All language subtitles for Pans.Labyrinth.2006.SPANISH.2160p.BluRay.REMUX.H.7.1-FGT.FR

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Original subtitles

Espagne, 1944

La guerre civile est termin�e.

Cach�s dans les montagnes, des groupes arm�s combattent

le r�gime fasciste qui a d�cid� leur perte.

Voici longtemps, tr�s longtemps,

dans le Monde des Ab�mes,

l� o� n'existent ni le mensonge ni la douleur,

vivait une princesse qui r�vait au monde des humains.

Elle r�vait au ciel bleu,

� la brise l�g�re et � l'�clat du soleil.

Un jour,

�chappant � toute vigilance, la princesse s'enfuit.

Dehors, la lumi�re du soleil l'�blouit

et effa�a de sa m�moire toute trace du pass�.

La princesse oublia qui elle �tait et d'o� elle venait.

Son corps connut le froid, la maladie et la souffrance,

et au bout de quelques ann�es, elle mourut.

Cependant, son p�re, le roi,

savait que son �me reviendrait,

peut-�tre dans un autre corps,

en un autre temps, un autre lieu.

Il d�cida de l'attendre jusqu'� son dernier souffle,

jusqu'� ce que le monde cesse de tourner.

Pourquoi tu as emport� autant de livres, Ofelia ?

On va � la campagne, au grand air.

Des contes de f�es ?

Tu es trop grande

pour lire ces b�tises.

Demande-lui d'arr�ter !

Ofelia, laisse-moi seule un moment.

Ton fr�re ne va pas bien.

�a va, madame ?

De l'eau pour l'�pouse du Capitaine !

Ofelia.

Viens.

J'ai vu une f�e.

Regarde un peu tes chaussures.

Allons-y.

Quand on arrivera au moulin, tu diras bonjour au Capitaine.

Je veux que tu l'appelles "p�re".

Il a �t� tellement bon pour nous.

Ce n'est qu'un mot, Ofelia... Juste un mot.

Capitaine, ils arrivent !

15 min de retard.

Carmen...

Soyez les bienvenus.

�a ne sera pas n�cessaire, je peux marcher.

Tu dois �viter de faire des efforts.

Fais-le pour moi.

Merci.

Ofelia, viens.

Dis bonjour au Capitaine.

C'est l'autre main, Ofelia.

Mercedes !

Faites monter leurs bagages.

C'est un labyrinthe.

Un tas de vieilles pierres qui a toujours �t� l�.

M�me avant le moulin.

Ne t'en approche pas, tu pourrais te perdre.

Merci.

Tu les as tous lus ?

Mercedes !

Le Capitaine te demande.

Ton p�re me r�clame.

C'est pas mon p�re !

Lui, c'est pas mon p�re.

Mon p�re �tait tailleur, il est mort au d�but de la guerre.

Lui, c'est pas mon p�re.

Je crois que j'ai compris. On y va ?

Tu as vu ma m�re ?

Elle est belle, hein ?

Elle est malade � cause du b�b�.

Les rebelles sont dans les bois,

la chasse va �tre dure.

Ces salauds connaissent bien le terrain.

Il faut les isoler.

On stockera et on distribuera la nourriture et les m�dicaments ici,

�a les fera venir.

On va installer trois nouveaux postes de contr�le. Ici, ici, et l�.

Allez chercher le Dr Ferreiro.

Oui, monsieur.

�a vous aidera � passer une bonne nuit.

Deux gouttes avant le coucher.

Deux gouttes.

Buvez tout.

N'h�sitez pas � m'appeler, de jour comme de nuit.

Vous ou...

votre petite infirmi�re.

Bonne nuit.

Ferme et �teins la lumi�re, mon c�ur.

Vous devez aller le voir.

La blessure s'aggrave, sa jambe va tr�s mal.

C'est tout ce que j'ai.

D�sol�.

Vidal vous attend dans son bureau.

Viens l�.

Mon Dieu, tu as les pieds gel�s !

Tu as peur ?

Un peu.

C'est quoi, �a ?

Rien, ma ch�rie. C'est le vent.

La nuit, ici, c'est pas comme en ville.

L�-bas, on entend les voitures, les tramways...

