All language subtitles for Le pere noel est une ordure (1982)

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Original subtitles

Réveillon-surprise ! Au Pigalos !

- Père Noël, t'as une image ? - Barre-toi !

Tu me lâches un peu ?

Vous frappez un môme ?

Il m'a tiré la barbe !

- Moi aussi, je peux vous la tirer. - Lâchez-moi un peu.

Vous êtes encore là, vous ? Vous n'avez rien à faire ici !

Le trottoir est à tout le monde !

Allez-vous-en !

On m'empêche de travailler, m'sieurs dames !

Je sors de prison,

mais j'ai payé ma dette à la société !

Arrête de faire ton scandale ici, sinon je te tape.

Ça va, t'énerve pas.

Fasciste.

Rattrapez ce salopard ! Attrapez-le !

Un morceau de cette chose longue et molle.

C'est ça.

Voleur !

Chouchou...

FarangSiam te remercie. Amuse-toi !

Salut, les rats ! Elle est pas là maman ?

Elle pourrait faire le ménage, quand même !

"Désolée de vous avoir dérangée."

Nous sommes là pour ça. Ne quittez pas.

Thérèse ?

"Merci de votre appel..."

Thérèse ? C'est moi, Josette.

J'en ai rien à foutre de ce disque, je veux te parler à toi.

"Ici SOS Détresse-Amitié, merci de votre appel."

"Surtout, ne quittez pas,"

"une voix amie va bientôt vous répondre."

"...je me sens mieux."

Heureuse de pouvoir vous aider.

"Je suis si seule, je me sens comme renfermée..."

Comme dans une coquille...

C'est très moche, ça.

Avec son père, oui...

Joyeux Noël, et n'hésitez pas à nous rappeler.

J'en ai eu pour 785 francs pour ces quelques jouets.

Vous voulez mon opinion, Thérèse ?

Thérèse... Thérèse.

Oui, Mme Musquin ?

- Vous voulez mon opinion ? - Bien sûr.

Les enfants sont pourris, vous savez.

Alors qu'ils s'amusent comme des fous avec un bout de ficelle.

Enfin, qu'est-ce que vous voulez ?

Qu'est-ce que fabrique Pierre ? Vous avez quelle heure ?

- 20h06. - J'ai 20h10. Je vais être en retard.

Mon beau-frère est terriblement à cheval.

Mes neveux attendent leurs cadeaux.

Il doit avoir un empêchement.

Un empêchement ?

Vous êtes d'une naïveté !

C'est clair qu'il y a une femme là-dessous !

Marie-Ange, comment pouvez-vous insinuer une telle chose ?

Que Pierre ne soit pas ponctuel, je vous l'accorde.

De là à lui prêter une liaison. Il est trop attaché à sa femme.

Vous ne connaissez pas les hommes.

"Homme en retard, liaison dans le tiroir."

Je sais de quoi je parle, j'en ai fait les frais.

Pierre ?

Pierre ? On a craint le pire, vous savez ?

Les enfants m'ont retenu,

et j'ai rendu visite à un couple de vieux.

Je vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à 2 doigts de m'agacer.

Je suis très, très en retard.

Je file.

Bonsoir. Joyeux Noël quand même !

Et bon réveillon.

- Et joyeux Noël, m'dame Musquin ! - Y a pas de mal !

Pierre...

Pierre, c'est Mme Musquin.

Pierre !

- Où t'étais fourrée, encore ? - J'ai été téléphoner à Thérèse.

La connasse de SOS ? Je t'ai déjà interdit de leur téléphoner !

T'as rien à m'interdire, tête d'hareng ! Thérèse, c'est ma "bienfaiseuse".

Ras le bol de ce gourbiche ! Moi, je me tire d'ici !

Même que le docteur a dit que le petit peut se choper la myxomatose.

Et rends-moi mon pognon d'allocation de grossesse !

Remets pas ça sur le tapis, ou je t'en fous une !

Si tu me frappes encore une fois,

mon frère de Marseille, y va venir t'égorger.

C'est une gonzesse, ton frère.

Mais quand il rapplique, tu chies dans ton froc !

Tu me fous les nerfs !

Y avait ton slip et ton tricot de porc qui étaient à bouillir dedans.

- J'en volerai un autre. - Voilà, sac à vin !

Les rats ! Saloperie !

Mais, elle est folle.

Chouchou, reviens !

Reviens tout de suite ou je vais te tuer !

Chouchou...

Les rats, revenez !

Pinouille...

Pinouille, reviens ici. Où ce que t'étais, toi ?

Pinouille ! Pas là-bas ! C'est le périph !

Je... Je suis bloquée dans l'ascenseur !

Pierre, répondez-moi !

Pierre !

Ils sont bouchés ou quoi ?

Pierre... SOS Détresse ?

Bien. Bien.

- Pas trop d'appels, Thérèse ? - Rien de grave, non.

La routine, quoi. Qu'un appel depuis 18h.

C'est cela, oui.

SOS Détresse-Amitié, bonjour ! Je vous écoute.

Allô ? SOS Détresse ?

Allô ? Je ne vous entends pas !

Je suis au bout du rouleau. Qu'est-ce que je dois faire ?

Allô ? Appuyez sur le bouton.

Allô ?

Rappelez-moi d'une cabine qui fonctionne.

Un seul appel depuis 18h,

pour un soir de Noël, c'est tout de même très calme.

Oui, mais dans un sens tant mieux.

C'est cela, oui. Tant mieux pour eux, vous avez raison.

Mais pour nous, c'est tout de même calme.

Oui.

Le téléphone est raccroché ? Oui. Très bien...

Parfois le téléphone est décroché,

alors bien sûr, ça ne sonne pas.

Quoi...

J'ai presque terminé mes gants pour mes petits lépreux de Jakarta.

La Croix-rouge me demande de faire des gants à 3 doigts.

J'aurais plus vite fait de faire des moufles.

Bien sûr...

Mais Thérèse, si je peux me permettre,

une bonne paire de chaussettes et hop !

Ce Pierre, tout de même...

On dit de ces bêtises parfois...

Oui. Remarquez que je préfère faire la permanence avec vous...

...qu'avec Mme Musquin.

Elle est gentille si on veut,

mais malgré tout, elle manque un peu de fantaisie, hein ?

C'est cela, oui.

Je n'aime pas dire du mal des gens,

mais effectivement, elle est gentille.

De la camelote !

Ça, c'est de la camelote ! Au prix que ça coûte, quand même...

"JE NE SUIS PAS UNE PAPETERIE : " "ON EST PRIÉ d'AMENER SON STYLO."

Ah ! Un appel.

Allô ! Détresse-Amitié. Oui. Joyeux Noël, monsieur.

Mais je suis là pour vous écouter.

"Je vous appelle parce que je suis très seul, ce soir."

Vous ne l'êtes plus. Toute l'équipe est là qui vous écoute.

"Je peux passer vous voir ?"

C'est pas possible, monsieur.

Peut-être avez-vous de la famille ?

"Non, ils ne m'apprécient pas."

C'est cela, oui. Un bar-tabac qui ferait réveillon ?

"Non."

Vous êtes marié, monsieur ?

"J'ai été fiancé, mais c'est tout."

C'est cela, oui. Confiez-vous à nous, nous vous écoutons.

"Je ne sais plus où j'en suis,"

"qui je suis."

"Si c'est bien moi qui vous parle en ce moment !"

Si si, je vous assure.

Allô ? Ne vous laissez pas aller, monsieur.

Vous êtes dans une mauvaise passe,

mais le bout du tunnel n'est peut-être pas loin.

Nous sommes là, monsieur. Allô ?

Je dois vous voir. Ce soir.

Impossible. C'est une règle que nous ne pouvons transgresser.

"Un petit instant ?"

Impossible.

Je vous en supplie, c'est Noël.

Oui, bien... C'est...

"17 rue Montmartre."

Merci. J'arrive tout de suite.

Navré, mais il a dit "C'est Noël", et je n'ai pas eu le courage de refuser.

Hé, Charles Bronson ! Fais pas la tronche, quoi !

T'as pas de raison de te déprimer.

