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AO�T 1939
Patron !
Il faut que j'aille aux toilettes
s'il vous pla�t !
Oh, Seigneur, aidez-moi !
Fiche le camp, toi !
Eh oui, quand on boit au travail, voil� ce qui risque de se passer.
H�, Sloane, Sloane !
Sloane ! Du calme !
Qu'est-ce que tu as ?
Sloane...
Que Dieu nous aide !
Il est tellement mignon !
Je n'ai jamais rien vu d'aussi monstrueux !
D�formation progressive
Six ans
Massacre � la tron�onneuse Le commencement
Il souffre d'une maladie faciale d�g�n�rative de naissance.
Tendance � s'automutiler
Ne t'en fais pas, Tommy.
Tu n'as pas besoin d'�tre beau, pour travailler dans un abattoir.
Neuf ans
Douze ans
9 juin 1967 Abattoir Lee et Fr�res
Fermeture de l'abattoir Des centaines de ch�meurs
Mort d'une ville du Texas
Recrutement de soldats pour le Vietnam
D�t�rioration mentale
Juillet 1969
Propri�t� condamn�e
Ferm�
Propri�t� condamn�e par les Services Sanitaires du Texas
Mais qu'est-ce que cet affreux monstre fait encore ici ?
- On est ferm�s pour de bon ! - Il aime bien �tre ici, monsieur.
Cette b�te immonde n'a plus de raison d'�tre l�.
Judd...
nous devons foutre ce gros attard� dehors !
- "Nous", monsieur ? - Je voulais dire vous.
Salut, Hewitt.
Nous fermons l'abattoir, aujourd'hui. Je te l'ai d�j� dit, tu te rappelles ?
Nous fermons pour de bon.
Nous n'allons plus d�couper de viande
et nous ne tuerons plus d'animaux
alors... remets l'�quipement en place
et rentre chez toi, d'accord ?
Je te dis qu'il faut que tu t'en ailles !
Il faut que tu foutes le camp d'ici, esp�ce de d�bile !
� quoi tu joues ?
Chut ! Parle un peu moins fort !
C'est de cette fa�on qu'on les surprend et les attrape !
Qu'est-ce que tu racontes ?
Les jaunes dans les marais !
Dans cette eau,
la seule chose que tu risques d'attraper, c'est un virus !
Chrissie, je t'en prie !
Je refuse de plonger dans cette eau vaseuse !
Tu refuses d'accomplir le voeu d'un soldat ?
S'il te pla�t !
J'ai accompli tes derniers voeux toute la semaine pass�e, G.I. Joe !
Et tu oses dire que tu es une patriote ?
Tu sais pas ce que je trouve patriotique ?
Que moi, je fasse l'effort de te conduire jusqu'au Vietnam.
� nouveau.
- Tu viens avec moi au Vietnam ? - Non.
Le camp de base, c'est assez loin pour moi.
Essaie un peu de te d�tendre, mon beau !
Parce qu'aujourd'hui,
je vais faire des trucs avec ma langue
que le Seigneur n'avait jamais envisag�s.
- Qu'est-ce que tu en dis ? - O.K.
�a va peut-�tre un peu t'�tonner, Dean,
mais beaucoup de mecs ne d�testent pas ce genre de trucs.
Tu m'excuseras mais...
Je n'ai pas du tout la t�te � �a, Bail.
Comment quelqu'un peut-il vouloir repartir
dans ce pays de dingues ?
J'y pense constamment.
�coute, �a ne le rend pas plus h�ro�que que toi, mon amour, O.K. ?
Ouais, mais il croit que je pars avec lui, Bail !
Eric croit que je pars au Vietnam avec lui !
Eh bien, il t'aime, tu sais ? C'est ton fr�re, non ?
Je suis s�re qu'il te pardonnera. D'accord ?
Ferme les yeux. D�plie les doigts.
�a va te plaire.
- Je peux regarder ? - Ouais.
