All language subtitles for The.Killing.Of.America.1981.720p.BluRay.x264.AAC-[YTS.MX]

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Original subtitles

Tout ce que vous allez voir dans ce film est réel.

Il n'y a aucune mise en scène.

Lâche ton arme.

Lâche ton arme.

Dean, on peut faire quelque chose pour t'aider?

Négatif.

Coups de feu au 479 Park Path Walk.

Le suspect a un fusil de chasse et peut être en bande.

- Il est sous ma lumière. - Bien reçu, on la voit.

Les suspects vont vers le sud-ouest, on a un code 211.

1833 West 24 Street.

Le suspect a un fusil de chasse à double canon.

Une femme armée au 209 West 103rd Street.

Elle a une carabine automatique de calibre 22 en inox.

Soyez très prudents...

Lâche ton arme.

Des coups de feu ont été tirés. Unité sud-ouest, code 2.

- Ma jambe! - Détends-toi.

Vous arrivez à bouger le pied?

Deux fois. Et juste au-dessus du cœur.

- Avec quoi vous a-t-on poignardé? - J'en sais rien.

C'est une maladie qu'ils ont.

Il faut absolument y parvenir.

Il faut s'assurer que ce salaud ne puisse pas recommencer.

Nom de Dieu.

Mon Dieu, pas lui aussi.

Oh, mon Dieu.

Il y a cinq ans,

on comptait 1500 affaires de meurtres.

Cette année, on en comptera environ 2500.

C'est presque le double.

Nous avons ici un modèle de fusil semi-automatique de calibre 22.

On l'achète dans une quincaillerie ou un grand magasin et on le scie.

Fusillade en cours, 103 Sequoia.

Il y avait un grand groupe, on a signalé un code 3.

Occupez-vous de la fusillade au nord-est de Sequoia.

Bien reçu.

À toutes les unités, une femme crie au 415, un homme est armé.

L'Amérique est la seule nation industrialisée

avec un taux d'homicides supérieur à des pays en guerre civile

comme le Cambodge et le Nicaragua.

Tu n'as qu'à percer des trous...

Une tentative de meurtre toutes les trois minutes.

Une victime de meurtre toutes les vingt minutes.

Le Japon, l'Angleterre et la RFA,

dont la population combinée est équivalente à l'Amérique,

comptent 6000 meurtres par an.

L'Amérique en compte 27 000.

Lors des 80 années de ce siècle,

l'Amérique a connu plus d'un million de meurtres.

Plus de morts que lors de toutes ses guerres.

Toujours plus de cadavres.

Toute la journée, tous les jours.

Toujours plus d'armes.

Aucun lieu ne semble être sûr.

Pas même la rue.

Personne ne se sent en sécurité.

Pas même le président.

Le président Reagan salue la foule avant d'être touché au poumon gauche.

Un agent du service secret finit à terre à la suite d'un tir dans l'estomac.

Voici l'arme.

Le tireur est arrété.

John Warnock Hinckley, 25 ans.

Fils d'un riche homme d'affaires.

Comment vous sentez-vous?

Très bien.

Qu'allez-vous faire en arrivant chez vous?

Qu'allez-vous faire en rentrant?

Je vais m'asseoir.

Mais le président des États-Unis avait frôlé la mort.

Ça n'a pas toujours été comme ça.

Ily a 25 ans,

le rêve américain semblait devenir réalité.

De grandes voitures, de grandes maisons,

tout était grand.

Mais tout le monde

n'a pas reçu sa part du rêve.

Même si cela semblait impossible, elles existent désormais côte à côte.

La belle Amérique et l'Amérique violente.

Lorsqu'il n'y a pas de recours légal,

la riposte a lieu dans la rue.

Dans les rassemblements, les parades et les manifestations.

Tout cela crée des tensions et une menace violente

à l'encontre de vies humaines.

Notre peuple et notre pays font face à une crise morale.

Le tournant eut lieu le 22 novembre 1963.

Le jour où s'unirent le rêve américain de liberté

et le cauchemar américain du meurtre.

Le président John Kennedy

est le symbole d'un pays beau et jeune.

Son sourire conforte l'Amérique dans son idée que tout est possible,

même marcher sur la Lune.

Jacqueline Kennedy fait sa première apparition publique

depuis la mort tragique de leur nouveau-né.

Le président Kennedy atterrit à Dallas à 11h40.

Il salue la foule qui l'attendait

et quitte l'aéroport à 11h52.

Son cortège passe d'une rue à l'autre devant des foules enthousiastes.

Il les salue sous les applaudissements

et se dirige vers le cœur de Dallas.

À 12h29, sa limousine s'approche de ce bâtiment,

elle passe sous la fenêtre de son assassin

et ralentit jusqu'à atteindre 18 km/h

pour prendre ce virage serré à gauche vers Dealey Plaza.

La voiture présidentielle tourne vers Elm Street,

et dans quelques minutes, elle arrivera au Trade Mart.

J'étais sur l'autoroute Stemmons,

remplie de gens qui voulaient apercevoir le président

sur sa route jusqu'au Trade Mart.

On dirait que quelque chose est arrivé sur le chemin du cortège.

De nombreuses personnes courent en haut de la colline

le long de Elm Street près de l'autoroute Stemmons.

Ne quittez pas. Un instant, s'il vous plaît.

Hôpital Parkland, il y a eu une fusillade.

L'hôpital a été averti de se tenir prêt pour une blessure grave par balle.

Je répète: une fusillade a visé le cortège.

La voiture présidentielle passe devant moi.

La limousine roule désormais très vite.

Les agents secrets à l'intérieur sont debout, armés de mitraillettes.

Un passager à l'avant semble avoir été touché.

Mettez-moi à l'antenne.

Je suis à l'antenne?

Nous sommes au Trade Mart, le cortège est en train de passer.

La voiture présidentielle arrive, on aperçoit la première dame en rose.

Un agent secret est étendu sur la voiture.

Quelque chose ne va pas.

Ils se dirigent vers l'hôpital Parkland.

Peut-être qu'un ou deux passagers, voire tous, sont les victimes.

Il y a déjà un cordon de police, les policiers sortent de leurs voitures.

Ils bloquent l'entrée de l'hôpital, personne ne peut entrer.

C'était la voiture présidentielle, on voit la robe rose de Mme Kennedy.

C'est tout ce que nous pouvons voir.

On nous rapporte à Parkland

que le gouverneur Connally a été touché à la poitrine.

Selon des rapports provisoires, le président aurait été touché à la tête.

Le président a reçu une transfusion sanguine

à l'hôpital Parkland de Dallas

après avoir été touché, comme le gouverneur.

Un instant, nous recevons un communiqué.

Nous sommes en direct de l'hôpital Parkland.

Le président des États-Unis est mort.

Le président Kennedy a été assassiné.

C'est désormais officiel, le président est mort.

- Je jure solennellement. - De remplir fidèlement.

... les fonctions de président des États-Unis.

La jeune veuve guide une nation sous le choc et en deuil

avec beaucoup de force et de dignité.

Elle dit à son fils de deux ans de saluer son père une dernière fois.

Les présidents et les rois en font autant.

Deux heures après l'assassinat,

Lee Harvey Oswald, 24 ans, est arrêté

dans ce théâtre, armé d'un pistolet,

et est amené dans ce bâtiment, au poste de police de Dallas.

Son fusil est retrouvé caché près de sa fenêtre.

