Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
(musique mystérieuse)
♪ Sharks in the water ♪
♪ Fear is creeping closer ♪
♪ Crawling on my skin ♪
♪ It's about time begin
(grondement de tonnerre)
Begin
The end is near ♪♪
(air de piano)
(battements de coeur)
(Karine Vanasse): Cette année
encore, j'ai parcouru la
province à la recherche des
joueurs les plus malicieux,
les plus sournois et les plus
manipulateurs afin de leur
proposer un jeu
terriblement tordu, mais ô
combien révélateur.
J'y ai pris un malin plaisir
l'an dernier, mais cette année,
j'en veux encore plus.
(musique de tension)
Mes invités arriveront tous ici
en fidèles.
(tintement de clocher)
Mais ça ne saurait durer. AÀ
Mais ça ne saurait durer. A mon
manoir, ils prendront part à des
missions dans le but d'amasser
un magot collectif pouvant
atteindre jusqu'à 100 000 $.
- Let's go! Let's go! Let's go!
(cris victorieux)
(Karine): S'ils survivent à mon
jeu, ils remporteront la
cagnotte.
- Yeah!
(Karine): Mais sinon...
Boum!
(musique trépidante)
...ils repartiront trahis
et les mains vides.
Je désignerai des traîtres parmi
eux. Les autres, les fidèles,
chercheront à les démasquer
un par un en votant à la table
ronde. Mais chaque nuit, les
traîtres comploteront en secret
pour assassiner un des fidèles.
Au cours de la journée, ce sera
encore pire. Ils mentiront, ils
manipuleront, ils sèmeront le
chaos et feront tout pour
envoyer les fidèles sur
de fausses pistes.
- Je suis déboussolé.
- Il y a aucune logique.
(Karine): Nous serons témoins de
leurs trahisons impitoyables...
- Je te crois pas.
- CÇ
- Ca, ça fait mal en... (bip)
- Ils vont rire, les traîtres.
(Karine): ...de leurs mensonges
éhontés.
- Si tu veux qu'on discute,
il faut que tu m'écoutes.
- Explique-moi, d'abord.
(Karine): ...de leur parcours
chaotique.
- Je vais pas t'éliminer,
je suis fidèle.
- T'es pas fidèle! T'es traître!
(Karine): Car si un seul traître
se rend jusqu'à la fin, c'est
lui et lui seul qui repartira
avec l'or.
- Tu vas m'arracher le coeur
de la poitrine, toi.
(Karine): Dans ce jeu, ils
seront littéralement prêts à
tout pour mettre la main sur
le magot.
- Je m'en vais à la guerre.
Je vais faire ça.
(Karine): Croyez-moi, vous ne
voudrez pas rater une seule
minute de ce spectacle cruel
et sans pitié.
(indicatif musical)
Prenez place, Les Traîtres
sont de retour.
(musique mystérieuse)
- God! CÇ
- God! Ca va être le fun!
(rires)
Hé, moi, c'est Mike.
J'ai 62 ans.
J'ai été militaire très, très,
très longtemps. J'ai été
enquêteur, j'ai travaillé
en milieu très hostile.
Des traîtres, j'en ai démasqué
un puis un autre dans différents
domaines de mon métier. Je veux
être un traître pour une fois.
Je peux-tu?
- CÇ
- Ca se rejoint un petit
peu. Je travaille pour la
Garde côtière, en fait.
- Ah, ouais?
- Ouais.
Moi, c'est Marie-Pier, j'ai
29 ans, je suis enquêteuse
principale au fédéral.
Je suis adjointe exécutive
au gouvernement fédéral.
Je dirai pas aux autres
participants qu'est-ce que je
fais réellement dans la vie,
simplement pour pas attirer trop
de méfiance envers moi. Donc, je
vais simplement dire que je suis
fonctionnaire.
- Mon épouse a fait ma valise
puis elle m'a dit: "Ciao, bye.
Aie du plaisir. Moi, je vais
jouer au bridge avec mes amis."
- C'est quoi? Elle n'était plus
capable? Elle était comme:
"Envoye, vas-y."
(rire)
- Bien, moi, c'est Karyne.
- Salut, Karyne.
- Je travaille comme
gestionnaire en sécurité
industrielle.
J'ai un bagage de 20 ans dans le
domaine de la sécurité et puis,
plus précisément, 10 ans comme
détective privée.
Je ne vais absolument pas dire
aux autres invités le métier que
je fais. Par contre, je vais
rester le plus proche de la
vérité possible, quand même.
- En avant, c'est quoi ton nom?
- Marilyn.
- Enchanté. Moi, c'est Joshua.
- Je m'appelle Marilyn. J'ai 34
ans. Je viens de Gatineau et je
suis ergothérapeute de
profession.
- C'est quoi, ça?
- C'est un professionnel
de la santé, en réadaptation.
- OK.
- La plus belle opportunité pour
moi, ça serait d'être une
traître, parce que t'as la
chance de jouer une double vie.
J'ai fait cinq ans de
covoiturage de Sherbrooke à
Gatineau, ça fait que mon gros
fun, c'était de m'inventer des
vies.
Une journée, j'étais infirmière.
Une autre journée, j'étais une
avocate qui réussissait bien,
avec un condo au centre-ville.
Donc, j'aimerais ça pouvoir
rejouer ça un petit peu.
- Moi, je travaille dans
le domaine automobile.
Quand on vend un véhicule, il
faut que tu fasses un show au
client.
Tu parles fort, tu crées un
scénario afin que la personne se
sente comme dans un film. CÇ
sente comme dans un film. Ca
fait que dans Les Traîtres,
je vais faire un show.
- Enchantée, je m'appelle
Laetitia, j'ai 26 ans puis
je suis avocate.
C'est important pour moi, la
justice. C'est important pour
moi que ce que je fais, ça ait
un sens.
CÇ
Ca fait que là, c'est quoi
vos noms? Vous faites quoi?
- Je m'appelle Marc-André, j'ai
38 ans puis je suis enseignant
au secondaire à
Vaudreuil-Dorion.
- Ah, c'est bien le fun!
- Par classe, il y a tout le
temps un à deux tricheurs, ça
fait que moi, je suis capable
de spotter ces gens-là. Puis on
peut pas en passé à Mister King.
Oh, non, monsieur!
- Quelles sont vos professions?
- Je travaille au 911, mais je
suis en congé de maternité.
Comme répartitrice d'urgence au
911, je me dois de garder mon
calme puis d'être en contrôle
des situations que je vis. Je
pense que ça, ça va vraiment
m'aider, là, dans le jeu des
Traîtres.
Vous, vous faites quoi
dans la vie?
- Je suis illusionniste.
- Intéressant.
- Tout ce qui est scolaire, ce
qui est événementiel, mariages
et autres.
- Nice!
- CÇ
- Ca fait seulement dix ans à
peu près que j'ai commencé à
faire de la magie, magie pour
familial, scolaire et compagnie.
Avant, j'étais juste mentaliste.
- On arrive au manoir.
- Oh!
- Wow!
- J'ai hâte de voir
tout le monde!
- Yep.
- Là, je suis arrivée, j'ai
découvert ce magnifique manoir.
- CÇ
- C'a de la gueule, ça.
- Ca va être de toute beauté.
- Wow!
- Déjà, ça fait monter
l'excitation à l'intérieur.
C'est sérieux, là.
Là, ça commence.
- Moi, je suis juste tellement
contente de venir faire le jeu
puis d'être ici. J'avais
vraiment hâte, là, de jouer
aux Traîtres.
- Hé, c'est tellement beau, là.
- C'est la place.
- Wow. Je peux pas croire qu'on
est là, sérieusement, là.
(rire)
- C'est bon! Yes!
Moi, c'est Jean-Philippe. J'ai
41 ans et je suis agent
correctionnel depuis 13 ans. Je
vais probablement me déclarer
comme intervenant en centre
jeunesse. La raison est bien
simple: ça fait beaucoup plus
sympathique.
- Hé, vas-y, vas-y. Allez,
Annick.
- Je m'appelle Annick. J'ai
40 ans et je suis ostéopathe.
D'habitude, je prends vraiment
beaucoup de place. Je parle tout
le temps. Je suis pas capable de
me doser, ça fait que je suis
comme un gros sac à surprises.
On verra.
On s'aime déjà.
- On s'aime déjà.
- On verra après.
Dans ce jeu-ci, je mise 100 %
sur mon côté gaspésien pour
pouvoir tisser des liens
avec du monde.
Ah, je suis tellement énervée!
Je vais crier. OK, j'arrête.
(souffle)
- Je trouve ça tellement parfait
qu'on arrive en hélicoptère.
Je peux pas croire.
Je m'appelle Audrey. J'ai 37 ans
et j'étais la vilaine à Survivor
Québec.
(cri excité)
(soupir nerveux)
J'ai accepté de venir aux
Traîtres, parce que c'est tout
ce que j'aime mis ensemble. Il
peut y avoir des trahisons, de
la manipulation, des mensonges.
Je vais être un méchant paquet
de trouble puis je vais avoir
du fun aussi.
- Let's go!
(♪♪)
(stridulations d'insectes)
(musique de tension)
Oh, yeah!
- My God!
- OK, cocktails.
(rires)
- Bonsoir. Bonjour.
- Welcome home! Welcome home!
- Allô!
- Bien, bien!
- Santé.
- Bienvenue chez moi.
- Hé, oui.
(rires)
Chez nous!
- Je pensais pas de m'être
inscrit à Survivor.
(rires)
- Hé, c'est beau. C'est
incroyable. C'est surréel.
- OK, oui. Bon, le mot s'est
passé. Je passe déjà...
- Non, non, mais je t'ai
reconnue tout de suite.
