Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Prison pour femmes
Bonne chance, frangine.
DEUX ROUQUINES DANS LA BAGARRE
Dorothy !
Défoule-toi, versons des torrents de larmes.
Tu sais ce qu’on disait ?
Que si tu avais payé le magasin, je serais peut-être sortie.
Je n’aurais pas réuni la somme, tu le sais.
Je ne te reproche rien.
Je vais faire tout ce que j’aurais dû faire avant.
La prochaine fois, tu auras l’argent ?
Il n’y aura pas de prochaine fois.
C’est ta voiture, June ?
- Pour de vrai ? - Oui. Monte.
Si les copines voyaient la réussite de ma sœur !
On met les voiles.
David Dietz Inspecteur principal
Dorothy Lyons, arrêtée d’abord pour chapardage.
Mise sous la garde de sa sœur.
Vol à l’étalage : 6 mois de conditionnelle.
Puis arrêtée pour vol de bijoux :
condamnée à 5 ans.
A fait 18 mois.
Elle sera relâchée pour raison de santé mardi.
Aujourd’hui.
- En conditionnelle ? - Pour trois ans.
Merci, Dave.
Une minute, Ben.
Pourquoi cette fille t’intéresse ?
Je monte des archives.
Une sorte de bottin.
Pour Solly Caspar ?
Non, pour Ben Grace.
- Pourquoi ? - J’ai une idée brillante.
Raconte.
Tu en entendras vite parler.
Tu rêves, Ben.
Faut rêver.
On te repêchera dans le fleuve.
Ça ne fait pas partie de mon rêve.
Tu as déjà rêvé de devenir préfet ?
Souvent, autrefois.
Je ferai de toi un préfet.
- Le maire est dans ta poche ? - De quel maire parles-tu ?
Ben !
Avec cette fille, fais gaffe.
Oui, je te remercie.
Descends.
Voilà, enfin à la maison !
À la maison ?
C’est ici que tu habites ?
Oui, et tu es chez toi.
Tu es une secrétaire de choc.
D’un homme qui a le vent en poupe.
Célibataire ?
M. Jansen n’est pas marié.
- Martha ! - Je vous ai vues arriver.
- Ma sœur, Mlle Dorothy. - Enchantée.
Bonjour.
Quelles belles fleurs !
Le chauffeur de M. Jansen les a apportées.
- Des messages ? - Juste du courrier.
- Un verre ? - Pas maintenant.
Marlowe soutient Jansen aux municipales
Marlowe, l’éditeur du journal,
à la tête du mouvement du renouveau
June !
Comment expliqueras-tu ma présence ?
Je dirai que tu es ma sœur.
Et que j’ai poussé du jour au lendemain ?
On ne sait rien de toi…
et on ne saura rien.
Et l’agent qui me surveillera ?
Tout ceci est bien caché.
En prison, on apprend à penser à tout.
Qui c’est ?
Mon patron, Frank Jansen. Il me l’a donnée il y a un an.
- Vas-tu l’épouser ? - Je devrais ?
Ce serait une bonne idée.
Je vois les serviettes de toilette…
J. J. !
Si je veux d’autres initiales, Jansen le saura.
Tu veux te doucher et voir ta chambre ?
De l’eau chaude, du savon…
- Des draps propres. - Viens, je t’accompagne.
Tu sais ce que je faisais hier ?
Je cousais des uniformes avec 600 femmes.
Ne parlons plus de tout ça.
Tu vas commencer une nouvelle vie, on n’a plus de souci à se faire.
- Salut, Ben. Solly regarde la télé. - Merci.
Ce n’est pas trop tôt, Solly te demandait.
- Me voilà. - Ça chauffe.
Depuis 30 ans que je publie ce journal,
jamais je n’ai organisé de campagne
aussi importante que celle pour l’élection de Frank Jansen.
Le conseil municipal est vendu.
Vendu, corrompu et dissolu.
Tout le monde sait qui fait la loi :
Sol Caspar.
Quand il ne vole pas,
il soudoie. Sinon, il tue.
Sa pègre ne fait que s’étendre depuis 15 ans,
car ceux que vous avez élus pour vous protéger
ont été achetés par Sol Caspar.
Je vous conjure…
- On laisse faire ? - La ferme, je veux entendre.
… d’élire un homme sans parti,
loin des politiciens et des criminels.
Il nettoiera Bay City. Mesdames et messieurs,
choisissez Frank Jansen
pour maire.
- Ben, trouvé autre chose ? - À qui de donner ?
Ravi de te voir, génie. Marlowe est un dur à cuire.
Il faut un gros dossier sur la chérie de Jansen.
J’en ai un, Solly.
Parfait, exit le boy-scout.
On peut coincer n’importe qui.
Et on coince un redresseur de torts en prouvant
que ce n’est pas un saint.
Ça tient debout.
Qu’avons-nous contre lui ? Photos, enregistrements, chèques ?
J’ai un dossier sur son amie.
Ce sont des angelots.
Tu as bossé une semaine !
Ils sont sans tache.
Je n’y peux rien si Jansen est malin.
Ah, bravo !
Tu parles d’une nouvelle, à 10 heures du soir,
à une semaine des élections !
Tu sais ce qui nous attend si Jansen est élu ?
Tu peux remballer ton appareil photo de choc…
Et elle ? Une femme cache des choses !
Je n’ai même pas de photo d’elle.
Elle ne sort jamais en douce à 2 heures du matin ?
En voilà une secrétaire !
Une bonne secrétaire, une fille bien.
