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Je peux être le pigeon ?

Quoi ?

Oui. D'accord.

Ça va ?

Oui, juste un peu stressée.

Ça ira.

N'oublie pas. Pense à la Floride.

Visualise-la.

D'accord.

Tu sens le soleil sur ton visage.

L'odeur salée de l'océan.

D'accord.

C'est le dernier, hein ?

C'est promis.

D'accord.

Je t'aime.

Moi aussi.

Allez, c'est parti !

Tout le monde à terre !

Bon sang !

Tu es sourd ou quoi ?

À terre j'ai dit !

Tu veux crever, vieillard ?

- Merde ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

Il est tombé ! Surveille-le.

- Mais il va bien ? - On enchaîne.

- D'accord ? - Oui.

- C'est pas vrai. - Quoi ?

Ça ne s'ouvre pas.

C'est celui avec la clé ?

C'est un écran tactile.

- Quel merdier. - Fais voir.

Ne bouge pas !

Attends. Et ce bouton ?

J'ai déjà essayé. Ça change d'écran. Ne mate pas !

Il faut acheter un truc.

C'est ça ! Prends un Choconutter.

Va le chercher.

- Oui. - Prends-en un énorme !

Tiens.

Oui ! Tu as réussi !

- Argent facile. - On y va !

Tu n'as rien vu !

Super !

C'était génial !

Tu as été géniale !

Comment tu as défoncé le machin !

- Dément. - Oui.

Je ne me rendais pas compte. Je faisais mon truc !

- Tu faisais ton truc ! - File-moi ça.

C'est gravé. C'était comme au ralenti.

"File-moi le pognon !" Il a refusé mais je l'ai quand même pris.

Prochain arrêt : la Floride !

Bébé !

Notre nouvelle vie commence ! Maintenant !

Mon Dieu !

Mon cœur.

Bébé, on peut se garer ?

Tu débloques ?

On vient de faire un braquage ! On doit se tirer.

On doit continuer.

- Oui. - Bon, d'accord.

Bon sang.

Oh, mon cœur.

SANS PLOMB UNIQUEMENT

Et merde.

Tu t'arrêtes ?

Panne d'essence.

Quoi ? On vient de...

- On a braqué... - Je sais !

Je sais.

Ça va aller. Du calme.

Il suffit de... On va sortir et marcher un peu.

- On trouvera une autre voiture. - Une autre voiture ?

Au bord de la route avec la clé sur le contact ?

C'est désert ici, Jules.

Je ne sais pas, moi ! Tu proposes quoi ?

Merde !

Attends.

Arrête-toi.

S'il te plaît.

Reviens.

Je savais bien que j'oubliais quelque chose...

Arrête, d'accord ?

- Viens là. - On ne peut pas.

- On doit... - Se calmer et réfléchir.

Assieds-toi.

Tu sais ce qu'il te faut ?

Un lavage auto.

- Ce n'est pas le moment. - Si, allez.

Oui.

Je t'aime.

Je sais.

Regarde !

Nom de Dieu !

Tu as la vue perçante d'un aigle !

- Parfait. - Et s'ils rentrent ?

- Qu'ils rentrent. On verra bien. - D'accord.

Non, c'est fermé. La porte d'entrée.

La porte d'entrée.

Tu veux ça ?

On n'est pas des barbares.

Bon.

C'est pas vrai.

Arrête avec ton piercing.

- Tu vas te niquer l'émail. - Pardon.

Ça y est.

Oui, bébé !

- Tu as réussi. - C'est bon.

- C'est quoi ça ? - Quoi ?

C'est verrouillé.

Qui fout des verrous dans un tel coin ?

File-moi ce truc.

Tu as réussi.

On dirait.

Va voir là-bas.

Rien ?

Des faux fruits.

Je vais voir en haut.

Les clés.

Elles sont où ?

Rien ?

Ils n'ont pas de double dans cette fichue baraque ?

Et s'il y a une urgence ?

Sérieux ?

J'ai faim.

C'est périmé.

Réfléchissons. Il nous faut un plan B.

Carrément.

On a besoin d'un petit coup de boost créatif.

Oui. Un peu de sérieux.

On va siphonner l'essence.

Oui, super idée.

Il faut juste une poubelle ou un bidon d'essence.

On repart avec et boum, on se tire.

Et il en faut peu.

Juste assez pour atteindre la prochaine station. Tu es trop intelligent.

Attends.

Tu ne veux pas ?

Je veux baiser dans tous les recoins. Mais pas maintenant.

La voiture risque d'être enlevée.

- Désolée. - Ne t'excuse jamais pour ça.

