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"La bataille fut-elle gagn�e?
"Nous ne le saurons jamais,
"mais Libert�, nous sommes morts pour toi."
Bonjour!
Vous �tes venu voir Bramley End.
Un bien joli village.
Avec une belle �glise, qui date en partie du Xllle si�cle.
Mais vous n'�tes s�rement pas venu pour elle,
mais pour les noms
grav�s sur cette tombe
et l'histoire qu'elle garde ensevelie.
Etrange, n'est-ce pas?
Des noms allemands dans un cimeti�re anglais.
Ces Boches voulaient l'Angleterre,
et voila tout ce qu'ils ont eu.
"La bataille de Bramley End" ont dit les journaux.
Mais seulement apr�s la guerre,
quand Hitler a eu ce qu'il m�ritait.
C'�tait le week-end de la Pentec�te 1942.
Un week-end aussi paisible que celui-ci.
Pourtant, c'�tait la guerre.
Le samedi matin, un convoi militaire est arriv�
par la route d'Upton.
SAMEDI 23 MAI
On n'aurait jamais cru que les Allemands
�taient sous notre nez.
On vous aurait cru un peu siphonn�
si vous aviez dit que dans ces camions,
ce n'�taient pas de simples troufions anglais.
On allait bient�t comprendre notre erreur.
- Bonjour, Peg. - Bonjour, ch�ri.
Lundi, ce sera pour nous deux.
Promets-moi une chose.
Ne rentre jamais a l'heure du laitier.
Bonjour. Le garde champ�tre vit par ici?
Oui, c'est le cottage apr�s le porche.
Merci beaucoup.
Je dois loger les hommes.
J'aurais de la compagnie pendant ta lune de miel.
T�che d'�tre sage!
Je te promets rien.
Ils viennent pour quoi?
�a ne te regarde pas, remets-toi au travail.
Que font ces soldats a Bramley?
Des exercices, probablement.
De l'exercice? Assis dans un camion!
Vous �tes le garde?
Oui, je me rasais. J'ai dormi tard.
- Pardonnez-moi. - Ce n'est rien.
Voici le billet de cantonnement.
- Vous n'avez pas �t� pr�venu? - Non, monsieur.
Entrez.
60 lits pour trois nuits.
60 hommes dans un petit village!
C'est la guerre!
- Je peux en caser 30. - �a ne suffira pas.
Il y a bien la salle des f�tes, mais il faut demander au pasteur.
- O� est le presbyt�re? - Pr�s de l'�glise.
Voyez o� sont les 30 premiers lits.
- M. Ashton est la? - Oui, c'est mon p�re.
- Puis-je le voir? - Entrez.
Merci.
- Bonjour. Je vous d�range? - Pas du tout.
Je m'appelle Hammond.
Asseyez-vous, je vous prie.
Mon r�giment de sapeurs est en mission ici.
A Bramley? Vraiment?
Une autre tasse.
Ce n'est pas de refus, la route a �t� longue.
Que puis-je pour vous?
Nous souhaiterions vous emprunter la salle des f�tes.
Qu'en penses-tu, Nora?
Pourquoi pas? Le club de secourisme peut venir ici.
- L'affaire est entendue. - Merci beaucoup!
Ne vous faites pas de souci, mes gars sont tr�s soigneux.
- Lait et sucre? - S'il vous pla�t.
Et vous, o� logerez-vous?
J'y songerai quand les hommes seront install�s.
Notre chambre d'amis n'est gu�re spacieuse.
- Mais vous y �tes le bienvenu. - C'est tr�s gentil.
Si �a ne d�range pas?
Vous manquez de personnel...
- Vous allez nous vexer. - Alors j'accepte.
Puis-je vous emprunter encore...
Pardonnez-moi.
Entrez donc!
Les cl�s de la salle sont chez Mme Collins,
c'est l'�picerie du village.
Vous d�serteriez l'arm�e pour me pr�ter un s�cateur?
L'arm�e veut mon p�re, pas moi.
Le s�cateur est la.
Mais �a me revient, je vous l'ai pr�t� jeudi!
Vous avez raison, je commence a perdre la t�te.
- C'est l'�ge. - Ne dites pas de b�tises.
J'ai un mariage demain.
Tom Sturry, le fil de l'aubergiste.
Mais je peux l'annuler si vous voulez d�filer.
Nous n'aurons pas le temps, nous n'avons que trois jours.
Je comprends tout a fait.
M. Wilsford, M. Hammond.
- Enchant�. - Caporal-chef Wilsford!
Une grande figure de notre garde nationale.
Il m�riterait le titre de g�n�ral de brigade.
Dans ce cas, vous tombez bien.
Ma mission est de tester la d�fense du village.
La d�fense? Vous m'inqui�tez!
C'est juste un test.
Quelques mitrailleuses et barbel�s comme a Upton Ferrars.
Qui est votre sup�rieur?
C'est le lieutenant Drew, le boulanger d'Upton.
Sa tourn�e passe ici.
En l'attendant, pourrais-je vous voir en particulier?
Je ne vous d�rangerai pas plus longtemps.
Merci pour votre hospitalit�.
- Je paierais cher pour �tre au manoir. - Pourquoi?
Pauvre Mme Fraser! On la prive d'un invit� prestigieux.
Asseyez-vous, M. Maxwell. Votre crayon.
Servez-vous en cigarettes.
Proc�dons avec m�thode.
- Six iront a la ferme des West. - Mais...
Six a la ferme de West! Un seul pour Mme Rogers.
Elle dit que deux, c'est plus correct.
A 73 ans, on sait se tenir.
Mme Rogers: Un.
Un a la ferme du cottage? Vous n'y pensez pas!
Les demoiselles pourraient se serrer.
Allons donc! Et laisser lvy seule?
Elle n'a pas 73 ans.
Mais �a fait un lit de moins.
Tr�s bien.
Prenez vos responsabilit�s.
M. Maxwell...
Tous mes lits sont pris, mais reste le sofa.
Et si votre sup�rieur n'est pas trop grand...
Excusez-moi.
Bonjour, Nora! Oui, ils sont la.
J'aide Garbett a les loger. Je voulais...
Qui?
Ah bon!
II sera tr�s bien.
Bien, je passe le message.
Au revoir.
Votre chef dort chez les Ashton. Prenez mon sofa.
Vous y serez mieux qu'au presbyt�re.
Restez a d�ner. Les Ashton...
