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Original subtitles

Bonjour, les mordus du cin�ma. Ici M. Jag...

qui vous parle des studios Dreamland.

Ce beau mobile home que vous voyez devant vous...

est l'actuelle demeure de Divine, la beaut� notoire...

l'�tre vivant la plus d�go�tante du monde.

Pour cette histoire de couverture...

dans une de ses tenues des plus l�g�res...

elle a �t� oblig�e de se cacher...

de se d�guiser...

et de prendre le nom de Babs Johnson.

Elle vit avec sa compagne de vir�e Cotton...

son d�linquant de fils Crackers...

et sa m�re d�bile Miss Edie.

Jetons un coup d'oeil � l'int�rieur.

Il est 10h30.

Babs, Babs ! Pourquoi Eggman n'a pas livr� ?

Je meurs de faim, je veux des oeufs.

S'il te pla�t, Babs, donne-moi quelques oeufs.

J'arrive, Mama. J'arrive.

Attends un peu.

Cotton, Cotton.

Babs me donne pas mes oeufs.

Cotton, viens et donne-moi mes oeufs.

Une minute, Edie. T'en fais pas.

Je vais t'en cuire quelques-uns, tr�sor.

Oeufs ! oeufs ! oeufs !

Bonjour, Mama.

Je parie que tu as faim.

Oh, Babs, je meurs de faim.

Eggman n'est pas encore venu ?

J'aime tellement Eggman.

Non, pas encore, maman, mais il reste encore quelques oeufs.

Je t'en pr�pare.

As-tu bien dormi ?

Oh, Babs, j'ai tellement bien dormi.

O� t'as trouv� ce train ?

Tu as dormi dans la cambuse la nuit derni�re ?

Comment tu as su que j'aimais les trains ?

Ce n'est pas un train, Mama.

C'est notre nouvelle caravane, et je dors dans l'autre pi�ce.

Nous avons tous nos propres chambres...

moi, toi, et Cotton.

Et Crackers a un gentil petit hangar � droite dehors...

il peut voir ses amis sans probl�me...

sans nous r�veiller.

N'est-ce pas merveilleux ?

Maintenant, tiens-toi tranquille...

et je vais les cuire

Je les cuis des deux c�t�s aujourd'hui, Mama ?

Oh, non, Babs, non.

Il y a du soleil aujourd'hui.

Je les veux sur le plat.

Tu sais comment je les aime, Babs.

Je sais comment tu les aimes, Mama.

Je reviens.

De l'autre c�t� de la ville, dans la m�tropole grouillante...

nomm�e Baltimore...

vivent Connie et Raymond Marble, Deux pervers d�moniaques...

qui jalousaient la renomm�e et la gloire de Divine...

plus que tout au monde.

Pour Connie et Raymond Marble, c'�tait le commencement de la fin.

Bien, Miss Sandstone...

apr�s avoir examin� vos r�f�rences...

mon mari et moi avons d�cid� que vous ne correspondiez pas

pour ce travail.

Non seulement vous n'avez jamais entendu parler de Divine,

ce qui est l'un des �l�ments principaux

pour ce travail particulier,

Mais en plus, vous manquez d'exp�rience en g�n�ral.

Et honn�tement, vous n'avez pas de personnalit�.

Pourquoi dites-vous cela ? J'ai fait tout que vous avez demand�.

J'ai m�me appris qui �tait Divine.

Trop tard, trop tard...

Naturellement,vous avez fait tout, ma ch�re.

sinon vous n'auriez jamais assist�...

� cet entretien d'embauche.

Vous comprenez...

que nous ne pouvons engager n'importe qui.

C'est un travail de haute confiance, comme vous pouvez l'imaginer...

et nous pensons que vous ne correspondez pas �...

comment pourrais-je dire...

nos crit�res rigoureux de s�lection.

Bien, pourquoi m'avez-vous retenue si longtemps ?

pourquoi m'avez-vous dit de revenir ?

J'avais un autre job o� j'aurais d� �tre prise.

Comment j'aurais pu savoir...

qui �tait cette Divine ?

Je ne la connais pas.

Vous auriez pu me donner quelques tuyaux pour

que je m'informe sur elle.

Vous m'avez fait croire que j'avais ce travail.

Ecoutez, Miss Sandstone...

Miss, euh, Sandy Sandstone...

Vous vous �tes tromp�e, c'est tout,

vous connaissez l'expression...

"on ne vend pas la peau de l'ours"...

Bien, appliquez-le.

Je ne vous ai jamais donn� de r�ponse d�finitive...

Vous pensiez avoir ce travail...

Je n'ai jamais envisag�...

de vous prendre.

Vous n'en saviez pas assez.

j'aimerais que tout le monde soit comme vous...

et n'ait jamais entendu parler de Divine...

mais, malheureusement, cela n'est pas le cas.

Maintenant, si vous voulez...

J'ai une journ�e charg�e devant de moi.

Il n'y a plus rien � dire.

Et qu'est ce que je vais faire maintenant ?

J'aimerais le savoir.

Vous pouvez manger de la merde, Miss Sandstone...

ou mangez ce que vous voulez, faites ce que vous voulez.

Je ne veux pas conna�tre vos probl�mes.

Maintenant, si vous le voulez bien, Je suis une femme occup�e...

J'ai une journ�e remplie devant de moi.

Veuillez sortir de mon bureau.

Vous �tes une vraie connasse !

Une vraie connasse !

Comment pouvez-vous �tre aussi merdeuse ?

Comment pouvez-vous vous supporter ?

Il y a deux sortes de personnes, Miss Sandstone...

mon genre et les trous du cul.

dont vous faites partie.

Bonne journ�e.

Cr�ve, garce !

T'es pr�te, Ma ?

T'es pr�te maintenant ?

Je suis pr�te, darling.

Je dis au revoir � Mama et Cotton.

J'arrive dans une minute, tr�sor.

Ok, Ma, magne-toi...

ou je serais en retard � mon rendez-vous.

Tr�s bien.

Oui, hein, je serai en retard � mon rendez-vous ?

Vous allez l'adorer.

Vous l'aimerez autant que moi.

Je reviens avec elle tr�s bient�t...

vous l'appr�cierez tous.

Que veux-tu dire, Humpty Dumpty �tait un oeuf ?

Comment une personne pourrait-elle �tre un oeuf, Cotton ?

Comment une personne pourrait �tre un oeuf ?

Ben, il avait de petites jambes et de petits bras...

et il pouvait marcher et parler et tout...

comme une personne.

Seulement il �tait un oeuf...

un petit oeuf, tout habill�.

Raconte-moi encore Cotton.

Tu devrais la conna�tre par coeur maintenant, Edie.

Maintenant, �coute bien.

Humpty Dumpty est assis sur un mur.

Humpty Dumpty tombe du mur.

Tous les serviteurs du roi

n'ont pas pu remettre Humpty � l'endroit.

Tu as entendu, Edie ? Tu as compris ?

Raconte-moi encore quelques histoires d'oeuf, Cotton.

S'il te pla�t, raconte-moi encore plein d'histoires.

Je m'en vais.

Tu es bien habill�e, Babs.

Tu es vraiment jolie.

Oh, merci, Cotton.

Une fille ne peut jamais dire

sur qui elle va tomber en ville.

Je suis bien sap�e, pr�te � tomber amoureuse.

Je r�ve de sortir, aussi...

mais Crackers risque...

d'ammener son amie ici.

Je ne veux pas manquer �a.

Ce sera du spectacle.

Oh, je sais.

Tu viendras en ville la prochaine fois que j'irai.

J'ai juste quelques courses.

En plus, toi et Crackers serez...

un bon moment tranquille ici.

Le hangar est parfait.

Je sais, Babs.

C'est la premi�re fois que quelqu'un vient ici.

Je suis impatiente, comment �a va se passer ?

J'esp�re qu'elle ne nous fera aucun ennui.

Oh, �a ne m'inqui�te pas.

Crackers a un tr�s bon go�t dans ce qu'il aime.

Prie pour moi que je trouve un petit quelque chose.

Cela fait trois jours que J'ai pas �t� amoureuse.

Je meurs d'envie de trouver quelqu'un...

un peu imaginatif.

Bye-bye, Babs.

M�re, c'est pas la peine de crier...

ni de hurler.

Nous sommes tous l�. Nous pouvons tous t'entendre.

Je dois hurler.

Je cr�ve de faim...

et cet Eggman ne viendra pas.

Je le sais.

Tu sais qu'il ne vient que plus tard.

Elle aura toujours raison.

�a ira, Babs.

Elle aura toujours raison.

N'est-ce pas, Mama ?