C'est de l'amour.

Un tuyau.

Il nous en faut un.

- Tu as regardé là ? - Non.

- Je ne descends pas. - Il ne faut pas avoir peur.

- Alors, vas-y, toi. - Je...

Je ne veux pas te laisser toute seule ici.

Des entasseurs compulsifs.

Il doit y avoir du moisi.

Fais gaffe.

Séparons-nous.

Tu as trouvé ?

Jules ?

J'ai trouvé une voiture.

Bon Dieu.

Laisse les jouets. Tu as regardé dans les cartons ?

C'est que de la camelote. Il n'y a rien ici.

- Bon... - C'est quoi ça ?

Je rêve.

- Mon Dieu. - C'est quoi, ce délire ?

Mon Dieu.

Ça va ?

Qui t'a fait ça ?

Ça va aller. On ne te fera pas de mal.

Tout va bien.

On devrait se tirer.

Tu plaisantes ? On doit l'aider.

- Tu vis ici ? - Jules.

C'est ta maison ?

Je ne reste pas traîner.

C'est du délire mais ce n'est pas notre problème.

Quoi ?

Et si les gens qui ont fait ça rentrent ?

Qu'ils rentrent. On s'en tape.

Je ne la laisserai pas ici.

D'accord.

Tu as raison.

Tu as raison.

Sauvons-la.

C'est bien pour notre karma.

On va te sortir de là. On va t'emmener en sécurité.

Ne bouge pas.

Tu peux forcer la serrure ?

Cette chose ? Non.

C'est trop renforcé.

Réfléchis.

On pourrait scier cette partie plus fine.

Pas besoin de tout enlever. Il faut juste la libérer du poteau.

Tu vois ?

Bien vu.

Des couteaux à beurre. Ils ne mangent pas de steaks ?

Bon, d'accord.

On ne veut pas d'ennuis.

Prenez ce que vous voulez. Argent et bijoux.

Quoi que vous vouliez, prenez-le et partez.

On ne veut pas d'argent.

Vous voulez quoi alors ?

Vous pouvez prendre le couteau.

C'est votre maison ?

Oui.

Vous vivez ici ? Ce n'est pas loué ?

Non.

Pourquoi il y a une petite fille enchaînée au sous-sol ?

Voilà ce qu'on veut savoir !

Dis-leur.

Oui, c'est quoi, ce délire ?

Seigneur.

Je vous avais pris pour des cambrioleurs.

C'est notre petite chérie.

Elle s'est mal comportée à l'école, c'est notre punition.

On ne punit pas une enfant comme ça.

On va l'emmener en sécurité.

Et on prend votre voiture.

Donnez-nous les clés pour qu'on puisse faire ça.

Vous ne pouvez pas venir chez nous et faire ce que vous voulez.

Vous avez une cage pour le bébé aussi ?

Pardon ?

- Sachez que... - C'est bon, par ici.

On est tous un peu tendus. C'est une situation compliquée.

Parlons entre adultes.

On peut trouver un compromis.

Vous aimez le scotch ?

J'adore vos cheveux.

Les gens prient pour avoir de tels cheveux.

Savourez votre chance.

Vous ne voulez vraiment rien ?

Ça va.

Comme vous voulez.

Bien.

Donc,

comme je le disais,

on se retrouve dans une situation très délicate.

Si vous écoutez ce que j'ai à dire...

On l'emmène avec nous.

- N'interrompez pas... - Va te faire voir.

- Mon cœur... - Mais qu'est-ce qu'on fout ici ?

Partons avec elle.

Vous pouvez. Vous tenez le pistolet.

C'est vous qui décidez.

Mais j'aimerais pouvoir me défendre.

Si vous n'avez pas changé d'avis après, faites comme bon vous semble.

Vous me le permettez ?

Allez-y.

Merci.

J'étais commercial avant.

Le porte-à-porte. J'étais bon.

Vous savez pourquoi ?

Grâce à mes yeux.

J'étais observateur. Je jaugeais bien les gens.

Dès qu'ils ouvraient la porte, j'analysais tout.

Leurs vêtements. La décoration intérieure.

La présence ou non d'une laisse.

Avant qu'ils ne disent bonjour, je savais comment j'allais vendre.

Je vous ai observés et j'aimerais tenter le coup.

Je vais me mouiller

et affirmer que vous ne bossez pas pour les services de l'enfance.

Je pense même qu'aucun de vous n'a un emploi rémunéré.

Étant donné la présence d'une voiture en panne sur la route 301

et l'état de ma porte d'entrée,

vous devez être en fuite.

