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-Pour la peine, t'as triché, c'est pas cool,
Ripped by WQM
-OK, alors, on se calme.
Personne ne veut que ça dégénère.
Alors ce qu'on va faire...
C'est que tu vas poser lentement,
très lentement ce que tu tiens.
D'accord ?
T'as fait une bêtise, mais ça peut s'arranger.
-Tu as corné les valets, Marcel.
-Ca y était, ça, c'est pas moi...
-Pour la peine, t'as triché, c'est pas cool,
je te condamne à 3 câlins. 1, 2, 3.
-Tu sais que j'aime pas ça...
-Marcel, ici, la justice triomphe toujours.
Générique
Ripped by WQM
Musique légère
Ripped by WQM
-Il est content de lui ?
-Quand tu me parles comme ça, c'est que tu vas m'engueuler.
-Il a raison. Il va se faire enguirlander.
Pourquoi tu t'en mêles ?
-Parce que Marcel a triché.
Moi, j'aime la vérité.
-Si tu aimes la vérité, explique-moi ça.
Moi aussi,
j'ai fouiné.
Tu as replongé.
-Non.
J'ai juste filé un coup de main sur une petite enquête.
Une enquêtounette.
Sur... un petit meurtre.
-Un petit meurtre de rien du tout, hein ?
Et voilà, il a replongé.
-Tu me retroisième-personne ! Et en plus...
T'as été fouillé dans les poubelles, Thérèse. Ca se fait pas.
-Tu peux pas faire ça.
Imagine si Roman l'apprend, ce que ça va lui faire.
Il va s'inquiéter.
-Euh...
On a plus de citrons verts.
-Ouais, hyper inquiétant.
-Pour quelqu'un qui aime la vérité, super, hein !
J'adore le citron vert.
-Ca va aller ?
Je suis excité, oh la vache...
Je tremble, regardez. Non, dangereux.
C'est ma 1re scène de crime. Fin... La 1re avec vous.
En tant que coéquipier. Lola et Stan, c'est quelque chose...
Stan et Lola.
J'ai déjà le générique. Ca vous le fait, vous, des fois ?
Non ?
Lola
Stan...
Seuls sur la route
Y a pas trop de doute
Les criminels
peuvent aller se rhabiller !
C'est Stan et Lola !
Crissement de pneus
Le téléphone sonne.
...
-Allô ?
-Stan. Je vais le tuer.
-Lola, Lola, Loli
-Ca va être violent et prémédité.
*-Bon, Lola...
En ce moment, toutes mes journées commencent
par des tourbillons de fatigue, de retard
et de vomiss... De nourrissons.
*Franchement, je suis pas d'humeur.
-Trouvez-moi quelqu'un d'autre.
*-Stan est le seul à vouloir travailler avec vous.
Il faut travailler en binôme, c'est la règle.
Soit vous faites avec, soit je vous mets en congé.
Ferme, mais juste.
Ca roule, finalement.
-Ca va ?
-Dis, Stan, tu peux regarder, là, y a un truc...
Avec la roue... Un truc bizarre, je sais pas.
J'y connais rien, mais...
Non ?
-Bah...
Bah, elle va bien, la roue !
Om
...
-O, grand esprit de la nature...
Je sais pas si je dois t'appeler comme ça.
Avant, j'étais plus flic et j'étais super heureux
et dernièrement, j'ai aidé des gens,
j'ai arrêté un mec.
Ca m'avait manqué.
Je pense qu'à ça.
Je me disais que peut-être, je sais pas,
tu pourrais m'envoyer un signe ?
...
-Un autre signe.
-Ah !
Je tente d'y méditer
en suant.
-On s'en fout. J'ai besoin de vous sur un crime.
J'ai largué mon coéquipier, vous êtes moins relou que lui.
-Vous avez le sens du compliment, mais là... Non.
-Allez...
Pandaloni !
Bon, OK, vous enquêtez pas,
vous venez faire de la figuration et me servez d'alibi pour Messina.
S'il vous plaît.
Je me désintoxique, là.
-Ca marche très bien, pourtant. Là, déjà, tout va mieux.
les mauvaises ondes. J'ai plus envie d'être flic.
-OK.
