All language subtitles for White Bim with The Black Ear 2.avi.FR

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Original subtitles

BIM BLANC OREILLE NOIRE

Deuxi�me partie

- Merci de m'avoir prise. - T'as oubli� quelque chose?

Qu'est-ce qui t'arrive? Qu'est-ce que tu as, I'oreille noire?

Apr�s qui tu courais comme �a? Regarde dans quel �tat sont tes pattes.

Allez, viens, tu ne peux pas rester ici. Le train va t'�craser. Debout.

Debout, mon gentil. Comme �a. Viens, viens.

On va jusque l�, viens.

- Sans doute son ma�tre I'a abandonn�. - A chacun son malheur.

C'est toujours la faute � quelqu'un.

La vodka, oui. Mon homme, il est gentil aussi longtemps qu'il boit pas.

Quand il �cluse, il se met � me battre.

La vodka c'est terrible.

Tu peux dire que le vrai travail d'hommes, c'est nous qu'on se I'envoie.

Aux r�parations, au poste de contr�le, au dispatching.

Anissia!

Anissia!

Dis donc, I'acrobate, c'est toi qui d�railles en plein jour?

- �a va, toi. - Tu vas tomber.

Ta bo�te, Anissia!

Tu rentres � la maison, je vais te montrer. Appelle ma femme.

- Essaye seulement. Elle est au travail. - Je veux la voir.

- La rel�ve est termin�e. - C'est d�fendu!

- �a va. - C'est d�fendu, le lieu de travail.

Mais tais-toi donc. Je vais nulle part.

Bouge pas, j'ai dit. O� vas-tu!

Pourquoi tu ne r�ponds pas?

Allez, d�gage.

Pourquoi vous gardez un chien sur le lieu de travail? J'appelle la police.

- D�gage, on t'a dit! - Anissia, quand tu rentres...

Comme il s'estjet� dessus.

Bien. On se reverra.

Ne t'en fais pas. On te laissera pas dans le p�trin. Lui c'est encore pire.

Nous on peut se plaindre, un chien il garde �a en lui.

Il va peut-�tre revenir, ton ma�tre?

O� vas-tu? Regarde. Qu'est-ce qu'il veut?

Il s'est requinqu�. Il veut retourner chez lui.

Je raccompagne Anissia, le train de Moscou passe etje le rel�che.

� la maison!

Va!

Ne marche pas sur la voie!

- Merci beaucoup. - Mais c'est vous que je remercie.

Comme �a. Avec mes petits paquets.

Grand-m�re, tante Dacha arrive.

Dacha, un malheur: Bim a disparu. �a fait deux jours qu'il n'est pas l�.

Ainsi il n'est pas rentr�.

Quand tu seras l�, va voir Ivan Ivanytch. Dis-lui que tout va bien.

Mais il n'y a pas de photo.

Lucie, il faut dormir. Il est tard.

Non. Mieux vaut que vous lui �criviez.

Pourquoi faire? De toute fa�on demain tu rentres � Moscou.

Je ne pourrai pas lui mentir.

Comment t'as fait ton compte, mis�re? Qu'allons-nous faire maintenant?

On va �coper pour cet arr�t, c'est s�r.

L'arr�t, on s'en balance. Il faut les avertir.

- Allez, appelle I'aiguilleur. - Ouais.

- L'aiguilleur! - Oui, je vous �coute.

Lazarev, le conducteur du diesel de man�uvre... Doussia, tourne la 13.

- �a va pas toi? - Si, �a va.

On est � I'arr�t. Un chien qui s'est co'i'nc� dans les rails.

Tu peux pr�ciser? Je vois rien d'ici.

Tu tournes et tu la ram�nes sur la voie pr�c�dente.

- Vous aurez � vous expliquer. - On s'expliquera.

Qu'est-ce qu'elle attend?

Tourne vite! Il faut le tirer de l�!

Compl�tement cingl�s!

- Voil�, parfait. - Porte-le l�-bas..

Qu'il reste ici.

Comme ceci. On repart, grouille-toi!

Oui. Tu m'excuses. On n'a pas le temps.

Ciao!

Et faut pas nous en vouloir.

- Il est l�, St�panovna. - Tu es l�. Dieu merci.

- Que t'arrive-t-il? - O� tu t'es fait �a?

Seigneur!

Tu passes ta nuit ici et demain on voit cela.

Bien. Donnez-moi la lettre, S.V.P.

Je I'ai ici. Mon pauvre Bim.

C'est pour moi.

- Donnez-moi cela. - Ah, mais c'est pour lui.

C'est pour toi de la part d'lvan Ivanytch:

Donnez cette feuille � Bim,

il comprendras que je suis vivant et que je pense � lui.

Dis donc, il le sent.

- Ma petite Lucie, lev�e si t�t? - C'est pour une chose importante.

Pal Titytch o� �tes-vous donc? Je vous cherche partout.

- De service � la mairie. Qu'y a-t-il? - On vous prend vos m�tres carr�s.

- Tu as mal dormi? - Tr�s bien. C'est vous qui en p�tirez.

Il est peut-�tre encore vivant, et elle est d�j� l� avec ses valises.

Elle a pass� la nuit sans se faire enregistrer.

Faites-le boire beaucoup. Promenez-le en laisse.

Si la patte empire, menez-le au v�t�rinaire.

Je ferai tout ce qu'il faut. L'important c'est de rassurer Ivan Ivanytch.

Lucie, il est temps d'aller � I'�cole.