Tu veux des oeufs durs � grignoter...

pour patienter ?

Oui, je l'aurais pari�.

Bye, Babs. N'oublie pas le repas pour la f�te.

Crackers, je suis pr�te !

Allons-y, Mama. Je suis en retard.

Mais, tr�sor, comment vas-tu revenir de la ville ?

En stop, Ma. C'est pas dur.

Laisse-moi juste au magasin Edda Gown.

C'est l� o� je dois retrouver la petite dame.

Nous nous retrouverons d'une fa�on ou d'une autre.

J'esp�re qu'elle sera pr�te pour un peu d'action.

Oh, tr�sor, je vois ce que tu veux dire.

J'aimerais moi aussi un peu d'action.

tu n'auras pas de probl�me

avec ton rendez-vous,

si elle n'a pas froid aux yeux.

J'esp�re qu'elle aime les nouvelles exp�riences.

Tu vois ce que je veux dire ?

Un petit baratin fera un long, long chemin.

Donne-moi ta main, tr�sor.

Channing !

Jesus.

Elles sont encore l� ?

Oui, elles ont attendu.

Fais-les monter.

Mrs. Marble peut vous voir maintenant.

Venez, Merle, elle est pr�te � nous recevoir.

J'arrive, j'arrive.

Bonjour, Miss Marble.

Nous �tions si excit�es toute cette semaine

moi et Merle.

Nous ne pouvions � peine dormir la nuit.

Nous avons h�te de voir le visage du petit Noodles.

D'habitude nous dormons tr�s bien.

Moi et Annette, allons vraiment devoir nous fixer

une fois que nous aurons Noodles.

�a sera tr�s diff�rent avec un b�b�.

Oui,comme je le disais,

Mr. Marble et moi, avons d�cid�

de vous confier Noodles...

mais, prenez place...

je veux juste rev�rifier votre candidature.

Ne dis rien, compris ?

Ne dis pas un mot.

Quand vas-tu la sortir d'ici ?

Viens, petit Noodles, on t'a trouv� un nouveau foyer.

C'est vraiment du joli !

Pauvre Alice, qui meurt en accouchant.

Tu ne peux m�me pas prendre la peine de d�placer le corps,

et maintenant cette garce vend le gosse !

Pauvre baby !

Et toi, sangsue,

tu peux pas m'avoir des calmants !

Toi, tas de merde, o� sont mes pillules ?

Elle peut me les offrir.

Elle a un autre couple important pour celui-l� !

Elle peut au moins me donner mes putains de pillules ?

Tu ne dois pas me parler quand je descends ici.

Je me fous de ce que tu dis, gros porc !

Fais sortir ce cadavre, �a me rend malade !

Quand vont-ils en vouloir un autre ?

Quelle pauvre fille donnera le prochain ?

Je sais qu'ils en veulent encore un.

Quand je suis venue ici, j'ai remplac� quelqu'un, hein ?

Tu n'es qu'un sale pouilleux.

C'est comme tu veux, encul� de couille de merde !

Je t'ai dit ta gueule !

Ferme-la quand je descends ici.

Oh, regarde comme elle est mignonne !

Attendez une minute.

Connie, c'est en r�gle ?

Oui, c'est bon, Chan.

Regarde comme elle est mignonne.

Oh, Merle, je suis si heureuse.

Et, baby, si tu es heureuse, je suis heureux

parce que tu es ma raison de vivre,

toi, moi, et maintenant, petit Noodles.

Merci, Miss Marble.

Sans vous, nous n'aurions jamais �t� aussi heureux.

Vous �tes merveilleuse, vraiment merveilleuse.

Merci.

Bon, merci, madame.

si ce n'�tait pas le cas, je ne ferais pas ce travail.

Et c'est tout, je prends soin de satisfaire mes clients

en m'assurant que les b�b�s

soient plac�s dans de bons foyers.

Merci.

Bye-bye, maintenant.

Nous verrons qui est la plus d�go�tante au monde.

Nous verrons !

Et o� est encore ce Raymond ?

O� est -il ?

Comment peut-il me laisser seule

quand il y a tant � faire ?

S'il te pla�t, reviens, Raymond.

J'ai tant besoin de toi.

Plus vite, je vais �tre en retard � mon rendez-vous.

Je ne peux pas aller plus vite, madame.

3800 Greymeadow, c'est �a ?

C'est ce que j'ai dit, non ?

2.30.

2.30, vous pouvez courir, voleur !

Hello, Cookie.

J'esp�re que vous avez faim.

Pour un sandwich, s�rement.

Du cervelas.

Bien...

Je serai franche.

Je peux obtenir des renseignements sur Divine.

Beaucoup d'informations, aujourd'hui.

J'ai rendez-vous avec son fils Crackers.

Bon, c'est un d�but encourageant.

C'est une mission importante, Cookie.

Nous avons beaucoup � gagner.

Financi�rement...

et pour Raymond et moi...

c'est notre standing qui est en jeu.

Je ne veux pas �tre humili�e par le fils de Divine.

Il a des pratiques sexuelles assez particuli�res.

Je vais devoir subir des atrocit�s

pour lui tirer les vers du nez.

Je dois savoir exactement ce que vous voulez,

parce que mon pr�tendu rendez-vous est cet apr�s-midi.

Bon, Cookie, comme tu sais...

Divine a acquis une sorte de renomm�e

locale et nationale.

Vous connaissez "la personne la plus d�go�tante"...

Oui.

Les journaux l'appellent comme �a.

Et elle est reconnue comme telle

dans beaucoup de quartiers malfam�s de la ville.

Nous pensons que c'est de l'intox.

Raymond et moi, nous la surpassons, et de loin,

dans tous les sens du terme pour les cochonneries.

Comme vous le savez, nous faisons du rapt de b�b�.

C'est un processus tr�s simple.

Nous gardons deux filles � tout moment,

qui sont ensemenc�es par Channing,

notre domestique plut�t fertil.

Nous vendons les b�b�s � des couples lesbiens,

puis nous investissons l'argent

dans diverses affaires en ville.

Nous poss�dons quelques sex-shops,

et nous tenons une cha�ne de dealers d'h�ro�ne

dans les �coles primaires du centre-ville.

Nous estimons que l'attention,

focalis�e sur Divine r�cemment,

est des plus injustes.

C'est une simple voleuse, une meurtri�re des plus communes.

Malheureusement, pour nous, notre fa�on de travailler

limite nos chances de publicit�,

mais nous voulons passer inapper�us.

Apr�s tout, nous n'avons pas travaill� toutes ces ann�es

pour �tre rel�gu�s au second plan par cette grosse truie,

m�me si elle s'appelle Divine.

Alors, nous devons la prendre par surprise,

avant qu'elle r�alise qu'elle est attaqu�e.

On veut savoir comment ils vivent,

o� ils vivent, combien de personnes, leurs noms,

leurs habitudes sur toute la semaine.

En d'autres termes,

savoir le maximum pour lui empoisonner la vie.

Nous voulons que sa vie devienne un enfer.

Nous lui montrerons

qu'elle est de la merde compar�e � nous,

merde compar�e � nos obcenit�s,

merde compar�e � nos plaisirs des plus �coeurants.

Est-ce que Crackers sait que ce pr�tendu rendez-vous

est une espionne envoy�e par les Marbles ?

C'est ma grandma Edie.

Y'a un probl�me avec elle ?

Un probl�me avec elle ?

Y'a pas de probl�me avec elle.

C'est juste ma grandma, c'est tout.

C'est quoi tous ces oeufs partout sur son visage ?

je pense qu'elle avait simplement faim, c'est tout.

Tu vois, elle n'a pas de probl�mes.

Rien de s�rieux,

elle aime juste les oeufs,

tout le temps.

Asseyez-vous confortablement. Je vais voir si Mlle Cotton est lev�e.

Elle est ici, Miss Cotton, elle est l�.

�a devrait pas �tre long avant que je te l'am�ne.

C'est-�-dire si elle coop�re et si elle veut.

Oh, Crackers, je suis tellement excit�e !

Je suis rest�e assise, ici,

depuis que tu es parti.

� quoi elle ressemble ? Elle est bien foutue ?

Que feras-tu aujourd'hui pour moi, tr�sor ?

Quelque chose que j'ai pas encore vu, j'esp�re.

Mlle Cotton, j'ai pens� aujourd'hui � quelque chose.

Je n'ai jamais fait jusqu'ici quelque chose de tr�s excitant pour moi.

Mes petits poulet seront � la f�te aujourd'hui, Cotton.

Moi et quelques poulets dodus et gentils.

J'en cr�ve d'envie, Crackers.

