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(musique de suspense)
(Karine Vanasse): Précédemment
aux Traîtres.
22 invités ont fait leur entrée
dans mon manoir.
- J'ai été militaire très,
très, très longtemps.
- Je suis enquêteuse principale
au fédéral.
- Dix ans comme
détective privée.
- J'étais la vilaine
à Survivor Québec.
- Moi, dans la vie, je suis
un chasseur de fantômes.
Mais ici, je m'en viens être
chasseur de traîtres.
(K. Vanasse): Ils ont rapidement
compris qu'il n'y aurait aucun
répit dans ce jeu sans pitié.
Je vous propose d'ajouter
10 000 $ au magot, à une seule
condition: que cinq d'entre vous
se portent volontaires pour être
condamnés à mort.
- Qu'est-ce que je viens
de faire là?
(K. Vanasse): Trois d'entre eux
ont reçu une identité secrète
et sont désormais les traîtres.
J'ai l'impression que si je vous
nomme traître, je mets une bombe
à retardement au conclave.
- 100 %.
Yes! Yes! Yes!
- Moi aussi, j'ai envie d'être
une traître.
(rire excité)
Hé, là, je vis le rêve!
(K. Vanasse): Mais pour l'une
d'elles, le secret sera encore
plus lourd à garder.
- Je suis en couple avec Mike.
- Si elle est nommée traître,
par sa gestuelle, je vais être
capable de le détecter.
(K. Vanasse): Mes invités ont
connu un départ canon
aux missions...
(cris de joie)
...et un cocktail
tout aussi explosif.
- Je suis synergologue,
spécialiste du langage
non verbal.
- Je crois que Manuel
est un traître.
- Manuel, je m'excuse.
- Manuel, j'ai mis ton nom.
- J'avais dit que si je nommais
mon métier ici, je me ferais
sortir. Ils vont rire,
les traîtres.
(K. Vanasse): Pour la première
fois, les traîtres ont entamé
leur inexorable
parcours nocturne.
- On a Francis, Mike et Michael.
(K. Vanasse): Le jeu est
officiellement en marche.
Bienvenue aux Traîtres.
Le matin se lève déjà,
après une longue nuit pour
les traîtres. Mais un de
nos cinq braves volontaires ne
verra jamais la lueur du jour.
Est-ce que son courage aura
au moins profité au reste
des invités? Peu importe.
Ce matin, la table est
bel et bien mise, et le jeu
est bel et bien commencé.
- Ah bien, God,
on est les premiers.
(rire)
- Oh, les photos!
- Oh my God!
- Oh, il y a du beau
monde là-dessus.
- C'est beau!
- Ah non!
(rire)
Je suis dans l'état d'esprit
fidèle, moi. Puis le fait que je
suis une enquêteuse de métier,
je suis toujours à la recherche
de petits éléments. Tu sais, je
suis à la chasse aux traîtres.
Mais dans mon for intérieur,
je sais que je ne suis pas
une fidèle.
(rire)
- Vous, avez-vous des idées
sur qui se serait fait
assassiner hier?
- Zéro.
- Non. Non.
- Je pense qu'après ça, on va
voir, tu sais, en rétrospective,
qu'est-ce que ces personnes-là
auraient pu voter au cocktail.
Je me demande s'il y en a pas
qui se sont faufilés dans la
masse pour dire: "Oh ouais,
OK, je vais y aller avec toi."
- Avec Manuel.
- Pour moi, hier, il y a des
gens qui ont voté pour moi parce
qu'ils sont traîtres, pour des
raisons que je vais nommer. Et
il y a des raisons qu'ils ont
voté pour moi, parce qu'ils se
sont laissés prendre au jeu
des rumeurs.
- Mais ça empêche pas
que tu peux être un traître
quand même aussi.
- Ah, bien ça... ça...
(rires)
(coups à la porte)
Entrez, entrez.
- Ouh, bon matin!
- Oh!
- Bon matin!
- J'ai bien dormi. J'avais hâte
d'aller manger. J'avais hâte
de savoir surtout qui
était éliminé.
- Laetitia avait voté
pour Manuel.
- Ouais.
- Oui.
- Mika a voté pour Marc-André.
Michael puis Joshua ont voté
pour toi. Francis pour moi.
- C'est sûr que la première
élimination, ça va être
le chaos. Ils vont vouloir
faire le chaos.
(coups à la porte)
(exclamations de surprise)
- Salut!
- Bon matin!
Allô!
- Hier, je me suis fait nommer,
là. Puis là, je me suis dit:
"Hé, crime, j'ai mal joué."
Mais en même temps, je suis
comme: "OK, il faut bien
que quelqu'un me démasque."
Attendez, là, qui
qui reste? Attends.
- Bien, je suis pas mal sûr
qu'il reste les cinq.
- Tu sais, c'est sûr que là,
notre liste, elle est quand même
limitée. J'espérais vraiment
voir Laetitia rentrer.
(coups à la porte)
(exclamations de surprise)
- Hé, là, c'est les condamnés.
- Woh! Woh!
(cris)
- J'ai survécu! Ah!
(soupir de soulagement)
Les gens étaient tellement
contents de me voir. Juste ça,
ça fait ma journée.
- Si tu savais toute l'énergie
positive que j'ai envoyée.
(rire)
- J'espère vraiment
que Michael va rentrer, parce
que je l'aime déjà, même si je
le connais pas. Puis je veux
tellement apprendre
à le connaître.
(coups à la porte)
(en choeur): Oh!
(cris)
- Hé!
Oh! Yes! Tellement contente.
On est passé au travers.
Les deux, on a été courageux
puis les deux, on a survécu.
- Là, il ne reste Mike
et Francis.
- Moi, je pense que c'est Mike
qui revient pas.
- Tu penses que c'est Mike?
- Mike, il revient pas.
- Bien, moi, j'ai l'impression
que Mike, il est traître.
- Ah ouais?
- Oh, pas moi.
(coups à la porte)
(en choeur): Oh!
(applaudissements)
- Ah!
J'étais tellement content!
T'as pas idée.
Qui qui manque?
- Francis.
(tintement de clocher)
- Francis, il pose beaucoup
de questions. Ses questions sont
très profondes puis on dirait
que chaque réponse
ne le satisfait pas.
- Hum-hum.
- Il est dur à cerner aussi,
parce qu'il a toujours
un petit sourire.
- Oui, oui, oui.
- Il m'inquiète plus
que Mike, mettons.
Ce soir, je voulais surtout
qu'on oublie Mike de l'équation.
- Ah!
"Francis, par ordre
des traîtres, vous avez
été assassiné.
Signé Les traîtres."
J'ai signé mon arrêt de mort
dès le début, juste en rentrant.
Je suis... Je pense que j'ai été
choisi parce que soit j'ai ciblé
des gens par mes regards que je
leur ai faits ou par les choses
que j'ai nommées, qu'ils étaient
des traîtres. Je suis pas mal
sûr que j'ai été perçu comme
une menace. Tu sais, j'ai
le motton, parce que...
je pense que cette partie-là
de moi, qui est triste, elle se
dit: "je voulais le vivre puis
je voulais aller plus loin."
Puis... puis c'est...
Too bad.
- Hé, est-ce qu'on lève
notre verre à Francis? Bye!
- AÀ
- A Francis!
- A Frank!
- Bon débarras, Francis!
- Oh!
(rires)
- Oh, ça, c'est mean!
- J'étais pas tant surprise
que ça soit Francis.
Moi, personnellement,
il me terrorisait. Son regard
était perçant.
- Francis, je l'avais comme
à l'oeil.
- OK, ouais.
- Mais là, je suis genre: "Pop!"
Pour vrai, ce matin, là, tout
ce que je pensais est tombé
à l'eau. CÇ
à l'eau. Ca fait que là, on
retourne à la planche à dessin.
- Mais mettons qu'on regarde,
sur 22, il y a bien des chances
que sur cinq, il y en aille un.
Oh, mon Dieu! CÇ
Oh, mon Dieu! Ca veut dire
que juste ici, il y en a
peut-être un!
- Je trouve que Marilyn, elle
parle beaucoup. J'ai peur que ça
lui nuise à un moment donné.
Parce qu'elle initie beaucoup
de conversations, donc je vais
lui donner un petit mot.
J'aimerais ça qu'elle reste.
(brouhaha)
- Ouh!
- Oh!
(sifflement admiratif)
- Oh là là!
- Tout un look ce matin.
(cris excités)
(rires)
(applaudissements)
- Invités, vous avez survécu à
votre première nuit au manoir.
(rires)
Tout le monde sauf Francis.
Hum... pauvre Francis.
Il est mort bravement
en se sacrifiant pour vous.
C'est pas tout le monde qui a
eu ce courage, hein.
Hum. Bon, passons à autre chose.
Essayons d'aller gagner
un peu d'argent.
- All right!
- Yeah! Yeah!
(applaudissements)
- Je vous retrouve à la mission.
(petit rire)
- Marc-André, pour moi,
c'est un faible, OK?
- Hum-hum.
- Il faut le laisser là, même
si on sait que c'est un traître.
Audrey, ratoureuse. Le leader,
en ce moment, dans les traîtres,
c'est pas Marc-André.
- Tu penses que c'est qui?
Tu penses que c'est Audrey?
Tu penses qu'Audrey
gère Marc-André?
- Garanti.
- Hein?!
- Audrey?
- C'est une Germaine,
sérieux. Sérieux.
- Qui c'est qui a été dire
à quelqu'un que j'avais tenu
deux propos différents. C'est ça
qui m'a dérangé.
- Je pense que je le sais.
- Bien, shoote-moi ça, parce que
j'ai demandé à tout le monde.
Tout le monde le sait, personne
veut me le dire. Puis ça,
ça m'écoeure.
Les deux arguments qui sont
sortis hier étaient: un, que je
ne me mouille pas, chose qui est
pas vraie du tout, sauf qu'il y
a des gens qui ont parti ça,
notamment Marc-André, que
je pense qu'il est traître; et
la deuxième raison qui est que
j'avais des propos incohérents
ou deux histoires divergentes.
Ce que j'ai dit, c'est que
je voulais établir une ligne
de référence comportementale
entre le avant, après bandeau.
Les deux seules choses qui m'ont
flashé, c'était deux personnes
qui étaient complètement
détendues.
- Absolument, oui,
je me souviens de ça.
- Bon. Bien, c'est ce que
j'ai dit toute la journée. Là,
j'ai dit que c'était Ariane puis
Annick et que pour moi, elles
étaient vraiment pas dans mes
pistes. C'est ce que j'ai dit à
tout le monde toute la journée.
- Les gens, ils me disaient ça,
mais il y a une personne
en particulier. Puis j'espère
vraiment qu'à ce stade-ci,
ça va rester entre nous.
- Bien, j'ai déjà un nom, moi.
Mais vas-y. Je vais--
- Est-ce que c'est Laetitia?
- Oui.
- OK.
- Tu sais, des trucs
contradictoires, je sais pas si
c'est moi, mon nom est sorti,
parce que moi, j'ai été dans
une conversation ouù
une conversation ou...
