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[tonalité]
Salut. J'ai besoin de ton aide sur une affaire.
Vous êtes pas censée être en congé mat' ?
Tu te prends pour qui, mon mari ?
Oubliez ce que j'ai dit. J'écoute.
J'ai une affaire en suspens,
quasiment prête à partir chez le procureur.
Si je la résous maintenant, ça fera toujours ça de moins
à gérer à mon retour au poste.
Avec plaisir.
[musique cocasse rythmée]
Mais qu'est-ce que tu fais ?
J'essaie de comprendre l'assemblage du berceau.
Dans le dressing ?
Au moins, ici, j'ai la paix.
À qui tu téléphones ?
Le service après-vente.
Pouvez-vous me donner la référence de votre achat, madame ?
Bonjour.
Angela.
Je sais que tu travailles.
Alors, raccroche avant que j'appelle Grey pour lui dire ce que tu fais.
[Lopez soupire]
À l'avenir, essaie au moins de modifier un peu ta voix.
J'avoue que je suis pas très à l'aise de devoir mentir pour vous.
Ça m'est égal.
J'ai besoin que tu ailles prélever l'ADN d'un suspect, je t'envoie son nom.
- Non.
Alors comment voulez-vous que je fasse ça ?
Tu veux devenir enquêteur ?
Trouve un moyen.
[musique rock]
Très bien, on peut commencer.
Au menu aujourd'hui : Frank Teska.
Il a fallu 20 ans à Frank pour s'extraire de sa condition
de vulgaire homme de main
et s'élever au rang de boss de gang.
Il contrôlait absolument tout,
de la prostitution au trafic de drogue.
Jusqu'à ce que son tempérament le rattrape
et qu'il prenne huit ans pour homicide involontaire.
Bien qu'il n'y ait rien d'involontaire dans cet homicide.
Plus récemment, soit la semaine dernière,
Frank est sorti de prison et aurait fait descendre
son frère Ed pour rétablir son pouvoir.
Un de nos indics incarcérés nous a informés
que lors de ses derniers mois passés en prison,
Frank se préparait à se lancer dans le commerce d'armes fantômes.
Des armes créées sur imprimantes 3D, invisibles aux détecteurs de métaux.
La dernière génération d'armes fantômes est imprimée
avec un polymère à base de nylon à haute résistance,
se trouvant être interdit à la vente en gros sans les autorisations nécessaires.
Tôt ce matin, la Metro a fait une descente
dans les locaux de Ridgeside Chemicals
chez qui Frank prévoyait de réceptionner 300 litres de polymère.
Ce qui laisse Frank sans fournisseur.
- Exactement. - C'est là que l'agent Chen intervient.
Elle s'infiltrera chez Southland Chemicals à Venice,
l'unique autre producteur local de ce polymère.
Je vais emménager dans la résidence Langholm.
Par conséquent, jusqu'à nouvel ordre,
si vous croisez l'agent Chen en dehors de ce bâtiment,
vous ne la connaissez pas.
Les agents assignés à la mission, allez voir le sergent Bradford.
Et tous les autres, au boulot.
- Bonjour. - Bonjour !
- Est-ce que ça va ? - Oui, j'atterris tout doucement ce matin.
J'ai revu des amis pour la première fois
- depuis longtemps. - Bien.
Il faut prendre le temps de décompresser.
Mais veille à ne pas trop tirer sur la corde.
Promis. Depuis qu'on a trouvé l'assassin de Blanca,
j'ai l'impression d'être délestée d'un énorme poids.
Comme si mon âme était beaucoup plus légère.
Je vois, et j'en suis heureux pour toi.
J'ai même installé une appli de rencontre. YouSpark.
Je ne me souviens plus de la dernière fois que j'ai dragué un gars.
Espérons que ça spark bien pour toi.
Vous et vos blagues de papa-flic.
J'ai besoin que vous fassiez un tour à la morgue pour moi.
- [Nolan] Sympa. Pourquoi ? - Mon fameux R.H.N.I.
Ah, oui. Un torse retrouvé au nord d'Hollywood.
Pas de cause exacte de la mort et aucun moyen de l'identifier.
J'ai repris cette affaire impossible à résoudre
pour éviter la prison à Randy le Fouineur.
Vous croyez que ça valait le coup ?
Je suis sûre que non.
Mais maintenant, il faut que je résolve l'enquête.
Et à ce sujet, un bras a été retrouvé
pas loin de Silver Lake Reservoir ce matin.
On pourra peut-être le relier au torse.
Enfin, sans mauvais jeu de mots, bien sûr.
Pas nécessairement. Tu serais surprise par le nombre
de membres sectionnés
- qui croupissent dans cette ville. - Mm…
[musique rythmée]
- Oh. - [Harper] À plus tard.
Thorsen. Qu'est-ce que vous faites ?
Je cherche des traces d'ADN.
J'ai plutôt l'impression que
vous vous convertissez en agent d'entretien.
Oui, je vois ce qui peut vous faire penser ça.
Il faut dire que c'est pas tous les jours
qu'on trouve un jeune lieutenant en devenir
aussi déterminé à résoudre une enquête.
Dites-moi que vous avez trouvé ces preuves de façon légale.
Il se peut que j'aie commis
une légère violation de propriété pour les obtenir,
mais pour le reste, j'ai bien respecté la procédure.
Traduction : vous avez violé la propriété d'un suspect,
fouillé dans ses poubelles et ramené ses ordures ici.
- Plus ou moins. - Il est hors de question
que vous fassiez les poubelles dans ce poste de police.
Dégagez ça de là.
Et Thorsen…
Cette table a intérêt à briller à mon retour.
Oui, monsieur.
- J'ai appelé La Guigne. - T'es pas sérieux ?
