-Compris.
-On est partis.
Elle soupire.
Pour simuler l'expérience de la conduite en solo,
je ne te parlerai plus jusqu'à la fin du service.
-Enfin. J'arrive jamais à vous clouer le bec.
Vous êtes sérieux ? OK.
On est partis. Et par "on", je veux dire "je",
parce que je conduis en solo.
-Si Bradford était ton instructeur, tu aurais été cloué au poste.
-Ravi de lui échapper.
*-Tu veux courir à côté de la voiture
pour réfléchir un peu ? -Non, madame. Désolé.
Désolé.
-Bien.
Je ne suis pas ce genre d'instructrice,
mais arriver en retard à ta 2e journée...
Tu me respectes pas ?
-Si. -J'ai pas fini.
*Ou alors, ça veut dire que tu te fous de ta formation.
*-Agent Chen, ça n'a rien à voir.
Je sais que c'est pas une excuse, mais j'avais rendez-vous
chez le médecin ce matin, et il avait beaucoup de retard.
C'est la dernière fois que ça arrive.
-Bien.
-Comme je prends
toutes les décisions aujourd'hui, ça veut donc dire
que je peux faire ça.
Ca alors.
J'étais sûre que ça vous ferait craquer.
OK. *-7-Adam-15, cambriolage
*en cours au 2827 Layden.
*Le propriétaire est Walter Fields, 82 ans.
-Dites-lui de s'enfermer dans sa salle de bains
et demandez-lui s'il a des armes.
*-Le propriétaire s'est enfermé
*dans la salle de bains et il a une arme sur lui.
-OK, on intervient.
Sirène de police.
Coups de feu.
Ici 7-Adam-15. Coups de feu au 2827 Layden. On y est.
J'y suis. Code 6. Prête à entrer. Envoyez des renforts.
*Police !
Je suis dans votre maison !
Sortez en douceur, les mains en l'air !
Elle gémit.
-Appelle.
-Besoin d'une ambulance.
Adolescente. Blessure par balle à la poitrine.
*Elle respire.
-M. Walter, ici la police. Vous êtes seul ?
-Oui. Vous avez trouvé le type ? Je crois que je l'ai eu.
-Bien. Posez votre arme.
Il pose un objet.
C'est fait ?
-Oui. -Parfait.
Ouvrez la porte et avancez doucement, les mains en évidence.
Doucement. Marchez vers moi.
Je vous menotte.
-Quoi ? Mais c'est moi qui suis cambriolé.
-C'est simplement la procédure. -D'accord.
Oh mon Dieu, non.
Lâchez-moi ! -Non !
-C'est ma petite-fille !
J'ai entendu des pas dans la maison.
Il y a eu beaucoup de cambriolages
par ici dernièrement et j'ai cru...
Je dois aller m'assurer qu'elle va bien.
-Ca n'est pas possible.
-Elle a 17 ans. Ils doivent la sauver.
-Ils feront ce qu'il faut pour l'aider.
-Raconte-moi tout.
-C'est...
-Je déteste ce genre de journée.
Bien. Je t'écoute.
-La victime
est la petite-fille du propriétaire.
Elle s'est faufilée à l'intérieur après une nuit dehors
et il a cru à un intrus.
-Je prends le relais. -Je l'embarque ?
-C'est assez dur comme ça pour lui.
Pas la peine d'en rajouter. Je vais m'en charger.
-Vous ne me répondrez pas,
car c'est comme si vous n'étiez pas là,
mais je tiens à soulever un point.
J'ai géré cet appel,
mais vous en avez pris le commandement.
Ca a sapé
mon autorité auprès d'un homme qui fait plus confiance
à quelqu'un comme vous qu'à quelqu'un comme moi.
Vous devriez y penser.
-La police de proximité est compliquée à assurer, ici.
-Donc je peux pas aller checker mes cousins à la salle de bingo ?
-Pardon, messieurs. -Que peut-on faire pour vous ?
-Pouvez-vous rentrer ma poubelle ? -Bien sûr, madame.
Une femme en aussi bonne forme que vous doit pouvoir
la rentrer, non ?