Ici, les maisons sont vieilles,

elles grincent.

C'est comme si elles parlaient.

Demain, tu auras une surprise.

Une surprise ?

Un livre ?

Bien mieux que �a.

Pourquoi tu t'es mari�e ?

J'�tais seule depuis trop longtemps.

Je suis l�, moi. Tu �tais pas seule.

Tu as jamais �t� seule.

Un jour, tu comprendras que pour moi aussi, �a a �t� dur.

Ton fr�re s'agite.

Raconte-lui une de tes histoires,

je suis s�re que �a va le calmer.

Petit fr�re...

Il y a tr�s, tr�s longtemps,

dans un pays lointain et triste

se dressait une montagne immense tout en pierre dure et noire.

� chaque coucher de soleil,

au sommet de cette montagne,

s'ouvrait une rose qui rendait immortel.

Mais personne n'osait la cueillir,

car ses nombreuses �pines �taient empoisonn�es.

Parmi les hommes,

on ne parlait que de la peur de la mort et de la souffrance,

jamais de la promesse de la vie �ternelle.

Et ainsi, chaque soir, la rose se fanait

sans jamais faire profiter quiconque de son pouvoir,

oubli�e et perdue en haut de cette montagne froide,

seule jusqu'� la fin des temps.

Entrez.

- Alors ? - Elle est faible.

Qu'elle se repose.

Je dormirai ici.

Et mon fils ?

Vous permettez...

Et mon fils, comment il va ?

Pour le moment, bien.

Parfait.

Capitaine, votre femme n'aurait jamais d� voyager

aussi tard dans sa grossesse.

C'est votre avis ?

En tant que m�decin, oui.

Un fils doit na�tre aux c�t�s de son p�re.

C'est tout.

Autre chose, Capitaine.

Qui vous dit que c'est un gar�on ?

Vous vous foutez de moi ?

� 20 h, on a d�tect� une activit� au nord-ouest.

Des coups de feu.

Le sergent Bayona a fouill� la zone et captur� un suspect.

L'autre homme, c'est le fils.

Mon p�re est un homme respectable.

� moi d'en juger. Et en ma pr�sence, on se d�couvre.

On a trouv� cette arme sur lui. Elle a servi.

Mon p�re chassait le lapin.

Ta gueule, bordel !

"Ni dieu, ni patrie, ni ma�tre" ?

Il faut oser, putain !

Propagande rouge.

C'est pas de la propagande.

C'est un vieil almanach.

On est des fermiers...

Continuez.

Je suis all� dans les bois chasser le lapin.

Pour mes filles qui sont malades.

Le lapin...

Si mon p�re le dit, c'est que c'est vrai.

Laissez-le !

Vous l'avez tu� !

Assassin ! Fils de pute !

� l'avenir, fouillez-les correctement

avant de me d�ranger.

Oui, Capitaine.

Maman !

Maman, r�veille-toi.

Il y a quelque chose dans la chambre.

Bonjour.

Tu m'as suivie jusqu'ici ?

Tu es une f�e ?

Regarde.

Une f�e.

Tu veux que je te suive ?

Dehors ?

O� �a ?

Il y a quelqu'un ?

Il y a quelqu'un ?

�cho ?

�cho ?

C'est vous ?

C'est vous ! Vous �tes revenue !

N'ayez pas peur, je vous en prie.

Voyez.

Je m'appelle Ofelia. Tu es qui, toi ?

Moi ?

J'ai tellement de noms !

De vieux noms que seuls peuvent prononcer

le vent et les arbres.

Je suis la montagne

et la for�t et la terre.

Je suis...

Je suis un faune.

Votre tr�s humble serviteur, Votre Altesse.

Vous �tes la princesse Moana, fille du roi de Bezmorra,

le Monde des Ab�mes.

Mon p�re �tait tailleur.

Vous n'�tes pas fille d'homme.

La Lune vous a engendr�e.

Sur votre �paule gauche,

vous trouverez une marque qui le confirmera.

Partout dans le monde,

votre v�ritable p�re a fait ouvrir des portails

afin de permettre votre retour.

Celui-ci...

est le dernier.