Tante Dacha, c'est pour Ivan Ivanytch. Mais sans la photo qu'il demandait.

Merci, ma petite Lucie, cours.

Toi aussi. Tu vas �tre en retard.

Eh bien? Qu'est-ce que je vous disais?!

- Bonjour, Pal Titiych. - Bonjour.

Qui vous a permis vous introduire dans un logement qu'est pas le v�tre?

Il y a longtemps que je I'ai � I'�il.

Elle a fait ses approches, et voil�, elle d�barque avec ses affaires.

D'abord, je ne me suis pas introduite, ce sont les voisins qui m'ont ouvert.

Tout est clair. Parle toujours.

Ensuite, ils sont charg�s de s'occuper du chien.

Vous voyez dans quel �tat il est.

On I'a sauvagement battu, il a une patte d'estropi�e.

Quelqu'un doit en r�pondre. Ce n'est pas votre faute.

Je dois prendre mon train. J'esp�re que tout se fera comme je le souhaite.

Pour la suite, je vous �crirai.

Tout sera fait.

T'en fais pas, je te retrouverai. Tu ne te cacheras pas.

Quelle pourrie. Tu te rends compte!

- Au revoir, Bim. Au revoir. - Au revoir.

Je vous prie.

- Je compte sur vous. - Tout ira bien.

Pr�viens, quand tu viens de Moscou.

Ce chien-l�, il faut s'en occuper.

Puisqu'on te I'a confi�, attache-le � une cha�ne.

Attacher un chien comme �a? Il va tourner en bourrique.

Peut-�tre, mais il restera vivant.

Vous devez apprendre � observer le monde qui vous entoure.

Avec un peu d'attention, vous verrez

tout ce qu'il y a sur la terre de beau,

d'intelligent, de bon et d'int�ressant.

Vous allez devenir des gens qui ne serez pas indiff�rents.

Des gens qui feront tout pour que

la vie devienne meilleure, plus belle.

- Oui, Kolia. - C'est quoi, indiff�rent?

Indiff�rent...

Par exemple, je vous parle, et il y a quelqu'un qui chuchote.

Voil� ce que c'est �tre indiff�rent.

Tout �a c'est � cause de Lucie. Cela nous inqui�te beaucoup.

- Lucie ou pas Lucie. Et qu'est-ce qui vous inqui�te?

- Elle a m�me fait un dessin. - Ma petite Lucie, qu'est-ce que c'est?

Les voisins, ils ont un chien. Il �tait toujours tr�s gai.

Et maintenant il est triste. Son ma�tre n'est plus l�. Il a un �clat ici.

J'ai compris. Vous voyez, Lucie n'est pas indiff�rente. C'est vrai?

C'est vrai, Kolia.

Tr�s int�ressant. Il ne fallait pas vous inqui�ter comme �a.

Nous allons demander aux autres �coles

de faire des le�ons sur le th�me de I'amour des animaux.

Ivan Ivanytch!

Entrez. Vous avez de la visite.

Moi?

- Bonjour, Ivan Ivanytch. - Je viens de la part de Bim.

De la part de Bim?

Pourquoi vous ne lui avez pas fait une radio?

Pourquoi le patient n'est pas aux pansements? Vous m'avez inform�?

Vous perdez le sens des responsabilit�s.

- Si cela se r�p�te... - Alexandre P�trovitch, tout va bien.

- C'est ce que vous avez dit? - C'est ce que j'ai dit.

- Bonjour. - Bonjour.

Tiens, nous savons donc rire.

Il dit qu'� part Bim il n'a plus personne.

- C'est toute une histoire... - Doucement. Calmez-vous.

Qu'est-ce que c'est?

- Et c'est pour ce monstre tout �a? - Voyons!

Il n'a absolument rien d' un monstre.

- Vous le connaissez personnellement? - Oui.

Alors je capitule. Nous allons nous pr�parer pour I'op�ration.

Aujourd'hui, quand I'humanit� se pose des questions

sur la protection de I'environnement, il faut former en soi

le sentiment de compassion pour les b�tes et les plantes.

Il faut les secourir de fa�on d�licate, avec beaucoup de prudence.

- Vous voudriez d'un chien abandonn�? - Ben oui.

Et si c'est un chien enrag�? Il faut faire tr�s attention.

Ou, par exemple... Tenez, mes enfants.

Vous vous imaginez? � I'�cole Nr.21 une fillette m'a dit

qu'elle connaissait un chien infirme. Quelqu'un lui a arrach� une patte.

Le pauvre chien blanc avec une oreille noire est estropi� pour la vie.

Voici qui est indigne d'un citoyen sovi�tique.

- C'est quelle �cole? - La Nr. 21.

Et maintenant nous faisons une composition: �� J'aime les animaux ��.

Tout petit, tout chaud.

S'il vous pla�t, distribuez les feuilles et les questionnaires.

Les questions seront celles-ci: Comment s'appelle ton chien?

Il est blanc, ou de quelle couleur? Il mord ou non? Il a mordu qui?

Il s'appelle comment le chien?

Bem.

Bim!... Est-ce que je peux sortir? Je vais chercher Bim. S'il vous pla�t!

Assieds-toi. Tu emp�ches tes petits camarades de travailler.

Ton papa et ta maman I'aiment-ils? Pourquoi tu I'aimes toi?

Pourquoi on trait une vache et pas un �lan? Doit-on aimer les animaux?

- Est-ce que je peux... - Cela suffit! R�fl�chis et �cris.