Tu devras coincer Jansen autrement.
Avec du solide.
Tu as peut-être raison, génie.
Si ces deux-là s’en sortent,
j’aurai celui qui les soutient.
- Marlowe ? - Oui.
Sans lui, Jansen serait resté dans l’ombre.
Je te conseille de faire gaffe avec Marlowe.
Un conseil, hein ?
Je vais m’occuper de lui ce soir et tu m’accompagnes.
Non, ne compte pas sur moi.
Quoi ? Tu n’aimes pas la bagarre ?
Ça te fait peur, génie ?
Pas du tout.
Je n’y crois pas. Un malin peut s’en passer.
Donc, je ne suis pas malin ?
Tu es un petit génie et je suis content de t’avoir.
Mais tu es voué à me suivre
sans donner de conseils.
Pourquoi ?
Moi j’agis, lui il dirige.
Dans tous les sens,
par tous les temps, il dirige.
Toi, tu n’es pas assez costaud pour agir.
Tu préférerais lire de bons livres, pas vrai ?
Attends.
Les gars, venez tous ici !
Les gars, je voulais vous montrer
comment je vais agir sur M. Norman Marlowe.
Génie, t’es tout juste bon à gratter quatre sous.
Tu louvoies comme tu peux,
tu ramasses où tu peux sans te mouiller.
Tu mourras dans ton lit avec un petit magot sans avoir agi.
Va prendre l’air, sans que ça te monte à la tête !
Je n’enverrai pas mon fils à l’université…
si jamais j’ai un fils.
Oui, Jansen est honnête.
Et après, s’il est élu ? Il ne pige rien à la politique.
Il sera piégé d’ici six mois, j’ai déjà vu ça.
Mais la ville sera sans tache, on pourra manger sur les murs.
Allô ?
- Mlle June Lyons ? - Oui ?
Écoutez attentivement.
Solly Caspar va s’occuper de Marlowe ce soir.
Que Jansen l’avertisse, ou faites-le.
- Ne perdez pas de temps. - Qui êtes-vous ?
Un ami.
Dites-le-lui vous-même. Qui êtes-vous ?
Allô ?
- Qui est-ce ? - Personne, rendors-toi.
J’ai entendu une voix d’homme.
Sans doute un farfelu qui veut semer la panique.
Tu n’as pas pris son numéro ?
C’est bien dommage !
Journal de Bay City
"L’homme élu pour vous protéger serait soudoyé par Caspar."
Merci d’être restée si tard, Gloria.
Bonsoir.
M. Marlowe ?
Bonsoir, M. Marlowe.
Quelques mots, Marlowe.
Caspar !
Vous !
Nous pouvons parler demain.
J’ai appris que j’étais malade.
Vu le raffut, je veux parler maintenant.
- Vous ne m’arrêterez pas. - N’appuyez plus Jansen.
Ne publiez plus rien sur moi.
Je publierai la vérité sur vos manigances !
Vous allez arrêter, richard.
Ou vous finirez comme les journalistes de Scenic City.
Nous parlons maintenant.
Écoutez-moi !
De l’eau.
Il est mort ?
N’en fais pas tout un plat, de l’eau !
Trop tard. Vous l’avez tué.
Tu en es certain ?
On dirait bien que oui.
On va employer les grands moyens.
Ouvrez la fenêtre, il va prendre l’air.
Allez, un bon bol d’air !
Voyons si on arrive en bas avant lui.
Marlowe a été tué
J’étais encore endormie. Il était presque 2 heures.
J’ai pensé t’appeler, Frank,
mais ça n’avait pas l’air sérieux.
Mais cet horrible meurtre…
Un appel en pleine nuit ne prouve rien.
Ce n’est pas une coïncidence.
Vous ne semblez pas pressé d’enquêter.
C’est forcément un meurtre.
M. Marlowe était votre ami, il vous appuyait.
Vous tirez des conclusions. Moi, je vais moins vite.
Je ne fricote pas avec les politiciens,
je suis en place depuis 22 ans pour ça.
Merci, je sais où vous trouver.
Tu n’as pas reconnu la voix ?
Quelqu’un du bureau, peut-être ?
Je la reconnaîtrais si je l’entendais.
Je regrette, c’est si incroyable !
Ne te reproche rien, c’était trop tard.
- Je dois aller en ville. - Merci d’être venu.
- À plus tard. - Au revoir.
Inspecteur !
Ce policier n’a pas cru un mot de ce que j’ai dit.
Comme toujours. Viens, on va prendre le soleil.
- Oui ? - Vous vous rappelez de moi ?
Franchement, non.
Je m’appelle Ben Grace.
Que voulez-vous ?
Frank Jansen pour maire.
Entrez.
C’est coquet chez vous.
Merci.
Jolie fille.
Dites-moi pourquoi vous êtes venu.
Bien, j’irai droit au but.
Je vous ai téléphoné cette nuit.
Vous !
Inutile, j’ai attendu qu’ils s’en aillent.
- Comment saviez-vous… ? - Je le savais.
- Mais… - M. Jansen est bien,
mais incapable de l’emporter.
Je ne suis pas bien. Mais le linge sale, ça sert.
Vous avez du linge sale à vendre ?
Précisément.
Contre de l’argent ?
Pas du tout.
Quoi, alors ?
Contre une administration propre. Et Jansen comme maire.
C’est un idéaliste, vous êtes concrète.
Il a besoin de vous et il paie.
Laissez, je me méfie des désintéressés.
Alors ?
Connaissiez-vous Marlowe ?
