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Original subtitles

UN MARIAGE PRESQUE PARFAIT

Bienvenue à l'aéroport d'Athens Ben Epps,

État de Géorgie.

La température est de 35 degrés.

Le prochain vol partira à 13 h 05.

Sam ?

Oui.

Salut.

Ryan.

Ryan Roberts.

Ryan... Ah, oui, oui.

Je t'emmène si tu veux.

- Ça serait sympa, oui. Merci.

- T'aurais pas vu Heather, la cousine d'Ashley, dans ton avion par hasard ?

Euh... Non. Je crois pas. Non.

- Y a un autre avion qui arrive juste avant le mariage.

Elle sera sûrement dedans. Je suis juste là.

Euh... OK.

- Amy, qu'est-ce qu'il signifie, ton tatouage, déjà ?

- C'est tibétain. Il date de la fac. Il veut dire amour éternel.

- Oui. C'est la seule d'entre nous qui soit mariée. C'est normal.

- Plus pour longtemps. Je suis si contente pour Ashley.

D'ailleurs, si son oncle Dennis nous la ramène pas à temps,

il n'y aura plus de mariage.

Vous ne trouvez pas qu'elle et Daniel forment un couple parfait ?

- Ils sont trop mignons. - Oh...

- Cet homme a tout du parfait gentleman sudiste

qui sait ce qu'il veut, lui.

- C'est comme ça qu'on ramène les filles au bercail

et qu'elles lâchent les copines.

- Oh... - Non, je suis sérieuse là.

Je me demande ce que je fabrique encore à New York.

Moi, je m'y suis installée et vous êtes toutes parties

en emmenant avec vous les plus jolis garçons.

- Je suis sûre que tu trouveras l'homme qu'il te faut.

Au moment où tu ne l'attendras plus, il va apparaître. Tu verras.

- Je suis d'accord. - Ouais, peut-être.

J'ai tellement hâte de connaître cette sensation,

quand on sait que c'est lui, c'est sûr.

On doit se sentir drôlement soulagée.

Tu as éprouvé ça avec Ryan ?

Oui...

- Bien que dans son cas, ça n'a pas été un soulagement,

car en théorie, elle sortait encore avec Sam à l'époque.

- T'es marrante, toi. Elle était censée faire quoi ?

Son petit copain venait de s'envoler pour un aller simple vers l'Europe.

- Je sais. Et elle savait même pas quand elle le reverrait.

Et qu'est devenu Sam ?

J'en sais rien.

Ça fait combien de temps que t'es rentré de l'étranger ?

Euh... Ça fait un petit moment déjà.

J'ai enchaîné un tas de boulots à droite à gauche.

Et... tu viens d'où, toi ?

- On a d'abord passé quelques années à New York

et puis on s'est dit que c'était pas fait pour nous.

Et on a pris la décision de s'installer dans le Connecticut...

- à Wallingford. - Je comprends.

Et on est profs dans un bahut privé.

C'est... c'est génial.

Oui. C'est génial.

- Alors, Amy, ça ressemble à quoi, la vie d'une femme mariée

au bout de quatre ans de mariage ?

- On vit dans une petite ville très tranquille et...

Ryan est... génial,

et tout le monde est sympa. Et c'est très sûr. Et...

La vie est...

très chouette.

- Wow. Et dire que je pensais rater quelque chose.

- Victoria, vous aviez pas dit que c'était pour la vie, tous les deux,

et que vous vouliez vous marier ? Qu'est-ce qui se passe ?

Ouais !

- C'est Billy. Ça devient ridicule.

Ça va faire bientôt cinq ans

et Howard ne nous parle toujours pas.

C'est pas vrai.

- Attends, Billy a vraiment besoin de l'assentiment d'Howard

pour pouvoir te demander en mariage ? Tu veux rire ?

- Oui. Je sais qu'Howard était son meilleur ami, mais...

Enfin...

Je croyais que moi, j'étais plus importante.

Tu devrais passer avant Howard.

- Et t'en as pas rendu un cocu ou un truc dans le genre ?

Non.

- On a même attendu six mois ! - Hum ?

- Et avec Howard d'ailleurs, ça a duré moins de six mois.

- Excuse-moi, pardon, mais c'est tout à fait ridicule alors.

Hum-hum.

C'est incroyable cet endroit. Oui.

La famille d'Ashley possède près de 25 hectares ici en Géorgie.

Je crois qu'il y a sept ou huit demeures classées sur la propriété.

- Bon, bien... merci de m'avoir conduit jusqu'ici.

Il y a pas de quoi.

OK.

Je pense qu'il y a encore une chambre libre ici.

Et si c'est complet... Tu vois derrière la tente là-bas ?

Il y a une autre maison. Et si jamais il y a pas de place non plus...

tu peux tenter le coup dans la maison jaune.

Mais je crois que Billy et Victoria y sont déjà.

Bi... Billy et Victoria ?

- Oui. - Elle était pas avec Howard, Victoria ?

- Oh, c'est vrai, t'étais parti en voyage.

Ça fait un bout de temps déjà, tu sais.

Wow.

Dis donc, Doogs,

qui était ce joli garçon avec lequel je t'ai vue danser hier soir ?

Vous avez fait affaire ?

- Non ! Mais enfin, pour qui tu me prends ? Je suis pas comme ça.

Attends, tu veux dire que tu es vi...

- Tu es... - Et voilà.

Oh...

Alors tu es encore vierge !

Je n'en tire pas de fierté particulière.

Mais j'ai réussi à me préserver pour le mariage.

J'ai eu mon compte d'aventures en tout genre, vous savez, c'est bon.

Mais je ne suis jamais allée jusqu'à... jusque-là.

Si j'ai la chance moi aussi d'éprouver le sentiment que vous avez connu,

alors le jour où je serai... sûre,

je serai tout à fait disposée et je ne tournerai pas autour du pot.

Billy, fous-moi la paix.

Joey, je dis ça comme ça.

- Arrête de me prendre la tête avec tes jugements de valeur à la con !

C'est pas des conneries.

On dirait un sans-abri campant devant la porte.

Tu pourrais mettre les bouteilles dans un sac.

Pas la peine.

T'arrives à baiser avec cette barbe ?

J'y arrive très bien.

Et c'était quand la dernière fois ?

T'es mon docteur ?

Tu ferais mieux de t'occuper d'Howard qui veut plus te parler.

T'as discuté avec Howard ?

Il est invité, lui aussi.

Il y a quelqu'un ?

Howard ?

- Sammy ? - Hé !

- Sammy ? Ça alors ! Je savais pas que tu serais là !

Oui. Les copains d'Ashley m'ont retrouvé.

- Je suis content de te voir. Viens dans mes bras.

- Ça peut attendre. Serre-moi la main. - C'est fou, ça ! Ça fait un bail, dis donc.

- Comment ça va ? - Très bien.

- Ouais. Je vois. Le temps n'a aucun effet sur toi.

Et sur toi non plus, on dirait.

Oui, oh...

Il y a 15 heures de route depuis Chicago. J'avais besoin de me décrasser.