Maintenant qu'on se comprend, évoquons la situation.

Vous cherchez un moyen de fuir.

Et moi, j'espère que vous n'enlèverez pas ma fille.

Maintenant,

en ce qui concerne la voiture,

supposons que vous la voliez.

Nous pourrions ne pas signaler l'incident tout de suite.

Mais si vous choisissez d'emmener ma fille,

on devra appeler la police assez vite.

Vous auriez préféré ne jamais être descendus.

Ça aurait été mieux de trouver les clés près de la porte d'entrée

et d'être repartis.

Pas vrai ?

C'est la chance que je vous offre.

C'est ce que je vous vends.

Alors ?

On n'a pas fait les présentations.

Je m'appelle Mickey et cette créature de rêve, c'est Jules.

J'aurais dû le faire plus tôt.

Je m'appelle George et la reine du bal, ma femme, Gloria.

Très bien, George et Gloria.

Enchanté.

Et merci.

C'était génial.

Si je m'entraînais dur,

je pourrais mieux juger les gens.

Pas vrai ?

Je vais essayer maintenant en fait.

Je peux ?

Bien.

Commençons par les vêtements, comme vous dites.

Vous êtes bien fringués.

Pas un pli. Pas une tache. Ça vaut cher et la maison est jolie.

Super baraque.

Vous avez sûrement de l'argent.

Alors, dites-moi : c'est quoi, cette chose ?

C'est une télé, je sais, mais elle est vieille.

Vous ne devez pas beaucoup la regarder,

ce qui est bizarre.

Mais ça existe.

Vous savez ce qui est le plus criant ?

La petite enchaînée au sous-sol.

Oui.

Maintenant,

je vais vous dire un truc.

On va descendre

et on va la libérer.

Et elle vient avec nous.

Et vous ne direz rien.

Vous savez pourquoi ?

Parce que vous êtes un psychopathe qui enchaîne les fillettes.

Vous ne pouvez pas impliquer les flics sans qu'ils ne découvrent

que vous êtes un psychopathe qui enchaîne les fillettes.

Allez chercher les clés.

Ma petite chérie.

Papa est désolé.

Je t'aime.

- Viens. - Ça va.

Tu es libre. Viens.

C'est fait, on se casse.

Écoute.

Tu ne veux pas rester là.

C'est nul ici.

Viens avec nous, on va s'amuser.

On te trouvera une autre famille.

Tu auras des nouveaux jouets.

Des nouveaux vêtements, un burger.

Tu aimes les burgers ?

Tu en as déjà mangé un ?

C'est super bon.

Ça devait arriver, George.

Qui l'aurait cru ?

C'est le destin.

Chérie, je ne suis pas sûr que tu...

Que ce soit encore possible.

Je le sens, George.

Je peux encore.

S'il te plaît ?

Bon, d'accord.

Si ça peut te donner le sourire, ça vaut le coup d'essayer.

Oh, George.

Tu ne sais pas comme tu me fais plaisir.

C'est quoi, ce délire ?

Jules !

Je vous entends. Où est-elle ?

Bonjour, le paresseux !

Je n'y croyais plus.

Où est Jules, bordel ?

Pas de gros mots ! Ta chérie est saine et sauve.

Si tu veux la revoir,

il va falloir bien te comporter.

Quoi ?

Il suffit de te détendre.

Je vais t'emmener quelque part.

Où on sera rien que nous deux.

Tu as de la chance, tu sais ?

George voulait t'abattre.

J'ai refusé.

Je ne sais pas de quoi vous parlez,

mais si vous ne nous libérez pas, je vais...

Pourquoi tu as fait ça ?

On voulait te sauver, bon sang.

Pourquoi tu l'as mordu ?

Réponds-moi !

Tu sais,

tu n'es pas censé voir maman comme ça.

Mais, parfois,

c'est plus fort que maman.

Tu ne me trouves pas jolie ?

Quoi ?

- Non, je... - Après tout ce que j'ai fait ?

- Écoutez. - J'ai arrangé la chambre pour toi.

J'ai dansé pour toi !

Écoutez-moi. Ce n'est pas...

Méchant garçon.

Qu'est-ce...

Je pourrais tout te prendre,

là maintenant.

Mais je veux juste donner.

T'offrir le plaisir ultime.

Faire quelque chose de beau ensemble.

Mais si tu ne veux pas, eh bien...

Eh bien quoi ?

Eh bien quoi ?

C'est pas vrai.

Tu aimes ce cheval, hein ?

J'avais le même quand j'étais petite.

À 10 ans.

Tu as quel âge ?

Environ 10 ans.