Arrête de m'appeler comme ça, papa.

Bronson, avec nous ! Bronson, avec nous !

Il ne restera probablement pas longtemps.

Vous le réconforterez, et puis il s'en ira.

J'ai transgressé le règlement.

C'est toléré dans certains cas extrêmes.

Ce n'était pas un cas extrême. J'ai été faible et lâche.

Laissez-moi me rattraper.

Détresse-Amitié. Joyeux Noël.

Oui. Joyeux Noël, monsieur.

"C'est mon dernier Noël."

C'est cela, oui.

"Je suis atteint de leucémie, et je vais mourir dans 2 mois."

"Je voudrais souhaiter joyeux Noël à une femme."

C'est une preuve de courage que vous nous donnez.

Je vous passe ma collaboratrice.

Joyeux Noël. Enfin, si on peut...

"Comment vous appelez-vous ?"

Thérèse.

"Je t'encule, Thérèse."

"Je te retourne contre le mur et je te baise par tous les trous."

"Je te défonce..."

Arrêtez ! Ça nous intéresse pas ! Ça nous intéresse plus !

"Je parle pas aux pédés ! Passe-moi la gouine !"

Il va encore nous bloquer la ligne !

Écoutez, vous qui souhaitiez de l'animation. C'est réussi.

Ça m'intéresse pas !

Pardon de vous déranger, votre amie est coincée dans l'ascenseur.

Ça fait une heure qu'elle joue de la trompette.

Que vous est-il arrivé ?

Je m'époumone depuis une heure !

L'ascenseur a encore disjoncté. Et naturellement, ça tombe sur moi.

S'il vous plaît, arrangez ça.

Tout de suite. Désolé, on ne vous avait pas entendue.

Vous êtes bien le seul ! Voyous !

À table, les enfants. Ça va refroidir.

Pousse-toi !

Ce n'est pas le disjoncteur.

C'est un faux contact dans la boîte à fusibles.

J'ai vu l'ancien concierge arranger ça.

Je vais chercher les outils pour la dévisser.

Vous n'avez pas de couteau suisse ?

Non, excusez-moi.

Le prenez pas mal. C'est quand même très pratique.

Votre sœur a appelé. Ils commencent sans vous.

Tant mieux, j'aime pas les huîtres.

Ce qui m'embête le plus, c'est l'état des cadeaux.

Regardez-moi ça. C'est pas présentable.

C'est pas présentable ?

Thérèse !

Vous me direz, c'est l'intention qui compte...

Excusez-moi.

Pierre, dépêchez-vous. Je vais rater ma dinde !

Minuterie !

Je vais pas rester dans le noir pendant des heures !

Qu'est-ce que c'est ce paquet, sur la chaise dans la cuisine ?

Rien du tout. Qu'est-ce que vous avez fouiné ?

Moi aussi, j'ai une surprise pour vous.

Chut ! Mme Musquin.

En plus, je n'ai même pas de tournevis cruciforme.

Thérèse ? C'est Josette.

J'ai essayé de t'appeler toute la soirée...

Qu'est-ce tu fous ?

Je me suis encore disputée avec Félix. J'sais pas dormir où.

Je comprends bien, mais je suis de permanence toute la nuit.

Mais tu m'avais promis que je pourrais dormir chez toi...

...si je ne touchais pas aux bibelots.

Les bibelots, oui...

Coucher dehors, avec le froid, merci !

D'accord, passe prendre les clés. Mais j'en ai assez de vos disputes.

C'est pas moi, c'est lui.

Merde, v'là Félix. Je raccroche.

Chouchou !

Chouchou !

Y a un pépin, Pierre ? Répondez-moi franchement.

J'ai peur de prendre du jus.

Dites pas de bêtise, vous ne risquez rien avec vos semelles crêpes.

Qui c'était ? Josette, ma petite protégée.

Une petite très courageuse qui a toujours fait face à l'adversité.

Bien. Dites-moi...

Vous pensez qu'il va s'en sortir ? C'est à croire qu'il a 2 mains gauches.

Thérèse, vous pouvez venir m'aider à retirer le boîtier ?

Si vous pouviez faire levier, je pourrais m'introduire.

Ah ! J'arrive.

Vous n'y arrivez pas, Pierre ? Alors appelez un dépanneur.

Y a pas de honte.

J'y suis presque. Autant éviter une dépense inutile.

Mais je tiens à partager les frais.

Partager les frais ? Elle s'y est mise toute seule, non ?

Et c'est tout de même vous qui avez payé le sapin.

Elle en profite aussi. Exactement.

Regardez, si vous pouviez faire levier sur le boîtier...

Attendez. Allez-y.

Je pourrais peut-être arriver à glisser un doigt.

Faites levier comme ceci.

Pourquoi vous n'avez pas retiré les 3 autres vis ?

Parce que je n'ai pas de cruciforme. Allez-y.

Poussez par là. Attention. Attendez.

Putain de ta mère ! Salope ! Donne-moi ça !

Ce qui devait arriver est arrivé. Vous avez certainement été blessé, là ?

Putain de ta mère ! Salope !

Vous avez très mal ?

Navrée, c'est entièrement de ma faute. Je suis tellement maladroite.

Vous allez peut-être appeler le dépanneur, maintenant ?

Ça me lance !

17 rue Montmartre. Dans combien de temps ?

Excusez-moi, Thérèse.

La douleur m'a fait dire des grossièretés que je ne pensais pas...

Oui, je l'entendais bien ainsi...

Pas plus tôt ? Je vous remercie bien.

Je ne connais même pas votre mère.

- Pas avant 2 heures. - Évidemment, vous avez hésité 1 heure.

Mon réveillon est à l'eau. Je vous remercie, vraiment.

Allez répondre, Thérèse. Vous pouvez me laisser seule.

Téléphone, Thérèse !

Allô ? S.O.S. Détresse-Amitié.

Dites donc, Thérèse ! La surprise sur la chaise, ça se mange ?

"Je vous appelle, parce que..."

"Enfin, c'est-à-dire... J'ai un problème..."

"Un problème... En fait, c'est au niveau de moi..."

"Quand j'étais petit, je supportais mal la province.."

"Alice non plus ne supportait pas la province..."

Ne faites pas l'enfant.

"Vous comprenez ?"

Si, parfaitement. C'est très clair.

Je suis avec un pauvre garçon incapable d'aligner 3 mots, alors...

"Merci, sympa !"

Il a raccroché. C'est un garçon très timide.

Puisque vous ne pouvez pas attendre... Joyeux Noël, Pierre.

Pour moi ? Il ne fallait pas, merci beaucoup.

Oh, écoutez...

J'espère que ça vous plaira.

Rien que d'y avoir pensé, c'est déjà formidable.

Vous ne l'ouvrez pas ?

Bien sûr... Écoutez, de l'extérieur c'est magnifique.

Oooh !

Oooh !

Aaah...

Une serpillière. C'est formidable, Thérèse !

C'est un gilet.

Ah oui ? Mais bien sûr.

Bien sûr, il y a des trous plus grands pour les bras.

Je suis ravi, Thérèse. Vraiment.

Et point de vue coloris ?

J'avais pensé à un joli bleu marine, je sais que vous aimez bien.

Puis je me suis dit que ça changerait.

Tout à fait. Le gris et le bordeaux, ça va avec tout.

Et c'est une chose que vous ne verrez pas chez tout le monde.

J'espère bien, Thérèse.

Il me manquait justement quelque chose pour descendre les poubelles.

Je suis ravi.

C'est vrai ? Je suis contente que ça vous plaise,

parce que... bon...

Ne bougez pas. J'ai peint une toile pour vous.

Pierre, ça me touche énormément.

S'il vous plaît, n'y voyez pas le fantasme de l'homme,

mais la recherche créative, le délire de l'artiste.

N'est-ce pas ?

Qu'est-ce que c'est, encore ?

Ah ! Monsieur Preskovitch. C'est Preskovitch, Thérèse.

Bonsoir, M. Mortez. Bonsoir, Mme Thérèse.

Votre collègue qui parle fort est encore coincée dans l'ascenseur.

Nous sommes au courant. Merci de nous avoir prévenus.