- C'est sûr. C'est sûr.

- J'ai jamais autant transpiré des couilles. Il fait chaud ici.

- T'habites où maintenant ? - Euh... J'ai un appartement à Los Angeles.

- Ah, oui ? Chouette ville. Chouette ville.

J'aurais du mal à y vivre personnellement. On y respire mal.

- Oui. C'est sûr. - Je sais pas comment ils font.

Il y a plus de véhicules hybrides cependant. Ça va peut-être s'arranger.

Tiens, d'ailleurs, je t'ai parlé de la boîte que j'ai créée ?

- Non. - Une firme de biocarburants

fabriqués avec des huiles végétales. Tu connais ?

- Non. - Bien, c'est pas grave.

On va partager ma chambre !

Vraiment ?

- Bien oui. Il y a plein de gens qui viennent.

Il va bien falloir partager les chambres. T'as qu'à prendre le lit.

Je dormirai par terre. J'ai un duvet dans la voiture.

- Je suis content ! - Oui ! Moi aussi. Je te jure.

- Mais inutile de... - Et toi ? Qu'est-ce que tu deviens ?

Arrête de te prendre la tête comme ça.

Si Howard veut jouer au con, c'est son problème.

Laisse courir.

C'est facile à dire, ça.

Qu'est-ce que tu peux y comprendre ?

- Billy et Victoria, ils se sont foutus de ma gueule.

Je suis parti faire un entretien d'embauche

et à mon retour, elle m'a dit que c'était fini.

Et une journée plus tard,

une semaine, un mois, enfin, peu importe,

j'apprends qu'ils s'aiment à la folie et qu'ils partent dans le Montana.

Le Montana ! Non, mais tu te rends compte ?

Ce mec, je le considérais comme un frère

et voilà qu'il me poignarde dans le dos.

C'est pas croyable.

Ouais...

- Tu sais... - En fait, Amy t'a fait le même coup.

Tu vois, elle t'a quitté au bout de quatre ans.

En tout cas, c'est ce qu'on m'a dit.

- Ça a été moins dur comparé à toi. Moi, je connaissais pas le gars.

C'est le principe.

La seule différence, c'est que Victoria n'est pas mariée avec lui.

Pardon ?

Salut.

J'ai oublié mon collier.

- Tu es magnifique. - Merci.

Tu peux m'aider ?

Avec plaisir.

Je sais ce que ça veut dire.

Non, je n'ai pas le temps. Je dois y aller.

Entendu.

De toute façon, je dois aller chercher Heather.

Devine sur qui je suis tombé.

- Qui donc ? - Ton ex-copain Sam.

Pardon ?

Oui. Je l'ai reconnu d'après les photos.

Il m'a l'air gentil.

- Il est là ? - Il est là.

- Je l'ai ramené. - Oh.

Je reviens.

Ne me dis pas qu'Amy est mariée.

Ouais. Tu savais pas ?

Non.

Sam, il faut que t'atterrisses, mec.

Ça fait trop longtemps que t'as disparu de la circulation.

T'as même pas de téléphone portable. C'est dingue !

Ni d'adresse e-mail. Tout le monde a une adresse e-mail.

- Elle a épousé qui ? - J'en sais rien. Un abruti.

Je suis pas allé à la noce par solidarité envers toi.

C'était juste quand Billy et Victoria m'ont baisé.

Mariée...

- Ça y est ! Je vais chercher les bouquets.

- On se retrouve dehors. - OK. Merci.

Salut, toi !

Sam est ici.

C'est sympa de le revoir. Non ?

Ouais...

Allez ! Tout le monde en piste !

- Ouais ! - Allez ! Venez !

Préparez-vous ! On vous attend !

Allez ! La fête va commencer !

Tout le monde sur le pont !

Ça va commencer ! Venez tous !

Hé ! C'est l'heure.

Qu'est-ce que tu fais avec mon livre ?

- C'est génial, Sammy. C'est génial.

Dis, t'étais pas censé me réveiller ?

- J'étais fasciné. J'arrivais pas à le reposer.

- Merci. C'est pas fini. Il y a encore... - Non, non. Peu importe. Tout est là.

- Tu crois ? - Ce personnage, Howard,

c'est presque moi, sauf qu'il parle un peu trop de lui-même.

- Oui... C'est vrai. - Tu sais, tu es trop torturé.

Enfin, celui qui se parle.

Où tu vas ? On se prépare ?

Allez, viens ! On est en retard !

- Sam. Sam, c'est ma voiture.

Tu te rappelles ? Je t'en ai parlé. Attends !

Sam ! Sam ! Attends !

Sam ! Sam ! Écoute !

Faut que j'écrive un plan d'entreprise. Je pourrais t'embaucher.

Parce que faut pas se leurrer. Quoi qu'on en dise,

tu vas pas rester là à attendre de jouer les écrivains maudits.

- J'ignore ce qu'il faut mettre dans un plan d'entreprise.

- C'est du vent. Ça a pas d'importance. C'est l'effet qui m'intéresse.

Je veux présenter mon projet à l'oncle Dennis ce week-end.

- À qui ? - L'oncle d'Ashley.

Le type qui possède ce domaine.

Quand on parle du loup. Oncle Dennis, enchanté. Howard Stieglitz.

On s'est rencontrés il y a six ans à votre petite fête.

C'est un souvenir inoubliable.

Vous ne vous rappelez pas de moi, mais vous êtes l'un de mes héros.

- Inutile de me passer la brosse à reluire, mon garçon.

Allez, grimpez.

Rien n'est plus impoli que d'arriver au mariage après la jeune mariée.

- J'aurais souhaité vous parler après, si vous avez le temps.

- Je serai pas caché bien loin. Allez ! On y va !

Grimpez sur le marchepied. On va être en retard.

D'accord. On y va.

Cette chaise est occupée ?

- J'ai été bien clair et je lui ai dit :

"Si tu conduis, tu bois pas, tu te drogues pas,

et puis surtout, dernier interdit, t'as pas intérêt à fourrer ta queue n'importe où."

Je dois dire que celui-là, j'ai parfois eu du mal à le respecter.

C'est sûr.

Oncle Dennis, comment allez-vous ?

Si vous me donnez une petite minute,

je vais changer votre vie.

Là, tout de suite, je vais vous épater.

Tu crois qu'il l'écoute ?

- Je crois surtout que tu devrais aller lui parler.

- Bébé, je ne vois pas ce que je peux faire. J'ai déjà essayé.

Je vais vous expliquer.

Mon projet, pour faire vite, consiste à modifier les vieux moteurs diesel...

Profite de sa présence.

Vous êtes là tous les deux.

Vous voulez faire une petite sortie...

Une bière.

Merci.

Je voudrais du champagne.

- Salut. - Salut.

Joey ?

- Salut. - Ça alors !

Je suis très contente de te voir.

Oui. Je suis content aussi.

Merci.

Alors... fais-moi danser tout à l'heure.

Oui.

OK.

- C'est pas la même vie, c'est sûr. C'est différent.