Fais mieux que la derni�re fois.

Pourquoi ? Tu as dit que tu avais aim�.

Oh, je sais, je sais.

Tu as �t� tellement bon,

que maintenant je veux davantage.

J'voudrais en voir plus, Crackers.

Plus que ce que j'ai d�j� vu.

Pouvons-nous avoir du sang cette fois ?

Juste un peu ?

Et enlevez vos v�tements plus lentement, plus lentement...

et ne la laisse pas tout g�cher !

Miss Cotton, cette fois tu vas adorer.

�a va �tre mieux que tout c'que j'ai fait avant.

Je peux sentir mon sang, � travers tout mon corps.

Tu sais, je le fais seulement pour toi.

C'est quand je te regarde que �a me fait �a, tu sais �a.

Ce sera sp�cial aujourd'hui, je jure.

S'il te pla�t, fais attention, ne me touche pas.

- S'il te pla�t, fais attention. - Je ne te touche pas !

Oh, salut, jolie petite gueule.

Jolie petite gueule, tu es arriv�e.

Hello, je suis Cookie.

Je comprends, vous �tes Edie...

la grand-m�re de Crackers.

Edie,la gentille Edie.

Babs est revenue de son shopping ?

J'y vais.

J'ai une robe expr�s, tu sais.

C'est quand ?

Oh, � l'anniversaire de Babs.

�tes-vous Eggman ?

Bah, non.

Non, c'est pas moi.

O� est la m�re de Crackers ?

Oh, elle appelle tout le monde

pour les inviter � la f�te,

et j'irai.

Bon, je vois que tu es pr�te, Granny.

Miss Cookie, c'est Miss Cotton.

Elle est une de mes femmes de chambre.

Enchant�e.

Hello, Cookie.

Tu es vraiement jolie.

Crackers m'a parl� de vous.

Pourquoi tu lui montrerais pas le hangar ?

Vous allez adorer. C'est tr�s intime.

Oh, j'aimerais le voir.

Vous dormez ici, Cotton ?

Bien s�r, � c�t� de Babs.

Je pourrais pas dormir ailleurs.

Viens, Cookie, Je vais te montrer mes poulets.

Oh, vous avez des poulets ?

J'adore les poussins.

Bouge pas !

Poulet.

Prends �a ! Ici l� !

Prends �a !

Tiens ce foutu poulet !

Les poulets ! Mon Dieu !

Je peux pas !

Poulets ! Tous ces poulets !

Putain de poulets !

Ces putains de bestioles me font mal !

Ces...

Mon dieu, tu es fou !

C'est Eggman ! Eggman !

Y a quelqu'un ?

Cotton ! Cotton ! Je suis l� !

J'entends Eggman !

Par ici ! Ici, M. Eggman !

Des oeufs ! Des oeufs !

Oh, au secours ! Mon dieu !

Ici ! Ici ! Par ici, M. Eggman !

Je suis l� !

Entrez !

Eggman ! Eggman !

Hello, Edie. Comment va ma princesse aujourd'hui ?

M. Eggman !

M. Eggman, on fait une f�te pour Babs jeudi.

Vous viendrez, vous serez le cavalier d'Edie.

Je serais honor� d'y venir...

avec une aussi belle cavali�re !

Edie, qu'est-ce qu'on a aujourd'hui ?

J'ai la taille "L" extra large.

J'ai la taille "L" large.

J'ai medium. J'ai small.

J'ai du brun, et j'ai un blanc.

Regardez juste celui-l�.

Si frais, c'est incroyable.

Ils peuvent �tre brouill�s, ou frits,

ou poch�s, ou cuits durs,

ou pour une belle grosse omelette juteuse.

Qu'est-ce qui serait le mieux pour notre lady ?

Je les veux tous !

Je veux les bruns en premier,

et les �normes gros blancs...

et je veux ceux-l�, l�-bas.

Et j'en veux quelque-uns � frire et � brouiller,

et des cuits durs en sandwichs.

Oh, mon dieu, et je veux ceux-l�, l�-bas.

Tr�s bien, Edie, on les ach�te tous pour toi.

De quoi ? On les ach�te tous !

Oh, Cotton, tu me rends si heureuse,

toi et Eggman !

S'il vous pla�t, M. Eggman,

s'il vous pla�t, n'arr�tez jamais votre travail.

J'aurais toujours besoin d'oeufs, toujours toujours et toujours.

Miss Edie, aussi longtemps qu'il y aura des poules,

que je conduirai mon camion, ou que mes pieds pourront marcher,

vous pouvez �tre s�re

que j'apporterai les meilleurs des meilleurs,

les plus gros des plus gros, et les plus blancs des plus blancs,

en d'autres mots,

tant que ce fin ovule de volaille domestique

sera pondu,

aussi longtemps que les poules existeront,

et que je serai vivant, je serai votre Eggman,

et il n'y en a pas de meilleur en ville.

Oh, Mr. Eggman !

Rien que des putains de hippies

sur la route aujourd'hui.

O� sont leurs petites cochonnes de copines ?

Mon dieu, je suis si fatigu�e de tourner,

tourner, tourner en rond !

En voil� une !

Arr�te-toi sur le c�t� !

Elle a l'air bien.

Elle est superbe.

Merci.

Prenez place.

Merci.

O� avez-vous eu cette super voiture ?

Chez le marchand, tiens !

O� allez-vous ?

En ville, du c�t� de Howard Street.

Oh, vous avez rendez-vous ?

Avec qui ?

Mon petit ami et un couple gay. Pourquoi ?

Pour une partouze ?

Quoi ? Hey, qu'est-ce que vous voulez, tous les deux ?

On se demandait � qui tu voulais refiler ta maladie

v�n�rienne aujourd'hui, c'est tout, devergond�e.

Je ne pense pas que �a vous regarde.

Non ?

Tu pr�f�res baiser avec mon chauffeur ?

Il a une trique de cheval.

Hey, Connie !

Arr�tez-moi ici,

�a ira !

Pourquoi ? On n'est pas au centre-ville.

On n'est pas loin du centre.

Tu as peur qu'elle soit pas assez grosse pour toi ?

�a suffit ! Laissez-moi, s'il vous pla�t !

Tu es bien, l�. Donne-moi le chiffon.

Laissez-moi partir ! S'il vous pla�t !

L�. Elle est dans les vapes.

Tu as une nouvelle copine.

D�j� une autre ?

Elle est endormie, ou elle est morte ?

Tu l'as tu�e ?

Ils l'ont trouv�e o� celle-l� ?

Le stop, comme toi.

�a paye plus le stop de nos jours, non ?

Et j'imagine que tu vas la baiser ?

Devant moi !

La pauvre fille.

La pauvre fille, je la plains.

Dieu merci, je m'en souviens pas !

Dieu merci, au moins tu m'as �pargn� �a !

J'ai une surprise pour toi.

Je l'ai pas touch�e.

Tu es lib�r� d'une partie de ton travail ?

Ta patronne a pris quelqu'un d'autre ?

Qui ? Son p�d� de mari ?

Ce p�d� va la sauter devant moi ?

Comme une pute.

Oh, non. C'est une surprise pour Connie et Raymond.

J'ai tout calcul� cette fois.

J'ai pas besoin de la toucher.

Pourquoi tu m'as touch�e alors ?

Et je vais avoir un enfant de toi !

C'est d�gueulasse !

Esp�ce de porc !

Comment peux-tu faire �a ?

Oh, mon dieu ! Que fais-tu ?

Pourquoi tu fais �a devant moi ?

Arr�te, connard !

Oh, comment peux-tu �tre aussi vicieux ?

Ferme-la ! Ferme-la !

Tu vas voir. Ferme-la.

Je te jure, je vais vomir sur toi, Chan.

Je vais d�gueuler si t'arr�tes pas �a !

Tourne la t�te si �a te rend malade !

Regarde pas !

Moi aussi, �a me rend malade de la toucher !

Et maintenant... Celle-l�...

Gros porc !

Tu dois vraiment la d�tester pour la mettre enceinte ?

Oh, mon dieu ! Arr�te !

Arr�te, sale b�te r�pugnante !

Arr�te !

Merde. J'y vais.

Laisse-moi te finir.

C'est peut-�tre Cookie.

Allez, tu y es presque !

Mais c'est probablement Cookie.

R�pond, alors. R�pond !

La r�sidence des Marbles.

M. Marble ? C'est Cookie.

Non, non. Tout va bien.

Je suis chez ma m�re.

J'avais peur de venir directement chez vous.

Je pensais qu'ils m'auraient fait suivre.

Ecoutez, je veux mon fric tout de suite.