Ce type est le pire des indics.
Mais non, il est juste un peu sanguin.
C'est le seul que j'ai trouvé qui connaisse bien Frank Teska.
Il va attirer son attention vers ton identité de couverture à Southland.
Oui, ou bien il se tapera une cuite de trois jours
- et se réveillera à Reno. - Non. Pas cette fois.
Je lui ai dit que c'était pour toi.
Il sait combien ça compte pour moi.
Oh ! Une romance sous couverture.
[rigole]
[médecin] Je suis navrée, mais le nouveau bras
ne correspond pas à votre R.H.N.I.
Ouais, c'était trop beau pour être vrai.
En revanche, la propreté de l'amputation de ce bras
- est vraiment déroutante. - Comment ça ?
Je n'ai jamais vu une dissection des tissus
aussi nette et bien faite.
Je ne saurais pas dire quel instrument a été utilisé pour faire ça.
Un katana ? Un sabre laser.
Non, et non.
Et vous savez ce qui a été utilisé pour découper le torse anonyme ?
Assurément une lame.
Incision post mortem, mais…
j'ignore ce qui a pu causer la mort.
En revanche, j'ai noté que le propriétaire du torse
a subi une arthroplastie de la hanche.
Donc, si on trouve une jambe avec une prothèse de la hanche,
- ce sera sûrement notre homme. - Exactement.
Et là, je pourrai l'identifier par son numéro de série.
Formidable. Merci beaucoup.
Tu viens ? On a une prothèse de hanche à retrouver.
On fait vraiment un drôle de métier.
[Nolan rit]
JOUR 1
Euh…
Bonjour. Je suis Larry Ellis.
Et vous devez être…
Jamie Hall.
Si vous saviez comme je suis heureux de pouvoir faire partie de cette…
Oh, je, euh… Ravie de faire votre connaissance, Larry.
Vous pourriez m'emmener à mon bureau ?
- Non, c'est pas bon. - Elle est en super état.
Non, je veux dire que c'est pas la bonne jambe.
Mais on… on va vous en débarrasser.
Vingt dollars.
Cinq ?
Si vous avez besoin de quoi que ce soit,
vous savez où me trouver.
Une fois de plus, je suis ravi de pouvoir aider la police de Los Angeles.
New York Police Blues
donc je vous laisse imaginer.
Euh, Larry, j'apprécie beaucoup votre motivation,
mais le mieux que vous puissiez faire pour moi serait
de me traiter comme n'importe quel employé.
Et aussi de ne plus mentionner
la police de Los Angeles, ici, au bureau.
- D'accord ? - Entendu. Bien reçu.
Cinq sur cinq. [rire]
Euh, j'ai révisé mon jargon policier.
- Pas de jargon. - Pas de jargon.
Oui. Super.
Je suis une commerciale comme une autre.
[il rit]
[froissement de papier]
[sonnerie de téléphone]
Jamie Hall.
[Tim] T'es bien installée, Jamie ?
Oui, tout va bien.
Mais il faudra sûrement garder un œil sur mon patron.
Disons qu'il est un peu trop investi.
Tu veux que j'aille lui parler ?
Non, non, ça devrait aller.
- Toi, ça va ?
On te quitte pas d'une semelle. Partout où tu iras, on ira.
Oh. Ça me rassure, mais je demandais dans le sens :
est-ce que toi, ça va ?
Tu veux savoir si tu me manques déjà ? Non.
Même pas.
Tu me le paieras.
Tu pourras prendre des nouvelles de Tamara pour moi ?
Histoire de voir si tout se passe bien pour elle ?
Bien sûr. T'inquiète surtout pas, je veillerai sur elle.
Toi, tu te concentres sur ta mission.
JOUR 2
Combien de temps ça prendra, à ton avis ?
Un jour, une semaine, plusieurs mois ?
Difficile à dire.
Oh, et je t'interdis
de terminer la saison de sans moi.
Ah, là, je peux rien te promettre.
Tu rêves parfois d'avoir un métier normal ?
Quoi, un métier où on se fait pas tirer dessus ?
Jamais.
Ouais. Moi non plus.
Fausse alerte.
Ce n'est qu'un pied.
Tu te fais des amis ?
Y a une dame sympa, Dolores.
Elle raconte des histoires adorables sur ses petits-enfants.
Apparemment, le week-end dernier,
le petit Jimbo aurait avalé une dizaine de billes.
Tiens, tiens, tiens.
Qu'est-ce que nous avons là ?
Ça fait des jours que je fouille les ordures de ce gars-là,
et malgré ça, je trouve pas le moindre détritus qui contienne son ADN.
Ça paraît impossible, non ?
Même moi, je laisse un peu de mon ADN partout où je vais.
Euh, minute, mon grand. J'en ai RAS.
Tu sais qu'on dit RAF, Smitty.
"J'en ai rien à faire".
Si ça te fait plaisir.
Du cérumen.
Ça y est, je l'ai.
JOUR 4
La routine te déprime pas trop ?
Ça me dérange pas,
tant qu'on fait pas tout ça pour rien.
Frank doit être pressé de fabriquer ces armes
pour gagner du fric. Ça devrait plus tarder.
Je suis sûr qu'il est en train d'enquêter sur toi,
pour s'assurer que La Guigne lui a pas dit n'importe quoi.
[ouverture de portière]
- Bonjour. - Bonjour, monsieur.
Il faut qu'on parle.
Euh… [expire]
Désolée, je vous connais ?
Non, mais moi, je vous connais.
Je sais que vous vous appelez pas Jamie Hall.
Je ne sais pas de quoi vous voulez parler,
mais si vous souhaitez acheter du plastique,
je serais ravie de vous montrer nos offres à l'intérieur.
Lisa Thompson.