Oui.

T'as pas besoin de grand-chose.

Quand j'ai commencé à bosser dans ce ranch, j'avais 18 ans.

J'étais tout jeune apprenti à l'époque.

Je m'occupais essentiellement des palissades et des systèmes d'irrigation.

Il existe des tas de procédés très ingénieux.

Le système des rigoles notamment.

On peut capter l'eau et en ouvrant certains canaux,

on peut canaliser l'écoulement du côté où l'on veut.

Tu peux aussi tout lâcher et là, tu inondes la terre, tu l'abreuves.

Excusez-moi.

Salut.

Salut.

Tu es magnifique.

C'est gentil.

Ça faisait longtemps.

- Je suis contente de te voir. - Et moi d'être là.

Tu sembles heureuse.

Je le suis.

- J'ai vu ton mari. - Oui. Je sais.

Il m'en a parlé.

- Hé ! - Oh ! Salut, chéri.

- Sam. - Salut.

- Vous vous connaissez déjà. Pas vrai ?

- Oui. - Oui.

On devrait passer à table.

- OK. - On y va.

On se revoit là-bas. OK.

Je porte un toast à ma grande sœur Ashley

et à son mari Daniel.

J'ai vraiment hâte que nous élevions nos enfants ensemble.

Comme vous le savez tous,

personne dans cette ville n'est tout à fait marié

tant que l'oncle Dennis n'a pas prononcé son discours.

Oncle Dennis ?

- Merci à toi, Katherine. Chers vous tous,

je voudrais tout d'abord vous souhaiter la bienvenue

dans ce domaine

et vous remercier de votre présence

à ces festivités.

Comme certains le savent,

ces terres appartiennent à la famille

depuis cinq générations.

Cependant, certains d'entre vous s'en souviendront peut-être,

nous les avons perdues à une époque.

Mais... un heureux destin,

l'abondance des récoltes

et notre bon goût légendaire

ont résolu tout ça.

Que dire de plus ?

Le blanc éclair nous atteint comme l'amour dans la nuit.

Qui c'est, ce gars ?

Son père était bouilleur de cru.

Il abreuvait le sud en alcool.

Il s'est fait un tas de fric

et il a investi dans la course automobile avec succès.

Car Ashley a toujours eu le talent

d'apporter le meilleur avec elle.

Et en vous regardant ce soir,

je peux dire que c'est toujours vrai.

Ashley a trouvé quelqu'un de particulier,

qu'elle n'aurait pas voulu laisser s'échapper.

Daniel.

Bienvenue à toi et à ta famille dans notre tribu.

Merci à vous.

Et que chacun d'entre vous

puisse trouver également ce qu'il cherche.

Il est trop fort.

Santé.

Tu le trouves séduisant ?

Euh... Non.

Pas trop, non.

Je me dis que j'ai foutu sa vie en l'air.

- Même si c'est un peu tiré par les cheveux, Joey, lui, tu lui as sauvé la vie.

N'oublie jamais ça.

Je ne l'ai pas vraiment fait exprès.

Je sais pas, je...

Je ne passe plus à New York qu'une fois de temps en temps

et maintenant, il... il se débrouille tout seul.

Et d'après ce que je vois...

il s'en sort pas très bien.

Merci.

À plus tard.

- Servez-moi deux whiskys. Vite !

Hé. Joey !

T'as promis de me faire chalouper ce soir.

- Je viens chercher mon dû. - Quoi ?

- Je veux parler de la danse. Viens.

Tu sais...

- je viens de commander à boire. - Ah ! Génial !

C'est gentil. Merci.

- Santé. - Ouais.

Alors dis-moi, tu fais quoi ?

- Eh bien... je viens de finir mon premier livre pour enfants.

T'es écrivain ?

Non. Pas encore.

Je gagne ma vie en écrivant dans des revues pour enfants à New York.

- Où ? Dans la City ? - Oui. À Soho.

Tu vas chez Lombardi's ?

Les meilleures pizzas de New York.

95 % plus efficace que l'essence.

43 % des véhicules pourraient déjà l'utiliser.

À ce rythme-là, le prix de l'huile va grimper.

Et le coût de la fabrication va baisser dans moins de trois ans.

C'est juste de l'huile végétale.

Le dîner de la veille, c'est le carburant de demain.

C'est quoi ça ?

Je... peux goûter juste une gorgée ?

- Oui. Fais pas de manières. - OK.

Ça, c'est du blanc éclair, fiston.

Et ça se fabrique pas avec de l'huile végétale.

- Donc, toi et Victoria, le Montana, raconte.

Oui. Qui l'aurait dit ?

Oui.

Je voulais pas lui faire ça, Sam.

Je sais.

- Être le salopard qui brise le couple de son meilleur ami...

Mais il y avait un truc fort entre nous.

Ça s'est confirmé et...

On ne pouvait plus se voiler la face.

Tu sais, Sam, elle me fascine.

Je l'aurais suivie n'importe où.

- Tout le monde a le droit d'aspirer au bonheur, Billy.

- C'est juste trop con de devoir briser des vies en chemin. Tu comprends ?

On en profite pas de ce bonheur.

Howard et moi, on a souvent eu des différends dans le passé

et il faisait la gueule pendant une journée ou une semaine, mais...

Là, ça va faire des années.

Ouais.

Je suis content de te voir, Sam.

Je suis content aussi.

- Tiens. - C'est gentil. Merci.

Alors, Victoria,

vous vous mariez quand, Billy et toi ?

Tu sais, c'est une excellente question.

D'ailleurs, euh...

je vais voir si je peux aller glaner des renseignements.

Euh... qu'est-ce que j'ai dit ?

- T'en fais pas. C'est pas ta faute.

- Je dirais que les New-Yorkais sont plutôt renfermés, tu vois ?

Et je me sens un peu anonyme,

un peu invisible dans cette ville et...

c'est génial de retrouver sa terre natale

et l'hospitalité du sud.

J'ai enfin l'impression d'être un être humain.

Mais bon, quand je m'entends, je sais que je suis New-Yorkaise maintenant.

Parle-moi de toi.

Je sais pas toi, mais moi, je suis pour aller danser.

- OK. Je vais juste... D'accord.

Je veux danser.

Avec Sam.

- Oh ! Regarde ça ! - Qu'est-ce que je suis censé faire, là ?

- Tu sais très bien ce que tu dois faire.

- Attention, Sam, c'est ma femme. N'oublie pas.

Je te la ramène.

- J'ai déjà imaginé la campagne de publicité.

On y verrait une famille classique, assise autour d'une table,

en train de dîner, et le lendemain,

on les voit dans leur voiture. Je suis sûr que ce serait vraiment puissant.

Ça fonctionne même si vous avez déjà utilisé l'huile pour le dîner.

Et les restaurants balancent des tonnes d'huile tous les jours.

Donc y aurait un stock potentiel énorme.

- Vous ai-je présenté ma nièce ? - Non.

Howard, voici Heather.

- Salut. - Enchanté.