- Moi, je veux savoir
d'ouù
d'ou ça vient.
- OK. Bien, c'est ça.
C'est parce que ça se peut
que ça soit moi.
- Laetitia, soudainement,
s'est ouverte. Puis elle a dit:
"Ah, mais je sais pas. Tu nous
as pas parlé des gestes que
t'avais vus chez Ariane?"
J'ai dit: "J'ai jamais nommé
de geste."
- Non.
- Puis là, elle dit: "Bien,
peut-être que... Je sais pas.
Pour vrai, peut-être que c'est
moi puis que je le sais pas.
Peut-être que je me suis
échappée, mais j'ai mal
compris." Là, ç'a fait comme:
"Reg flag, là."
- Pour moi, c'est sans
équivoque que Laetitia
est traître.
- J'ai mes soupçons en
ce moment. Puis moi, je l'ai
entendu aussi, Marilyn, elle a
dit ce nom-là, que je vais vous
dire aussi, ça fait que je pense
aussi qu'elle est fidèle.
Mais Marc-André et Annick.
- Ouais, non, moi...
- OK, mais moi...
- Ah oui, Annick?
- Ouais, Annick est dans ma
liste. Puis je vais vous dire...
Puis Marc-André n'arrête plus de
protéger Annick depuis ce matin.
- Annick est sur la table.
Là, je trouve que c'est tôt pour
dire que c'est elle. Je vais
essayer d'amener les autres
à penser, à viser d'autres
personnes pour oublier Annick.
(narration): Merci
à notre partenaire Nissan.
(musique de tension)
- Une de mes théories, c'est
qu'il y a quelqu'un dans
l'hélicoptère. Parce que
je trouve... Puis t'es pas
dans mes soupçons. T'es pas
dans mes soupçons du tout.
- Merci, parce que je suis...
traître. Euh...
(rires)
- Ah, bien non!
Non, non, non, non.
- S'il vous plaît! Bien oui,
regarde. Je m'étais promis qu'il
m'arriverait pas une affaire
de même en plus.
- J'ai toujours ma théorie de
l'hélicoptère, ce qui me donne
un nom, là, Annick. J'en avais
un petit peu parlé.
Elle est hyper friendly.
Je l'adore. Elle est sweet. Elle
est fine. Elle est excellente
en social. AÀ
en social. A la table, quand
on a enlevé nos bandeaux,
je l'ai trouvée un peu plus
réservée. Ce matin, elle avait
l'air claquée raide.
- Moi, quand je suis entrée,
la première chose qu'elle m'a
dit, c'est: "Fais-moi plus
jamais ça." Moi, j'étais comme:
"Ah, elle est contente de me
voir!" Puis là, j'étais comme:
"CÇ
"C'a l'air tough pour elle, ce
qu'elle a vécu de son bord."
- Ah!
- Elle s'est peut-être
battue pour toi.
- Si elle s'était battue pour
moi, tu sais, je sais pas.
- Quand on a discuté les deux,
j'ai dit: "Moi, je suis contente
que tu me parles en pleine
face." Tu t'en souviens.
- Oui.
- T'as dit mon nom
puis le nom d'Ariane.
- Moi, je l'ai dit à Ariane.
- Pour vous blanchir,
by the way.
Deux personnes qui étaient
complètement détendues, mais
pour moi, c'était un bon signe,
c'est pas des personnes
que j'élimine complètement
de ma liste de suspects,
mais je les mets en bas.
- Est-ce que tu vas le dire?
- Oui. C'est toi...
- Hein?
- ...puis Ariane.
- Mais j'étais sûre
que tu me blanchissais pas.
- Tu pensais que je te
suspectais?
- Oui.
- Pour moi, c'était très
inconcevable que vous soyez
traîtres, parce que ça fait pas
de sens pour moi que quelqu'un
soit traître...
- Moi, j'ai mal compris,
mon petit coeur.
- ...puis soit complètement
détendu...
- Oh, je m'excuse!
- C'est ça que je te dis.
- Oh, non! Mais hé, je me sens
mal! Parce que moi, j'ai pas
compris ça.
- CÇ
- Ca fait que j'ai passé
ma journée à blanchir toi
et Ariane, parce que...
- Elle est comme: "Oh, my God!"
- Pourquoi est-ce que je disais
ça? Parce que les gens...
- Hé, moi, j'arrête pas
de le dire: "Je suis comme
le chevreuil qui court avec
le boulet du mauvais bord."
Puis là, je suis en train
de comprendre tout croche.
Hé, moi, je vais mourir ici.
Je vais me liquéfier.
J'ai pas bien interprété
qu'est-ce qu'il m'a dit.
Hé là là là là!
(rire)
- Avez-vous remarqué de quelle
façon Mike a quitté le cocktail,
hier?
- Non.
- Il est rentré dans le manoir,
il n'a pas dit bye à personne.
- Bien, ça veut dire quoi
qu'il ait dit bye à personne?
- Bien, pourquoi? Il était
dans les condamnés.
- OK, dans le sens que peut-être
qu'il était sûr de rester, ça
fait que c'est pour ça qu'il a
pas pris la peine de dire bye.
C'est ça?
- Bien, moi--
- En même temps, vous pensez
pas qu'un traître pense
à ces affaires-là?
- Moi, j'ai eu une conversation
tantôt avec Manu et je me suis
excusée de pas avoir bien
compris qu'est-ce qu'il a dit
hier. Puis là, je trouve ça
vraiment important.
- Oui.
- Parce que je me sens vraiment
comme de la merde. Mais quand tu
m'as dit que t'avais remarqué
moi puis Ariane, là, j'ai dit:
"OK, on est sous le radar
de Manu."
- Puis toi, t'as vu ça comme:
"Il nous a remarquées comme
des traîtres." C'est comme ça
que tu l'as perçu.
- 100 %. 100 %.
- Je comprends.
- J'aime mieux m'excuser quand
je fais une erreur, parce
que je vais en refaire.
(rire)
- Depuis que son nom est sorti,
j'ai l'impression qu'il y a
beaucoup de monde qui a shifté
puis qui a enlevé leur soupçons
de Manuel.
- J'ai eu des bonnes discussions
avec lui puis j'ai, honnêtement,
plus de soupçons sur d'autres
personnes que lui,
dont Marc-André.
- Marc-André, bien moi, c'est
un de ceux que j'ai entendus
ce matin.
- Ouais, ouais.
- Puis je suis pas surprise
de ça et je comprends pourquoi.
- Mais il faut qu'on te sauve.
OK? CÇ
OK? Ca fait que guys...
- Merci, mais j'ai confiance
que ça va se faire.
- Je pense que Marc-André,
son nom sort assez pour
que tu sois safe ce soir, Manu.
- Je souhaite ardemment
que la mission d'aujourd'hui
en soit une plus psychologique.
C'est là-dedans que
je suis forte.
- On est rendu à 20 000.
Il faut en mettre une couche
de plus. On s'en va chercher
un 10 000 de plus.
Par contre, je vais observer
les gens à leur état naturel.
(musique grandiose)
- Oh!
- Elle arrive à cheval.
- Ah bien.
(exclamations de surprise)
- Hein?
- Majestueuse Karine. Moi, je
suis pas un fan de chevaux dans
la vie, mais je suis un fan
de Karine Vanasse. Je suis
devenu aussi un fan de cheval.
J'adore cette entrée.
- Le cheval, quelle bête
magnifique! Mais mon cheval
préféré demeure
le cheval de Troie.
- Yes!
(coup de sifflet)
- Non!
- Quoi?
- Non! Non!
(exclamation de surprise)
- Oh my God!
(rires)
- Quoi?
- Je ne comprends pas plus
qu'est-ce qui se passe?
- Hé, non, mais c'est
une joke, ça.
- Si vous ne connaissez pas
l'histoire du cheval de Troie,
vous réviserez vos classiques.
C'est une histoire de trahison
légendaire. Alors, pour
la mission aujourd'hui,
vous devrez transporter mon
cheval de bois sur un parcours.
En chemin, vous croiserez
dix questions. AÀ
dix questions. A chaque fois
que vous choisirez de répondre
à une question, un des invités
devra rester derrière.
- Oh.
- Si vous donnez la bonne
réponse, vous pourrez ajouter
1000 $ à l'intérieur du cheval.
- Oh! OK.
- Good! Good!
- Si vous donnez la mauvaise
réponse, vous devrez alourdir le
cheval avec des sacs de sable.
- Oh!
- Les réponses aux questions
ont été fournies par
les traîtres eux-mêmes.
- Hein?
- Quoi?
- Wow!
- Invités, vous aurez 30 minutes
pour franchir la ligne d'arrivée
avec mon cheval, sans quoi vous
perdrez tout l'argent amassé.
- CÇ
- Ca sera pas facile.
CÇ
Ca sera pas facile, c'est sûr.
- Contrairement à l'histoire,
à l'intérieur de mon cheval,
il n'y a pas d'armée, mais
il y a un bouclier.
(exclamation de surprise)
- Moi, je me disais: "J'ai
vraiment besoin du bouclier
étant donné que les traîtres ont
décidé d'éliminer Francis,
qui était la seule personne
qui avait nommé mon nom.
J'ai l'impression que c'est
parce qu'ils me voient comme
une menace, donc je me sens
en danger.
- Un seul d'entre vous pourra
s'en emparer et ainsi se
retrouver à l'intérieur
du cheval jusqu'à la fin
de la mission.
- Non! CÇ
- Non! Ca, ça veut dire,
il faut le traîner?
Je me suis dit: "S'il y en a
un qui ose monter là, fidèle
ou traître, je pense que je lui
arrache la tête."
- Alors, un petit rappel.
Le bouclier vous permettra
d'être épargné ce soir
des traîtres.
- Est-ce que quelqu'un va
vouloir se mouiller pour aller
mettre du poids supplémentaire
dans le cheval à tirer?
Oh, que c'est une arme
à deux tranchants.
- Dans trois...
deux...
un.
(coup de sifflet)
- Yeah!
(cris d'encouragement)
- Go, go, go!
Allez, on tire! Woh! Oh!
Tout le monde criait.
- CÇ
- Ca monte! CÇ
- Ca monte! Ca monte!
Je me suis dit: "Je vais
me défoncer là-dessus. Pousser
un cheval, il y a rien là."
Détrompez-vous, les amis.
Pousser un cheval de Troie de
je ne sais combien de tonnes,
c'est pas une tâche aisée.
- On tourne! Il faut
qu'on tourne!
- Ah, ce cheval-là, là, c'est
très médiéval, ça fait que lui,
il tourne pas tout seul.
- Le devant!
- Ici.
- Tourner ledit cheval, qui est
une tâche excessivement simple,
est soudainement une tâche
excessivement compliquée
pour ce groupe.
Les gens ne font pas d'efforts
collectifs. Il faut être sept,
huit pour forcer moins et faire
une manoeuvre correcte.
(en choeur): Go!
- Ici!