Je vous apportais aussi cadeau de Noël de mon pays.

Écoutez, nous sommes confus... Surtout qu'on n'a rien prévu du tout.

Pour vous, non.

Comme on ne voyait plus, on pensait que vous étiez décédé.

Vous êtes caustique.

J'ai pris travail de nuit au péage de Corbeil-Sud.

Il y a beaucoup de vent, mais c'est tranquille.

Vous êtes verni, M. Preskovitch.

Bon, on ne va pas vous retarder. Joyeux Noël.

Mais c'est vacances, aujourd'hui. Je vous ai apporté dubichu.

Des dubichu. Comme des truffes en chocolat.

- Je vais les remiser. - Mais vous ne les goûtez pas ?

Naturellement.

Bien sûr. Nous allons les goûter, M. Preskovitch.

- À vous. - Je vous en prie.

- On ne sait que choisir. - Il y a l'embarras du choix.

Ce sont les fameux dubichu de Sofia.

Ah oui, c'est très bon.

- Ah oui. - Que des bonnes choses.

Cacao de synthèse, margarine et saccharose.

Mmm...

Il y a une espèce de 2e couche à l'intérieur.

Très fin, ça se mange sans fin.

C'est une fabrication artisanale.

Oui, on a cette impression.

Oui, c'est roulé à la main sous les aisselles.

M. Preskovitch, on va pas vous déranger plus longtemps.

Normalement, c'est une garniture. Mais je vous dis pas plus, hein ?

Non, ne dites pas plus. Merci beaucoup, M. Preskovitch.

- Je remonte à l'occasion. - Voilà, faites cela.

- Oui, Mme Musquin ? - Minuterie.

Pardon !

- Ça va, Mme Musquin ? - Très bien, merci.

C'est infect. Vous voulez cracher, Thérèse ?

Non, car c'est offert de bon cœur.

Vous avez raison.

J'allais vous montrer mon tableau, et maintenant j'ai le trac.

Je ne sais pas s'il vous plaira. Pierre, c'est l'intention qui compte.

Bien sûr, il faut le voir chez soi.

Oui.

Je ne peux pas dire que je n'aime pas, mais enfin...

Le village est gentil, là...

Mais...

Mais cette grosse femme, c'est un peu...

Enfin, ça va très loin.

C'est là que je réalise que...

je vous ai beaucoup moins bien réussie que le porc.

On avait oublié Mme Musquin.

Qu'est-ce qui se passe ?

Thérèse, descendez ! Je ne peux plus attendre, vite !

- C'est raté... - Un petit ennui.

Mme Musquin a affreusement envie de faire la petite commission.

Oh mince ! Je la plains, dites donc.

Écoutez Marie-Ange, appuyez-vous sur le strapontin.

Pierre, mettez-y du vôtre.

Je fais ce que je peux, j'ai les lombaires fragiles.

Tirez, bon Dieu !

Je m'excuse. Vous n'êtes pas très lourde, mais tout de même.

Je vais chercher un escabeau.

- Mais si, on va y arriver. - Arrêtez de discuter, et tirez.

Je ne fais que ça !

- Tirez-moi ! - Tu pèses une tonne, salope !

Tirez-moi !

- Accrochez-vous, Marie-Ange ! - Je glisse !

Je vais m'écraser ! Tenez bon !

Ramenez l'ascenseur !

J'ai touché à rien !

Votre gueule, Thérèse !

Ça y est, j'ai une crampe ! Je glisse, là !

Accrochez-moi, Pierre !

Ne dépassez pas le 3e ! Pour l'amour de Dieu !

Pierre, faites quelque chose !

Chouchou ! Je sais où tu vas !

- Bloquez l'ascenseur ! - Vite, faites quelque chose !

Bloquez l'ascenseur !

Appuyez sur stop ! Bloquez cet ascenseur !

C'est horrible, vous allez vous faire broyer !

Appuyez sur le bouton ! Le bouton stop !

- Bloquez l'ascenseur ! - Y a quelqu'un ?

Stop ! Appuyez sur le stop !

Le bouton rouge, vite ! Le bouton rouge !

Dépêchez-vous ! Le bouton rouge... !

On va être empalés ! C'est horrible !

Ah... ben c'est...

Pousse-toi, Thérèse.

Chouchou !

Chouchou...

Ouvre !

- Laissez-moi, enfin. - Je dois absolument aller au petit coin.

Laissez-moi descendre en premier.

Ouvre ou je défonce la porte !

Aïe ! Vous me faites mal !

Je peux plus tenir.

Je vous aide, Marie-Ange.

Je vais la niquer, cette porte.

Ouvre-moi ! Casse-toi, tu pues !

Je vais la péter, cette porte !

Ouvre-moi cette porte, nom de Dieu !

Poussez-vous ! Ouvrez cette porte !

- Tu entends, Josette ? - Josette, ouvrez !

Mais ça va pas, non ?

- M'approche pas, tête de nœud. - Reviens à la maison.

Brosse-toi le cul ! Jamais !

Tu vas revenir cuisiner pour le réveillon !

- Qu'est-ce que c'est que ça ? - Un lapin. Vite !

- Tu vas te calmer ? - Thérèse, il m'étrangle !

- Mais lâchez ça ! - Vous allez lui faire mal.

Vous lui faites mal, enfin !

Je lui passais un peu d'eau sur le visage.

Elle fait tout le temps ça, vous la connaissez pas.

Ça va mieux, Chouchou ? Elle est très sensible.

Sensible ? Il m'écrase la pomme dedans.

Sortez !

Oui, s'il vous plaît. Ça commence à devenir gênant.

- Excusez-nous, Mme Musquin. - Pardon, Marie-Ange.

- Viens réveillonner à la maison ! - Jamais, y fait que me battre.

C'est normal, quand tu fais des bêtises.

C'est l'amour.

Il ment. L'autre jour, il a voulu me faire passer par le vide-ordures.

Il voulait me friser avec le fer à souder.

Mais c'est dangereux, ça.

Il a mis ma télé à la consigne, il a bouffé le ticket.

Ce n'est pas l'Armée du Salut, sortez.

Vous vous disputez jamais avec votre femme ?

- Jamais à coups de fer à souder. - Vous êtes pas bricoleur, c'est tout.

- Félix, elle ne veut plus vous voir. - Impossible.

Ce matin, on roucoulait comme deux pigeons.

Félix, joyeux Noël !

- Mais tu aurais pu lui faire mal ! - Eh ben, tant pire !

Ce que vous avez fait tantôt ne mérite aucune pitié !

Jeu de mains, jeu de vilains. On se calme ! Thérèse, serviette !

On ne résout pas les problèmes par la violence !

Amenons-le à la pharmacie.

Des œufs au plat, c'est parfait. En plus, je n'aime pas la bûche.

Non, je pars tout de suite.

- Mme Musquin... - Une seconde.

Quoi encore ?

Restez un peu, nous l'emmenons à la pharmacie.

Il saigne de la tête.

Cinq minutes, mais pas plus. Faut pas trop tirer sur la ficelle.

Appelez la police, il fait semblant !

Il est peut-être en train de mourir.

- Le tableau, Pierre. - Oui.

"Allô, Marie-Ange ? Réponds-moi."

"Allô ?"

Allô, Marie-Cécile ? Marie-Cécile ?

Allô ?

Mme Thérèse, vous partez ?

Une autre fois, M. Preskovitch.

Cette personne a pris un coup de fer à repasser.

C'est râlant, parce que si on aime le dubichu,

on aime le kloug aux marrons. C'est petite douceur.

Je vais appeler les agents. Ils vont y faire sa fête.

"Mais alors quand je recule..."

"comment veux-tu que je t'encule ?"

Ben quoi, qu'est-ce que c'est ?

"Comment tu t'appelles ?"

Moi, c'est Josette.

"Je t'encule, Josette !"

"Je te baise et tu me suces ! Tu m'entends ? Je vais t'enculer."

Avec quoi, tête de nœud ?

Encule-toi tout seul, espèce de malpoli !

Bravo, la police !

"Je l'emmerde, la police !"

Donnez-moi ça.

Excusez-nous, monsieur.