Je ne puis accepter, nous sommes en tenue de combat.
Qu'importe, je vous attend pour le d�ner.
Votre v�hicule est la? Je vous accompagne.
Je dois gronder Mme Rogers.
- On ne prend pas de civils... - �a ne me d�range pas!
Entrez.
J'ai envoy� ma femme de chambre faire une course a Upton.
Parlez librement.
Parfait! J'ai ordre de vous tenir inform�.
Que savez-vous?
Rien. Berlin a la manie de nous laisser dans le noir.
L'invasion a�rienne et navale est pr�vue lundi soir.
Apr�s-demain?
II faut neutraliser les radars.
Notre appareil les mettra hors d'usage.
Je m'occupe du centre du pays.
Rayon d'action: 300 miles.
Tous ces hommes pour assembler un appareil?
Non, pour le prot�ger et pr�venir toute attaque.
J'ai ordre d'occuper ce village.
Et ce, 48 heures apr�s le d�but de l'invasion.
Voila pourquoi mon sup�rieur vous int�resse.
Il est utile de conna�tre les plans de l'ennemi.
T�l�gramme!
Attendez une minute, Violet.
J'avais un crayon a l'instant! Je perds tout aujourd'hui.
Daisy, trouve-moi ces cl�s, veux-tu?
Quelles cl�s disiez-vous?
Celles de la salle des f�tes.
- D'habitude... - Je sais, elle a d�ja regard� la.
Et celles-ci, pr�s des louches?
Vous avez raison, c'est �a!
Je vous accompagne, la serrure est capricieuse.
Trouvez une enveloppe et d�posez �a au manoir.
On n'a plus d'enveloppes.
Apr�s tout, on dit d'�conomiser.
On ne peut pas sortir en m�me temps.
Je vais le porter.
Je vous ai fait attendre.
Revenez vite.
- Pourquoi? - Pour le t�l�phone.
- Ces couleurs, c'est quoi? - Le g�nie.
Vous devriez pas le dire!
Je vous laisse les cartes, si vous voulez jouer.
Mais quelle brute!
Malmener un enfant!
Vous n'�tes pas digne de votre uniforme.
Vous ne valez pas mieux
qu'un Allemand!
Vous avez vu? Faites un rapport sur-le-champ.
- Il touchait a l'�quipement. - Quand bien m�me!
Pas de discussion, vous serez consign� demain matin.
C'est m�rit�!
Et toi, �a t'apprendra a fouiner!
Je le dirai a Mme Fraser.
C'est ici.
On voit tout d'ici, sauf le manoir.
Il est derri�re ces arbres.
Le village n'est pas �tal�, il sera facile a d�fendre d'ici.
Avez-vous un plan de d�fense?
Oui, j'ai �tabli un poste d'observation la-bas.
Derri�re ces arbres.
- J'ai des postes pour mitrailleuses. - O�?
Sur la route d'Upton, dans le virage.
Un deuxi�me sur le chemin de l'�cole.
Celui qui part vers le sud.
Et un troisi�me apr�s la salle des f�tes.
Pr�s du manoir.
Selon vous, par o� attaquerait l'ennemi?
Par les bois du manoir. C'est plus discret.
Je crois en savoir assez.
Vous pouvez toujours appeler Drew.
J'appr�cie votre coop�ration, vous me facilitez la t�che.
Si vous voulez bien, je vais reprendre ma tourn�e.
Si les gens se plaignent, dites que c'est ma faute.
Bonne journ�e!
A demain,
aux exercices!
- Un brave type! - Oui, c'est une perle.
- C'est quoi ces exercices? - Du saut en parachute.
- Portez-vous p�le. - Bien, j'aurai le poignet foul�.
Auriez-vous certaines suggestions?
Tous vos hommes peuvent passer pour des Anglais?
Tous sauf un technicien radio.
Si aucun ne va au pub, on se posera des questions.
Autre chose?
Lls devraient se rendre utiles.
En rendant de petits services.
Je vois.
SAMEDI SOIR
D'o� venez-vous?
Manchester.
On est voisins! Je viens de Stockport.
Ce bon vieux Piccadilly!
J'ai dit Manchester, pas Londres.
Je sais bien.
Je parle de Piccadilly a Manchester, nigaud!
J'oubliais! J'�tais petit quand on a quitt� Manchester.
Ah, je vois!
Voila une bonne chose de faite.
Prenez celles-la, voulez-vous?
Je prends celles-ci. Venez!
Posez-les sur le buffet.
Venez vous mettre a l'aise.
Une semaine de permission, c'est court.
- C'est tout ce qu'on a. - Je sais.
J'ai compt� les jours.
Tom ch�ri!
Ce vieux Bill Purvis et son fusil!
- Il m'a donn� un lapin hier. - March� noir?
Cadeau de mariage.
�a doit �tre Joe Garbett.
Qu'on bouge ou pas, on est cuits!
Je m'en occupe. Reste ici et retiens Betty.
Quand j'aurai siffl� 10 fois, l�che-la.
- Et pour demain soir? - 11h, m�me endroit.
Betty!
Pas bouger!
O� tu es?
Cinq.
Pas encore, Betty!
Six.
- M. Garbett. - Bonsoir, Bill.
Ma chienne s'est encore sauv�e. Je la cherche.
J'ai entendu des coups de feu.
- Tu n'as pas ton fusil? - Non, je cherche juste ma chienne.
Pas de chienne a l'horizon!
Neuf.
Dix!
"Entr� dans le bois du manoir sans excuse valable."
O� t'�tais pass�e? T'as failli m'attirer des ennuis!
C'�tait moins une.
J'y vais, j'ai du lapin a souper.
- Du lapin? - Trouv� sur la route.
Il a d� se faire �craser.
Viens, Betty!
Bonsoir.
Vous prenez quoi?
- Une brune. - Une blonde.
- M�me chose. - Tr�s bien.
- Voila, Jim. - Merci.
Bonsoir, madame.
- Bonsoir. - Un verre?
C'est gentil. Un porto, je dis pas non.
72.
Vous �tes bien install�s?
Fred disait qu'il se sentait chez lui.
C'est vrai.
On a jamais vu autant d'�trangers au village!
Des �trangers?
Des gens qui sont pas du village.
Une demi-couronne.
- Deux bi�re. - Tout de suite.
A votre bonne sant�!
Et a bas Hitler!
Quelle horreur, mais c'est pas vrai!