Mais nous devons nous assurer que votre nature profonde

n'a pas chang�,

que vous n'�tes pas devenue mortelle.

Vous serez soumise � trois �preuves

avant la pleine lune.

Voici le Livre des Chemins.

Ouvrez-le lorsque vous serez seule,

il vous montrera votre avenir.

Il vous montrera... quoi faire.

Mais il y a rien !

Mercedes, pr�parez ces lapins pour le d�ner de ce soir.

Ils sont trop jeunes.

Faites-en un rago�t, alors.

Ce caf� a un go�t de br�l�.

Go�tez.

T�chez de mieux le surveiller quand il est sur le feu.

� votre service, monsieur.

Pr�pare-moi �a.

- Il a pas aim� le caf�. - Enfant g�t� !

Il nous faut une autre poule.

Et on va la d�goter o� ?

On a droit aux �pouses, ce soir.

Celles-l�, elles bouffent comme quatre.

Et elles jactent tout le temps.

M�me dans le vide.

Je te rejoins tout de suite.

Ton p�re organise un d�ner, ce soir.

Regarde ce que j'ai fait pour toi.

�a te pla�t ?

Petite, j'aurais ador� avoir une aussi jolie robe.

Et regarde les chaussures !

Vernies. Elles te plaisent ?

Elles sont jolies.

Allez, va prendre ton bain.

D�p�che-toi. Viens enfiler ta robe.

Je veux que tu sois belle pour le Capitaine.

Belle comme une princesse.

Une princesse ?

Videz bien les poules.

Et mettez les haricots dans la marmite.

Tu es ravissante, petite. Ravissante.

Au travail ! On a pas de temps � perdre.

Tu veux du lait au miel ?

Pousse-toi, je veux pas tacher ta robe.

Tu es si jolie.

Mercedes... tu crois aux f�es ?

Plus maintenant.

Petite, je croyais � des tas de choses.

J'y crois plus.

Une f�e est venue me voir.

Eh bien !

Il y en avait m�me plusieurs.

- Et un faune, aussi. - Un faune ?

Tr�s grand et tr�s vieux.

Et qui sent la terre.

Ma grand-m�re disait que les faunes, il faut s'en m�fier.

Suivez-moi.

Capitaine, tout est l�.

Farine, sel, huile, m�dicaments, bouillon,

olives, lard...

Du vrai tabac !

Les cartes de rationnement.

- Faites-moi l'inventaire complet. - Tr�s bien.

La cl�.

- C'est la seule qu'on a ? - Oui.

C'est moi qui la garde.

Capitaine !

Peut-�tre que c'est rien.

C'est eux.

"Au temps jadis,

"quand la for�t �tait jeune,

"l'harmonie r�gnait entre les animaux,

"les hommes et les cr�atures magiques.

"Ils se prot�geaient les uns les autres

"et dormaient � l'ombre d'un arbre luxuriant

"qui pousse sur la colline, pr�s du moulin.

"� pr�sent, cet arbre se meurt.

"Ses branches sont s�ches, son tronc, vieux et tordu.

"Un crapaud monstrueux a �lu domicile dans ses racines

"et l'emp�che de gu�rir.

"Tu jetteras les pierres magiques dans sa gueule

"et tu prendras la cl�

"qu'il cache dans son ventre.

"L'arbre pourra alors fleurir de nouveau."

�a fait moins de 20 minutes.

Ils sont partis pr�cipitamment.

Une douzaine d'hommes. Maximum.

Des antibiotiques...

Ah, les cons ! Ils ont laiss� un billet de loterie.

Ils sont encore l�.

Ces salauds sont l�.

Ils nous voient.

Vous avez oubli� �a !

Et le billet de loterie,

venez le chercher !

�a serait con qu'il soit gagnant.

Je suis la princesse Moana

et j'ai pas peur de toi.

T'as pas honte de vivre l�-dessous,

de te gaver d'insectes et de grossir,

alors que l'arbre meurt ?

Tu es all�e voir dans sa chambre ?

Dans le jardin ?

Dans la grange ?

Mais o� est-elle pass�e ?

Veuillez entrer.

Laissez-moi vous pr�senter mon �pouse, Carmen.

Enchant�e.