Ma petite sœur, Winnie, et moi...

on se battait toujours pour l'avoir.

Ce n'était qu'un cheval en plastique.

Ne le prends pas mal.

Un samedi matin,

on jouait dans notre chambre...

et, comme toujours, on se disputait.

J'ai essayé de le lui prendre et une des pattes s'est cassée.

Elle était furieuse.

Elle n'arrêtait pas de pleurer.

Je voulais dire à mes parents de le réparer.

Alors,

j'ai couru vers leur chambre.

Ils n'étaient pas là.

Ils n'étaient pas dans le salon non plus.

Introuvables.

Ils étaient partis.

Je pensais qu'ils étaient partis faire des courses

ou chez le médecin.

Je ne sais pas. Un truc d'adultes.

On a fait comme d'habitude.

J'ai servi des céréales,

on s'est assises par terre et on a regardé des dessins animés.

Ça a duré une semaine.

Jusqu'à ce qu'on manque de céréales.

Ça n'a rien à voir avec ma tenue d'hier soir

mais c'était à la mode à l'époque.

Ça vous va très bien.

C'est vrai ?

Oui. Et peu de gens peuvent porter ça.

Tu vas me faire rougir.

C'est moi avec Ethan.

Cette coupe, quelle idée !

Ethan ? Votre fils ?

Il est où maintenant ?

Il dort. Dans son lit.

Regarde-moi ça.

Vous avez l'air si heureux.

On l'était.

C'était quand on flirtait.

George avait un magnétisme dont je ne pouvais pas me passer.

Il me tenait...

et on dansait.

Il me murmurait :

"Nous seuls existons vraiment.

Le reste n'est que silhouettes en carton et broutilles."

C'est super.

Super génial.

Un soir, il est apparu à ma fenêtre et il m'a dit :

"On pourrait fuir. Le monde pourrait être à nous."

Seulement si je le voulais.

J'ai dit oui et l'aventure a commencé.

Cette photo-là,

c'est la dernière fois qu'on était chez papa.

On allait écrire notre histoire

et fonder une famille.

C'était il y a longtemps.

Nos rêves d'enfants ne se sont jamais réalisés.

Mais il n'est pas encore trop tard.

- Attendez. - Oui ?

On peut discuter ?

Absolument. Qu'y a-t-il ?

Sincèrement ?

Toi.

Moi ?

Ta façon de danser hier.

Ton corps. L'odeur de tes cheveux. J'y pense tout le temps.

Quelque chose en moi s'est éveillé.

Tu n'avais pas l'air intéressé.

Je sais, pardon.

Ça m'arrive parfois quand je suis trop tendu.

J'étais nerveux.

Mais c'est différent maintenant.

Je sens qu'on est censés le faire ensemble.

J'en ai envie. Mais...

J'ai été un mauvais garçon,

mais je te promets

que je serai un bon garçon si tu me laisses une chance.

Maman ?

Mon Dieu.

Juste ciel.

Mon Dieu.

Tu es un bon garçon.

Je veux te toucher.

Quoi ?

S'il te plaît, maman.

Laisse-moi te toucher.

D'accord.

Bien.

Espèce de malade !

George !

Georgie !

Nom de Dieu !

Ne bouge pas.

Tu vas où comme ça ? Remonte.

Tu peux rêver.

J'ai fait exprès de te rater.

Très bien.

Je monte.

Laissez-nous partir.

Pitié ?

- Petit con. - Regarde ce que tu as fait. Qui t'a élevé ?

Faire pleurer une femme.

Je te ferais sauter la cervelle si tu en avais une.

Il m'a frappée !

Georgie, où es-tu ?

Tu es un peu trop fringant à mon goût.

Mickey.

C'est quoi, ce délire ?

Arrête de geindre, petite nature.

- Espèce d'enf... - Nettoie-moi ça.

Allez !

Mon cœur.

- Mickey ! - Calme-toi.

- Ne m'oblige pas à recommencer. - Mon Dieu.

Vous avez fait quoi ?

- Je lui ai tiré dessus. - Vous êtes dingue.

Il le méritait et tu le sais.

Continue de l'ouvrir et tu auras le droit au même tarif.

Compris ?

Surveille-les.

Bébé.

Je croyais t'avoir perdu.

Ça va ?

Non.

J'ai mal.

Il m'a tiré dessus.

Ils sont dingues. Tu ne sais pas à quel point.

Il faut qu'on se tire d'ici.

Tu peux ouvrir les menottes ?

Avec quoi ?

Je ne sais pas.

Je suis content que tu sois là.

- J'ai oublié de te remercier ! - Laisse-la.