- Ah oui, hein? OK, c'est ça,
il y en a beaucoup, là. C'est
moi, on dirait qu'à chaque fois,
ça me surprend.
- Je t'ai tellement haiï
- Je t'ai tellement haie.
(rires)
- Bon, on va savoir que Yolaine
est directe.
- Bien, là.
- Comment me résumer, moi?
Mamie Yo.
Ils sont pas prêts pour moi,
eux autres. Tu sais, le beau
petit sourire, la petite
blondinette qui a l'air un peu
gnan-gnan...
(rire)
...c'est un "front".
- Cheers!
- Yes!
- Cheer.
- Je crois pas que je vais les
amener dans ce que j'ai fait à
100 %. Je vais seulement dire
aux autres que je suis
un ex-militaire.
- Il a l'air d'un enquêteur
privé, lui.
- Moi aussi, je trouve. Avoue!
- Non.
Je m'appelle Francis. J'ai 37
ans et je suis hypnologue. Comme
hypnologue, dès qu'il y a une
incohérence entre le verbal et
le non-verbal, entre ce que les
gens, ils disent puis ce qu'ils
sont en train de montrer, moi,
je pense que je vais être
capable de détecter une bonne
partie de ça, puis que ça va
être utilisé dans le jeu.
- Bonjour. Bonjour.
- Enchanté. Francis.
- Vous êtes qui, vous?
(rires)
- Vous connaissez-vous?
- Oh, oui, on s'est déjà vus.
- Pour vrai?
- Ouais.
- C'est bien drôle.
Moi, c'est Karyne.
- Je m'appelle Manuel. J'ai
42 ans et je suis synergologue,
autrement dit, spécialiste
du langage non verbal.
(musique de suspense)
- Qu'est-ce que tu fais, Kaven,
dans la vie?
- Moi, je suis entrepreneur.
- OK.
- Donc, je vends du café. Je
suis propriétaire de deux
franchises.
- Hein! OK.
- Dans le fond, je suis un
ancien militaire, ça fait que
j'étais dans l'armée avant.
J'ai servi 15 ans au sein
des Forces armées canadiennes,
notamment dans la capacité des
opérations de contre-espionnage
et d'antiterrorisme.
Moi, avant, le mensonge, c'était
un métier quasiment. Puis c'est
sûr, si je suis choisi comme
traître, ça peut m'avantager
aussi, parce que, comme on
disait, on est capable de
mentir, mais on n'amène jamais
ça à la maison.
(rire)
- Moi, je suis barbier
puis créateur de contenu.
C'est sur le web.
- OK.
- Paranormal.
- Ouh! J'adore.
- Non, non, pantoute. Nous,
on va dans des lieux qui sont
supposément hantés
puis on checke--
- Avec les outils, là?
- Exactement.
Veux, veux pas, quand on va
dans des places, dans des lieux
hantés, on deale avec beaucoup
d'énergie. Puis on dirait que ça
m'a amené à être capable de bien
lire les gens puis sentir
l'énergie qu'ils dégagent.
Moi, dans la vie, je suis un
chasseur de fantômes, mais ici,
je m'en viens être chasseur
de traîtres.
- Hé, Seigneur!
- Oh, mon... OK,
il y en a plein.
- Qu'est-ce qui se passe?
- CÇ
- Ca arrive de partout.
- On se fait entourer.
- OK, bien, on est juste pris
au piège, en fait.
- Je ne trippe pas.
- Oh, my God!
- Non, mais...
- Ils sont comme intimidants.
- Wô!
- Oh, non!
- On va se faire kidnapper.
- Non, non.
- Non, merci.
- Oh, il y en a partout.
- Ils nous veulent quoi,
eux, là? Oh, oh, oh!
- Non, ça peut pas commencer
la première journée. CÇ
la première journée. Ca peut pas
commencer, non.
(♪♪)
- Chers invités, bienvenue à mon
manoir. Vous êtes ici pour
prendre part au plus grand jeu
de manipulation et de trahison.
Mais ultimement, vous êtes aussi
ici pour remporter beaucoup,
beaucoup d'argent.
Vous avez peut-être déjà
remarqué, mais vous êtes 22
et non 20. Combien de traîtres
devrais-je choisir?
Trois? Peut-être deux.
Peut-être augmenter à quatre.
La réponse se trouve dans
cette enveloppe.
Mais j'ai toujours préféré
les questions aux réponses.
Vous participerez à 10 missions
valant chacune jusqu'à 10 000 $,
pour un possible magot
de 100 000 $.
Mais Gustave et moi sommes
particulièrement impatients. Que
diriez-vous de commencer le jeu
dès maintenant?
Je vous propose d'ajouter
10 000 $ au magot avant même
la première mission, à une seule
condition: que cinq d'entre vous
se portent volontaires pour être
condamnés à mort.
Un de ces cinq condamnés à mort
sera la première victime des
traîtres demain soir. Prenez
le temps d'y réfléchir. J'espère
que vous ne me décevrez pas
le premier soir.
- Pour moi, c'était déjà la
panique. J'étais comme: "Karine,
donne-nous un deux minutes.
Je viens d'arriver, là."
- Marilyn, tu peux pas prendre
cette chance-là.
- Un choc, là. On est de l'autre
côté du miroir et on commence
à jouer.
- Alors, des volontaires?
- Moi, c'est mort, moi. C'est
pas possible, moi. Je veux pas.
(♪♪)
(annonceur): Merci
à notre partenaire, Nissan.
(musique de tension)
- Je vous propose d'ajouter
10 000 $ au magot, à une seule
condition: que cinq d'entre vous
se portent volontaires pour être
condamnés à mort.
(♪♪)
- C'est tellement évident que
personne irait. Tu sais, il y a
aucune raison d'y aller.
- Il y a personne qui veut être
éliminé d'avance, mais il y a
quand même 10 000 $ qui sont là.
Il fallait que je fasse un
"move", puis je m'en aille là
pour faire certain que je
pouvais créer un engouement pour
les autres, qu'ils me suivent.
- Moi, ce me tente pas.
- Moi non plus.
- Non.
- CÇ
- Ca me tente vraiment pas.
- Je suis quelqu'un de
courageux. Je suis un joueur
d'équipe, donc je suis prêt
à me sacrifier pour eux.
- OK, go, on y va. Je suis fière
de moi, mais je suis comme:
"Qu'est-ce que je viens de faire
là?"
- Je réalise pas encore que je
suis un condamné à mort. J'ai-tu
fait une erreur? On verra
demain.
- Moi, avant de m'en venir, je
m'étais dit: "Dans les premiers
jours, il faut pas que tu te
mettes sous le spotlight." Puis
là, c'est exactement ça que j'ai
fait. So, on est là.
- Très impressionnant.
Est-ce que votre grand courage
vous mènera jusqu'au bout
ou êtes-vous seulement trop
impulsifs? Invités, un de ces
cinq braves joueurs a signé son
arrêt de mort. Mais grâce à eux,
10 000 $ ont été ajoutés
au magot.
- Yes!
(acclamations)
- Profitez bien de cette
dernière nuit de répit.
Encore une fois,
bienvenue aux Traîtres.
(acclamations)
AÀ
A demain.
(♪♪)
(exclamations de surprise)
- Oh, yeah!
- Oh!
- Wow!
- Magnifique!
- What?
- C'est tellement beau, là.
- CÇ
- Ca, c'est mon genre de place.
- C'est ici que ça se passe.
- Wow!
- OK, on pogne du blanc.
- Du blanc?
- Toi, tu... Bien, oui, hé.
- Tu vas t'occuper de nous?
- Bien, toi, tu veux pas quelque
chose? Parce que peut-être
que tu devrais profiter
avant que tu meures demain.
(faux rire méchant)
- Je suis condamné à mort,
mais il y a 10 000 $ qui sont
ajoutés aux 100 000.
C'est quand même exceptionnel. A
C'est quand même exceptionnel.À,
C'est quand même exceptionnel. À C'est quand même exceptionnel.À,
je vais pouvoir mettre cet
événement-là précis sur la
table, donc ça va jouer qu'en
ma faveur, j'en suis certain.
- Pourquoi t'as embarqué
là-dedans?
- Bonne question.
- Bien, là, j'ai vu le monsieur
qui est allé. Je sais pas...
- Mike.
- Mike! J'étais genre...
- Quel homme!
- Ouais!
- Oh, my God!
- Puis là, les gars commençaient
à y aller puis j'étais comme:
"OK, je vais juste y aller."
- Moi, je peux pas croire qu'il
y a quelqu'un qui s'est levé.
Mike, je peux pas croire que tu
t'es levé, sincèrement.
Pourquoi t'as parti le bal de te
mettre en avant? Moi, c'est ça
que je cherche à comprendre.
- J'ai eu quatre blondes dans ma
vie. Les quatre, c'est des
Karine.
- Oh!
- J'étais jamais capable
de leur dire non!
(rires)
- Je suis synergologue,
spécialiste du langage
non verbal.
(exclamations de surprise)
- Ah, non, mais attendez.
CÇ
Ca fait peur... CÇ
Ca fait peur... Ca fait peur
juste si vous êtes traîtres.
- C'est tellement le métier le
meilleur à avoir comme fidèle.
Donc, c'est sûr que ça, c'est un
risque, mais c'est un avantage
si je suis fidèle.
- On va tous compter sur toi.
- Mais en même temps, je me
peinture une grosse cible dans
le dos, parce que...
- Bien, oui, t'es quand même...
- Je pourrais mourir demain, là.
- L'annoncer, c'est fort.
- Mais je voulais pas. Je
m'étais bâti un personnage
d'anthropologue, parce que je me
disais: "Si je dis que je suis
synergologue, je me fais tuer
la première journée par les
traîtres." Mais j'ai rencontré
quelqu'un que j'ai formé.