- T'as passé assez de temps dans le sud pour montrer à ce gars du nord

comment on guinche par chez nous. Non ?

Bien sûr.

Oh... D'accord...

Mais on y reviendra plus tard...

Dennis...

Le biocarburant, ça vous dit quelque chose ?

Je viens de créer ma...

T'as un instant ?

- Assez parlé. Allons danser.

- Je t'en prie, Howard. Je veux te parler.

Venez.

Vous le connaissez ?

- Pardon ? Je sais pas qui c'est. Non.

Aucune idée.

Je vais passer un coup de fil,

pour voir comment vont les chiens.

- OK. - Tu veux venir ?

- Non. C'est bon. - T'es sûre ?

T'as pas changé.

Viens par là !

Si ! Suis-moi !

Ça fait du bien.

Remue-toi, mon ange.

- Je sais pas faire ça, moi ! - Allez, viens !

Non, Billy. Non.

Tu...

tu veux... tu veux bien danser ?

Oui. Bien sûr.

- On va prendre un verre ? - OK.

On y va alors ?

Comment ça s'est passé avec Howard ?

Je ne sais plus quoi faire.

Tu trouveras bien.

Dis donc...

Un mari, une place dans l'enseignement,

une maison à Wallingford.

Ça a l'air passionnant, tout ça.

Et toi, qu'est-ce que tu deviens ?

Il y a une personne qui compte dans ta vie ?

Depuis toi, non.

Je pense souvent que je n'aurais jamais dû partir faire ce voyage sans toi.

Oui, mais tu l'as fait.

- C'est vrai. Mais tu étais censée m'accompagner.

Sam, je n'étais pas prête. Et tu le sais.

- Je me suis rendu dans tous les lieux dont on avait parlé.

J'ai fait le voyage complet.

Cela explique que tu ne m'aies passé...

qu'un seul coup de téléphone en trois mois ?

Ce n'est pas la seule raison.

Mais j'ai pas arrêté de penser à toi.

Je n'avais pas remis de cravate

depuis l'anniversaire de mariage de tes parents.

- Je peux te l'enlever ? - Oh. Oui.

- Elle est toute à toi. - Merci.

Ça a été ?

- Tu veux un verre ? - Ouais.

Sale traître.

- Non. Laisse-le. - Tu veux qu'on parle ou pas ?

Comporte-toi en adulte.

Arrête !

Pourquoi tu m'as fait ça, hein ?

- Arrête ! - On était comme des frères !

- Pourquoi t'as fait ça ? - Tu vas te calmer !

- Tu te rends compte de ce que t'as fait à ton meilleur ami ?!

Vous me faites honte, tous les deux !

Allez, lève-toi.

- Viens par là. Ça suffit.

Tout ça, c'est ridicule.

Il me faut une bière.

Je suis fatiguée.

On s'en va.

- Ça va, Joey ? - Hé ! Sarah ! On y va !

J'arrive. Un moment.

Hé ! Joey, sérieusement, tout va bien ?

Réveille-toi.

Joey !

Tu ne peux plus continuer comme ça.

Si ça cognait pas autant dans mon crâne,

- je te botterais le cul. - Oui...

- Mais je crois qu'Howard s'en est chargé hier soir.

Allez, viens.

Il est haut comme trois pommes, mec.

Il t'a fait mal avec ses petits poings ?

- Je ne lui ai pas dit un mot depuis hier soir.

- T'en fais pas. Ça va s'arranger. Tu verras.

Je n'en suis plus sûre maintenant.

Peu importe, j'ai vu que tu t'amusais avec Joey hier soir.

Vous aviez l'air de passer du bon temps.

- Oui. Effectivement. J'avoue, c'était un bon moment.

Bien que je ne sois pas sûre qu'il s'en souvienne.

Je n'ai jamais vu quelqu'un boire autant de toute ma vie.

Oui. Je sais, mais...

mais il n'y a rien à faire quand quelqu'un se dit

que l'alcool lui a sauvé la vie.

Quoi ?

Oh... Je...

Je n'ai rien dit. Désolée.

Je voulais parler du 11 Septembre.

- T'as pas la conscience tranquille, Howard ?

Je me suis éclaté hier soir.

Ça faisait longtemps que j'avais envie de me taper ce connard de merde.

- Tu te rends compte que c'est pas vraiment cool ce que t'as fait.

- Ah, Sam ! Je croyais que t'étais dans mon camp, toi, au moins.

- Tu sais ce que je ressens, tu connais ça. - Oui, mais...

- Parce que t'as pas eu envie de péter la gueule à Ryan hier soir ?

- Il y a un temps pour chaque chose. C'était pas l'endroit.

- Oui, mais comme ça, elle sait que je l'ai pas oubliée.

Ça manquait de finesse.

Va te faire foutre avec ta finesse, Sam.

Bonjour.

Hum ! Ça sent bon le café !

- Si on parlait de ce qui s'est passé hier soir ?

Comment ça ?

- Je veux juste m'assurer que tout est clair.

Mais de quoi tu parles ?

De toi et Sam.

Il est toujours fou amoureux de toi, ça se voit.

- Tu fais erreur, Ryan. - OK, je fais erreur.

Chéri, c'est un peu délicat, tu sais.

On avait jamais vraiment pu reparler de notre histoire. C'est tout.

Et ça y est ? C'est fait ?

Comment tu te sens aujourd'hui ?

- J'ai quelques courbatures. - Hum.

C'est parce que tu as dormi sur la table.

- Et moi qui croyais que c'était la danse.

Viens, j'ai ce qu'il te faut.

- Une bonne bière ? - Non.

Du jus de pêche, un œuf cru

et une petite goutte de sauce barbecue. Tu vas voir.

Fais-moi confiance.

T'as bu ce truc. J'hallucine.

Moi aussi.

Je crois qu'il changera jamais d'avis.

- C'est ta conclusion, si je comprends bien ?

Oui.

Je vais te parler très clairement, Billy.

Toi et moi, nous avons mis notre vie entre parenthèses depuis des années,

espérant qu'un jour, Howard pourrait comprendre.

Et moi aussi, je le souhaite.

Mais... je ne suis plus disposée à attendre...

Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Je veux me marier avec toi, Billy.

Et j'ai besoin de savoir si tu es prêt à m'épouser

même sans la bénédiction d'Howard.

Sinon moi, je...

moi, j'arrête.

- On se voit plus tard. OK, Sam ? - D'accord.

Excusez-moi, je vous emprunte ça un instant.

Merci.

Euh, bonjour.

Salut. Je les ai cueillies pour toi.

Je me suis démené pour les trouver.

C'est une denrée rare, les fleurs...

- à un mariage. - C'est adorable.

Et où est notre oncle Dennis ?

Je surveille pas mon oncle, Howard.

Il n'y a rien d'autre qui te préoccupe ?

Pourquoi t'as agi comme ça hier ?

Ce gars m'a toujours fait des coups bas.

- Et j'ai dû supporter ça toute ma vie. - Pourquoi ? Il t'a piqué ta copine ?