Oui.
Asseyez-vous.
Écoutez.
N’appuyez plus Jansen.
Ne publiez plus rien sur moi.
Je publierai la vérité sur vos manigances !
Écoutez-moi !
- De l’eau ! - Trop tard. Vous l’avez tué.
Où avez-vous trouvé ceci ?
Ce qui compte, c’est ce que vous et Jansen en ferez.
Je ne suis pas preneuse.
Qui vous a envoyé ici ? Solly Caspar ?
L’enregistrement est authentique.
Je peux vous donner une arme. Si vous n’osez pas tirer…
c’est votre affaire.
Désolée, je n’aime pas votre combine.
Elle a tout d’un traquenard.
- Vous l’avez fabriquée… - Trop compliqué.
Par exemple, prenons votre sœur.
D’abord arrêtée pour chapardage,
puis pour vol à l’étalage…
Sortez d’ici !
Me croyez-vous maintenant ?
Je n’aime pas le chantage. Sortez d’ici.
Je suis dans l’annuaire.
Ben Grace, G-R-A-C-E.
M. Jansen décidera. Quant à moi et à ma sœur…
On parle de moi ?
Je préfère le faire moi-même.
- Au revoir, M. Grace. - Enchantée.
Je suis la petite sœur, Dorothy.
- Mlle Lyons. - Appelez-moi Dor.
- Frank, une occasion en or. - Il doit partir.
J’adore ce tissu. Il est doux au toucher.
- Je le remettrai pour vous voir. - Ne vous donnez pas ce mal.
- Elle est charmante. - Elle le restera.
Retenez mon numéro : 365-67.
- 365-67. - C’est bien ça.
Frank Jansen Bureau du P.D.G.
Fatiguée ?
Pas vraiment, chéri.
Mais j’ai beaucoup de soucis.
Une jolie fille comme toi ?
Tu devrais seulement être belle…
et tenir la maison d’un homme qui t’aime.
Merci.
J’aurais sans doute dû créer une atmosphère plus romantique,
sur fond de violons et d’orchestre.
Mettons fin à ces atermoiements et marions-nous.
Pas maintenant, pas tout de suite.
Peux-tu attendre encore un peu ?
Alors, c’est non ?
Pas du tout, mais ce n’est pas le moment.
- Je veux que Dorothy se fixe… - De préférence ailleurs,
où elle n’embarrassera plus son beau-frère ?
- Tu es au courant ? - Ça m’est égal.
Je veux t’épouser pour toi, elle ne compte pas.
Inutile de repousser à cause d’elle.
- Il n’y a pas d’autre homme. - Bien sûr que non.
- Puis-je entrer ? - C’est ouvert.
Vous avez changé d’avis ?
J’ai parlé avec M. Jansen.
Si les choses sont comme vous dites…
Comment peut-on aider M. Jansen à être élu ?
À part ce demeuré de Caspar et sa folie des grandeurs,
il y a Wilson et James.
Ils étaient là quand Marlowe a été tué.
Le FBI les veut depuis longtemps.
La recette du Blue Grill a augmenté de 4 % le mois dernier.
Quant au golf, il a baissé un peu.
Mais dans l’ensemble, les affaires marchent.
Que veux-tu, génie ?
Jansen passe à la télé. Tu ne veux pas le voir ?
Je vais aller regarder ce pitre.
Hames, rentre chez toi. Je veux des comptes florissants.
Quelle joie d’avoir un génie parmi nous.
J’avais un autre discours de clôture avant le vote.
Après mûre réflexion, je l’ai rangé.
Je préfère consacrer quelques minutes
à un crime qui nous a tous choqués hier.
Un crime qui devrait déchaîner le préfet et le procureur…
mais que, curieusement, ils semblent éluder.
Il s’agit du crime, du meurtre de Norman Marlowe.
Quant au criminel,
c’est le maître de la corruption
dans notre ville,
quelqu’un qui a des appuis jusque dans la mairie,
Solly Caspar.
Comment le sait-il ?
Vous savez que je ne dirais rien au sujet d’un meurtre !
Tu parles peut-être trop, Gloria.
Walter, James, je vous arrête !
Embarquez-le !
Emmenez-le !
Ils ont été tuyautés. Le préfet a agi de son propre chef.
M. Caspar, vous devriez quitter la ville,
peut-être l’État ou le pays.
Dites à votre chef qu’il a intérêt à me couvrir.
Wilson et James ont lâché tout le paquet.
Y a un dossier de 9 000 pages chez le procureur.
- C’est garanti. - D’où ça vient, Solly ?
Plus j’y pense, plus je me dis que le génie manœuvre.
Je me ferai un plaisir de…
Non, personne ne bougera.
Laissez-le faire, lâchez-lui la bride.
Si c’est lui, je reviendrai lui ciseler la peau.
Je dois être à l’aéroport dans 40 minutes.
Silence ! Silence, s’il vous plaît !
Nous apprenons par la presse que le maire sortant abandonne !
Au nouveau maire.
Mon absence va être remarquée.
C’est bon d’être avec vous, de se détendre
et de comprendre que c’est fini.
La victoire est douce ?
Oui, pas vrai ?
Vous savez ce qui m’a étonnée ?
C’est qu’au milieu de tous ces inconnus…
j’ai compris tout à coup que vous, moi et Frank,
on s’était donné un mal de chien pour eux.
- Je me découvre altruiste. - Vous parlez trop.
Pourquoi avoir fait ça ?
Pour voir votre réaction.
Et alors ?
Bonne réaction.