Ravie de vous rencontrer.

D�sormais,

il y aura une seule carte par famille.

Regardez.

Une seule ?

Je doute que �a soit suffisant.

�a d�pend d'eux.

Il faut qu'ils cessent d'approvisionner les rebelles.

Ils perdent du terrain et ils ont au moins un bless�.

Comment vous pouvez en �tre si s�r ?

On a failli les avoir.

Et on a trouv� �a. Des antibiotiques.

Dieu a sauv� leur �me.

Peu Lui importe leur corps.

On vous aidera, Capitaine.

On sait que vous n'�tes pas ici pour le plaisir.

D�trompez-vous.

Je veux que mon fils naisse dans une Espagne nouvelle et pure.

Parce que ces gens se trompent

en pensant qu'on est tous �gaux.

En fait, on est tr�s diff�rents :

la guerre est finie et on l'a gagn�e.

Et si, pour s'en convaincre, il faut tuer ces salauds,

eh bien, on les tuera. Point final.

On est tous ici pour le plaisir.

Pour le plaisir !

Paz, fais chauffer le caf�. Je vais chercher du bois.

Je m'en occupe.

Comment vous avez rencontr� le Capitaine ?

Le p�re d'Ofelia lui faisait ses uniformes.

Apr�s sa mort, j'ai travaill� dans un magasin.

Et il y a un peu plus d'un an,

le Capitaine et moi,

on s'est revus.

C'est curieux, non,

de se retrouver apr�s tant d'ann�es ?

Tr�s curieux, en effet.

Veuillez excuser ma femme, elle est un peu coup�e du monde.

Elle croit que ces idioties nous int�ressent.

Elle est tout excus�e.

On l'a retrouv�e.

Excusez-moi.

Vous saviez que j'avais connu votre p�re ?

Non, je l'ignorais.

Au Maroc.

Il m'a laiss� une forte impression.

Un grand soldat.

Ses hommes racontaient

que lorsque le g�n�ral Vidal est mort au combat,

il a bris� sa montre

pour que son fils connaisse l'heure exacte de sa mort...

et sache comment meurt un h�ros.

C'est des racontars. Il n'a jamais eu de montre.

Ce que tu as fait... me chagrine beaucoup.

Apr�s ton bain, tu iras te coucher sans d�ner.

Tu as compris ?

Parfois, je me dis que tu ne sauras jamais te tenir.

Tu me d��ois, Ofelia.

Et tu d��ois ton p�re.

Le Capitaine ?

Oui, encore plus que moi.

J'ai la cl�.

Emm�ne-moi au labyrinthe.

Bonjour.

Je t'ai apport� la cl�.

�a, c'est moi.

Et la petite fille, c'est vous.

Et le b�b� ?

Vous avez trouv� la cl� !

J'en suis heureux.

Elle croit en vous depuis le d�but.

Elle se r�jouit de votre succ�s.

Gardez la cl�.

Vous en aurez besoin tr�s bient�t.

Et prenez aussi ce morceau de craie.

Il ne vous reste plus que deux �preuves � subir.

La lune sera bient�t pleine.

Patience !

Bient�t, nous nous prom�nerons

dans les sept cours circulaires de votre palais.

Pourquoi je te croirais ?

Pourquoi un pauvre faune comme moi vous mentirait-il ?

Allez-y.

La carte � la main, bien en vue !

Allez, allez !

Nom ?

Pr�nom, nom.

Narciso Pe�a Soriano.

� votre service.

Voici le pain de l'Espagne de Franco,

le pain qui vient de nos greniers !

Les rouges mentent.

Dans notre Espagne

une, grande et libre,

aucun foyer ne conna�t ni le froid ni la faim !

Allez, dis-moi ce qui va se passer maintenant.

Dis-le-moi.

Aide-moi...

Capitaine !

Venez vite !

Dans notre Espagne une, grande et libre,

aucun foyer ne conna�t ni le froid ni la faim.

Le pain quotidien de l'Espagne de Franco !

Votre femme a besoin de repos absolu.

Elle devra �tre sous s�datif la plupart du temps.

La petite devrait dormir ailleurs.

Je resterai jusqu'au bout.