Ce n'était pas une répondante, il y a eu un malentendu.

"Malentendu du cul, vieille morue ! Je te pète la roulette, peau de couille !"

Très poétique. Je ne connaissais pas toutes ces expressions.

Allez-y. Insultez-moi, monsieur. Nous sommes là pour ça.

Que se passe-t-il ? Vous ne continuez pas, monsieur ?

Vous en étiez à "Peau de couille". Ensuite ?

Voilà comment on les calme. Je vais récupérer mes cadeaux.

Enfin, ce qu'il en reste.

Et surtout, ne touchez plus au téléphone !

Il pèse son poids, votre kloug !

Je me demande si je ne préférerais pas porter le Père Noël...

J'ai le cerveau qui cogne à gauche, là. Reposez-moi.

J'arriverai jamais jusqu'à la pharmacie.

J'ai les jambes en cotons-tiges.

Quoi encore ?

Ça va pas recommencer ? C'est carrément grotesque !

Je vais m'énerver !

Y a des limites.

Qui a eu la bonne idée d'appuyer sur le bouton ?

Ce n'est sûrement pas le Saint-Esprit, je m'excuse.

Minuterie ? Minuterie !

J'arrive, Bijou.

Excusez-nous, M. Poinsot.

Vite. J'ai rendez-vous chez Castel, alors je vous en prie.

Laissez ces couches à leur place !

Je suis vraiment confus de tout ce mal que je vous donne.

Tranquille. Je vous ai dit que j'avais rendez-vous chez Castel.

- Je sais pas y faire avec Josette. - C'est le moins qu'on puisse dire.

Un peu de désinfectant, et nous pourrons tous partir.

J'arrive.

Ça sera trois fois rien.

Il y a quelqu'un ?

Oh, mais je vous vois très bien, vous savez !

Si vous pensez me faire peur, c'est complètement idiot.

Allumez la lumière.

Je vais me fâcher, moi.

- C'est bien ici, SOS Détresse ? - Oui, madame.

Je suis au bout du rouleau. Tous les taxis sont ivres.

Ils refusent de vous prendre.

Et j'ai pété mon talon. Cette dernière heure était effroyable.

Ah merde ! Ça ira comme ça. Je ne suis pas un hôpital.

Merci, M. Poinsot.

Je m'avançais dans la pénombre, et là...

...cet espèce de con de sentinelle a cru que j'étais un voleur.

La balle a traversé un gros quartier de bœuf...

...avant de me mourir dans la main.

Mais ça m'a sectionné des tendons.

Ça doit faire mal, hein ?

C'est rien de le dire.

Ils m'ont soigné comme des manches.

J'ai jamais récupéré toute la motricité des doigts.

Depuis, je traîne de procès en procès avec l'armée pour obtenir une pension.

À l'hôpital, j'ai même tenté d'attenter à mes jours pour les emmerder.

Je me suis tailladé les veines avec une grosse seringue.

15 jours de cachot.

Motif : sali les draps.

S'il y a une tuile qui tombe, elle est pour moi.

Et si on me sépare de Chouchou, c'est la fin des haricots.

Tout ça est navrant, mais M. Poinsot est un peu pressé.

"Bijou" l'attend.

Vous allez rentrer chez vous et laisser Josette tranquille.

Vous n'auriez pas 10 balles ? Pour m'acheter une chopine ?

- Non, allez dehors ! - J'ai soif !

- Dehors, maintenant. - Dites-lui que je l'attends à la maison.

Ou sinon je me fous à la Seine.

- Combien je vois dois, M. Poinsot ? - Rien du tout.

- C'est très gentil. - Je vais me tuer, là.

Mais ma veste est pleine de cambouis ?

- Comment est-ce possible ? - Je vous présente toutes mes confuses.

Vos confuses ? Vous n'imaginez pas que je vais aller chez Castel avec ça ?

Félix, vous êtes fou ?

Mais qu'est-ce que c'est ? C'est... de la merde ?

C'est kloug.

- N'approchez pas ou j'avale tout. - Lâchez ça.

Je comprends rien du tout à la Sécu. Leurs papiers, merci hein !

Vous avez des enfants ? J'ai pas eu ce bonheur.

- Vous êtes mariée ? - Non plus.

Soyez pas triste, ça viendra. Chaque pot a son couvercle.

Bon alors... 25308...

Eh ben voilà ! C'est tout la Sécu, ça !

Ils vous donnent un numéro, ça rentre même pas dans les cases.

Regardez.

- Ça déborde ! - Oui, y a pas assez de place.

Exercez-vous une activité professionnelle ? "Ça dépend."

On vous demande oui ou non. "Ça dépend", ça dépasse.

C'est ce que je vous dis depuis une heure.

Et elle se croit maligne.

- C'est quoi ça, "Zizette épouse X" ? - Zézette épouse X.

Vous savez pas lire ? Regardez.

"Femme mariée ou veuve, mettre le nom de jeune fille,"

"suivi de : Épouse X ou Veuve Y."

- J'ai mis "Zézette épouse X". - Vous êtes mariée à X peut-être ?

Je peux pas leur dire que je suis pas mariée.

Avec ce ventre, ça ferait mauvais genre.

- Profession de l'époux ? - Il faut mettre quelque chose...

Mettez ce que vous voulez.

Éboueur ?

Pourquoi pas ramasser les poubelles, tant que vous y êtes ?

Voyons voir... Vous avez qu'à mettre "bureaulier".

- Pardon ? - Celui qui travaille dans les bureaux.

- Vous voulez dire buraliste ? - Non, buraliste c'est dans les tabacs.

Abrutie ! Restez courtoise !

Je fais ça que par solidarité. Je suis moi-même au bout du rouleau.

Mais dites donc, vous avez tout salopé ma feuille !

Sac à merde ! Qu'est-ce qu'elle veut, la mongolienne ?

- Tête de rat ! - Pauvre conne, va !

Ah ! Elle a voulu me péter le pied, la salope.

Pourquoi pas "marronnier" tant que vous y êtes.

Ça, c'est les fusibles qui ont sauté.

Qu'est-ce qui se passe ?

C'est ignoble.

C'est infect.

- Où qu'elle est, Thérèse ? - Avec Félix.

Il a essayé de se suicider. Quoi ?

Il a avalé 3 boîtes de médicaments et 2 litres de lotion capillaire.

C'est la 3e fois qu'il vomit.

C'est du bidon, Thérèse !

L'apothicaire pense qu'il est sorti d'affaire.

Josette, remontez là-haut.

Non, c'est tout dans le noir.

Et votre collègue est encore coincée dans l'ascenseur.

Ça gueule à tout va. Mme Musquin ?

C'est une manie.

Eh, M. Pierre !

Un monsieur très malpoli a téléphoné. Y voulait enculer Thérèse.

- C'est un ami. - Ça va, alors.

Enculer qui ? Enculer qui ?

- Quelle idée de trifouiller les fils. - Geneviève, calme-toi.

- Ça va, madame ? - Pas pire.

Vous auriez pu vous tuer.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - J'ai touché 2 fils et vu 36 chandelles.

Tu m'étonnes, c'est du triphasé.

Je vous assure, je n'ai rien.

On m'attend à Créteil.

Je dois filer. Allez !

Mme Musquin ? Je pense que vous allez à la cave.

C'est exact.

Allez hop ! À Créteil.

Joyeux Noël, Pierre. À Créteil.

- Je regarde les fusibles. - C'est cela, oui.

Il y a quelqu'un ? Oui, je suis dans le noir.

Depuis 15 minutes. J'ai failli ne pas vous attendre.

- Vous m'attendiez ? - C'est pas à vous que j'ai parlé ?

Ah... Bien sûr, oui.

- Je vais prendre une bougie. - Oui, c'est cela.

C'est cela, oui.

Alors, c'est vous qui m'avez appelé ?

Oui.

J'ai toujours eu beaucoup de chance.

Circulez. Il n'y a rien à voir.

Un Père Noël, quelle horreur...

Je l'ai frappé parce qu'il est redevenu violent.

Dès qu'il a recouvré ses esprits, il a sauté à la gorge de la petite.