Je ne vous connais même pas.
"Placements Ben Grace" ! Et ça s’arrête là.
J’ai bien travaillé pour vous, non ?
À quand la note ?
La maison offre.
Quoi ?
Je pensais…
pauvre Frank.
Élu et assiégé par des quémandeurs.
Tout le monde voudra quelque chose maintenant.
Et vous le doublez.
Sans avoir la moindre excuse.
Vous voulez l’aider ?
Oui.
Qu’il nomme Dave Dietz préfet.
- Dietz ? - C’est un type bien.
Il ne fait pas partie de la bande ?
Il n’a jamais pu faire ce qui lui plaisait.
Il n’y a pas mieux.
Vous avez été de bon conseil, je vais y réfléchir.
Bonsoir.
Bonsoir, Ben.
Tu ne l’as pas fait entrer ?
Ne cherche pas Martha, elle m’a surveillée,
mais il y a des heures qu’elle a filé.
Viens, on va se coucher. Il est tard.
J’ai appris la bonne nouvelle pour l’élection.
- Félicitations. - Merci.
- Jansen a appelé. - Ah bon ?
Deux fois. Il se demandait où tu étais passée.
Il était très déçu.
C’est de famille.
Quoi donc ?
D’avoir des gens tout juste élus qui appellent de nuit.
- Tu parles. - Mais si !
Surtout quand, entre-temps, on est avec quelqu’un d’autre.
Tu ne dors pas ?
Je n’ai pas sommeil.
Tu veux quelque chose ?
- Oui. - Un lait chaud ?
Ben Grace.
Mon chou !
C’est simplement le premier homme que tu croises depuis longtemps.
Je n’attends pas que tu comprennes.
Tu passes ton temps à manœuvrer pour réussir.
Mais je ne suis pas comme toi, j’ai un cœur.
Et je dois l’écouter,
coûte que coûte.
On va attendre des ordres encore longtemps ?
Moi, personne me dit ce que je dois faire.
Et si je commandais…
Que ferais-tu ?
Je vais te le dire : j’organiserais une loterie.
Ça plaît toujours.
Je partagerais la recette : 1/5 pour les œuvres, 1/5 pour vous.
- Et le reste ? - Pour la tête pensante.
Alors ?
Quelle est la combine ?
Qu’est-ce qu’on fait, génie ?
Rien du tout.
Nous, on reprend la main.
Vous finirez en taule.
Si vous lisiez le journal au lieu de BD,
vous sauriez qu’on a un nouveau maire.
Joue pas les cultivés, on le sait autant que toi.
Les choses doivent se mettre en place,
ne fichez pas mes plans en l’air.
- Tes plans ? - Tu as entendu.
Monsieur a des plans ?
J’ai des plans.
Bien joué ! Et comment tu tiens le maire ?
J’ai lu à la bibliothèque.
Je vois, merci pour le tuyau.
Que ce soit bien clair,
on la met en veilleuse.
- Dis, Ben… - La ferme quand je parle.
J’ai rien entendu, je dois être dur d’oreille.
Je te le répète :
on refait surface quand je le dirai.
Jusqu’à la fin des haricots, génie ?
On doit pas contrecarrer ses plans, on…
Gare !
Si je dois te tuer, je le ferai.
Je n’aime pas ça,
mais avec toi je n’hésiterai pas.
- Tu parles beaucoup. - Solly, lui, agissait.
Je le sais, Solly fonçait.
- Avec moi, ça change. - Cause toujours.
Je donne aussi.
Qu’est-ce que tu as donné ?
La mairie.
J’ai un vieux copain bien placé, le nouveau préfet.
C’est Dave Dietz qui fera la loi.
Lenny…
on t’aurait sans peine.
Le préfet ne sait pas exiger un plus beau bureau ?
La semaine prochaine.
Je ne sais pas quoi dire, si ce n’est…
j’ignore comment tu as fait, mais merci.
- Un cadeau ? - Le premier pot-de-vin.
Je viens de voir Jansen, c’est un type bien.
Tout se passera pour le mieux.
- Tu veux bien m’écouter ? - Vas-y.
Tu es le flic le plus verni de l’Ouest.
Jansen sera content, ses électeurs aussi,
on formera tous une grande famille.
Chouette, si tu y arrives.
J’y arriverai.
Nettoie la ville.
Plus de prostitution,
arrête voleurs et arnaqueurs…
que les citoyens se sentent tranquilles.
Que vas-tu y gagner ?
Je vais mettre la main sur 30 maisons de jeu
où les gogos pourront se ruiner tout leur soûl.
Sans histoire.
Ils vont remplir les poches du petit Ben.
Tu entretiens la guerre pour y gagner ?
Bien sûr.
Je t’aime bien. On se comprend.
Tu oublies deux choses.
Jansen vaut six millions, il ne doit rien à personne.
Il lui suffit de dire à son préfet de fermer tes 30 maisons de jeu.
Et tu oublies la bande de Solly.
Elle peut te jeter à l’eau dans du ciment.
Ne t’en fais pas pour moi, Dave.
J’ai tout prévu jusqu’au bout.
La confusion règne, M. Grace.
Les élections, le départ de M. Caspar.
Les chiffres en pâtissent.
C’est à moi d’analyser la question.
Je ne voulais pas…
M. Grace, du nouveau de M. Caspar ?
On le dit au Mexique.
C’est bien vu quand on risque gros.
On a du liquide ?
Si… M. Caspar en a ?
Eh bien, il y a trois mois,
il avait 160 000 $.