- En CE1, j'étais avec Becky Finnegan, tu vois ? C'était ma première copine.

À la récré, il lui file des bonbons, elle me plante. Oui.

Après en CM2, on faisait une boum dans la cave

et on jouait au jeu de la bouteille, OK ?

Je lui dis : "Je craque sur Janet. Tu sais que j'adore Janet."

Il lance la bouteille. Devine sur qui ça tombe ?

- Janet. - Exactement ! T'as tout bon !

Après au lycée, ses parents lui paient une voiture.

Il m'emmène à l'école chaque matin et voilà qu'il trouve une copine.

- Devine qui prend le bus ? - Toi.

- Tout juste ! Non, mais tu te rends compte. - Howard !

Je vous emmène faire une promenade ?

- Bien sûr. - Excuse-nous, mon ange.

- Il y a pas de problème. - Les affaires.

- Tu veux un jus de fruit ? - Oui. Un jus d'orange, s'il te plaît.

Deux jus d'orange, s'il vous plaît.

- Tiens. - Merci, chéri.

Sacrée bagnole ! Wow !

- Tu sais, je me rappelle très bien de toi à cette fête il y a six ans.

Et je me souviens aussi de la jolie fille qui t'accompagnait.

J'ai bien l'impression que c'était la même

que celle pour laquelle tu t'es battu hier soir.

Pourtant, si j'ai bien compris, ce n'était pas toi, mais l'autre type

qu'elle accompagnait cette fois. Et ça a pas l'air de te rendre heureux.

J'ai bien tout pigé ? J'ai saisi la situation ?

- Bien. Parce que j'espère que tu as une fichue bonne raison

d'avoir foutu un tel bordel hier soir.

Pourquoi c'en est arrivé à ce point-là ?

Billy m'a volé Victoria. Voilà.

On te l'a volée...

ou tu l'as perdue ?

Non. Non, non, non.

Je l'ai pas perdue. Je ne perds jamais rien.

On passait de bons moments. Je la traitais bien.

Tous les jours, je lui disais qu'elle était belle.

C'est la vérité !

Tu vois cette voiture ?

Elle est belle et on passe de bons moments avec.

Mais c'est pas ça qui suffit à la faire marcher.

Faut soulever le capot

et fournir au moteur tout ce dont il a besoin,

parce que sinon tu ne vas nulle part.

Elle pourrait rouler au biocarburant.

Vous y avez pensé ?

Fiston...

Ce genre de voiture ne roulera jamais au biocarburant.

Écoute-moi bien, je ne veux plus aucun incident ce week-end.

Mes terres sont assez vastes.

Je pense qu'il y a bien assez de place pour vous deux.

J'ai été clair ?

- Au revoir. - Merci d'être venue.

- C'était un plaisir. - Je vous remercie beaucoup.

- Tu t'en vas ? - Oui. Faut que j'y aille. Merci encore.

- Tu peux me mettre de la crème dans le dos, s'il te plaît ?

- Hé, Sam. Dis-moi ce que ça t'a fait de revoir Amy ?

J'ai été très heureux.

Tu vois, ils me narguent.

Ils recommencent ! Il faut qu'ils viennent se mettre sous mes yeux.

Elle me fait toujours autant d'effet.

- Joey, je crois qu'Howard a besoin de se rafraîchir, non ?

- Je partage ton avis, Sam. - Non, non, non. Non !

Ouais. Qu'est-ce qu'on se marre.

Balancer le vieil Howard à la flotte, c'est marrant ça, hein ?

Joey, Sammy, allez, venez.

Venez, les gars.

Rejoignez-moi, qu'est-ce que vous attendez ?

- Vous allez me laisser planté là tout seul ? - Oui. Je me tâte...

- Allez, bougez-vous, les gars. C'est marrant.

- T'as qu'à jouer tout seul, Howard. T'as l'habitude.

- Fudge, bouge-toi. Je sens ton parfum jusqu'ici.

Allez, viens ! Ça te permettra au moins de laver ton slip.

Je sais que tu m'entends, mec. Tu m'entends très bien.

Fudge, t'as pas pris de bain depuis quand ? 2001, c'est ça ?

Howard, c'est bon, là.

- Fudge, allez ! Viens te baigner avec moi.

Dépêche-toi.

Allez, viens. C'est le meilleur remède contre la gueule de bois. Crois-moi.

- Hé, Joey, j'ai envie d'un truc frais. Tu m'accompagnes ?

Ça te réveillera.

Fudge ?

Allez ! Viens ! Sam, allez, plonge.

Viens ! Ça rafraîchit, je te jure.

Ça fait du bien. Tu vas pas me laisser tout seul.

Allez, viens, Sam.

Je te promets que je vais pas pisser dans l'eau. Juré, craché.

Allez, on fait une course ?

Tu préfères quoi ? La brasse ? Le dos crawlé ?

Allez, viens, Sam. Tu veux jouer à Marco Polo ?

Ton avis n'a plus d'importance.

Je vais me marier avec elle.

Je voulais te demander d'être mon témoin.

Pardon pour hier soir. J'étais...

dans le coaltar. J'ai dépassé les bornes.

T'attendais sûrement autre chose. Je suis désolé.

- C'est pas grave. Essaye juste de pas recommencer.

Ça, je peux rien te promettre.

- Hé ! Venez tous ! C'est l'heure de la séance de tir !

On se retrouve là-bas !

- En général, le lendemain des mariages, on joue au golf.

Chez nous, on fait du tir. Y en a qui appellent ça le golf des ploucs.

Tiens, tiens-moi ça, c'est moi qui conduis.

- Sam. - Allez, grimpe.

- Monte avec moi. Il faut absolument que je te parle.

- Ils m'attendent. Je dois monter avec eux.

- Tu devineras jamais ce que cet abruti m'a dit. Il faut que tu m'aides.

- Oui, mais je crois que je me sentirais beaucoup mieux dans l'autre voiture.

- Tu vois ce que je veux dire ? - Je croyais que tout roulait.

- T'as dit que t'étais heureux. - Parle moins fort.

Me fais pas de scène. Lâche-moi !

C'est bon, Howard, lâche-moi !

- Hé ! On se détend. - Tu peux parler.

- Allez, viens. On va faire un carton. Sans mauvais jeu de mots.

Oh ! Ça arrache les oreilles, ce truc.

- Merde. - Fais attention, Ryan. Je t'en prie.

T'es vachement douée.

- C'est pour ça que les mecs avaient peur de moi au lycée.

Au suivant.

Ça te tente pas ?

T'en auras un, chéri. T'en fais pas.

Réessaye !

Qu'est-ce que je suis censé faire ?

- Qu'est-ce qu'il attend ? Que je saute de joie ?

Non. Il veut me voir péter un câble. Sinon pourquoi il me demanderait ça ?

Sincèrement.

- Mais aide-moi un peu, sinon je vais devenir dingue.

Ouais.

- Et merde ! - C'est pas grave.

- C'est gentil. Merci. - OK. D'accord.

Il faut que tu tires à côté un petit peu.