(exclamations de compréhension)
- C'est qui?
- C'est Francis.
- Il se brûle avec ça, je pense.
CÇ
Ca me met une petite cloche, là,
de voir qu'il va falloir
que je me méfie, là.
- On va s'entendre
que synergologue...
- On n'a pas été formés pour ça.
- Il faut faire très attention.
Ouais, ça, là, je dois t'avouer
que si je deviens traître,
c'est le premier à partir.
(hululement)
(musique mystérieuse)
- Est-ce que les gens vous font
confiance facilement?
- En général, ils ont raison
de le faire. Ici, on n'est pas
en général.
- Le but, bien, c'est un peu ça,
de tuer puis trahir.
- Jusqu'ouù
- Jusqu'ou votre morale
vous permet d'aller dans ce
jeu-ci?
- Je pense que dans ce jeu-là,
si on a une morale, c'est pas
vraiment la place à être.
- C'est des règles que vous
aimez, ça, pouvoir mentir,
trahir, manipuler?
- Dans un jeu, c'est pas comme
la vie de tous les jours.
C'est correct de trahir.
- Derrière ce magnifique sourire
se cache une surprise.
♪ I am running
The end is coming ♪♪
- Invités, eh bien, la voici,
la fameuse table ronde. C'est
ici que, soir après soir, les
fidèles tenteront de démasquer
les traîtres pendant que les
traîtres, eux, tenteront
de semer la confusion.
Mais peu importe le clan
auquel vous appartiendrez...
tout le monde ici essaiera
de sauver sa peau.
Regardez attentivement
vos collègues.
Appréciez pour une dernière fois
leur aura d'innocence.
Parce que, dans quelques
instants, tout va devenir
plus sombre. Invités, on y est.
Mettez vos bandeaux.
Si je touche votre épaule, c'est
que je vous ai choisi pour être
un traître.
(musique de suspense)
- Karine qui se promène,
son petit pas d'une délicatesse
meurtrière qui passe derrière,
c'est à couper le sang.
- Karine, c'était comme le
fantôme du manoir qui tournait
autour de la table.
Tu l'entends pas, mais mon Dieu
que tu la sens.
- Je le sais qu'elle est là. Je
le sais, je prends des grands
respirs. Je me dis:
"Maxime, gère-toi."
- Karyne, comment vous comptez
vous présenter aux autres
invités ici?
- Je vais me prétendre une
spécialiste de la sécurité
industrielle. Je veux juste
faire oublier que j'ai une
spécialisation en enquête.
- Est-ce qu'il y a d'autres
secrets que vous allez garder
pour vous?
- Je vais faire abstraction
du fait que je suis mariée
avec un autre candidat.
- Qui?
- Je suis en couple avec Mike.
- Mon épouse a fait ma valise
puis elle m'a dit: "Ciao, bye.
Aie du plaisir. Moi, je vais
jouer au bridge avec mes amis."
J'ai eu quatre blondes dans
ma vie. Les quatre, c'est des
Karine. J'étais jamais capable
de leur dire non!
(rires)
C'est une belle carte cachée.
On a passé du temps en
infiltration, on va être
capables de s'appuyer autant
d'un bord que de l'autre.
- En tant que traître, vous
allez devoir la trahir
inévitablement.
- Oui. CÇ
- Oui. Ca fait partie
de la game.
- Collaborer avec d'autres
traîtres, comment vous
percevez ça?
- CÇ
- Ca va être intéressant,
jusqu'au moment ouù
jusqu'au moment ou je n'aurai
plus besoin d'eux autres.
- Audrey, vous arrivez
de Survivor. C'est quoi la
différence avec ce jeu-ci?
- Je pense que Survivor, c'est
un marathon. Là, je suis dans
un sprint. Il va falloir que je
manoeuvre assez rapidement pour
m'enlever cette cible-là que
je vais avoir nécessairement
d'entrée de jeu.
- Comment les gens vous
perçoivent, en général?
- Comme un génie fou.
- Vous avez analysé déjà
beaucoup de choses. C'est quoi
le pourcentage de traîtres
qui ont gagné?
- Je pense que, dans les saisons
1, on est dans les 60 %,
les saisons 2, dans les 80 %.
- Donc, traître ou fidèle?
- Traître jusqu'au bout.
- Est-ce que vous souhaitez être
une traître ici ou une fidèle?
- Mon Dieu, je souhaite
tellement être une traître.
Je suis assez bonne comédienne
aussi, ça fait que je suis
capable de jouer le jeu. Tu
sais, j'ai beaucoup d'humour, je
suis sarcastique, ça fait que
j'ai l'intention d'utiliser ma
personnalité pour être capable
de m'en sauver.
Moi, j'ai pas envie de savoir...
le soir, il y a du monde qui
s'en va en haut puis il y a une
étape de plus puis moi, je suis
pas là? Oh, non! Moi aussi, j'ai
envie d'être une traître.
(rire excité)
Hé, là, jackpot! Je vis le rêve.
- Annick, vous dites que vous
ressortez du lot. Est-ce qu'ici,
c'est un atout ou c'est
votre talon d'Achille?
- Je pense que ça pourrait être
les deux. Je suis très intense.
On dirait que je suis ploguée
sur le 420.
(rire)
- J'ai l'impression que si je
vous nomme traître, je mets une
bombe à retardement au conclave.
- 100 %. C'est un jeu, on va
mettre les émotions pour
plus tard.
- Vous pensez être capable
de les retenir?
- Non.
(rire)
Yes! Yes! Yes! Yes! En même
temps, c'est comme: "Reste
tranquille! Fais pas trop!"
Regarde, écoute, je me tape
sur les nerfs tellement
je suis contente.
(rire)
(Karine): J'ai toujours aimé
le chiffre 3. Parce qu'à trois,
il est presque impossible
d'atteindre l'harmonie parfaite.
AÀ
A trois, la trahison est presque
inévitable.
Alors, qui sera
le ou la troisième?
Qui viendra compléter
mon trio de traîtres?
J'ai bien envie de choisir parmi
les deux amoureux. Ah, l'amour!
Si l'amour est le lien le plus
fort qui soit, la trahison
n'en sera que plus grande.
- Mon objectif, c'est d'être
un traître.
- Pourquoi?
- J'ai été mandatée
pour différents mandats
d'infiltration puis je sais
que je supporte bien cette
pression-là. Je sais que je peux
me camoufler.
- Le côté synergologie, des
formations que j'ai suivies
m'ont donné un gros coup
de main. Si elle est nommée
traître, par sa gestuelle,
je vais être capable de le
détecter. Je vais m'en servir
à bon escient.
Maintenant, le sens contraire,
je suis pas certain qu'elle va
être capable. Il va falloir
qu'elle travaille fort.
- Vous êtes plein de confiance.
- Je serais peut-être pas ouù
- Je serais peut-être pas ou je
suis aujourd'hui si j'avais pas
eu un brin de confiance.
- J'ai pas vraiment de
culpabilité. Je suis ici
pour jouer. Que ce soit avec
ou sans Mike, mon objectif,
c'est de gagner.
(♪♪)
(musique de suspense)
(Karine): Alors, qui sera
le troisième traître? Mike
ou Karyne? Vous le saurez lors
du premier conclave, ou le
devinerez peut-être avant.
Enlevez vos bandeaux.
Regardez vos collègues à
nouveau. Qui semble nerveux?
Quel coeur semble battre
plus vite?
- Le premier réflexe, c'est
quoi? C'est de lever les yeux
puis d'essayer qui a l'air
louche.
Mais dans un sens,
on a tous l'air louches.
- Les traîtres sont maintenant
autour de la table.
Ce sera à vous, fidèles,
de les bannir sans remords.
Parce que, rappelez-vous, si un
seul traître est encore présent
à la fin du jeu, c'est lui qui
remportera tout le magot.
Et vous, fidèles, repartirez les
mains vides, ou serez morts
depuis déjà longtemps.
On se retrouve à la mission.
- Là, je me dis: "Fais
exactement comme si elle avait
pas touché mon épaule." Je me
mets à regarder tout le monde et
en même temps, je pense à "mets
tes mains en dessous de la
table, respire pas trop."
Je me dis: "Je suis bien
contente de m'être mis du fard
à joues, parce qu'une petite
rouquine, ça paraît vite quand
t'es rouge."
- AÀ
- A ma droite, j'ai Marc-André
qui ne se peut plus, qui a
chaud, qui se joue dans la face,
qui se taponne, qui sait pas ouù
se mettre.
Assurément, il y a quelque chose
qui va pas avec ce gars-là.
- Marie-Pier, elle était
particulièrement de marbre et
j'ai senti qu'il y avait quelque
chose de très grave à cacher.
- Joue pas trop, joue correct,
regarde le monde que tu regardes
d'habitude. Tu sais, c'est quand
que tu fixes dans les yeux dans
la vie?
- Allons chasser.
(rires)
- Premier qui bouge, premier qui
parle, des fois, ça peut être
justement suspect. Puis c'est là
que ça devient un peu
mélangeant, peu importe
qu'est-ce qu'on fait.
On dit: "Bon, comment un traître
agirait et comment un fidèle
agirait?", même si t'es fidèle,
pour pas que personne te cible
en commençant, dans le fond,
puis être obligé de se défendre
à une première table ronde.
- Je pensais pas être tant
stressé, puis finalement,
tu me mets le bandeau puis là,
on dirait que t'es comme:
"Oh, shit, it's getting real."
- J'avais juste hâte que ça
se termine pour comme...
(soupir de soulagement)
Je suis fidèle.
En tant que fidèle, là, la
stratégie, c'est tough.
Parce que si tu prends trop de
place, ils vont te bannir, parce
que t'as l'air d'une traître.