Où ça ?
Au bord de la mer.
- On va le prendre. - Mais je ne peux pas !
Je vous en reparlerai.
Je serai en retard, on passe me prendre
et je ne suis même pas prête.
Entrez ! C’est Mme McCullor ?
Pas vraiment.
Tu attends du monde si tôt ?
Bonjour, l’injoignable !
Assieds-toi.
- Un café ? - Non, merci.
J’arrive bientôt.
Il est 9 heures !
Partez si Mlle Dorothy est prête.
Excuse ma tenue, il fallait téléphoner.
J’aime remercier en personne.
Merci pour Dietz, tu ne le regretteras pas.
Frank tient à te parler.
Je vais sur la côte. Il n’est pas content ?
Il veut remercier celui à qui il doit tout.
Je l’inviterai à déjeuner,
après t’avoir invitée trois fois.
Je préférerais le soir.
Vous avez enfin sauvé le monde ?
Presque.
Tu es prête ?
D’après Martha, oui.
Le docteur m’attend à 9h30, non ?
N’oublie pas que Martha t’attend.
Tout le monde s’en va ? Moi aussi.
Vous partez ?
Déposez-moi, ne dérangeons pas Martha.
Nous avons tout prévu !
C’est sur sa route. Je vais au Centre montrer mes yeux.
Je la dépose.
Tu as à faire ! Toi, comment tu rentreras ?
Je prendrai un taxi, tu n’as pas confiance ?
Allô ?
C’est Mme McCullor.
Oui ?
Oui, je vous attends.
Je pensais que vous bougeriez avant.
Bouger ? Pour quoi faire ?
Je savais qu’on finirait ensemble, et vous aussi.
Vous en êtes si sûre ?
On est pareils. On est méchants !
Vous avez une cigarette ?
On a à faire tous les deux. Allez au Centre, hein ?
Vous saviez que je voyais un psy.
Non, mais ça me paraît une bonne idée.
Vous êtes problématique.
Vous voulez me guérir ?
Le briquet !
- Je vous le rendrai. - Donnez.
Vous êtes folle !
Vous aimez jouer dur.
Je peux être très douce.
Où allez-vous ? Le Centre est là.
Je saute la séance divan.
J’ai deux heures pour faire du lèche-vitrine.
Vous voulez aller à la mer avec moi ?
Enfin une offre alléchante !
Cette maison ?
C’est un relais routier transformé en villa.
Une villa au bord de la mer ?
Dites donc !
C’est le rêve.
Quel salon !
Solly aimait les choses simples.
Et les filles aussi.
Je l’essaie ?
Oui, enfilez-la.
Au cas où, fouillez dans les placards.
Am stram gram, pic et pic et…
colégram…
Montez vous changer.
Là. À tout à l’heure.
Je ne discute pas.
Ce ne sera pas long.
Je vous tiens en joue !
Posez ça,
c’est dangereux.
Ce petit joujou ?
Malade, espèce d’idiote !
Vous êtes folle ? Vous pourriez tuer quelqu’un !
Vous jouez dur vous aussi.
On est pareils, je le disais.
J’aurais dû lâcher le psy avant.
Venez.
Allez vous baigner pour vous calmer.
Juste un peu.
La plage est en bas.
On ne sera pas dérangés ?
Solly est au Mexique.
Arrêtez !
- June n’est jamais venue ? - Non.
Un point pour la sœurette.
Vous savez l’heure qu’il est ?
Sur le divan du psy, je regarde l’heure.
Sur le vôtre…
Venez.
Prenez ma voiture, laissez-la au Centre.
Je ne peux pas.
Arrête, ma jolie !
Plus un geste !
Tu veux que je la bute, Ben ?
Faites ce qu’il dit.
Filez !
Solly a aussi payé la caution pour James. Il t’aura.
Solly Caspar ?
Espèce d’idiot !
Lève-toi ! Solly a payé la caution ?
C’est moi qui ai payé !
Voilà le reçu.
Lis-le !
Je n’en savais rien.
Maintenant, tu sais. Repars !
- Comment va-t-elle ? - Bien, elle dort.
- Je m’en vais. - Elle a…
beaucoup parlé avant de s’endormir.
De cet après-midi.
Quoi, cet après-midi ?
La villa, ce qui s’y est passé…
Vous deux. Elle en a dit long.
Et tu l’as crue.
Je ne sais plus que croire.
Crois-moi…
c’est toi que je veux.
Tu ne nous veux pas toutes les deux ?
Ben, serre-moi !
Ne me lâche pas, serre-moi fort !
Bonjour, Martha.
Des pralines pour ma sœur, elle adore ça.
- Elle va bien ? - Elle n’est pas là.
- Vous en êtes sûre ? - Oui.
La voilà.
- Oui ? - Sergent Chaney, de la police.
Qu’y a-t-il ?
On a suivi un taxi jusqu’ici. On veut voir sa cliente.
C’est une erreur, il n’y a que Mlle Lyons.
Rouquine, 1m 70,
20 ans environ, robe et chaussures vertes.
Pourquoi la cherchez-vous ?
Pour vol.
Un collier de perles chez Hathaway.
La vendeuse qui voulait d’abord contrôler son stock
a noté le numéro du taxi.
En tout cas, Dorothy n’est pas là.
Est-ce que je peux chercher Dorothy ?
Bien sûr, je vous montre sa chambre.
Dorothy !
Ce monsieur vient d’Hathaway.
Enchantée.
J’ai ce collier depuis des années.