J'ai s�ch� la classe etj'accours. Les gar�ons m'ont dit o� te trouver.

Qui a dit que Bim avait une patte arrach�e?

Notre prof. Mais je I'ai pas crue.

Voil�, il est ici.

Il te reconna�t. Regarde ce qu'ils lui ont fait.

Mais comment?

Quelqu'un I'a battu. Il ne veut plus ni manger ni boire.

Attendez. L'plaque, o� elle est? Il avait une plaque.

Oui. Quelqu'un I'a prise avec le collier. Je lui en ai achet� un autre.

- Quoi encore? - Pourquoi vous avez pris I'plaque?

- �a va pas toi? - Vous I'avez emmen� avec I'plaque.

Etje I'ai rel�ch� avec. Il m'a mordu.

Vous mentez. Bim est gentil. Vous I'avez battu et il est devenu infirme.

Moi? Je mens, morveux? O� sont tes parents?

Vous n'irez pas voir mes parents, parce que vous �tes un menteur!

C'est comme �a que tu parles aux grandes personnes, aux retrait�s?

Quelle g�n�ration! Tu sais ce que je vais te faire!

Vous ne ferez rien du tout parce que vous �tes un menteur.

- Toi je te retiens. Tu me le payeras. - Oh, vous...

Tu en fais une t�te. Tu t'es encore fait mordre?

Ta collection va finir par te causer des ennuis.

Rencontr� le morveux qui �tait avec le chien.

Il va aller � la police, ils vont venir, voir tout �a et t'embarquer.

C'est fini les temps o� on embarquait les honn�tes gens.

- Je parle d'autre chose. - Faut �crire aux journaux, au v�t�rinaire.

O� tra�nais-tu encore, toi?

Tu penses � ta musique?

- Je ne veux pas faire de musique. - Ceci, c'est nous qui d�ciderons.

Nous ne te laisserons pas devenir un bon � rien.

Un chien setter avec une oreille noire courait dans la rue.

Il a arrach� � mon organisme un morceau de viande...

Absolument.

Il courait comme un enrag�. J'exige qu'on I'attrape et qu'on I'extermine.

Ou alors j'�crirai o� il faut sur votre s�cheresse de c�ur.

O� vous a-t-il mordu? C'�tait o�, quand?

Voil�, ici.

�a vous fait rire. Prenez des mesures au lieu de vous en moquer!

Moi, je soigne les chiens. On a des rapports diff�rents.

- Des rapports diff�rents. - Il avait son matricule sur le collier?

- Il n'avait rien. - Vous en �tes s�r?

- Oui. Il n'avait pas de num�ro. - Je vois.

Le bloc Pasteur? Une consultation de v�t�rinaire.

J'ai l� une victime de chien enrag�.

Comment? C'est quoi I'animal?

Ce n'est pas un animal, c'est un homo sapiens.

Qu'est-ce que vous dites l�? J'ai un nom moi!

D'accord, venez, on vous attend. �a va. Ils seront l� dans un instant.

Vous travaillez aux frais de I'Etat?

Exact. L'assistance v�t�rinaire est gratuite.

Gratuite. Voil� o� sont nos sous.

Faudrait le saigner et dans la soupe. Il faut les �trangler tous.

On vous soigne gratuitement aussi.

- Vous avez trouv� � qui comparer! - Mais je veux pas comparer.

- O� est le mordu? - Voici.

O� �a?

L�.

- Compris. �tez votre pantalon. - Manquerait plus que �a!

�tez, j'attends!

C'est une plaisanterie, non?

- C'est arriv� quand? - Il y a une dizaine de jours.

La rage va se d�clarer d'ici 4 jours.

Rhabillez-vous!

Quand avez-vous pris votre dernier bain?

Samedi dernier, juste avant qu'il me morde. J'avais peur que �a s'infecte.

- C'est s�rieux � cet endroit. - En effet, s�rieux.

� I'infirmerie vite! Piq�res � I'abdomen durant 6 mois.

Mais enfin, c'est inou'i'!

Si vous refusez, on vous y obligera, la police est faite pour �a.

On viendra vous prendre � la maison si vous avez la t�te dure.

Moi, la t�te dure?

- Vous savez o� j'ai travaill�moi? - �a m'est �gal.

Qu'est-ce que vous manigancez l�? Vous �tes de m�che?

� I'infirmerie!

Bouge pas, je te dis de pas bouger, quoi!

Doucement, Nikola'i' Egorytch.

�a fait deux jours qu'il mange rien.

- Tu continues. Tu as vu I'heure? - Quoi, j'�tais � I'heure � ma le�on.

Tu I'entends? Monsieur est obligeant.

Toujours � tra�ner dehors avec les voyous.

Tu ferais mieux d'�viter de jouer dans la rue. Ils parlent d'un chien enrag�.

Montre.

C'est le bouquet.

�� Les personnes qui savent o� se trouve le setter � I'oreille noire...

et connaissent les personnes qui ont �t� mordues... sont pri�es

de nous informer � I'adresse... Soyez vigilants, r�pondez � notre appel. ��

Qu'est-ce que tu as, Tolik? Pourquoi tu fais cette t�te?

- Ils vont I'attraper. Dis, papa. - Bien s�r qu'ils vont I'attraper.

- Qu'est-ce que tu cherches? - Un m�decin.

- Ferm� le dimanche. Il n'y a personne. - Et vous?

Je suis infirmier.

On ne peut pas laisser nos patients comme �a. Ils sont muets.

Et son adresse, vous I'avez?