Deux jours plus tard,

tandis qu'Oswald se fait escorter vers une voiture au sous-sol,

un homme armé surgit de la foule de journalistes.

Il a été touché.

Lee Oswald a été touché.

Le tireur est Jack Ruby, 52 ans, propriétaire d'une boîte de nuit.

En 1964,

la commission Warren conclut qu'un assassin tira trois balles

derrière le président.

En 1979, la commission parlementaire conclut

que deux assassins tirèrent quatre fois,

derrière et devant le président.

Ces images en sont la meilleure preuve.

D'où vint le tir fatal?

Des experts gouvernementaux disent

qu'un deuxième assassin tira une balle caché derrière cette clôture.

La controverse est toujours d'actualité.

Nous voulons notre liberté.

Nous la voulons ici et nous la voulons maintenant.

Martin Luther King tentait d'apaiser les maux de la haine raciale

et remporta le prix Nobel

pour avoir exhorté son pays à renoncer à la violence.

En réponse, il obtint encore plus de violence.

Peu après que cette photo fut prise, le 4 avril 1968,

Le Docteur King fut assassiné sur le balcon de ce motel, à Memphis,

par James Earl Ray, 39 ans, un prisonnier évadé.

En 1979, une enquête gouvernementale conclut

qu'il aurait été payé pour ce meurtre

par deux hommes blancs qui haïssaient les Noirs.

Le meurtre de Martin Luther King provoqua des émeutes dans 125 villes.

La police requit l'aide de 45 000 soldats

dans cette guerre du gouvernement contre son propre peuple.

De nouvelles lignes de bataille firent leur apparition

face à la haine croissante de la guerre du Vietnam.

Il se passe quelque chose ici

Mais quoi, ce n'est pas tout à fait clair

Ily a un homme avec un pistolet par ici

Qui me dit que je dois me méfier

Il est temps d'arrêter Les enfants, quel est ce bruit?

Tout le monde se demande ce qu'il se passe

Des lignes de bataille se dessinent

Personne n'a raison si tout le monde a tort

Les jeunes disent ce qu'ils en pensent

Soutenant tant de résistance

Nous voulons que les travailleurs défendent les étudiants.

La chaleur s'en donne à cœur joie

Mille personnes dans la rue

Chantant et portant des pancartes

La plupart disent: "Bravo à nous"

La paranoïa frappe profondément

Elle rampera à l'intérieur de vos vies

Ça commence lorsque votre peur est constante

Un pas de travers et l'homme viendra vous emmener

... pour abattre chaque pyromane

ou quiconque armé d'un cocktail Molotov à Chicago.

Je représentais le citoyen moyen de ce pays

plus que n'importe quel autre candidat,

car celui qui travaille pour gagner sa vie,

qui paie ses impôts et soutient son pays

est ignoré en permanence, sauf le jour des élections.

Le prochain président des États-Unis:

l'honorable George C. Wallace.

George Wallace a de bonnes chances de vaincre Richard Nixon

jusqu'à ce jour dans le Maryland, le 15 mai 1972.

Appelez une ambulance!

Voici le tireur, Arthur Bremer, 22 ans,

un vagabond de Milwaukee.

Touché à quatre reprises, Wallace survit à ses blessures

et restera en fauteuil roulant à vie,

mais il n'a désormais aucune chance d'être élu.

Appelez une ambulance!

Avant de suivre la campagne de Wallace, Bremer suivait d'abord Nixon.

C'était difficile à croire, mais les élections présidentielles

étaient désormais décidées par des tueurs.

Robert Kennedy plaisait aux jeunes et aux aînés,

aux Noirs et aux Blancs, aux étudiants et aux travailleurs.

Il voulait mettre fin à la violence qui a tué son frère.

On veut Bobby!

Tandis qu'il s'exprime à cet hôtel de Los Angeles,

un assassin l'attend près d'ici.

Je pensais que c'était le prince, l'héritier du président Kennedy.

J'aurais aimé qu'il le soit.

Lorsque je l'ai vu en vrai, j'en ai eu des frissons.

Lorsque je l'ai vu cette nuit à l'hôtel Ambassador,

on aurait dit un saint.

Merci à tous et direction Chicago, allons gagner là-bas aussi.

En ce jour du 4 juin 1968,

il remporte la primaire californienne, il termine son discours de victoire

et traverse la foule heureuse en direction de cette porte.

Il entre ensuite dans le couloir de la cuisine,

où un fanatique palestinien l'attend avec une arme.

Il est touché trois fois de dos,

notamment à bout portant derrière l'oreille.

Même s'il se vide rapidement de son sang, il demande:

"Tout le monde va bien?"

Le tireur est Sirhan Sirhan, 24 ans, employé d'un hippodrome à Los Angeles.

Tous les matins, lorsque je me lève, je prie pour qu'il ait survécu.

Je n'aurais pas à être ici.

Il nous faut un docteur, c'est urgent, s'il vous plaît.

L'ambulance arrive enfin, mais Kennedy meurt à l'hôpital.

Je me suis mis à chercher du café.

C'est tout ce que je voulais.

Et j'en ai trouvé.

- Dans la cuisine? - Je ne me souviens pas où.

- Dans une sorte de cuisine? - J'ai oublié.

Mais je me souviens de la tasse, elle était brillante...

- La cafetière? - Oui.

Et il y avait une fille.

Je ne me souviens pas vraiment de ce qu'il s'est passé ensuite.

- Vous ne vous souvenez pas? - Non.

De quoi vous souvenez-vous?

À part l'étranglement et la commotion, pas grand-chose.

Le 18 mai de l'an passé, vous écriviez dans votre chambre.

- C'est l'œuvre d'un fou. - C'est l'œuvre de Sirhan Sirhan.

Ce n'est pas l'œuvre de l'homme que vous voyez.

Je ne suis pas fou, mais je ne suis pas parfait non plus.

Si vous aviez droit à trois vœux, quels seraient-ils?

Le premier vœu.

Que le sénateur Kennedy soit encore en vie.

Je le souhaite chaque jour que je suis ici.

Le deuxième...

Qu'il y ait la paix au Moyen-Orient.

C'est tout.

Robert Kennedy,

tué, comme son frère, par les balles d'un assassin.

L'assassinat de l'Amérique.

Quelques semaines après l'assassinat du président Kennedy,

le taux d'homicides explosa,

triplant en seulement dix ans,

et continue d'augmenter à ce jour.

Une nouvelle espèce de tueurs apparut.

Ils ne voulaient ni argent, ni sexe, ni vengeance.

C'était un nouveau genre de meurtre.

L'assassinat insensé d'inconnus au hasard.

Le premier cas important de sniper eut lieu en 1966

sur ce campus paisible de l'Université du Texas.

Le sniper, un étudiant, tira depuis cette tour du campus

qui donne sur la ville d'Austin tout entière.

Charles Whitman, 25 ans, ex-tireur d'élite chez les marines.

Comme la plupart des snipers,

c'était un étudiant blanc brillant qui n'avait jamais commis de crime.

Un matin, il prend l'ascenseur et monte au dernier étage

avec des provisions importantes de nourriture et de munitions

et toutes ces armes.

Whitman barricada cette porte

et utilisa un chariot pour monter ses provisions en haut de l'escalier

puis il les déchargea une fois en haut

et tira méthodiquement sur des gens au hasard.

Il touche d'abord des étudiants qui se promènent dans le campus,

parlent à des amis, vont en cours.

Puis Whitman vise la ville et tue des gens au hasard,

dont un homme dans un fauteuil de coiffeur.