-Oui, mais j'aime voir un beau jeune homme
le faire pour moi.
-Nous allons vous laisser.
-Composez le 911 en cas de besoin. -Elle connaît le numéro.
-Mais... -Ce genre d'amabilités
te vaudra un procès. -Excusez-moi.
Vous avez une minute ? -Ca dépend.
-Agent Chen et agent Ridley. Nous rencontrons les habitants.
Que peut-on faire pour mieux vous servir ?
-"Mieux" ? Vous êtes nouveau ? -En fait, oui.
Je suis encore en apprentissage.
-OK. Dans ce cas, je vais vous donner une leçon.
Avant, c'était agréable de vivre ici.
Les gangs et la drogue sont arrivés
et aujourd'hui, les seules fois où la police vient ici,
c'est pour se servir de nous
comme exemples pour les jeunes agents.
Je sais pas si le Guetteur nous aide ou pas,
s'il nous fait
du mal ou s'il est dingue, mais lui, il est là.
Et ça fait une sacrée différence.
-La prochaine fois que vous aurez un problème,
contactez-moi et nos équipes interviendront.
-Très bien.
-Ridley. C'était bien.
-J'aurais pas accepté
si j'avais su qu'on patrouillerait à pied.
-Et on a des gens à dîner, ce soir. Je pourrai même pas me reposer.
-Et moi, alors ? -T'as pas envie d'y être.
Il y aura James, des gens en colère
et moi qui répondrai des défaillances de la police.
-Sans moi. Comment ça va, depuis le scandale ?
-C'est tendu et j'en ai ras-le-bol
d'avoir la même conversation encore et encore.
-Avant, Wesley et moi, on se disputait
sur les procédures de la police et ça me fatiguait.
Mais il a changé de poste. -Si seulement j'avais cette option.
-Hé, mon sac !
-Arrêtez !
On ne bouge plus.
Deux bébés chacune et on est encore au top.
-J'ai besoin d'un véhicule sur Cochran pour vol
*à l'arraché. -Reçu. Ici 7-Adam-15. On arrive.
-Comment ça se passe avec Juarez ?
-Bien. Mais moi, j'ai pas vraiment été à la hauteur.
On a eu un incident qui a dégénéré, j'ai dû prendre
les choses en main et elle s'est demandé si j'avais bien fait.
-T'as dû mal faire, sauf si on lui tirait dessus.
-C'est l'instinct qui m'a poussé. -Tu dois contrôler cette impulsion.
-Oui. Je pensais pas que cette journée
serait si difficile.
-C'est normal.
Tu l'as coachée et tu veux qu'elle réussisse.
Mais elle ne peut réussir
que si tu lui accordes la possibilité
de se tromper.
-Tu peux me dire quoi sur ce gars ?
-Adulte dans les 20 ans.
1,80 m, de corpulence fine.
Sa couleur et ses tatouages suggèrent qu'il est
dans un gang, sûrement les Devils de la 6e rue.
-Pourrait-on l'interpeller ?
-Un motif d'arrestation,
c'est de suspecter que la personne a commis ou va commettre un délit,
comme quand une personne traîne dans le but de vendre de la drogue.
Coups de feu.
Musique rock.
...
-Rattrape-le.
*-Police ! Stop !
-Coups de feu tirés près de Beverly.
...
L'ambulance arrive.
-Ca va, je vais bien.
-Il avait une voiture. Il a fui.
-T'as relevé sa plaque ? La marque ?
Ridley ! Il est parti où ? Dans quelle direction ?
-Central, ici 7-Adam-15.
*Contrôle du véhicule
2QCE265, le proprio
*est Arnold King.
Envoyez-moi une unité. Je suis en patrouille solo.
*-Compris.
*Unité en route.
*-C'est pas vrai...
-Ca peut pas aller plus vite ? -Restez dans votre voiture.
-Laissez-moi partir. -Monsieur,
*remontez en voiture
ou je vous arrêterai pour résistance à un agent.
Musique haletante.
...
Mains dans le dos !