Alors, je me suis mise devant et j'ai tout pris.

À cause du petit, j'ai préféré que ce soit Thérèse.

Je l'ai poussé dans les pots de bébé,

mais il m'a envoyé un pèse-bébé à la tête.

Alors je suis devenu méchant.

Je vois bien que ça vous gêne. La voix, ça trompe souvent.

C'est comme Albert Simon qui n'a pas du tout la voix de son physique.

Ah oui ?

Comme moi. Je n'ai la voix de rien, le physique de rien.

- Je suis rien. - Oui.

Alors vous connaissez Albert Simon ?

Très très peu.

Je l'ai rencontré dans une boîte, un soir.

Il se trouve que j'étais avec mes parents sur la Côte d'Azur.

On s'est dit qu'on allait terminer la soirée en mangeant un gaspacho.

Avec les haricots rouges. Le chili con carne, alors.

Ça recommence, donc.

Oui, chili con carne.

Alors on a atterri au Dandy's, à Nice.

- Vous connaissez le Dandy's ? - Non, je ne connais pas.

C'est très surfait, d'ailleurs.

Le DJ était le neveu du type...

...qui bosse avec ma mère. Effroyablement vulgaire.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Vous n'en avez rien à foutre.

Continuez, ça me passionne.

Très joli, cette bougie.

Au cas où on se retrouverait dans le noir.

Vous vous dites sans doute que je ne sais pas raconter.

Pas du tout, vous racontez très bien.

Franchement, vous m'avez dépeint cette soirée avec brio.

- Avec qui ? - Avec brio, c'est une expression.

Vous voyez ?

J'ai voulu faire de l'humour, et c'est tombé à plat.

Ah... ! Avec brio !

C'est très bon.

C'est trop tard.

C'est comme pour danser.

Personne veut danser avec moi.

Soi-disant parce que j'ai des grands pieds.

Alors je danse seule.

Vous avez tort.

Je vais vous faire une confidence.

Un dernier conseil avant que vous partiez.

Moi-même, je suis un piètre danseur.

Mais je ne perds pas une occasion de m'amuser.

Vous savez pourquoi ?

Parce que je me fiche de l'opinion des autres.

Vous devriez en faire autant. Merci, M. Mortez.

Vous-même seriez gêné de danser avec moi.

Mais pas du tout. Je ne vois pas du tout pourquoi.

Vous avez de la musique, là ?

C'est-à-dire que nous n'avons... qu'un petit pick-up.

À piles.

La violence, un soir comme aujourd'hui...

Même les guerres s'arrêtent, le soir de Noël.

Dépêchons-nous, Pierre est seul à la permanence.

Déjà qu'il a fait un effort pour venir ce soir.

Il m'a fait un cadeau magnifique.

Et je fais que lui ramener des embêtements.

C'est quand même à cause de vous deux, tout ça.

C'est vrai. Merci Félix. Le Père Noël, c'est une ordure.

Tu sais quoi ? On va lui apporter des huîtres. Il est très friand.

Une bourriche d'huîtres, avec un petit vin blanc.

Thérèse, t'as le béguin pour Pierre ?

Qu'est-ce que tu vas chercher là ?

Je les sens ces choses-là, quand les gens sont amoureux.

Pas du tout. Nous travaillons dans une communauté d'idées.

Des liens se créent, de respect mutuel.

- Tu crois qu'il a un gros bazar ? - Un gros quoi ?

Tu crois qu'il a un gros kiki ?

On parle pas de ces choses-là devant les gens.

- Il a un petit kiki, alors ? - Non !

Sûrement de taille norm...

Qu'est-ce que tu me fais dire...

Allez, on remonte.

Donnez-moi les huîtres, M. Blain.

Je vous la marque, Mme... euh... SOS ?

Félix, il a un très gros kiki.

Ah !

On a que des cantiques. Tenez, il y a ça.

♪ Destinée, on était tous les deux destinés ♪

♪ À voir nos chemins se rencontrer ♪

♪ À s'aimer sans demander pourquoi ♪

♪ Toi et moi ♪

Un bon slow, hein ? Excellent.

- Vous aimez ce genre de musique ? - C'est très bien à chanter.

On peut être un bon chanteur et un danseur moyen.

Aaah ! Arrêtez !

Je suis chatouilleux.

Ne le prenez pas mal. Même avec les...

Enfin, je suis chatouilleux. Allons-y.

Je sais, ça doit faire bizarre de nous voir danser...

...tous les deux, seuls.

Ah, tiens ! La bougie, j'ai bien fait, hein !

Je sens bien que ça vous gêne...

Non ! Nous avons affaire à toute sorte de gens, même des communistes.

Fichu !

Ça va me coûter un taxi.

♪ ...l'amour allait m'enchaîner ♪

♪ Quand je rencontrerai quelque part, ♪

♪ Ton regard, ♪

♪ Destinée... ♪

- L'entrée est à 74 francs pour 2. - Ce n'est pas donné, hein ?

Alors on a chaud, et on boit, vous comprenez ?

Vous dansez 5 minutes, et vous reconsommez.

Très vite, ça va vous chercher dans les 160 francs.

♪ ...Malgré nous, doit toujours devenir ♪

♪ Tous nos désirs d'amour inespérés, ♪

♪ Imaginés, inavoués ♪

♪ Dans la vie, ♪

♪ Aucun jour n'est pareil, tu t'ennuies ♪

Si vous y allez avec 2 amis, c'est encore plus cher.

C'est cela. La peau des...

...derrières.

Vous savez qu'il vaut mieux danser dans un endroit trop frais...

...que trop chaud ?

Je pleure parce que Félix, il va mourir.

Parce que vous l'avez fait piquer, comme Lupus.

Lupus, le chien de mon frère à Marseille.

Il était devenu méchant.

Il lui a fait une piqûre de calmant, c'est tout.

Il va dormir 24 heures...

...et se réveiller demain frais comme un gardon.

Ne te fais pas plus bête que tu ne l'es.

- Elle est là-haut ! - Qui ?

La poule de Mortez. Quel culot !

Ils dansent joue contre joue.

Quoi ?

Vous tombez de haut, hein ?

Je n'ai rien dit parce que c'est Noël, mais lundi, j'y vais de mon rapport.

Allez ! Ben allez !

"Homme en retard, liaison dans le tiroir."

Moi, c'est un polichinelle que j'ai dans le tiroir.

"Taxi !" "Taxi !"

♪ Destinée... ♪

- Je vous sens crispé, M. Mortez. - Non, non.

Je ne vous marche pas sur les pieds ?

Lâchez-moi, sale pédale ! C'est pas vos pieds, c'est votre vice !

Oui...

Excusez-moi. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Je suis sorti de mes gonds.

C'est ça, je n'ai pas le droit d'être différente ?

Pas du tout ! Du tout, du tout !

Je me suis encore fait piéger. Merci pour le réconfort.

Non, je vous en prie... Un peu d'humour...

Pierre ?

Josette, porte ça à la cuisine. On va les ouvrir.

Quelqu'un est monté vous voir ? Monté voir qui ? Moi non.

- J'avais cru croiser quelqu'un. - Ah bon ?

Non, non.

"Là, j'ai beaucoup souffert."

"Je n'aurais jamais pensé souffrir autant"

C'est cela, oui.

Lupus, c'était un chien réformé de la police.

Il avait rien compris, il s'attaquait aux uniformes.

Chut...

Quand mon frère est sorti de prison,

on est allé à la gare lui porter les valises.

Lupus l'a pas reconnu et lui a arraché un beefsteak gros comme ça.

Tais-toi.

Attendez de toucher le fond,

et là, un bon coup de talon et vous remontez.

"Vous me conseillez de me noyer ?"

C'est une image, monsieur.

Thérèse, ne faites pas cette tête-là. J'adore le Gewürztraminer,

mais le Muscadet va mieux avec les huîtres.

Avec des glaçons, c'est très buvable.

Mmm ! C'est très buvable !

J'y vais, Pierre.

Monsieur, elle a les défauts de ses qualités.

"...elle a un cœur de pierre..."

Bonsoir. Pierre est encore là ?