Alerte pour les citoyens d'Austin. Eloignez-vous de l'université.

Le trafic se densifie dans cette zone.

Un garçon à vélo a été touché et est gravement blessé.

Un policier aurait aussi été touché.

Les étudiants tentent de secourir leurs amis blessés.

Les tirs fusent...

Mais certains sont déjà morts.

La banque du sang demande aux personnes des groupes sanguins...

Le bilan en début d'après-midi est de 16 morts

et plus de 30 autres sont grièvement blessées.

Trois policiers atteignent enfin la tour.

Le sniper était dans cette position.

Quand les policiers l'ont distrait en arrivant par l'arrière,

il s'est tourné de cette manière.

Les policiers ont ouvert le feu et l'ont touché dans cette zone

avec six cartouches.

Ensuite, un tir de fusil de chasse l'a touché ici.

C'est ici que le sniper est tombé, dans cette zone.

La police découvrit que la nuit précédente,

Whitman était allé dans ce bâtiment et avait poignardé sa mère à mort.

En rentrant chez lui, il écrivit: "Je viens de tuer ma mère.

"Si le paradis existe, elle ira.

Sinon, elle n'a plus à souffrir."

Il alla ensuite dans la chambre et tua sa femme,

qui dormait dans leur lit.

Il ne la rejoignit qu'après avoir tiré sur 50 étrangers.

En cinq ans,

les snipers étaient devenus une habitude de la vie américaine.

En général, c'était des élèves sérieux, à l'apparence soignée,

souvent parmi les meilleurs élèves de leur classe,

et pour la plupart encore au lycée.

Ce qui s'est passé n'est pas sans nous donner une leçon.

Cette leçon, c'est qu'il faut soutenir avec une grande urgence

la législation en cours d'examen au congrès

pour nous permettre d'empêcher les mauvaises personnes

d'obtenir des armes à feu.

La nouvelle loi empéchait les mineurs d'acheter des armes par la poste.

La violence croissante fit quadrupler les ventes d'armes en dix ans.

D'ici 1970, le nombre d'armes possédées par des particuliers

dépassa la centaine de millions.

Le Japon, l'Angleterre et la RFA en cumulent moins d'un million.

Les Américains possèdent plus d'armes que la police et l'armée.

Plus de cent millions d'armes pour à peine 60 millions de foyers.

Deux armes par famille.

En septembre 1980,

une caméra de sécurité filme deux adolescents

entrer dans ce commerce.

Alors que le premier paie un paquet de cigarettes,

son complice sort une arme et exige de l'argent.

Le vendeur accepte,

mais avant même qu'il puisse ouvrir la caisse,

le premier adolescent ordonne à son complice de tirer,

sans aucune raison.

D'accord, vous devez vous servir vous-même.

- Un paquet de Marlboro. - Ce sera tout?

Ceci est un braquage.

Vous voyez ça? Donnez-moi tout votre argent.

Tout de suite, et que ça saute.

Mon Dieu!

Appelle la police, vite!

On a été braqués, on s'est fait tirer dessus, faites vite.

Le vendeur âgé de 53 ans meurt

tandis que son assistant, blessé, appelle la police.

- Un paquet de Marlboro. - Ce sera tout?

Ceci est un braquage.

Vous voyez ça? Donnez-moi tout votre argent.

Tout de suite, et que ça saute.

Mon Dieu!

On a été braqués,

je me suis fait tirer dessus, faites vite.

On a été braqués, on s'est fait tirer dessus, faites vite.

De tels meurtres sont désormais quotidiens.

Robert Smith, 18 ans, était un étudiant brillant en Arizona.

Un matin de novembre, en 1966, il chargea deux pistolets,

entra dans cette école d'esthétique

et ordonna à cinq femmes et deux enfants

de s'allonger par terre, leurs têtes à ses pieds.

Une femme cacha son bébé sous elle.

Une autre dit à l'homme: "Vous devriez partir.

40 étudiants vont arriver dans peu de temps."

Il répondit poliment: "Désolé, je n'ai pas autant de balles."

Robert Smith leur tira ensuite deux fois derrière la tête chacun

et attendit l'arrivée de la police.

Quand on lui demanda pourquoi, il répondit: "Pour devenir connu.

Je voulais juste me faire un nom."

Brenda Spencer, une élève modèle dans un lycée de San Diego.

Un lundi matin, en 1979,

elle visa depuis la fenêtre de sa chambre avec ce fusil,

qu'elle avait reçu pour ses seize ans,

et tira sur des enfants en route pour l'école, à l'autre bout de la rue.

Elle tua le concierge et le principal,

qui avaient courageusement mis onze enfants blessés à l'abri.

J'ai été touchée, et M. Barnes m'a dit: "Crystal."

Enfin, il a dit... "Baissez-vous tous, courez!"

J'ai été touchée, j'ai été voir l'infirmière

et je perdais beaucoup de sang, je suis restée allongée là.

Après cinq heures,

Brenda Spencer se rendit dans le calme à la police.

Lorsqu'on lui demanda qui elle voulait tuer, elle répondit:

"J'aime bien les vestes bleues et rouges."

Quand on lui demanda pourquoi, elle répondit:

"Parce que les lundis sont toujours très barbants.""

De nombreux jeunes gens ont perdu leur raison d'être.

C'est à ce moment précis

que la valeur humaine devient si insignifiante

que le fait de se tuer, cette agression envers soi-même,

peut facilement devenir une agression envers autrui.

En 1974, Anthony Barbaro dit:

"Dites à maman que je suis allé faire du tir sportif."

Au lieu de ça, il mit le feu à son lycée new-yorkais,

tua des passants depuis le toit

et se pendit.

Janvier 1973.

Trois snipers noirs mettent le feu

à cet hôtel du centre-ville de La Nouvelle-Orléans

et tuent des clients dans leurs chambres,

dont un jeune docteur en voyage de noces.

Les autres fuient sur les balcons, piégés entre le feu et les balles.

On dit à une femme de chambre noire terrifiée:

"Ne vous en faites pas, on ne tire que sur des Blancs, aujourd'hui."

Les snipers se barricadent ensuite sur le toit

et tirent sur les pompiers qui arrivent.

Le commissaire est tué durant le premier assaut.

Deux snipers sont tués lors d'un assaut nocturne en hélicoptère.

Il est là! Je crois que je l'ai eu.

Ouais, il est mort.

Mais le chef continue de tirer depuis l'abri sur le toit.

Il s'agit de Robert Essex, 23 ans,

récemment démobilisé de la marine.

Il vivait dans cet appartement recouvert de slogans anti-Blancs.

La force d'attaque avance prudemment sur le toit

et se prépare à charger l'abri.

Enfin, tous les snipers sont morts,

mais ils ont touché des policiers, des pompiers,

des employés et des clients de l'hôtel.

Comme la plupart des snipers, ils n'essaient pas de s'enfuir,

comme s'ils se suicidaient.

Les tueurs les plus étranges sont les sauveurs fous,

qui croient dur comme fer au salut par le sang.

Sirhan voulait sauver des Palestiniens.

Mark Essex voulait sauver le monde des Blancs.

Manson prétendait sauver le monde des Noirs.

La famille Manson était une famille de meurtriers,

la première à révéler au grand jour

ces nouveaux degrés de violence grotesque.

Charles Manson, 36 ans, choisit une maison au hasard,

attacha la famille sous la menace d'une arme

et ordonna à ses fidèles d'entrer

pour commettre un massacre rituel.