- Quelle adresse? - Celle de votre m�decin.

Pourquoi faire?

C'est une question... de vie ou de mort.

Vraiment?

Vous aussi � ce sujet.

La soci�t� civile doit enfin agir! Je le connais etje sais o� on le cache.

- Et ses ma�tres? - Il n'a pas de ma�tres. Il n'en a plus.

Pas de ma�tre. C'est ce que je pensais.

- Il vous a mordue? - Et comment. J'apporte ma d�claration.

Vous faites bien de faire preuve de responsabilit�.

- Bonjour! - Bonjour!

- C'est pour la m�me affaire. - Mordue �galement?

- Mais oui. - Elle sait o� le trouver ce chien.

Entrez, je vous prie.

- Bonjour. - Bonjour.

Bonjour... Nikola'i' Egorytch. Je viens pour le Bim blanc.

- Qui? - Bim.

Moi, une activiste de I'ordre public, une piq�re dans I'abdomen?

Je me bats pour tous, dans I'int�r�t de I'�tat, et vous, dans I'abdomen...

Vous feriez mieux d'attraper le chien.

Du calme. Toutes les mesures sont prises. On est all� chercher le chien.

Et vous, vous ne pourrez pas partir sans votre piq�re.

- Buvez un peu d'eau. - J'en veux pas. �a me fait vomir.

Vous voyez. L'eau vous fait vomir. Le premier sympt�me. Allongez-vous.

Je vous d�livre votre ordonnance et je vous explique ce qu'il faut faire.

Tout le monde sort except� le ma�tre. Nous emmenons le chien.

- Vous ne I'emm�nerez pas. - C'est-�-dire?

Vous ne lisez pas les journaux?

- Mais si. Je suis v�t�rinaire. - Je vous prie.

Ce chien n'est pas du tout enrag�.

Une pauvre b�te estropi�e, sauvagement battue. Regardez.

Cachez votre pistolet.

La pure v�rit�, aucune trace de rage, un chien tr�s sympathique m�me.

On nous a fait venir ici.

- C'est I'appartement 19? - Oui!

Vous voyez. C'est une erreur.

- Vous permettez? - Je vous prie.

Nos excuses.

Une erreur, �a arrive. Je devine qui vous a appel�s.

Voici pour la cr�me et pour la potion.

- Prends cet argent. - Merci. J'en ai.

- Comment t'appelles-tu, mon brave? - Tolik.

Tu es un bon gar�on, Tolik.

Fausse alerte, on s'en va

Quand vas-tu rester tranquille?

Non, n'allume pas! Tu entends?

M�connaissable, mon fils. Il a oubli� toutes ces sottises avec le chien.

Il fait de la photographie. D�veloppe ces pellicules dans la salle de bain.

- Je crois que c'est loup�. - �a ne vient pas du premier coup.

Il s'est remis � sa musique. Impossible de I'arr�ter.

Ce que c'est que d'intervenir � temps.

Baisse-toi, Lucie. Prends-le dans tes bras.

Comme �a c'est bien. Attention.

O� on va maintenant?

Vous avez raison, la cha�ne. Vous I'avez pris sous votre patronage.

C'est bien, mais que cela ne nuise pas � vos devoirs.

Toi je te connais, et toi?

- J'habite pas l�. On est copains. - C'est un copain.

Ce n'est pas le chien enrag� dont on parle?

Ce n'est pas lui. Passez, citoyen. Promenez-vous, quoi.

Ce gar�on a manqu� la classe six fois. Il s'en va � la r�cr�ation.

Il est devenu distrait. Tout a commenc� avec la composition

pour laquelle je lui ai mis un z�ro point�. Il I'a m�rit�. Admirez.

Il s'appelle Bim. Il est blanc avec une oreille noire.

Voil�. Il jouait avec nous. Grands dieux!

Maman et papa n'arrivent pas � I'aimer.

Maman dit que les fleurs font de la salet� � la maison. Oui.

Moi, je les aime. Comme �a, pour rien.

�a ne ressemble � rien. J'ai peur des souris.

On trait les vaches pour qu'il y ait du lait dans les magasins

et pour accomplir le plan.

Vous me dites un peu? Vraiment, un sujet arri�r�.

Les �lans, on ne les trait pas,

il n'y a pas de lait d'�lan au magasin.

Et Bim, je le trouverai! M�me si vous... �a m'est �gal.

Enfin, quoi? J'en suis compl�tement d��u.

Merci, Tolik. Qu'est-ce qu'on aurait fait sans toi?

Dis merci � tes parents. Ils doivent se demander o� tu vas.

- �a les int�resse. - Moi, les miens ils sont tr�s loin.

T'en fais pas. Ce n'est pas pour toujours. Ils vont revenir.

- Bien s�r qu'ils reviendront. - Et Ivan Ivanytch?

Il reviendra absolument.

Demain je t'apporte des crayons de couleur.

Vrai?

Si j'y arrive, on fera un album avec les photos et les dessins de Bim.

Mon fils me ment!

Mon fils manque la classe! Cette fois la coupe est pleine!

Fini, tu ne sors plus!

- Mais, papa... - Je ne veux rien savoir!

Je ne te fais plus confiance. Assez.

- Plus de chiens! Surtout des enrag�s. - Ce n'est pas vrai.

Il dit que le journal raconte des histoires.

Ce n'est pas vrai. Il n'est pas enrag�. Je sais bien.

Peut-�tre que tu vas me montrer o� il se trouve?

Alors, dis-moi!

Je ne dirai plus rien.