Collier de perles : "152,50 $, moins 10 %, Hathaway."
Depuis des années, hein ?
Rhabillez-vous en vert et venez.
Junie, aide-moi !
Je paierai ! Ne l’arrêtez pas, elle est malade.
5 minutes. Je laisse la porte ouverte.
- Junie ! - Dorothy !
Tu as promis !
Tu as promis !
- Dorothy ! - Je n’ai rien fait !
Lâchez-moi ! June, empêche-les ! Tu as promis de m’aider !
- Arrêtez ! - Ça ne devait plus arriver !
Je t’aiderai, Dorothy !
Je vais t’aider, je le promets ! J’arrangerai tout !
Le poste 449.
Betsy, passez-moi le maire tout de suite.
Je vais attendre.
Betsy,
laissez.
Ne dites pas que j’ai appelé.
- Entrez, Mlle Lyons. - Merci.
Ça suffit, les gars.
Par ici.
3 000…
plus 4 égalent 7.
Ben, Mlle Lyons est là.
Allez prendre l’air.
Ben, aide-moi, Dorothy a été arrêtée.
Toujours pareil ?
Hathaway. La police l’a arrêtée chez nous.
- Raconte. - Elle a…
Elle a pris un collier de perles.
Un sergent est venu et l’a emmenée à Lincoln Heights.
Allô,
Dietz est encore là ? Ben Grace.
Une fille a été arrêtée. Dorothy Lyons, pour vol.
Fais-la sortir, et efface les traces.
Je ne peux pas, je devrais m’exposer.
Débrouille-toi, mais fais-le.
Ça vient de Jansen.
Rappelle-moi chez moi.
Je ne peux pas y croire.
À quoi ?
Toi qui mens à Dietz…
Tout, Ben. Cette maison et ce qui s’y passe.
C’est celle de Caspar, il est au Mexique.
C’est donc vrai. Les horreurs qu’on raconte sur toi !
Je ne voulais pas y croire.
C’est toujours la même histoire, hein ?
Tu m’as poussée à proposer Dietz pour préfet,
et en avant la musique !
Caspar n’est plus là, mais ça continue.
Tant que les gens joueront, ça continuera.
C’est moi ou quelqu’un d’autre.
Si j’avais du courage, j’irais tout raconter à Jansen.
Tu crois que ça cesserait ? Pas longtemps.
Un autre le fera à ma place.
Grandis !
Je veux ma part de gâteau.
Allô ?
Et le dossier sur elle ?
On en parlera demain, envoie la fille au plus vite.
Bonsoir, merci.
Elle sera là dans une heure.
Bravo.
Tu en parleras à Jansen ?
Tu sais bien que non.
Pour deux raisons.
Pour Dorothy. Et l’autre raison ?
Tu la connais aussi.
C’était forcément une erreur. Moi, voler une babiole ?
Ma chérie, tout va bien !
C’est Ben Grace qui t’a fait sortir.
Ben, merci !
Vous m’avez sauvé la vie. C’était affreux !
C’est oublié. On a tous besoin d’un verre.
Oh, oui ! Plein à ras bord !
C’est pas mal ici, je ne peux pas rester ?
Ma foi, ce serait plus sûr.
Elle a besoin de se reposer !
Il y a bien une domestique. Je me reposerai !
Tu seras beaucoup mieux à la maison.
Bois ton verre,
puis nous rentrerons.
Bon, si tu insistes.
Je peux revenir chez Ben quand je veux.
Vous prétendiez vouloir une administration honnête !
Et voilà que vous obéissez à un autre voyou ?
- Ça ne devait pas se savoir… - Là n’est pas la question !
Je veux un rapport demain, quitte à démissionner
ou à vous déclasser !
Oui, monsieur.
C’est Ben Grace qui l’a demandé.
Et alors ?
Après tout ce que vous et lui…
Ce sera tout.
Oui, monsieur.
June, tu veux bien venir ?
Oui, monsieur.
- Oui, Frank ? - Je vais être brutal.
Je sais que Dorothy a été arrêtée et sortie.
Il ne fallait pas l’arrêter, elle a besoin de soins !
Elle l’a été et elle doit en répondre.
Le gouverneur m’a donné jusqu’à demain
pour la traduire en justice.
- Le gouverneur ? - Oui.
Il pourrait m’accuser, elle était à l’essai.
Ce serait terrible de la renvoyer en prison !
Elle est au bord du gouffre, le moindre choc…
Je trouverai l’institut qu’il lui faut.
Elle ne finira pas au cachot.
Très bien…
que dois-je faire ?
Amène-la demain, je ne veux pas de mandat contre elle.
June…
mes sentiments ne changent pas.
Je suis navré de ce que tu dois endurer.
Je sais, tu es gentil. Tu ne pouvais qu’agir ainsi.
Je ne te juge pas.
Je t’aime.
- Junie ! Tu rentres tôt ! - Oui.
- Elles vont bien ici ? - C’est parfait.
Bonjour, Martha.
Personne n’a appelé. Elle va bien, très bien.
- Comment vas-tu ? - J’ai dormi comme un loir !
Dor, les choses se sont compliquées.
Je suis vraiment désolée…
mais tu dois y retourner demain.
- En prison ? - Pas forcément en prison.
Dans une maison de repos, pas loin.
Mais tu dois en passer par là.
Un bel institut d’État, avec tout le confort !
Avec des barreaux et des traitements de choc !
- Dorothy ! - Je les connais !
Les bons et les minables, ceux où on porte l’uniforme !
Je suis experte !