Allez faire du cheval.

- Comment? - Allez faire du cheval.

Je ne ressens ou ne connais aucun mal.

Oui, ouvrez.

Je suis avec vous.

- Êtes-vous aigri? - Aigri? Non.

J'ai une question: êtes-vous coupable de meurtre?

- Avez-vous prémédité des meurtres? - J'ai tué un poulet, une fois.

- Et des êtres humains? - Non.

Vous dites être innocent de tout meurtre

ou d'incitation, ou de préméditation?

Je plaiderai coupable devant les Indiens.

Herbert Mullin, 25 ans, abattit 13 inconnus en 1973,

car Dieu lui avait dit de sauver la Californie des séismes.

John Frazer, 24 ans, exécuta froidement une famille

dans sa mission divine pour mettre fin à la pollution.

Il choisit cette maison luxueuse

car elle avait été bâtie à flanc de montagne.

Elle appartenait au Dr Victor Ohta,

un chirurgien ophtalmologiste et humanitaire célèbre.

La lettre de Frazier disait: "Troisième Guerre mondiale.

Quiconque détruit l'environnement le paiera de sa vie."

Quand il fut arrêté, il s'était rasé le côté gauche de la tête,

des cheveux, de la barbe et son sourcil gauche.

David Berkowitz, 24 ans, s'autoproclama "Le Fils de Sam".

Il prit les aboiements du chien voisin pour la voix du diable,

qui lui ordonnait de purifier le monde.

Courant 1977, à New York,

il tua des adolescents amoureux dans leurs voitures.

Lors de son arrestation, il dit:

"Les gens disent que je souriais car j'étais heureux de ces meurtres.

"Je n'étais pas heureux.

J'avais une mission à accomplir et je l'accomplissais."

Le révérend Jim Jones.

Je ne suis pas à l'aise avec le fait que notre culte soit photographié,

pas du tout.

Je dois m'opposer au conseil, ce n'est pas convenable.

Ils peuvent me filmer autant qu'ils veulent,

ça m'est égal, je n'ai pas peur.

Rien ne m'effraie, mais je refuse que les caméras filment les autres.

Posez-moi vos questions et je vous répondrai franchement

sur mes convictions.

Maintenant, sortez d'ici.

En 1977, le sauveur fou décida de sauver son église de San Francisco

en déménageant au Guyana

et en établissant une colonie dans la jungle, qu'il appela Jonestown.

Voici le pouce dont parlait Père, qui avait été coupé.

J'ai prié au nom de Père, je l'ai remis en place, tout va bien.

Vers trois heures et demie du matin, je me suis réveillée

et j'ai senti une sorte de constriction

au niveau de la poitrine ou de l'estomac.

Je ne pouvais plus respirer.

Je ne pouvais plus du tout respirer.

Je n'ai même pas prononcé le nom de Père.

J'ai simplement pensé à lui et ça s'est arrêté.

Merci, Père.

Jim Jones avait souvent été étrange,

mais en novembre 1978,

des témoignages d'anciens résidents de Jonestown

allaient au-delà de l'étrange.

Ils ont conclu que c'était un suicide de masse.

Mais mon petit frère et ma petite sœur sont mineurs,

ils ne sont pas assez matures pour prendre une telle décision.

Pour moi, c'était un massacre.

De la farine, du riz, du niébé.

Encore des petits pois.

Il y a de nombreux récipients, on n'a pas tout ouvert.

C'est un sacré inventaire, il y a du Kool-Aid.

LONGUE VIE À NOTRE CHEF

Nous sommes ici pour enquêter sur la santé et le bien-être

des citoyens américains sur place.

Au début, le député ne trouve aucune preuve des rumeurs.

- De nombreux membres. - Les gens vous font marcher.

Ils mentent, que puis-je faire contre les menteurs?

Allez-vous nous laisser? Je vous en prie, laissez-nous en paix.

Bill, nous n'importunerons personne, quiconque veut partir peut partir.

Cela nous est égal, ils vont et viennent constamment.

Ce doit être une sorte de jeu, les gens.

Certains cherchent l'attention, pas moi.

Alors que le député et les journalistes sont sur la piste d'atterrissage,

Jim Jones envoie ses assassins pour les arrêter,

cachés derrière un tracteur et une remorque.

Le massacre continue

et le sauveur fou offre le salut final à son peuple

en leur ordonnant, sous la menace d'une arme, de se suicider,

les bébés d'abord.

Le député est mort, donnez-nous les médicaments.

Ça n'a rien de compliqué, il n'y a aucune convulsion.

Vite, avant qu'il soit trop tard, la BDF va arriver.

Je vous en supplie, bougez-vous, vite.

Mourez dans le respect, mourez avec un minimum de dignité.

Sacrifiez-vous avec dignité plutôt que dans les larmes et l'agonie.

Accepter la mort, c'est comme passer d'un avion à un autre.

Ne soyez pas comme cela.

Arrêtez un peu cette hystérie.

Ce n'est pas une façon de mourir, nous devons mourir avec dignité.

Et enfin, Jim Jones lui-même,

après avoir tué plus de 900 Américains.

Il y a eu tellement de violence, et...

Je ne sais pas.

On est à un point

où la police est désormais armée de magnums.

Ils ne peuvent pas frapper avec, ils descendent les gens.

Il faut que les gens...

Entrez.

- C'est tombé à l'eau. - C'est bon.

Personne ne sera blessé, entrez.

- Hé, entrez! - Vous feriez mieux d'entrer.

Entrez, c'est trop tard. Asseyez-vous ici.

- Asseyez-vous. - Venez ici, avec tout le monde.

En octobre 1980,

James Hoskins prend le contrôle d'une chaîne de télévision à Cincinnati

après avoir pris un présentateur en otage dans le parking.

À qui attribuez-vous cette responsabilité?

À tous les médias, c'était pratique.

Il faudrait que vous fassiez quelque chose pour ces gens.

C'est frustrant, mon studio est là-bas.

Je vois ces gens dans la rue qui se battent pour quelques sous.

C'est comme si...

Tous ces politiciens ressortent tous la même rengaine.

Reagan, la même rengaine, Carter, la même rengaine.

Ce n'est pas une démocratie, à l'heure actuelle.

Jim, il nous reste environ une minute sur cette bande.

Vouliez-vous dire autre chose?

Je n'ai rien à dire, j'aimerais juste un endroit

pour échanger des tirs avec la police.

Vous pourrez partir.

[ci?

Je ne vois aucun autre endroit pour se tirer dessus.

Ils ont leurs magnums pour blesser les pauvres dans la rue?

J'ai mes propres magnums, je suis prêt et chargé.

Qu'est-ce que ça va changer? Toute cette utopie...

Vous avez l'air d'être un homme aimable.

J'ai descendu ma copine, ce soir.

C'est fini pour moi.

On avait de gros projets, on voulait prendre votre chaîne.

Et tout ça, c'est dû à la folie.

J'essaie de tenir, je l'ai tuée.

On avait de gros projets et j'ai disjoncté.

Elle est morte.

Vous n'avez pas l'air de vouloir nous faire du mal, alors.

Non, je veux que vous partiez

et que la police, qui s'en prend toujours aux pauvres,

vienne ici pour qu'on puisse en découdre.

- Ça ne va rien changer. - Non, mais j'ai tué ma copine.

- Qu'est-ce que je vais faire? - Ça ne va rien changer pour autant.

- Qu'est-ce que je vais faire? - Pouvons-nous vous aider?