- Tu sais, les personnalités
tranquilles, pour moi,
c'est tough.
- Oui. Moi, je veux pas
me fier à ça, parce que les
personnalités tranquilles, là,
c'est les meilleures. Comme,
toi, t'as l'air de l'eau qui
dort, là, quand on te connaît
pas.
- Je suis plus un ouragan, là,
tu sais.
- Ah, ouais? Mais depuis le
début, on n'a pas parlé gros.
- C'est sûr.
- Je trouve que t'as l'air
tranquille, t'as l'air--
- OK, on se parlera.
- Toi avec, t'as l'air à
ta place. Mais tu sais, vous
seriez tellement, je trouve, les
traîtres parfaits, parce que
justement, vous parlez pas.
- Je connais pas encore
l'identité des autres traîtres,
des trop gros caractères qui
savent un peu tout, ça me
plairait moins.
- Mike, il est tellement
authentique qu'on dirait que je
peux pas le croire, tu sais.
- Mais justement, c'est
peut-être ça. CÇ
peut-être ça. Ca va peut-être
être ça, sa game.
- C'est le premier qui a pris
la parole. Mais tu sais, ça peut
autant dire: il prend la parole
parce qu'il est zéro stressé,
parce qu'il est fidèle.
- Ou qu'il est pas bien
dans le silence.
- Il a plus l'air d'un clown,
je trouve.
- Je lui ai parlé beaucoup
encore.
- Ouais.
- C'est un coquin farceur.
- Je me suis demandé si mon Mike
pouvait être traître.
C'est un gars qui est funny.
le monde l'a remarqué,
Mike, c'est un bouffon. Est-ce
qu'il pourrait être traître
puis juste jouer la game?
Possiblement. Fort
possiblement, même.
- Puis Manuel est
synergologue et je l'ai vu se
gratter puis avoir des petits
tics.
- Ce que ça veut dire aussi,
c'est qu'il peut lui-même jouer
avec ses mouvements.
- Bien, complètement. Tu sais,
s'il est traître, il sait
quoi ne pas faire.
- On est dans un environnement
artificiel ouù
artificiel ou tout le monde
ment, de toute manière, même les
fidèles ont des stratagèmes. Je
suis pas prêt à dire que mes
compétences vont me hisser au
haut du palmarès des traqueurs
de traîtres.
- Puis tu sais, il faut pas
oublier qu'on est
majoritairement des fidèles.
- Ouais, ouais, exact.
- CÇ
- Ca fait que c'est correct
qu'on partage toutes ces
informations-là pour analyser,
pour essayer de faire le choix
le plus éclairé possible.
- Puis il y a un point quand
même vraiment bon, parce que
maintenant, c'est le seul moment
qu'il existe des traîtres, mais
qu'ils connaissent pas les
autres traîtres.
- Ah, c'est vrai, ça.
- C'est vrai!
- CÇ
- Ca fait qu'il y a des traîtres
qui peuvent se mettre à accuser
d'autres traîtres. Puis après
ça, quand ils se rencontrent:
"Oh, oh, là, je viens d'en
pointer un que j'aurais pas dû."
- Puis là, ils vont changer
de comportement.
- J'avais pas pensé à ça.
- C'est un maudit bon point, ça.
- Hé, j'avais pas pensé à ça.
- C'est bon.
- Là, il faut essayer de
pousser, faire sortir des noms.
Présentement, j'ai un doute très
fort. Juste à côté de moi, lors
de la désignation, il y avait
Karyne. Je l'ai sentie
extrêmement nerveuse.
- C'est sûr que dans les
condamnés, il y a un traître.
- J'espérais tellement être
choisie puis genre, non. CÇ
choisie puis genre, non. Ca fait
que là, ça se peut vraiment que
ce soit terminé.
- Oh!
- T'espérais être choisie
comme traître?
- Oui, parce que genre,
ça aurait pu me sauver.
- CÇ
- Ca serait au moins un petit
avantage.
- De s'être prêté au jeu.
- Bien, c'est ça, exact.
- Peut-être, peut-être.
- J'ai comme eu le motton. Puis
là, j'étais genre: "Oh, je suis
vraiment triste, parce que
j'aurais vraiment aimé ça être
traître. Puis là, je me rends
compte que c'est peut-être ma
dernière journée."
Tu sais, comme, on dirait que
même moi, en le disant, j'y
croyais pas, mais c'est la
vérité. Genre, je peux
comprendre pourquoi ils me
soupçonneraient. J'ai jamais
autant pas su, genre, quoi
faire.
- Mais toi, tu dois espérer que,
dans ton lot, il y a pas trop de
traîtres, parce que sinon, ça...
- Dans les cinq, s'il y en a un
qui a été nommé traître, bien...
- Tu tombes à une chance sur
quatre, là.
- Bien, si t'es traître,
c'est zéro chance sur cinq.
- C'est zéro, cinq... Ouais,
mais j'ai pas ce côté-là en
ce moment, je vais te dire.
- Les deux seules personnes,
là, qu'il y a quelque chose qui
m'a sauté aux yeux, c'est même
pas dans le sens d'il y a
quelque chose d'étrange. C'était
justement deux personnes qui
étaient...
- Trop relax.
- ...complètement détendues.
Mais pour moi, c'était un bon
signe. C'est pas des personnes
que j'élimine complètement de la
liste des suspects. Mais je les
mets en bas.
- Est-ce que tu vas les dire?
- Oui. C'est toi puis Ariane.
- Hein? Moi?
- Ouais.
- C'est sûr, en dedans,
t'étais genre...
- Bien, voyons donc! Hé, moi,
depuis tantôt, je suis de même:
"Je vais mourir!" Détendue?
Je sais pas combien de discours
intérieurs que j'ai eus pour me
dire: "Be calm. Respire pas
trop. Avale pas trop." Puis lui,
il me dit: "T'étais trop calme."
Puis là, je suis comme:
"Voyons donc."
Bien, moi, j'aime ça que tu me
le dises, là, parce que moi, je
suis comme: "Crime, qui a pensé
ça de moi?"
- Je le dis quand même
à plusieurs personnes.
- Bien, toi, on trouve pas
que t'as rougi.
- Je sais pas qu'est-ce qu'il a
regardé, là, mais je suis
aucunement calme. En dedans,
je me disais juste: "Pète pas
au frette."
(rire)
- C'est dangereux ce que je dis
là, parce qu'en même temps, si,
admettons que t'es fidèle puis
qu'elle est traître, je viens
comme de te l'éliminer.
- Hum-hum. Non, non, je fais
mes propres conclusions.
- Bien, je l'ai sur le coeur.
CÇ
Ca m'a dérangée. Je pense que
je vais être émotive avec ça. Je
pense que je suis soupe au lait.
Touche-moi pas. Pop!
(musique de tension)
- Comment ça va?
- Je suis un peu partagé, là,
présentement. Je me demande
justement qu'est-ce qui va
arriver avec les mises à mort.
- Qu'est-ce qui t'est passé
par la tête?
(rire)
Dis la vérité.
- J'ai comme eu le feeling,
quand elle a dit "il faut pas
me décevoir", que sinon, il
allait y avoir une conséquence.
On va voir ce que le destin nous
dit, mais c'est pas fini
non plus, là.
- Ouais.
- Vous autres, ça serait quoi
vos petites takes, à date?
Qui qui veut se mouiller?
- Ouais, nous, dans notre
groupe, il y a le nom de Manuel
qui est ressorti.
- Ouais.
- Manuel, tout à l'heure, il m'a
dit en plein dans ma face: "T'as
les épaules basses." Hé, là, je
me sens comme si quelqu'un
regardait, comme, de quoi j'ai
l'air tout le temps.
- Lui, il analyse ça.
- Là, je lève mes épaules,
je les baisse, je les lève,
je les baisse. Là, je me dis:
"Il me regarde."
Mais lui puis... Comment il
s'appelle? Francis. Même hier,
Francis, il te regarde
tout le temps.
- Il est de même. Mais il te
regarde dans les yeux, là.
- Mais il y a du monde qui a
lancé Mike, mais Mike, il est
tellement, genre, gentil.
- Non, pas Mike,
s'il vous plaît.
- On dirait qu'il est gros
nounours de nature.
- Karyne?
- Oh, Karyne...
- Karyne, elle serait une bonne,
non? Parce qu'elle est comme...
Depuis le début, moi, je pensais
qu'elle était comme une
enquêteuse de police.
- OK, on est au beau milieu
de nulle part, la gang.
- C'est-tu un canon?
- Des pétards.
- Non, non, il y a un canon.
- Ouais, il y a plusieurs
canons, des canons antiques.
- OK, on va tirer du canon? Yes!
- J'aime ça.
(rire)
- Invités, pour votre première
mission, je vous offre un départ
canon.
Le but: vous devez charger ces
canons pour détruire cette tour.
Pourquoi? Parce qu'à l'intérieur
de la tour se cachent 10 000 $
en or.
(acclamations)
- Yes!
- Moi, je vais tout donner
pour l'argent. Chaque cenne est
importante. Je me penche à terre
pour la ramasser s'il faut, mais
je repars pas sans le 10 000.
- Vous trouvez que c'est trop
facile?
- Ouais, c'est ça!
(rires)
- Attendez. Pour charger les
canons, vous allez avoir besoin
de boulets.
- Oh!
- Vous aurez 20 minutes pour
ramasser le plus grand nombre de
boulets possible dans la forêt.
- Oh!
- Hein?
(rire)
- Le plus de boulets vous aurez,
le plus de chances vous aurez
de détruire la tour.
Bien, qu'est-ce que vous
attendez? Boum!
- Bon, bien, go!
- Oh, my God!
- Bien, voyons donc!