C’est pour ton bien, tu dois guérir.
Réfléchis, la prochaine fois, ce serait la prison.
- Je veux ce qu’il y a de mieux. - Tu veux te débarrasser de moi.
Tu veux t’accaparer Ben !
Ça n’a rien à voir.
On expédie la petite Dorothy chez les dingues ?
Comment peux-tu me dire ça ?
J’ai fait mon possible depuis la mort de papa.
Ton possible !
Tu m’as balancée à droite à gauche !
Je devais bien gagner ma vie !
Oui, bien sûr. Tu devais avancer, faire carrière.
Un beau matin, tu as décidé d’essayer de faire la une.
J’ai fait mon maximum.
Tu te sentais fautive, tu avais mauvaise conscience.
Tu sais comment j’ai commencé ?
Le bracelet que maman t’a donné…
il me le fallait !
Et je l’ai volé.
Comme j’ai aimé le faucher.
J’ai éprouvé du plaisir. C’était bon !
Toi, June, toi…
et tous tes cadeaux, ça vengeait bien des années.
Des années ! Comment ai-je passé toutes ces années ?
Trembler à la vue d’un agent, arranger les choses,
sauver les meubles et payer,
tout ça parce que ma sœur faisait n’importe quoi !
Tu veux me donner des leçons de vie ?
Sans moi, qui aurait payé pour éloigner les êtres charmants
que tu attires comme une poubelle ?
Dor !
Je te demande pardon !
Tu as raison, June. Tu as toujours raison.
Je dois y retourner demain.
Ce sera tout, sergent.
Qu’est-ce qui te prend ?
Il m’a sorti du lit comme un voleur.
Je lui ai dit de t’amener.
Tu te crois au-dessus de tout le monde ?
Bon, quel est ton problème, préfet ?
Le problème en question, c’est que Jansen t’attend cet après-midi.
Tu as intérêt à calmer Jansen.
Je pourrais lâcher le morceau sur l’honnête Dietz.
Tu y seras, ou ce n’est pas un agent que j’enverrai
devant ta jolie villa, mais des patrouilles.
C’est toi qui l’as relâchée, je te ferais remarquer.
On coupe les ponts ?
On manipule ses amis avant de les lâcher ?
De quoi tu te plains ? Tu portes des chaussures de luxe.
Écoute, Dorothy Lyons est une voleuse quelconque
et toi un type quelconque qui m’a convaincu.
Oui ?
Dans une minute.
Surtout, présentez-vous chez Jansen.
Soyez ponctuels.
Motif : Solly Caspar
Pour enquête de la police de Bay City
Homme correspondant à sa description
vu dans une Buick Sedan noire au nord de la 101
Alerte générale
J’ai gardé les 30 000 ici, comme convenu.
- Tout est là ? - Non.
Non, je garde toujours 6 000 $ ici.
Je les prends.
- Et ça ? - Colther l’a demandé.
- L’avocat de Solly ? - Oui.
Il a peur que le procureur bloque les comptes.
- Et cette clé ? - Celle du coffre, à la mer.
- Le coffre ? - Oui, derrière la chaudière.
Je m’en occupe.
Comment je note les 36 000, M. Grace ?
Passez-les sur le compte du grill.
Je les rendrai dans huit jours.
Plus de rendez-vous, Betsy. Le maire est sorti, je pars.
- Annulez tout. - Tout sauf moi.
Ben, Frank voulait te voir…
- J’ai mieux. - Quoi donc ?
Toi et moi loin de Dorothy, Jansen et Dietz.
Je veux filer avec toi.
Je ne peux pas quitter Dorothy.
Pourquoi ?
- Tu ne lui dois rien. - C’est impossible.
À cause de lui ?
Non, plus maintenant.
Alors, c’est réglé.
On file à San Francisco et de là, on part au hasard.
- Ça t’effraie ? - Oui, et comment.
J’ai 36 000 $ en liquide.
J’en aurai bientôt 160 000 de plus.
Il y a deux semaines, peut-être. Même deux mois.
C’est trop tard maintenant. Je regrette.
Dommage, ma belle.
On aurait fait un beau couple.
Dorothy !
C’est bien vous ! Votre sœur n’est pas descendue.
Non ? L’avez-vous vue ?
Non, ce doit être le somnifère.
J’ai une salade de crabe, mais pour le melon…
Dorothy ?
Ma chérie ?
Adieu, sœurette
Martha !
Martha ! Elle est partie !
Je dois la retrouver !
Je suis Dorothy.
Enchanté.
Je suis entrée. Où sont-ils tous ?
Ben est un de vos amis ?
Ce n’est pas exactement ce que je dirais.
Vous ?
Ce n’est pas ce que je dirais non plus.
Quand va-t-il donc rentrer ?
Non pas que votre présence me chiffonne.
Mais je suis anxieuse.
- Vous ignorez quand il rentre ? - Allez savoir avec lui !
S’il savait que je l’attends bien sagement sur son divan…
il arriverait dare-dare.
Il tient tant que ça à vous ?
Il tient tant que ça à moi.
Debout, Dorothy.
Je ne discute pas.
Enfilez vos chaussures.
- Vous allez me faire enfermer ? - Mais non !
Ben ne ferait pas ça. C’est pour ça que je suis venue.
Vous le verrez très bientôt.
Quel beau tissu,
il me plaît.
Salut, Jim.
- Le tacot est prêt ? - Oui.
Mais moi, je prendrais ce bolide.
Je vais sur la côte. Pour mon oncle.
Bon, mais je l’astique depuis deux jours.