- Yeah!
- OK!
- OK, on attend
que tout le monde soit là!
(en choeur): Go!
- Il y en a une devant nous!
- Qui qui va à la borne?
- Alors, je vois la première
boîte. EÉ
boîte. Evidemment, ça prend
un premier sacrifié.
"Quel invité a le plus
d'influence sur le groupe?"
Est-ce que c'est Mike,
Jean-Philippe ou Annick?
- C'est Mike!
- Mike?
- C'est Mike! C'est Mike!
- Je me condamne.
C'était instinctif pour moi de
shooter mon nom juste dans les
airs. Tout le monde était
d'accord avec ça.
- Mike! Mike!
- Oh, yeah!
(exclamations de joie)
- Mon sacrifice a fait remporter
1000 $ à la cagnotte du groupe.
Euh, j'ai bien fait d'y aller,
je pense.
Yeah!
- Envoye, envoye!
- C'est bon.
- Let's go!
- Envoye, mon cheval!
- Hé, il y a une porte! OK, go!
- Yolaine!
- Let's go, parle fort!
- On va éliminer ceux-là qui
sont pas capables de se rendre
jusqu'à la fin.
- "Quel invité est le moins
digne de confiance?
Audrey, Yolaine, Manuel."
- Manuel.
(en choeur): Manuel.
- Les traîtres ont mis Manuel,
c'est sûr.
- Manuel, à cause d'hier.
- Oui. C'était une évidence
que c'était mon nom. Je me suis
pas du tout senti concerné,
personnellement.
- On t'aime, Manu.
- Yes!
(exclamations de joie)
- On venait de sortir du
cocktail. Il y avait des votes
en masse pour Manuel, ça fait
que c'était facile de mettre
son nom pour cette question-là.
- Let's go!
- Let's go, gang!
- Ouh!
- Il fait chaud, il y a
de la poussière, le soleil
tape à temps plein.
- Oh, shit! Le 3, il est là!
- Oh, il est loin!
(cri)
- OK, stop! Stop!
- Let'S go!
- C'est loin!
- OK, là, silence complet!
- Yeah!
- "Quel invité raconte
le plus de mensonges?
Frédérick, Laetitia ou Vytee."
- J'ai l'impression que les
traîtres auraient mis Fred à
cause de sa job de magicien,
d'illusionniste.
- Vas-y pour ça.
(en choeur): Fred!
- Pour les réponses, j'ai à
peine parlé, mais quand le bon
nom sortait, là, je criais ce
nom-là, parce que j'étais comme:
"Envoye, on veut de l'or, là."
Mais jamais c'est moi qui
commençais à dire la réponse.
- Allez, allez, go, go!
- Allez, Karyne. Allez, allez!
- Hé, la gang, s'il y en a
d'autres loin comme ça,
on le skippe. CÇ
on le skippe. Ca nous fait
trop perdre de temps.
- Ouais, compris.
- Trop long.
- OK, parfait.
- Un, deux, trois, go!
- Let's go!
- Let's go! On lâche pas!
- J'avais les jambes
complètement brûlées.
Ne serait-ce que d'avancer
d'un pas supplémentaire, c'était
vraiment difficile.
- Encore!
- Un, deux, trois, go!
- Go!
- Encore une shot!
(gémissements d'effort)
- Go, go!
- Let's go! On lâche pas, gang!
Let's go!
- Trop loin! Trop loin!
- On le laisse là. On le laisse.
- Moi, j'étais pas d'accord
qu'on skippe tant que ça des
questions, parce qu'on était
super bien partis. On
les avait, là. Tching-tching!
Tching-tching! Tching-tching!
- Non, mais on peut y aller.
- On peut pas toutes
les faire, Audrey.
- Mais je suis pas d'accord.
Je suis pas d'accord,
on est efficaces.
- C'est beau, les boys.
- OK, go!
- OK, là, on perd du temps!
- Un autre pas loin, là.
Let's go!
- Il est juste là!
- Les jambes! Les jambes!
On travaille les jambes!
- Let's go, on pousse!
- Let's go!
- Là, quand il y a comme
personne qui se présentait
pour le prochain, j'ai dit:
"Oh, oh, ça, c'est mon cue.
Moi, je sors. Je veux pas
que personne sache que moi,
je connais les réponses!"
"Quel invité tente de passer
sous le radar? Karyne,
Marie-Pier, Charles?"
- Charles ou Marie-Pier.
- Moi, je dis Marie-Pier.
- Marie-Pier.
- Yeah!
(cris de joie)
- Go, go, go! Next!
- Let's go! Let's go!
(cri excité)
- Oh! OK.
Je suis là. Je suis là.
Je suis là.
- Tout le monde poussait.
Tout le monde était rouge.
Tout le monde suait.
- Let's go, on lâche pas!
- OK, qui y va?
- Stop!
- Vas-y, toi. Vas-y, toi.
- Non, excuse-moi,
je travaille vraiment fort.
Je m'en vais pas là.
- OK, qui veut y aller?
- Je comprends pas pourquoi
Annick, elle m'a dit d'aller
répondre à une question, là.
Je me faisais pas les ongles
sur le bord du cheval,
à me faire pousser, là.
- "Quel invité gagnerait
à parler moins..."
- Chut!
- Recommence!
- "Quel invité gagnerait..."
- Mike!
- "...à parler moins?
Annick, Marc-André, Maxime."
Je dirais Maxime ou Annick, moi.
- Moi aussi, je dirais moi.
(en choeur): Annick!
- On va y aller avec Annick.
- Oui!
(cris de joie)
Venez chercher l'argent.
J'ai un petit peu regretté
ma décision, parce que ça
m'enlevait la chance de pouvoir
aller chercher le bouclier.
(en choeur): Trois, go!
- Let's go!
- Yes!
- Avance-toi un peu, si tu peux.
- Forcez des jambes, guys!
Let's go!
- Il y en a un là!
- Chut.
- OK. Chut.
- "Quel invité ment
sur sa vraie identité?"
- Oh.
- "Marilyn, Vytee puis Ariane."
- Marilyn?
- Marilyn ou Ariane.
- Peut-être Marilyn.
- Ouais.
- Marilyn.
- Je la connais pas assez.
- OK, on prend quelqu'un.
On perd du temps!
(en choeur): Marilyn.
- Moi, je la truste pas
sur sa profession.
(expressions de découragement)
- Les sacs.
- Je suis désolée.
- J'y vais, j'y vais, j'y vais.
Let's go, let's go.
- On s'entend-tu que je suis
traître. CÇ
traître. Ca fait que c'est moi
qui ai mis les réponses hier
avec mes amies traîtres.
Je ne m'en souvenais même
plus aujourd'hui.
- Let's go, on part ça.
- I'm sorry.
(gémissements d'effort)
- Go, go, go!
- Let's go!
Notre "pace" est parfait, guys.
On lâche pas!
- OK, on laisse-tu faire?
- On saute.
- On saute!
- Moi, j'étais bien d'accord
de skipper des valises. J'aurais
aimé que les traîtres nous
donnent tes les bonnes réponses,
par exemple, parce que je l'ai
pas pris, les petits sacs
de sable rajoutés en arrière.
- Qui veut y aller?
- On y va pas! Trop loin!
- On continue!
- Dix.
- OK, un break.
- Break, break,
mais on y va pas.
- On n'arrêtait même plus pour
prendre des boxes. On arrêtait
juste pour respirer.
(cris d'encouragements)
- On le fait, on le fait,
on le fait.
- Les roues.
- Les roues!
- Avancez les roues!
- Les roues, la gang!
- Moi, dans la vie, j'ai des
oreilles un petit peu sensibles.
Et quand, mettons, du monde
crie, c'est cacophonique, c'est
comme des craies sur un tableau
qui crissent. CÇ
qui crissent. Ca m'irrite
au plus haut point.
- "Quel invité ferait
le meilleur traître?"
Yolande, moi, Jean-Philippe.
- Yolaine.
- Yolaine!
(en choeur): Yolaine!
- Non!
- Oh!
- CÇ
- Ca fait que j'ai fait
deux mauvais choix de réponse.
J'étais sûre que c'était
les bons. Poisson rouge, toi.
(en choeur): Go!
- Let's go, on est là,
on est là, on est là!
- Vos gueules!
Pendant l'épreuve "Vos gueules!"
extrêmement fort. Moi, ça
m'irrite. On peut-tu juste faire
ça en silence puis garder toute
notre énergie puis arrêter de
crier: "On est capable! Bravo!
C'est beau!" CÇ
C'est beau!" Ca m'intéresse pas.
- Moi, je pensais que j'étais
explosive. Puis je pense qu'il y
en a qui me battent,
dont Marc-André.
(soupir)
(cris d'encouragement)
- Let's go, c'est le dernier!
- Go!
- Une minute!
- Le dernier bout, quand
on a vu qu'il restait à peine
une minute, là, tout le monde
est exténué, brûlé, vidé.
- Mais on doit franchir
une ligne d'arrivée. Sinon,
tout l'argent qu'on a ramassé...
on le perd comme ça.
(cris d'encouragement)
- Let's go! Let's go! Let's go!
- Une minute!
- Ah, let's go!
(cris d'encouragement)
- Let's go!
- Let's go, let's go, let's go!
- Non, non, on est là.
Vite, allez!
- Ah!
- Pousse!
- Yes!
- Yeah!
- C'est fait, c'est fait.
- Good job.
- Yes.
Il fallait qu'il passe.
J'ai vraiment... j'ai tout
donné. J'ai tout donné.
- Alors, je vous annonce
que vous avez remporté 5000 $.
(cris de joie)
Personne ne repart avec
le bouclier, personne ne sera
donc protégé cette nuit.
On se retrouve au manoir.
- Victoire! 5000. Ping!
- Je me suis rendue jusqu'au
bout et j'étais tellement,
tellement, tellement fière
de moi. Je pensais pas
que j'allais y arriver.
(cris de joie)
- Qu'est-ce qui vient
de se passer là-bas, là,
je suis comme...
- Moi, ça, là...
- T'as-tu vu les yeux
qu'il m'a fait?
- Si on travaille en équipe, tu
ne peux pas crier. Puis surtout,
aussi, c'est parce que c'était
ça. Il était comme: "Bien, go,
répondez." Bro, réponds, toi,
au pire. Genre, crie pas
après le monde.
- Moi, depuis que je l'ai nommé,
Marc-André m'a jamais réadressé
la parole, hein.
- Ah! Hé, ça, c'est
hyper important.
- C'est un signe?
- C'est une chose hyper
importante. Marc-André,
il prenait énormément de place
la première journée.
- Bien, oui.
- Jusqu'au cocktail. Après
le cocktail, il a changé.
Il était partout, dans toutes
les discussions, mais il a pas
parlé à personne.
- C'est clair et évident, genre.
- Moi, là, je vous dis, je
viserais Annick en premier.
- Marc-André, il est trop
évident. On le garde pour
le prochain.
- Non, t'as raison, t'as raison.