- Let's go!
- Bien, là, on a-tu un plan
de match?
- Arrêtez après les barils?
(Mike): Dans l'armée, quand
on va à la recherche de mines,
on rentre dans le sentier, on va
faire une ligne étendue.
- Là, il y a Mike qui part:
"Ba ding, ba dang, j'ai
de l'expérience militaire.
CÇ
Ca marche de même. CÇ
Ca marche de même. Ca marche
de même. CÇ
de même. Ca marche de même."
EÉ
Ecoute, j'étais comme:
"Calme-toi un petit peu,
mon chum, là."
(Mike): EÉ
(Mike): Etendez-vous!
Mettez-vous sur une ligne.
Après ça, on monte comme ça.
- Un peu trop sérieux pour moi,
honnêtement. CÇ
honnêtement. Ca fait que j'ai
même pas écouté. Moi, je voulais
une chose, c'était les boulets.
- CÇ
- C'a l'air de quoi, un boulet?
- Ca doit être noir, à peu près
gros de même.
- Noir?
Je voyais pas les boulets, là.
Je les voyais juste pas. On
dirait que je courais comme
une poule pas de tête.
- Crime, ils sont bien cachés.
- Il y a quelque chose ici!
Je vois le premier coffre qui
est là, par terre. CÇ
est là, par terre. C'a l'air
d'être une équation
mathématique. Il y avait le:
"Combien est-ce qu'il y a de
canons? Combien il y a de lunes
sur la table?"
- 10 canons fois 92: 920.
- 920? 4 à la 5, ça fait 20.
- Non, pas 4 fois 5. 4 à la 5.
- Ah, 4 à la 5!
- C'est ça.
- Oh! OK. CÇ
- Oh! OK. Ca fait que...
- Connais-tu le nombre de lunes
sur la table ronde?
- Non.
- Si on connaît pas ça, ça sert
à rien qu'on continue ça.
- Ouais, on reviendra, OK.
- Là, il y a-tu de quoi ici, là?
Ah non, je suis pas bonne
en maths! Seigneur! Est-ce qu'il
y en a qui sont bons en maths?
- Oui.
- Parce que moi, les calculs
là-bas, oublie ça, là.
- C'est ouù
- C'est ou?
- Là, nombre de canons c'est 10.
- Ouais. 10 fois 92: 920.
Je pensais que j'étais bon en
mathématiques, jusqu'au moment
ouù
ou je suis arrivé au problème.
- 4 exposant 5.
- Ouais, 4 fois 4: 16.
Fois 4, c'est...
- L'exposant! Je suis pas
une calculatrice, là. Je...
On n'y arrivait pas.
- Oh, j'en ai un! J'en ai un!
Ils sont assez lourds, en plus.
- OK... Hein! Sacrilège! OK,
c'est lourd.
Là, les boulets de canon,
je sais pas combien ça pèse
dans la vie.
(respiration haletante)
Mais je sais juste qu'en avoir
un dans les mains pendant plus
que trois minutes, je voulais
m'écrouler à terre.
(gémissement d'effort)
(respiration haletante)
- Et un premier pour Vytee.
- Je suis pas en train de
courir dans la forêt, là. Je
vais pas me tuer.
Je veux garder mes énergies pour
le jeu, pour la stratégie.
- La course a ralenti un peu,
Manuel.
- Oui.
- Il y a un baril ici.
Il y a un coffre.
- OK, OK.
- Puis là, on découvre une boîte
enrobée de cordes, mais toutes
mêlées.
C'est tout des petits noeuds.
(gémissements d'effort)
Je paniquais un peu, je savais
pas par ouù
pas par ou commencer, parce
qu'il y avait pas de début.
C'était tous des noeuds.
(gémissements d'effort)
- Wouh! OK, let's go.
Dans la montée, avec le boulet
sur l'épaule, c'était pénible.
Le soleil, la pression, se
dépêcher pour aller rentrer dans
le temps, j'étais absolument
épuisé, là.
- Il reste dix minutes.
- Il faut que je prenne mon
souffle, là, puis on gueule.
Il reste dix minutes!
- CÇ
- Ca va pas. C'est trop lourd!
- Oh, God!
(musique de tension)
(musique de suspense)
- Il reste dix minutes!
- "Formez une pyramide." Bon, ça
doit pas être si compliqué, ça.
Avec les boulets... Ah, puis
ils sont attachés. On a un 4,
un 3.
- Non, attends, il va peut-être
falloir faire un triangle.
- Oh!
(rire)
Le cauchemar de la pyramide!
C'est clair, j'en fais des
cauchemars toute la semaine.
- Non.
- Si on... Non, ça marche pas.
- Eh, boy.
- Je vois même pas la logique.
Le problème quand on arrive à
cette station-là, c'est qu'il y
a déjà quelqu'un qui est là
depuis plusieurs minutes, qui a
essayé plein de stratégies. Là,
toi, t'embarques, tu brûles déjà
des stratégies que cette
personne-là a trouvées.
- Hé, Audrey, viens ici,
une tête de plus.
- 960 fois 3.
- OK.
- 880.
- 2880. Là, il faut savoir, de
toute façon, combien de lunes.
- Huit ou six.
- C'est huit. OK.
- Je pense que c'est huit.
- Là, on a 920.
- Il y a-tu un expert en noeuds
ici? On focussait beaucoup sur
le dessus de la boîte. Francis
qui arrive à un moment et bang,
Francis se rend compte qu'il y e
des noeuds sur le côté.
- Ici, ça dit quoi?
- Toi, de ton bord?
- Hé, je suis pas capable
de le... Attends un peu.
- Toi, t'es une machine,
le gros.
- Ouais.
- On défait des noeuds,
on défait des noeuds.
- Tiens.
- On va l'avoir, on va l'avoir.
- Il reste cinq minutes!
- Les gars, on lâche pas!
- Je sentais que ça allait bien
pour que ça avançait.
- OK, OK, ici, ça se libère.
- Là. Une petit shot encore, on
lâche pas.
- C'est bon, on l'a?
- Je pense.
- Tu l'as?
- Ici, OK!
- C'est beau!
- Elle s'ouvre? Yes!
- Yes sir!
- OK, on en a cinq!
- Hé, il faut des mains!
Il faut des mains!
- OK, yo, sors tes pipes. Vous
me pardonnerez, mais je ne peux
courir avec dans les mains.
Parce que les boulets, ils
étaient pas en plastique, je
vous le jure, là.
- Tu veux-tu me le donner?
- T'es pas sérieuse?
- Vas-y, donne-moi-le.
- Tu viens d'y aller.
- Non, non, donne-moi-le.
Donne-moi-le.
Tu sais, elle avait vraiment
l'air de rusher puis je le sais
qu'elle essayait puis c'était
comme le meilleur
de ses capacités.
- Go, t'es capable. Pousse.
Honnêtement, quand je courais,
j'étais tellement essoufflé,
je voulais le démontrer aux
gens. Je montrais que je suis
un dur à cuire.
- Go, go, go, go.
- C'est bon?
- Deux minutes.
- OK, ça fait que là, on se dit:
3000 moins 480 divisé par
le nombre de lunes.
- Moi, j'ai dit qu'il y avait
huit lunes, ça fait-tu du sens?
- Moins 60, ça fait que 2000...
- 3000.
- 2940.
- 2940, ouais.
(cris de joie)
- Attends un peu, attends un
peu. Non, non, non, non, il est
pas ouvert.
- Arrête!
- Il est pas ouvert.
(cris de déception)
(soupir de déception)
- Puis pourquoi ça fonctionne
pas?
- Fausse alerte, désolé.
- Moi, personnellement, je
trouvais qu'ils passaient un peu
trop de temps dessus. Et ils se
sont un peu tourné les pouces,
physiquement parlant, en termes
d'énergie.
- Il y en a pas d'autres, là,
c'est tout?
- Bien, j'en ai
un troisième ici.
- Non, je l'ai essayé, ça aussi.
- La soda de pyramide.
- 30 secondes.
- 30 secondes!
- Apporte ça ici.
- Oh, ça m'énerve.
- Normalement, une pyramide,
c'est comme ça. Là, vous
me retrouvez avec ça.
- Moi, c'est le milieu que--
- Mais non, mais j'ai-tu l'air
de savoir comment faire
des exposants?
(rire)
Je sais pas quoi dire.
L'exposant... il m'énerve.
- Cinq, quatre, trois, deux, un.
- Good job!
- Yes!
- Tout un challenge.
- Wouh!
- J'ai appris, après tout ça,
qu'il y avait une station
de mathématiques. Je peux pas
croire que j'y suis pas allé.
C'est une de mes forces, les
calculs mentaux puis toutes
ces choses-là.
- Invités, félicitations,
vous avez réussi à rapporter
21 lourds boulets.
(cris de joie)
Vérifions maintenant si c'est
suffisant pour faire tomber la
tour. Par la bouche de vos
canons, faites-vous entendre!
- Go, go, go, go! Let's go!
(acclamations)
- Il y a dix canons, on a 21
boulets. Donc, j'ose croire que
c'est un minimum pour au moins
abattre la tour.
- Allez!
(acclamations)
Go, go, go!
- Let's go!
- Oh, my God!
(rire)
♪ There's no way I'm falling ♪♪
(cris)
♪ There's no way
I'm falling down ♪♪
- Bien, de toute beauté. C'est
la tour des 10 000, ça, là.
Let's go!
- Oh!
- Let's go!
- Pow! J'étais comme...
(exclamation excitée)
C'est tellement impressionnant.
- Wô! Hé!
- Let's go!
(cris excités)
- Yes! Yes! Wouh!
C'est une excitation de trucs
qui pètent avec une gang qu'on a
réussi de quoi.