Quoi donc?
J'ai oubli� de le porter au manoir.
Le t�l�gramme!
- Vous l'aviez a la salle. - J'ai d� le laisser la-bas.
L'entr�e est gard�e.
Faites une bonne action, venez avec moi.
Allez, soyez chou!
Une autre partie?
Non merci.
Combien on doit?
En argent anglais, �a fait...
Madame a perdu un t�l�gramme. Personne ne l'a trouv�?
II �tait ouvert?
II n'y avait pas d'enveloppe.
Il �tait adress� a Fraser et sign� Maude...
Mais �a a l'air d'�tre �a!
C'est bien �a! Dieu merci!
On a compt� les points au dos.
Je l'ai trouv�, c'est le principal.
Mais vous en avez besoin pour votre partie.
- On a fini. - Alors, tout va bien.
Ce n'est pas tr�s confortable ici, n'est-ce pas?
Non.
Je ferais mieux d'y aller.
J'ai l'impression de retomber en enfance.
- Voila. - Merci beaucoup.
Il s'est foul� le poignet expr�s.
Quand je pense que les Allemands se gavent de vin fran�ais!
Je n'aime pas les Fran�ais.
Nous ne sommes pas du m�me avis.
Ces l�cheurs n'ont que ce qu'ils m�ritent.
Nul n'est assez mauvais pour m�riter de vivre sous la botte des nazis.
Etiez-vous en France avant Dunkerque?
Jusqu'au cou!
On d�truisait les ponts d�laiss�s par les Fran�ais.
- Ces �tourdis! - Vous parlez de la cinqui�me colonne?
Ce doit �tre aga�ant d'ignorer o� est l'ennemi!
Mais que veut la cinqui�me colonne?
Le pouvoir, je suppose.
Au moins, il n'y a pas de cinqui�me colonne en Angleterre.
Qui sait? Vous pourriez en �tre.
Avouez que vous aimez le pouvoir.
Gardez-moi a l'oeil quand commencera l'invasion.
La fameuse invasion dont parle la presse!
Vous n'y croyez pas?
Non, les Allemands sont tr�s dou�s pour la propagande.
Ils tiennent a ce que notre arm�e reste en Angleterre.
O� l'on a pu savourer cet excellent repas.
Excellent ou pas, je crains qu'il ne soit termin�.
Oh, Mme Fraser! C'est arriv� ce matin.
C'est votre cousine qui vient demain pour le th�.
De quoi parlez-vous, Mme Collins?
D'un t�l�gramme...
Entrez donc!
Je l'ai oubli�, avec cette histoire de cl�s.
Caf� dans dix minutes.
Je suis d�sol�e, je suis a court d'enveloppes.
- Une r�ponse? - Non.
Bon, je vais rentrer d�ner.
Quels sont ces chiffres?
Les soldats jouaient aux cartes.
Ils comptaient les points au dos.
Leurs chiffres sont dans le style continental.
Le style continental?
Par exemple, ils barrent leurs sept. Regardez.
Et voyez comme ils allongent leurs cinq!
- C'est �trange. - Rien d'�trange a cela.
Ce pourrait �tre un r�fugi� tch�que ou polonais.
Dans l'arm�e anglaise?
�a donne a r�fl�chir.
Ce n'est pas un cinq allong� qui va m'inqui�ter.
Je ne suis pas d'accord.
Comme d'habitude.
Comment �tait celui qui comptait?
- Un peu lent. - C'est-a-dire?
II ne semblait pas comprendre.
Il a dit quelque chose?
II a dit non quand j'ai demand� si �a allait.
"Non"?
J'ai pas trouv� �a poli.
Il aurait pu �tre allemand.
Je vois.
Il y aurait un espion allemand parmi eux!
Qui ne comprend pas l'anglais!
Non, se serait absurde.
Ou alors ce sont tous des espions allemands d�guis�s.
Je ne sais pas!
Celui qui a brutalis� George, on aurait dit un Allemand.
Rappelez-vous quand vous avez accus� mon �pouvantail
de leur envoyer des signaux.
- J'ai �t� ridicule. - Comme vous dites!
- La, c'est diff�rent. - Mais aussi ridicule.
Chat �chaud� craint l'eau froide. Je file!
II ne faut pas r�veiller le chat qui dort.
Comme vous dites!
Au moins, parlons-en a Oliver Wilsford.
Comme vous voudrez, ma ch�re.
Si vous voulez vous ridiculiser a ses yeux.
Tr�s dr�le, Wilsford!
Tu sais quoi, Nora?
M. Maxwell �tait a Cambridge avec John.
Il �tait le barreur du huit de Jesus College.
Mettez la radio.
Caf�?
Volontiers.
Nous venons de Cambridge.
- Sucre? - S'il vous pla�t.
La ville est m�connaissable.
Truff�e de fonctionnaires et d'aviateurs.
Pouvez-vous le m�langer?
L'Angleterre existera toujours...
DIMANCHE DE PENTEC�TE, LE 24 MAI
Tu viens, Ted?
Regardez mon p�re.
Beau comme un camion!
Salut, papa!
Lls vont le prendre pour le mari�.
Bonjour, Mme Owen.
Bob!
J'arrive.
Ils sont la.
- Je rentre a 4h. - Attends!
Ton casse-cro�te.
Merci.
C'est pour toi ou pour tout le r�giment?
Jolie fa�on de d�buter le jour de son mariage!
Le patron se d�core comme un arbre de No�l.
Satan� col! J'enfilerais bien l'uniforme pour venir avec vous.
Je vais t'aider, papa.
Garde-nous du g�teau, Tom!
- Vous voila! - Je suis occup�e.
Son Altesse veut que je change de surplis.
"Son Altesse"? George!
Votre vieux, alors!
L'autre est d�ja sale?
Des oeufs sont venus se casser dans ma poche.
Attends que je finisse.
Je vais �tre en retard.
- Qui dort ici. - Major Hammond.
C'est chez vous qu'il dort?
Un pyjama de ministre!
George, ne touche a rien. Que fais-tu?
Rien, mademoiselle.
Laisse �a!
Ne touche a rien.
Dr�le d'orthographe!
Wien, c'est quoi?
Chokolade, c'est chocolat en allemand.
Et Wien, c'est Vienne en allemand.
Il l'a peut-�tre chip�e a un Boche.
Touchez a rien, nom de nom!
C'est invraisemblable!
- Je devais vous la montrer. - Et comment!