Née à Flagstaff,
recherchée pour deux chefs d'accusation de fraude
suite à des encaissements de chèques en blanc.
Vous voulez que j'aille le raconter à votre patron
ou venez faire un tour avec moi ?
[musique tendue]
Et si on marchait un peu ?
Alors…
Qu'est-ce que vous voulez ?
Apprendre à vous connaître un peu mieux.
Si on est amenés à travailler ensemble,
il faut d'abord établir un rapport…
de confiance.
Qui a dit qu'on travaillerait ensemble ?
Moi.
Écoutez.
Je suis venue à Los Angeles pour tout reprendre à zéro.
Donc, j'apprécie votre offre, mais je vais devoir décliner.
Oui, seulement, je vous laisse pas vraiment le choix.
J'ai besoin d'un accès à certains plastiques protégés.
Et vous avez besoin d'éviter la prison.
N'ayez pas peur, vous risquez pas grand-chose.
On parle de quelques litres égarés tous les mois.
Bon, ce genre de pertes est normal,
c'est compris dans la marge de bénéfice de l'entreprise.
J'aurai seulement besoin que vous cachiez l'inventaire
des pertes à votre patron.
Et si vous faites ça,
je vous paierai 5 000 $ par mois.
Ça vous semble comment ?
Pas mal.
Mais je préfère encore donner ma démission
et vous laisser gérer ça
avec la prochaine fille qui s'assiéra à mon bureau.
Écoutez, j'essaie de rester courtois.
Mais si vous répondez autre chose que oui,
je serai obligé de vous noyer dans le canal.
Je vous invite donc à accepter, sans perdre une minute.
Vu sous cet angle,
je suppose que j'ai pas le choix.
Bien. On dîne ensemble ce soir.
Je vous donnerai tous les détails.
Je passe vous chercher chez vous à 20 h ?
- D'accord. - À ce soir.
[musique de suspense]
[Celina] Pff ! Menteur.
Menteur.
Mentiroso.
Menteur.
Ça donne quoi, la drague sur Internet ?
C'est une vraie fosse à purin remplie de narcissiques
sans une once d'amour à offrir.
[petit rire] On dirait mon enfance.
Et pourtant, tu continues de swiper.
Non, mais attendez. Ils présentent tous très bien,
jusqu'à ce que vous preniez une minute pour vous renseigner,
et découvriez qu'ils ont 10 ans de plus, sont mariés,
pères de famille, ou à la recherche d'une maîtresse.
Tenez, prenez lui, par exemple.
Oh, il est bel homme.
Mais… sa tête me dit quelque chose.
Oh, mon Dieu ! Me dis pas que c'est Smitty !
Ah, vous avez vu ? Alors, je dis pas,
il était canon avant,
mais j'appelle ça faire de la publicité mensongère.
C'est clair.
Comment vous avez rencontré Bailey ?
Oh…
[conversation radio indistincte]
Elle a frappé à ma porte un beau matin.
Telle une déesse aux multiples talents,
et à moitié nue dans sa serviette de bain.
Et aujourd'hui, on est fiancés.
Je vous déteste. [rire]
Ce que je veux dire, c'est que je n'attendais rien.
Et c'est là que l'amour apparaît.
7-Adam-15,
on nous signale une jambe retrouvée près du lac Hollywood Reservoir.
Vous prenez l'appel ?
Bonjour.
C'est vous qui avez appelé pour la jambe ?
Oui. Je m'appelle Scott.
On faisait notre promenade et Buddy l'a flairée.
J'ai bien essayé de le convaincre de la lâcher,
mais je crois que c'est l'amour fou.
[Nolan] Oh, bien, pas de problème,
on n'a qu'à lui offrir quelque chose qui lui plaira
encore plus qu'une jambe détachée.
- Vous avez toujours des friandises ? - Oui, conseil d'un ami. Salut, Buddy.
- Régale-toi. - [grognement du chien]
[petit rire] Tout doux, tout doux.
- [aboiement] - Ouh ! Ouh là !
- D'accord. Vraiment ? - [grognement du chien]
Tu préfères une jambe en décomposition
à ma bonne friandise au poulet ?
[Scott] Ouais, il fait ça de temps en temps.
La dernière fois, c'était un avocat qu'il a traîné partout
jusqu'à ce que ça devienne du guacamole.
C'était un chien abandonné ?
Euh, oui, j'ai mis un temps fou à gagner sa confiance.
Aujourd'hui, il panique quand ma mère me fait un câlin.
Il protège son territoire. Ça explique tout.
Il a des troubles de l'attachement.
Peut-être que si je m'approche juste un peu…
- [grognement] - Je peux ?
Euh, oui, bien sûr.
[grognement du chien]
- [aboiements] - Oh.
- Hé… - [aboiement]
C'est bien, mon grand.
[Nolan] Tu vois l'articulation métallique ?
Ça va permettre au légiste de l'identifier.
Euh, est-ce qu'on peut faire autre chose pour vous, agent…
Euh, Celina.
Non, ça ira.
Oh. D'accord.
Allez, viens.
Vous êtes contente ?
Fouiller les poubelles était une bonne tactique,
et les traces d'ADN concordent.
On pense trop peu à résoudre des affaires en faisant les poubelles.
Merci de m'avoir aidée.
N'hésitez pas si vous avez une autre mission.
Chaque fois que je travaille pour vous, j'apprends de nouvelles astuces
pour devenir un bon enquêteur.
Je vois.
Y a bien ce type qui a été témoin d'un braquage,
mais il refuse de parler, à moi comme à n'importe quel autre policier.
Je suis sûr que je peux réussir à le convaincre.
Le gars déteste la police. Tu n'y arriveras pas.
Mais je vais devoir raccrocher,
car je sens Wesley me faire les gros yeux.