- Let's go, les filles! Wouhou!
- On savait qu'on avait fait
10 000 $.
(acclamations)
- Bon, bon, c'est pas mal.
On se revoit au manoir.
- Yeah!
- Good job!
(musique de tension)
- Puis comment vous vous sentez,
vous deux, par rapport à ce
soir?
- Moi, j'ai profité de la
mission comme si c'était ma
dernière. Genre, je me suis
portée volontaire...
- Ah oui, tu t'es...
- Ouais, je me suis donnée.
- T'es résolue.
- J'ai eu du fun, je me suis
salie. Genre, je me suis dit:
"Si c'est ma dernière, bien, je
veux être fière de moi puis je
veux avoir eu du fun, tu sais."
- Somme toute, qu'est-ce que
vous avez pensé de la table
ronde, vous autres?
- Moi, j'étais extra stressée,
pour vrai. Je sais pas, j'avais
juste le coeur qui battait.
J'espérais juste qu'elle me
touche pas puis que j'aie pas
cette pression-là.
- Same.
- J'ai vraiment observé
le avant, après bandeau.
- Ouais.
- Il y a deux personnes que j'ai
trouvé qu'elles avaient une
détente corporelle très, très,
très marquée.
- Ah ouais?
- C'était toi.
- Ah oui, moi, j'étais
complètement détendue après.
- Puis l'autre personne, si vous
voulez savoir, c'est Annick.
- Qui?
- Annick.
- J'ai entendu des opinions
divergentes de ça, moi.
- Bien, c'est correct.
- Oui, oui.
- Puis elle est très bonne
socialement, Annick.
- Oui.
- Elle ferait
une très bonne traître.
- Annick, elle est séductrice.
- Mike, il est... Je pense pas
qu'il est traître.
- OK.
- Mais il a du bagage, lui.
- Bien, je sais que c'est
un ancien militaire.
- Il est responsable de sécurité
privée, genre, pour des gens,
comme garde du corps, quelque
chose comme ça, là. Je pense
qu'il est dangereux. Il a été
formé en synergologie aussi.
- Hein? Puis il a l'air
d'un clown.
- Puis il gère des équipes.
- Si on a comme tous la tête
reposée, tout le monde est plus
en forme, là, je pense qu'on va
plus pouvoir voir qui a changé,
mettons.
- Oui, vous trois, je vous avais
quasiment pas parlé, ça fait que
je suis contente d'être avec
vous autres.
- Karyne, je lui ai pas jasé
beaucoup.
- Non, c'est la première fois
que je suis en voiture avec vous
deux.
- AÀ
- A venir jusqu'à date, c'est
la première fois qu'on est
en voiture ensemble...
- Des fois, Mike, il conduit
vraiment comme un pépère. J'ai
juste envie de prendre sa place.
J'ai pas pu le dire, mais je me
disais dans ma tête: "Il est
pareil. Il est pareil."
- Man, je suis persuadée
que Karyne est enquêteuse.
- Elle est legit difficile à
sizer.
- Yo, oui!
- Ah ouais? Moi, je trouve pas.
- Puis l'autre personne aussi
que je me suis demandé, c'est
l'ergothérapeute. Puis tout le
monde me dit qu'elle est
correcte.
Puis je me suis demandé si elle
disait la vérité sur sa job.
- Moi, Marc-André...
- Vous aussi, vous l'avez
ressenti, hein. Il a changé d'un
coup.
- Et Manuel, j'ai senti un truc
sur Manuel aussi.
- Il m'a target moi.
- Ah ouais?
- Target moi puis Ariane.
Il me l'a dit en plein
dans ma face.
- Moi, je veux jase,
honnêtement, je suis quelqu'un
de naiï
de naif dans la vie, mais on
dirait que je peux vous faire
confiance. Je sais qu'on se
connaît pas beaucoup, mais...
- Yo! Moi aussi.
- ...on dirait que je peux vous
faire confiance.
- Moi aussi, man.
- 100 %.
- C'est ça les noms qu'on a
entendus.
- Ouais.
- Toi, t'as entendu Manuel.
Moi aussi, j'ai entendu Manuel.
- J'ai entendu Manuel aussi.
- Toi, t'étais l'autre bord, ça
fait que tu l'avais en face
de toi, en plus.
- Genre, je le voyais direct.
Le mec était comme ça, OK?
Et il ne bougeait pas. C'était
une tenue, un contrôle que moi,
j'ai trouvé trop parfait.
- Hum-hum.
- Tu vois?
- Il cherchait pas des traîtres,
il en était un.
- Tu vois ce que je veux dire?
- Puis moi, Fred, ce qu'il a
soulevé comme point, il a dit:
"Sa job dans la vie, c'est
d'analyser les comportements."
- C'est exactement ça, c'est
pour ça que ça m'a interpellé.
- Mais toi, t'es pas dans
les condamnés à mort.
- Non. Non, mais tu sais,
ça me tracasse au bout.
- Honnêtement, c'est sûr, là.
- Moi, c'est la seule nuit que
je vais être tranquille, parce
que dès demain...
J'ai vraiment peur.
- CÇ
- Ca met beaucoup de soupçons,
pareil, là. Tu sais, c'est sûr.
- Ouais. J'ai vraiment peur que
les traîtres se sentent menacés.
Je pense pas que les fidèles,
ça pose problème.
- Tu sais, si c'est pas un
traître, c'est quand même pas un
fidèle qui va nous aider à les
trouver non plus.
- Bien, pas comme ça, en tout
cas. Parce que là, c'est
technique.
- Non, c'est ça.
- Bien, il est trop stuck. Je
sais pas.
- Ouais, ouais.
- C'est ça.
- Moi, j'ai entendu Marc-André.
- Marc-André?
- Ouais?
- Marc-André était un peu à ma
droite, genre, deuxième position
à ma droite, ou troisième. Et il
buvait un peu trop rapidement.
(rires)
- Comment t'as trouvé ça
ce matin?
- Bien, je sais pas.
- T'as-tu remarqué des choses
à la table?
- Bien, là, c'est sûr que
j'étais à côté de Mike. Puis
tu sais, ç'a été le premier à
parler, là. Tu sais, souvent,
les premiers à parler, c'est
une manière de...
- Ouais.
- Tu sais, de te libérer
de ton stress.
C'est sûr que j'aimerais des
gens qui sont capables
d'écouter, qu'on prenne des
décisions d'équipe. Mike, des
fois, il est très dans la
légèreté.
Il va faire des petits
commentaires drôles, mais
peut-être qu'il aurait plus de
difficulté à, tu sais, qu'on
fasse une stratégie puis qu'on
se lance, là, dans le gros jeu
des Traîtres.
- Moi, pour l'instant, je pars
avec les condamnés. Je me dis:
"Il y a quelqu'un là-dedans."
- Là-dedans. Ouais, moi aussi,
je pense ça.
- Il te l'a-tu dit, Manuel,
qu'il pensait que t'étais
traître?
- Non.
(exclamations de surprise)
- Non, non, non! Zéro, zéro?
- Bien, non, il m'a dit--
- Il vous l'a pas dit?
- Non, il a dit absolument
l'inverse.
- Hein?
- Il a dit absolument--
- Arrête!
- Non, non, non!
- Quand est-ce qu'il t'a dit ça?
En se rendant à la mission?
- Oui, avant la mission.
- Des gens disent qu'ils
entendent mon nom. Et de qui ils
entendent mon nom? Manuel.
Moi, il a dit dans la voiture,
et tu me corriges si je dis pas
la bonne chose.
- Bien, oui, j'ai la même
outrance que toi.
- Il dit: "Il y a deux personnes
que j'ai senties complètement
déstressées."
- Ouais, à off,
sortis de ma liste.
- "Sortis de ma liste, genre,
vous êtes en bas de mes
priorités." Puis là, il m'a
dit... J'ai dit: "Ah ouais?
C'est qui?" Là, il dit:
"Bien, je peux te le dire.
Ariane, c'est toi."
- Il m'a dit moi puis elle, mais
il dit "dans sa mire". Peut-être
que j'ai tout mal compris, là.
- CÇ
- Ca serait un peu spécial qu'il
te le dise de même, là.
- Non, il me l'a dit dans ma
face. J'ai dit: "Je suis
contente que tu me le dises dans
ma face."
- Mais moi, je vais aller
revalider avec lui, d'abord.
Parce que là, je suis comme...
(rire)
- CÇ
- Ca fait que là, Manuel, je
sais pas quoi penser. Sauf que
je me dis que ça fait traître.
(♪♪)
- Ouh!
- C'est le mariage à qui?
- Petit cocktail pour célébrer.
Il y avait des belles petites
tables, des charcuteries.
Santé!
- Santé!
- Cheers!
- Mon Dieu!
- Oh, mon Dieu! CÇ
- Oh, mon Dieu! Ca part.
- Le cocktail ce soir, c'était
une belle grande surprise.
Le monde est gentil.
J'ai du fun.
- Et là...
(brouhaha)
(exclamations de surprise)
- Oh, vous semblez surpris.
(rires)
- On avait du fun.
- Est-ce que je viens gâcher
votre paisible cocktail?
- Pas du tout.
- Tout dépend du message.
- Alors, j,aimerais porter un
toast aux fidèles.
- Yes!
- Yeah!
- J'aimerais m'amuser un peu
aussi avec vous.
- EÉ
- Evidemment.
(rires)
- Un d'entre vous, prenez le bol
qui se trouve juste là avec les
crayons et les papiers.
- Quand elle a parlé de papiers
et de crayons, tout de suite,
j'ai dit: "J'aime pas ça. CÇ
j'ai dit: "J'aime pas ça. Ca
sera pas le fun, ce qui va
se passer."