Le truc, c'est de viser plus loin sur sa trajectoire.

Et pas sur la cible. Réessaye.

Suis-le, vas-y. Vise à gauche.

Oh ! Ça y est ! Je l'ai eu !

- Joli coup. - C'est bon.

Non. C'est pour toi.

Garde-le.

- J'ai juste mis un peu de temps à te l'offrir.

Et pourquoi aujourd'hui ?

Après toutes ces longues années ?

Tu sais, finalement,

je suis en train d'écrire un livre.

J'ai passé du temps à voyager, en touriste,

à découvrir la vie des autres et...

j'ai réalisé que... il était temps de me pencher sur ma vie,

sur ce qui compte le plus pour moi.

Tu parles de moi ?

Tout le livre parle de toi.

Ouais ! Je l'ai eu !

Allez !

Oh ! C'est pas vrai ! Fait chier !

J'arrive pas à me concentrer de toute façon. J'ai trop de trucs dans la tête.

Hé ! Sam !

J'ai bien réfléchi, tu sais.

Et je crois qu'elle l'aime pas. Parce que quand on les regarde tous les deux,

on voit bien qu'il y a pas d'amour, qu'elle est pas heureuse.

Qu'est-ce que tu peux y faire ? T'aimes une femme,

tu sais bien qu'elle aime pas le mec avec qui elle est, mais...

Howard ! Ça suffit !

C'est ton problème ! Démerde-toi. Tu es en train de nous rendre tous dingues.

OK ? Tu ferais mieux d'aller leur parler.

- T'as raison. Merci, Sam.

Non, mais pas tout de suite.

Qu'est-ce qu'il fait ?

C'est pas vrai.

Qu'est-ce que tu veux ?

- Quoi ? Je voudrais parler à Victoria. - Howard ! Pose cette arme, d'accord ?

- Il faut juste que je parle à Victoria. - Pose cette arme, Howard. Allez.

- Howard, qu'est-ce que tu fais, là ? - Je veux juste te parler.

Alors pose cette arme, d'accord ?

- Stieglitz, arrête de déconner. Pose cette arme. Dépêche-toi.

Je la pose. C'est bon, d'accord.

Ah ! Howard !

- Bon sang ! T'as failli tuer quelqu'un ! T'es malade !

Faut toujours que tu dramatises.

- Qu'est-ce que t'as dans la tête ? C'est quoi ton problème ?

Je voulais juste discuter.

C'est tout.

Victoria, attends !

Victoria !

Laisse-moi te parler une seconde. Reviens !

Victoria, attends-moi.

- Est-ce que tout va bien ? - Oui. Ça va.

- Reviens, Victoria. Je suis désolé.

Vous voulez que je les rattrape ?

Non. Pas la peine.

Victoria, viens là.

Attends, Victoria. Arrête-toi. Arrête.

Je veux juste te parler.

- Arrête de nous punir. C'est ridicule, Howard !

Est-ce que tu sais ce que ça nous a coûté à Billy et moi

- de faire le choix qu'on a fait ? - Mais...

- Tu es la dernière personne à qui on avait envie de faire du mal.

La dernière !

Ça t'a déjà traversé l'esprit ?

Je cherche pas à vous punir.

Tu crois ça ?

Et pourquoi tu agis comme ça ?

- Mais parce que... j'étais amoureux de toi.

Comment voulais-tu que je le prenne, hein ?

Tu étais pas amoureux de moi.

Howard, tu... tu étais amoureux de l'idée que tu te faisais de moi.

Sais-tu pourquoi Billy et moi, on est partis dans le Montana ?

- Je crois que c'était pour vous éloigner de moi.

Non.

Howard.

C'est parce que je viens de là-bas.

Pendant tout ce temps qu'on a passé ensemble,

tu ne m'as pratiquement posé aucune question sur ma vie.

Tu semblais juste intéressé par mon physique.

T'as raison.

On était amis malgré tout. Pas vrai ?

Et j'ai été trahi par mes deux meilleurs amis.

Toi... toi, t'aurais fait quoi ?

Je sais très bien ce que je ne ferais pas.

Je ne passerais pas le reste de ma vie à en vouloir à mes amis,

parce qu'ils sont tombés amoureux.

Tu l'aimes vraiment.

Oui, Howard. Je l'aime.

Alors tu vas lui dire oui.

- Mais il faudrait d'abord qu'il me le demande, Howard.

Pourquoi ?

Qu'est-ce que tu sais, toi ?

- Sam. - Oui ?

Qu'est-ce qui se passe avec ma femme ?

Euh... rien du tout.

Je suis content de retrouver une vieille amie. C'est tout.

- J'ai l'impression que ça va un petit peu plus loin que ça.

- Quand bien même, ça ne regarde qu'Amy et moi.

C'est là que tu te trompes.

On est mariés et elle est toute ma vie.

Et si vous croyez pouvoir me cantonner dans le rôle du dommage collatéral,

je vous préviens, je vous laisserai pas faire.

Mais si elle était heureuse,

je pense que cette conversation n'aurait pas lieu.

Je ne resterai pas assis là...

à te laisser démolir mon mariage.

Éloigne-toi d'elle.

Alors, c'est quoi le programme ?

T'as faim ?

Ici, on mange la meilleure viande grillée de toute la Géorgie.

Ça sent super bon.

Et donc t'as grandi dans le coin ?

- Et tu faisais quoi ici ? Du rodéo à dos de vache ?

Non.

Tu... tu veux vraiment que je t'explique ?

Ouais.

- OK. Je peux te faire faire une petite visite. Si tu veux.

La visite complète ?

Et voilà. On y est.

C'est un très joli campus.

C'était mon université.

Ah, mais non !

- Quoi ? - T'es pas un ancien élève !

T'as pas le droit d'entrer.

Ça, c'est la bibliothèque.

Ça, ce sont les vieux canons de la guerre de Sécession.

Ça fait partie de notre histoire. Tu connais le musée de Columbus ?

On pourrait aller le visiter.

Oh... Oups.

- T'en veux ? - Non.

Il y a des super groupes qui jouent ici.

C'est un lieu très connu de la scène rock, folk ou blues.

J'ai vu REM et les B-52s. Ils viennent tous d'ici.

- Ah, oui ? - Oui.

Tu devrais venir voir le festival d'Athens. Ça vaut le coup.

OK. On continue.

C'est toi, ça !

Oui.

Bien, pourquoi tu m'as rien dit ?

- J'en sais rien. C'est pas bien important.

- Mais si, c'est important. C'est génial, ça. - Merci.

- Tu veux bien me dédicacer un exemplaire ? - On verra. Il faudra que tu sois très sage.

Quand j'étais gosse,

on avait une sorte de cachette secrète dans Central Park.

Et il y avait une statue sur laquelle on adorait grimper.

Petit, elle me semblait super balèze, tu vois ?

Mais aujourd'hui, elle me semble toute petite.

J'avais presque oublié qu'elle était encore là.

Oui.

J'aurais bien aimé te connaître quand t'étais petit.

Oh, tu sais, j'étais mauvais.