[chuchote] Je t'envoie son nom.
Mauvais numéro.
Oh.
[brouhaha d'hôpital]
- Salut. - [Tim] Ça va ?
- Comment ça va ? - Mieux,
maintenant que la cible s'est manifestée.
Je commençais à m'ennuyer comme un rat mort.
Les escrocs ont leur propre notion du temps,
il faut être patient.
On en est où, du côté de l'affaire ?
Il a établi le contact, et m'a invitée à dîner.
Un dîner romantique ? En tête-à-tête ?
Je pencherais pour un dîner d'affaires,
mais il sort tout juste de prison, donc on peut supposer
qu'il ait envie de s'amuser un peu.
La loi reconnaît deux formes d'incitation au crime.
La première est de soudoyer suffisamment une personne bien sous tous rapports
pour lui faire commettre une infraction.
La deuxième est le sexe.
Si un agent infiltré utilise l'amour ou le sexe
comme leviers d'incitation au crime,
ça passe automatiquement pour de l'incitation.
Les tribunaux savent que l'amour peut pousser
- à des actes inconsidérés. - D'accord. Donc, quoi ?
Je devrais annuler le dîner ?
Non, mais reste professionnelle.
S'il te dit qu'il fait ça pour toi ou par amour, tu te sauves.
Entendu. À votre avis, est-ce que je dois poser des questions
- au sujet de son frère ? - Non, tu dois d'abord
construire des bases solides.
Dès qu'il aura ta confiance,
il va se livrer de lui-même.
Mais je serais d'avis de lui installer un micro discret,
au cas où il se montrerait trop tactile.
Très bien. Je vais demander des micros dernier cri.
Prochain rassemblement pour un briefing deux heures avant le rendez-vous.
Des questions ?
[Wade] Allez.
Ça va aller ?
Ouais, y a pas de raison.
Vous devez traiter cette affaire comme toutes les autres,
et Lucy comme n'importe quel agent infiltré.
Je sais.
Bien.
Oh…
La vache, ça empeste, dans ce garage.
Oui. Grey a déjà passé un savon à Aaron.
[notification de téléphone]
- T'as un match ? - J'en sais rien.
Y a aucun homme bien à Los Angeles.
- Qui soit célibataire, j'entends. - Et Scott, dans tout ça ?
Le promeneur de chien ?
- Bien quoi, qu'est-ce qu'il a ? - Au vu de votre interaction
de tout à l'heure, je dirais qu'il est intéressé.
Qu'est-ce que vous racontez ? Bien sûr que non.
Bien sûr que si, il l'était.
- Oh, c'est pas vrai. - Pourquoi vous souriez ?
Parce que pour quelqu'un qui se dit tellement
en phase avec l'univers, tu es carrément aveugle
quand il s'agit de signaux romantiques.
Comment ça, des signaux ? Y a pas eu de signaux.
- Y a eu des signaux ? - [éclat de rire]
Euh, OK, ça me fait pas rire ! Bordel.
Je dois avouer que… que je panique un peu.
J'ai jamais rien fait de tel auparavant.
Si je me fais prendre, j'en aurai pour des années de prison.
C'est pas si terrible.
On purge sa peine, on rencontre de futurs associés…
Mais avant tout, on découvre qui on est vraiment.
Ça aide à voir le monde avec plus de clarté.
Qu'avez-vous découvert ?
Qu'il faut se méfier de sa famille.
Oui. Ça, je le sais déjà.
Si j'ai encaissé ces faux chèques,
c'est parce que mon père avait volé l'argent pour mon loyer.
Mon frère s'est retourné contre moi.
J'ai dû le remettre à sa place.
Quelle place, au juste ?
[vrombissement de moteur]
[crissement de pneus]
À terre !
[fusillade]
[cris paniqués]
[éclats de verre]
[crissement de pneus]
Rangez ce flingue. Ils sont partis.
Coups de feu tirés au 93107 Wilshire Boulevard,
berline noire se dirigeant vers l'est.
[musique tendue]
Bien reçu, les renforts arrivent.
Je les poursuis.
[crissement de pneus] [sirènes]
Il faut aller aider tous ces gens.
Non, on se tire de là ! Les flics sont en chemin !
[sirènes]
[coup de klaxon]
Les suspects s'enfuient à pied.
Le chauffeur est un homme noir
avec un sweat à capuche.
Je poursuis le tireur à pied. Homme blanc, pantalon marron,
se dirige vers le sud.
[sirènes au loin]
[aboiements au loin]
[musique dramatique]
[clics de l'arme]
[grognement]
Vous êtes en état d'arrestation.
[grognements]
Allez, debout.
- Tout va bien ? - Oui.
Il était déchargé. J'ai eu de la chance.
Autrement…
[musique sinistre]
[expire]
Je peux savoir ce qui s'est passé ?
- C'est vous qu'ils visaient ? - Je doute que ce soit
le serveur du restaurant.
Ravie de vous avoir rencontré.
- Hé ! - Non, non.
Pas si vite, ma jolie.
Notre marché tient toujours, c'est bien compris ?
Oui, je… Ça va, je suis désolée.
Je… j'ai eu peur. J'ai bien le droit, non ?
C'est la première fois que quelqu'un me tire dessus.
Vous verrez, on s'y habitue.
Et vous savez qui s'en est pris à vous ?
Deux options : soit ses gars, soit les miens.
Ses gars à qui ? Votre frère ?
Oui. Certains de ses hommes ne m'ont pas suivi
quand j'ai repris le pouvoir,
et certains des miens ont dû penser qu'après mon séjour en prison,
je m'étais ramolli.
Mais ils vont vite comprendre qu'ils ont fait une grave erreur.