- Elle ne se rend pas compte. - Tu en sais quoi ? Elle a parlé ?

Non, mais je le sais.

C'est tout.

Je te l'ai déjà dit, c'est un business model parfait.

Les produits ne coûtent rien.

On se réveille, on sort du lit et direction la plage.

On ramasse la marchandise et on la revend.

Il faut des coquillages scintillants, de couleurs différentes, des galets.

Tout bénef.

J'ai bien compris.

Et quand on sera trop gros ? On devra engager quelqu'un.

Ce ne sera plus tout bénef

parce qu'on devra payer quelqu'un. Il nous saignera à blanc.

Et si on filait une part au nouveau ?

Minime. Des fonds propres.

Toute grosse boite commence comme ça.

Et le nom ?

Très bonne question.

On devrait... Non.

C'est plus ton truc.

Tu es plus créative. Je suis plus chiffres.

Pour l'amour de Dieu, Jules.

Tu vas te niquer l'émail.

Bon Dieu.

Bien sûr.

Ton piercing.

Ton clou.

- Quoi ? - Je peux ouvrir les menottes avec.

Il est sur ma langue.

Je sais bien.

On peut l'enlever et je m'en servirai pour nous libérer.

Comment on va l'enlever ?

Fais ce truc qui m'agace.

Quand tu le mets sur tes dents et que tu tires.

Ça le fera sortir.

Tu crois que ça sortira comme ça ? Il est bien accroché.

Je sais bien. Mais tu peux essayer ?

Pour moi, mon cœur ?

- Je vais essayer. - Super.

Tu peux y arriver.

Retire ton piercing.

- Fais-le sortir. Je sais... - Non.

- Je n'ai pas assez de force. - Comment ça ?

Tu as une langue très forte.

Je te jure, c'est impossible.

Bon. D'accord.

Tourne-toi vers moi.

Pivote.

- Mets-toi face à moi. - J'essaye.

Oui, comme ça. Tire la langue.

Tire la langue.

Je vais le retirer.

Je vais trop douiller.

Tu vas avoir mal, oui.

J'aimerais que ce soit moi. Mais non. C'est comme ça.

Tu me revaudras ça.

Oui, je te revaudrai ça.

D'accord ? Allez.

Tire la langue.

Qui a faim ?

Qui a faim ?

Bien.

Ouvre grand.

Allez.

Ouvre la bouche.

Bien. Et toi ?

Allez.

Ouvre. Je te donne du brocoli.

Ouvre, allez.

Comme vous voulez.

Il faudra bien manger tôt ou tard.

Vous pouvez manger les plats de Gloria

ou bien vos doigts.

Bon sang !

Ça va ?

- C'était moins une. - Oui.

J'ai avalé du sang, ça a un goût de métal.

Ne t'en fais pas.

- Je gère. - D'accord.

Je vais...

C'est pas vrai.

Quoi ?

Je n'arrive pas à les atteindre.

Tu m'as ouvert la langue pour rien ?

Bien sûr que non.

Je vais essayer les tiennes.

D'accord.

Parfait. Ne bouge pas.

Je suis dedans. Bien.

Bon.

Allez, c'est parti.

Allez, un petit effort.

Tu vas voir

de quel bois je me chauffe.

- Ça y est. - Bébé.

- Je t'aime trop. - Oui.

- Ne perdons pas de temps. - D'accord.

Libère-moi.

Je fais quoi ?

Tu mets ça dedans

et tu remues un peu dans tous les sens

pour trouver le mécanisme.

Détends-toi et sens-le.

- Oui. - Attends.

- Oui. - Je sens un truc.

C'est ça. Il faut le sentir.

C'est...

- Ça s'est cassé. - Tu plaisantes ?

Ça s'est cassé où ?

À l'intérieur et c'est dedans maintenant.

Bébé.

Je suis désolée.

J'ai tout niqué.

- Non. - J'ai tout niqué.

Ce n'est pas grave.

Viens là.

Écoute-moi.

- Pardon. - Tu as fait de ton mieux.

Ma jambe est mal en point. Je peux à peine marcher.

Ça n'a pas d'importance. Tu vas y arriver.

Je ne sais pas quoi faire.

Je pense...

Quoi ?

Ça alors.

Un conduit de linge sale.

Ça alors !

Tu peux passer ?

Il le faudra.

Je t'aime.

Je sais.

J'avais bien dit que ça n'apporterait rien de bon.

Regarde où on en est à cause d'elle.

Je m'en occupe. J'arrangerai tout.

Viens là.

- Viens. - Non...

Elle est sortie ?

Tant de colère.