- Il faut y aller avec le
traître qui est plus difficile
à cerner, qui est plus
rassembleur, qui va aller
convaincre plus de monde de
voter dans son sens. Et Annick
est tellement cette personne-là,
selon moi.
- En général, ça s'en va quand
même Marc-André. Il faudrait
vraiment qu'on reflippe tantôt,
puis j'ai peur que ce soit
dangereux. Pour l'instant, j'ai
pas l'intention de lui dire. Les
gens qui m'en ont parlé, bien,
c'est des gens avec qui j'ai
créé des belles connexions.
Pour moi, ça, ça va me rendre
plus loin qu'Annick.
- Si on se met tous d'accord...
Honnêtement, c'est un travail
d'équipe. Puis je pense, si vous
voulez réussir à trouver--
- On sort Marc-André.
- Non. Audrey, moi, je dirais.
- Oh, moi, je suis pas d'accord.
Parce que même si tu penses que
tout le monde va voter pour
Audrey, ça sera pas le cas.
Il y a des gens, beaucoup
de gens qui m'ont confirmé
qu'ils sortaient Marc-André,
parce qu'ils sont sûrs. Puis
il y a pas assez de gens
qui sont sûrs d'Audrey.
- Marc-André, sans Audrey,
il va être perdu.
- Je peux pas me permettre
d'espérer que tout le monde
adhère à: "OK, on met Audrey."
Puis que finalement, il y en ait
la moitié qui mette Marc-André,
puis qu'il y en ait une gang qui
me mette moi, puis que c'est moi
qui sors. Je peux pas
me permettre ça.
- Tu sortiras pas.
- Je sors Marc-André.
- Ton nom va peut-être sortir
une fois ou deux, maximum.
Je te le garantis. J'ai parlé
à des gens--
- Moi, c'est Marc-André qu'il y
a sur mon ardoise ce soir,
puis je suis pas le seul.
- Peu importe ce qui arrive à
la table ronde, on écrit Annick.
- Annick, ouais.
- Good.
- Et on s'en va passer le mot
pour s'assurer que quand on va
lire les votes, ça soit Annick.
- OK. OK.
- Qui ici pense que Marc-André
est un traître?
- Beaucoup de monde.
- Moi, à main levée,
solidement haut, là.
- On revient de la mission et
j'ai énormément de discussions.
CÇ
Ca va de gauche à droite.
Là, s'il y a bien une affaire
qui est établie: Marc-André,
on le sait que t'es traître.
- Il y a juste Marc
que je trouve...
- OK.
- ...suspicieux. Si mon idée
de Marc fonctionne,
Annick, probablement aussi.
- Parce qu'hier, Marc défendait
Annick dur comme fer.
- Mais pourquoi Annick?
Qu'est-ce qu'elle a fait
de particulier?
- Il y a du monde qui pense
qu'Annick, elle a eu un down
après le...
- La table? Ah ouais?
- CÇ
- Ca fait que le monde trouve
qu'elle a été comme drainée par
la nouvelle, tu sais.
- CÇ
- Ca fait que toi, tu penses
Annick puis Marc-André?
- Annick, c'est par déduction
à cause de Marc-André.
- Je voulais te poser une petite
question. J'ai remarqué, pendant
le jeu, un changement de
personnalité que j'avais pas
vu. T'avais l'air contrariée.
- OK. Moi, je vais te dire,
baby, baby, là.
- Vas-y.
- Tu m'as regardée
avec tes yeux de même.
- J'ai fait des yeux à toi,
parce que moi, des gens
qui crient...
- CÇ
- Ca t'énerve.
- ...ça m'irrite.
- Je suis juste tannée de vous
entendre faire "chut, chut,
chut, chut" à tout le monde
puis d'être fâché.
- Mais c'est ça.
- Non, mais à un moment donné,
c'est comme, on est 20. Moi,
je m'occupe de ma personne.
Non, mais attendez, là. Moi,
j'aimerais ça que quelqu'un
soit là pour...
- Hé, je vais vous laisser la
gérer, celle-là, parce que je me
sens pas... Je l'ai pas feelée,
celle-là, moi.
- Ah, bien oui.
Bien non. Hé, non.
- CÇ
- Ca fait qu'on dirait un sujet
que je suis pas...
(Annick): Je veux pas
te mettre là-dedans.
(Marc-André): Non,
mais c'est correct.
- C'est parfait. Je vous laisse
gérer votre situation.
- J'ai déçu ma BFF,
mon coup de coeur, Annick.
Je m'excuse. Je suis
vraiment désolé.
- Ouais. Non, non.
- Je trippe pas sur les câlins,
mais on peut-tu s'en faire
un pour vrai, là?
Tout est bien qui finit bien.
Puis je veux tellement pas que
ça affecte notre relation. CÇ
ça affecte notre relation. Ca me
fait vraiment quelque chose.
Puis j'ai peur... Puis même
rendu là, que ça me mette
un target à la table ronde.
Si ça arrive, ça arrivera.
Mais au moins, moi, je le sais
que je suis fidèle, puis j'aurai
réparé les pots cassés.
- Là, dans le fond, toi, Maxime,
on embarque avec nous. Avec qui
j'étais dans le char? Marilyn,
elle travaille avec nous.
- OK.
- JP puis...
- Ah, allô.
- ...Max.
- Je peux-tu vous déranger?
- Max, vite. Ce soir,
c'est Annick. Peu importe
qu'est-ce qui se passe
à la table, on s'en fout,
c'est Annick.
- Tout le monde dit: "C'est soit
Annick, soit Marc-André." Le
char ouù
char ou j'étais voudrait opter
pour Annick en premier. Si on a
ton vote, techniquement, à huit,
on devrait être correct ce soir.
- Moi, ce soir, j'allais
mettre Annick.
(rire)
Elle a fait comme un genre
de mea culpa tout le long de la
"ride". Manu, il disait qu'elle
avait, tu sais, les yeux pleins
d'eau puis tout, puis j'étais
comme... Genre, on dirait que
c'était... Il y avait comme
quelque chose de too much.
- Il y a Annick qui est
sortie beaucoup.
- Hum-hum.
- Je sais, je vais pas te
le cacher, il y a ton nom
qui sort aussi.
- OK.
- C'est pour ça que...
Je pense que t'es au courant.
- Non.
- Non?
- Les mêmes raisons pour
lesquelles t'as ton nom qui est
sorti hier.
- Mais il y a rien de nouveau
qui est sorti par rapport à moi.
- AÀ
- A toi de nous le dire.
CÇ
Ca fait que regarde-moi dans
les yeux, dis-moi que t'es
pas un traître.
- Je ne suis pas un traître.
- OK.
- T'as pas nommé le nom
de tes enfants, là.
- Je suis une grande fille.
- OK.
- CÇ
- Ca change-tu vraiment
quelque chose dans notre...
- Fais juste faire attention
à qui tu parles.
- OK.
- OK?
- Moi, je veux juste l'éviter.
- Moi, je l'ai nommé.
- OK. Je vais éviter.
- MJ.
Je suis allé voir Karyne, parce
que j'avais nommé le nom de nos
enfants à Marie-Jeanne puis je
voulais faire certain qu'elle,
elle se fasse pas pogner à les
nommer puis qu'on puisse
nous associer.
Moi, je suis persuadé qu'elle
est en recherche d'informations
d'aplomb.
Mais elle connaît le prénom
des enfants.
- OK.
- S'il y a quelqu'un qui te pose
des questions, c'est non.
Avance-toi pas dessus peut-être.
- D'accord.
- Puis là, bien, Fred, il est
venu me voir. Il dit qu'il
s'enligne vers Annick.
- Comment ça?
- Parce que Marc-André,
apparemment qu'il aurait
défendu...
- Ouais, ça, je l'ai
entendu, mais...
- ...Annick big time.
- J'ai rien vu d'Annick,
moi. J'ai pas vraiment vu
de différence dans son
comportement, Annick.
Aujourd'hui, j'ai eu mon premier
moment avec Mike. Il m'a parlé
qu'Annick était flaguée.
CÇ
Ca va brasser ce soir.
EÉ
Ecoute, on n'est pas dans
le target ce soir, on va laisser
les autres se battre, là.
Qu'est-ce que tu veux que
je fasse? Je suis contente.
- Voyons voir comment
ça va s'en aller.
- On est deux bons fidèles,
je suis contente.
- CÇ
- Ca...
- Ah, Mike, il faut qu'il
continue à penser comme
les autres, là. Ma couverture,
elle est à 100 %.
- Viens, on va se poser.
Je sais pas si t'as clarifié
avec Ariane ce qui s'est passé.
- Moi, j'ai dit: "OK, guys,
il faut que je vous parle.
J'ai mal interprété qu'est-ce
qu'il m'a dit."
- CÇ
- Ca aussi, ça t'a pas aidée.
- Pourquoi tu dis que ça m'a pas
aidée? Tu penses que mon nom va
sortir ce soir?
- Bien, s'il sort, ça sera
peut-être un, deux,
à mon avis, max.
- Qui tu penses?
- Je pense à Ariane.
- Pourquoi?
- AÀ
- A cause de ce truc de Manu.
CÇ
C'a un impact, forcément.
- Oh.
- Bien, oui.
- CÇ
- Ca vient me coûter cher
de pas avoir bien écouté
qu'est-ce que Manu m'a dit.
Je parle trop!
- Non, mais c'est ça.
- Hé.
- Pourquoi elle dit...
- Ari, ça te dérange-tu
qu'on se parle?
- Non, ça me dérange pas.
- On va juste... Je vais
confirmer des choses avec toi.
- OK. Veux-tu qu'on...
- Tu vas-tu me nommer?
- Bien, ça se pourrait.
Je vais être honnête avec toi.
- Bien oui, pourquoi tu me
le dis pas?
- Bien, parce qu'on n'a juste
pas eu la chance de e parler.
Mais je te cache rien.
- On est dans la même voiture
depuis tantôt.
- Bien non, mais c'est la
voiture qui m'a fait des doutes.
- Mais pourquoi?
- Bien, j'ai comme... J'ai comme
trouvé que c'était comme
un méga mea culpa qui--
- Non! On l'a eu ce matin,
moi puis Manu.
- De?
- On s'est expliqués ce matin,
- On s'est expliqués
dans l'auto après, nous.
- Bien oui, moi, je voulais
juste que, genre, que tu sois
dans la conversation.
- Ouais.
- Puis toi, tu me le dis pas.
Je trouve ça comme...
- Non, mais c'est pas...
- ...deux faces, là.
- Non, non. Je sais pas, mais
je pense, ces deux-là, elles
se portent peut-être pas
dans le coeur, là.
- Annick, j'ai vu dans le regard
des autres qu'elle a dérangé
aujourd'hui.
Si ce soir, je sens que
la vapeur tourne vraiment pour
Annick, j'irai pas la défendre.
Je vais attaquer Annick aussi.
- T'as-tu vu Annick?
Elle est-tu dehors?
- Oui.
- OK.