Frank… Désolée, mais je suis un peu sous le choc.
J'ai bien compris que j'ai pas d'autre choix que de vous aider,
mais si vous pouviez, je sais pas,
me laisser en dehors de vos règlements de compte,
ce serait super.
Je vous promets rien.
Vous pouvez rentrer chez vous toute seule ?
Oui. Pas de problème.
- Merci pour le dîner. - De rien.
Je vous recontacte.
[musique sinistre]
[soupir]
[bourdonnement d'hélicoptère]
[tonalité]
- Oui. Et toi ?
Ouais, ça va mieux.
On a eu le tireur, mais le chauffeur s'est enfui.
Retrouve-moi à la buanderie de ta résidence.
Ouais. Dans 30 minutes.
[ouverture de la porte]
Oh, chérie…
Oh, j'ai eu très, très peur.
Ouais. Moi, j'ai frôlé la crise cardiaque.
Frank sait qui voulait sa peau ?
Aucune certitude,
mais il est clairement dans une position délicate,
même auprès de ses gars.
- Si tu veux arrêter la mission… - Non.
Le fait qu'il n'ait personne à qui faire confiance
renforce ma position. Il a besoin d'un allié.
Si c'est moi, je pourrais démanteler son plan de l'intérieur.
Est-ce qu'il a tenté quoi que ce soit ?
Non.
Mais s'il le fait, je saurai gérer.
Je sais.
Oui, mais savoir et accepter sont deux choses totalement différentes.
C'est pas ma première fois.
Je sais et c'est peut-être encore pire.
Bon, allez, c'est pas le moment de parler de ça.
J'ai confiance. Tu annuleras l'opération
si tu te sens pas à l'aise. Donc si tu es OK, ça me va.
- Je suis OK. - Bien.
Je vais rentrer au poste.
Grey attend que je lui fasse un rapport.
Quoi ? Non, attends.
[musique douce]
Ferme la porte à clé.
[klaxon de train lointain]
Je t'avais dit qu'il y avait des signaux.
Quoi ?
OK, c'est la panique. Qu'est-ce que je dois dire ?
Tu peux commencer par un "bonjour".
Je serai juste là.
[sifflement]
- Salut. - Hé !
Hé, salut.
- Coucou, Buddy. - [Buddy chigne]
Regarde ce que j'ai pour toi.
Régale-toi.
[petit rire] Buddy se demandait
si on pouvait récupérer la jambe, je crois qu'elle lui manque.
Je suis désolée, c'est une pièce à conviction.
Il va devoir en trouver une autre.
Ce qui, figurez-vous, n'est pas si difficile,
- ici à Los Angeles. - C'est bon à savoir.
Mais aussi terrifiant.
[expire] Est-ce qu'il y a autre chose ?
- Mon boss m'attend. - Euh, non.
Enfin si. Désolé.
Je suis sur les applis de rencontre depuis si longtemps
que je ne sais plus inviter une fille à dîner.
Les applis de rencontre, c'est l'enfer sur terre.
Quoi, vous m'invitez à dîner, c'est ça ?
C'est l'idée, oui.
Euh, est-ce que je peux vous inviter ce soir ?
Ou demain soir ?
Comme ça vous arrange, en fait.
Avec plaisir.
Je connais un super resto où les chiens sont acceptés.
Ah, ces restaurants-là sont les meilleurs.
Alors, à tout à l'heure. Ça rime.
Oui, c'est vrai.
Ne soyez pas en retard, ou je serai en pétard.
Hum…
Je me suis peut-être emballé.
- Juste un peu. - Celina !
Je dois y aller. Mais euh, tenez.
Voici ma carte. Appelez-moi ou écrivez-moi.
Bref, enfin, ce que font les gens de nos jours.
OK.
- Salut. - Salut.
J'ai une bonne nouvelle. Le médecin légiste a trouvé
le numéro de série de la prothèse de hanche
de la jambe retrouvée.
Donc, nous n'avons donc plus affaire à un cadavre anonyme.
Il s'appelle Trip Linden et il a été porté disparu
- il y a environ un mois. - Ça a été signalé par qui ?
- Regarde ce truc ! - J'adore, il est trop débile !
Bonjour. Je suis le lieutenant Harper.
Merci d'être venus.
Rappelez-moi rapidement qui est qui.
Euh, Mark.
Hank.
OK, super. Et…
si je comprends bien, vous êtes des amis de Trip Linden.
Oui. Oui. Vous l'avez retrouvé ?
J'ai bien peur que oui.
Partiellement.
Quoi ? Attendez. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Nous avons trouvé son torse, ainsi qu'une de ses jambes.
Ils ont l'air effrayés.
Le démembrement peut faire peur.
Ça ne fait pas d'eux des coupables.
Tss. C'est pas vrai, je peux pas le croire.
Je suis navrée de vous annoncer une si mauvaise nouvelle.
Vous étiez très proches ?
Ouais, on traînait tout le temps ensemble.
Oh, il avait une de ces collections.
Vous avez déjà tiré au lance-roquettes ?
- C'est un… - T'es con.
- Quoi ? J'ai juste… - Trip possédait
- un lance-roquettes ? - [Mark] Euh, non, non.
Enfin… enfin, pas si c'est illégal.
Je vous jure qu'il n'a jamais enfreint la loi.
Je vois. Donc, c'est vous qui avez déclaré sa disparition ?
Oui, et la dernière fois qu'on l'a vu,
il se préparait à aller à Vegas
pour retrouver une nana, mais il n'est jamais revenu.
S'ils avaient quelque chose à voir avec sa mort,
ils n'auraient pas déclaré sa disparition.
Tu sais, ils sont nombreux à penser que ça détournera notre attention.
[Harper] Vous pourriez décrire cette femme ?