Pourquoi ?

Parce que tu tires à blanc ?

Je vais t'arracher le cœur.

Je comprends que tu te taises.

À ta place, je ferais pareil.

Mais je vais te voir crever. Tu vas souffrir.

Elle est partie. Laisse tomber.

Qu'est-ce qu'on fait de lui ?

Quoi ?

D'accord. Si tu le dis.

Mon amour ? Tu es en haut ?

Je veux juste discuter.

Ethan, chéri.

Tu crois que je bluffe ?

J'aime ça.

J'aime les durs.

Il n'y a rien de mieux qu'un homme qui étouffe un cri.

Qui souffle, halète

et respire par le nez.

Ils finissent toujours par craquer, pas vrai ?

Tu es trop jeune pour te souvenir.

Tu te souviendras de celui-là.

Elle ne va pas alerter les flics.

Tu as dit quoi ?

Pas encore.

- Comment ça ? - Je lui ai dit d'attendre.

On a un point de rendez-vous.

Si je n'y suis pas dans une heure, alors, oui,

les flics débarqueront.

Tu es foutu, mec.

Mais si j'y vais,

on poursuit notre route.

Comme si de rien n'était.

Entre nous,

je ne veux pas impliquer les flics non plus.

Et ma petite chérie ?

Qui ?

Elle ? Je m'en tape. Je suis là à cause d'elle.

Ne me regarde pas comme ça.

Tu m'as mordu. Débrouille-toi.

Je te la laisse.

Maman cherche son amie.

Tu sais où elle est ?

Quoi ?

Chérie ?

Chérie, descends.

Viens dire au revoir à notre ami.

Déjà ?

D'accord.

Tu veux lui dire un dernier mot ?

Si seulement tu avais agi autrement, petit.

Rendez-vous en enfer.

Arrêtez !

Ne le tuez pas !

- Pose-le ! - Je vais le balancer !

C'était moins une.

Lâche mon bébé !

Libérez-le.

Très bien.

Du calme.

Il n'y aura pas de blessés.

On va tous...

Ramène-toi !

- Ça va aller. - Descends fissa

- ou je lui explose la cervelle ! - D'accord.

Je viens.

Reste éveillé.

Reste éveillé, ça va aller.

Ça va aller.

Ça va aller !

Regarde ce que tu as fait.

Qu'est-ce que j'ai fait pour hériter de vous deux ?

Cuisiner détend Gloria.

Ça la calme.

Après toutes ces années ensemble,

je connais le truc.

Plus elle est bouleversée, plus il lui faut un plat d'envergure.

Une fois, j'ai renversé du café sur notre nouveau couvre-lit.

Elle a fait un gâteau Bundt de la taille d'un pneu.

Avec vous, c'est un banquet qu'il lui faut.

Les petits pains sont délicieux, chérie.

Vraiment.

Pourquoi ?

Pourquoi quoi ?

La petite ? Pourquoi vous la laissez en bas ?

Ce n'est pas ce que tu crois.

Ma Gloria a toujours voulu un enfant.

Mais le Seigneur avait d'autres plans.

J'ai donc pris les choses en main.

Vous l'avez enlevée ?

En vieillissant,

les choses se compliquent.

On fait tous ce qu'on peut, comme on peut.

Je veux rendre ma femme heureuse.

Elle l'a été, un temps.

Puis, au bout d'un moment,

cette petite ne faisait que lui rappeler ce qu'elle ne pouvait pas avoir.

Elle m'a dit de la faire disparaître.

Je n'ai pas pu le faire.

Le sous-sol, c'est un compromis.

Sa présence n'est pas une preuve de méchanceté

mais de clémence.

Vous ne m'avez pas vu méchant.

Le dîner est servi.

Au bon moment.

Du hachis parmentier !

Sa spécialité.

Vous allez vous régaler.

Seigneur, bénissez-nous et ces dons

que nous allons recevoir,

par le Seigneur Jésus-Christ, Amen.

Amen.

Vous allez nous tuer ? Ça se passe comment ?

Tu ne leur as pas dit ?

- Je voulais les faire languir. - Nous dire quoi ?

- On ne vous tuera pas. - Quoi ?

On ne vous tuera pas. Tu es sourd ?

Malgré votre comportement,

on a décidé que ça n'avait pas de sens.

Tôt ou tard, on viendra vous chercher.

Je peux cacher un corps comme le lapin de Pâques cache des œufs.

Mais vous avez transpiré, craché et pissé un peu partout.

George.

Pardon, chérie.

Je vais sûrement oublier un endroit.

On ferait mieux de partir.