Bien s�r vous l'aurez votre fric d'indic'.

Pourquoi �tes-vous aussi m�fiante ?

C'est naturel d'avoir des doutes.

Apr�s ce que j'ai endur� aujourd'hui...

pour avoir vos renseignements...

Vous vous croyez "les plus d�go�tants de la Terre"

et ben vous vous trompez !

Nous avons un besoin urgent de vos renseignements

pour pr�parer...

notre petite surprise � cette tra�n�e.

Attendez une minute, Cookie.

Elle a peur qu'on ne la paie pas si elle parle maintenant.

Pourquoi ? Elle n'est pas venue ici comme elle l'avait dit ?

Laisse-moi lui parler.

Cookie, c'est Mrs. Marble.

C'est quoi ces absurdit�s ?

Bien s�r qu'on vous paiera.

Ecoutez, je vous dirai tout.

Venez me retrouver avec le fric.

En tout 2000 en billets de $20.

On se retrouve au Harry's Little Sub Shop sur la 25�me rue.

Fixez l'heure.

Tr�s bien, Cookie, maintenant donne-nous les informations

pour �tre s�r que vous �tiez vraiment l�-bas !

Oh, j'y �tais, Mr. Marble.

Divine vit sous le nom de Babs Johnson.

Babs Johnson.

Babs Johnson. Oh, quel nom stupide !

Elle doit hurler comme un chimpanz� sur un vieux pneu.

Elle vit dans une caravane � Phoenix, Maryland.

Avec qui elle vit ?

Sa m�re.

Elle vit avec sa m�re...

et sa m�re dort dans un parc � b�b�.

Comme un b�b� ? Oh, comme c'est touchant.

Et son fils et sa compagne de vir�e.

Anniversaire ? Une f�te ? Quand ?

Oh, c'est parfait.

Oh, cette truie ne s'en tirera pas � si bon compte.

Jamais, jamais, jamais !

Ce sera son anniversaire le plus grotesque.

Mr. Marble, je serai l�-bas dans 20 minutes.

Vous avez int�r�t � y �tre...

ou je vais tout dire � Crackers.

Merci, Cookie.

Enfin, notre plan peut commencer.

Tu es pr�t pour la phase 1, Raymond ?

Oh, Jesus ! Enfin, nous allons la voir.

Enfin, on peut mettre notre plan � ex�cution !

Je souhaite seulement... Je voudrais voir sa t�te,

sa petite t�te d'ob�se, quand elle r�alisera

qu'il y a quelqu'un de plus infecte qu'elle.

Elle peut bouffer la couverture du "Midnight",

elle peut bouffer toutes ses affiches

devant ses invit�s pourris.

Son cadeau est pr�t ?

Oui. Je l'ai fait depuis des mois, Connie.

Regarde !

Depuis un an, il est toujours pr�t.

Livraison speciale.

Phase 1 : le geste le plus abject du monde.

Son petit colis surprise.

Tu penses qu'elle aimera, Connie ?

Tu penses qu'elle appr�ciera notre petit cadeau ?

Depuis plus d'un an, j'en r�ve...

c'�tait une pri�re...

mais nous avons son adresse maintenant.

C'est la r�alit�.

Elle r�alisera bient�t. Elle saura bient�t.

Connie... enfin !

La guerre de la vulgarit� peut commencer !

Je t'aime, Raymond !

Je t'aime plus que tout au monde.

Je t'aime toujours plus que ma propre vulgarit�...

plus que ma couleur de cheveu.

Oh, mon dieu.

Je t'aime plus que le bruit du craquement d'os...

plus que les hurlements � la mort !

Toujours, toujours plus que ma propre merde...

je t'aime, Raymond !

Et... et moi, Connie, je t'aime aussi...

plus que tout ce que tu peux imaginer.

Plus que ma couleur de cheveux !

Plus que les cris des b�b�s...

des chiens hurlant la mort.

plus que la pens�e du p�ch� originel.

Oh, je suis � toi, Connie, uni pour l'�ternit�...

par un fil invisible d�licatement tiss� d'obsc�nit�s

Que m�me Dieu lui-m�me ne pourra jamais, jamais briser.

Que la Magie Noire m'envoie ses mal�fices,

Vieille Magie Noire que tu manipules si bien !

Tes doigts glac�s le long de mon dos.

La sorcellerie, autrefois �tait � moi,

pour faire fondre l�,

partout o� je vais,

descends, descends, descends, j'arrive

dans mon dos, ce dos fabuleux que j'ai,

que la Magie Noire appelait amour !

Cotton, le d�ner est pr�t !

Crackers, le d�ner est pr�t !

Tu parais en pleine forme, Mama.

Eggman va bien ?

Oh, Babs, il viendra � la f�te.

Et Cotton m'a achet� tant d'oeufs !

Regarde-les.

Tant de petits oeufs, et j'ai encore faim.

Je vais en manger avant de m'endormir.

Bien.

�a sent bon, Babs !

Merci, Cotton.

Je les ai chauff�s en ville

dans mon petit four personnel.

Babs, d'o� viennent ces oeufs ?

Des petites poules, Mama.

Elles les pondent, et on les mange.

Mais suppose qu'un jour il n'y ait plus de poules.

Il n'y aura plus d'oeufs ?

Oh, tu n'as pas � t'inquiter, Mama.

Mais... mais c'est �a, Babs ?

S'il n'y a plus de poules, il n'y a plus d'oeufs ?

C'est �a ?

Je suppose oui, Mama...

mais il y aura toujours des poules.

Je suis s�re de �a.

Mais suppose que �a arrive.

Un jour, si y a plus de poule.

Oh, Babs, qu'est ce qui se passera ?

Eggman n'en aura plus,

et il n'aura plus de travail.

�a pourrait arriver, Babs.

Qu'est ce que je ferais ?

L�, Mama, tu fais une parano�a sur les oeufs.

Tu deviens stupide.

Il y aura toujours des poules.

Il y en a tellement en ce moment...

qu'on peut en manger quelques-unes et en laisser en vie...

pour nous donner des oeufs.

Il y a des poules en abondance, Mama.

Le monde ne survivrait jamais sans poules.

Tu peux en �tre s�re.

Bon apr�s-midi, Ma.

Salut, tr�sor.

Ils �taient bons ?

Qui �a peut �tre ?

Je reste derri�re toi, Ma.

R�pondez. C'est peut-�tre rien.

C'est un putain de facteur.

Un facteur ? Qu'est ce que c'est que cette connerie ?

On n'a pas d'adresse ici.

On doit se m�fier. Maman, tais-toi.

Crackers, couvre-moi.

Cotton, prend ce p�tard.

Tu sais comment on s'en sert au cas o�.

Droit entre les deux yeux.

Miss Babs Johnson ?

Oui, Je suis Babs Johnson.

Colis special, ma'am.

Signez ici, s'il vous pla�t.

Qu'est ce que �a veut dire, colis special ?

Il n'y a pas d'adresse ici.

Mais si, ici...

"Babs Johnson, caravane, Phoenix, Maryland."

Et vous �tes Babs Johnson, non ?

Bien s�r je suis Babs Johnson, je viens de vous le dire.

Mais il n'y a pas d'adresse ici.

Pas la moindre route, rue ou chemin...

et je veux personne ici...

T'apportes plus de courrier ici.

T'as compris ?

Le prochain colis que tu m'apportes...

je te l'envoie tout droit dans ton petit cul.

Tu peux comprendre �a ?

J'ai compris.

Saisi. J'ai compris.

Maintenant, t'as bien re�u le message,

n'est ce pas...

T�che de t'en souvenir !

T'as exactement cinq secondes

pour d�gager d'ici, sale b�tard,

avant que j'te torde le cou.

1...

2...

3...

4...

File, salaud, file !

Bon travail, Babs.

Il a d�tal� comme un li�vre.

C'�tait la poulaille, Ma, j'en suis s�re.

Laisse �a, c'�tait un goret.

Je suis s�re qu'c'�tait un flic.

Qui a pu m'envoyer ce colis ?

Qui oserait m'envoyer un paquet comme �a ?

�a vient de "la personne la plus d�go�tante"

Qui a os� prendre ce titre ? Qui a os� ?

Emball� avec autant de fantaisie !

C'est juste un cadeau d'anniversaire, Babs.

Non, c'est pas un cadeau d'anniversaire, Cotton.

�a sent le grabuge.

Oh, mon dieu tout-puissant !

Quelqu'un m'a envoy� des excr�ments !

Oh, Babs !

Une crotte, Mama, une crotte !

Qui peut envoyer �a ?

Une crotte ?