- En silence, inscrivez le nom
d'un invité que vous soupçonnez
déjà d'être un traître.
- Ah, mon Dieu!
- OK.
- Et c'était pas le fun du tout.
- Il y a plein de choses qui me
passent par la tête. Quel genre
de stratégie je veux prendre
comme traître? Mais comment
je penserais comme une fidèle?
- Je pense que je vais juste
targetter quelqu'un qui a pas
été nommé.
- Mike, Francis, qui d'autre?
Ah, il y a trop de monde que je
suspecte en ce moment.
- Maintenant, à tour de rôle,
vous allez vous avancer et nous
dévoiler le nom que vous avez
inscrit.
- Oh, OK.
(rires nerveux)
(soupir)
Pour vrai, là... Tu sais, moi,
je m'étais dit: "oh, on l'écrit
sur un papier, ça va être
anonyme. Genre, c'est correct,
on est débarrassé." Bien, non!
- Je me suis dit: "CÇ
- Je me suis dit: "Ca va être
vraiment une bonne occasion
d'avoir les perceptions de tout
le monde.
Je vais y aller, je me lance.
- Oh, wow!
- Bien, oui, pourquoi pas?
- Marc-André.
- Alors, sur mon papier, j'ai
mis Manuel, parce que c'est
quelqu'un qui observe beaucoup
et ne se mouille pas assez,
je trouve.
- Moi, c'est Manuel, parce qu'en
fait, je trouve que tu t'es pas
mouillé beaucoup depuis la table
ronde pour quelqu'un de
synergologue qui devait
normalement analyser plus.
- Je me mouille pas assez? Pff!
J'ai pas de problème avec ça,
parce que c'est ma personnalité
pour vrai. Et comme j'avais pas
de piste, j'en aurais pas
inventé.
On m'a reproché de ne pas me
mouiller suffisamment. La raison
est simple: je n'ai aucun
soupçon à l'heure actuelle.
J'ai marqué le nom de Fred
pour une stupidité qui vient
d'arriver. Lorsque Karine a
mentionné de porter un toast
aux fidèles, tout le monde a
élevé son verre très haut sauf
Fred, qui l'a levé moins haut.
Normalement, ça signifie qu'on
est moins satisfait, moins
heureux de la situation.
On en reparlera.
- Correct.
J'ai quand même trouvé ça
spécial, parce que je suis
probablement un de ceux qui
parlent le plus de Manu. Donc,
peut-être un petit cas de
vengeance là-dessus.
- Comme, honnêtement, je sais
même pas quoi dire comme
réponse, mais c'est Marilyn.
- CÇ
- Ca m'a surprise quand mon nom
est sorti. J'ai trouvé ça un peu
confrontant.
- Je trouve que pendant la table
ronde, elle regardait un peu le
monde avec un regard, tête
baissée. CÇ
baissée. Ca fait que moi,
Marilyn, c'est sûr qu'elle est
dans mon top.
- Moi, j'ai été avec Marc-André.
- Oh!
- Je l'ai senti en sueurs quand
on est sortis de la table ronde.
(rires)
Je me suis demandé qu'est-ce qui
l'avait bien affecté de même.
- C'était l'éclairage.
AÀ
A l'intérieur de moi, j'avais le
goût de rire, parce que je sais
qui je suis. Je suis un fidèle.
- Marc-André,
on est très, très tôt.
- Je devais écrire un nom,
donc voilà. Marc-André, désolé.
- Petite note à moi-même: s'il
vous plaît, ne plus mettre de
bomber jacket autour de la
table ronde. CÇ
table ronde. Ca fait beaucoup de
chaleur et je transpire beaucoup
et ça éveille les soupçons
sur moi.
- Mes soupçons ont bougé dans
la journée. Il y a une autre
personne à la table ronde
que j'ai vue. C'est Audrey.
Je sais pas si c'est que tu
dégages de la confiance ou qu'il
y a du contrôle. Je te trouvais
très posée. Je trouvais qu'il y
avait quelque chose d'un peu
louche là-dedans.
- C'est bon.
Ma stratégie de ce côté-là,
c'était de justement rien
surjouer, de pas commencer
à me défendre. Je pense pas
que c'était nécessaire à
ce stade-là.
- J'ai mentionné Maxime.
(soupir)
Pour la simple et bonne raison
qu'à la table ronde, je t'ai
regardé et je t'ai pas vu
regarder personne.
- Maxime. Je m'excuse! Quand je
t'ai regardé à la table ronde
pendant que je faisais mon
balayage, t'as comme eu une
espèce de crissement, là,
dans ton corps.
- En tant que fidèle, être nommé
par deux personnes comme étant
un possible traître, c'est
vraiment pas le fun.
- Moi, il est un peu trop tôt
pour me prononcer. Je n'avais
presque plus d'encre sur mon
crayon, j'ai pris le plus court.
- Ses yeux rencontrent les
miens puis j'ai comme compris.
- Yolande.
- C'est pas Yolande, mon nom.
En plus, il a même pas dit
mon nom, il a dit Yolande. Oh!
Je te confirme que tu te
trompes.
- Yo, c'était pas personnel.
(soupir)
- Je t'adore, Annick.
- Qui ça?
- Toi.
- Ah.
(musique de tension)
(♪♪)
(soupir)
- Je t'adore, Annick.
- Qui ça?
- Toi.
- Ah. Bon.
(rires)
Hé, chum!
- T'étais super funny avec tout
le monde. Puis après la table
ronde, tu t'es un petit peu
retirée. Je suis désolée.
- Oh, arrête. C'est correct.
J'avais peur de me faire nommer.
Je me suis fait nommer. CÇ
Je me suis fait nommer. Ca fait
en sorte qu'il y a quelqu'un
d'autre sur ma blacklist.
- Il est tôt dans l'aventure,
mais je crois que Manuel est
malheureusement un traître.
- Manu. J'avais déjà
mes soupçons.
- Manuel, je m'excuse.
- Pauvre lui, il en a eu
plein son chapeau.
- J'ai pas le goût, là, de taper
sur le même clou, mais Manuel,
j'ai mis ton nom.
- Ce soir, au cocktail, je
me suis fait scier les jambes.
- T'as semblé dire mon nom,
c'est une information qui m'a
été rapportée. AÀ
été rapportée. A moi, tu m'as
dit que j'étais comme dans le
bas de ta liste de suspicion,
ça fait que j'étais comme:
"Informations contradictoires.
Ding, ding, ding!
J'aime pas ça."
- CÇ
- Ca, c'est totalement faux. Et
ça, ça vient d'allumer un gros
red flag. C'est des traîtres
qui circulent ça.
Ce qui se passe là, c'était
hyper prévisible. J'avais dit
que, si je nommais mon métier
ici, je me ferais sortir, parce
que ça intimide les traîtres
puis que les fidèles savent
peut-être pas quoi faire avec
ça. Ils vont rire, les traîtres.
- CÇ
- C'a amené une atmosphère
tellement lourde pour
le pauvre Manuel. Mais en même
temps, j'avais tellement hâte
que tout le monde se vire
contre lui.
Manu, qu'est-ce que tu dis sur
ton métier, t'as totalement
raison. CÇ
raison. Ca me fait peur,
qu'est-ce que tu fais. Je pense
que qu'est-ce qu'on se raconte,
c'est que tes histoires
concordent pas toujours ensemble
ou, du moins, t'as jamais
le temps de les finir.
CÇ
Ca fait que c'est juste pour
cette raison-là que ton nom est
sur mon papier. Puis parce que
j'ai peur de ta job.
- L'émotion que j'ai ressentie?
Un peu de déstabilisation quand
ça fait plusieurs fois que mon
nom est sorti. Après ça, une
complète désensibilisation.
Je ne ressentais plus rien.
Je m'y suis fait. J'ai compris
pourquoi. J'ai compris qu'il y a
des gens aussi qui poussaient
un agenda.
- Un simple exercice qui permet
de briser la glace.
- Quelle glace, hein!
- Et de jeter un froid,
peut-être. Pour en rajouter,
je voudrais vous rappeler que,
cette nuit, les traîtres tueront
pour la première fois. Hum-hum.
Alors, je vous dis bonsoir
et à demain. Peut-être.
(musique de tension)
- Bon, on a-tu besoin d'un petit
drink? Je pense que oui, moi!
(rires)
- Marie-Pier, Marilyn,
est-ce qu'on peut se parler?
- Absolument.
(rire nerveux)
J'ai mis comme nom Maxime pour
absolument aucune raison. CÇ
absolument aucune raison. C'a
l'air d'une personne très
sensible. Je savais qu'il allait
venir essayer de se justifier.
- Ouais, ça me fait de la peine,
comme.
- Il se justifiait dans le vide,
parce que je le soupçonne pas du
tout. Je voulais pas mettre le
nom de Laetitia, parce que
Laetitia, elle parle beaucoup.
Elle a tissé des liens avec
beaucoup de personnes puis
j'étais pas mal certaine que
j'aurais été la seule à la
mettre à ce moment-là.
On est dans un début de jeu.
C'est une question de timing.
- Ouais.
- Par contre, pour être 100 %
franche avec toi...
- Vas-y, vas-y, vas-y.
- Tant qu'on se donne les vraies
informations, j'ai entendu ça de
quelques personnes aujourd'hui.
- Rendu là, ma job, c'est de
leur faire comprendre que je
suis un fidèle. Je me rassure un
peu en disant que ça allait dans
tous les sens puis que je suis
pas le seul à avoir été nommé
ce soir.
- Moi, je suis surprise.
- Il fallait écrire un nom puis
un pourquoi. Puis dans le fond,
c'est ce qui m'a frappée
le plus.