La pédale a oublié son briquet.

Pouvez-vous me rappeler ? J'ai un petit problème.

Non, ne faites pas ça, je reste au fil.

C'est pas là... Où il est passé ?

Il a dû tomber pendant qu'on dansait.

Vous avez dansé, M. Pierre ?

Le voilà.

Au revoir, Pierre. Non, tout n'est pas tout noir.

- Merci pour tout ce bonheur. - Il y a beaucoup de gris !

Je ne hurle pas, monsieur. Pierre, votre amie pleure.

Ce n'est pas mon amie.

Vous avez le droit d'avoir les amies que vous voulez.

Il a raison. Je ne suis l'amie de personne.

Occupez-vous de votre amie.

Lâchez ça. Ce n'est pas mon amie. Ce n'est pas mon amie !

C'est une personne... qui m'a obligé à danser dans le noir.

Et en plus... c'est un inverti. Et voilà !

"Un inverti"... Pauvre con !

Juste quelqu'un de seul qui a besoin de réconfort.

Mais vous êtes coincés dans votre univers moral de merde !

Vous êtes myopes du cœur et myopes du cul !

Suffit, il se passe des choses, monsieur !

Quand on n'est pas une grande connasse avec des seins comme des obus,

on est rien !

Oui, j'ai des poils qui poussent sous le maquillage,

mais je réclame le droit de vivre !

Merde !

Elle est pas gênée, celle-là !

Thérèse, cette grotesquerie est grotesque.

C'est du chantage, je ne céderai pas.

Pierre, allez vous réconcilier avec votre amie.

Ce n'est pas mon amie !

Même si ce n'est pas votre amie,

ce qui est réconfortant pour votre famille, n'en rajoutez pas.

C'est important !

La charité s'adresse à tout le monde. Il n'y a pas 2 poids 2 mesures.

Et puis, les homosexuels sont des gens comme les autres.

Ils sont souvent très cultivés. Regardez Proust, Gide...

♪ Je dis merde à l'amour ! ♪

Attention, chaud devant !

Hop là !

Il coule ce fromage. On dirait les coulisses de l’Alcazar.

♪ La la la la ! ♪

Vous êtes sûres que Proust était homosexuel ?

♪ Un poisson, un oiseau s'aimaient d'amour tendre ♪

♪ mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau ? ♪

Je regrette pas que vous êtes venue. Avec Thérèse, c'est rasoir.

♪ Comme un garçon, je porte un blouson, ♪ ♪ Comme un garcon , un grand ceinturon... ♪

Entrez ! Attention, c'est très chaud.

J'ai réussi à le récupérer. Ça sort du four.

- Oh ! C'est une bûche ? - Non, c'est kloug.

Ah non ! Nous avions fini de dîner.

Ces personnes allaient partir.

- Il nous jetterait à la rue sans sucre ? - J'en veux, du dessert !

Mais oui, on a bien 5 minutes. Personne n'appelle en ce moment.

Ce n'est pas le même kloug que tout à l'heure ?

Je l'ai colmaté avec le chpotzi.

Ah oui ! Combien sommes-nous ?

Pas pour moi !

- Pierre... - Bon, une petite lichette, alors.

Oui, laissez-vous tenter.

Le gâteau il a pété !

- Qu'est-ce que c'est que cette odeur ? - On croirait une boule puante.

Il faut reconnaître que l'odeur n'est pas très agréable.

Parce que c'est très chaud. Le chpotzi fermente à la mi-cuisson.

Comme une fosse septique, quoi.

En réfléchissant, je suis trop grosse. Je vais m'abstenir.

Quand ça sent très fort, c'est souvent très bon.

Une bonne fricassée de mou, c'est très bon mais ça schlingue !

J'ai cassé mon couteau. À l'intérieur, c'est comme de la pierre.

Il faudrait le mettre 5 minutes au frigo, pour que ça durcisse de partout.

Très bonne idée, Preskovitch. Ramenez-le et jetez... arrangez-le.

Parce que le frigidaire est cassé, chez nous.

- Mais non, Pierre. - Mais si, Thérèse.

On peut bien lui faire ce petit plaisir.

- Ou un bord de fenêtre ? - Excellent !

Avec cette petite bise, ça va refroidir en moins de deux.

C'est ça, ouvrez. Ça va aérer.

- Attention qu'il s'envole pas. - Vous me prenez pour un idiot, Josette ?

Que c'est bête ! Je crains d'avoir été maladroit.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Allez le ramasser. Un chien pourrait manger ça et être malade.

Je veux dire, à cause des bouts de verre.

Je vais mettre mon nom sur le pare-brise.

Oui, tellement de gens esquintent des voitures et partent comme des voleurs.

- Je vous ramène vos instruments. - Pas de presse, M. Presko.

Allô ? Paul-André est là ? Oui, j'attends.

Dites donc ! Vous vous gênez plus, vous !

Je ne peux pas rappeler, je préfère attendre.

- M. Pierre, je voudrais vous demander. - Oui, quoi encore ?

Je voudrais les coquilles d'huître. Pour faire des cendriers.

Bien sûr, Josette. Tenez, c'est mon cadeau de Noël.

C'est vrai ? Dites donc, ça me fait drôlement plaisir.

C'est rien. Quand on peut faire plaisir.

On se fait la bise.

Joyeux Noël, ma poule ! Tu devineras jamais qui c'est ?

Katia.

Hein ?

"Un petit poisson, un petit oiseau..." Ça ne fait pas si longtemps.

J'ai souvent eu l'envie de t'appeler, mais là j'ai l'occasion.

Non, chez des gens.

- Josette, qu'est-ce que tu fais ? - Pierre me les a données.

C'est répugnant ! Qu'est-ce que tu vas inventer.

Mets ça à la poubelle.

Tenez Josette, prenez la bourriche. Ça vous fera une valise.

- Enfin, Pierre... - Si ça lui fait plaisir.

Quel temps tu as, toi ?

Tu imagines, des palmiers à Paris.

M'en parle pas, je suis blanche comme un bidet.

Si je pouvais, je viendrais maintenant. Personne vous retient.

Tu es fou, au prix où est le billet.

Mais j'en connais pas. Et Loulou, il est toujours avec toi ?

J'ai peur qu'il ne téléphone en dehors de Paris.

Il déjeune ? Mais quelle heure il est, chez vous ?

Ici, il est 2 h du mat'.

- Où est-ce qu'il appelle ? - Tahiti. Il me l'a dit.

Vous êtes fou ?

Un malheureux n'a pas le droit de téléphoner ?

Je vous en prie ! C'est comme ça que vous nous remerciez ?

- Si c'est Presko, foutez-le à la porte. - Il nous ramène le seau.

Et vous...

DEHORS !

Je m'en vais.

Félix...

- Chouchou, viens. - Non, plus jamais.

Félix, lâchez ce jouet.

Méfiez-vous, ce n'est pas un jouet.

M. le Père Noël, je suis uniquement une personne dépressive de passage.

Je suis au bout du rouleau, je vais m'en aller.

Ta gueule Miss Monde, tu restes là.

Chouchou, si tu me suis pas, je te tue.

Je préfère mourir.

Je vais tirer dans la grosse.

Mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu ?

Il y a d'autres femmes. Thérèse, par exemple.

C'est Chouchou que je veux, pas la moche.

Thérèse n'est pas moche.

Elle n'a pas un physique facile, c'est différent.

Et elle est drôlement intelligente. Elle est assistante sociale.

Va t'asseoir, le tromblon.

Attention. Maintenant, c'est du sérieux.

Tu viens avec moi ou je te bute...

...et je bute tout le monde.

Bute tout le monde, je m'en fous.

Josette, il faut prendre un peu sur vous.

Félix est un garçon charmant, bourré de qualités.

Faites-le au moins pour nous.

Josette, dans la vie il faut parfois prendre sur soi.

Allez, du balai !

J'ai compris votre petit manège.

Vous voulez vous débarrasser de moi. Merci beaucoup, Thérèse.

Comptez pas sur eux. Les rats quittent le navire.

T'as bien raison, tous des rats. Y a que toi qui es courageuse.