Gu�rissez-la.

Par n'importe quel moyen.

Gu�rissez-la.

Ne t'inqui�te pas.

Ta m�re ira bient�t mieux, tu verras.

Avoir un b�b�, c'est compliqu�.

Alors j'en aurai jamais.

Tu aides les hommes dans la for�t, hein ?

Tu l'as dit � quelqu'un ?

Je le dirai � personne.

Jamais.

Il faut pas qu'on te fasse du mal.

� toi non plus.

Tu connais une berceuse ?

Une seule.

Et j'ai oubli� les paroles.

C'est pas grave. Chante-la-moi.

N'ayez pas peur,

c'est moi.

Pr�t ?

Alors, on y va.

C'est de la folie pure.

Quand il l'apprendra, il nous tuera tous.

Vous r�alisez, �a ?

Vous avez si peur que �a ?

Je n'ai pas peur.

En tout cas, pas pour moi.

Pedro !

Mon fr�re !

Vous avez refus� l'�preuve.

Non... Ma m�re est malade.

Cela n'excuse pas

votre n�gligence.

Regardez...

Une racine de mandragore, une plante qui r�vait

d'�tre humaine.

Placez-la sous le lit de votre m�re,

dans un bol de lait frais.

Chaque matin, donnez-lui � boire

deux gouttes de sang.

Et maintenant,

soumettez-vous � la deuxi�me �preuve.

La lune sera bient�t pleine.

Laissez-vous guider par mes amies.

L'endroit o� vous allez

est tr�s dangereux.

Prenez garde.

Ce qui sommeille l�-bas...

n'est pas humain.

Devant vous sera dress� un somptueux festin.

Ne mangez et ne buvez rien.

Ne touchez absolument � rien !

Votre vie en d�pend.

J'ai apport� de l'eau-de-vie, du tabac, du fromage.

Et du courrier pour Trigo et Piloto.

Comment va ta jambe, le Fran�ais ?

� votre avis ? Elle est bousill�e.

Voyons �a.

"Des troupes am�ricaines,

"britanniques et canadiennes

"ont d�barqu� sur une petite plage du nord de la F..."

"De la France", le B�gue.

"Plus de 150 000 soldats

"sous le commandement du g�n�ral Dwight D. Eisenhower..."

C'est grave, docteur ?

�coute, le Fran�ais...

on ne peut pas la sauver.

Je vais faire aussi vite que possible.

Une minute, docteur.

Une minute.

"Avec la craie,

"dessinez une porte n'importe o� dans votre chambre.

"Quand vous l'aurez ouverte,

"retournez le sablier.

"Laissez-vous guider par les f�es.

"Ne mangez et ne buvez rien

"et revenez avant que le dernier grain de sable ne soit tomb�."

C'est celle-l�.

Jaca nous envoie des renforts.

Une cinquantaine d'hommes.

On va pouvoir s'expliquer avec Vidal.

Et apr�s, quoi ?

Si vous le tuez, ils en enverront un autre, puis un autre...

C'est foutu. Vidal a des armes, un toit...

Vous avez besoin de m�dicaments.

Occupe-toi donc de Mercedes.

Passe la fronti�re avec elle.

Ici, c'est fichu !

Je reste, docteur. C'est d�cid�.

Vous devez partir.

Voici la cl�. Mais n'y allez pas maintenant.

Il n'attend que �a.

Fais-moi confiance.

Je suis une l�che.

Pas du tout.

Si.

Une l�che et une merde.

Le larbin de ce fils de pute.

Je lui fais sa lessive, son lit, ses repas...

Et si le docteur avait raison ?

On l'aura au moins emmerd�, ce salopard.

Capitaine Vidal...

Je ne comprends pas, elle a moins de fi�vre.

Mais elle en a encore ?

Oui, c'est bon signe. Son corps r�agit.

�coutez-moi bien.

S'il faut choisir, sauvez l'enfant.

Il portera mon nom et celui de mon p�re.

Sauvez-le.

Petit fr�re...

Tu m'entends ?

�a va pas tr�s bien, ici dehors.

Mais bient�t, tu vas devoir sortir.

Tu as rendu maman tr�s malade.