Avec ça, on reconnaît Ben Grace.
- Là, vous êtes M. Personne. - Je n’y pensais pas.
Dites, puisque vous la laissez,
ce soir je vois une pépée et si vous…
- Tiens, épate-la. - Merci.
Personne ne répond ?
Ben va répondre. Il est long à la détente.
Dites-lui de venir,
car vous faites la fête seule et il vous manque.
Ce n’est pas tout à fait vrai. Toute seule…
Ben,
tu es là ?
Ben, réponds !
Dorothy !
Désolée, mais je ne crois pas qu’il va répondre.
Allô ? Allô ?
C’est vous, M. Grace ?
Qu’est-ce qui vous retient ?
Je suis là,
toute seule, dans la jolie villa de Solly.
Ce serait délicieux avec vous.
Dorothy !
- C’est bon ? - Parfait.
Vous me plaisez bien.
- Vous saviez où ils étaient ? - Je suis un pote.
Je n’ai jamais vu autant d’argent.
Vous allez le donner à Ben quand il arrivera ?
Je le lui donnerai.
Je peux en avoir une liasse ?
Oui.
Pourquoi pas ?
- Vous l’avez bien gagné. - Oui ?
Si vous en voulez plus, demandez. Pas de problème.
C’est pas drôle comme ça.
Vous connaissez le Mexique ?
Pas du tout.
Vous voulez y aller avec moi ?
Ça pourrait bien me plaire.
- C’est Ben ! - Attendez !
Vous allez tout gâcher. Asseyez-vous en face de la porte.
Dites simplement : "Entrez !"
Entrez !
Entrez !
Dor !
Où est Ben ?
Tu vas bien ?
- Qui est-ce ? - Ma grande sœur, June.
Elle arrive toujours au mauvais moment.
- Je t’emmène. - Je sais où tu m’emmènes !
Je te ramène à la maison !
- Laissez-la ! - Caspar, elle est malade !
Malade ?
Comment pouvez-vous dire ça d’une chouette môme ?
Viens, mon chou.
Malade ! Elle est rigolote.
Pour lui, je ne suis pas malade.
Vous êtes la maligne qui a aidé Jansen ?
Je devrais vous tuer.
Je dois le Mexique à vous et à Ben.
Reculez, petite maligne.
Vous allez la buter ?
Sauve-toi, Dorothy !
- Pourquoi, mon ange ? - Oui, pourquoi ?
Les gars arrivent à 9 heures, on va bien rigoler.
Après, j’emmènerai Dorothy au Mexique.
Et on s’amusera comme des fous tous les deux.
Assieds-toi, mais je veux te voir.
On va faire une vraie bamboula !
Oui, reculez doucement pour ne pas trébucher.
Vous sentez la porte, la poignée derrière ?
Allez sur la terrasse.
C’est dommage, vous allez rater la fête.
La marée va vous emporter très loin.
Dorothy !
C’est moi, June !
Ben, aide-moi.
Mettons-la sur le divan.
Folle, oui, mais au point de tuer !
C’est moi qui l’ai tué.
Toi ?
Viens, il faut filer.
Viens m’aider !
Je ne te suivrai pas.
Tu es impliquée dans un meurtre avec un témoin qui débloque !
Tu n’as rien à y voir. Prends ton argent…
tu as ce que tu voulais.
Tu es forte, hein ?
- Tu as été touché ! - Oui.
La bande arrive à 9 heures, va-t’en tout de suite.
Je n’irai pas loin comme ça.
5-3…
- Que fais-tu ? - 4-5-3…
Passez-moi M. Dietz.
Dave, c’est Ben. Tais-toi !
Sois à la villa de Solly sur la côte à 9 heures pile !
Amène des hommes et une ambulance.
Dave, arrive à l’heure ! À 9 heures pile !
Lenny, Roos !
Portez-moi dedans. Vous, à la terrasse.
Ben Grace est là.
On va la monter.
Junie ?
Je suis là, chérie.
Prends bien soin de moi.
Je le ferai.
Il faudra te faire soigner sérieusement.
Ne t’en fais pas, ça se passera bien.
Oui, mais June…
tu viendras avec moi.
Je serai là, chérie.
Dors, repose-toi.
En haut !
- Junie ? - Je suis là.
Tournez ce fauteuil.
Ben, c’est fini ! On est là !
On te tient, Ben !
Tu vas sortir ou on tire dans le tas ?
Si tu sors, il n’arrivera rien aux filles.
- Entendu. - Ben !
Salut, Solly.
Descends.
Le sale boulot, c’est pas ton rayon ?
Toute la bande rapplique pour le caïd ?
C’est ce qu’il faut à un caïd ?
Tu me tiens et tu ne me finis pas toi-même ?
Le grand chef !
La ferme, minable.
Ni cran ni mains sales.
Rien dans le ventre. Mais tout est dans la tête !
Monsieur est trop important ! Solly Caspar,
le grand dégonflé !
Tu l’as cherché. Tu as poussé le bouchon trop loin.
Je vais te mettre en pièces tout doucement.
Le vieux règle ses comptes seul !
On passe de l’autre côté ?
Il y a encore tes jambes, génie !
- On ne bouge plus ! - Pas un geste !
- Emmenez-les. - Ben !
Ben chéri !
June ?
Tiens bon, Ben, pour moi !
Je ne vaux pas vraiment le coup.
Ne parle pas, chéri.
Ne dis rien.
Une civière.
Et laisse-moi décider si tu vaux le coup.
June !
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.