Disons dans 48 heures,

on informe la police

et ils viendront vous récupérer.

Vous purgerez une peine de prison.

Mais vous resterez en vie.

Alors, félicitations, vous venez de gagner au loto.

Eh bien,

prenez votre temps pour manger.

Vous allez passer deux jours sur ces chaises.

On a faim, on dirait.

C'est vraiment bon.

- Il lui arrivera quoi ? - La petite reste ici.

Ils la placeront quelque part. Un orphelinat ?

Digne d'un cinq étoiles.

Ça te dérange ?

C'est toujours mieux que le sous-sol.

Tu as un grand cœur.

Ton nom, c'est Julia ?

C'était le nom de ma mère.

Elle avait grand cœur aussi.

Tu me fais penser à elle.

Merci.

Elle est morte quand j'étais petite. Du cancer.

On ne pouvait rien faire à l'époque.

C'était lent et épuisant

mais j'ai été là à chaque étape.

La veille de sa mort, elle m'a dit d'aller dans le placard.

Elle avait une surprise pour moi.

Un paquet emballé avec une ficelle

et une carte qui disait "Gloria".

Je ne voulais pas ouvrir le cadeau

parce que je savais que c'était le dernier.

Mais elle a insisté.

J'ai essuyé mes larmes, déchiré le papier et je l'ai vue.

La poupée.

Elle disait qu'elle était magique,

peu importe à quel point j'étais triste...

Et j'ai été très triste pendant quelques années.

Peu importe à quel point j'étais triste,

il serait toujours avec moi.

Mon... Ethan.

Elle avait raison.

Il était magique.

Et tu me l'as pris.

Pourquoi ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Tu fais une overdose.

J'ai menti quand j'ai dit que je vous laisserai vivre...

Vous aviez toute une pharmacie dans votre sac.

Vous avez avalé de quoi assommer un taureau.

Une fois évanouis, on vous injectera la vraie came

pour assurer nos arrières.

Et boum, problème résolu.

Deux junkies sont entrés par effraction,

se sont défoncés

et sont morts pas si tragiquement.

Va te faire.

Ce n'est pas parfait, je sais.

Mais personne ne fouine trop quand des gens comme vous

sont ceux qu'on retrouve morts.

J'ai raison ou pas ?

Seigneur.

Vous pensiez vraiment qu'on allait vous livrer à la police ?

Et vous laisser nous dénoncer ?

Personne ne viendra vous sauver.

Que puis-je pour vous ?

Désolé de vous déranger à l'heure du dîner. Ça sent bon.

Absolument. J'ai hâte d'y retourner.

Je ne serai pas long.

Il y a deux jours, une station-service a été braquée.

C'est bien dommage.

- Puis-je connaître le rapport ? - Oui.

Une voiture a été abandonnée, à moins d'un kilomètre.

Ça alors. C'est inquiétant.

C'est le véhicule incriminé.

Vous n'avez rien vu sortant de l'ordinaire ?

Des personnes suspectes ?

Ce n'est pas le cas.

Mais j'ouvrirai l'œil.

Très bien.

Bonne soirée. Et bon appétit.

Merci et bonne chasse.

- Ça va ? - Oui.

J'ai du mal à fermer la porte.

Je dois la faire réparer.

Que s'est-il passé ?

Voyez-vous...

On a sorti des meubles avec ma femme et ça a dû cogner contre le montant.

Je peux rentrer jeter un œil ?

C'est très gentil, M. l'agent,

mais je vous assure

que nous sommes en sécurité.

Certainement mais autant vous faire la totale.

Que vos impôts servent à quelque chose.

Où ai-je la tête ? Entrez donc. Je vais vous présenter ma femme.

Gloria, on a un invité.

Dans la salle à manger.

- Qui est-ce ? - Agent Wells.

On contrôle les maisons du coin.

On cherche un couple en cavale.

Juste ciel.

On devrait peut-être aller à l'hôtel.

Ce ne sera pas nécessaire. Vous êtes sûrement en sécurité.

On ne veut rien négliger.

Ça fait beaucoup de nourriture.

Vous savez ce qu'on dit.

Certaines choses allaient périmer, alors, on s'est dit :

"Faisons un festin !"

Très bien.

- Je peux ? - Allez-y.

Où sont-ils ?

- La salle de sport. - C'est quoi ?

Où ça ?

- Derrière la porte fermée. - Salle de sport.

C'est le sous-sol.

Il y a quoi ici ?

Une vieille chaudière et des cartons.

Je vais jeter un œil.

Ici Wells.

On a deux suspects correspondant à la description sur Willow Drive.