Organisez la garde et tenez-moi au courant.

Bien.

- Bonjour! - Bonjour.

- Vous ne pouvez pas le voir aujourd'hui. - Je voulais seulement savoir.

Savoir.

Vous voyez? Cela s'appelle un �cho de la guerre.

16 grammes de plomb.

En somme, vous pouvez en informer Bim Oreille noire.

Merci, docteur.

Merci pour tout.

Et de la part de Bim.

Un instant, toi!

O� tu te d�p�ches comme �a?

Tu prends le train aussi?

J'ai I'impression qu'on se conna�t. Tu m'as oubli�, t�te de linotte!

Pourquoi tu es seul?

Allez, viens.

Viens!

Assis!

Assis!

Otradno'i'�! Prochain arr�t, Prassoulovo.

Les voyageurs en fin de zone sont pri�s de descendre.

O� tu vas. Assis!

- C'est ton chien? - Tu vois bien.

Mais attends donc! Assis!

- Pourquoi tirer comme �a? - Pourquoi? Un chien de chasse.

J'ai personne pour le garder. Les voisins r�lent, il arr�te pas d'hurler.

Donne-le moi alors.

- Dis donc. Et mon porte-monnaie aussi? - Alors je I'ach�te.

Tu parles s�rieusement?

- Tout � fait. - Descendons.

Viens ici.

- Combien tu en donnes? - Disons 10 roubles.

- H�-�... �a vaut pas le coup. - Combien tu veux?

- Un billet de 50. - J'ai pas �a. Si tu veux -15 roubles.

Bon, d'accord. C'est les voisins. Ils ont I'habitude de se plaindre de tout.

On y va?

Chacun fait ce qu'il veut. Comme si c'�tait un car personnel.

- Il s'appelle comment? - Oreille noire.

- Mais ce n'est pas le tien? - Le mien. Oreille noire. S�r.

On d�marre. Prochain arr�t Prassoulovo!

O� tu vas! On va � la maison.

� la maison, � la maison!

Ne r�siste pas, non. Que veux-tu faire maintenant.

On t'a vendu. Vendu, Oreille noire. Pour quelques roubles.

Tu peux pas t'appeler Oreille noire. C'est pas un nom de chien.

J'ai tout de suite compris que tu n'�tais pas � lui.

Que faire. Tu vois, c'est notre patelin. Tu vivras chez moi.

Pour les roubles, tu dois pas m'en vouloir. Il y en a qui font pire,

Y en a qui vendent leur honneur, leur conscience. T'es un chien, Noiroreille.

Tu n'en sais rien et c'est tr�s bien comme �a.

Tiens, d'accord? Tu seras Noirore'i'.

�a convient � un chien �a. Noirore'i'.

C'est sorti tout seul. Alors voil�: Noirore'i'.

Ici.

Comme �a.

Nous voil� � la maison.

Maman, papa qui rentre de la ville.

C'est nous. Regarde un peu, hein?

O� as-tu trouv� cette b�te?

Je vais te le dire, et toi, Aliochka, ferme les poules.

- Tout de suite. - O� I'as-tu encore ramass�?

Toute une histoire.

- Grand-m�re, c'est Tolik! - Tolik? O� �tais-tu pass�?

J'�tais occup�. Ce sont les photos pour Ivan Ivanytch.

Et �a ce sont des crayons pour toi.

Merci.

Lucie, allons voir Bim. Il me manque beaucoup..

- Lucie, tu viens? - Il n'y a plus de Bim, Tolik.

Non.

- Comment? - �a fait trois jours qu'il ne rentre pas.

- Comment c'est arriv�? - C'est ma faute.

Je I'ai laiss� sortir. Il avait tellement envie.

Tu n'�tais pas l�. Mes pauvres jambes ne marchent plus du tout.

- Lucie �tait � I'�cole. - Ne pleure pas, grand-m�re.

Je pleure parce que Dacha dans sa lettre me demande comment va Bim.

Qu'est-ce que je vais lui dire?

Il ne faut pas peiner Ivan Ivanytch. On va lui envoyer les photos.

Et Bim, je le trouverai.

Aliocha, viens. Je vais lui donner un peu de lait.

Tiens �a.

Du bon lait de traite. Bois, Noirore'i'.

Mais c'est dr�le. Il a des yeux comme nous les hommes.

C'est vrai. De bons yeux. Mais bien tristes... Son ma�tre doit lui manquer.

C'est s�r. Un chien comme lui a un ma�tre, c'est �vident.

��Mes chers St�panovna et Lucie, et Tolik que je ne connais pas,

le chirurgien a promis de me rel�cher dans quelques jours, � tr�s bient�t.

Encore merci pour les photos. Il ne faut plus m'�crire. ��

Noirore'i'! Viens ici.

Viens ici! Vite! Tu me rattrapes.

Rattrape-moi, Noirore'i'! Essaie voir de me prendre ma mouffle. Vas-y.

Quoi? Rattrape-moi!

Aliocha! Rentre vite. Ton p�re est l�. On va d�jeuner.

Viens, Noirore'i'.

- Il est gai maintenant. - Bien s�r. Il s'habitue.

� la maison, Noirore'i'.

- C'est toi, Klim? - Eh bien, entre.

- Bonsoir. - On boitjustement le th�. Assieds-toi.

Laisse, P�trovna. J'aime pas le th�. Je passais pour Noirore'i'.

Ce chien est fichu s'il chasse pas, ou alors il se sauvera. Vends-le moi.