- Je voulais juste que ce soit
"fair" que toi, moi puis Manu,
si j'ai foutu la marde,
je voulais que tu sois là.
- Ouais, je comprends, mais
on dirait que pour moi, c'était
comme: "Est-ce qu'elle se rend
compte qu'elle s'est plantée?"
Tu comprends?
- Mais pourquoi je me serais
plantée? Si, mettons, j'avais
envie qu'il parte, là, j'aurais
fermé ma gueule.
- AÀ
- A voir, tu comprends?
- Puis moi, on dirait que là,
je viens de penser que toi,
t'es une traître.
- Bien, voyons donc.
- Moi, t'étais même pas dans
mes soupçons une seconde.
- Après que j'aie fini de parler
avec Mike, je me suis enlignée
pour aller voir Annick et là,
le conflit était pogné.
- Attends, non, mais c'est
parce que tu peux pas juste dire
que parce que je pense que t'es
traître, tout d'un coup,
je deviens une traître, là.
- Bien non, mais c'est pas
à cause de ça. Tu dis, comme:
"c'est un gros mea culpa."
J'ai dit que j'ai mal compris.
C'est-tu normal que je veux
être transparente?
- J'étais comme...
(gémissements nerveux)
"Qu'est-ce que je fais ici?"
- Mais tu le sais que je suis
pas la seule qui dit ton nom.
- Bien non, je sais pas.
- OK, mais ton nom, il circule.
- OK. Mais là...
- Tu comprends? Toi, tu le sais?
- Bien, je m'en viens te voir
pour t'en parler un petit peu.
- Puis comme, c'est pas moi
qui ai starté le bal.
(soupir)
- Là, moi, je suis en train
de virer panique, là.
- Ah ouais?
- On est rendus huit à voter
pour Annick.
- Inclus moi? Incluant moi?
- Inclus toi.
- OK, parfait. Je maintiens.
On maintient.
(musique de tension)
(tic tac d'horloge)
♪ I am running
The end is coming ♪♪
- J'arrive au niveau de la table
ronde avec un but précis: sortir
soit Marc-André, soit Audrey.
- Ce soir, ma cible et le plan
qu'on s'est fait, c'est d'écrire
le nom d'Annick, parce qu'on
pense qu'elle pourrait être
une bonne traître.
(Annick): Oh, c'est
notre première table ronde.
Je m'en vais à la guerre.
Je vais faire ça.
Il faut que ça tombe,
puis pas moi.
- Chers invités...
après deux missions
et un sacrifice,
vous avez récolté 25 000 $.
Bon début de chasse à l'or,
mais qu'en est-il de la chasse
aux traîtres?
Fidèles, profitez bien
de cette première table ronde.
Dans ce jeu, il n'est jamais
trop tôt pour voir clair.
Choisissez judicieusement.
- Est-ce que quelqu'un veut
prendre la parole en premier?
- Bien, écoute, si personne
veut y aller, je vais casser
la glace. Moi, tu le sais,
Marc-André, hier, je t'ai nommé.
Toi et moi, on est arrivés
en même temps au manoir, avec
d'autres personnes évidemment,
dans la même voiture. T'étais
très volubile, très extravagant,
tu parlais, t'étais impliqué.
Et puis après la table ronde,
d'ailleurs, ouù
d'ailleurs, ou il y a eu
le dévoilement, j'ai trouvé
un gros changement dans
ton attitude.
(émotif): Il y a eu
un changement dans mon
comportement, parce que dans mes
bagages, ma conjointe m'avait
laissé une photo
de mes filles...
avec un petit mot me disant
qu'elles m'aimaient, ça fait que
ç'a été ça. CÇ
ç'a été ça. Ca m'a joué dans la
tête. Et en plus, aujourd'hui,
j'ai fait du mal à Annick,
on s'en est parlé.
- Arrête. Hé, moi, je veux pas
pleurer dans la vie.
- Je t'ai blessée, on s'est
parlé, on a réglé les choses.
- Quand on est revenus ici,
bien là, il y a eu une campagne
de salissage que toi, t'as
commencée puis qu'Ariane aussi.
- S'il y a une chose que je ne
ferai jamais dans ce jeu-là,
et je vous regarde tous dans
les yeux, je ne serai jamais
en campagne de salissage.
Je suis ici pour chercher
les traîtres. Je ne suis pas ici
pour rabaisser quelqu'un, pour
démolir quelqu'un. CÇ
démolir quelqu'un. Ca, je veux
que ça soit clair.
- OK, mais t'as le droit
de l'estimer comme ça--
- Mais nommer ton nom--
- Mais excuse-moi. C'est pas
à cause de ça.
- Le truc, c'est qu'apparemment
qu'Annick aurait mal interprété
ce que je lui ai dit.
- 100 %.
- J'aimerais ça régler quelque
chose. Présentement, j'ai des
soupçons sur toi par rapport à
la conversation avec Manu, parce
que la première fois que t'es
venue me dire qu'il avait parlé
de moi, t'as pas précisé que
c'était pas le mot "détente".
Puis moi, c'est ce que--
- Non!
- Un instant, j'aimerais ça
terminer mon point.
- OK.
- Tantôt, on se parle dans la
cour puis tu reviens: "Bien
non, c'était de la détente."
CÇ
Ca change tout le temps.
- Non, c'est pas ça. OK,
sincèrement, non, ça change pas.
- Je vais juste terminer mon--
- Non, je suis vraiment comme
fâchée contre toi--
- Est-ce que je peux vous aider
dedans? Est-ce que je peux vous
aider? Deux petits mots dedans.
- Oui.
- Deux secondes.
- Je veux juste arriver
au bout de ma phrase.
- Deux secondes, s'il te plaît.
- Je veux juste finir ma phrase.
- Deux secondes. Il y a beaucoup
de manque de communication--
- Bien, elle essaie de finir
une phrase. On pourrait vraiment
la laisser...
- Bien, je vais attendre, comme,
que je puisse parler pour vrai.
- Vas-y, parle.
- T'as toute mon attention.
- Pour moi, je dois mettre
ton nom ce soir. Puis c'est
absolument rien de personnel.
Tu comprends?
- CÇ
- Ca fait que tu penses
que je suis 100 %--
- Non, je pense pas
que c'est 100 %--
- Est-ce que je peux dire
quelque chose maintenant?
- Mais si c'est j'ai pas la
confirmation ce soir puis tu
restes, demain, je continue à
être sur ça.
- Je sais pas quoi te dire.
Je sais juste pas quoi te dire.
- Je suis désolée, mais on
tourne en rond en ce moment.
Ariane...
- J'ai besoin d'entendre
autre chose en chose.
- Ton point était valide. Tu
l'as fait. Annick, ton était
valide, tu l'as fait.
- Merci.
- AÀ
- A partir de ce moment-là, les
gens décideront. Et maintenant,
on passe au prochain dossier,
parce que je sais qu'il y a
plusieurs personnes qui ont
d'autres choses à dire.
- J'abonde dans ce sens.
- Merci, Harissa.
- Je peux...
- Oui, vas-y.
- Oui. CÇ
- Oui. Ca me crève le coeur
de dire ça. Comme vous savez,
je suis très sensible. Mais
Marc-André, j'ai vraiment
de la difficulté à croire ce que
tu viens de dire par rapport à
ta famille. Je trouve que c'est
trop un gros changement pour ça,
mettons.
- OK. Regarde, je vais juste...
Je vais le prouver pour vrai.
EÉ
Ecoute, avant de rentrer ici,
j'avais la photo.
- Non, non! Non, non!
- CÇ
- Ca, c'est pas une preuve.
- C'est pas ça.
- Vous me sortirez.
Je suis fidèle.
Puis vous allez regretter
si vous me mettez dans le--
- Je peux-tu te poser
une question?
- Vas-y.
- Tantôt, on était au bar.
- Oui.
- Je t'ai demandé: "Regarde-moi
dans les yeux. Dis-moi
que t'es fidèle."
- J'ai dit: "Je suis fidèle."
- Puis t'as eu un sourire.
- Sérieux, il faut pas un dessin
pour croire que t'es traître.
C'est écrit dans le ciel.
- J'aimerais ça savoir c'est qui
tes doutes à ce point, Marc.
- Oui. Je trouve que Mike est
quelqu'un qui ressort pas
beaucoup du lot. Puis moi,
la seule preuve tangible
que j'ai de ça, c'est hier soir,
pendant le cocktail dinatoire,
ç'a été le premier à partir
comme une flèche à s'en aller
à sa chambre. J'ai trouvé
ça bizarre.
- Yo, si tu veux en parler, on
en aurait parlé dans la voiture.
T'avais pensé à Mike aussi, non?
- J'ai pas dit que je
soupçonnais Mike. Tout ce que
j'ai dit, c'est que j'ai trouvé
étrange de la façon que t'es
parti hier. Les autres qui
étaient condamnés ont pris le
temps de dire: "Bon, bien, c'est
peut-être la dernière fois
qu'on se voit."
- Mais les deux ont
les mêmes arguments.
- Je peux-tu terminer,
s'il te plaît?! Merci.
- T'as pas besoin de crier.
Je t'entends.
- Puis c'est tout ce que j'ai
dit, que j'ai trouvé ça spécial.
- Ouais.
- Mais j'ai pas dit que j'avais
des soupçons contre toi ou...
- Je veux juste--
- Et si je peux rajouter quelque
chose, j'ai pas dit un mot
depuis le début.
- Non, c'est correct.
- Je peux-tu avoir mon deux
minutes? Hier, j'ai écrit le nom
d'Annick sur mon papier.
Et aujourd'hui, j'ai su
que Vytee, t'étais allé dire
à Annick que j'avais sorti
son nom comme quoi je voterais
contre elle ce soir.
- Est-ce que je peux juste?
Parce qu'elle vient de me lancer
un petit pic.
- Il faudrait peut-être laisser
les autres parler, par exemple.
- Elle vient de lancer
quelque chose...
- C'est quelque chose
que j'ai entendu.
- Mais elle parle de Mike
puis on laisse pas Mike parler.
Tu prends toujours la parole.
Est-ce qu'on peut écouter
qu'est-ce qu'il a à dire?
On reviendra à toi, si tu veux,
après. Il y a plein de monde
qui a pas encore.
- Je ne prends pas toujours
la parole, mais merci.
- Bien, je savais pas que se
coucher de bonne heure,
c'était...
(rires)
- Mais j'ai pas dit
"accusation", j'ai dit
"soupçons". C'est tout.
Je veux pas que ce...
- Mais je trouve qu'on passe
un petit peu trop de temps
là-dessus. Je sais pas vous,
mais moi, j'ai aucun soupçon
envers Mike.
- Non, moi non plus.
- J'ai une situation que
j'aimerais peut-être amener.
- Oui.
- J'ai été témoin, sur
la terrasse. Je sentais que
c'était personnel entre vous
deux. J'ai voulu quitter et je
crois qu'Annick m'a dit: "Non,
non, reste. Je veux un témoin."
- Ouais.
- Je trouvais déjà que la scène
était un peu surjouée.