Vous avez la permission de dire que je suis badass.
-T'es badass.
-C'est une honte.
Vous n'avez pas partagé votre position
en suivant un suspect,
et vous ne nous avez donné aucune info
pour identifier sa voiture.
Ce sont les fondamentaux, agent Ridley !
On apprend ça en tout début de formation.
-Je n'ai aucune excuse. -Je suis d'accord.
Sortez. Je dois parler à l'agent Chen.
Soyez franche.
Pensez-vous que Ridley peut intégrer votre unité ?
-L'agent Ridley a beaucoup de potentiel.
-Très diplomatique. Et honnêtement ?
-Je crois qu'il est intelligent, réfléchi, il a de l'empathie,
mais il fait des erreurs basiques, ce qui est logique,
vu qu'il n'est qu'au début de sa formation.
Il est trop tôt pour se prononcer.
-On fait des erreurs au début,
mais on est scrutés de près en ce moment,
donc si vous pensez que Ridley sera un handicap à l'avenir,
vous devez me le dire.
-Oui, monsieur. -Très bien.
-Désolé.
-Arrête de t'excuser et retourne étudier ton manuel.
-Oui, madame.
-Le justicier passe au meurtre ?
Dommage qu'il ait fui.
-Tu te réjouis de l'échec de ma recrue ?
-Non. Un peu. C'est compliqué d'être instructeur.
Et être
un bon instructeur, c'est plus dur encore.
L'important, c'est que les échecs soient source d'apprentissage.
-C'est très sage de ta part. -Ca te surprend ?
-Ca va, avec l'agent Texas ? -Jusqu'ici, ça va.
J'y vais. Je suis de garde.
-Pourquoi avoir essayé de fuir ? -J'allais à l'église.
-Dans cet état-là ?
-Et alors ? -Vous n'êtes pas coopératif.
-Je suis un Devil. Jusqu'à la tombe.
-Sacrée devise.
-Le Guetteur est vite passé à la tentative de meurtre.
-Pas sûr que ce soit une escalade. Le mode opératoire était différent.
Il a arrêté les autres en flagrant délit.
Cette intervention semble personnelle.
-Qu'avaient les autres en commun ?
-Ca implique toujours un seul malfaiteur.
-Et nos longs délais d'intervention lui ont permis d'arriver avant.
J'ai une idée.
-T'habites où ? Ca doit être près du poste.
-Sur Stanley, près des fosses à goudron.
C'est pour ça que c'était donné.
-Oui ? Un problème ?
*-Avec Harper, on a un plan pour retrouver le justicier.
*Tu nous soutiens ? -Absolument.
*-Ici 7-Adam-100. Trouble à l'ordre public à Fuller.
*-On arrive dans 6 minutes. *-On nous a signalé des cris.
*-Bien reçu. On fait au plus vite.
-Police ! On bouge plus ! Mains en évidence !
-Fouille-le. -Bouge pas !
-J'ai un flingue dans mon étui.
-C'est un 9 mm. -Comme la balle prise par le Devil.
-Quoi ? J'ai tiré sur personne, moi.
-Thomas Forsythe, on vous arrête pour tentative de meurtre.
-Je veux un avocat. -En avant.
-Vous avez eu une journée solo assez mouvementée, agent Juarez.
-Oui.
-Vous avez fait des erreurs, comme l'agent Nolan.
Mais dans l'ensemble, votre maîtrise m'impressionne.
-Quoi ? Ca veut dire que j'ai réussi ?
-Oui.
-Oh !
Merci. -De rien.
Pour votre première fois
en tant qu'instructeur,
c'est pas terrible, mais vous allez vous améliorer.
-Oui.
-Très bien. C'est tout. Beau travail.
-Expliquez-nous.
Pourquoi un ancien policier se met à jouer au super-héros masqué ?
-Mon client a donné un coup de main grâce à ses compétences.
-Je protégeais mon quartier.
-En tirant sur des gangsters ? -C'est pas moi.
-Pourquoi porter une arme ?
-Tous les ex-flics portent leur arme en permanence.
On frappe à la porte.