Oh, une crotte ! Oh, Babs !

C'est un outrage direct sur ma divinit� !

Une attaque directe � la paix et l'harmonie

de nos derni�res semaines pass�es ici !

Un outrage...

pour m'humilier et me disgracier !

Quelqu'un doit payer pour �a.

Quelqu'un doit payer de sa vie pour cette scandaleuse offense !

Mama, celui qui t'a envoy� cette crotte ne restera pas en vie.

Pourquoi quelqu'un nous ferait �a ? Pourquoi ?

Regarde, il y a une carte.

Lis, Cotton.

C'est une carte d'anniversaire, une putain de carte !

Qu'est ce qu'elle dit ?

Oh, bon, Babs.

"Joyeux anniversaire, grosse truie."

"Tu n'es plus la personne la plus d�go�tante.

"Nous le sommes".

Sign�, "l'�tre le plus d�go�tant."

Je pense que...

c'est un attentat d�lib�r� pour prendre mon titre !

C'est pas Eggman, Babs.

Je sais, il n'a pas pu.

Je ne pense pas qu'il l'ait fait, Mama.

Maintenant, tais-toi, je r�fl�chis, tu veux ?

Cookie avait pos� des questions, Crackers.

Je l'ai entendue.

C'est vrai, Ma. C'est vrai.

Mais pourquoi elle enverrait une crotte ?

Qui sait ? Qui sait ?

Il y a des gens naturellement jaloux,

jaloux de notre carri�re, de tout, de notre presse.

Pourquoi signer "la personne la plus d�go�tante" ?

Tout le monde sait que ce titre m'appartient

Pourquoi l'utiliser seulement...

pour insinuer qu'ils sont meilleurs que moi ?

Comment on peut croire �a s�rieusement ?

Comment on pourrait �tre plus d�go�tant que Divine ?

J'ai bien peur que nos petites vacances...

n'arrivent � leur fin.

On doit �touffer le mal dans l'oeuf

On va prendre �a en main.

Maintenant, nous devons �craser

le ou les connards qui ont envoy� �a.

Et ensuite on les massacre !

Connie et Raymond Marble...

Pendant que vous �tes partis, les domestiques jouent.

Miss Sandstone,

apr�s avoir examin� vos qualifications,

M. Marble et moi pensons que vous n'�tes pas exactement

la personne qui conviendrait pour ce travail.

Non seulement vous n'avez jamais entendu parler de Divine,

Ce qui est un �l�ment primordial

pour ce travail particulier,

mais en plus vous manquez d'exp�rience en g�n�ral.

Et honn�tement,

vous semblez assez empot�e.

Pourquoi Channing n'est pas l� pour prendre mon manteau ?

Il devient de plus en plus paresseux en fin de journ�e, Raymond.

Je vais lui parler.

Faut pas oublier que Channing n'a pas notre intelligence.

C'est un travail de haute confiance, comme vous pouvez l'imaginer.

Et nous pensons personnellement

que notre entretien... oh, comment dire,

nos exigences sont strictes.

Qui parle ?

On dirait Channing.

J'aimerais conna�tre la suite.

Je t'aime, Raymond.

Je t'aime plus que tout au monde.

Je t'aime plus que ma propre vulgarit�,

plus encore que ma propre couleur de cheveux.

Plus que le bruit d'os bris�s...

le r�le de la mort...

Oh, mon amour.

Et toi, Connie...

Toi, Connie, je t'aime aussi...

plus que tout ce que tu peux imaginer.

Plus que ma propre couleur de cheveux,

plus que le cri des b�b�s,

que les chiens hurlant � la mort...

Qu'est-ce que tu fais ?

Quel est cet affront ?

Je m'en occupe !

J'attends �a depuis trop longtemps !

Non, Connie, non !

Comment oses-tu t'habiller avec nos v�tements ?

Comment oses-tu parler de notre intimit� ?

Non ! S'il vous pla�t, �coutez !

Je faisais pas de mal ! Laissez-moi, Connie !

Petit connard. Tu ferais mieux de t'expliquer.

Comment oses-tu prendre les habits de ma penderie ?

Redonne mon costume !

Et c'est mon maquillage, non ?

Esp�ce de tante !

Tu nous as espionn�s, non ?

Des oreilles baladeuses ?

Singeant la beaut� de ma femme qui travaille

avec l'impudence de r�p�ter les paroles

que Connie et moi avons dans notre intimit�,

qui sont prot�g�es par le secret du mariage !

J'ai pas pu m'emp�cher !

Je ne faisais aucun mal !

Je jouais seulement !

"jouer" ?

C'est comme �a que tu appelles �a, Channing ?

Et je dois t'appeler "Connie" maintenant ?

C'est ce que tu veux ?

Non, Connie ! Arr�tez de me taper !

Je n'ai pas fini avec toi !

Je m'amusais...

Je suis pas bien quand je suis seul !

Toutes ces filles en bas je peux pas les oublier !

Je peux pas rester en bas !

Si je reste en bas, je les entends crier...

crier et hurler, �a me tape sur les nerfs.

Alors, je fais n'importe quoi !

�a arrive...

Quand je pense � mon standing...

Je vous imite tous les deux, mais je joue seulement !

Je fais juste semblant d'�tre vous !

Je sais que c'est faux ! je sais qui je suis !

J'ai �t� votre serviteur d�vou� depuis deux ans, non ?

Je vous ai donn� le maximum.

Tu as �t� fid�le, oui...

fid�le � ta stupidit�, fid�le � ta paresse...

fid�le � ton incomp�tence � ton attitude d�bile !

Et maintenant par un flagrant d�lit scandaleux, tu as rompu le contrat !

Nous ne pouvons plus t'employer ici pour 3900, Channing.

C'est l'�vidence.

Ce serait un contr�le permanent

de tous tes bagages, Channing.

N'essaye pas

de prendre un seul de mes v�tements avec toi.

Je vais faire un inventaire complet

de tout ce que j'ai, du maquillage,

oh, mon dieu, jusqu'aux petites culottes !

Tu vas imm�diatement

tout envoyer au pressing.

Dieu seul sait ce qu'il a fait avec mes v�tements.

Maintenant, va dans ta chambre, Channing,

et restes-y jusqu'� ce qu'on te sonne !

S'il vous pla�t, r�fl�chissez !

C'�tait seulement un jeu !

Je le ferais plus...

Arr�te de g�mir.

Et n'essaye plus de t'amuser,

ou on t'enferme en bas avec Suzie et Linda.

Tu pr�f�res �a ?

Si j'avais su,

on lui aurait donn� un uniforme de femme de chambre,

plut�t que de majordome !

Je jouais.

Je sais que je ne suis pas toi, Connie.

C'�tait juste un jeu.

Je ne voulais faire aucun mal.

Raymond, je ne vous espionnais pas.

C'�tait juste un jeu.

Qu'est ce qu'ils vont faire ?

Oh, mon dieu, faites qu'ils me gardent.

J'ai peur. Oh, mon dieu, ayez piti� de moi.

qu'est ce que tu racontes ?

Rien, Raymond !

Oh, rien ! Je ne disais rien !

Connie et moi devons sortir.

Pour �tre s�rs que tu restes dans ta chambre,

nous t'enfermerons.

M'enfermer ?

J'irai nulle part, Raymond. S'il vous pla�t.

Tu devras rester ici, Channing.

Tu devrais �tre content d'�tre enferm�, comme tu es...

comme on dit vulgairement...

"une tante de cabinet".

Raymond, s'il vous pla�t !

Ne m'enfermez pas !

S'il vous pla�t ! J'irai nulle part !

Je resterai ici et serai moi-m�me quand vous serez partis !

Je ne vous imiterai plus, s'il vous pla�t !

Encore sous le choc du paquet d'obsc�nit�s

tout frais en m�moire,

les habitants de la caravane f�tent bravement

leur f�te d'anniversaire,

et Eggman d�clare ses v�ritables sentiments

� Edie.

Oh, quelle joie !

Edie a accept� Eggman en mariage.

Tu m'apporteras cinquante oeufs par jour ?

et je pourrai venir voir Babs et Cotton et Crackers ?

et tu m'ach�teras un nouveau porte-jartelles,

et de jolis dessous ?

Je ferai toujours de toi la plus heureuse des egglady.

Ne t'en fais pas.

Je t'aime.

Je t'aime plus que tout au monde.

Apr�s la f�te,

toi et moi, on fera notre premier voyage.

Je t'emm�nerai dans la plus grande usine de volaille

sur la c�te Est.

Et l�, nous pourrons manger, et manger encore

tous les oeufs que tu voudras.