Oh, non, désolé. On l'a jamais vue.
Peut-être qu'elle lui a fait du mal ou… euh…
que c'était un psychopathe sanguinaire sous couverture ?
Des hypothèses. C'est jamais bon signe.
Ils veulent peut-être se rendre utiles ?
Ils essaient de nous vendre un meilleur suspect.
D'accord, on se renseignera sur elle.
Est-ce que Trip avait des ennemis ?
[Hank] Non, Trip était trop cool.
C'était pas le plus futé, mais…
Hé, ho. Un peu de respect pour les morts.
- Sérieux. - Désolé.
Pas le plus futé ?
[Mark] Disons qu'il faisait pas toujours les meilleurs choix.
Mais c'était un mec bien. Vraiment.
Si l'un de nous deux avait un problème, il…
il était toujours là pour nous.
Essaie de vérifier si ce qu'ils racontent est vrai.
C'est noté. Je fouillerai leurs réseaux sociaux.
Je suis devenue experte pour débusquer les menteurs sur Internet.
Salut, tout le monde ! Je suis dans l'antre de la bête.
Toutes les explications dans ma prochaine vidéo.
Et, euh, n'oubliez pas de vous abonner !
Monsieur Perry, merci d'être venu parler du braquage.
Je vous en prie. Mais comme je l'ai dit
à l'enquêtrice en cloque, je veux pas être impliqué.
Je suis venu uniquement pour tourner des vidéos.
Écoutez, je comprends.
Vous voulez pas parler aux flics, comme la plupart des gens.
Mais nous savons que vous avez vu le braquage.
Vous étiez devant le magasin quand c'est arrivé.
Si vous vous souvenez de quoi ce que soit, le chauffeur,
- la voiture ou… - Je dirai rien.
OK. J'ai 4 000 000 de followers sur les réseaux sociaux.
Quoi ? Non, c'est faux.
Si, c'est vrai.
Je pourrais vous taguer.
Vous donner un peu de visibilité.
Il en faudra plus pour m'acheter.
On fait une choré.
["Bow Chika Wow It" de Kali J]
Watch out 'cause I'm coming your way, yeah
Nonstop I can do this all day, yeah
Go work But your momma done get yeah
Momma done get yeah
Whole world All yours for the takin'
C'est quoi ce foutoir ?
Désolé, sergent.
C'est pour une affaire.
Est-ce que, euh…
C'est quoi ce foutoir ?
C'est trop énorme !
Du coup, le gars qui a braqué la boutique.
Sa plaque commençait par 3JR, et c'était une berline grise.
3JR…
Yes ! Merci.
[aboiements]
[vrombissement de moteur]
[musique sinistre]
- Montez ! - Frank ?
- Maintenant ! - Je… j'arrive.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je sais qui nous a tiré dessus.
Je vais aller l'abattre. Il me faut un guetteur.
[crissement de pneus]
[musique calme de suspense]
Où est-ce qu'on est ?
C'est ici que la magie opère.
Les imprimantes 3D sont à l'intérieur.
Attendez, donc vous…
Vous pensez que c'est un de vos hommes
- qui s'en est pris à vous ? - Oui, Grant.
Vous, restez ici, et appelez-moi
- s'il y a quoi que ce soit. - Euh…
- [sonnerie de téléphone] - Oui.
- Qu'est-ce que tu fais là ? - OK, écoute.
Frank a dit que le tireur était son chauffeur,
et là il m'a demandé de faire le guet pendant qu'il va le descendre.
Qu'est-ce que je dois faire, exactement ?
Ta priorité est d'empêcher un meurtre, donc va le prévenir.
Toute la police de Los Angeles est en route.
- Compris.
8500, j'ai besoin d'unités supplémentaires. Code 3.
[musique tendue]
[conversations indistinctes]
[musique hip-hop sur stéréo]
[rires]
[musique sinistre]
Frank. Il faut y aller, les flics arrivent.
- Comment ? - Je vous expliquerai,
mais on a très peu de temps, là.
Vous êtes un ex-taulard armé. J'y connais rien en droit,
mais je suis à peu près sûre qu'ils vont vous renvoyer en prison.
On y va. Et vite.
[crissement de pneus]
[sirènes]
[klaxons lointains]
[Smitty] La voiture correspond bien à la description fournie
- par ton témoin. - Quelque chose à l'intérieur ?
Pour l'instant rien, mais j'ai pas encore ouvert le coffre.
- Waouh ! - Wouah !
[bourdonnement de mouches] [toux]
Les désodorisants n'arrangent pas les choses.
Ici 7-Adam-7,
on a un possible 187.
On est dans une ruelle à hauteur du 1700 sur Tustin.
Envoyez des enquêteurs et la scientifique sur place.
[musique intrigante]
[musique rap à plein volume]
Police !
Y a quelqu'un ?
Montrez vos mains.
[la musique s'arrête]
Un autre cadavre.
[déverrouillage du téléphone]
[Aaron] On dirait qu'il a fait un arrêt cardiaque.
[Smitty] Comment tu le sais ?
Il cherchait les symptômes de la crise cardiaque.
Bon, on récapitule.
Après avoir fait leur braquage et caché le matos,
Crise Cardiaque et Coffre de Voiture ont un désaccord et se disputent.
Crise Cardiaque tue Coffre de Voiture.
Ensuite, Crise Cardiaque met son pote mort dans le coffre,
couvre l'odeur comme il peut en attendant de prendre une décision,
puis il retourne au garage histoire de se poser une minute.
Sauf que c'était un peu trop pour lui, et…
son cœur a lâché.
Ça, c'est du boulot d'enquêteur.
Pas mal, hein ?
[Celina] La police de Vegas n'a rien trouvé.