Oh ! Bah... C'est quoi, ça ?
"Police".
Mais qu'est-ce que c'est ?
Si je fais ça avec...
A quoi vous jouez ? Arrêtez.
-Oh ! Oups.
-Mais non !
-Allez, je vous attends dans la voiture. Dépêchez-vous.
Stan ?
-Vous m'avez lâché, donc j'ai fait du stop.
Je vous en veux pas, ça arrive.
Victor Pandaloni.
Trop content de vous voir.
Je sais pas si je dois faire la bise...
Câlin ?
-Hop, hop, hop, on redescend ! Il se passe quoi, ici ?
-Suivez-moi.
Nous sommes chez Marina Simon, une artiste peintre.
La victime est Damien Carnoux. C'était son fiancé.
Ils allaient se marier.
Elle a organisé, hier, une soirée avec les invités.
Un de ses amis est tombé sur le corps de Damien, ici.
Il a appelé la police aussitôt et...
Depuis, ils sont confinés là-haut, dans la maison principale. Voilà.
C'est le petit topo. C'est aussi simple que ça.
Musique intrigante
-Il est mort d'hémorragie entre 22 et 23 h,
suite à 4 coups à la poitrine portés avec un grattoir à peinture.
Les blessures indiquent que le tueur est droitier.
Le seul indice qu'on a, c'est un mégot près de la fenêtre.
Il fait quoi, là ?
...
-OK, il s'est défendu.
Il a été poussé.
Ensuite, il a heurté l'établi,
il est venu comme ça...
Il a tenté de se rattraper. Il a pas trop réussi,
car il est tombé
Comment vous faites ça ?
-Je prends mon pied.
Non, mais non...
Ma voûte plantaire est sensible, du coup, je...
Je marche un peu et...
Et je sens des choses. Là, j'ai senti des éclats, partout.
J'ai déduit que des sculptures sont tombées.
-OK. Vous avez des empreintes ?
-Vous avez fini de vous la péter ? On avait dit figuration.
Petit grognement
Parmi eux, il y a sûrement un amant jaloux.
On le trouve, on a notre tueur.
-Euh... La jalousie, donc ? C'est ça, votre mobile ?
-Non. La jalousie et l'amour.
Vous savez, ce truc qui transforme un individu normal en fou furieux ?
C'est horrible, cette façon de penser.
-Surtout, je n'ai pas d'amant.
Je suis polyamoureuse.
De "poly", plusieurs et "amoureuse""...
Le truc avec lequel vous avez un problème.
-Je suis en couple avec tous ceux que vous voyez dans mon salon.
Ce sont pas mes amis, ce sont mes amours.
Elle couche avec chacun d'eux,
mais séparément.
-D'accord. Du coup, tout va bien.
-C'est le principe, Lola.
Ils sont tous au courant. Enfin... En principe.
-Oui, bien sûr.
Je les présente toujours,
pour que tout soit clair.
Jusqu'à Damien.
Je l'ai rencontré il y a 3 mois.
Tout a changé. C'était tellement fort.
Je les ai tous fait venir hier soir pour les prévenir.
-Euh... Pour les quitter ?
Le "faut qu'on parle", mais version groupée ?
(Je comprends pas.)
Je l'ai même pas vu.
Il est mort avant.
Musique intrigante
...
-Stan a interrogé
l'éleveur de chevaux. Il a vu une voiture vers 22h30
et Damien est mort avant 23 h.
Il a été tué presque dès son arrivée sur place.
Renâcle
-La beauté.
La beauté !
Hennissement
Oh, hein, oh ! OK.
On va rapatrier son paquet d'amoureux au poste.
-Mmh, oui. Euh... Mais, non.
Non.
Déjà la scène de crime, c'est relou, mais je retourne pas là-bas !
-On va pas tous les interroger ici !
Je sais pas, faites ce que vous voulez.
Oh là là...
-Bah...
-On retourne au commissariat ?
Super !
Je pourrais les interroger ?
Hennissement
Ou deux ?
Euh...
Ecoute, monte avec un collègue, on se retrouve là-bas.
-Ca marche.
(Yes ! Yes, papa !)
-OK, on interroge tout le monde ici.
Petit couinement
-Attrapez.