Vous ne pouvez pas m'aider,

ils vont m'emmener et me mettre en prison.

Ils mettent les gens dans un endroit où ils se font violer.

Éteignez ça avant que je sois vulgaire.

En attendant l'assaut policier,

il s'assit dans la chaise du présentateur

et se suicida.

En avril 1979,

Richard Townsend, psychothérapeute à San Diego,

est forcé de retirer son argent sous la menace d'une arme

par Newman Osebor, un étudiant nigérian

qui vivait avec la famille de Townsend depuis deux ans.

La police encercle la Porsche blanche dans laquelle Townsend est au volant

tandis qu'Osebor appuie son arme contre sa tête.

La circulation est interrompue.

Après deux heures de négociations, Osebor accepte de se rendre.

Comme convenu, il enlève son manteau, sa ceinture et ses chaussures.

Il descend, ses deux pieds sont dehors.

C'est déjà ça.

Il vient d'enlever une chaussure et la deuxième.

II est sorti, maman.

- Merde! - Bon sang!

Mais il sort armé d'un Colt 45.

L'otage est secouru.

Le tireur meurt dans l'ambulance.

La circulation peut reprendre.

Richard Hall est pris en otage dans sa propre entreprise de crédit

et se fait traîner dans les rues d'Indianapolis en 1977.

Lorsque Hall glisse, un policier novice dégaine son arme.

Un vétéran chevronné lui fait signe de la ranger.

- Qu'est-ce que tu fais avec ça? - Pourquoi tu le pointes sur son cou?

Je n'ai jamais rien dit, enfoirés, et j'apprécie les policiers.

Vous avez intérêt à savoir ce que vous faites.

Ferme-la, espèce d'abruti. Allez.

Le tireur s'empare d'une paire de menottes et d'une voiture de patrouille.

Que faites-vous?

Vous allez où?

Arrêtez.

Dégagez-moi ces voitures du chemin.

Anthony Kiritsis, serveur dans un bar, est fou de rage contre Hall,

qui lui a refusé sa demande de prêt.

L'otage menotté,

avec un canon scié relié par un fil à son cou en sang,

est exhibé devant les journalistes pendant trois jours.

Attendez un peu, je veux que ce soit bien clair.

Je vais le lire moi-même.

Numéro un.

Un autre fil relie la détente au cou du tireur.

File-moi à boire, mon pote, dépêche-toi.

Je suis sobre.

J'ai bu six fois en 1976 et je n'ai pas bu cette année.

Ça ne me manque absolument pas.

Numéro 4.

"II nous était impossible de trouver un accord dans notre intérêt."

Leur intérêt!

Je suis venu emprunter de l'argent

pour construire un restaurant de 930 mètres carrés,

qui m'aurait rapporté un ou deux millions par an

et ces enfoirés l'ont filé à quelqu'un d'autre.

Quoi, qu'est-ce qui se passe?

Jim?

J'ai dit à cet homme

que d'ici la fin de tout ceci, il me verrait comme une sorcière.

Je lui ai lu toutes les clauses et toutes les dépenses,

écrites sur ce papier, entre autres, que j'ai réuni il y a quelques mois

en essayant de revenir quatre ans en arrière.

Je me suis souvenu d'absolument tout, pas vrai, Dick?

- C'est vrai. - Je me suis souvenu de tout.

J'espère que le coup ne va pas partir, je m'amuse comme un fou.

Je disais, mesdames et messieurs,

qu'ils ont eu de la chance d'avoir affaire à moi.

Il n'y a pas une once de nervosité en moi.

Vous avez une sacrée chance.

Un type nerveux lui aurait déjà fait sauter la cervelle depuis un bail.

Je vous le dis, Dieu sait que j'étais dans la mouise.

J'étais dans une sacrée mouise.

II suffit d'un canon scié et d'un enlèvement

et je vous le dis, mes amis, fini les vaches maigres.

Beaucoup de gens sympas m'ont appelé ces trois derniers jours

pour me dire qu'elles me soutenaient

et j'aimerais les remercier.

J'aimerais remercier mes frères Henry et George,

Mark et John,

Johnny, j'ai oublié son nom de famille.

Johnny Ferguson.

Unité, code 2.

Kiritsis finit par relâcher Hall et se rend à la police.

Les tribunaux l'acquittent entièrement mais l'envoient dans un asile.

Laissez-moi dire quelque chose.

Nous vivons dans le plus grand pays sur Terre,

mais c'est ce genre de choses...

qui nuisent aux libertés

pour lesquelles mon père et ma mère ont quitté la Grèce,

tout comme vos ancêtres.

Je ne suis pas mièvre.

Je suis peut-être chauvin, mais d'une meilleure façon que John Wayne.

Mais durant trois jours,

ils semblent incarner la détresse de leur pays.

L'homme de progrès

et le bouffon violent dans son dos.

Lâche ton arme.

Lâche-la.

Lâche-la.

San Diego, 1979.

Sam Brown tirait depuis le trottoir

sur les conducteurs des voitures qui passaient.

Lâche-la.

Selon ses voisins, il prétendait être venu de l'espace,

à bord du vaisseau Enterprise,

avec un message secret pour les Terriens.

Il mourut sur le chemin de l'hôpital.

Pendant trois longues minutes, il ignora les sommations de la police,

ne leur adressant pas le regard,

puis il croisa les jambes

pour dissimuler le fait qu'il levait son arme.

Tout ceci met une pression énorme sur la police.

Le système pénal et judiciaire américain est tellement saturé

que des tueurs risquant la perpétuité

plaident coupables pour des délits moins graves

et sortent au bout de quelques mois.

C'est difficile à croire,

mais même Sirhan Sirhan sera relâché en 1984.

Tout le monde paie le prix de cette faillite,

mais tous les deux jours, un policier le paie de sa vie.

En deux ans, trois policiers furent tués en Angleterre

et treize au Japon,

tandis que l'Amérique en perdit 372.

Je crois en l'homicide

Je n'ai rien à ajouter

Même pas un soupir

Tu ferais mieux d'y croire

C'est la vérité

Certains mecs ici sont prêts à payer jusqu'à 2000 dollars

pour être avec une fille de onze ans pendant six heures.

Ils vont jusqu'à payer 2000 dollars.

- Je dois me faire de l'argent, ce soir. - Écoute, toi et moi.

Les pervers sont de sortie, ce soir.

Ils aiment voir des mecs danser, et moi, je ne danse pas.

Tu enlèves tes fringues et tu danses pour moi?

- Pour combien? - 20.

- Déshabille-toi et danse, c'est gênant. - Oui, très gênant.

- Ils mettent de la musique, au moins? - Oui, un peu.

C'est de la mauvaise musique, mais c'est mieux que rien.

C'est destructeur, il essaie de vous tabasser.

Il dit: "pars quand tu veux", donc je dis "j'y vais",

puis il dit que je ne peux pas partir et il me pousse sur le lit.

Il veut tuer des gens, il veut en tuer certains.

Homicide

J'ai paniqué, j'ai dit: "Quoi?"

J'étais là, je pensais qu'elle pleurait.

En fait, elle s'étouffait avec le sang de sa bouche et de son nez.

Ça pissait le sang.

- Pourquoi? - Elle s'est tiré une balle.

J'ai vu le trou de la balle et le flingue par terre,

elle avait les yeux fermés et elle grognait.

Tout ce sang, ça m'a fait paniquer.

J'ai ramassé le pistolet, je songeais à me flinguer.