Apparemment, Trip et la femme mystère ne seraient jamais allés là-bas.
En revanche, le service informatique a pu accéder à son cloud,
et il s'avère que Trip tournait des vidéos avec Mark et Hank.
- Quel genre de vidéos ? - Non, pas ce genre-là.
- Encore pire. - Dans une de leurs vidéos,
ils tirent sur une vache au lance-roquettes.
Les gens sont vraiment pas bien.
Après avoir perdu ce qu'il nous restait d'innocence
en visionnant tout le reste, on a trouvé ça.
[rires et tirs sur vidéo]
D'accord, et qu'est-ce que je regarde, là ?
Ces idiots ont mis la main sur une mitrailleuse de calibre 50.
[rires et tirs sur vidéo]
Ils se contentent de tirer sur des pastèques.
Oui, jusqu'à ce que Trip sorte du champ, et…
[coups de feu]
Ça, c'est sa tête.
Merde ! Il est mort ! Qu'est-ce qu'on fait ?
Voilà qui est amplement suffisant pour obtenir un mandat.
Oui. Alors, t'en dis quoi ?
On laisse aux forces spéciales le soin d'aller arrêter
nos deux survivalistes armés jusqu'aux dents ?
- Ce serait pas amusant. - [il rit]
On y va ?
Dites-moi qu'elle plaisantait, là.
Oh, que non.
[aboiements lointains]
[soupir]
Oh, punaise, c'était intense.
Comment je suis censée aller travailler au bureau après ça ?
Tu as 10 secondes pour me convaincre que t'es pas un flic.
[musique angoissante]
[musique de suspense]
Je suis pas de la police.
Alors, comment tu savais qu'ils arrivaient ?
Une appli de scan des ondes de la police.
- Je peux vous montrer. - Une quoi ?
Ça scanne les ondes de radio de la police.
Est-ce que je peux…
Écoutez… j'avais jamais été amenée à faire le guet avant,
donc quand vous êtes entré,
j'ai pensé que ça pourrait servir.
Je l'ai téléchargée et la première chose que j'ai entendue,
c'était l'adresse où on était.
Euh, j'ai bien failli me pisser dessus.
Vous auriez pu fuir,
me laisser à l'intérieur pour que je me fasse arrêter.
Pourquoi être restée ?
Honnêtement, ça m'est pas venu à l'idée.
Bien que maintenant, je regrette de pas l'avoir fait.
[soupir]
Quand on est sur le point d'être libéré,
les dernières semaines précédant la sortie,
on fait qu'une seule chose :
rêver du monde extérieur.
À tout ce que l'on va pouvoir faire.
Tous les repas qu'on va déguster.
Tout l'argent qu'on va gagner.
Toutes les femmes qu'on va…
- Enfin, vous voyez. - Oui.
Mais une fois qu'on est dehors,
le monde est différent.
Il a avancé sans vous.
[aboiements lointains]
Et la place que vous pensiez occuper n'existe même plus.
Vous vous rendez compte que vous avez raté une marche ou deux.
C'est très long, huit ans.
Oui.
Et j'étais déjà plus un jeune premier quand j'ai été condamné.
Vous deviez bien rêver d'autre chose quand vous étiez en prison, à part…
l'argent, la nourriture et les femmes.
Ouais. Ma fille.
Mais elle a mis les voiles à mon retour.
Pourquoi ?
J'ai jamais été un bon père.
J'étais toujours trop occupé à jouer les durs,
semer le chaos, me faire payer, gagner plus d'argent.
Ouais.
Je lui ai pas consacré le temps qu'elle méritait.
Mais si vous repreniez contact, ça pourrait s'arranger.
- Où est-elle ? - Ah… Dans l'Ohio.
Elle a essayé de se sauver sans laisser de traces
pour ne pas que je la retrouve.
Mais ça a été plutôt facile.
Rendez-lui visite.
Prenez un nouveau départ.
Non.
Elle me pardonnera jamais.
Peut-être que si.
Et puis, même si elle le fait pas, au moins, vous aurez essayé.
On vient de se rencontrer, on se connaît pas,
mais j'ai comme le sentiment que vous avez envie d'arrêter
la vie de criminel.
[petit rire]
Il faut que j'y aille.
D'accord.
Et euh…
merci encore.
Et désolé de vous avoir, euh…
Menacée de mort ?
- À de nombreuses reprises ? - Hum.
[petit rire malaisé]
C'est oublié.
[démarrage de la voiture]
Frank.
À bientôt.
[petit rire]
Vous ne croyez pas si bien dire.
[sonnerie de téléphone]
- Où t'es ? - Je suis rentrée à ma résidence.
Frank vient de me déposer devant.
Nous, on a mis la main sur Grant et les deux autres.
Avec toutes les armes qu'il y a,
on devrait pouvoir trouver celles qui ont servi
à attaquer le restaurant et à tuer Ed.
Ouais, espérons-le.
Ma mission est terminée.
T'en es sûre ?
Ouais. Après tout,
il n'a plus rien à vendre, et il se retrouve tout seul.
C'est fini.
- Pourquoi ?
J'avais hâte qu'on se retrouve en douce à la buanderie.
On n'a pas retrouvé ses doigts.
Il a essayé de nous échapper en utilisant un lance-grenade,
mais ça a échoué.
[gémissements de douleur]
Euh, j'ai lancé un avis de recherche pour Mark,
en espérant le retrouver avant qu'il ne découvre
qu'il y a un mandat d'arrêt contre lui.
- [sonnette d'ascenseur] - Ouais.
Je crois que ça ne sera pas nécessaire.
Excusez-moi. Mon ami a été amené ici,
un accident avec une grenade, je crois.
[Harper] Bonjour, Mark.
Hank est en salle d'opération
et on aimerait bien discuter avec vous.