- Yolaine, il faut qu'elle
change son fusil d'épaule,
parce que sinon: bye, Yolaine,
- Je vais te dire quelque chose,
les traîtres jouent contre toi
pour te sortir. C'est simple,
ils utilisent des gens.
C'est simple.
- D'ouù
- D'ou vient la foutue source
qui dit que j'ai des propos
incohérents?
- Tu sais, les trucs
contradictoires, je sais pas si
c'est moi, mon nom est sorti.
Parce que moi, j'ai été dans une
conversation ouù
conversation ou, comme...
- Moi, je veux savoir d'ouù
- Moi, je veux savoir d'ou ça
vient, là, le confronter.
- OK. Bien, c'est ça. Mais c'est
parce que ça se peut que ça soit
moi. T'avais dit qu'il y a deux
personnes, dont Ariane. Je ne me
rappelle même plus c'est
qui l'autre.
- Annick.
- Qu'il y avait quelque chose
avec ses mains, puis c'est
juste ça. C'est juste ça.
- Laetitia, ce n'était que du
vent. Et demain, mon but, c'est
de l'exposer. Les gens m'ont
allumé solidement.
(stridulations d'insectes)
(hululement)
- CÇ
- Ca fait qu'on va aller
se reposer.
- Hé, il y en a qui doivent être
stressés, pareil, ce soir. Moi,
je vais faire le tour des
condamnés, parce qu'on sait
jamais.
- CÇ
- Ca fait que là, moi, je suis
condamné à mort, je m'en vais me
coucher. Je sais pas si je me
réveille au manoir ou pas
demain.
- J'espère te voir demain.
- On se revoit demain.
Je me croise les doigts.
CÇ
Ca peut pas terminer comme ça.
- Je veux te voir demain
matin, OK?
- Je vais brailler si
tu dis ça, là.
- Non, mais moi aussi, je
vais... Mais je veux vraiment
te voir demain.
- Hé, je m'attendais vraiment
pas à pleurer. J'ai comme
réalisé que, bien, dans le fond,
ça allait peut-être être la fin.
Puis je trouve ça tough.
- Je suis condamné à mort, mais
la chance va être de mon côté.
(Laetitia): C'est vraiment
stressant.
(Karine): Le jeu est commencé.
Les pouvoirs sont prêts à être
donnés.
Les fidèles s'engagent sur un
chemin vertueux, mais incertain,
parsemé de peur et d'embûches,
mais qui demeure le chemin de la
vérité.
Les traîtres, eux, s'aventurent
sur un chemin beaucoup plus
sombre, beaucoup plus tortueux,
le chemin du vice et du
mensonge. Et c'est ce soir que
commence leur marche funèbre.
Vous connaissez l'identité des
deux premiers traîtres, mais
qui donc se joindra à elles?
Qui complétera leur trio
infernal?
Avant d'entrer au conclave des
traîtres, avant de découvrir
l'identité de vos complices
et avant que je vous remette
votre cape, je dois vous poser
quelques questions. Et pour la
première et la dernière fois,
vous devrez être honnêtes.
Allez-vous mentir, tromper et
manipuler pour arriver
à vos fins?
- Oh, oui!
- Allez-vous, sans hésitation,
assassiner un invité
à chaque nuit?
- Avec plaisir.
- Garderez-vous secrète
l'identité des autres traîtres?
- Oui.
- Promis.
- Félicitations, vous voilà
un traître.
- Merci.
- Vous pouvez prendre
votre cape.
(♪♪)
- J'arrive la première dans le
conclave. Je suis super fébrile.
Je me demande qui va être là,
combien il va y avoir de monde
avec moi.
- J'ai... Oh. J'ai peur de voir
avec qui je vais jouer. Ils sont
mieux d'être bons. Parce que ça
me dérangerait pas de les tuer,
eux autres aussi.
(rire)
OK, ça, ça va être cool. CÇ
OK, ça, ça va être cool. Ca va
être une bonne alliée, parce que
je l'ai pas vue venir.
T'es pas ergo, hein?
- Oui.
- Hein, pour vrai?
Mais j'étais sûre...
(rires)
Hein? Tu pensais-tu, moi?
- Non.
- Ah! CÇ
- Ah! Ca, c'est bon.
- Je suis tellement contente. Il
me semble qu'on avait une belle
connexion. C'est quelqu'un qui
est hyper présente. Puis ça me
plaît un peu, parce qu'elle est
plus au premier plan que moi.
Donc, je voyais ça un peu
comme un bouclier.
Je veux qu'on joue, là.
- On va jouer. Oh, girl!
(rires)
Oh, mon Dieu! Tu penses-tu
qu'on est juste nous deux?
- Je le sais pas. Oh, j'espère
qu'il y a une autre personne.
♪ I can't trust
In anyone ♪♪
- Félicitations.
Vous voilà un traître.
(♪♪)
- Ah!
(rires)
Oh, c'est sûr, j'aurais pas
gagé là-dessus, même pas
une minute!
- Jackpot! Une autre femme.
Hé, là, moi, j'étais contente.
CÇ
Ca me fait plaisir, parce que
les deux, je les appréciais
beaucoup avant même de savoir
qu'elles étaient des traîtres.
Trois filles!
- Ah!
- Je suis sur le dos.
- J'aime ça, mais j'aime pas
ça aussi. C'est deux filles avec
des forts caractères.
Karyne, elle est quelque chose.
Elle m'intimide depuis le début,
ça fait que j'ai peur qu'elle
prenne le lead, à un moment
donné, du conclave. Je me méfie.
- Vous étiez pas dans
mes suspects pantoute.
- Oh, j'aime ça.
- Pantoute, pantoute.
Wow, la surprise de voir
Marilyn et Annick!
- OK, est-ce qu'on se refait la
liste des condamnés à mort?
- Ouais.
- Ce soir, tu sais, c'était
facile. C'est déjà clair.
Il y en avait cinq condamnés.
CÇ
Ca fait que là, il fallait
choisir parmi les cinq.
- Laetitia ce matin a fait une
petite scène après la table
ronde ouù
ronde ou on a été nommées. En
fait, elle s'est mise à pleurer
en disant: "Oh, mon Dieu! Mais
j'aurais tellement aimé être
traître, parce que là, ça se
peut que je sois tuée ce soir."
Puis il y a des gens qui ont
trouvé que c'était peut-être
exagéré.
- On la garde, parce qu'on veut
que le monde pense que c'est
une traître.
- Il y a des soupçons sur elle.
Laissons cogiter ça.
- Exact, on garde ça.
- Puis il y a beaucoup de gens
qui se disent: "C'est sûr qu'il
y a un traître dans
les cinq condamnés."
- CÇ
- Ca fait que c'est bon,
parce que là...
- On joue sur ça.
- Ouais.
- Il y a Joshua aussi. Tu sais,
lui, il me disait qu'il avait
déjà trouvé des gens.
- Ah ouais?
- Mais il était pas sur
la bonne track, là.
- Non, mais c'est ça qui est le
fun. Il est pas sur la bonne
track puis c'est un bon joueur
pour les missions.
Tu sais, des fois, il faut
penser à ça aussi.
(Karyne): Ouais, ouais,
absolument.
- Il y a Mike.
On n'en a pas parlé.
- Mike, est-ce qu'il va nous
servir?
- Ce soir, je voulais surtout
qu'on oublie Mike de l'équation.
En même temps, tu sais, je pense
pas qu'il apporte de plus-value
en ce moment à éliminer, parce
que là, il est "low profile",
personne parle de lui.
- Ouais, mais il est "low
profile", mais il prend
de la place quand même.
Le monde l'écoute.
- Ouais, ouais, ils l'écoutent,
mais justement, je me dis:
"Peut-être qu'avec le temps,
il va guider d'autres personnes
ailleurs."
J'étais curieuse de voir ce que
vous aviez à dire, mais j'ai mon
idée. Deux personnes sur les
cinq pourraient nous mettre
en danger.
- Ah bon?
- Francis et puis Michael.
Francis, il pose beaucoup de
questions. Ses questions sont
très profondes puis on dirait
que chaque réponse ne le
satisfait pas.
- Hum-hum.
- Puis là, il revient avec une
autre question.
- Ouais.
- CÇ
- Ca nous met un peu dans une
situation d'embarras, là.
- Ouais.
- Michael, lui aussi, tantôt,
il m'a questionnée quand même
beaucoup. Tu sais, il est
intéressé à savoir en profondeur
ce qu'on faisait. J'étais avec
Francis et Michael, ça fait que
j'avais un qui questionnait d'un
bord, l'autre qui questionnait
de l'autre bord.
J'avais l'impression que j'étais
le target.
- Ah, ouais. Donc, on a
Francis, Mike et Michael?
On y va avec ça?
(soupir nerveux)
- OK.
- Premier meurtre.
- Fais-nous des belles grosses
lettres carrées, là, pour trop
de quoi de féminin, là.
- On va y prendre goût!
- Ah, c'est clair qu'on va y
prendre goût. CÇ
prendre goût. Ca revient vite,
c'est demain.
- Ah oui!
(musique de tension)
- Oh, c'était la plus belle
soirée de ma vie. Puis on va
tuer encore demain puis
après-demain.
(rire)
- Faire mon premier meurtre,
c'était pas désagréable. On sent
vraiment qu'on a le contrôle du
jeu et j'adore ça.
- Oh, je me sentais tellement
mal, là.
(soupir)
(♪♪)
(coup de sifflet)
(gémissements d'effort)
- CÇ
- Ca sera pas facile.
- Peu importe ce qui arrive à la
table ronde, on écrit Annick.
- Je vais attaquer Annick aussi.
- Tu le sais que je suis pas la
seule qui dit ton nom.
- Non, je sais pas.
- CÇ
- Ca va brasser ce soir.
Sous-titrage: difuze
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.