Je l'ai posé.

J'ai ouvert la porte et j'ai crié.

"Au meurtre, au suicide! Une ambulance!

À l'aide, sauvez-la!"

J'ai pris sa main, le chef m'a attrapée et m'a dit de ne pas la toucher.

J'ai répondu: "Connard, c'est ma mère. Je la touche si je veux."

Je lui disais de s'accrocher à la vie, d'essayer de survivre.

Elle est morte neuf heures plus tard, le lendemain.

En général, le public ne voit jamais ce qu'on voit en arrivant sur place.

Un million de pensées nous traversent l'esprit.

On reste assis à se demander comment cela a pu arriver,

comment on peut en arriver là.

Tout ce qu'un novice pourrait se demander,

on se le demande aussi.

Avez-vous, à un moment ou un autre, utilisé un pic à glace?

Non, monsieur.

Vous avez frappé Mme Lamp avec une masse.

Vous souvenez-vous de la masse qui a été montrée?

Oui, je m'en souviens.

- Était-ce vrai? - Non, monsieur.

Lawrence Bittaker, doté d'un QI de 138,

traînait des lycéennes dans son fourgon

et les tuait en faisant tourner un cintre dans leur gorge

à l'aide d'une pince.

Lorsque l'enregistrement d'un meurtre fut joué au tribunal,

certaines personnes sortirent vomir

J'ai touché la poitrine de Mme Ledford avec une pince en métal froide.

En écoutant la cassette, on m'entend la ranger

dans la boîte à outils quelques secondes après.

Pourquoi avoir touché sa poitrine avec une pince?

Pour lui faire un choc thermique.

Le 20e siècle est surnommé l'âge du massacre"

car des meurtriers sexuels apparaissaient tous les cinq ans.

Mais dans les années 70,

ils apparaissaient toutes les cinq semaines.

En 1971,

un entrepreneur en main-d'œuvre agricole du nom de Juan Corona

fit les gros titres après avoir tué 25 hommes travaillant pour lui.

En 1977, les meurtriers sexuels étaient devenus si banals

que l'ingénieur aérospatial Patrick Kearney ne fit même pas la une

lorsqu'il plaida coupable du meurtre de 21 garçons.

John Gacy, 36 ans, entrepreneur en bâtiment,

était connu pour sa grande générosité et ses services rendus à la société,

en faisant par exemple le clown dans des hôpitaux pour enfants.

En 1978,

les cadavres de 32 adolescents furent retrouvés

sous sa maison, en banlieue de Chicago.

Gacy enleva ses premières victimes dans des rues près de bars gay,

mais il se concentra, les cinq années suivantes,

sur des lycéens de son quartier.

Un jeune de quinze ans parti jouer au baseball

ne rentra jamais chez lui.

Un jeune de seize ans postula dans l'entreprise de bâtiment de Gacy.

Un jeune de 17 ans alla réclamer à Gacy sa paie, qui était en retard.

Leurs cadavres mutilés furent retrouvés sous la maison de la mort.

John Gacy fut finalement arrêté

car il n'avait plus de place

et jeta un 33e corps dans une rivière.

Êtes-vous coupable de meurtre?

Si je suis coupable de meurtre? Non, pas du tout.

À moins que vous disiez que Dean Corll est un tueur.

Moi, je me défendais.

Wayne Henley.

Il s'implique d'abord dans les massacres de Houston en 1971,

alors qu'il n'a que quinze ans,

en amenant ses amis adolescents chez un ami qui a deux fois son âge.

Qu'attendait-il de vous?

Il voulait me payer pour trouver des gens à lui amener

et pour que je l'aide,

pour les tuer et l'aider à les enterrer.

- En me payant. - II allait vous payer?

- Combien aurait-il payé par personne? - Je ne sais pas.

Il a parlé de 1500 dollars, une fois.

- 1500 dollars par personne? - C'est ce qu'il a dit.

Dean Corll, 33 ans, électricien et ancien marine.

Même s'il ne reçoit jamais rien,

Wayne lui amène des garçons pendant deux ans et demi.

La plupart des 27 victimes vivent dans la même rue que Wayne,

fréquentent le même collège

et le connaissent depuis toujours,

jusqu'à ce qu'il les invite chez Dean à boire une bière et jouer au poker.

Même si Wayne refuse de participer aux viols homosexuels,

il prend de plus en plus part

à la lente torture et aux meurtres sadiques de ses amis.

Chez Dean, les victimes nues sont menottées

à cette planche en contreplaqué, sous la menace d'une arme.

Le sol est recouvert de feuilles de vinyle pour attraper leur sang.

La chaîne hi-fi est à fond pour couvrir leurs cris.

Les garçons horrifiés voient Dean se déshabiller,

espérant que ce ne soit qu'un viol.

Puis ils voient Wayne sortir son couteau de chasse.

Une nuit d'été, en 1973, Dean Corll essaie soudainement

de violer et de tuer Wayne sur leur planche de torture.

- Allô? - Maman?

- Qui est à l'appareil? - C'est Wayne.

Oui, c'est maman, mon bébé.

- Maman? - Oui?

- J'ai tué Dean. - Quoi?

- Chéri, tu n'as pas fait ça? - Si.

Oh, mon Dieu.

- Où es-tu? - C'est bon, tout va bien.

- Tout va bien. - Où es-tu?

- Près de son entrepôt. - Oùça?

Je suis à son entrepôt.

- Je peux venir? - Oui.

C'est à Lawrence Park?

Elle ne peut pas? Tu ne peux pas venir.

Je suis avec la police, maman.

Wayne montra à la police la fosse commune sur la plage.

Il fallut un bulldozer pour retrouver chacun des 27 corps.

Les premiers s'étaient décomposés,

les derniers étaient mutilés, rongés et castrés.

Une victime disparut trois mois après son frère.

Deux autres frères disparurent le même jour.

La victime la plus jeune avait neuf ans, le fils de l'épicier du coin.

Le meilleur ami de Wayne, un élève populaire de cinquième,

aimait amuser la galerie.

David Hilligiest, treize ans.

Les mères de Wayne et de David, deux croyantes très strictes,

étaient amies depuis quinze ans.

Les deux garçons jouaient ensemble depuis toujours.

Ils allaient l'un chez l'autre depuis qu'ils savaient marcher.

RÉCOMPENSE DE 1000$

Un jour, les parents de David l'envoyèrent chercher son petit frère

à la piscine municipale.

C'est ce jour-là que David disparût.

Que vous a-t-il dit à propos de cet endroit?

Il m'a dit que David Hilligiest était ici.

Qu'a-t-il dit à propos de David?

Il m'a dit qu'il l'avait tué et qu'il l'avait enterré ici.

Qu'attendait-il de vous?

Il voulait me payer pour trouver des gens à lui amener,

pour que je l'aide à faire...

et pour les tuer.

Eh bien, j'avais le cœur brisé, voilà tout.

Je ne sais pas quoi dire de plus, c'était comme si je venais de mourir.

Qu'avez-vous à dire aux Henley,

qui habitent à environ un pâté de maisons plus haut?

Je ne ressens aucune amertume.

Je les connais depuis longtemps et j'ai beaucoup de compassion pour eux.

Malgré le deuil de notre fils, qui est probablement mort,

et le fait que Wayne le sache probablement,

je ressens de la compassion,

car je pense que leur situation est encore plus difficile que la nôtre.

Wayne est de bonne humeur, il dit que tout le monde a été très gentil.