-Son alibi est bon. -Donc on a un faux justicier.
-Waouh !
J'étais pas sûre que tu voudrais sortir,
alors j'ai caché ça au frigo.
-Et la glace, c'était si j'échouais ?
-Oui. Mais on peut la manger aussi.
-Ca, c'est une bonne idée.
Ca donne quoi ? -On peut voir que tu as battu
un mec deux fois plus grand que toi.
A toi et au fait que tu aies survolé
ta journée solo.
-Je suis fière de moi.
-Et c'est normal. Tu as parcouru un sacré chemin en neuf mois.
-C'est fou. Quand je repense à cette première garde...
J'étais dépassée. Mais ils m'ont gardée.
Comment ça se passe avec Seth ?
-Il a eu une journée merdique.
-Je n'ai pas la réponse,
mais on doit limiter les mesures à prendre
et les transmettre par écrit au capitaine.
Hé ! La voilà.
Voici ma femme, Nyla.
-Bonsoir. -Salut.
-Vous avez
des réponses ?
Ou vous allez répéter les consignes ?
-Laissez-la un peu souffler. OK, George ?
Va te servir à manger au buffet.
Désolé, il y a plus de monde que prévu.
-Sans blague ?
T'avais dit qu'il n'y aurait que quelques voisins.
Je me sens piégée dans ma propre maison.
-J'ai pas voulu te piéger.
Ils voulaient tous venir. Qu'est-ce que je devais dire ?
-"Non". C'était la réponse à donner.
-Où tu vas ? -Me changer.
Sonnette.
-Tu peux aller voir ? J'ai fait tous mes pas de la journée.
-Ca marche.
C'est Nyla.
Salut. Ca va ? -Le dîner a été un désastre ?
-C'était une réunion publique chez moi avec plein d'inconnus.
-Il a fait ça ? -Oh oui.
-James a pas pensé à mal. Il...
Je vous laisse. Je vais voir là-bas si j'y suis.
-Tu lui as dit quoi en partant ?
-Rien du tout. Je suis sortie par la fenêtre.
Je suis pas fière de moi.
-Pourquoi ? Moi, j'aurais brûlé toute la maison.
Vibreur. -C'est James.
-Dis-lui qu'on fait un échange de conjoints. Il récupère Wesley.
-Ca résoudrait beaucoup de problèmes.
-C'est illégal de vivre
dans un véhicule garé dans la rue. -Vous m'avez fait peur.
-Oui, tu es vulnérable et ça va à l'encontre de ton serment.
-Je sais, mais je peux pas louer un appart, j'ai un tas de dettes.
-Ca fait de toi un agent plus corruptible.
Si on te volait ton véhicule,
ton arme ou ton équipement,
tu serais viré et c'est ce que je devrais faire.
-Je vous en prie, faites pas ça.
Je dois travailler.
J'ai déconné.
Je jouais au foot à l'université. Je pensais devenir pro.
J'ai dépensé tout mon argent...
-Et tu t'es pété le genou en faisant la fête.
Dommage, car tu étais destiné à être un sacré running back.
Bref, c'est du passé.
Il te reste 24 h pour trouver un logement
ou tu devras trouver une 3e carrière à foutre en l'air.
-M. Fields ? Je suis...
-Je m'en souviens.
On n'oublie pas le pire moment de sa vie.
-Alors, comment va Chelsea ?
-Elle est restée 10 heures au bloc.
Elle devra se faire réopérer bientôt.
Ses parents seront arrivés d'ici là.
Comment les familles
peuvent rester unies après une chose pareille ?
C'est vrai. Comment je dois me comporter ?
-C'est pas facile, je vous l'accorde.
Mais c'est possible. Seulement, il faut du temps.
-Du temps. Je ne crois pas avoir assez d'années devant moi.
Même si Chelsea et ma fille me pardonnent,
moi, je me le pardonnerai jamais.
-Walter, c'était un accident.
-Je n'y comprends toujours rien.
Depuis quand je suis aussi effrayé ?
Avant, j'allais aider les gens en cas de crise.