II y a aussi le t�l�gramme et ce que disait Mme Collins.
Il s'agit d'une preuve.
J'appelle tout de suite le Q.G.
Mais que je suis b�te!
Rappelez-vous le D.46, l'autre jour.
Ils sont la pour la s�curit�.
Ils multiplient les tests.
C'en est s�rement un.
Comme les suspects de Gerrard's Cross
qui �taient en fait des agents de s�curit�.
Toute une troupe d'agents pour un petit village?
Quelques uns peuvent �tre rattach�s au groupe de Hammond.
Je peux vite v�rifier. Asseyez-vous.
L'id�e d'avoir d�n� avec des nazis m'horripile.
J'imagine qu'ils examinent
de grandes villes comme de petits bourgs.
Mme Collins ne s'arrange pas. Je r�essaierai.
Vous m'avez fait peur, Nora.
J'en pleurerais de soulagement.
Je peux me tromper,
mais mon explication est plus plausible.
Il est presque 11h.
Pour le mariage, une fleur s'impose.
P�re doit s'inqui�ter et George attend son surplis.
J'ai d� vous sembler ridicule.
Non, vous avez fait preuve de civisme.
Merci, Oliver.
Mme Fraser devrait avoir honte!
- Bonjour, Mlle Nora. - Bonjour, Mme Carter.
Je t�l�phone et j'arrive.
Poste n� 1.
Message de White Cottage: "Passez au plan B".
Lieutenant Jung.
Un message pour vous.
Bien.
C'est Wilsford: "Passez au plan B".
Chaque homme s'occupe de son h�te, quitte a utiliser la force.
Tous les villageois doivent �tre dans l'�glise a 12h.
Plan B.
Suivez-moi. Ordre du major Hammond.
- Vous suivre o�? - A l'�glise.
C'est impossible, nous sommes non-conformistes.
Le major convoque tout le village.
Il convoque tout le village? Pourquoi?
Je ne sais pas, j'ai des ordres.
Je viens de mettre mon r�ti a cuire.
Et puis il y a b�b�.
Venez!
Je me plaindrai.
D�p�chez-vous.
Allons, allons, ne pleure pas.
Maman va bien. On va avec le soldat.
Vous deux, montez a l'arri�re.
- Quoi? - Montez!
Vous savez conduire? Alors, montez!
Pourquoi le plan B?
A cause de vous. Regardez.
Trouv�e dans votre sac.
Qui l'a trouv�e?
Nora Ashton. Elle allait le signaler aux autorit�s.
- Vous l'en avez emp�ch�e. - Naturellement.
Je suis cens� contacter le Q.G.
D'ailleurs, j'ai encore une petite sc�ne a jouer.
Non, venez a l'�glise!
Votre plan d�pend de moi et je vous conseille de...
Vous �tes a mes ordres.
Pas tout a fait.
Dois-je vous rappeler que je dois sauver les apparences.
Bien, mais faites vite!
Vos hommes contr�lent le central?
Bien s�r.
Daisy, passez-moi le Quartier G�n�ral de la zone.
Blackford 228. C'est urgent.
Bien, monsieur.
- Il y a une panne. - C'est faux!
Faites ce que je dis.
D�sol�e, M. Wilsford, il y a une panne.
A l'avenir, ob�issez!
Je suis a vous.
Apr�s vous.
Je vois. Le prisonnier devant.
Portrait d'un gentleman anglais se rendant a contrecoeur.
Prions.
"Notre Dieu qui es source de paix et de concorde,
"par qui nous acc�derons a la vie �ternelle
"et a la libert� absolue,
"d�fends-nous, tes humbles serviteurs,
"contre les assauts de nos ennemis
"pour que nous qui croyons en ta protection
"n'ayons a craindre nul adversaire..."
Silence!
"...par la toute puissance de notre seigneur J�sus-Christ."
Vous d�rangez la messe.
A vos places!
Major Hammond!
Que signifie cette monstrueuse interruption?
A vos places!
Reiber! Hoffman!
M�ller!
Reculez.
Reculez!
Major Hammond!
Commandant Ortler, 5�me r�giment de parachutistes.
Nous sommes allemands.
Mais enfin...
Jung, amenez les autres.
Ils m'ont emp�ch� de t�l�phoner.
Nous avons du travail
et personne ne nous emp�chera de le faire.
Ob�issez aux ordres et on ne vous fera pas de mal.
Toute tentative d'�vasion
ou de communication avec l'ext�rieur vous sera fatale.
C'est clair?
Vous me demandez de m'incliner devant les forces du Mal?
Je ne demande rien.
J'ordonne!
Je suis ministre du culte chr�tien
et je n'ai pas d'ordres a recevoir
des ennemis et des oppresseurs de l'humanit�.
Ne vous inqui�tez pas.
Silence, bande d'imb�ciles!
A vos places!
Ecoutez!
Quoi, petit?
La cloche de Bramley. Vous avez entendu?
T'as r�v�!
- Le caporal entend des voix. - La ferme, les gars!
Deux fois.
- Attendez. - Couchez-vous.
Ted a entendu la cloche.
Impossible, ce serait l'alerte g�n�rale.
Je sais.
Il s'agit d'un exercice, pas de grandes manoeuvres.
Je l'aurais pourtant jur�.
Toute autre tentative sera aussi vaine.
Non seulement tout insoumis sera abattu
mais toute sa famille conna�tra le m�me sort.
Vous avez trois minutes pour choisir un porte-parole
par qui je vous communiquerai mes ordres.
A vos places, les enfants, et �teignez les bougies.
Il faut t�l�phoner.
Venez, il faut trouver Nora.
Qu'arrivera-t-il a la garde nationale?
On va pas se battre a mains nues.
Mais on se laissera pas faire.
- Plut�t mourir! - Bien dit!
Nous sommes plus nombreux.
Il faut bien prendre une d�cision.
Je suis pr�t a tout.
- Moi aussi! - Je les tuerai.
La cloche.
Je vais la sonner.
Ce serait pure folie! On ne peut rien faire.
Tout est ma faute.
J'aurais d� les �couter hier soir.
Je suis une idiote, une incapable.
Plus qu'une minute.
Agir en martyrs ne nous avancerait a rien.
Il faut attendre un miracle?
Pas un miracle, une opportunit�.
Ob�issons.
Il nous croira r�sign�s.
- Je vais a Upton. - Vous vous feriez prendre.