-C'est quoi, ça ?
-La balle du chien.
Renvoyez.
-Nom, prénom, profession.
-Robin Roi, architecte.
-Bertrand Vidal. Je suis agent immobilier.
-Yanis Papas, je suis barman.
-Attrapez.
Renvoyez.
-Chloé Lacroix, pharmacienne.
Renvoyez.
-Que faisiez-vous dans l'atelier ?
-J'allais chercher Marina. Yanis nous avait dit
qu'elle allait se marier. Je voulais lui parler.
-Et puis,
on s'est séparés pour chercher Marina.
-Et y a eu ce cri.
-Oui, j'ai crié. C'est normal, non ? J'ai vu un mort.
-Donc vous saviez tous que Marina vous quitterait pour Damien
et vous étiez isolés partout quand il s'est fait assassiner.
Vous êtes tous très suspects.
Quelle connerie ! Déjà qu'à deux, c'est compliqué...
Et on enquête pas sur moi !
On a un crime passionnel avec trop d'amoureux.
-Vous êtes encore sur la jalousie ?
Tout ça, c'est l'enfer du couple à l'échelle d'une équipe de basket.
Le type allait leur voler leur femme,
donc on a le mobile habituel, fois 4.
-Non, mais la jalousie, c'est un mobile de monogame.
Les polyamoureux, eux, fonctionnent pas pareil.
Ca repose sur la communication, sur le partage.
Sur la transparence...
Mais...
On va où, là ?
-En toute transparence ? Au commissariat.
Vous vouliez que j'aie un coéquipier.
Je veux Panda. On a déjà bossé ensemble, mais...
-Non, mais... Vendu, hein.
-C'est tout ?
-Oui, parfait, très bien.
-Vous m'avez quand même pas mis Stan
dans les pattes exprès ?
Pardon, je suis là.
Je vous entends.
J'ai mon mot à dire ?
C'est très gênant.
-Bah non, attends, tu peux parler.
Mais si t'es là, pardon, c'est que ça te travaille.
-Non, c'est Madame qui m'a forcé.
-La dernière fois, elle t'a forcé aussi ?
Alors ?
-Admettons que je revienne. Enfin que je songe à revenir.
-Pas de bureau.
-Je circule à vélo si possible.
-Vélo.
-Et je me lève à l'heure que je veux.
-Bah... Légitime, hein.
Et ?
-Et on m'appelle Panda ici.
Pas Victor, pas Pandaloni, encore moins lieutenant.
-Bah, ça... Non, ah non.
Pas un mot.
-Rien. Vous les approchez pas, vous leur parlez pas.
-Je repars.
-Ah bah attends...
Non, mais moi, je suis d'accord.
Alors là, 100 % d'accord, hein. Hein ?
-Quoi, d'accord ? Avec tout ça ?
-Bah... Oui, enfin...
-Dernier truc.
-Ouais, je t'écoute.
-100 % de mon salaire sera reversé à la SPA.
-A la SPA ?
Oh, écoute, ça, franchement, c'est magnifique.
Stan !
Le capitaine Vosquian va faire équipe
avec Victor, euh... Panda.
-Génial, vous revenez ! Super !
Mais... Je ferai plus équipe avec...
-Non. Ecoutez, on va vous retrouver
quelqu'un d'autre, c'est pas non plus...
Sinon... On fait une enquête à trois.
Genre "polyamour", justement.
-Non, euh... Non.
Bah...
Il soupire.
-Moi, ça me fait du bien, tu peux pas savoir.
En plus, je viens d'avoir un...
-Deuxième enfant ? Bah, ouais.
Avec ta chemise pleine de... De vomis.
Ta cravate aussi. Et puis tes cernes.
J'avais deviné.
-Sauf que c'est le 3e enfant.
T'as loupé pas mal de trucs.
Tu veux pas venir dîner à la maison ?
Mathilde serait heureuse de te voir. On veut savoir ce que tu deviens.
Ce que t'as fait, toutes ces années.
-Tu vois, j'ai essayé d'oublier tout ça.
-Ah...
-Et j'ai fait des cocktails.
Musique douce
...
Félicitations pour le...
-Pour le 3e ?
Merci.
-Je n'ai rien fait ! Mais bien sûr que si !