J'avais l'impression d'assister
à un spectacle.
- Mais je voulais pas--
- Je veux juste dire qu'elle m'a
dit la même chose pour embarquer
dans l'auto.
- Non, on était les trois--
- Harissa...
(dispute étouffée plus loin)
- Arrête.
- Oui, je lui ai dit qu'elle
vienne avec nous.
- C'est toi. Bien oui,
tu voulais pas de témoin.
- Mais t'as une...
- Annick, moi, je pense pas que
t'es une traître. Par contre,
je pense que t'es un petit peu
trop émotive.
- Bien oui, mais je me--
- Puis on est dans un jeu.
Puis là, c'est pas parce qu'un
pense quelque chose que là, il
faut en faire une montagne.
- Hum-hum.
- C'est un jeu. Puis là,
il faut contrôler un peu
notre émotivité, on cherche
un traître.
- Moi--
- CÇ
- Ca fait que là, on peut-tu
se concentrer à chercher...
- 100 %. C'est juste que ça me
rend sensible quand vous dites:
"On t'a nommée toute
la journée."
- On pourrait peut-être aller
voir d'autres personnes.
- Puis tu sais, tout est réglé,
mais ç'a l'air que je suis too
much. Puis depuis le début,
je pense que vous le voyez
que je suis too much.
- Invités...
(musique de tension)
...c'est l'heure de voter.
Invités, c'est l'heure
de voter.
- La table ronde était haute en
émotions. C'est rare que j'ai
des palpitations cardiaques,
mais là, on était là.
- Ouf! Je me sens encore,
genre... de même, là.
- Maxime, on va commencer
les votes avec vous.
- Moi, je suis ici pour
découvrir les traîtres et ce
soir, j'ai le profond sentiment
d'en avoir découvert un,
et malheureusement, c'est
Marc-André que j'ai écrit
sur l'ardoise.
- Harissa.
- Je suis désolée. Marc-André.
- Marie-Jeanne.
- Je trouve que t'es un peu
comme un électron libre.
Tu te promènes un petit peu.
Je t'apprécie vraiment, mais
pour ces raisons, je vais y
aller avec Annick.
Je suis vraiment désolée.
- Michael.
- Marc-André.
- Trois votes Marc-André,
un vote Annick.
Yolaine. J'ai entendu
Marc-André dire: "Je feelais
pas aujourd'hui." Pourquoi tu as
pas mentionné à ce moment-là
la photo, le mot? Je te dirais
que c'est ce qui a renforcé
ma décision de votre contre toi.
Je suis désolée.
- Marc-André.
- Joshua. Je trouve que dans
les derniers instants, ç'a été
très bizarre, ta réaction.
Puis j'y suis allé avec toi.
- Parfait.
- Annick.
(soupir)
- On était très proches.
- Hum-hum.
- Aujourd'hui, ç'a fait
un peu balancer...
- Vas-y.
- Il y a eu comme plein
d'inconstances dans tes
comportements. Puis c'est
pour ça que j'ai mis ton nom.
- CÇ
- Ca, ça fait mal.
- Marc-André.
(sanglot)
- Désolé.
- I'm sorry. Je le sais.
I'm sorry.
- Vytee.
- Marc-André.
- Ariane.
- Si t'es fidèle, je perds mon
temps avec toi, je suis désolée.
C'est pas personnel.
- Tu perds ton temps.
- Six votes Marc-André,
deux votes Annick,
un vote Joshua.
Jean-Philippe.
- Je suis désolé, Annick.
- Marie-Pierre.
- J'ai pas le choix d'y aller
avec toi également, Annick.
- Mike.
- Marc-André.
- OK.
- Je suis obligé
de mettre ton nom.
- Marilyn.
- Annick, j'ai trouvé que
t'étais très émotive ce soir
puis j'ai trouvé même que t'es
allée un peu dans le personnel.
C'est signe que peut-être,
on manque d'arguments.
J'ai mis ton nom, Annick.
- Wow.
- Sept votes pour Marc-André,
cinq pour Annick,
un pour Joshua. Joshua.
- Donc, moi, c'est simple. Mon
vite s'en va sur Marc-André.
Encore une fois, excusez-moi.
Vous allez tous voir que
Marc-André, c'est un traître.
Si ce l'est pas, je me lève
et je quitte le jeu,
- Oh!
- Juste pour vous prouver
à quel point...
- Je vous le jure.
- Oh, boy.
- Juste pour prouver à quel
point qu'il est traître, OK.
- Qu'est-ce qu'il fait là?
- Prépare tes valises, mon chum.
- Laetitia.
- Malheureusement, Annick.
Je mets ton nom.
- Kaven.
- T'es une superbe personne,
mais je dois voter pour toi.
Je suis désolé, Marc-André.
- Karyne.
- J'ai trouvé que t'avais
peu d'arguments valables,
Marc-André, ce soir, pour me
rassurer, donc j'y suis allée
avec toi.
- Dix votes Marc-André,
six votes Annick,
un vote Joshua.
Marc-André, si vous recevez
un vote de plus, vous êtes banni
du manoir.
- Parfait.
- Charles.
- C'est extrêmement difficile
de prendre cette décision
à cet instant. Mais j'ai pas
le choix d'y aller pour...
Marc-André.
- Parfait. C'est correct.
- Marc-André, vous êtes
officiellement banni du manoir.
On va toutefois aller voir
les autres votes.
- Parfait.
- Audrey.
- J'ai décidé
d'y aller avec Annick.
- Well.
- Manuel.
- Marc-André.
- Frédérick.
- C'est rien de personnel.
Mais j'ai marqué Annick.
- Marc-André, rejoignez-moi pour
révéler si vous êtes un fidèle
ou un traître.
- EÉ
- Ecoutez, les traîtres, c'est
une famille. On est une grande
famille. J'ai voulu être honnête
avec ma famille, ç'a pas
fonctionné. Maintenant, je m'en
vais retrouver ma vraie famille
et j'étais...
un fidèle.
(expressions de déception)
- C'est toute une surprise
de voir que Marc-André est
un fidèle. CÇ
un fidèle. Ca vient complètement
brouiller les cartes.
- Je ne comprends plus rien.
- Joshua, je t'attends au bar,
mon gars.
- Parfait.
(soupir)
- Aucun mot.
Je suis trahi, ça l'a aucun
sens. J'y crois pas.
- What?
- OK, officiel?
- Ouais, officiel. Moi,
j'avais mentionné. Il y a pas
de problème.
- Voyons! AÀ
- Voyons! A quoi tu penses?
Je comprenais pas. En même
temps, comme traître, j'étais
comme: "Yeah! Va-t'en,
mon homme."
- C'est un fidèle. Assis-toi,
on a besoin de toi, là.
- Bien, je suis fidèle à 100 %,
mais j'ai mentionné que je
quittais si c'était un fidèle.
- Tu peux te tromper comme
tout le monde aussi.
- CÇ
- Ca dérange pas. J'avais
mentionné. Moi, ça me
dérange pas--
- Il ne faut plus refaire...
Tu sais, n'allons pas jusque-là.
Hé, gars, relaxe. Prends-toi
deux secondes. Pose-toi.
Assis-toi et tu te tais.
- Tu vas m'arracher le coeur
de la poitrine, toi.
- Vous êtes assez divertissants.
- On est assez poches,
surtout, aussi.
- Ouais.
- AÀ
- A chaque fois, je nourris
l'espoir que les fidèles
démasquent un traître dès
la première table ronde.
Mais bon, ça sera pour
une prochaine fois.
Peut-être serez-vous plus
surprenants demain.
Du moins, deux qui seront
encore avec nous. Bonsoir.
Et à demain... peut-être.
- Alï
- Ale! Alï
- Ale! Ale! Alï
- Ale! Ale! Ale!
- C'est vraiment tough. Quand tu
penses que t'es dans une grande
famille comme vous nommez tout
le monde puis que tout le monde
te targette, tu perds tous
tes moyens. En ce moment, là,
cette personnalité-là, je l'ai
jamais vue. Jamais.
Jamais.
- Annick, c'est bon, ce que tu
fais. Tu sais, tu nous...
- Non, c'est pas bon. Même...
Hé, on s'est même pas jamais
parlé. Je sais pas. Tu m'as
jugée ici, à une table ronde.
Je sais même pas quoi te dire.
- Quand j'ai vu Marilyn flipper
le nom à Annick, là, j'ai eu
une demi-seconde dans ma tête.
Je me suis dit: "Oh!" J'ai
trouvé ça vraiment particulier.
- Ma belle Marilyn qui a mis
mon nom sur l'ardoise.
Il va y avoir moins de soupçons
entre les deux. J'ai quand même
l'impression que les gens vont
penser que je suis une traître
puis pas elle. C'est un bon coup
pour elle, je trouve.
Très bon coup.
(musique de tension)
- Non, moi, je capote.
- Pourquoi?
- Je capote.
Je me sens stupide.
(soupir)
Les traîtres ont joué
un excellent jeu, honnêtement.
J'ai mis ma peau ce soir
à la table ronde.
- Non, mais moi, j'aimerais ça
qu'on parle de Joshua, là.
- Ouais.
- Comme, moi, ce que j'ai
pas compris--
- Il avait pas besoin
de faire ça, là.
- Peut-être qu'il s'attendait
à ce qu'on l'empêche, hein.
- C'est ça l'affaire.
Mais moi, j'ai pensé--
- Hé, c'est risqué, là!
- Non, mais attends, mettons--
- Non, non, c'est trop loin.
- Il a dit qu'il aimait
le casino, qu'il aimait
le gambling.
- Attends, il a arrêté
de marcher quand même, là.
- Chez nous, je vais avoir l'air
de quoi? J'ai dit que je m'en
allais puis je suis pas parti.
C'est juste bizarre un peu, non?
- Non, parce que t'as la plupart
des gens qui t'ont dit:
"Non, non, non, reste."
Là, tout le monde sait
que t'es fidèle à 100 %.
- Non, ça veut pas dire ça.
CÇ
Ca veut pas dire ça, parce
qu'ils peuvent dire: "Ah, t'es
pas parti." J'étais tellement
convaincu que Marc-André était
un traître. Je me suis trompé.
- Tout le monde nous a
dirigés, OK...
- Vers Marc-André.
- ...vers Marc-André.
- Moi, j'ai essayé de les
diriger vers Audrey puis vous
avez rien voulu savoir.
- Exactement.
- En tout cas, moi,
je ne targette plus Annick.
- Je suis... Comment?
- Je ne targette plus Annick.
Là, je voulais aller faire
une campagne de dire à tout
le monde: "La gang, on l'a pas
pantoute. Là, on était tellement
sûrs de Marc-André. On est dans
le champ aussi pour Annick."
- Rapidos, la gang, moi, je
pense qu'on change notre fusil
d'épaule, là.
- C'est drette ça.
- On est genre éblouis
par le flamboyant, là.
Là, il faut regarder qui a voté
Marc-André, qui a pas
beaucoup parlé.