Cela �veillerait leurs soup�ons.
Soyons m�thodiques.
M. Wilsford a raison.
Je peux peut-�tre �laborer un plan.
- Il revient. - Qui est porte-parole?
M. Wilsford.
Je suis d'accord.
Il faut bien quelqu'un.
Alors?
Nous ob�irons
a condition que vous ne fassiez de mal a personne.
Bien. Venez prendre vos instructions.
Dehors!
Vous, vous serez responsable de la discipline.
Opportun, ce geste du pasteur! �a leur a donn� une le�on.
Je veux des d�tails.
Selon votre liste, il manque un certain Purvis.
Bill Purvis est braconnier, il en a pour la nuit.
Et la garde nationale?
Lls sont quatre. Ils rentreront cet apr�s-midi.
Le dimanche, personne ne fait de tourn�e?
Le facteur prend le courrier chez Mme Collins a 17h.
Le livreur de journaux passe un peu avant.
Les villageois ne doivent rien laisser para�tre.
Une d�viation sera �tablie.
Ils resteront chez eux jusqu'a 20h.
Je ne garantis...
Rien du tout! Mes hommes s'en chargeront.
- Les enfants parleront. - C'est vrai.
Que Mme Fraser s'occupe d'eux.
Envoyez-les au manoir.
La fille du pasteur aussi, ses nerfs pourraient craquer.
A quelle heure, les journaux?
Entre 13 et 14h.
Que dira maman?
Allez avec lui.
Arr�tez de pleurer!
R�p�tez vos instructions.
Si quelqu'un appelle,
je dois dire...
que c'est occup� ou que les lignes sont coup�es.
- Bonjour, Mme Collins. - Bonjour, Johnny.
Qu'est-ce qu'elle a, Daisy?
Elle est toute retourn�e. �a va pas?
Pas de questions, pas de mensonges.
Merci, Mme Collins.
Ne bougez pas de la.
Bonjour. Ils sont tous au mariage?
C'est �a. Je vais le prendre.
- On paie a la livraison? - Comme vous dites.
- Garde la monnaie. - Merci.
On ne va pas se laisser mourir de faim.
On ne sait jamais. C'est mieux que de ne rien tenter.
Allez, Marl�ne, passe a l'action.
Le dessert arrive.
Encore du cidre?
Ravie qu'il vous plaise.
Il est de l'an dernier.
Une bonne ann�e!
L'ann�e derni�re.
On donne toujours des oeufs au livreur de journaux pour sa maman.
Elle est invalide.
On fait comme d'habitude, n'est-ce pas?
Vous voulez ouvrir la bo�te?
Oui.
Tarte aux prunes: Ma sp�cialit�.
Ce doit �tre Johnny.
Du sucre? On en a plein.
Bonjour! Je pensais que vous seriez au mariage.
J'ai d� faire a manger au soldat.
Voila pour le journal
et voici pour ta m�re, ils sont pas gros.
- Mais maman... - Je sais bien!
Mais ces oeufs sont quand m�me tr�s bons.
Th� ou caf�?
Caf�.
Les poules font de leur mieux.
Et si �a fait plaisir a ta m�re!
T�che de ne pas les casser. Au revoir!
L'incendie a Upton, on pouvait le voir de la colline.
Si je faisais un grand feu la-haut, les pompiers d'Upton viendraient.
Je ne te laisserai pas te faire tuer.
On va quand m�me pas
rester la a rien faire!
Tu peux faire beaucoup.
- Le moral, tu connais? - C'est ce qui manque aux Ritals.
Tu seras responsable du moral des enfants.
Assieds-toi.
Les petits sont terrifi�s.
Fais-leur croire que c'est un jeu.
Doublez leur ration de bonbons, �a suffira.
Mais c'est vous la patronne.
Bonjour!
Johnny, �coute.
J'ai un message tr�s important pour M. Drew.
Dis-lui...
qu'il me faudrait six pains pour demain.
Six pains. D'accord.
Ils n'ont peut-�tre pas pens� a tout.
Peut-�tre, en effet.
Peut-�tre bien.
Viendrai pour th� dimanche Maude
Edward, veux-tu l�cher �a, petite brute!
Attention!
D�sol�e! Tu n'es pas bless�?
Rien de cass�. Donnez-moi un coup de main.
Regardez!
La garde nationale!
- Carte d'identit�, s'il vous pla�t. - J'esp�re que je l'ai.
Edward, donne le sac!
Ces coups de feu, ce sont les manoeuvres?
C'est �a.
La voila. Dieu merci, je n'irai pas en prison!
O� allez-vous?
Au manoir de Bramley End.
Le manoir. Tr�s bien.
Merci.
Je remplace la dame du Hampshire qui s'est foul� la cheville.
J'ai une d�monstration ce soir: Plats v�g�tariens.
Merci, il est parfait.
Ce sont des d�monstrations culinaires pour le gouvernement.
C'est int�ressant.
C'est fou ce qu'on peut faire avec des l�gumes ordinaires.
En cherchant des objets a donner aux pauvres,
je suis tomb�e sur un vieux livre.
Le livre de recettes de ma grand-m�re.
Elle a v�cu le si�ge de Paris, en 1870, figure-toi!
Et sans rations.
Le voila!
Les conditions �taient terribles.
Apr�s quelques semaines, il n'y avait plus de viande de cheval.
Le rat �tait un mets de choix.
Regardez. Des croquettes d'�l�phant!
Oui, ils ont mang� tout le zoo.
Perroquet en cro�te, gigot d'ours...
Steak d'antilope, rago�t de tigre...
Ta grand-m�re �tait courageuse.
Mais elle n'a pas support� la hy�ne.
Elle a �t� malade durant des semaines.
De la hy�ne? II n'y a pas de quoi rire!
Le cou de girafe, �a a quel go�t?
Je vous quitte, je dois y �tre pour 18h30.
Fascinant! J'en parlerai au minist�re.
Je te le pr�te.
J'en prendrai grand soin.
- Je vais vous le tenir. - Merci beaucoup.
Au revoir. J'esp�re que votre camp gagnera.
- Mon camp? - Aux manoeuvres.
Bien s�r!
Edward dort.
Je met �a a l'arri�re.
Au revoir, ma ch�rie.
Ah, cette fen�tre! La manette est cass�e.
Avec quoi la fixer? Ceci ira tr�s bien!
Elle est de 1932.
On ne peut lui en vouloir.