Des centaines d'oeufs par jour ?

Tu peux en manger des centaines ?

Un millier si je veux.

Oh, je t'aime, M. Eggman !

M�me si j'aime mes petits noeunoeufs...

un tout petit peu plus.

Je t'aime, M. Eggman...

plus que tous les hommes que j'ai connus.

Et toi, Edie, je t'aime plus que toutes les femmes

que j'ai pu voir.

Et si tu m'aimes

moiti� moins que les oeufs,

notre mariage

sera si beau qu'il sera b�ni du ciel.

Passez-moi la police, s'il vous pla�t.

Le quartier g�n�ral ?

Phase Trois, Raymond. Phase Trois.

Je voudrais signaler une r�union lubrique de drogu�s.

Non. Je suis un voisin, et �a me rend malade.

La vue de tant de pervers,

buvant et se drogant en plein air...

Dis-leur o� c'est.

C'est sur Fillpot Road, premi�re route � gauche.

Dans les bois...

C'est une caravane.

Oui, je crois qu'une femme vit l�-bas.

Si on peut appeler �a une femme.

C'est une pute, Officier.

Je sens des choses arriver...

C'est mon devoir de signaler �a,

avec tout ce qui se passe aujourd'hui...

Raymond Marble lui,trouve encore le temps de satisfaire

ses envies perverses. Regardez, il commet une nouvelle

exhibition ind�cente.

Mais en plus, horreur sociale,

il fait attendre sa femme dans la voiture.

N'est-ce pas une honte ?

Vous allez avoir un autre choc.

Raymond Marble...

C'est le moment...

o� Divine a appris vos projets d'envieux

par des comm�rages en ville.

Elle a ton adresse, connard !

Connie ! Raymond !

Ils planquent probablement leur cul.

Ce serait plus prudent pour eux de bouger...

mais je les sentirais s'ils �taient l�.

Viens, on monte.

Connie, tu as de la compagnie.

Nous avons quelque chose pour toi.

Leur chambre.

Leur baisodrome.

C'est l� qu'ils s'accouplent, Crackers...

juste ici sur ce lit.

C'est l� o� ils se tripotent...

leur petits organes...

essayant vainement de recharger

leur batterie � court d'inspiration de vulgarit�,

s'agitant et g�missant dans le calme de la nuit.

Quelle vacherie de merde ils ont fait, Mama ?

Qu'est ce qui les excite ?

Toutes sortes de positions r�pugnantes.

Tu l'imagines, Crackers.

Connie prends certainement les petites cacahu�tes de Raymond

entre ses pauvres l�vres crevass�es,

elle y frotte ses sales dents pourries,

ici et l� sur lui,

pendant que ce connard de Raymond s'imagine qu'elle lui fait

la meilleure pipe de la c�te Est.

Puis, ils s'assoient ici

et admirent l'un l'autre leurs cheveux bleus et rouges...

tout en divaguant, se disant des obsc�nit�s.

Suce tout, mon poussin.

Suce bien ce divan.

Ils s'assoient ici

pour dire des banalit�s.

C'est peut-�tre ici, sur ce divan,

qu'ils ont d�cid� d'envoyer la crotte.

Je suce tout, Mama. T'inqui�te pas.

S'ils croient �tre les plus sales.

On verra ce qu'en pensent les meubles.

L�, Mama ? C'est �a ?

Oui, Crackers, oui.

N'oublie rien.

Je peux faire caca par terre, Mama ?

Juste ici dans le salon ?

Non, Crackers, non.

Pas encore.

Active tes glandes salivaires.

vas-y.

Juteux.

C'est assez, Mama ?

Ce sera assez ?

On devrait faire des choses plus d�go�tantes...

un peu plus fortes ?

Pour �tre s�r.

On doit faire les autres pi�ces.

La salle � manger !

C'est ici qu'ils mangent, Crackers.

C'est ici que leurs sales petits morceaux de bact�ries

descendent dans leur petite gorge.

C'est ici qu'ils propagent leurs microbes, maladies,

gobant des fruits et l�gumes

pour leur bonne sant�.

C'est r�pugnant !

Que ta bave d�gouline sur cette table.

Oh, Mama, Mama, �a va marcher.

Notre divinit� va envahir

de merde...

toute cette maison.

La maison va r�agir, Mama.

Oh, Crackers, mon petit amour.

Aucune maison ne peut r�sister � nos venins.

Nos salives,

Crackers, seront suffissantes.

Sans toi, j'en aurais pas eu assez.

Oh, mon fils unique, Crackers.

Oh, Mama, Mama.

Je remercie dieu

d'avoir plac� ton �me

dans mon corps...

Le corps du fils de divine...

Le corps et le sang...

d'une autre g�n�ration de divinit�.

Oh, Crackers ! Mon petit b�b�, Crackers...

ma chair, mon sang...

ma chair, mes g�nes.

Oh, Crackers, laisse Mama te donner la communion.

Laisse Mama te faire un cadeau...

un cadeau que seule une m�re peut faire...

un cadeau si sp�cial...

qu'il jettera un sort sur cette maison pendant des ann�es.

Oh, Crackers, un don de la maternit� supr�me...

un don de divinit� !

Oh, Mama, j'accepte ton cadeau.

Oh, Mama, comme un fils aimant, Mama.

Oh, Mama, un fils qui tuerait pour toi...

volerait pour toi...

qui mourrait pour toi, Mama.

J'accepte ton cadeau.

Je l'accepte pour toi, Mama.

Oui, Mama, je suis enti�rement � toi.

Oh, Crackers, tu vas recevoir...

le cadeau le plus divin qu'une m�re peut donner.

Ce sera le coup de gr�ce.

C'est la ruine de cette maison � tout jamais.

C'est �a. C'est �a.

Suce-moi, Mama !

C'est �a !

Plus bas !

Tu es la meilleure !

Je savais que tu �tais la meilleure.

Oh, Crackers ! Il y a quelqu'un.

mais, Mama ! Mama !

- Oh, laisse tomber ! - Putain, Mama !

Mets ton pantalon ! Y'a quelqu'un dans la maison !

Bon sang !

�a va sauter comme un p�tard.

Mets-en partout.

J'aime l'odeur de l'essence, Raymond.

Nous sommes les plus m�chants.

Comme d'habitude, Connie.

Oh, vengeance, douce vengeance.

Je me demande si cette vache aimera la prison.

Ils enfermeront cette truie dans une cellule � part.

Je me demande si ses invit�s l'aimeront toujours autant

je me demande si elle a aim� son anniversaire.

D�p�che-toi, sortons d'ici.

Le feu me rend nerveux.

Non, Raymond. C'est beau le feu...

Il caresse et �corche tout ce qu'il touche.

Mets-en plus ici.

Mets-en dans leur chambre.

Qui est l� ?

Qui se cache dans la maison ?

Juste les filles. Ne me tapez pas.

J'appellerai pas la police.

Tu es foutu.

O� sont Connie et Raymond Marble ?

Ils sont sortis. Je le jure.

Il y a juste les filles. Les filles dans la cave.

Quelles filles ?

Celles qu'ils gardent enferm�es dans la cave.

Laissez-moi partir. Laissez-moi partir de cette maison.

Vous pouvez faire ce que vous voulez,

mais laissez-moi partir.

Ils reviennent quand ? Dis-nous !

Je sais pas. Je jure j'en sais rien.

Ils m'ont enferm� ici ce matin.

Ils m'ont renvoy�.

Laissez-moi partir.

Laissez-moi m'en aller.

Viens. on va voir ces filles...

tu nous expliqueras.

Aidez-nous !

Oh, s'il vous pla�t.

qu'est ce que c'est ?

Oh, s'il vous pla�t, aidez-nous.

Appelez la police.

Contactez mes parents.

L'addresse est derri�re.

Qu'est-ce qui se passe ? Dis-nous.

O� sont Connie et Raymond Marble ?

Alors ?

Comment je le saurais ?

J'�tais enferm�e ici.

Je les ai jamais vus sauf le jour de mon enl�vement.

On n'a vu que lui, Channing.

S'il vous pla�t, lib�rez-nous !

Je vous rembourserai qui que vous soyez.

Je vous supplie de nous lib�rer Linda et moi.

S'il vous pla�t, je dois me faire avorter...

avant qu'il soit trop tard.

Nous ferons n'importe quoi pour vous.

Les Marble vous ont enferm�es ici ?

Qu'est ce qu'ils ont fait ?

Oui, �a fait des mois que je suis l�...

des mois d'horreur dans ce trou...

encha�n�e comme un animal...

esp�rant seulement mourir...

plut�t que de continuer ainsi.