Je pense que non.

Tu veux voir ma chambre ?

- Salut. - Salut.

Amy, quand je t'ai demandée en mariage,

je savais sans l'ombre d'un doute que je voulais passer le reste de ma vie avec toi.

Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que ce sentiment n'est...

peut-être pas partagé.

Et je ne veux plus rester là à faire semblant, comme si on y croyait.

Enfin, mais qu'est-ce que tu dis là ?

Je n'ai aucun regret de t'avoir épousée.

Mais je dois savoir, et tu te dois d'être honnête avec toi-même

et reconnaître que tu t'es trompée.

- Ryan, je... - Je ne veux pas te perdre.

Mais je ne veux pas non plus

te rendre malheureuse pour le reste de ta vie.

Fais ce que tu jugeras bon.

Bon sang. Mais je ne serai plus là quand tu reviendras.

Non, attends. Attends !

Juste une seconde. Juste une seconde.

Alors...

j'ai de bonnes nouvelles

et j'ai une mauvaise nouvelle.

Une des bonnes nouvelles, c'est qu'elle va sûrement dire oui.

Tu lui as dit ?

Ça, c'est la mauvaise nouvelle.

- J'attends depuis si longtemps ce moment et toi, tu lui dis ?

- L'autre bonne nouvelle, c'est que je suis d'accord maintenant.

D'accord ?

Avant, ça me rendait malade.

Mais maintenant, vous avez mon accord.

Je suis vraiment désolé.

Je suis sincère.

OK ?

Alors...

tu veux bien de moi comme témoin ?

Faut que j'y pense.

T'es sérieux, là ?

Viens là !

Tes parents, ils reviennent quand ?

Vendredi soir.

Qu'est-ce que t'as ?

Non, rien. C'est pas toi.

C'est juste que...

ça fait un bail que j'ai pas été avec une femme.

Attends.

On peut éteindre la lumière ?

Joey,

tu me plais comme tu es.

Ne mens pas. Arrête.

- Tu crois vraiment que je t'aurais amené ici sinon ?

Je ne suis plus qu'une épave aujourd'hui.

Le soir de la veille du 11 Septembre,

Billy et moi, on est allés voir le match au stade.

On a perdu. Et on s'est bourré la gueule ensemble.

J'étais tellement ivre que...

je suis pas arrivé à l'heure au boulot.

Quand j'ai débarqué, le premier avion s'était déjà écrasé.

Je regardais les flammes et j'arrêtais pas de me dire :

Comment vont-ils pouvoir éteindre ce feu ?

Quand le deuxième avion est arrivé, je ne savais plus où j'étais.

Je ne comprenais plus rien.

J'ai levé les yeux et j'ai vu des trucs tomber depuis tout là-haut.

Au début, je réalisais pas ce que c'était.

C'était des corps. Quand j'ai compris, je me suis enfui.

Je me suis enfui en courant.

Tous mes collègues sont morts. Tous !

- Et moi, j'ai couru me planquer à Brooklyn. - Laisse-toi aller.

- J'ai dit à personne que j'étais vivant pendant 15 jours.

- Vas-y, pleure. - Je suis désolé. Je suis désolé !

Tu n'es pas coupable.

Désolé.

- Ça va. Ça va aller.

Pardon.

- Je suis désolé. - Je suis là. Ça va aller.

- Si tu savais comme je m'en veux. - Ça va.

- Pardon. Pardon. - Je suis là.

- Je te demande pardon d'avoir fait passer mes problèmes avec Howard avant nous.

Je n'aurais pas dû considérer les choses comme acquises.

- Alors je suppose que tu as obtenu le consentement d'Howard.

- Tu as le droit de croire ce que tu veux, mais...

je lui ai dit dans la piscine

que je me fichais bien de ce qu'il pensait désormais.

En fait, je voulais pas que tu sois au courant, parce que...

je préférais te préparer une vraie surprise.

Alors cette fois, ça y est ?

Oui. Si tu veux encore de moi.

Salut.

Salut.

Qu'est-ce que tu attends de moi, Sam ?

Qu'est-ce que t'espères en vérité ?

Amy,

j'ignorais que t'étais mariée.

Il est possible que je m'y prenne très mal, c'est vrai.

Mais je sais ce que j'éprouve.

Et je me fais peut-être des idées,

mais je crois que tu éprouves la même chose.

Je suis mariée, tu sais.

Est-ce que je me fais des idées ?

Quand bien même, je...

Pourquoi n'es-tu pas revenu me chercher ?

Tu avais tiré un trait sur moi.

Après avoir passé quatre ans ensemble,

tu as tout envoyé balader en quelques mois.

Et tu sais parfaitement que je n'arrêtais pas de penser à toi.

Et comment j'aurais pu le savoir ?

Tu aurais dû le savoir.

Tu aurais dû.

- Il faut que je te laisse. Je ne devrais pas être là.

Pourquoi n'es-tu pas revenu me chercher ?

Ah ! Tu es toujours là.

Nous nous sommes engagés, il y a sept ans,

à passer le reste de notre vie ensemble.

Je n'ai pas regretté ce choix avant.

Aujourd'hui non plus.

Sache que je t'aime.

Nous sommes si proches.

- J'ai vraiment cru que tu allais me tirer dessus.

- Non. Si j'avais dû tirer sur quelqu'un, j'aurais tiré sur ce monsieur.

- Non, sans déconner, la demande en mariage officielle,

elle est prévue pour quand ?

- Pourquoi ? Tu veux essayer de tout gâcher ? - Ah ! Très drôle.

Au fait, d'où est-ce que tu viens, au cas où on sortirait ensemble ?

- Salut. - Salut.

- Tiens ! - Salut !

Je croyais que vous étiez fâchés.

- Qui ça ? - Fâchés ? Non !

- On était fâchés ? - On était pas fâchés !

- Quelle idée ? Les gens se racontent des histoires parfois.

- T'es pas forcée de me prendre la main. - Mais j'en ai envie.

Tu sais ce qu'ils vont se dire.

Ça m'est égal. J'en ai envie.

Hé ! Où est-ce que vous étiez passés ?

Occupez-vous de vos affaires.

T'as l'air heureux, Fudge.

- Alors ? Il paraît que vous allez finalement vous marier ?

- Joey, tu veux une bière ? - Oui. Il vient de me faire sa demande.

- C'est génial. Je suis vraiment heureuse pour toi.

- Calmez-vous. C'est pas fait. On sait jamais ce qui peut arriver d'ici là.

Et voilà Sam !

- Arrête de voir les choses en noir. - Salut, Sam.

Bienvenue à notre petite fête, Sam.

Salut.

- Tu veux une bière, Sam ? - Oui.

- Vous savez que Sam est en train d'écrire un livre.

Est-ce que je vous ai parlé de mon projet de biocarburant ?

- Du biocarburant ? - Non. Le lance pas sur le sujet.

Pourquoi ? C'est une idée de génie !

- Oui. Comme toutes celles que t'as déjà eues.

- Salut, tout le monde. - Comment ça va ?