Au revoir, M. Maxwell.
Ce fut un plaisir de te revoir.
Au revoir, ma ch�rie.
On n'est jamais trop prudent.
Perroquet en croute, perroquet en croute
Comme cela me coute!
Maudite fen�tre!
D�sol�e, je n'ai pas grand-chose.
Mais j'ai ces quelques restes.
Les Allemands aiment les saucisses.
Servez-vous.
Vous avez la sagesse d'accepter la situation.
En fait, �a a plut�t �t� une bonne surprise.
Les journaux disaient que vous �tiez des d�mons a visages humains
qui embrochaient les b�b�s a la ba:i:onnettes.
Sucre?
A la ba:i:onnette? Dans quel int�r�t?
C'est ce que je dis.
Le service a condiments.
C'est pas du tout votre genre.
Un bon p�re de famille, voila votre genre.
Je ne suis pas mari�.
Mais j'ai deux fils bient�t en �ge de se battre.
�a alors! Moi aussi, j'ai l'esprit large.
Et les accidents, �a arrive.
Ce satan� poivrier!
Moi, je n'ai jamais eu d'enfants.
�a devait �tre la faute de mon mari.
Mais comme il a �t� pris, on n'a jamais su.
All�, Upton?
II y a quelqu'un?
"L'effort de guerre, tu connais?" Qu'elle me dit.
Quel toupet!
La m�re Collins peut attendre.
All�, Upton?
II y a quelqu'un? II y a quelqu'un? All�?
Et elle se dit caporale!
Voyons ce que veut la vieille.
Bonjour.
Mme Collins est la?
Non. Puis-je vous aider?
C'est la lev�e de 17h.
Mme Collins a dit qu'il n'y avait pas de courrier.
- Rien? - Rien du tout.
Alors, bonne journ�e!
DIMANCHE SOIR
- Frank Leslie. - Pr�sent.
John et Michael Ferrar.
Billy Curtis.
Norman Williams.
George Truscott.
Tout ira bien, les gar�ons. Bonne nuit.
Mme Cobham.
John Underwood.
Mme Underwood.
Oliver Wilsford.
Mme Owen.
O� est mon mari?
- Et la garde nationale? - Neutralis�e.
Poursuivez.
Jack Brown.
Pr�sent.
Silence!
Phyllis Long.
Charles Sims.
C'est impossible!
Je le crains, Mme Owen.
Mme Bates.
James Sturry.
Mme Sturry.
Thomas Sturry.
Joseph Garbett.
- Joseph Garbett! - C'est moi.
Comment �a, "neutralis�e"?
Vous m'avez compris.
Mme Rogers.
Mme Barnes.
Walter Pavitt.
Peggy Fry.
Ivy Dorking.
Et les gardes?
Lls se croisent sous la fen�tre puis ils font le tour du manoir.
J'aurai qu'a les �viter.
Et apr�s?
Comme d'habitude: Je me faufilerai par le jardin
jusque dans le bois.
Et s'il y a d'autres Boches?
Bill Purvis m'a appris toutes les combines.
Ram�ne la garde nationale.
Y aura peut-�tre une bataille.
Ouais, et on leur fichera une sacr�e racl�e.
Eteins, Frank, j'ai la torche de Mme Fraser.
Bon, les gars...
Salut!
- Vous avez un plan? - Oui.
Mme Rogers, un th�?
- Attendons... - Qu'il y ait d'autre morts?
- Pourquoi? - Du calme, Joe.
Et la cloche?
Inutile, ils ont enlev� le battant.
On compte sur vous.
Attendez.
Attendons la tourn�e de Drew demain.
Non, profitons de l'obscurit�.
Pr�s de la chaudi�re, il y a une trappe.
Elle est large et donne sur le bois, c�t� nord.
Le garde tourne le dos et hop!
II y en a peut-�tre d'autres.
Je prends le risque.
C'est mon id�e, j'y vais.
- Je suis plus rapide. - Non, j'y vais.
Pense a ta femme et a Tom!
Moi, j'ai plus rien a perdre.
- J'y vais. - Garbett!
- Restez, je m'en charge. - D�sol�, j'y vais.
Alors, allons-y tous les deux.
Allez a Upton, j'irai a Highfield.
Bonne id�e, monsieur.
C'est par ici.
En bas de cet escalier.
Chut! II y a une sentinelle.
Faites attention.
Traversons le cimeti�re jusqu'au taillis puis s�parons-nous.
Tr�s bien, monsieur.
Les tombes nous serviront de cachettes.
Des coups de feu?
Le tonnerre et la pluie.
Encore mieux!
Bonne chance!
Baissez-vous!
Baissez-vous. Une patrouille!
Qui va la!
C'est vous, monsieur?
II tentait de s'�chapper.
- O� est le commandant Ortler? - Je ne sais pas.
- Le lieutenant Jung? - Au manoir.
Mettez quelque chose de lourd sur cette trappe.
Bien, monsieur.
C'�taient les actualit�s britanniques sur la fr�quence europ�enne de la BBC.
Al Fritzrey et son orchestre
en direct du Palace Hotel � Londres.
Ma ch�re Nora!
Pauvre ch�rie.
- Vous vous sentez mieux? - Oui, merci.
J'ai �cout� les actualit�s.
Ils n'ont rien dit.
Enfin, rien d'important.
Ils passent de la musique.
J'ai du mal a croire que ce n'est pas un cauchemar.
Les Allemands a Bramley.
Il fait chaud.
- O� est Oliver? - Dans l'�glise, avec les autres.
Que faites-vous?
J'ouvre la fen�tre, on �touffe.
Qui est-ce?
La sentinelle.
Eteignez, qu'on ouvre les rideaux.
Le village est plong� dans le silence.
On parle de l'intuition f�minine.
C'est elle qui vous a pr�venue, pas les chiffres sur le t�l�gramme.
L'intuition?
Je ne crois pas en l'intuition.
Si j'y croyais, il y a quelque chose...
Que se passe-t-il, Nora?
Je ne sais pas.
Je ne sais pas!
II y a quelqu'un dans l'all�e.
Oliver! II a eu la permission...
La permission?
De marcher librement, non accompagn�?
Quelle autre explication y aurait-il?
Asseyez-vous.
Le garde champ�tre a trouv� un moyen de s'�chapper.
Je me suis �chapp� avec lui.
Il est mort maintenant.
Ces villageois m�ritent une bonne le�on.