Pour quand tu sortiras, je te demande une chose,

une seule.

Ne lui fais pas de mal.

Tu verras, elle est tr�s jolie.

Parfois, elle est triste des jours entiers.

Mais quand elle te sourira,

elle te plaira beaucoup.

�coute, si tu fais ce que je dis,

je te promets

de t'emmener dans mon royaume et de faire de toi un prince.

Je te le promets. Un prince.

Malgr� les sifflets, ils ont pas boug�.

J'ai essay� d'arr�ter la loco, mais c'�tait trop tard.

Avec le chauffeur, on a pu sauter.

Mais quel d�sastre !

Qu'est-ce qu'ils ont vol� ?

Rien du tout.

Vous vous fichez de moi ?

Tout ce foutoir, c'�tait pour rien.

Pour rien ? Vous �tes s�r ?

� croire qu'ils voulaient nous faire perdre notre temps.

Ils nous sont tomb�s dessus.

Ils ont pill� la r�serve et ils sont repartis.

On a encercl� un groupe � la tra�ne.

Ils se cachent dans les rochers.

N'aie pas peur, Serrano !

C'est la seule mort digne.

Montre.

Tu peux parler ?

Et merde !

On en tirera rien, ils peuvent pas parler.

Capitaine !

Celui-ci est vivant.

Il est bless� � la jambe.

Qu'est-ce qui se passe ?

Ils emm�nent un prisonnier � la r�serve.

- Il faut que j'aille � la r�serve. - Pas maintenant.

Sortez.

�a suffira, ma fille.

Je m'en occupe ?

Je vous donne la moiti� de la dose.

Je n'en ai pas besoin.

Je me sens mieux. Bien mieux.

C'est un myst�re.

Putain que c'est bon !

Du vrai tabac. Difficile � trouver.

Je t'emmerde.

C'est con, Garc�s... On en attrape un seul et il est b�gue.

On va y passer la nuit.

Tant qu'il parle...

Il a raison, Garc�s.

Tu vas vider ton sac, hein ?

Pour que �a sorte,

j'ai apport� quelques outils.

Un petit truc que j'ai appris.

Au d�but, je te croirai pas.

Quand tu t�teras de �a,

tu commenceras � dire la v�rit�.

Quand je passerai � �a,

on aura une relation...

Comment dire ? Tr�s intime.

Comme des fr�res.

Tu verras.

Et enfin, avec �a,

je croirai tout ce que tu diras.

On fait un march�.

Si tu comptes jusqu'� trois sans b�gayer, je te laisse filer.

Le regarde pas, lui. Regarde-moi.

Au-dessus de moi, il y a personne.

- Garc�s ! - Capitaine ?

Si je dis que ce salaud peut partir, qui va me contredire ?

Personne, Capitaine.

Je t'�coute.

Jusqu'� trois.

Un...

Bien.

Deux...

Un dernier et tu es libre.

Dommage.

Votre m�re se porte mieux, Votre Altesse.

Vous devez �tre soulag�e, maintenant.

Oui... Merci.

Mais �a s'est pas tr�s bien pass�.

- Il y a eu un accident. - Un accident ?

Vous avez mang� !

Deux grains !

Je pensais pas que �a se verrait.

Nous nous sommes tromp�s !

Pourquoi ?

Vous avez �chou�, vous ne pouvez pas revenir.

C'�tait un accident !

Vous ne reviendrez pas !

La lune sera pleine dans trois jours.

Votre esprit restera

parmi les humains � jamais !

Vous vieillirez avec eux, vous mourrez comme eux !

Votre m�moire s'effacera avec le temps

et nous dispara�trons avec elle.

Vous ne nous reverrez jamais plus !

Bonjour, docteur.

Il est t�t, d�sol�,

mais on a besoin de vous.

- Que lui avez-vous fait ? - Pas grand-chose.

Mais on progresse.

J'aime vous avoir pr�s de moi.

�a a ses avantages.

Serrano, restez l�.

J'ai parl�...

Pas beaucoup.

Mais j'ai parl�.

Je suis vraiment d�sol�.

Tuez-moi.

Tuez-moi tout de suite, s'il vous pla�t.

Le salaud...