-Accélérez. C'est mon fils.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je... Bah... Pas plus.
Euh... Roman, Lola.
Lola, Roman.
Bon, salut Panda. Au revoir.
-Salut.
-Il vous appelle Panda ?
Bizarre, non ?
-C'est mon fils adoptif.
Il m'a jamais appelé papa.
En tout cas, merci.
Allez.
*Musique rock
Roman ?
Roman !
Toutes ces années
à te faire écouter de l'excellent reggae
pour que Monsieur écoute...
Tu peux baisser,
s'il te plaît ?
S'il te plaît.
Ca va pas, tu veux parler ?
-Je sais pas.
-C'est à cause de cette fille ?
-C'est Valentine.
On s'embrouille
tout le temps, mais on veut toujours se voir.
-Eh ouais.
T'es amoureux, c'est tout.
-T'es sérieux, là ?
T'y connais quoi ?
T'as que des plans cul.
-Waouh.
-Excuse-moi, mais elles viennent,
elles repartent et on les revoie plus jamais.
-J'appelle ça... des rencontres.
-Généralement spirituelles et oui, parfois charnelles.
-OK, vas-y, remets ta musique.
*Musique rock
On devrait réécouter du reggae ensemble.
*...
Sonnette de vélo
Il sifflote.
-Vous voulez pas venir en voiture ? Je vous attends toujours.
-La patience est le sourire de l'âme, Lola.
-Une bonne phrase de cycliste.
-Non.
Ah non, non, non. Non !
Je m'étais juré
de plus jamais en côtoyer ! Et voilà.
-Va falloir vous forcer, hein.
Donc...
Damien Carnot, notre victime.
Ostéo à son compte, gendre idéal selon son entourage.
Jeune, beau, friqué, populaire.
D'après ses amis, il avait qu'un seul défaut :
disparaître quand il est amoureux.
-Son brouillon des voeux de mariage ?
"Marina,
"puis j'ai aimé ta voix.
"Au milieu des autres,
"je nous espérais seuls et seul, je n'espérais que toi.
"Depuis toujours, je ne suis qu'à toi
"et dans quelques jours, tu ne seras qu'à moi.
"Damien."
C'est...
J'aurais pu l'épouser.
-D'accord. Alors, euh...
Concernant le témoin
qui fumait dehors, ils fument tous
sauf Chloé, mais ça nous avance pas.
Quant au suspect, il était droitier.
Chloé est gauchère et elle a une canne. On l'élimine.
-Ouais. Et on peut
éliminer Yanis.
Il est gaucher.
La balle,
il l'a attrapée avec la main gauche.
-C'était pour ça la balle ?
OK, pas mal.
Ca nous emmène donc à Robin...
-Perso, je vote Robin.
Direct.
Je l'ai pas senti.
Y a un truc qui va pas, chez lui.
J'ai un feeling.
-Ca tiendra pas au tribunal.
Ce qui m'amène à mon préféré...
Bertrand.
Super nerveux. Il nous a appelés.
Celui qui appelle est souvent coupable.
-Ou celui qui passe le plus de coups de fil après le meurtre.
-Ce sera Bertrand.
-Ce sera Robin.
-OK, Stan, épluche-nous les relevés téléphoniques.
Nous, on y va.
(-Robin ! Robin !)
Musique rythmée
...
-C'est Robin.
Ou Bertrand ?
...
-Bonjour.
-Ah... Bonjour. On est bien chez Bertrand Frasnier ?
-Oui, c'est mon mari.
-On est de...
-On est de... De l'agence.
On travaille avec Bertrand.
-D'accord. Chéri !
-Oui, j'arrive.
Arrête, on va au parc.
Musique intrigante
-Je savais pas que tu devais travailler.
-On passe vite pour discuter d'une vente.
Je gère les yourtes.
-Ah...
-Eh bah... On comprend mieux pourquoi vous vouliez vous barrer.
Rire
(-Dites rien, d'accord ? S'il vous plaît.)
-Hm... Je sais pas.
-Dites-moi, Bertrand.
Vous nous avez pas dit que vous étiez sportif.
-Je faisais du pentathlon, y a longtemps.
-Ah, d'accord.