Ils auront une bonne le�on.
�a les arr�tera
pour de bon!
Vous les connaissez.
- Que sugg�rez-vous? - Des otages, �a les calmerait.
Des otages, bonne id�e! Vous nous �tes pr�cieux.
Merci.
D�p�chons-nous.
On vous d�corera pour �a.
Je n'en doute pas.
On vous avait pr�venus.
Vous avez fait la sourde oreille.
Il y a eu une tentative d'�vasion.
Elle a �chou�.
Vous connaissez la sanction.
La famille d'un insoumis doit �tre abattue.
Garbett a un fils.
O� est-il?
- Il �tait dans la garde nationale. - Alors...
Je vais choisir cinq enfants.
On les fusillera au petit matin.
Ils le feront.
Tuez-nous plut�t.
On trouvera bien une balle pour vous...
et pour les enfants!
Mon b�b�!
Vous �tes responsables de leur mort.
Rien ne les sauvera.
T'as pas honte de mentir comme �a a ton �ge?
C'est la v�rit�, je le jure!
Tu t'es tremp� jusqu'aux os pour venir me raconter �a?
Non, c'est rien!
T'as raison, fiston.
Comment aller voir M. Drew?
Je vais faire diversion et t'auras qu'a courir.
T'es plus rapide que moi.
Je prends par o�?
Par le terrain communal.
Apr�s le bois de Bailey, tu arriveras a Upton.
Facile!
Cours en te baissant, comme je t'ai appris.
Comment tu vas faire diversion?
T'inqui�te, mon gars! Je me d�brouillerai.
Salut, Bill.
Viens, Betty!
- Que se passe-t-il? - J'attendais �a.
Allumez des bougies.
Je peux arranger �a, c'est mon boulot.
Et comment?
L'�clairage a p�trole doit �tre aliment� r�guli�rement.
D'accord.
Paul, va avec lui!
La lumi�re va s'�teindre subitement.
Les autres, ne bougez pas.
N'approchez pas des portes.
Compte sur moi, papa.
Que personne ne bouge!
Personne!
Ou je tire.
Vas-y, Tom!
Assomme-le!
Et voila!
Prends �a.
Tu t'en sors?
Pas de probl�me.
- Et la lumi�re? - Dans une minute.
Grace, descends, veux-tu?
Que s'est-il pass�?
C'est George Truscott.
Il est tremp�.
Il s'est bless�.
Soul�ve-le.
C'est une balle!
Appelle le m�decin.
Les Boches...
�a va aller, fiston.
Ils sont a Bramley.
Quoi? Grace, apporte le cognac.
Il est tard.
Le jour va se lever. Il faut sauver les enfants!
Oui, mais il y a plus important.
Tenez. Il faut joindre Upton.
- Les enfants d'abord! - Oui!
Pensons aux enfants de toute la nation.
Tout a fait! II faut joindre Drew au plus vite.
Pr�venons l'arm�e puis occupons-nous du manoir.
S�parons-nous.
Un groupe au manoir, l'autre a Upton.
- Non, t�l�phonons. - Ils contr�lent le standard.
Ils seront surpris et on est arm�s.
Si on tire, ils vont tous rappliquer.
Soyons discrets.
Papa et moi, on s'en occupe. Il en faudrait deux de plus.
Qui est partant?
M. Owen et Jack, avec moi.
Charlie, a vous l'autre groupe.
Maman, va avec Charlie.
Vous trois, allez au pavillon du manoir.
On t�l�phone et on arrive.
On trouvera des armes.
On se barricade dans le manoir et on attend l'arm�e.
Et nous, qu'est-ce qu'on fait?
Restez la. Barricadez derri�re nous.
- Et les sentinelles? - Il faut s'en occuper.
Prends la mitraillette.
Evitez de l'utiliser.
On vous dira quand la voie sera libre.
- A bient�t. - Bonne chance!
- On les a eus. - Parfait!
Menez les femmes au manoir. Je garde �a.
On passe par l'arri�re-boutique.
- Une mitrailleuse est post�e la. - Ils ne se doutent de rien.
Il faut foncer.
C'est ferm�.
Et la cuisine?
- Bougez pas. - D'accord.
Maintenant!
O� est le caf�?
Le caf� de la vieille?
Elle n'en boit... buvait jamais, je crois.
Prenez-en a la boutique.
Restez la et faites le guet.
Allons-y, papa.
Cache-toi.
Il y en a d'autres?
Daisy, ressaisissez-vous.
Il y en a d'autres?
Daisy, le t�l�phone!
II faut appeler Upton.
Vite, appelez Harry Drew.
Papa, fais entrer les deux autres.
All�? Upton 16, s'il vous pla�t. C'est urgent.
Occup�.
Je vais lui parler.
Comment? Lmpossible, il parle avec l'arm�e.
Nous rassemblons les hommes.
Dans dix minutes.
Rendez-vous a la croix. Tr�s bien!
Je vais r�pondre.
All�? Non, d�sol�e.
Un appel urgent de Bramley End.
Donne.
Drew a l'appareil.
Tom! �a va?
Le petit nous a racont�.
Ah bon?
On arrive le plus vite possible.
- Parfait, Harry. - Ils arrivent!
Papa... Ils arrivent.
Ils vont nous appeler.
Vous vous chargez du standard?
- Oui, M. Tom. - Bravo!
Lls arrivent.
Prenez �a.
Papa et moi, on va au manoir.
Je prends la mitraillette de Jack.
Des Allemands. Du c�t� de l'�glise!
Montons!
C'est pour le poste de mitrailleuse.
- C'est la rel�ve! - On n'ira plus par la.
Jack, garde le fusil, on prend la mitraillette.
- Bonne chance. - Merci.
Ouvre l'oeil, Jack!
- Par le terrain de Garbett. - Puis par les jardins.
- Mince! - Par la maison!
- Ferm�. - Celle de Wilsford.
M. Wilsford!
- Quoi? - Ils vous ont pas eu!
Non, je dois avoir neuf vies. Ils ont eu Garbett.
Ils m'ont assomm�, mais j'ai...
ramp� jusqu'ici. J'ai perdu connaissance.
Il faut aller au manoir.
Vous venez?
Oui, je viens.
- Appuyez-vous sur moi. - Merci.
Et vous?
Evad�s! Lls ne le savent pas encore.
On attend l'arm�e.
- Vous l'avez pr�venue. - Oui!