N'avancez pas.
On ne voulait pas tuer Trip.
[musique angoissante]
C'était un accident !
[grognements]
- Très joli réflexe, Mama.
- Rendez-vous gynéco ? - Oui.
Quoi ? J'allais pas rester plantée là sans réagir.
Mm.
Lieutenant, Grey dit que tu voulais me voir.
Euh, oui. Tu te rappelles le bras repéré par la légiste à la morgue ?
Oui, celui avec l'incision nette ?
C'est ça. Finalement, il n'est pas lié à notre affaire,
mais à une affaire en cours dans l'État de l'Arizona.
Un légiste de là-bas a trouvé un bras sectionné
avec le même outil mystérieux.
Et dans chacun des cas, la victime était encore en vie.
C'est… horrible.
Ça veut dire qu'on est sur un potentiel tueur en série.
- Est-ce qu'on prévient les fédéraux ? - T'inquiète, c'est déjà fait.
- [Simone] John Nolan. - En chair et en os.
Simone Clark, toujours un plaisir de te voir.
Un plaisir d'être vue.
- Ça va, ma belle ? - Salut, Simone.
Dois-je comprendre que l'équipe de Garza reprend le dossier ?
Eh oui. C'est ce qui m'a fait rejoindre le FBI :
pour pouvoir intervenir et voler la vedette
aux forces de l'ordre locales qui nous ont déjà prémâché le boulot.
Inutile de remuer le couteau dans la plaie.
Si on peut plus s'amuser.
Et si vous m'exposiez rapidement tout ce que vous savez
pour qu'ensuite je vole vos théories
et prétende les avoir trouvées toute seule ?
Le bébé est en pleine forme.
Angela, vous êtes dans la dernière ligne droite.
Encore heureux parce que j'en suis maintenant au stade des mocassins.
Je ne peux plus lacer mes chaussures.
Oh. Désolé de vous interrompre.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Je… voulais vous annoncer la bonne nouvelle.
Je t'ai écrit de me retrouver dans le couloir.
Sérieusement ?
Tu sais que je suis incapable de lâcher une affaire en cours.
Mais promis, je mets le boulot à côté juste après ça.
Dis-moi que t'as résolu l'affaire.
Mieux que ça. J'en ai carrément résolu sept.
Bien joué, agent Thorsen.
Je m'assurerais que Carradine soit au courant de tes progrès.
Oh, et d'ailleurs,
merci de m'avoir donné ma chance.
Voilà.
Oh, et vous savez, Aaron, c'est aussi un très joli prénom pour une fille.
On voulait garder la surprise !
[musique acoustique douce]
[soupir]
Je vais avoir besoin d'un gros repas,
d'un bon bain chaud et de retrouvailles torrides,
après quoi je dormirai pendant 24 heures.
Quoi ? Qu'est-ce que t'as ? Quoi ?
Rien, c'est…
Quand Isabel revenait d'une opé de longue durée,
il lui fallait généralement un bon mois avant de retrouver sa vie.
Oh. Celle-ci n'ayant duré qu'une semaine,
je suppose qu'une bonne nuit de sommeil me suffira.
Mais avant ça, il faut tout de même que je t'avoue quelque chose, euh…
Je sais que je t'ai fait promettre de ne pas regarder
Top Chef
Je suis désolée.
- T'es la pire des copines. - Non !
- Non. - Non, je suis désolée !
C'est ignoble.
Et d'ailleurs…
pourquoi tu m'as pas dit que t'as failli mourir
en pourchassant le tireur du restaurant ?
- Parce que je suis pas mort. - [petit rire ironique]
Qui te l'a dit ?
Ça n'a aucune importance.
Mais j'ai vu que tu avais omis ce détail pour ne pas que je l'apprenne.
Pas du tout.
- Qu'est-ce que… - Lucy.
Son arme était vide.
Tu es en train de faire tout un plat pour pas grand-chose.
D'autant que je sais très bien
que tu ne me dis pas tout ce qui t'arrive
- quand tu pars en mission. - Euh, non.
Là, tu confonds avec ce que t'as vécu avec Isabel.
OK ?
Si on veut que ça marche entre nous,
je dois être sûre que tu saches faire la différence.
Bien sûr que je la fais.
OK ? Mais…
Je dois aussi être sûr que tu me prennes au sérieux
si jamais un jour je devais tirer la sonnette d'alarme.
Sinon, tout ce que j'ai subi n'aura servi à rien.
Et je ne veux pas te perdre comme j'ai perdu Isabel.
Ça n'arrivera pas.
J'arrêterai la mission bien avant
que quoi que ce soit de similaire puisse se passer.
Je te le promets.
Bonne chance pour ton rendez-vous.
Merci, je suis super contente.
Peut-être que je devrais me tirer les cartes,
histoire d'être sûre que Scott et moi, on ait un avenir.
Ou tu peux aussi simplement vivre au jour le jour,
- et voir où ça te mène. - C'est beaucoup plus effrayant.
Je sais, mais justement.
C'est l'imprévu qui rend l'amour tellement exceptionnel.
Tiens, regarde Bailey et moi.
On n'a pas encore fixé la date du mariage,
mais je sais que quand ce jour arrivera, ce sera merveilleux.
Le mariage sera en septembre.
[rire]
Bien essayé. Mais on ne prévoit rien avant le printemps prochain.
C'est adorable mais croyez-moi, vous vous marierez en septembre.
Ce sont tes cartes de tarot qui te l'ont dit ?
- Non. - Ne veille pas trop tard,
amuse-toi, et envoie-moi un message en rentrant.
Cinq sur cinq.
Dis donc, chérie.
Ça te dirait qu'on se marie en septembre ?
[musique rythmée]
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