- Moi j'étais convaincu que
c'était Marc-André. En ce
moment, je suis déboussolé.
- Puis honnêtement, je sais pas
quoi que je vais faire demain.
J'ai pas d'autres pistes. Parce
que Annick, ma perception
personnelle, c'est que je pense
pas que c'est une traître.
- Puis Annick, elle est proche
de qui d'autre, là?
- Je l'ai vue beaucoup
avec Vytee.
- Mais tantôt, il y a quelqu'un
qui a défendu...
- Hein? C'était qui?
- Marilyn.
- Elle a défendu qui?
- Bien, elle a défendu,
je trouve...
- Annick?
- Ouais.
- Bien, elle a mis son nom.
- Ouais, mais tu sais,
elle était comme--
- Qui qui a défendu Annick?
- "Moi, en tout cas, je sais
pas pour le prochain."
Moi, cette femme me...
(gémissement incertain)
J'ai vraiment des gros doutes.
- Il y a plein de monde qui m'a
parlé d'Annick à partir de la
fin d'après-midi. Je comprenais
d'ouù
d'ou ça sortait. J'ai pas
embarqué là-dedans.
- C'est toi qui a nommé mon nom?
- Bien, non.
- Je suis pas gêné d'avoir--
- C'est qui qui l'a fait?
Pourquoi personne le dit?
- Moi, je fais pas exprès.
Je le sais pas.
- Non. Ouais, non, toi, je te
truste full, by the way. Toi,
moins. Toi, je te l'ai déjà dit.
(petit rire)
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Bien, je te truste moins.
- Tu me l'as jamais dit. On
s'est jamais parlé. Pourquoi tu
dis que tu me l'as dit. On s'est
jamais parlé.
- C'est pas vrai qu'on s'est
- Mais tu m'as dit: "Je te l'ai
déjà dit." Moi, ce que je te
dis, c'est qu'on s'était
jamais parlé.
- Non, mais moi, je veux--
- Si tu veux qu'on discute,
il faut que tu m'écoutes
quand je parle.
- Explique-moi d'abord.
- Quand j'essaie de venir
vers toi, tu regardes en arrière
de moi pour voir à qui
aller parler.
- On s'est parlé plein de fois,
ça fait que si t'es pas capable
de voir--
- On a parlé de quoi ensemble?
- Bien, je sais pas, mais
on s'est déjà parlé.
- Moi non plus.
- Tu peux pas dire qu'on a
jamais parlé zéro, par exemple.
- Dans le cadre du jeu, on s'est
jamais parlé.
- Je pense que nos
personnalités, elles rentrent,
elle clashent.
- Que tu me dis que nos
personnalités clashent,
c'est blessant.
- J'ai pas dit
que je t'aimais pas.
- Non, mais tu dis que nos
personnalités ne fonctionnent
pas, mais...
- J'ai... OK.
(soupir agacé)
- Tellement impossible pour
moi d'entretenir une relation ou
même de bâtir une relation
avec elle.
Non, non, premièrement,
je me fais tuer dès ce soir.
- Non.
- OK, attendez un petit peu.
- Moi, en tout cas, je passe
un plaisir avec vous, si on vous
revoit pas.
- Hé, non, pour vrai.
- Hé, man, sérieux, par m'être
fait nommer comme ça, je vais
vous dire adieu, peut-être.
♪ There's a darker side
of me
One that you can't unsee
Welcome to the dark side ♪♪
(tintement de clocher)
- Oh!
(soupir de soulagement)
- Oh my God!
- "What a night!"
- Oh my God, vous m'avez donné
chaud ce soir.
- Je me suis dit:
"Vous allez me tuer!"
- Non. Bien, moi, j'avais hâte
de t'expliquer, là.
Moi, dans mon auto, en montant
et en revenant, tout l'auto
complet votait pour toi.
Là, moi, pour comme garder ma
couverture, j'ai voté pour toi,
mais j'ai fait les calculs je
sais pas combien de fois.
C'était pas toi qui partais.
Moi, après...
(Annick): Oui.
- ...je suis allée passer à tout
le monde avec qui j'étais dans
les autos pour dire: "La gang,
là, là, on a la poudre aux yeux
puis tout ce qu'on voit, c'est
ceux qui parlent fort, ceux qui
réagissent beaucoup. Il faut
changer notre fusil d'épaule.
Là, là, Annick, ce n'est plus
dans nos choix."
- Mais en même temps,
je me suis dit: "OK, elle est
intelligente." Je te dis pas que
je te surveille pas, tu sais,
je me sens jamais en confiance.
C'est tous des menteurs.
(rire)
Je veux tuer Ariane.
Moi, j'ai un beef avec elle. Je
suis la seule à avoir un beef
avec elle.
- Bien, justement,
on va pas la mettre...
- T'as pas peur, c'est ça,
que ça se revire contre toi?
- Moi, je veux. Non.
- Là, après tout ce qu'Annick
venait de faire à la table
ronde, OK, les émotions viennent
de lui monter à la tête. Il y a
quelque chose qui marche pas.
Je me disais: "Pire move!"
- Elle a de l'influence,
Ariane, là.
- Oui, mais c'est pour ça que je
veux qu'elle parte. Je veux
qu'elle parte.
- C'est ça, je sais. Mais elle a
de l'influence. Les autres vont
voter contre toi quand ils vont
voir qu'elle, elle est partie.
C'est sûr que tout le monde va
faire 1 + 1, là.
- Tu penses?
- Bien, le monde avait
des doutes ce soir. Il faut
que tu te calmes.
- Ouais, mais c'est--
- Puis qu'on fasse un choix
stratégique. Harissa,
elle est très...
- Oui, pour moi, c'est elle
que je suis comme...
- Moi avec.
- Elle est vraiment bonne.
- Elle est très, très smart.
Puis elle amène plein de choses
sur le tapis, plein de scénarios
qu'on n'a pas pensé.
Ah non, non, préparez-vous.
Harrissa, c'est parce qu'elle
va nous faire mal.
- Ah, oui, oui, oui.
Moi, je voudrais pas
qu'elle soit sur mon cas.
- Quand elle va targetter
quelqu'un, là, elle, elle
va être partie à la guerre.
Pas à la chasse, à la guerre.
- Mais Marie-Pierre pense mourir
ce soir.
- Qu'est-ce qu'elle a,
Marie-Pierre? Hé, Marie-Pierre,
elle me targette, là.
- Bien, Marie-Pierre est
venue me voir, moi, après.
- Mais comme, on n'est jamais
ensemble puis elle dit: "AÀ
chaque fois que j'arrive, tu
pars." Moi, je me suis jamais
rendu compte de ça non plus,
tu sais.
- Mais elle disait: "Si je suis
morte demain, c'est Annick."
- Oui, mais attends, écoute-moi.
Je pense que tu dois travailler
sur toi. Après ça, tu peux pas
avoir Ariane à dos en une
journée, Marie-Pierre à dos.
- Mais moi, j'aime pas ça la
confrontation. J'aime pas ça.
Puis quand je...
- CÇ
- Ca paraissait pas ce soir, là.
Tu confrontais tout le monde.
- Ah, peut-être.
- Bien, je pense qu'il va
falloir que t'enlèves une bûche.
- Ouais, ouais, ouais. Il faut
que tu prennes des respirations,
là, puis que t'arrêtes de
prendre les choses personnelles.
- "Annick, t'es partout!
Calme-toi!" Je veux dire,
je sais pas comment! Puis ça,
c'est vrai.
(rire)
- Il faut que demain, t'enlèves
une grosse bûche.
- OK.
- Il faut vraiment que tu sois
en rédemption demain.
- Tu sais, je pense que toi,
t'as été ébranlée ce soir.
Qu'est-ce qui te ferait
sentir mieux?
- On la met-tu?
- Go.
- En rentrant au conclave,
j'avais l'impression qu'on
marchait pas ensemble. CÇ
marchait pas ensemble. Ca m'a
comme juste réalignée à me dire
que oui, on est trois traîtres,
je m'en vais toute seule pour
la victoire.
♪ There's a traitor in my heart
I notice I do stuff
I only start now
There's a traitor in my heart ♪♪
♪ Trust is a cruel friend
Cruel as a friend can be ♪♪
- Une première table ronde
remplie d'émotions, une traître
au bord du gouffre et un premier
échec pour les fidèles.
- Je m'en vais retrouver
ma vraie famille et j'étais
un fidèle.
- Les deux premiers invités à
quitter mon manoir vont bientôt
apprendre qui sont les traîtres.
C'est l'heure de la révélation.
(♪♪)
- Ouh! C'est bien beau ici.
- Marc-André, ici, on est sortis
du jeu.
- Ouais.
- Les formalités tombent.
- Ah, mon Dieu, enfin. Merci!
- Comment tu te sens?
- Ah, ça va mieux. EÉ
- Ah, ça va mieux. Ecoute,
j'étais très émotif.
- Pourquoi t'étais émotif,
au juste?
- Parce qu'écoute, j'ai joué
avec, dans ma tête, ce que je
croyais être l'honnêteté. Moi,
dans ma tête, j'étais le preux
chevalier qui sort la photo pour
prouver que tout ce qui s'est
passé dans la journée, c'était
vrai, je l'avais.
- J'ai vraiment de la difficulté
à croire ce que tu viens de dire
par rapport à ta famille.
Puis ça me...
- Je vais juste... je vais
le prouver pour vrai, écoute.
Avant de rentrer ici...
j'avais la photo.
Et le monde: "Mais c'est
une mise en scène!"
Pour les gens, c'est apparu
comme si c'était une mauvaise
pièce de théâtre des années 80,
là, tu sais. C'est ça
qui est arrivé.
- Est-ce que t'avais vu venir
que la table allait se dérouler
de cette façon-là ce soir?
- Pas du tout. Je m'attendais
tellement pas à ce que la table
vire de mon côté. Puis je pense
qu'une de mes erreurs, ça aura
été de pas aller voir les trois
joueurs qui m'ont mis, parce que
je me rends compte que, écoute,
ç'a fait boule de neige, là.
- Parce que c'est vrai, hier,
pendant le cocktail, quand les
gens nommaient ton nom, tu riais
en arrière.
- Bien oui, dans ma tête, ça
faisait partie du jeu. Je
trouvais ça drôle, parce que
c'était le jeu. Je pense que
le problème, c'est que j'étais
spectateur et non joueur à ce
moment-là. Puis ce que j'ai
remarqué aussi, c'est que tous
les traits de ma personnalité
que je voulais pas qui
sortent, ils sont sortis,
tu sais.
- Comme?
- Bien, mon côté drama queen.
Puis je suis quelqu'un, tu sais,
que quand il fait des colère ou
whatever, tu sais, des fois, ça
sort avec extravagance, tout ça.
Puis j'étais: "Il faut pas
que ça sorte."
Vos gueules!
- Tout ce qui s'était passé
avec Annick pendant la journée,
est-ce que t'avais l'impression
que vous aviez vraiment fait la
paix puis que là, il y a encore
des choses qui sont
ressorties ce soir?