La plupart des meurtriers de masse comme Wayne

ont un QI supérieur à 125, mais continuent inlassablement à tuer.

Plus de 100 victimes dans quatre affaires.

C'est comme s'ils se dévouaient au meurtre de l'Amérique elle-même.

L'un d'entre eux dit même avoir tué des étudiants

"pour blesser la société en frappant là où ça fait mal,

en la privant de ses futurs membres les plus précieux."

Kenneth Bianchi fut surnommé l'étrangleur des collines"

car il jetait les cadavres sur les coteaux d'Hollywood.

Il traînait des femmes de chez elles ou de la rue jusqu'à son fourgon.

Bianchi dit que son complice était son cousin,

Angelo Buono.

Pour pouvoir commencer à essayer de vivre avec moi-même,

je dois assumer la responsabilité de mes actes.

Toi...

Tu as essayé de faire en sorte que je l'abandonne.

J'ai tué celle-ci et Angelo a tué celle-là.

- C'est Wechler qu'Angelo a tuée? - J'ai jamais vu cette gonzesse.

- Martinic. - J'ai jamais vu cette gonzesse.

- Tu ne les as jamais vues? - Non.

- J'ai jamais vu cette gonzesse. - Robinson?

Celle-là, je l'ai tuée. Ces deux-là, c'était Angelo.

- Johnson et... - Celle-là, je l'ai jamais vue.

Celle-là, je l'ai jamais vue. Celle-là, je l'ai tuée.

Tu n'as jamais vu Markum et tu as tué Mlle Kastin?

- Je vais trop vite pour toi? - Je ne suis pas aussi malin que toi.

Ted Bundy.

Le FBI le suspecte d'être le pire meurtrier sexuel américain.

Il aurait possiblement tué 40 étudiantes dans six états

en l'espace de cinq ans.

À Seattle, il était étudiant en Droit,

employé dans la prévention du suicide et assistant du gouverneur.

Lorsqu'il écrivit le rapport officiel des lois contre le crime,

ses amis et enseignants étaient sûrs qu'un jour,

il serait lui-même gouverneur.

La police était convaincue que ses meurtres étaient si violents

qu'il aurait démoli le cadre des lits de ses victimes

avant de les frapper et les violer avec les barreaux métalliques.

Mais la police manquait de preuves pour le traîner en justice.

Bundy ne laissait jamais d'empreintes

et les témoins ne reconnaissaient jamais son visage, qui changeait constamment.

Lorsqu'il attrapa une fille de douze ans qui allait en cours

et la traîna jusqu'à sa voiture,

un passant le prit pour un père en colère qui battait son enfant en pleurs.

Bundy jeta son cadavre broyé dans une porcherie abandonnée.

Il a dit qu'il le ferait, et voilà, je suis inculpé.

Ça n'ira pas plus loin.

À Tallahassee, il fut finalement inculpé pour meurtre de masse.

Je plaiderai non coupable.

Quant aux jurés, le tribunal doit savoir et comprendre.

Très bien, je témoignerai.

Il déchira l'inculpation dans l'ascenseur

mais fut amené au procès.

Comment allez-vous? Vous n'en avez pas marre de la Floride?

Durant la nuit du 15 janvier 1978,

Ted Bundy se faufila dans la maison de la sororité Chi Omega

armé d'une matraque.

Il déversa sa rage de chambre en chambre

et agressa sauvagement étudiante après étudiante.

Le témoignage montre une fracture de la partie frontale du crâne,

dévoilant ainsi une partie du cerveau.

Elle gisait dans son propre lit, dans un bain de sang.

Deuxième chef d'accusation,

le tribunal conclut que la victime a été dévêtue dans son lit.

Un mamelon fut incisé et mordu.

Nous avons des preuves de traumatisme vaginal et anal,

et elle gisait dans un bain de sang dans son propre lit.

La présence d'une marque de morsure fut établie.

Une marque de morsure avait été faite sur les fesses d'une victime.

Elle correspondait aux dents de Bundy comme des empreintes digitales.

Je ne peux pas.

- Je quitte le tribunal. - Non.

Asseyez-vous.

Asseyez-vous, M. Bundy.

Asseyez-vous, M. Bundy.

Je n'assisterai pas au retrait du jury, je refuse de subir cela, votre honneur.

- Asseyez-vous. - N'allez pas trop loin.

Vous voulez un cirque, vous allez l'avoir.

Je vais gâcher votre fête, Jack, ce sera une véritable tempête.

Je vous assure que je vais gâcher votre fête.

M. Bundy, asseyez-vous.

Je sais, ce n'est pas une fête, mais il faudrait de l'eau.

Vous comprenez? Bas les pattes!

Si un nouveau retard vient perturber ce procès

à cause de vos actes volontaires, nous continuerons sans vous.

Depuis que je suis dans le comté de Dade...

Ne me pointez pas du doigt, jeune homme.

Ne me pointez pas du doigt, jeune homme!

Mais Bundy ne put empêcher le témoignage de trois étudiantes

qui survécurent miraculeusement à sa fureur.

J'ai perdu quelques dents.

J'ai eu des fractures au niveau du visage.

J'ai eu le bras cassé et un doigt brisé.

L'os de sa mâchoire tenait grâce à une tige en métal.

Blessée à l'oreille interne,

une survivante abandonna sa carrière dans le ballet.

J'ai subi cinq fractures crâniennes

et de multiples contusions au niveau de la tête.

À cause des fractures crâniennes, mon nerf auditif est endommagé.

J'ai perdu l'ouïe de l'oreille gauche ainsi que l'équilibre.

J'ai aussi eu la mâchoire cassée et une luxation de l'épaule gauche.

M. Bundy.

Oui.

Pouvez-vous le désigner pour la cour?

- Objection. - Je l'autorise pour la portée du geste.

Il est décidé qu'à la date fixée,

vous serez exécuté par électrocution.

Sa mère écouta jusqu'à la fin.

Ce courant électrique continuera à traverser votre corps

jusqu'à votre mort.

Il est tragique que ce tribunal ait dû assister

à cette perte totale d'humanité que nous avons vue ici.

Vous êtes un jeune homme brillant.

Vous auriez fait un bon avocat, j'aurais aimé vous former,

mais vous avez préféré une autre voie.

Prenez soin de vous.

Je suis Américain et je me suis jeté à l'eau.

Ed Kemper est emprisonné à vie

dans cette prison californienne depuis 1973,

lorsqu'à l'âge de 24 ans, il tua sa mère avant d'appeler la police

et avoua avoir démembré des étudiants pendant deux ans,

commis des actes de cannibalisme et de viol sur leurs corps décapités.

Lorsqu'on s'abandonne à devenir une victime,

il faut le devenir.

Avec un QI de 136,

Kemper est désormais le meilleur lecteur de livres pour les aveugles de la prison.

Je voulais tuer ma mère depuis mes huit ans

et je n'en suis pas fier.

Ça a commencé par des substituts au niveau non-humain,

des objets, mes biens, ceux des autres,

la destruction d'objets importants,

puis la destruction d'êtres vivants,

à un niveau inférieur, de petits animaux,

des insectes, des animaux, et enfin, des personnes.

C'était arrivé à un point critique, alors j'ai arrêté.

Un mois plus tard, je vivais avec mes grands-parents

et dix mois plus tard, je les ai assassinés.

Ce qui a tout empiré, c'est le fait de vivre au sommet d'une montagne.