Vous n'allez pas tirer sur une femme qui porte la vie ?

Pousse-toi !

Vous n'aurez pas le cran. Vous savez pourquoi ?

Il y en a des milliers comme vous. Physique abject, mais bon fond.

Donnez-moi ce revolver, Félix. Tout sera tellement plus simple.

Vous n'êtes pas une ordure. Lâche ça, grosse conne !

Ah ! Il m'a niqué le pied ! Il m'a niqué le pied !

T'es une ordure, Félix !

Ça va encore être de ma faute.

C'est parti tout seul.

C'est épouvantable, ça saigne.

Je suis foutu, je suis cuit. Appelez ma mère au 745 09 50.

C'est peut-être pas la peine d'amputer.

- C'est pour découper la botte. - Appelez un docteur !

- Laissez-moi faire. - C'est à peine éraflé !

- Arrêtez de me viser, vous ! - Donnez-moi ça !

C'est vider le déchargeur qu'il faut !

- Josette, arrêtez ça ! - Rends-moi ça !

Chouchou !

Arrêtez !

- Qu'est-ce que c'est ? - Je ne sais pas !

- Il ne fera plus de mal à personne. - Donnez-moi ça !

Le monsieur qui venait réparer l'ascenseur.

On s'en fout, il remarche l'ascenseur.

Encore SOS Détresse. C'est bientôt fini ? On veut dormir !

Excusez-nous !

Si j'entends encore un pétard, je monte.

Ne montez pas, il n'y en a plus !

Qu'est-ce qui se passe, M. Leblé ?

Encore les désespérés du 5e. Ils nous emmerdent !

Hep ! Te sauve pas, toi !

Qu'est-ce qui se passe ? Répondez !

Félix, si vous avez tué tout le monde, ça va aller très mal.

Josette ! C'est rien du tout !

Alors venez ici, parce que moi je déguste.

C'est une catastrophe, Thérèse.

Je vais appeler le commissariat.

Ils pourront rien faire de plus. Il est clapoté.

Vous vous rendez compte des ennuis qu'on pourrait avoir ?

Je l'ai pas fait exprès. Vous allez pas me dénoncer, M. Pierre ?

Venez vite, je me vide de mon sang !

- Pierre, il est mort. - Ça arrive.

"Vous avez demandé la police, ne quittez pas."

"Vous avez demandé la police, ne quittez pas."

Pierre, j'arrive plus à respirer. J'étouffe.

Je transpire de partout.

Je suis glacée à l'intérieur, j'ai chaud. Je vais me trouver mal.

Calmez-vous, Thérèse. C'est une catastrophe.

Elle a ses nerfs, il faut lui tremper la tête dans l'eau.

Attention à pas la noyer dans les waters, comme les p'tits chats dans les waters.

Vite ! J'ai arrêté l'hémorragie. Il me faut un kilo de coton !

Une seconde, il s'occupe de Thérèse.

Enfin, je demande pas grand-chose. Du coton !

Voilà. Calmez-vous.

Vite, ça pique !

Vous me dénoncerez pas, M. Pierre ? Sinon le p'tit, il naîtra en cabane.

Non, il ne naîtra pas en cabane.

Le coton, merde !

Puisque tout le monde s'en fout, je vais y aller moi-même.

Allez soigner son pied. C'est plus important que moi.

Ne faites pas attention à moi.

- Qu'est-ce qui vous arrive ? - Mon nez, pauvre con !

Soyez polie, hein ? On vous rend service !

Qu'est-ce qu'il fait encore, l'autre ?

Tenez ça.

Vous êtes fou ? Qu'est-ce que vous faites ?

Je le descends, on va le planquer.

Remettez ça là ! Vous en avez assez fait, non ?

On a qu'à le glisser sous une voiture.

Vous êtes responsable, et vous allez pas vous défiler.

Je voulais vous rendre service. Qu'est-ce qu'on fait de lui ?

Ne touchez à rien ! Je vais appeler la police.

Vous saviez que j'étais derrière la porte.

Je vous hais, Mortez. Je vous conchie ! (conchier : Souiller d'excréments)

- Qu'est-ce que vous avez ? - Je suis défigurée.

Mon nez a doublé de volume.

Je vais nettoyer. Il se peut que ça fasse un peu mal.

Hein ?

Hein ? Oui, oui.

Ça fait mal, hein ? Je sais, c'est insoutenable.

Vous êtes un sadique. Vous adorez voir souffrir les gens.

Dites donc ! Y a rien du tout. Une éraflure.

Arrêtez vos commentaires. Faites-moi un pansement correct.

- Vous êtes vaccinée contre le tétanos ? - Je suis vaccinée contre tout.

Je suis jamais passée si près de la mort.

Vous auriez pu avoir moins de chance.

Comment ça pourrait être pire que de recevoir une balle dans le pied ?

Il a pas souffert, il a eu une belle mort.

Il y a des types qui traînent des maladies pendant 15 ans !

Si ça se trouve, on lui a rendu service.

Tu trembles comme une vieille carcasse.

Dans le petit placard de la cuisine...

...à côté de l'évier...

...il y a une bouteille de Fernet-Branca.

Ramène-moi un petit verre.

- Ça va, là ? - La douleur se calme.

Vous faites bien les pansements.

J'ai 4 ans de secourisme derrière moi.

- Félix, ouvre. - C'est occupé.

Ouvre de suite. C'est pour faire boire Thérèse.

- Qu'est-ce que tu veux ? - C'est propre ce que tu fais.

- T'as une autre solution ? - Ils vont pas dénoncer.

Tu les crois, toi ? C'est des caves ! Ils vont nous balancer !

On va le couper en morceaux et le jeter dans la Seine.

Et pis ça sera tout ! Ce que t'es intelligent.

Allez, viens.

Tiens-le, là.

Et la serpillière, elle va se faire toute seule ?

Vous savez, on ne pense pas toujours ce qu'on dit.

Vraiment ?

Tout à l'heure, je vous ai dit des choses que je ne pense plus.

- Pierre, vite ! - Excusez-moi.

Allez-y, mon grand.

Pierre, je me sens mal. J'ai froid. Pierre, aidez-moi.

Mais... on ne peut pas...

Je me sens partir, Pierre.

- Mettez ça et sortez de là. - Je ne peux pas.

Je me tétanise complètement. Frottez-moi le dos.

Je suis stressée. Frottez fort. Ça va allez mieux.

Ah ! Ah, n'est-ce pas !

La poitrine... La poitrine.

Désolée Pierre, mais ça me fait du bien.

Mais si des gens appellent...

Oui, c'est une catastrophe. Plus fort ! Plus fort !

Oui, ne bougez pas.

On foutra ça dans une poubelle, ça fera un heureux.

Trouve une scie à métaux.

Cet imbécile ne sait même pas faire les pansements.

S'il vous plaît.

Thérèse, il y a Félix qui demande si...

Il fait une chaleur, ici. On étouffe !

On étouffe !

Ça y est, il va lui montrer son kiki.

Josette, aidez-moi à desserrer ce bandage.

Il vous a ligoté comme un sagouin.

Faites attention.

Vous m'avez fait mal, espèce de folle !

C'est pour aujourd'hui ou pour demain ? Qu'est-ce que je t'ai demandé ?

- Qu'est-ce que vous avez aux mains ? - C'est rien. Allez hop !

Félix, il y a les outils du monsieur.

Allô, je suis là !

Et si ça appelle ?

C'est une catastrophe. Il faudrait décrocher le combiné.

Oui, oui. Il faudrait décrocher. Comme ça, si les gens appellent...

- ...ça sonne occupé. - Oui, oui.

Tiens-le mieux que ça ! Je vais finir par me couper un doigt.

Arrête ! Tu scies la table.

Il va falloir emballer tout ça, maintenant.

Ça rentrera pas. La tête peut-être...

Là derrière, il doit y avoir des fait-tout.

Qu'est-ce que c'est ? Un lapin ! C'est le bouquet, ça.

Le bleu, il est joli.

- La porte, nom de Dieu. - Attention, t'en fais tomber partout !

Les chaussures. Donne-moi une autre boîte.

La catastrophe, bravo !