Vous avez moins le temps avec toutes ces relations à gérer.
Oh là là...
Dites, comment ça s'appelle, ce que vous faites ?
Du demi-polyamour ? C'est ça ?
Vous en avez plusieurs, mais y a que vous qui le savez.
-Pas du tout, non.
Je suis pas dans ces trucs-là. (J'ai toujours été fidèle.)
-Il a fallu que je tombe là-dedans.
J'ai tué personne. Je suis un type normal.
-Evidemment. Excusez-moi.
-Bon, chéri ?
-Y en a bien un qui s'est jeté sur son téléphone.
Mais c'est pas Bertrand, c'est Robin. Déso.
Il a appelé Marina 30 fois en moins de 24 heures.
-Mmh...
*-Le lieutenant Pandaloni avait raison.
Voilà.
Musique rythmée
...
-Vous avez beaucoup appelé Marina.
-Elle a vécu un drame, évidemment.
-C'est pas mal, chez vous.
-Merci.
Mais c'est beaucoup de travail.
Après... J'en profite peu.
Je suis toujours entre Los Angeles,
Amsterdam, Dubaï...
-Panda, vous faites quoi ?
-J'ai compris son problème.
Ca coûte une blinde. C'est du sur mesure.
Sauf que ça colle pas exactement à ses mesures.
Au niveau des épaules, c'est à peine trop large.
Et le cintrage...
C'est n'importe quoi.
-Lola. Lola !
(Regardez.)
-L'entrejambe du suspect ?
-Mmh.
Là, exactement.
Ca devrait venir comme ça.
C'est pas le cas.
C'est absurde.
-Pour quelqu'un
qui s'habille à peine, vous êtes exigeant.
-Mes pieds touchent pas vos orteils.
Vous flottez du mocassin, Robin.
On est pas chez lui. C'est pas ses fringues.
-Vous racontez quoi ?
-Ce type, tranquille,
il squatte les vêtements d'un autre comme un bernard-l'hermite.
Robin bégaie.
-De quoi vous parlez ?
Touchez pas à ce meuble, non.
-Ah voilà. Pas la peine de chercher longtemps.
Je parle de lui.
-Répondez.
Musique cocasse
...
-J'y peux rien, je suis dingue d'elle.
Depuis que je l'ai vue.
Elle achetait sa peinture là où je travaille.
J'étais juste un petit employé. Jamais elle serait venue vers moi.
-Jusqu'au jour
où votre voisin vous a filé ses clés pour ses plantes.
-Il était toujours en déplacement.
Moi, un jour,
j'ai pris ses vêtements,
je lui ai emprunté sa vie.
Puis, je suis allé aborder...
J'ai abordé Marina à son vernissages.
-Vous lui avez menti.
Ca marchait bien.
Puis vous avez pas supporté qu'elle vous quitte.
-Ecoutez, je vis un enfer depuis qu'elle m'a largué.
Mais je l'ai pas tuée.
Moi, je voulais juste qu'elle me regarde.
-C'est quand même foufou, ces polyamoureux qui se mentent.
On sait plus quoi penser.
-Que l'amour, c'est de la merde !
-Waouh.
Bonsoir.
-Que faites-vous là ?
-Je vous ai suivie, désolé.
-La journée est finie.
-Oui, mais notre collaboration commence, elle.
Y a un truc qui cloche. Y a un truc qui va pas, chez vous.
Je peux pas bosser comme ça.
Pour travailler ensemble, faut se faire confiance.
J'ai besoin d'avoir accès à vous.
A la vraie vous.
Et puis c'est quoi, ça ?
Vous dînez souvent comme ça, toute seule ?
Rires et brouhaha
-Je suis en...
Je suis en filature, voilà.
Pour une autre enquête.
-Ah.
D'accord.
Vous suivez le mec, là-bas ?
Je parie que c'est votre ex.
Pardon, mais on lit tout sur votre visage.
Vous vous êtes séparés récemment.
Et voilà.
Vous êtes encore amoureuse de lui ! Oh non...
Oh non, je suis désolé. Lola ! Lola !
(Lola ! Je suis désolé.)
(Je suis désolé. Lola ! Lola...)
Je... Pardon.
-Pardon de quoi ?