J'ai eu l'impression que tout le monde s'était arrêté,

ils se sont tournés, ont vu mes actes et venaient me chercher.

Je savais que j'étais parano,

et je savais que si quelqu'un venait ici et me regardait de travers,

je l'aurais tué en pensant me protéger.

Si j'étais en ville, j'aurais fait un massacre dès mes quinze ans.

J'aurais tué jusqu'à me faire abattre, je n'aurais pas pu me raisonner.

J'étais mort de peur et violent, je m'étais heurté à un mur.

J'étais le lapin qui courait sans arrêt et qui coupait tous ses ponts.

Mais il n'y en avait plus, je m'étais heurté à un mur

et je me suis mis à crier et à tirer.

Il fut relâché chez la seule personne que l'hôpital psychiatrique

lui avait recommandé de ne plus jamais voir.

J'étais en liberté conditionnelle chez ma mère.

Atascadero avait décidé que je n'avais plus à lui reparler.

"Ne lui offrez rien pour Noël, laissez-la, elle a assez souffert."

Je ne me plaignais pas d'elle, je n'aimais pas leur façon d'en parler.

Elle a enchaîné trois mariages comme un couteau dans du beurre.

Trois mois après ma sortie, j'étais de retour dans mon monde.

Mon premier rencard était désastreux, mais ce n'était pas sa faute.

Je ne l'ai pas blâmée, même si c'était tragique.

Mais elle ne m'a plus jamais parlé, c'était atroce.

Je n'ai rien fait de déplacé, j'étais juste un blaireau.

Je l'ai emmenée voir un film de John Wayne et manger à Denny's.

C'est terrible.

Je n'avais jamais eu de rencard, c'était cool, à seize ans.

J'étais enfermé depuis mes quinze ans, je ne pouvais pas lui dire:

"Ne t'inquiète pas!"

Elle a fait une fixation sur moi.

C'était une magnifique jeune femme, très classe.

Elle a cru voir quelque chose en moi mais a vite réalisé son erreur.

En prenant des précautions élaborées,

il roulait autour d'universités et prenait des étudiantes en stop

en portant ces lunettes.

Ce sont celles-ci.

Vous monteriez en voiture avec cet homme?

L'État m'a rendu plus crédible en tant qu'être humain.

Quand sa mère était à l'université,

Kemper enterrait les corps mutilés dans les montagnes

et ramenait les têtes coupées chez lui.

Il couchait avec leurs têtes pendant des jours

et finit par en vouloir davantage.

Je perdais le contrôle de quelque chose

qui était trop violent pour rester en moi à jamais.

Je suis assis là, une tête coupée à la main,

lui parlant, la regardant, sur le point de devenir fou.

Je suis sur le point de partir en roue libre

et de perdre mon sang-froid.

Je me dis: "Waouh, c'est de la folie."

Et puis je me dis que non, et en le disant,

ce n'est plus de la folie.

Je me suis dit que j'étais sain.

J'avais vu des tableaux et des dessins

de héros vikings festoyant avec des têtes coupées,

les têtes de vieux ennemis dans des sacs en cuir.

"C'est notre héritage."

Voilà qui j'étais en 1972 et en 1973.

Incapable d'accepter

que j'avais poignardé à mort et égorgé une jeune femme innocente.

Innocente, car elle ne s'y attendait pas.

Elle n'avait rien fait de spécial pour mériter cela,

mais elle a participé activement à sa propre mort.

À mes souvenirs, elle avait 19 ans

et sa colocataire dans le coffre, qui est morte juste après, avait 18 ans.

Je ne suis pas devenu fou, mais ce que je dis,

c'est que j'ai fait des choses pour trouver un équilibre intérieur.

Je faisais du voyeurisme, par exemple,

c'était ma manière d'attaquer, de toucher, d'attirer à moi.

Mais j'étais effaré car ça ne fonctionnait pas.

Ça ne doit pas se passer comme ça, ce n'est pas ce que je veux.

Vous comprenez?

Et pourtant, à ce moment, je me fiance à une femme jeune et belle,

avec des atouts et une éducation très similaires.

Et des valeurs à la Disneyland.

C'est en grande partie pour elle que j'abandonne.

J'ai enlevé deux femmes quasiment identiques aux deux premières,

dans des circonstances quasi identiques, et je les ai laissées partir.

Tout semblait mener à leur mort, et je ne l'ai pas fait.

C'était étrange, comme si c'était le destin.

Je me suis dit que je devais arrêter

et je les ai laissées partir.

Elles n'ont jamais su ce qui se passait.

J'aurais pu les tuer en toute impunité.

Mais je me suis dit qu'il fallait arrêter.

Une semaine plus tard, j'ai tué ma mère, je suis retourné à Santa Cruz la tuer.

Il la tua avec un marteau dans son sommeil,

lui coupa la tête et les mains

puis jeta ses cordes vocales dans le broyeur à déchets

et jeta des fléchettes sur sa tête coupée.

Je suis américain

et j'ai tué des Américains.

Je suis un être humain et j'ai tué des êtres humains.

Je l'ai fait dans ma société.

Mort au Ku Klux Klan!

Cent ans après la fusillade d'O.K. Corral, les fusillades continuent dans les rues

dans le pays au million de meurtres et aux cent millions d'armes.

Combien de temps encore aurons-nous des armes non immatriculées,

des procureurs aux mains liées et des prisons aux portes ouvertes?

Quoi qu'il en coûte, les solutions auront un prix.

Mais est-ce que vivre dans la peur est un prix plus raisonnable?

Combien de meurtres sans raison accepterons-nous de tolérer?

Le taux d'homicides doit-il quadrupler

avant d'en avoir assez et de riposter?

Vous savez, les gens se rassemblent et ils hurlent, ils jouent.

On essaie à notre façon.

Peut-être qu'un jour, on sera tous réunis,

mais on doit tous agir.

Nous ne disons qu'une chose

Donnez une chance à la paix

John Lennon signe un autographe pour son assassin,

six heures avant ce meurtre insensé

à l'entrée de sa résidence new-yorkaise.

JOHN LENNON CONTINUE DE VIVRE

Si je te donne mon cœur

Je veux être sûr

Dès le début

Que tu m'aimeras plus qu'elle

STOP À LA GUERRE DES ARMES

Ça n'arrivera plus si on se rassemble.

II reste environ 40 secondes avant le début de notre veillée.

Nous demandons la coopération de tous

par respect pour notre grand ami John Lennon,

qui, j'en suis sûr, est avec vous tous.

Nous demandons un silence absolu.

Commençons notre veillée.

En guise de conclusion, pour terminer cette veillée,

nous allons jouer notre enregistrement de la musique de John Lennon.

Commençons.

Prions tous ensemble.

Imagine un monde sans paradis

C'est facile situ essaies

Aucun enfer sous nos pieds

Au-dessus de nous, rien que le ciel

Imagine tous les gens

Vivant dans le présent

Aucun besoin d'avidité ou de faim

Une fraternité humaine

Imagine tous les gens

Se partageant le monde entier

Tu peux dire que je suis un rêveur

Mais je ne suis pas le seul

NOUS CONTINUONS À BRILLER

J'espère qu'un jour, tu te joindras à nous

Et que le monde vivra uni

Deux personnes se firent tirer dessus lors de cette veillée à Central Park.

Pendant que vous regardiez ce film, cinq d'entre nous furent assassinés.

Parmi eux, le meurtre d'un inconnu.

Adaptation: Yan Bersans

Sous-titrage: Le Joli Mai

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