Je t'en donne 25 roubles.

- Il est pas � vendre. - O� tu I'as pris, toi?

- Je I'ai achet�. - � qui?

Je sais pas. Mais je le sens, un chien pas commun, il faut en avoir soin.

- Et si son ma�tre se manifeste? - Je le lui rendrai.

Et tu en seras pour ta poche. Parce que moi je le paye 25 roubles.

Je te dis que je ne le vends pas!

Tiens, tu vois. Il sent le chasseur?

Toi tu n'en feras rien de bon. C'est bien dommage.

Aliocha va grandir un peu, il s'en occupera.

Pour ton gars tu veux bien, et moi non?

Non, Klim, je ne marche pas.

Tu parles d'un homme que tu as l�, P�trovna. Il comprend rien.

Lui-m�me il dit qu'il faut en prendre soin. Comme si je faisais �a pour moi...

Klim! Attends!

Quoi?

D'accord, prends-le � la chasse, comme �a.

Qu'il honore sa race, c'est vrai que c'est un chasseur.

- Mais tu me le ram�nes le m�me jour. - Quoi, vous me connaissez pas?

Tout ira bien. Comme il faut.

- Et tes parents, ils sont o�? - En ville. Je le laisse pas sortir.

Moi je viens comme on a convenu. Am�ne-le.

Allez, Noirore'i', on va � la chasse.

- Dommage, je dois aller � �cole. - �a sera pour une autre fois.

Au pied. En avant.

- Mais vous le ramenez ce soir. - Oui. Je vais le ram�ner.

- Au revoir, Noirore'i'! - Assez. En avant!

Mais avance, quoi.

Bim!

Bim!

Bim!

Bim!

Ivan Ivanytch!

Ivan Ivanytch!

On a achet� un tr�s bon livre! Manuel d'�levage des chiens de chasse.

- O� �tais-tu? - Je suis all� chez Klim.

- D�fais-toi. - Il ne I'a pas ramen�?

- Il n'est pas encore revenu. - Il finira bien par rentrer chez lui.

Aliocha, regarde ce que j'ai achet� pour Noirore'i'.

Une vraie laisse, un collier, comme ils disent dans le livre.

- Et si Noirore'i' se sauve? - Pourquoi? Puisqu'il est avec Klim.

Puisque je te dis que je I'ai pas touch� d'un doigt.

� peine je le d�tache, il a fil�! J'�tais s�r qu'il courait chez vous.

Moi j'essaye de le rattraper, rien � faire.

Comment tu veux I'arr�ter, le collier il est cousu � la laisse.

Tu n'arr�tes pas de mentir!

- Tu I'as battu et il s'est sauv�. - Battu?! Je I'ai cherch� toute la nuit.

- Je le vois � ta bouille. - Il I'a vendu, quoi.

Si tu I'as vendu, dis-le. Je vais le racheter.

Qui c'est qui va I'acheter. Il vaut rien pour la chasse.

C'est pas moi qui le voudra encore. S�r qu'il est d�j� chez lui.

Et toi tu me taraudes le coeur.

Toi, ton c�ur? T'as ni c�ur ni conscience.

Ah non, tu vas pas m'offenser!

- Mais qu'il aille � tous les diables! - A cause d'un cl�bard me dire tout �a!

J'aurais mieux fait de I'abattre sur place.

- P�re, du sang! - D�p�chons-nous, Aliocha!

Le car a d� d�j� passer.

Papa, ici du sans �galement.

Il a d� s'arr�ter l� un moment.

Klim I'a battu jusqu'au sang.

Comment la terre les porte ces bestiaux, ces barbares?

Noirore'i'!

Noirore'i'!

Arr�te de I'appeler. Il est parti en direction de la ville.

Il n'a plus confiance en nous.

Bim?

Bim!

Mon Bim ch�ri.

- Qu'est-ce que c'est encore? - C'est Bim, maman.

- Va-t'en. - Arr�te, maman.

Tolik, je te prie, ne le touche pas.

Je le toucherai! C'est Bim, quoi. Il m'a trouv�. Un bon chien.

- Celui dont on parle? - Mais oui, maman, c'est Bim.

- Chasse-le imm�diatement. - Je ne le chasserai pas.

- Tolik! - Non, s'il te pla�t.

- Chasse-le tout de suite. - Mais c'est Bim.

Je ne veux pas de Bim � la maison.

- Papa, c'est Bim. Il m'a trouv�. - Bim � I'oreille noire.

- Regarde. - Mais papa!

- Eh bien quoi... un chien pas mal. - C'est �a, rajoutes-en!

Toujours pareil: sa m�re dit une chose et vous, vous dites le contraire.

Vous ab�mez cet enfant, apr�s il sera trop tard!

- Du calme, voyons. - Bien s�r du calme.

- Comment sortir, il va le mordre! - Mais non, maman!

Il n'a jamais mordu personne.

Allons, arr�te. Nous allons r�gler �a tranquillement.

Si ils te chassent, on s'en ira ensemble.Je te laisse plus � personne.

Viens chez moi, viens.

Tu crois que je ne veux pas qu'il devienne quelqu'un de bien?

Et toi, devant lui: vous ab�mez I'enfant.

Et toi? Le gar�on commence seulement � s'amender, et voil� ce chien errant.

Moi qui ne supporte pas la salet� et les microbes. Mets-le dehors ce chien!

Tu sais, ce n'est pas la bonne tactique. Il faut �tre plus d�licat.

Tout va bien. Ivan Ivanytch a �t� op�r�. Il est en convalescence.