Vous voulez voir quoi ? La vraie Lola ?
Je vous fais chier, moi, avec le vrai vous ?
Je vous pose des questions sur votre fils adoptif ? Non.
Vous voulez voir qui est la vraie Lola ?
La vraie Lola s'est fait larguer comme une merde.
car elle bossait trop et montrait pas ses émotions.
Comme je suis une petite amie pourrie,
mais une flic de compète, je file mon ex, voilà.
Ca vous va, c'est bien ? Ca vous plaît ?
C'est votre vélo ?
-Euh, ouais.
Fracas et sonnette
Musique douce
...
-Il est 11 h. On travaille tous les jours.
Vrombissement du mixeur
-Pardon. Dites-moi.
-On travaille tous les jours de la semaine. Il est 11 h.
-Moi, j'ai pas de réveil.
Par contre, j'ai fait du smoothie.
Fraise, kiwi, persil et plates excuses.
Je suis désolé.
J'aurais pas dû me mêler de vos histoires.
Faut me comprendre.
Ca fait longtemps que j'ai pas vu d'humains dans le vrai monde.
C'est ma prof de yoga.
-Vous faites du yoga la nuit ?
-Non, on couche ensemble, mais c'est aussi ma prof de yoga.
Non, non, non, non...
-Mon prof est absent, j'ai cours qu'à 13 h.
-Je savais. C'est cool, d'habitude,
elles restent pas au petit-déj.
-OK, euh... On va crever l'abcès, ça devient vraiment relou.
Ce que je fais avec lui...
-Putain, mais c'est gênant.
-Oh !
Waouh. Je vous ai dit,
il doit vraiment pas savoir. D'accord ?
-Vous, vous devez vraiment pas recommencer ça.
Sur 4 conjoints, on a 2 gros mythos. Va falloir que Marina nous aide.
-Oh, la beauté !
La beauté !
Le chien couine et grogne.
Il a pas touché ses croquettes.
-Dites-le si ça vous emmerde, ce qu'on fait.
-C'est pas ça, mais...
Un chien, c'est pas un chat.
Si ça a à manger, ça mange. C'est pas normal.
-C'est vous qui êtes pas normal.
-Ca va, mon gros ? Alors ?
Le chien couine.
-Il m'a menti sur tout ?
-Mmh, tout.
Ses vêtements, ses voyages, son boulot.
Le seul truc vrai, c'est son prénom.
-C'est absurde.
Mais presque beau.
-Vous allez pas le défendre ?
-Non, mais j'ai du mal à l'imaginer tuer par jalousie.
Enfin... A tuer tout court.
-On a toujours du mal à imaginer ça, d'où l'invention des flics.
-Je sens bien que ça va pas.
On a inventé la police pour aider les gens.
Couinement
Je peux goûter ?
...
Les petits légumes.
Mais la texture est bof, quoi.
Ca fait au moins 3 jours que t'y as pas touché !
Petit grognement
Depuis le soir du meurtre...
Y a un truc qui te gêne, toi.
Vas-y, ouvre la bouche.
-Et Bertrand, notre homme marié.
Vous êtes sûre qu'il cache rien d'autre ?
C'est de la complicité si vous les couvrez.
-Je les couvre pas. Je... Je les ai aimés.
Que voulez-vous que je vous dise ?
J'ai rien vu.
(-Lola ! Venez voir.)
-Excusez-moi.
-C'était coincé au fond de la gueule du chien.
-OK...
-Je tente un truc.
Il souffle.
-Vous faites quoi ?
-Chut... Je visualise.
Musique mystérieuse
...
Chloé.
Chemisier inspiration 70s.
Motif géométrique.
Pantalon gris, assez fluide, mais pas de pois.
Robin, plus classique.
Costume bleu marine, chemise beige.
Pas de pois.
Bertrand, chemise à fleurs
et pantalon couleur chocolat.
Pas de pois.
Et enfin Yanis, t-shirt blanc imprimé, jean brut.
Ah non, mais Yanis...
-On a un nouveau suspect mystère.
Sonnerie et vibreur
Oui, Stan ?
-La mort remonte à quelques heures.
Les deux balles dans l'abdomen n'ont touché aucun organe vital.