- Ça rentre pas. - Mais tasse !

Voilà ! Des plus petits morceaux.

Josette, je t'emprunte un après-ski !

C'est laid, mais c'est confortable.

Josette !

C'est bête, tout ce beau papier foutu.

Verse-moi un coup de vin.

Josette...

Josette ?

- La porte, merde ! - Josette !

Vous êtes dingue ! Vous avez failli m'écraser les doigts !

- Y a rien à voir ! - Je veux un verre d'eau.

- Salle de bain ! - Félix, ce n'est pas drôle !

Vous m'avez brisé le pied et vous avez manqué me couper la main en deux.

J'en ai marre de vos sévices ! Fous le camp !

Méfiez-vous ! Méfiez-vous !

Y en a marre, maintenant !

- ...n'est-ce pas. Donc c'est occupé. - Oui, oui.

- C'est occupé ! - Aaah !

Pierre ?

- C'est occupé ! - Oui, Pierre !

Pierre, on nous regarde !

- Allô ? - SOS Détresse ?/i>

Ils sont occupés.

"Comment ça ?"

Ils ont rien à faire de pauvres types comme vous et moi.

- "Ils sont partis ?" - Non, ils baisent.

- "Ils ont de la chance." - Beaucoup, oui.

- Qui c'est ? - Ça ne vous regarde pas.

- Où tu vas ? - À la police.

C'est fini de me martyriser, je vais vous dénoncer.

Vous êtes un porc !

Je suis navré, Thérèse. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Ce n'est pas grave, Pierre. Je n'ai rien senti.

C'est une catastrophe.

Et Josette qui va être accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis.

Ça, c'est catastrophique.

Josette... Qu'est-ce qu'il a, lui ?

Félix lui a filé une claque.

Thérèse et moi avons discuté et avons conclu que...

Josette, j'ai pas quatre bras.

C'est valable pour vous aussi. Enfin, écoutez-moi tous les deux.

L'enfant de Josette ne naîtra pas en prison.

C'est moi qui irai en prison à sa place.

Je vais donc me sacrifier. Pardon.

On a peur qu'ils croient pas à l'accident,

compte tenu de votre origine sociale. Cela dit, sans vous offenser.

Tandis que moi, ça sera plus facile. Du moins, je l'espère.

Nous avons déposé mes empreintes sur le revolver.

Vous réalisez le sacrifice que je fais pour vous ?

Je vais dire que c'est moi qui ai tiré.

Si vous voulez, mais c'est pas la peine.

C'est déjà décidé. Dites donc, où est le corps ?

- Je crois que le compte est bon. - C'est-à-dire ?

On a fini les paquets. On va le jeter dehors.

Félix l'a coupé en bouts, et on a fait des paquets de Noël.

C'est pas con, hein ?

Certainement, mais où est le cadavre ?

Là ! Ça fait une heure qu'on vous explique. Vous êtes bouché ?

Aaah !

Mais c'est monstrueux ! C'est ignoble ! Thérèse !

- Ils ont débité le monsieur. - Comment, Pierre ?

Ils l'ont mis dans des paquets. Regardez, c'est le bras là !

- J'étais sûr qu'il allait gueuler. - Je ne trouve pas ça drôle.

Je voulais bien me dénoncer pour le mort, mais pas pour les paquets.

- J'ai froid, Pierre. - Ça va pas recommencer ?

La frappez pas, elle a rien fait !

Si vous êtes pas contents, vous avez qu'à recoller les morceaux.

Et c'est tout mélangé.

On va recoller rien du tout. Je vais aller au commissariat.

Leur dire que vous avez ignoblement découpé ce livreur.

Ils vous croiront, peut-être ? Vous n'avez rien fait pour nous arrêter ?

Surtout si vous racontez ce que vous faisiez avec Thérèse.

La police, y vont bien se bidonner.

Drôle de publicité ! Appelez les poulets, si ça vous chante.

Vous êtes une ordure.

Ils ont aussi buté le "travelo".

C'est un cauchemar. Il faut que ça cesse.

Appelez la police ! Appelez la police !

M'en fous, il y en a un autre.

♪ Dovi ta ta ♪

♪ Ovi cheka ♪

J'ai entendu des pétards, je suis monté pour me joindre.

Peut-être je dérange s'il y a distribution de cadeaux ?

Touchez pas, malheureux. Ce sont pas des cadeaux, mais des paquets...

...que nous allons donner avec Thérèse.

- C'est le Noël de Fleury-Mérogis. - Commençons à charger.

- Ça commence à sentir. - Donnez, c'est à nous !

J'avais pensé chanter un assortiment de chansons. Ça peut vous délecter.

Écoutez. Ça fait des années que vous nous cassez les couilles.

Rentrez dans votre pays et foutez-nous la paix !

Et dégagez votre doigt !

- C'est une catastrophe, Thérèse. - Qu'est-ce qu'on va faire Pierre ?

Mais bouffe ! Allez bouffe !

- Ouais ! - Attrape-le maintenant.

Poussez-vous !

Allez, à table !

- Je vais lui filer un cadeau aussi. - Laisse faire les hommes.

Allez, à table !

Ouais, allez !

Ça y est !

Oh ! C'est magnifique.

Ça marche. Allez, aux lions. Les guépards, ils ont fini ?

Oui, ils ont tout bien terminé.

- Peut-être qu'ils voudront du rabe. - S'il en reste.

Allez !

Hop, petits !

Allez, les lions !

Bravo, le roi des animaux !

Qu'est-ce que je fais ici ?

T'es réveillé ? Casse-toi maintenant.

On m'assomme, on me tire dessus. Qu'est-ce que je vous ai fait ?

Casse-toi !

Il vaudrait mieux que vous vous cassiez.

- Qu'est-ce que vous trafiquez ? - C'est le Noël des animaux.

Vous risquez gros. C'est interdit de nourrir les bêtes.

"NE DISTRIBUEZ AUCUNE NOURRITURE"

C'est marqué là.

Ferme ton clapet ou je te jette aux lions.

Allez hop ! Aux ours.

Aidez-moi à prendre le gros.

Occupez-vous des animaux, l'humanité on s'en fout.

Pauvres types !

Puisque tout le monde rit, alors amusons-nous.

Joyeux Noël, les girafes ! J'arrive, les babouins !

Hé, mais qu'est-ce qu'il fout ? Qu'est-ce qu'il fout !

Thérèse, avec moi.

J'en ai marre de courir.

Mais arrête !

Joyeux Noël, les singes !

Arrête ! Mais il est fou !

Mais t'es pas bien ? Pourquoi pas aux singes ?

Pourquoi on ferait des exceptions ?

Parce qu'ils ne mangent pas cette sorte de cadeau.

Ça faisait longtemps que ça me démangeait.

Joyeux Noël, Félix.

Mais qu'est-ce qu'il a fait ?

- Pierre, il faut récupérer ces paquets. - C'est cela, oui.

Félix occupez-vous des singes. Je vais aux girafes, je suis plus grand.

Taxi ! Une chance de vous trouver à cette heure-là.

Merci ! Bonjour la solidarité.

Attention, le gris ! Files-y un coup de pompe.

Mais où est Pierre ?

Qu'est-ce que vous faites ? Regardez ça, c'est magnifique.

Pierre, c'est très gênant. Comment pouvez-vous regarder ça ?

Le lapin nous a bien regardés.

Cons de singes. Je reviendrai avec un fusil, ça nous fera des manteaux.

Et des chaussons de singe pour le p'tit. Y paraît que c'est super chaud.

Dépêchons.

Je vous amène pas. Il faut encore que je repeigne la bagnole.

- Ça n'est pas très gentil. - Laissez, nous prendrons le bus.

Salut m'sieurs dames. Merci pour la soirée.

Et merci pour les huîtres !

Thérèse, vous êtes de permanence à la Saint Sylvestre ?

- Le 31 ? - C'est cela. La veille du premier.

Oui, c'est donc la veille du premier.

Alors Mortez, on oublie sa copine ?

Lâchez-nous un petit peu, hein ? Pot de colle !

Ça suffit, hein ! Rentrez chez vous.

Le bus ! Le bus !

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