- Bon. Qu'il reste un peu alors. - Merci.

- Mais il couchera dans I'entr�e. - Oui. Viens, Bim.

- Maman, je prends la carpette? - Vas-y.

Ta place! Couch�!

- Maman, regarde, il comprend tout. - Je vois.

Tolik! Au lit. C'est I'heure.

Encore un peu.

- Va. - Un instant, maman.

Bonne nuit, mon petit Bim. Dors!

Allez, descends!

Quand tu auras faim, c'est ta viande.

Pourquoi tu ne dors pas?

- Tu as un s�datif? - Comment? Mon Dieu!

Vous devenez tous trop nerveux. Ce chien t'est plus cher que ton fils.

- Tais-toi, je t'en prie. - Je ne comprends pas.

Justement.

- Dis quelque chose. - Non.

Maman, o� est Bim?

- O� est Bim, maman? - Il voulait pisser.

Papa lui a ouvert et il s'est sauv�. Papa I'a appel�, il n'est pas revenu.

- C'est vrai ce que je dis? - Pas de panique, il reviendra.

S'il ne revient pas, nous le trouverons et le garderons chez nous. Sans faute.

On le retrouvera. Un chien c'est pas une aiguille dans une meule.

Arr�te, papa.

Je ne vous crois plus. Et Bim, Je le retrouverai � tout prix.

Bim!

- Il faudra vous garder encore un peu. - Je ne voudrais pas, docteur.

Un jour ou deux. Une petite semaine, quoi.

- J'ai d�j� retenu mon billet de train. - Votre billet...

- Docteur. - Que vous dire. Prenez votre train.

Je sais qu'on vous attend avec impatience. Prenez ceci.

- Qu'est-ce que c'est? - Peu de chose. Un hochet en souvenir.

- C'est si petit. - Et cela cause tant d'ennuis.

- Je vous envie. - Moi?

Un m�tier merveilleux: retirer d'un c�ur des �clats d'obus.

- Supprimer la souffrance. - Il ne faut rien exag�rer.

Ces �clats, on en voit de moins en moins. Pour les autres, invisibles,

dont vous souffrez moins. H�las, les chirurgiens sont impuissants.

Cela vous concernerait davantage.

- Moi? - Allons donc, le conspirateur.

- � quoi pensez-vous! - Je peux?

Si cela vous int�resse.

�� Le bois se taisait. Seul mouvement, les feuilles d'or des bouleaux jouaient

au soleil, baignant dans ses mille reflets.

Le bois tout en jaune. N'est-ce pas un petit morceau de bonheur?

Un lieu o� il fait bon de se recueillir.

Dans ce bois automnal, tu deviens meilleur ��.

C'est vrai. On devrait y venir plus souvent, dans votre for�tjaune.

Merci, Alexandre P�trovitch.

Et cette demoiselle qui nous a aid�s? C'est une parente?

- Elle? Pas du tout. - Et comment elle vous conna�t?

C'est lui, c'est Bim qui a fait le joint.

Kostia c'est toi? Ici S�mion.

S�mion?

Oui, bonjour. En quel honneur?

J'ai un service � te demander: une petite annonce dans ton journal.

J'ai pens� que pour un vieil ami tu pourrais faire �a en urgence.

Si c'est pour un vieil ami, je t�cherai de la mettre dans le num�ro dominical.

Je t'�coute, dicte.

C'est �a, compris.

��On recherche un chien blanc

avec une oreille noire, r�pond au nom de Bim.

Tr�s intelligent, comprend tout ��.

Bon, qu'as-tu � rigoler?

Je ne sais pas comment regarder mon fils dans les yeux et toi...

Viens ici. Et arr�te de gueuler.

Nous sommes en train de causer avec quelqu'un. Qui?

Quelqu'un de tr�s bien.

Prends le combin�. Parle!

Bonjour, papa.

- Papa, je vais rentrer demain matin. - Tr�s bien, Tolik.

Si tu me donnais I'adresse? Oui, vas-y. Bien.

- O� �tais-tu pass�? - J'ai eu des ennuis dans le bois.

Notre fils a disparu.

Retrouv�.Mais il aurait pu dispara�tre, de la fa�on dont on s'y prend nous.

- Qu'est-ce que tu racontes? O� est-il? - Il ne dormira pas � la maison.

- Balourd! Retire tes bottes. - Je m'en fous de ton joli parquet!

Valia, attends. Valia, je veux te dire...

Valia!

C'est toi? On dit que tu t'es perdu. Allez, ouste! Va-t'en!

Va-t'en imm�diatement! Il n'est pas l� ton ma�tre.

Va-t'en! Tu m'entends?

Qu'as-tu � me regarder comme �a?

Mais qu'as-tu � me regarder?

Inutile, je ne te laisserai pas entrer. Regarde-le.

Halte!

- II est � qui, ce chien? - � moi.

- Pourquoi il n'a pas de collier? - Essaye de le lui mettre!

Il a rong� sa corde et il mord.

Il est enrag�.ll va finir par mordre quelqu'un, �a retombera sur moi.

Attache-le, sinon on va le prendre.

Je ne demande que �a. J'ai fait des d�marches, j'ai �crit partout.

Emmenez-le, je vous prie.

- Il n'est pas enrag� au moins. - Malade, �a oui.

- Qu'est-ce qu'on fait? - Faut le prendre si elle le demande.

- Et si elle raconte des salades? - C'est pas nos oignons. Le filet.