Et maintenant, ma fille me parle comme si j'étais un môme.
"Tu devrais pas faire ça."
"T'as pas oublié de faire ça, au moins ?"
Elle m'a supplié de me débarrasser de cette arme.
Elle m'a dit qu'elle paierait pour que je me sente en sécurité,
qu'elle installerait le meilleur système,
et je lui ai dit :
"Non, pas besoin. Je sais me défendre."
Car me débarrasser de cette arme,
c'était admettre que je baissais les bras.
C'était reconnaître que je ne suis plus l'homme que j'étais.
Je ne l'ai pas supporté.
Et maintenant, sa fille est entre la vie et la mort
car j'ai été trop fier pour accepter mes propres limites.
J'avais trop peur. Trop peur d'avoir l'air faible.
Et puis, tout ça est arrivé.
Dès que j'ai vu Chelsea allongée sur le sol de la cuisine,
j'ai réalisé que je ne savais pas ce que c'était que la peur.
Je n'en avais aucune idée.
-Bonjour. Je suis arrivé tôt pour contrôler la patrouille,
faire le plein, regonfler les pneus
et préparer votre café. -Merci.
Cette initiative ne fait pas tout oublier.
-Je le sais, madame. J'aimerais vous parler d'hier.
Je voudrais vous expliquer mon retard
et pourquoi j'ai perdu de vue le justicier.
Il y a 4 ans, on m'a diagnostiqué un cancer.
Il était agressif
et mes chances étaient minces, mais je l'ai vaincu.
Mais il y a 8 jours,
je suis allé faire des analyses sanguines de routine
et mes résultats sont mauvais.
-Je suis désolée. C'est stressant. Ca explique ton attitude.
Ecoute, Seth,
je suis responsable de ta sécurité en intervention
et tu aurais dû me parler de tout ça.
-Je sais, mais les gens vous traitent différemment
quand on leur dit.
-Oui.
-Mais ce n'est pas une excuse. J'aurais dû vous le dire avant.
-Quand auras-tu
les résultats ? -Bientôt, j'espère, mais...
Ce sera toujours trop long.
-On ne peut qu'attendre.
Concentrons-nous sur les problèmes des autres, aujourd'hui.
-Parfait. -On a peut-être le faux justicier.
-Un gamin du gang des Devils a été tué par le Guetteur, cette nuit.
-Les 2 victimes
étaient suspectées du meurtre de Sienna Sanchez, 18 ans,
tuée il y a 6 mois.
-Et personne ne veut
témoigner contre le gang.
-Un proche de Sienna veut se venger.
-Et nos deux victimes se sont vantées du meurtre.
-On vérifie les alibis
de ses proches. La patrouille peut nous aider ?
-Bien sûr. -La mère va avoir besoin d'écoute.
-J'enverrai Nolan et Juarez. -Parfait.
-Imelda Sanchez,
47 ans, veuve.
-Elle a d'autres enfants ? -Non.
Perdre son mari et son enfant en quelques années, c'est terrible.
Et ça l'a endurcie.
La voiture d'Imelda apparaît sur une vidéo
quittant la zone des fusillades.
C'est notre faux justicier.
-C'est notre suspect. Faisons attention.
-Compris.
-Les Devils de la 6e rue
ont également compris qu'Imelda est la tueuse.
*Ici 7-Adam-15.
J'ai 4 hommes armés à l'extérieur du 2202 Norton.
Possibles suspects armés à l'intérieur.
*Demande de renfort en urgence.
*-Bien reçu. Renfort en route.
*-Et Imelda ? *-On va essayer de mieux voir.
Musique de tension.
...
Ici 7-Adam-15.
On s'approche de la résidence Sanchez par l'arrière.
Prévenez les unités pour éviter tout tir allié.
Elle crie. -Ferme-la !
-Lâche-moi !
-Police !
-Ils ont tué ma fille ! -Reculez !
Coups de feu.
...
*-Fusillade en cours.
...
-7-Adam-15. On essuie des tirs.
On est dans le garage.
-Grenade assourdissante ? -Oui, balance !