- Forcé de croire que non, parce
que c'est ressorti. Moi, dans ma
tête, quand on s'est fait un
câlin, pour moi, c'est
une preuve ultime de: "Je te
considère comme une personne
qui j'aime du plus profond
de mon coeur, tu sais."
J'en parle avec émotion,
parce que c'est ça.
- Puis pourquoi t'en parles
avec émotion?
- Bien, parce que je me
suis attaché.
- Hum.
- Je me suis attaché à Annick.
Puis je trouve que j'ai pas été
une bonne personne.
C'est juste ça.
- Puis quand elle a voté contre
toi ce soir, ça t'a rendu
particulièrement... CÇ
particulièrement... C'a semblé--
- Non. Bien, oui, ç'a été
difficile. Mais je comprenais
aussi que ça faisait partie du
jeu. Mais c'est ça, j'ai trouvé
ça bizarre, étrange, tu sais.
CÇ
Ca fait que, mettons, tu
m'apprendrais tantôt qu'elle
était traître, je serais comme:
"Ah, maintenant, ça ferait
du sens, tu sais." Puis ça,
j'ai hâte, j'ai vraiment hâte.
- Joshua était tellement
convaincu que t'étais
un traître, il a même dit
qu'il allait partir du jeu
si tu l'étais pas.
- Marc-André, c'est un traître.
Si ce l'est pas, je me lève
et je quitte le jeu.
Juste pour vous prouver à quel
point... Je vous le jure.
- Moi, je veux savoir, est-ce
qu'il est parti?
- Il s'est rassis.
- Ah. Ah, le "coquinot-coquin".
(rire)
- Une nouveauté cette année,
on vous demande chaque jour
d'inscrire vos suspicions
dans un journal.
Ton journal se trouve maintenant
ici, sous ta photo. Avant de
mourir, on t'a demandé d'écrire
une lettre à la personne que tu
souhaiterais inviter à venir
lire ce qui se trouve dans
ce journal-là. Donc, ta dernière
volonté, Marc-André, se dirige
vers quel joueur?
- Eh bien, moi,
j'ai écrit Annick.
- Donc, Marc-André,
en choisissant Annick...
- Oui.
- ...ce que ça me dit, c'est
que c'est la personne à laquelle
tu fais le plus confiance.
- Oui.
- Pourquoi?
- On a connecté. Au jour un,
elle m'a dit que j'étais drôle,
avant même que les traîtres
soient définis. Et je me suis
attaché très rapidement
à cette personne-là.
- Marc-André, dans quelques
instants, je vais te révéler
qui sont les traîtres. Mais
avant, on va accueillir Francis.
- Oh, Francis.
- Qui a été tué la nuit
dernière.
- Hum!
- Tu sais, j'ai le motton,
parce que j'ai... je pense que
cette partie-là de moi, qui est
triste, elle se dit: "Je voulais
le vivre puis je voulais aller
plus loin." Puis...
puis c'est...
(soupir)
Too bad.
- Allô!
- Salut.
- Allô! J'ai été banni!
- Allô.
(rire)
- Francis, qu'est-ce que ça te
fait de voir Marc-André ici?
- La surprise.
- OK.
- Pourquoi?
- Ouais, je pensais pas qu'il y
avait des soupçons sur toi.
- Qu'est-ce que ça t'a fait,
Francis, t'apprendre que t'as
été tué par les traîtres
la nuit dernière?
- Mélange de plusieurs
sensations, là. J'étais triste.
Vraiment, je commençais à
m'attacher au jeu, aux gens.
J'avais le goût que ça continue.
- Francis, t'as été très
courageux. Tu t'es porté
volontaire.
- Ouais.
- Donc, c'est un peu de ta faute
si t'es ici aujourd'hui,
en partie.
(rire)
Est-ce que tu regrettes
de t'être volontairement porté
comme condamné?
- Ce matin, je l'ai regretté.
- Hum-hum.
- Quand je l'ai fait, j'avais
en tête qu'il y avait des
possibilités que ça tourne
à mon avantage. Après ça, je
me suis dit: "Ah, Mike, il est
dangereux. C'est sûrement lui
qui va sortir, avec tout
son bagage et..."
- Hum!
- Et avec ce qu'il m'avait
dit à moi.
- Qu'est-ce qu'il t'avait dit?
- Bien, qu'il a été militaire
longtemps. Il travaille en
sécurité privée. Il me disait
qu'il avait détecté des choses.
Puis c'était vraiment... c'était
poussé, ce qu'il me disait.
- Oh!
- Donc, selon toi, c'est lui
qui allait partir.
- Dans ma tête, c'est lui
qui allait partir. Quand je me
suis rendu compte que Mike
allait peut-être passer sous
les radars, là, je me suis dit:
"Oh, j'ai peut-être été
trop visible."
- On t'a demandé, Francis,
d'écrire une lettre, tes
dernières volontés qui vont se
diriger vers un des joueurs qui
va pouvoir avoir accès, entre
autres, à ton petit journal,
à celui aussi de Marc-André et
au prochain éventuellement, la
personne qui mourra peut-être...
Bien, pas peut-être. La personne
qui va mourir.
(rires)
...ce soir.
- Je veux pas être le seul
quand même.
(rires)
- Ta lettre, tu l'as
adressée à qui?
(rire)
- Je sais pas si je vais avoir
raison, mais ma lettre, elle
était adressée à JP.
- Pourquoi?
- Premièrement, je trouve qu'il
est franchement sympathique.
- C'est vrai.
- Il m'a montré aucun signe
comme quoi il serait traître.
- Hum-hum.
- Peut-être que je me trompe,
mais je me suis dit: "CÇ
mais je me suis dit: "Ca peut
être intéressant qu'il lise
qu'est-ce que j'ai écrit."
- Messieurs, on va être rendus
au moment que vous attendiez.
(rire)
- Oh que j'ai hâte!
- Je vais vous révéler qui sont
les traîtres, mais avant, je
veux savoir: qui croyez-vous,
sont les traîtres? Je vais
commencer par toi, Francis.
- Il y a quatre personnes
que je pense qui ont plus
de chances d'être traîtres.
Mike.
(Karine): Hum-hum.
- Marie-Jeanne,
Ariane et Audrey.
(Karine): Marc-André?
- J'avais dit Mike. AÀ
- J'avais dit Mike. A la table
ronde, il y avait Ariane et à la
toute fin, Joshua a comme sorti
un jeu vraiment bizarre.
Donc, c'est ces trois-là.
- Vous voulez savoir c'est qui?
- Oui!
- Bien oui, bien oui.
- Je vais vous montrer un
extrait du conclave d'hier soir.
- OK. T'es prêt?
- Oui! Je suis prêt.
- Oh!
- Oh my God!
- Ah!
(cri)
(rires des traîtres)
(en choeur): Ah!
- Wow!
(cri excité)
- Moi, j'allais vous laisser
parler. J'étais curieuse de voir
ce que vous aviez à dire.
Mais j'ai mon idée. J'avais
Francis, parce que Francis, il
pose beaucoup de questions, ses
questions sont très profondes.
Puis on dirait que chaque
réponse ne lui...
- Ne lui convient pas.
- ...ne le satisfait pas.
- Il y a Mike. On n'en a
pas parlé.
- Mike, est-ce qu'il va
nous servir?
- Bien, je pense que d'éliminer
Mike, ça créerait un peu la
confusion, là, tu sais.
- Bien, c'est pas ça qu'on veut.
- Pourquoi? Oui, mais
c'est ça, justement.
- C'est ça qu'il aurait fallu,
par exemple.
- Je pense pas qu'il apporte
de plus-value en ce moment à
l'éliminer, parce que là, il est
low profile, personne parle de
lui. Francis, il frotte.
- Oui, oui.
(rire)
- Ouais, il serait
dans mon top trois.
- Il m'inquiète plus que Mike.
- Oui.
- "Stamp it."
- Oh!
- C'est bon. Bravo!
- Bye bye!
(rires)
- Oh my God!
- Ah, les vlimeuses, hein.
- C'est tellement bon!
- En plus, Annick, elle s'était
plantée au cocktail, quand
elle a dit que Manu
lui faisait peur.
- J'ai peur de ta job.
- Hum-hum. Oui, mais...
- Moi, personnellement, elle
était juste après... Elle était
la cinquième sur ma liste, parce
que je me suis dit: "C'est
extrêmement louche que ça lui
fasse peur."
(rire)
- Marc-André, t'as ouvert
la porte de mon bureau...
- Ouais.
- ...à une traître.
- Hé, c'est bon! J'ai marqué
son nom!
- T'as marqué son nom.
- Wow!
- Les gars, dans la vidéo
que vous venez de voir, il y a
une autre information secrète.
- T'as-tu remarqué quelque
chose? Moi, j'ai absolument
rien remarqué.
- Non, je pourrais pas dire.
- Non, vraiment.
- Moi, je regarde lui, il a
l'air de savoir, en général.
(rires)
L'autre cible, c'était qui,
Francis, si c'était pas toi?
- Mike.
- Puis pourquoi
ç'a pas été Mike?
- Bien, elles ont dit qu'elles
allaient comme l'utiliser un
peu, qu'elles allaient...
- Ouais.
- Non, c'est pas ça
qu'elles ont dit?
- Karyne et Mike sont un couple
dans la vie.
- Oh! Wow!
J'adore. J'adore ce jeu!
- Je me disais... Karyne, je me
doutais qu'elle avait pas dit
la vérité sur quelque chose.
(Karine): Pourquoi?
- Je savais pas si c'était son
emploi. Il y avait quelque
chose. J'ai l'impression qu'elle
amenait plus que ce qu'elle
disait qu'elle avait
comme expérience.
- Les gars, ç'a été court
de vous avoir ici, mais ç'a été
vraiment formidable de vous voir
aller. J'espère que vous avez eu
beaucoup de plaisir, que vous
êtes satisfaits de votre
expérience aussi. Vous faites
officiellement partie maintenant
des éternels trahis.
(musique de tension)
- Je vais pas garder
une rancune, parce que c'est ça
le jeu des Traîtres. Ce sont
de vraies personnes qui jouent
un rôle dans un grand jeu
de société humain.
C'est sûr que ma blonde va
dire: "Tu vois? EÊ
dire: "Tu vois? Etre drama
queen, ça sert à rien."
Puis je suis obligé de te donner
raison, mon amour. C'est vrai,
ç'a donné rien.
(rire)
- C'est vraiment plate d'être
parti le premier. Je me console
en me disant que je l'ai vécu
à fond. CÇ
à fond. Ca va rester avec moi.
Puis ce que je voulais vivre
ici, je vais le vivre autrement.
- Devant vous, il y a
un champ de mines.
- Cours!
- Ah!
- CÇ
- Ca te ruine que j'aie détruit
ton plan.
- OK.
- Oh mon Dieu, Josh.
- "Je t'ai choisi pour entrer
secrètement dans le bureau
de Karine."
(musique de tension)
Sous-titrage: difuze
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