Prenez-le, tout le monde vous dira merci.

�a lui pla�t pas.

Quoi? Si tu sais pas t'occuper d'un chien, au moins lui fais pas de mis�re.

Vise la marmite que t'as, et ton chien, �a fait mal au c�ur de voir �a.

C'est toi, ordure puante, qui ose offenser une femme?

Pas de scandale, toi. Sans �a, mon filet et hop, dans la caisse toi.

Des comme toi, faudrait les garder une petite semaine dans le fourgon.

Pauvres so�lards que vous �tes.

- Excusez-nous. - Nous avons pris du retard.

Du retard, oui. Ne vous inqui�tez pas. On a toute la nuit pour rattraper.

Oui.

- Apportez-moi du th�, S.V.P.? - Tout de suite.

Vous �tes press�. On en a encore pour 1 heure et demie. Du th�?

- Non, merci. - Nous arrivons � I'heure.

Vous n'�tes pas Tolik, par hasard?

- Tolik, pourquoi? - Et la petite annonce, Noirore'i'?

Noirore'i'? Bim!

- Bonjour! - Bonjour.

Non, le journal local. Merci. Il y a longtemps que je ne I'ai pas lu.

- C'est pas votre chien qui s'est perdu? - Un chien?

L�, la petite annonce.

- Vous donnerez le billet au gardien. - Et mon journal?

Tiens.

Pressons. Comme �a.

- Tu le conduis � la quarantaine. - D'accord.

Mes v�ux de succ�s.

Il y a quelqu'un?

Il y a quelqu'un?

Pourquoi faire tant de bruit?

Il n'y a personne. Journ�e non ouvrable.

On vous a amen� des chiens ces trois derniers jours?

Jeudi et vendredi non, mais hier il y a eu quelques-uns.

- Pas tant que �a. - Je peux les voir?

Demain.

Le doc dira lequel ira pour la recherche, lequel sera piqu� ou �corch�.

Il y en a qu'on enterre, il y en a qu'on incin�re. C'est lui qui d�cide.

- Il peut y avoir des chiens de chasse? - Rarement.

On les abat pas tout de suite, au cas o� le ma�tre se manifeste,

ou alors on t�l�phone au Club des chasseurs.

On en a un. Ivan dit que c'est la propri�taire qui I'a rendu.

Pourquoi pas. Peut-�tre son mari est mort.

Laissez-moi voir, s'il vous pla�t. Je cherche mon chien.

Tu vois pas, c'est �crit noir sur blanc: entr�e interdite.

Aujourd'hui c'est dimanche.

Attends, quoi! T'es un homme ou un cerb�re? Cet homme sort d'h�pital.

Il avait un �clat d'obus dans le c�ur. On I'a op�r�. Et le chien s'est perdu.

Un chien extraordinaire. Peut-�tre qu'il est l�.

Des extraordinaires, on les met pas chez nous. Que des dangereux.

Patron, viens voir.

Voici un rouble, laisse-nous entrer.

Qu'est-ce qu t'as imagin�? Allez! Fous-moi le camp!

A la guerre sais-tu combien j'en ai port� sur le dos avec des �clats? Et toi!

Entrez, camarade.

Merci.

- Je te I'ai dit. - Toi je te laisse pas entrer.

Un cerb�re. C'est toi qui es vraiment un cerb�re!

Calme-toi.

H�! L�, dans le fourgon.

Je peux le reprendre?

Qu'est-ce que �a peut faire maintenant. Viens demain.

J'ai d�j� outrepass� mes pouvoirs.

Quoi, la fin des haricots?

Merci.

Aliocha, je crois que c'est Ivan Ivanytch... Ivan Ivanytch!

- Vous�tes Ivan Ivanytch? - C'est moi.

Je suis Tolik, vous vous rappelez? Je vous ai envoy� des photos de Bim.

Tolik?

Et lui, c'est Aliocha. Bim �tait chez lui � la campagne.

Nous cherchons Bim. On nous a dit de venir ici.

Il n'est pas l�, Bim?

Non, mes gar�ons.

Bim n'est pas l�.

Je vous en prie, s'il vous pla�t... Dites-nous la v�rit�.

Il n'y a pas de Bim ici.

Il faut le chercher, mes enfants.

Faut le chercher.

Pourquoi trois coups?

C'est comme �a chez les chasseurs. Autant de coups que I'�ge du chien.

Une vermine! Prenez-le, c'est le mien.

Tout le monde vous dira merci.

Et tu dois lui croire � cette vip�re. Si je I'avais su!

Trop tard maintenant.

Je prends mon ticket, basta!

Viens ici, viens, ma jolie.

- Au pas de course, sauve-toi. - Qu'est-ce qu'il te prend?

- Quoi? - Ils savent qu'il y avait 2 chiens.

Un chien crev�, I'autre s'est �chapp�.

Donnez-le moi. J'ai quelqu'un pour lui.

Je crois que je n'aurais pas surv�cu � ce jour-l�

sans ces gamins auxquels j'ai menti.

Je ne voulais pas leur �ter I'espoir.

Parfois le mensonge est vraiment n�cessaire.

La vie se poursuit tant qu'on esp�re,

sans cela elle serait d�truite.

Le temps est � I'hiver, mais le printemps suivra sans faute.

Et les perce-neige vont pousser.

En Russie il y a toujours des hivers et des printemps.

Elle est comme �a, notre Russie. Avec des hivers et des printemps.

Je le sais bien etj'y crois.

La vie continue.

Bim!

Bim!

FIN

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