On lance une grenade. -Attends qu'ils rechargent.
-Compris.
Maintenant !
Il gémit.
-On y va.
-Pas mal, pour un running back.
-Jan, c'est pour toi.
*-On y va. -Nolan, on est derrière eux.
-Reçu. On a 4 tireurs postés derrière
la voiture.
Les Devils,
vous êtes encerclés ! Déposez vos armes maintenant.
A terre, mains en évidence.
Plus vite.
A terre.
Toi aussi.
Sécurise Imelda.
-Lâchez cette arme !
Lâchez-la !
-Imelda, posez votre arme.
Regardez.
Vous ne pouvez pas
vous en sortir si vous tirez.
-Je m'en fous. Ils ont tué mon enfant.
Ils méritent de mourir, tous les deux.
-Peut-être, mais si vous ne les laissez pas partir,
je devrai vous tuer pour les sauver.
C'est ça, la justice ?
-Je veux en finir.
-Moi, je ne veux pas tuer une mère
qui a décidé de venger le meurtre de sa fille.
A genoux.
Fin du 3e jour. Comment tu te sens ?
-Je me sens comme un imposteur, mais pendant un instant,
j'ai eu la sensation de faire la différence,
ce qui me fait oublier le reste. Et toi, Miles ?
-Peu importe, sauf si vous avez
une chambre à louer. -Désolé.
-C'était super de bosser là, même si c'était court.
-Comment ça ? -Tim va me balancer.
Il sait que je vis dans ma voiture et m'a donné jusqu'à ce soir
pour trouver un toit. -Cours trouver un truc.
-Impossible de trouver si vite.
-J'ai peut-être une solution. Attends.
-Alors ?
Tu m'en veux beaucoup ?
-Oui, plutôt. Et toi, tu m'en veux ?
-Ben oui, plutôt.
Tu veux en parler ?
-J'adorerais, mais je crois qu'on devrait pas.
-OK.
Ca veut dire quoi ?
-On s'est peut-être mariés trop vite.
-Oh, oh, oh. Une seconde. Quoi ?
Nyla,
on s'est construit une superbe vie, on a une famille, on s'aime.
-Oui, je t'aime,
mais ça ne change en rien ce que je fais dans la vie.
C'est une chose que j'aime
et c'est en conflit direct avec ton travail.
-Qui est aussi important pour moi. -C'est ça. Oui.
-Dans ce cas, je suppose
qu'on doit essayer d'inventer une nouvelle voie pour dépasser ça.
-Oui, c'est ce que je dis.
Mais...
On y réfléchira demain. Maman est crevée.
-Ca te dirait que je te fasse couler un bain pendant que tu vas
embrasser les enfants ? -Excellente idée.
-Rien justifie qu'on soit si nul. On a été des bleus,
mais on avait du bon sens.
-Aucun bleu n'a de bon sens.
-A mon 1er jour en tant qu'instructeur,
j'ai offert à Harper un bon pour un spa.
-Oh, c'est gentil. -Oh...
-Oublie ça. T'as fait de ma vie un enfer.
En plus,
j'ai été assez gentille avec toi quand on était ensemble.
-C'est vrai.
-Très bien, je me rentre. Je vais prendre un bain de glaçons.
-OK. Bonne nuit. -A demain, Nolan.
-Donc ton bleu s'est super bien débrouillé, aujourd'hui.
-Oui. Il est...
Oui, je crois que ça commence à rentrer.
Comment était Texas avec toi ?
Sonnerie de portable.
-Je vais bientôt le savoir.
Le temps imparti est écoulé. T'as trouvé un logement ?
*-Oui.
*Voici mon nouveau proprio.
*-Souhaite la bienvenue
*au gamin dans le quartier.
-Passe-moi le bleu.
-C'est que temporaire. Le temps de me refaire.
*-C'est ce qu'ils disent tous en emménageant ici.
*OK. T'as gagné une journée.
-L'écoute pas. Ici, c'est comme un hôtel grand luxe.
Bières, barbecue et sport à volonté.
Et les pantalons sont facultatifs.
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