- Viens en renfort. - Bien reçu.

Je dois filer.

- Bonne chance. - On comprend.

Trouvez ces brutes, où qu'elles soient.

Allez.

Viens là.

Non, bébé.

On ne fait pas comme ça.

Si vous remarquez quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'appeler.

- Bien sûr. - Au revoir.

Un petit coup de boost.

Allez.

Tu peux le faire.

Il te faut un coup de boost.

- Mon Dieu ! - Non !

J'ai un plan.

- C'était moins une. Tu leur as donné ? - Je n'ai pas eu le temps.

Je...

Je les ai laissés là.

Ils étaient inconscients.

Je...

Gloria,

tu aurais dû rester avec eux.

Allez. On doit aller les trouver !

- Allez ! - J'arrive.

À deux kilomètres, il y a l'autoroute.

À pas de tortue, il leur faudra au moins 15 minutes.

Nom de Dieu.

Ça a marché. Foutons le camp.

Mince, le sac. Je l'ai. Prends les clés.

- Vous êtes où ? - George ?

Sales vermines de toxicos. Je ne rigole plus.

Comment tu as pu les laisser filer ?

Ça suffit !

Dépêche-toi.

Allez. Viens.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu m'en veux pour ce que j'ai dit ?

Je mentais. C'était une tactique. Je t'ai fait un clin d'œil.

Tu sais ce que c'est ? C'est quand on fait semblant.

Comment oses-tu me crier dessus ?

Voyons, Gloria.

- Je ne le pensais pas. - Non !

Tu dois être gentil avec moi.

Et me chérir, comme tu l'as promis.

Tu ne m'as jamais crié dessus comme ça.

J'ignore ce que tu as dit mais excuse-toi.

J'ai menti !

Vas-y !

Très bien !

Je suis désolé d'avoir dit ça.

Même si j'ai fait un clin d'œil.

Je ne m'en fiche pas de toi.

Tu viens avec nous. On est là pour ça.

Je suis vraiment désolé, Gloria.

Il n'y a rien de mieux que ce qu'on a.

Tout le reste, c'est en carton.

Tu le penses ?

Vraiment ?

Je le jure sur le Christ,

Dieu, le diable,

les anges du paradis et l'enfer.

Oui ! Allez.

Dis-moi ce que tu veux faire.

Je...

Je veux les oublier.

Je veux oublier tout ça.

Je veux tout laisser derrière moi et repartir à zéro.

Qui dit qu'on ne peut pas recommencer ? Nous deux.

Ensemble.

Faisant ce qu'on veut dans ce monde de fous.

Rien que nous deux.

Si c'est ce que tu veux,

c'est ce que tu auras.

Viens.

Allez !

Où est le machin du garage ?

- Je l'ignore. - Il est où ?

Et vérifie le placard tant que tu y es.

Tu as vu mes clés ?

Prends les miennes.

Ma petite chérie.

Désolé, papa doit partir.

Je sais.

C'est ainsi que...

Merde, il est où ?

Le voilà.

Allez.

Allez !

Fiston ?

Tu as un truc à moi.

Sors.

Tu vas avoir droit à la fessée.

Je t'aime, Jules.

Mickey, non.

Sors de ma bagnole !

Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée.

Baisse-toi.

Baisse-toi !

Bon sang.

Et merde.

- Ne me laisse pas. - Hé.

- Ça va aller. - Je t'en prie.

- Non. - Ça va aller, mon cœur.

Tu t'en sortiras.

Tout ira bien.

Bébé, non.

Je t'aime tellement.

Tu vas me manquer.

Tu croyais pouvoir me tuer ?

Je ne mourrai jamais.

Je serai la dernière chose que tu verras.

Il est temps de monter au ciel.

Ma petite chérie.

Où as-tu trouvé ça ?

Donne à papa.

Ils t'ont raconté quoi sur moi ?

Ils t'ont fait croire que j'étais méchant ?

C'est faux. Je suis gentil.

Viens.

Tu sais ce que j'aime ? Et ce que tu aimes ? La glace.

Menthe...

Je veux aller avec toi.

D'accord.

On va s'en sortir.

Je reviens.

Je t'aime.

On y va, George !

Est-ce que ça va ?

On doit y aller !

La route nous attend.

On peut attendre ici encore un peu si tu veux.

Mon amour.

Allons-y.

On va vivre une sacrée aventure.

J'ai hâte.

Vous allez où ?

En Floride.

Montez.

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POINT LE PLUS AU SUD DES É-U

LA BOUTIQUE DE COQUILLAGES DE MICKEY

Sous-titres traduits par: Jessica Mechouar

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