La section 13 dans la zone du moulin et la 14 dans le village.
Mes hommes vont dans les deux sections?
Sept viennent avec moi au village.
Et les autres vont au moulin.
- Tenez-vous pr�ts. - A vos ordres.
Allez poster la section 13 au nord du moulin.
Vous pourrez attaquer sans �tre vus.
Je vous fais confiance.
- En route! - Bien, mon commandant.
Bonne chance, John.
On a joint Harry Drew.
Il arrive avec l'arm�e.
- M. Wilsford! - Je vous expliquerai.
- Combien de gardes? - Quatre.
- On passera par-derri�re. - Je viens!
- Et nous? - Restez avec M. Wilsford.
On attend votre signal.
Pr�t?
On ne g�che pas la nourriture en temps de guerre.
Vous croyez que George est a Upton?
Aucune id�e. C'est mal de l'avoir laiss� partir.
Il pourrait se faire... mal.
Se faire tuer par un Boche?
C'est pas gentil, il aurait pu m'emmener.
Tu servirais a rien.
- Je dis que si! - Je dis que non!
Silence, Audrey.
Restez a vos places.
Tom Sturry!
Eloignez-vous.
Restez avec eux, Nora.
Reculez, les enfants.
- Mon p�re? - Il est touch�.
Ramenez les autres.
Vite!
- �a fait mal? - �a lance.
- Enl�ve ta veste. - C'est ma cheville!
J'ai une entorse.
Aide-moi. On l'am�ne a la maison.
Allez a l'int�rieur.
Je vais r�cup�rer des armes.
- On vous aide. - Bien s�r!
Voyez de ce c�t�.
Et vous, par la.
- On a joint Upton. - L'arm�e arrive.
Dieu merci! Votre bras!
C'est plut�t ma cheville.
Allez dans le salon.
On barricade les pi�ces du bas. Allez la-haut.
Tom, je monte �a.
- Je suis lourd. - Ne vous inqui�tez pas, moi aussi.
Jim!
Laissez-moi faire.
Quelle horreur!
Lls sont aussi vilains morts que vivants!
On montera �a plus tard.
Janet!
Attention, elle vient de s'endormir.
Que s'est-il pass�?
L'arm�e arrive.
On va corriger les Allemands.
Ortler?
Lls ont joint Upton. L'arm�e est en route.
L'appareil doit fonctionner ce soir, nous le transf�rons au manoir.
Nous y tiendrons 48 heures.
Ils ont des armes.
Ils n'ont aucune chance.
Ecoutez. Voici vos ordres: Allez au manoir,
ouvrez les portes-fenetres du salon � 9h.
J'ouvre les portes-fen�tres du salon a 9h.
J'attends vos camions.
En route!
Qu'est-ce qu'on met dessus?
Je sais quoi.
Grand-p�re.
Pourquoi garder �a quand �a fonctionne plus?
On barricade toutes les fen�tres du bas.
- �a vous va? - Bien s�r.
On a assez d'armes pour se d�fendre.
Vaut mieux se concentrer sur l'arri�re.
Du c�t� du salon, il n'y a rien pour se cacher.
Ils n'attaqueront pas par la.
Pas b�te!
Je surveillerai de ce c�t�.
- Besoin d'aide? - Non, �a va aller.
- Occupez-vous du salon. - A vos ordres!
Je vais essayer de leur donner un coup de main.
Descendez tous!
- Prenez quatre hommes. - Caporal!
Allez aux portes-fen�tres.
Wilsford ouvrira dans dix minutes.
Suivez-moi.
- Tiens. - Merci.
�a devrait suffire.
En cas de fusillade, cachez-vous derri�re.
- Et en bas? - On a tout barricad�.
M. Wilsford surveille.
- Il est en bas? - Oui.
Les enfants, quoi qu'il arrive, ne bougez pas!
Ou je vous emm�ne en mer et vous subirez le supplice
de la planche.
Il se prend pour qui? Le capitaine Crochet?
Une mitraillette pour Charlie. Deux en plus.
Des munitions.
Un pistolet et un, deux, trois, quatre fusils.
Tout un arsenal!
- Vous avez d�ja tir�? - A la chasse.
Et moi a la foire de Blackpool.
Je vais essayer de vous montrer.
Peg, tu gardes un oeil a la fen�tre?
Lvy, je vous montre d'abord.
- Il est charg�? - Oui.
Vous savez vous en servir?
Je me d�brouille.
Et voila! A toi, Peggy.
Ivy, surveille la fen�tre.
Regarde bien.
Tu avances le cran de s�curit�, tu ouvres la culasse,
tu enclenches le chargeur...
Bonjour, Nora.
- Que faites-vous? - Je barricade.
C'�tait d�ja barricad�.
- Je fermais a cl�. - Vous ouvriez.
- �a y est, �a commence. - Ne bougez pas.
D'ici, j'ai un bon angle de vue.
Tant mieux.
Voila, c'est fini.
Que Bridget lui fasse du th�.
Tom, ils sont la!
Regarde.
Au pied de l'arbre.
Il y en a peut-�tre par-derri�re.
Baissez-vous, madame!
C'est bon, je me baisse.
Allons-y!
- �a va, Peg? - Tr�s bien.
Qu'y a-t-il?
J'en ai eu un.
Bravo! On devrait compter les points.
�a fait un pour toi. A mon tour.
Rat�!
M�me pas fichue de descendre un Boche!
Dieu merci, les voila!
M. Drew!
Les Allemands sont partis
au manoir. On vient avec vous?
Non, restez surveiller le standard!
C'est le dernier.
Voila ce qu'il lui faut!
Restez la, je vais voir les enfants. Allez-y a quatre pattes.
- Baissez-vous. - Encore!
- Tout va bien? - Oui, Mme Fraser.
- George est arriv� a Upton. - Bravo!
Et les soldats?
Lls vont arriver.
J'ai h�te de les voir.
Elle a la trouille.
- J'ai plus de munitions. - Tenez.
- Ivy, ton fusil! - J'ai plus que trois cartouches.
Oui, c'est le seul bout d'Angleterre qu'ils ont eu.
Le lundi soir, Hitler tentait l'invasion.
Et �chouait, comme vous le savez.
On est fiers de nous.
Fiers d'avoir contribu� a �a.
Et surtout fiers de tous ceux
qui sont morts a la bataille de Bramley End.
Adaptation: Eric Bigot
Sous-titrage: VDM
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