Tu ne souffriras plus.

C'est presque fini.

Surveille le docteur. J'arrive.

Tu ne bouges plus.

Tu es malade ?

Qu'est-ce que tu fous l�-dessous ?

- Appelle-le. - Qui ?

� ton avis, abruti ? Ferreiro !

C'est quoi �a, bordel ?

Laisse-la tranquille ! S'il te pla�t.

Regarde ce qu'elle a cach� sous ton lit !

Qu'est-ce que t'en dis ?

Qu'est-ce que �a faisait sous mon lit ?

C'est une racine magique.

Le faune me l'a donn�e.

C'est � cause des conneries que tu lui laisses lire !

Voil� le r�sultat.

Laisse-nous, s'il te pla�t. Je vais lui parler, ch�ri.

Bien.

Comme tu veux.

Il m'a dit que �a te gu�rirait, et �a t'a gu�rie.

Tu dois �couter ton p�re.

Arr�te ces sottises.

Je veux partir !

S'il te pla�t, emm�ne-moi loin d'ici.

Ce n'est pas si simple.

Tu grandis...

Tu comprendras que la vie, ce n'est pas un conte de f�es.

Le monde est cruel.

Tu feras avec,

m�me si �a fait mal.

La magie n'existe pas !

Ni pour toi, ni pour moi, ni pour personne.

� l'aide !

� l'aide !

Vous l'avez tu� ?

Je n'avais pas le choix.

Vous auriez pu m'ob�ir.

En effet, mais je ne l'ai pas fait.

�a aurait mieux valu pour vous.

Je ne comprends pas. Pourquoi vous n'avez pas ob�i ?

Pour ob�ir pour le principe,

sans r�fl�chir,

il faut �tre comme vous,

Capitaine.

Dis � l'infirmier de monter. Imm�diatement !

Votre femme est morte.

Les voies du Seigneur sont imp�n�trables.

Sa parole et Son myst�re

rec�lent l'essence de Sa mis�ricorde.

Bien que Dieu nous envoie Son message,

c'est � nous de le d�chiffrer.

Lorsqu'elle nous ouvre ses bras,

la terre n'accueille qu'une enveloppe vide et froide.

L'�me est d�j� loin, dans la gloire �ternelle.

C'est dans la douleur que nous trouvons le sens de la vie

et l'�tat de gr�ce que nous perdons � la naissance.

Dieu, dans Son infinie sagesse, met la solution entre nos mains.

Ce n'est que dans Son absence physique

que s'affirme la place qu'Il occupe dans notre �me.

Vous connaissiez bien le Dr Ferreiro,

n'est-ce pas, Mercedes ?

Tout le monde le connaissait, par ici.

Le b�gue a parl� d'un informateur. Ici m�me, au moulin.

Vous imaginez ? Sous mon nez.

Mercedes... je vous en prie.

Vous pensez quoi, de moi ?

Que je suis un monstre ?

Ce que pense quelqu'un comme moi, �a vous est �gal.

Vous irez � la r�serve me chercher de l'eau-de-vie.

Oui, monsieur. Bonne nuit, monsieur.

Vous n'oubliez rien ?

Pardon ?

La cl�.

J'ai bien le seul exemplaire, non ?

Vous savez, il y a un d�tail qui me tracasse.

C'est pas important, mais...

quand ils nous ont attaqu�s,

� coups de grenades et d'explosifs,

ils n'ont pas forc� le cadenas.

Mais bon, c'est s�rement sans importance.

Faites attention.

� demain, monsieur.

Ofelia, je pars ce soir.

O� �a ?

Je peux rien te dire.

Emm�ne-moi.

Je peux pas.

Je peux pas, ma ch�rie, mais je reviendrai te chercher.

Emm�ne-moi avec toi.

J'ai entendu du bruit.

Non... Fausse alerte. T'inqui�te pas.

Depuis quand tu le savais ?

Tu t'es foutue de moi,

petite salope !

Surveillez-la.

Et si on essaie d'entrer,

tuez-la d'abord.

Chorizo.

Tabac.

Il suffisait de demander, je vous en aurais donn�.

Trouvez-moi les auteurs de ces lettres.

Je les veux devant moi demain.