Vous n'avez jamais vu les Marble ? Jamais ?

Non, seulement Chan...

ce pervers repoussant que vous tenez.

Il nous a viol�es pour nous mettre enceintes.

Les Marbles attendaient

que nous mourrions en couches,

et apr�s ils vendent les b�b�s.

Quel cauchemar !

Lib�rez-nous, ou nous allons mourir dans ce trou.

Ils n'ont pas de piti�.

Lib�re-les, Crackers.

Je le tiens.

Chan a la cl� dans sa poche.

Non ! J'ai rien fait !

Ta gueule, b�tard.

Miss Lady, qui que vous soyez, ne le laissez-pas partir.

Il est notre bourreau.

Il m'a battue et fait bien des mis�res sans nom.

C'est un des leurs ! Ne le laissez pas partir !

Il travaille pour les Marble.

Non, j'ai seulement fait mon travail.

J'avais rien contre vous.

C'est bon, tr�sor.

Oh, merci, merci !

Je peux rentrer chez moi !

Tenez-le bien.

Vous pouvez y aller, miss, libre comme l'oiseau.

Merci beaucoup.

On peut l'encha�ner ?

Comme vous voulez.

Vous pouvez le tuer,

ou on s'en chargera.

Oh, on va le faire !

Alors, Chan, la chance a tourn�, hein ?

Non, Suzie, je ne pouvais pas te lib�rer.

Je faisais mon travail. Ayez piti� de moi !

Connard, Chan !

Tu aurais pu nous lib�rer.

Pourquoi tu ne nous as pas aid�es

si tu n'avais rien contre nous ?

B�tard !

Tu nous as gard�es comme des esclaves, connard,

et tu vas payer pour �a.

Je vais te couper ton gros ver de terre.

Non, pas �a !

Hey, tu veux te branler

une derni�re fois ?

Tiens-le.

L�, je l'ai.

Coupe !

Allume, ma ch�rie.

Nous sommes les plus m�chants.

Feu, feu, br�le tout.

Feu, feu, rase tout.

Br�le, saloperie !

Br�le !

D�p�che-toi, sortons d'ici,

avant que quelqu'un voit la fum�e.

La fum�e, Connie. C'est fait.

Nous avons gagn� la bataille !

Nous sommes les plus d�go�tants de la terre !

Cours, Connie, cours !

Les plus sales !

Satan�s Marble.

On va s'occuper d'eux, Mama.

Nous aurons ces connards plus tard.

Mama, regarde, de la fum�e !

Oh, mon dieu !

Oh, la caravane !

Oh, non !

Ma belle planque !

Oh, mon dieu !

Et toute notre garde-robes du th��tre Franklin !

Ces enfoir�s de Marble l'ont fait.

� nous les Marble !

Une conf�rence de presse !

Retournons chez les Marble et attrapons ces encul�s.

Je les tuerai !

Enfin c'est fini, Raymond.

La guerre de la salet� est gagn�e.

On va f�ter �a.

On va f�ter notre victoire.

Oh, Jesus ! Que je t'aime, Raymond.

Tu es heureuse dans notre salet�, ma ch�rie ?

Tu es content que ta femme soit � tes c�t�s...

partageant tout avec toi ?

C'est le plus grand jour de ma vie, Connie.

La salet� est devenue r�alit�.

Apr�s toutes ces ann�es de doute...

je sais que nous sommes les vainqueurs.

Viens � moi, mon ch�ri.

Viens recevoir ce qui t'est d�...

par les serments du mariage.

je suis toute � toi, Raymond, mon ch�ri.

Connie, �a va ?

Qu'est-il arriv�, Raymond ? Qu'est-il arriv� ?

Le divan, il m'a rejet�e.

Quelque chose ne va pas, Raymond. Quelque chose ne va vraiment pas.

Il est fichu, c'est tout.

Tu vas bien, mon ange. L�ve-toi.

J'ai peur, tr�sor.

Comment est-ce possible ?

Quelque chose est cass�.

Tout va bien. Viens sur la chaise.

Tout va bien.

Mais le canap� m'a jet�e, Raymond.

Arr�te avec ce canap�.

On vient de l'acheter.

Je vais bien. Je ne suis pas bless�e.

Il y a quelque chose dans cette maison.

Channing a d� faire quelque chose.

Il doit savoir.

On le fera parler.

Il est parti. Channing s'est �chapp�.

Comment a-t-il pu ?

Raymond, v�rifie la cave.

Il a peut-�tre rel�ch� les filles.

Appelons la police, Connie ! La police !

Oh, mon dieu ! La police !

Il a �t� castr� !

Son p�nis a �t� coup� !

Les filles se sont �chapp�es ! Les filles se sont �chapp�es !

Pr�venons la police !

D�p�che-toi. Sortons d'ici.

Raymond, j'ai peur !

D�p�che, Connie. D�p�che.

Connie et Raymond Marble.

Stop !

Tu vas voir, garce !

Bien, bien, bien.

Connie et Raymond Marble.

Je suis enchant�e de faire votre connaissance.

Un immense plaisir.

Vous �tes encore plus cons que je l'imaginais.

Vous avez br�l� ma maison.

Non, qui �tes-vous ? On ne vous connait pas.

Tu sais tr�s bien qui je suis, garce !

Je suis la personne la plus sale du monde. Voil�.

Non, s'il vous pla�t, vous faites erreur.

Notre nom est Waldo, Harry et Jean Waldo.

Boucle-la ! Boucle-la !

Ba�llonnez-les avant que je les tue !

Attends les journalistes, Ma. Attends les journalistes.

Attends qu'ils soient l�.

On va lui fermer la gueule.

Raymond, tu nous croyais si stupides ?

C'est un petit quelque chose pour vous.

Br�ler notre maison, hein ?

Qui �tes vous ?

Vous vous trompez de personne.

Boucle-la, Connie. Boucle-la !

Tu sais qui nous sommes.

Garde ton baratin

pour les journalistes.

tu es Connie Marble,

et tu vas payer pour �tre Connie Marble.

Tu vas payer royalement, garce.

�a te servira de le�on

en cas de r�incarnation.

Il est impossible d'�tre plus sale que Divine.

Je ne laisserai ma r�putation pour rien au monde.

Mais tu l'as d�couvert trop tard, Connie.

C'est trop tard.

Parce que toi et l'autre cr�tin...

ne serez plus de ce monde demain.

Non, vous n'existerez plus

pour vous mettre � la place des autres,

parce que vous serez morts, Connie.

Morts ! morts ! morts !

C'est serr�, Crackers...

C'est si serr� que le sang ne passe plus.

Si j'entends encore le son de leur voix...

L�, je pense que je serais capable...

de ne plus me contr�ler. S'ils font le moindre bruit,

je les tue aussit�t !

Je ne pourrai pas attendre !

Je comprends, Babs.

J'ai envie de les �corcher vifs moi-m�me.

Ils ne pourront plus dire un mot.

Venez, les enfants...

on peut pas laisser les photographes attendre.

On va leur donner une histoire...

qui fera fureur dans le "Newsday",

loin de leurs ennuyeuses foutues "une" de merde.

Venez, Connie et Raymond.

Soignez votre look, les Marble.

Ici John Vader du "Midnight".

Je cherche Divine quelque part � Phoenix, Maryland.

Divine, vous �tes fantastique.

Merci, M. Vader. Je suis heureuse que vous soyez l�.

Ici, Nat Curzan du "Tattler".

Bonjour, M. Curzan.

Messieurs, vous �tes pr�ts...

car vous �tes t�moins du proc�s

de ces deux malheureux,

commun�ment appel�s Connie et Raymond Marble.

Leur proc�s se d�roulera devant vous,

et sera suivi de l'�x�cution.

Nous allons �tre t�moins d'un vrai meutre ?

Un homicide en direct ?

Exact, messieurs.

Goldstein, Larry Goldstein.

Int�rimaire.

J'ai une question pour vous, Miss... Cotton.

C'est exact, Cotton ?

Oui.

Vous �tes complice de ces meurtres...

De ces meurtres ? Qui a dit �a ?

Ce ne sont pas des meurtres, M. Goldstein.

C'est un tribunal, un tribunal � huis-clos,

comme dans les gros titres,

pas un simple meutre comme vous dites.

Si c'�tait �a,

�a ne vaudrait pas le d�placement.

Ce n'est pas de la publicit�.

Ma mama ne pouvait plus vivre tranquille

avec tous ces ennuis.

Ma mama n'�tait pas l'agresseur de cette petite guerre.

Elle a fait ce qu'on lui a fait.

Ils ont voulu son suicide.