-L'agresseur a dû tirer dès que Robin a ouvert la porte.
C'est vrai. Il a perdu trop de sang avant l'arrivée des secours.
-On a donc un tueur qui rate les organes vitaux
et qui termine pas le travail. Ca pue l'amateurisme.
Panda, vous faites quoi ?
-Attendez. Vous pouvez me tenir ça ?
Euh...
Donc, attendez...
On a de la poudre.
On a du plâtre.
Et on a tiré ici.
Moi, ce que je pense,
c'est que Robin a attrapé le poignet du tueur,
il s'est débattu,
ça a swingué.
A un moment, il a dû lâcher son arme.
Je la verrais bien être tombée...
Ici.
-Oh !
Ca veut dire qu'il s'est enfui
sans réussir à récupérer l'arme.
*-Arrête-toi !
Torres !
-Panda ?
Oh ! Panda !
Bah... Panda !
-Ca va, j'ai juste fait un malaise.
J'ai mangé qu'un kiwi, ce matin, ça doit être ça.
-Allez, arrête...
Pas à moi.
-Tu sais qui est le dernier tué par balle que j'ai vu.
-Mais ça fait des années, c'était de la légitime défense.
T'avais pas le choix !
-Un homme, ça a toujours le choix.
Musique légère
...
-Standardiste,
c'est pas mon truc.
-Mmh ?
-Je vous réveille ?
-Vous me réveillez, oui.
-C'est pas normal de dormir autant.
*J'ai 2 infos. La légiste a analysé la salive
sur le mégot de la villa et l'ADN est celui de Robin.
*Attendez, j'ai encore mieux. Le 9 mm avec lequel il a été tué
est enregistré au nom de Bertrand Frasnier.
-Attendez.
Panda gémit.
Bertrand, il fait du pentathlon.
-OK.
-Y a pas que de l'escrime, y a aussi du tir.
Il a forcément son permis de port d'arme.
*-Sauf que le meurtre
de Robin, c'est de l'amateurisme.
Or, si Bertrand fait du tir de compétition...
-C'est pas lui qui a tiré.
J'arrive, là. Je suis...
Déjà en chemin.
Ca me saoule !
Bingo !
C'est votre robe ?
-Mme Frasnier, vous faisiez quoi chez Marina ?
-Ca fait un moment que je sais qu'il me trompe.
Je l'ai plusieurs fois suivi jusque chez elle.
Y a 3 jours, il a encore inventé
une histoire d'afterwork bidon.
J'ai craqué.
Je savais où il allait.
-Alors vous avez pris son arme et vous l'avez suivi.
-Je sais pas si je voulais la tuer ou juste lui faire peur.
-Evidemment que je t'aime.
-Elle était au téléphone.
Elle se disputait.
-Arrête !
-Damien.
-Quand j'allais tirer,
-Laisse-moi une heure et je te jure, je les quitte.
-"Laisse-moi une heure et je te jure, je les quitte."
Elle allait me rendre Bertrand.
-Elle était affolée, elle disait :
"Fais pas ça ! Tu sais pas de quoi il est capable."
-Et le chien m'a attaquée.
Et... J'ai réussi à m'enfuir, mais il a arraché ma robe.
-Et l'arme ?
Vous l'avez laissée ?
-Ouais.
-Vous auriez pu tuer ce chien avec votre robe.
-Chloé sait des choses sur notre 1re victime.
-Mmh.
Encore un suspect qui nous dit pas tout.
C'est pas cool.
Musique légère
...
-J'ai une info.
Chloé n'est pas allée bosser, son téléphone répond pas.
On essaie
de la localiser. Enfin, "on", pas moi
parce que je suis avec vous, mais c'est les équipes et moi...
Bref. "On". En gros, elle s'est volatilisée.
-Attendez, on est passés
à côté d'un truc. Quel est le lien entre Chloé et Damien ?
-Il est ostéopathe.
Damien était ostéo
et Chloé est pharmacienne. Ils sont dans le médical.
Y a un lien, non ?
-Vous aviez raison.
Ils ont fait une année de médecine en tronc commun.
Y a mieux. Chloé et Damien étaient dans la même fac.
-Ils se connaissaient 10 ans avant de rencontrer Marina ?