Tiens, voilà la mariée.

- J'ai l'impression de pas vous avoir vus de tout le week-end.

- Ce n'est pas seulement une impression. - Oui. C'est clair. Trop occupés.

Je voulais vous remercier d'être venus.

Oh, merci à toi.

- Ça me touche beaucoup que vous soyez tous là.

On a passé un excellent week-end.

- Et pour vous remercier de votre présence,

j'ai une surprise pour vous.

- Wow ! C'est gentil ! - Une surprise ? Fallait pas.

Tiens, fais passer.

- Ah bien, dis donc, t'as perdu la tête.

- C'est super. - Tiens, encore.

C'est très gentil.

- Oh ! - J'adore les surprises.

Ça, c'est pour toi, Sam.

- Ouvrez-les maintenant. C'est bon. - Qu'est-ce que c'est ?

- OK. - Voyons voir ça.

Je regardais mes vieilles photos...

Et ça, c'est la dernière fois qu'on était tous réunis.

À nos retrouvailles.

À nos retrouvailles.

À la vôtre.

Allez, santé, les copains.

À la tienne, Heather.

Bon, mais sérieux, j'aimerais bien vous parler de mon projet.

C'est une idée de génie.

- Mais si ! - On te croit, Howard.

Mais tu nous as tellement habitués à avoir des idées géniales,

plus rien ne nous surprend maintenant.

- Oh ! Arrête ton char ! Je vous jure que cette fois,

vous allez pas en croire vos oreilles. C'est l'idée du siècle.

Non, c'est vrai. Pour une fois, je suis passé à une autre dimension.

J'ai décidé de voir grand. Écoutez-moi juste cinq minutes. Sans déconner.

Ça vaut le coup. Laissez-moi parler.

OK. C'est un truc qui va changer vos vies. Vous vous imaginez même pas.

- C'était un super week-end. - C'est vrai.

- C'est dommage que vous partiez si tôt. - Faudrait faire ça plus souvent.

- Pourquoi pas ? - Vous allez me manquer.

Je veux que vous me promettiez cette fois...

Salut, tout le monde.

- Salut. - Salut.

- Hé, vous pouvez m'emmener avec vous à l'aéroport ?

- Oui. T'as vu Howard ? On voulait lui dire au revoir avant de partir.

Alors qu'est-ce qu'il a dit ?

Il a dit qu'il était intéressé.

- Ah, oui ? - Hum-hum.

Il a dit ça ?

- Est-ce que tu crois qu'on va l'embêter ?

- Et alors ? Il va pas refuser de nous parler.

Hé ! Howard !

Bonjour, Heather.

Howard, il faut qu'on y aille.

Victoria veut te dire au revoir.

OK.

J'arrive.

Regarde-moi ça.

Sam. Sam !

Attends, tu sais quoi ?

C'est pas seulement la nièce d'oncle Dennis.

C'est aussi elle qui gère son portefeuille.

- C'est génial. - Oui. C'est plutôt bien.

- Oui. Salut, ça va ? - Bonjour.

- Tu t'assieds avec moi ? - Oui.

Super.

On reviendra chercher les couvertures. Allez, en route.

- Je vous rejoins tout à l'heure. D'accord ?

- T'as 10 minutes. - OK.

Il n'y a que deux raisons qui pourraient expliquer que je ne sois pas revenu.

La première, c'est que je ne t'aimais pas.

Et ce n'est pas vrai, nous le savons tous les deux.

La deuxième, c'est que...

nous n'étions pas faits l'un pour l'autre.

Et je le savais.

Et peut-être que toi aussi.

On a passé de très bons moments, tous les deux.

Oh que oui.

Avec toi, je sais que je me suis dépassée

et que tu m'as fait faire des choses que je n'avais jamais faites auparavant.

Je n'avais peur de rien à New York, parce que je faisais mes études,

que nous avions ce groupe d'amis

et grâce à ça, je me sentais assez forte pour aller à la découverte de tas de choses.

Puis on a terminé les études, et il y a eu le 11 Septembre,

et soudain, j'ai eu le sentiment que l'avenir était...

hostile et imprévisible.

Alors j'ai eu besoin de me retrouver en terrain connu, tu vois ?

Toute ma vie, j'ai vécu dans un environnement où tout était...

réglé et solide.

Et c'est ce que Ryan me donne.

Il est mon foyer.

Comprends bien ce que j'essaye de te dire.

Ce que nous avons vécu, toi et moi, notre histoire, ça a été...

très beau, très particulier, mais...

ça ne m'allait pas tout à fait.

J'avais besoin d'autre chose.

Tu sais, en réalité, si...

si je ne t'ai pas téléphoné...

c'est qu'il m'a fallu beaucoup de temps pour...

surmonter l'idée que...

tu m'avais abandonné.

Mais...

je n'avais...

jamais pris conscience que...

toi aussi, tu avais éprouvé ça.

Tu faisais ce que tu adorais faire.

Tu vivais ce que tu voulais vivre.

Et je restais sur la brèche.

Je t'appelle cette semaine. OK ?

- OK. - T'es sûre ?

- Oui. - OK.

- Tu promets ? - Oui. Promis.

- Oui ? - Oui.

- OK. - Alors embrasse-moi.

Au revoir. Hé ! Daniel, prends soin d'elle surtout.

- C'est promis. - Allez !

À bientôt.

- Salut, les jeunes. - Salut. Ça va ?

On y va.

Viens là, beauté.

- Joey, c'est l'heure. On y va.

Je me sens bien ici.

- Tu rentres pas ? Qu'est-ce que tu fous ?

- Je crois que je vais rester dans le coin un moment.

Voir un peu cette séance de signatures. Je vais superviser ça.

Je rêve.

- Allez, bonne chance. - Hé ! Merci, Sam.

- Il y a pas de quoi. - C'était un beau week-end.

Oui. Ravi de t'avoir revu.

- Et à Los Angeles, ça va ? - Ça peut aller.

Viens me voir. Je t'apprendrai à faire du surf.

- C'est tentant. Oui. D'accord. - Hé ! J'ai hâte de découvrir ton bouquin.

Oui.

Je n'ai pas encore trouvé la fin, mais je pense que je suis sur la bonne voie.

Sam, je t'emmène à l'aéroport ?

- Non. Non, c'est bon. Mais merci beaucoup.

Il y a pas de quoi.

Attendez !

Il faut qu'on fasse une photo.

Allez, vite ! Venez par là !

Allez, dépêchez-vous !

Je n'ai pas envie de traîner dehors par cette chaleur.

Rapprochez-vous.

C'est bon ? Tout le monde est prêt ?

Hé ! Une seconde.

- Ryan, viens. - Non, non.

Si, tu fais partie de la bande.

- Ça y est ? Vous vous organisez ? - Vous êtes prêts ?

- Je veux retourner me mettre sous la clim, moi.

Ça y est.

OK. Je compte jusqu'à trois.

Un...

- deux... - Ça y est. Tout le monde est là.

Trois !

Sous-titrage DVD : CNST, Montréal

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