Et, Cotton,

je remarque votre sourire.

Le meurtre vous rend joyeuse ?

Le meurtre ne fait que relaxer, M. Curzan.

Il apporte la joie... on doit �tre d�j� heureux,

et je suis en paix avec moi-m�me,

compl�tement heureuse.

Des questions ?

Divine, �tes-vous lesbienne ?

Oui. J'ai tout fait.

Le sang vous excite ?

Il vous excite plus que moi, M. Vader.

Il me fait jouir.

Et plus que la vue du sang, j'aime son go�t.

Le go�t du sang bien frais.

Pouvez-vous nous donner vos opinions politiques ?

Tuer tout le monde.

meurtre au 1er degr�.

Vive le cannibalisme, mangez de la merde !

La salet� est ma politique.

La salet� est ma vie.

Prenez ce que vous voulez.

C'est pour la premi�re page ?

- Jesus. - Christ tout-puissant !

Ok, Divine, o� irez-vous apr�s ?

Vous �tes consciente qu'apr�s l'�x�cution,

vous serez recherch�e.

Dans une autre ville,

j'�tablirai mon nouveau quartier g�n�ral.

Bien s�r,

je ne peux pas vous dire exactement o�.

Patience, M. Vader, patience.

Autre temps, autre histoire.

Passons au proc�s.

Asseyez-vous l�.

Derri�re ici ?

Asseyez-vous.

Pas de photo pendant la s�ance.

La cour.

J'appelle Miss Cotton � la barre.

Jurez-vous de dire la v�rit�...

rien que la v�rit� ?

Je jure.

Qui a mis le feu � la caravane ?

Connie et Raymond Marble.

Pouvez-vous les montrer ?

Ils sont l�. Ceux qui sont attach�s.

Qui m'a envoy� de la merde ?

Connie et Raymond Marble.

C'est tout.

Que dit la d�fense ?

Pas de d�fense ? Tr�s bien.

Vous pouvez vous retirer.

J'appelle Crackers � la barre.

Vous jurez de dire la v�rit�...

toute la v�rit�, rien que la v�rit� ?

Compte-dessus, Mama.

Comment Connie et Raymond nous ont trouv�s ?

Ils ont engag� un espion.

Comment cet espion a fait ?

En fouillant et en posant des tas de questions...

et elle m'a bais�.

Sale moucharde.

Merci.

Un t�moin de la d�fense ?

Non ? une �trange d�fense, je dois dire.

Vous pouvez vous retirer.

Messieurs, le verdict est coupable...

Coupable de stupidit� au 1er degr�.

Le ch�timent peut commencer.

J'appelle Cotton � la barre.

Vous �tes toujours sous serment.

Je pr�sume que vous comprenez ?

Naturellement.

A votre avis...

Quel est le ch�timent encouru ?

La mort.

C'est tout.

Vous pouvez vous retirer.

J'appelle Crackers � la barre.

Vous �tes toujours sous serment.

Bien s�r.

A votre avis...

ces gens m�ritent-ils de vivre ?

Non.

Merci.

Messieurs de la presse, le verdict est la mort.

Mais avant, vu la gravit� de leur crime...

ils seront humili�s...

devant la presse.

servez-vous de ces photos, messieurs,

pour donner l'exemple.

Tout le pays doit savoir...

qu'on n'emmerde pas Divine.

Faites savoir que nous sommes les plus sales du monde.

M. Vader.

Oui, Divine, pensez-vous

qu'il y ait d'autres gens qui veuillent �tre les plus sales ?

La salet� serait un culte ?

C'est le culte d'une minorit�, M. Vader...

mais il grandit, grandit,

plus vite que vous ne pouvez l'imaginer.

Un jour, je serai la reine,

et mon couronnement...

sera c�l�br� dans le monde entier.

N'oubliez pas, je suis Divine.

Belle journ�e pour une �x�cution.

Alors, Mama, on les fusille ou on les poignarde ?

On les fusille, Crackers.

Il y a le "Midnight".

Sans oublier "The Tattler".

Et "The Tattler", tr�sor.

Et "The Confidential".

Comment oublier "The Confidential" ?

Venez, messieurs. Par ici.

Venez.

Aide-moi � porter ce goudron.

Ok, Miss Cotton.

L�, tiens-�a.

T'as br�l� la maison de mama ?

Vers de terre.

Esp�ce d'infecte merde !

Et maintenant les plumes.

On ne va pas vous chasser de la ville.

On va vous tuer.

Tuer, tuer, tuer.

Feu, feu, feu.

Des questions !

Vous croyez en dieu ?

Je suis dieu.

Tu es dieu.

Tu es dieu.

L'erreur existe-t-elle ?

Il y a le vrai, et il y a le faux.

Je ne me suis jamais tromp�e, M. Goldstein.

vous pensez avoir de nouveaux admirateurs avec cette publicit� ?

Bien s�r, Mr. Curzan.

Je ne vous ai pas invit� ici pour vous branler.

Ecrivez tout. N'oubliez pas un mot.

Supposez qu'on...

ne publie rien, Miss Divine. Alors ?

M. Vader, regardez ?

Vous avez la r�ponse � votre question !

J'ai vos adresses, et je connais votre famille.

Exact ?

Bien, si rien n'est publi�...

nous ferons un barbecue.

Un barbecue de chair humaine.

Fin des questions.

Proc�dez � l'�x�cution.

C'est fini, quel beau couple !

N'est-ce pas ?

Messieurs de la presse, pr�ts...

Vous �tes t�moins...

du plus grand �v�nement de l'ann�e.

Un homicide en direct.

Connie et Raymond Marble...

Vous avez rendu votre dernier souffle.

Vous avez vu votre derni�re image.

Vous �tes d�j� morts.

Connie Marble...

Vous �tes coupable d'�tre une enfoir�e.

Le ch�timent va avoir lieu.

Pose pour la photo, Connie.

C'est bien.

Plus de question. Plus de photo.

J'ai parl�.

Merci pour le scoop, Divine.

On va quadrupler les ventes.

Merci d'�tre venus.

On garde le contact.

Bien s�r, M. Vader.

Vous saurez o� je suis.

merci de votre visite.

On peut compter sur elle pour de vraies histoires.

Elle est ouverte � la presse.

Le seul probl�me...

On pourra toujours essayer de vendre le "Midnight" aux supermarch�s...

C'est une histoire qui fait froid dans le dos, mais un peu sordide.

"The Tattler" sera dans les supermarch�s.

On y arrivera quand m�me.

Le temps est venu de s'envoler, mes enfants.

O� �a Mama ? O� �a ?

Si on allait � Boise.

J'ai toujours voulu y aller.

Boise, Cotton ?

C'est pas une mauvaise id�e.

Tu y es d�j� all�e, Cotton ?

Une seule fois.

On avait attaqu� un bus l�-bas. Tu te souviens ?

Je me souviens. Le num�ro 42.

Allons dormir dans les toilettes d'une station service, Mama.

Merde aux s�dentaires.

Cela renforcera notre salet�.

Oh, Crackers, quelle id�e formidable !

Les toilettes de la station.

Qu'en dis-tu, Babs ? On va � Boise.

Si c'est ce que vous voulez, mes enfants...

alors je le veux aussi.

Boise, Idaho, nous voil�.

J'esp�re que Boise est pr�te � recevoir des stars.

Je vais changer de look,

changer de couleur de cheveux...

et m'habiller comme une gouine.

Moi aussi. Je vais me faire une coupe en brosse.

Il est temps aussi que je me teigne les cheveux.

De quelle couleur, tr�sor ?

Je les verrais bien en rose p�tant...

avec un "D.A.", une coupe � la Elvis Presley.

Peut-�tre en blond, Mama.

Tu crois que le blond m'irait ?

�a renforcera ma salet� ?

Oh, Crackers, tu devrais te teindre.

�a te rendrait plus d�go�tant.

�a sera amusant, non ?

J'aurais une coupe en brosse, et t'auras un "D.A" rose...

et Crackers, avec ses cheveux blonds...

Tous � Boise, Idaho.

C'est d�cid�.

Boise, Idaho, tiens-toi pr�te.

Tu vas recevoir des gens

d'un genre tr�s particulier,

d'un genre inqualifiable.

Tu vas recevoir dans ta commune...

la personne la plus sale.

La personne la plus sale ?

Vous pensez que vous connaissez des gens plus d�go�tants qu'eux ?

Regardez, Divine vous prouve qu'elle n'est pas seulement

la personne la plus sale,

mais qu'elle est aussi la plus mauvaise actrice du monde.

Ce que vous allez voir est la r�alit� vraie.

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