�a sera tout, Garc�s.

S�r, Capitaine ?

Je vous en prie, c'est qu'une femme.

C'est ce que vous avez toujours pens�.

C'est pour �a que j'ai pu rester ici.

J'�tais invisible, � vos yeux.

Merde.

Vous avez d�couvert mon point faible. L'arrogance.

Mais on est ici pour d�couvrir vos points faibles.

C'est tr�s simple. Vous allez parler.

Je veux �tre s�r...

que c'est la v�rit�.

Pour m'en assurer,

j'ai apport� quelques outils.

Rien de bien �labor�.

Un petit truc que j'ai appris.

Au d�but, je ne te...

Je suis ni un vieillard ni un prisonnier bless� !

Fils de pute ! T'avise pas de toucher � la petite.

J'ai d�j� �ventr� des porcs.

Il l'a laiss�e partir !

Quoi ?

Attrapez-la !

Ramenez-la-moi !

Ramenez-la, putain !

Tous � cheval !

Je te conseille de me suivre sans faire d'histoires.

Le Capitaine a dit que si tu...

Arr�te avec �a, ma belle.

Si quelqu'un doit te tuer...

c'est moi.

J'ai d�cid� de vous accorder

une derni�re chance.

Promettez-vous d'ob�ir ?

�tes-vous pr�te � faire tout ce que je dis,

sans poser de questions ?

C'est votre derni�re chance.

Alors �coutez-moi bien.

Allez chercher votre fr�re

et amenez-le au labyrinthe.

Le plus vite possible, Votre Altesse.

Mon fr�re ?

Nous avons besoin de lui.

- Mais... - Plus de questions.

La porte est ferm�e.

Dans ce cas,

cr�ez votre propre porte.

Vous permettez ?

Venez vite.

Quoi, encore ?

Serrano est de retour. Bless�.

Bless� ?

O� est Garc�s ?

Ils �taient combien ?

Je sais pas exactement.

Au moins cinquante.

Les autres sont morts.

Les postes ne r�pondent plus.

On a combien d'hommes ?

Vingt, peut-�tre moins.

On va partir.

Tous les deux.

N'aie pas peur.

Il t'arrivera rien.

Surveillez le bois.

� chaque retour de patrouille, un rapport.

Appelez le lieutenant-colonel. On a besoin de renforts.

Laisse-le.

Votre Altesse, vite !

Donnez-le-moi.

La lune est pleine, elle brille dans le ciel.

Nous pouvons ouvrir le portail.

Tu as quoi dans la main ?

Le portail s'ouvrira

si nous offrons le sang d'un innocent.

Quelques gouttes suffiront. Une simple piq�re.

C'est la derni�re �preuve. Allez !

Vous avez promis d'ob�ir sans broncher !

Donnez-moi l'enfant !

Mon fr�re reste avec moi.

Vous renonceriez � votre droit sacr� pour un morveux

que vous connaissez � peine ?

Oui, j'y renoncerais.

Vous renonceriez au tr�ne pour lui,

alors qu'� cause de lui, vous avez �t� humili�e, d�laiss�e ?

Oui, j'y renoncerais.

Comme vous voudrez, Votre Altesse.

Mon fils.

Dites � mon fils...

Dites-lui � quelle heure son p�re est mort.

Dites-lui que...

Il ne saura rien de toi.

Levez-vous, ma fille.

Approchez.

P�re.

Vous avez pr�f�r� verser votre sang plut�t que celui d'un innocent.

C'�tait la derni�re �preuve, la plus importante.

Vous avez pris la bonne d�cision...

Votre Altesse.

Venez pr�s de moi,

asseyez-vous � c�t� de votre p�re.

Il vous a attendu si longtemps...

On raconte que la princesse retourna au royaume de son p�re,

qu'elle y r�gna avec justice et bont�

pendant des si�cles,

qu'elle fut aim�e de ses sujets

et qu'elle laissa derri�re elle

quelques traces de son passage sur terre,

visibles seulement pour ceux

qui savent o� regarder.

LE LABYRINTHE DE PAN

Sous-titres : Sabine Dupont et Catherine Lebrun

Sous-titrage : C.M.C.

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