-J'ai appelé l'administration de la fac.
A l'époque, Chloé a changé de fac du jour au lendemain.
-Elle nous a dit qu'il datait de quand, son accident ?
-Une dizaine d'années.
Le téléphone sonne.
-Stan is speaking.
OK, d'accord.
OK, super, merci.
Les gars de la technique ont localisé le portable de Chloé.
Elle a borné chez Marina Simon.
Musique rythmée
-Merci, Stan.
Stan a interrogé une ancienne amie de Chloé.
Sa canne, c'est pas un accident de scooter.
Elle a été agressée et a jamais voulu le raconter.
Et devinez quoi.
A l'époque, elle était en couple avec un certain Damien.
Ca se passait pas bien du tout.
-C'est lui qui lui aurait fait ça ?
-Quand Marina s'est mise avec Damien,
Chloé a revu son agresseur.
-Elle l'aurait tué pour se venger et aurait tué Robin, seul témoin,
pour éviter qu'il parle.
Vous êtes toujours aussi vif, vous.
Vrombissement de moteur
Panda !
Hennissement
Musique de western
...
Hennissement
-Avec Damien,
on était très amoureux.
Je pensais que c'était l'homme idéal.
Le jour où j'ai voulu le quitter,
il est devenu fou.
Il m'a poussée si fort que j'ai traversé la fenêtre.
Je suis tombée du 2e étage.
-Y a pas eu de poursuites ?
-J'avais trop peur pour parler.
J'ai fui.
Et j'ai rencontré Marina.
C'est elle qui m'a sauvée.
-Sauf que son polyamour a ramené Damien dans votre vie.
-Chloé a découvert qu'on allait se marier
et m'a tout raconté.
Ce qu'il lui avait fait.
Quand Damien a débarqué, je lui ai dit tout savoir.
Il a souri.
(Il a souri.)
Ca m'a rendue folle.
-Vous l'avez tué.
-Oui, c'est moi.
(C'est moi.)
Cris
-Quand je suis arrivée à l'atelier,
y avait du sang partout.
J'ai fait sortir Marina
vous a vue.
Il a harcelé Marina le lendemain.
-Il voulait la faire chanter.
Il voulait qu'elle le reprenne.
-Vous avez eu la bonne idée de prendre l'arme qui traînait
et d'aller chez lui.
Fracas et cris
Coups de feu
J'avais quand même raison, le polyamour n'y était pour rien.
-Il y est pour tout, vous rigolez !
Bah si...
Si elle avait pas multiplié ses relations, ce serait pas arrivé.
Mmh, mmh.
-Non, mais... Les relations amoureuses, Lola,
c'est exactement comme mes cheveux, vous voyez ?
C'est plus facile à nouer qu'à dénouer.
Vous êtes têtue, vous.
-A demain.
-A demain, coéquipière.
Musique intrigante
...
-Eliott, je voulais te dire...
Eliott, fallait que je te...
...
Eliott, t'avais raison...
-Bonjour.
C'est qui ?
-Pardon.
Je suis désolée.
...
Propos indistincts
-Bienvenue au Flamant Zen.
Je vous sers quoi ?
-Euh... Un jus de pomme.
-Mais, attendez...
On s'est déjà vus ?
Pa... Pe... Po...
Presque. Messina. Commissaire.
-Mais oui !
Mais oui, bien sûr !
Vous êtes policier ! Je retiens bien les 1res lettres.
Policier, oui...
C'est bien.
Je suis désolée, je dois aller en cuisine pour...
Hein ?
-Attendez. Vous aussi, vous me dites quelque chose.
-Vous êtes flic ?
-Oui.
-Ca fait longtemps ?
-Oui. Plus de 20 ans.
-Vous avez peut-être connu mon père. Enfin, mes pères.
Mon père biologique
et mon père adoptif étaient flics.
-Le premier, il est mort.
L'autre a raccroché.
-L'autre... Victor ?
-Bah... Panda. Personne l'appelle Victor.
Vous le connaissez ?
-Ton père biologique s'appelait comment ?
-Torres. Marco Torres.
-T'as pas fait ça ?
T'as pas adopté son fils ?
Musique rythmée
Ripped by WQM
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