Tu l'as trouv�e dans une bo�te de c�r�ales, je parie !
Quoi ? J'en ai mang� 17 bo�tes, avant de trouver la plus splendide !
Combien tu en veux ?
Deux.
- Des filles, ou des gar�ons ? - J'en veux un de chaque.
Et comment ils s'appelleront ?
Bonnie et Clyde.
- Non. Sois s�rieux. - Bobby et Janis.
Les petits et nous, o� est-ce qu'on va vivre ?
En Californie. En bordure de l'oc�an.
Ne me quitte pas.
On ne se s�parera jamais, mon amour.
Je te donnerai tout ce que tu veux, ma belle.
� commencer par �a.
Ah !
Voil� ce que tu vas faire.
Tu regardes ton fr�re en plein dans les yeux
et tu lui dis que tu vas passer la fronti�re mexicaine.
Et que tu refuses de partir avec lui, te battre pour rien.
Quoi qu'en dise cet ordre d'incorporation. O.K. ?
Tu as int�r�t � te secouer les fesses, soldat !
On progresse en ordre tactique � 17 h.
�a veut dire quoi, "en ordre tactique" ?
Prends du plaisir tant que tu peux, Dean.
Qu'est-ce que tu fous encore ici ?
On est ferm�s ! Va-t'en, maintenant ! Il n'y a que toi et ta famille
qui �tes assez b�tes pour rester dans cette ville !
Vous �tes faits pour vivre dans ce trou � rats !
Op�ratrice.
Puis-je vous aider ?
Essayez de parler plus distinctement, madame.
Je ne comprends pas, veuillez parler plus clairement.
On est bons amis, toi et moi.
D�p�chez-vous ! Allez, en route !
Jetez un dernier regard au motel derri�re vous,
on va dormir sur quatre roues pendant deux jours !
On aura droit aux bonbons � la menthe sous l'oreiller ?
Je vous borderai personnellement chaque nuit.
Wouhou ! On fonce vers l'aventure !
Tu es folle !
Non, ma belle.
Dis-moi ce qui te manquera le plus.
Une fois l�-bas, qu'est-ce qui te manquera plus que tout ?
Tu as envie que je te fasse un compliment, hein ?
- Non, c'est faux. - Si, elle a envie
- que tu lui fasses un compliment. - Non ! Sans blague, dis-le-moi.
Toi, sinon pas grand-chose.
Peut-�tre bien la famille et tout le reste
mais j'aurai quand m�me Dean tout pr�s de moi.
- Pas vrai, fr�rot ? - Non, tu crois ?
J'ai toujours admir� les motards.
Du genre Peter Fonda dans Easy Rider.
Qu'est-ce que vous faites, arr�tez de les fixer.
- Ils s'approchent un peu trop. - � quoi ils jouent ?
Va plus vite !
�a t'excite, sale p�d� ?
C'est quoi, leur probl�me ?
�a va, ma belle ?
Ouais, ouais.
- Thomas est l� ? - Non, il est sorti.
Je viens vous voir parce que je suis confront� � une situation tragique.
Je reviens � peine des abattoirs Lee et Fr�res.
Votre attard� de neveu a tu� son ancien patron.
Alors, je vais devoir l'appr�hender. Je me suis dit
que vous voudriez m'accompagner
pour me faciliter un peu la t�che, vous comprenez ?
Vous savez ce que Jessie m'a dit d'autre ?
C'est pas des conneries, il m'a racont� qu'on pouvait faire jouir un cheval
en lui mettant deux doigts o� je pense. Vous imaginez �a ?
C'est vraiment ce qu'il a dit.
Je me demande quel pauvre cingl� a mis cette th�orie � l'�preuve.
Merde, �a me g�nerait pas de le faire, mais ce qui est s�r,
c'est qu'il y a des chevaux dans une ferme qui doivent avoir mal au cul.
De toute fa�on, � quoi bon rester dans cette ville ?
Il n'y a plus de boulot, plus d'argent,
plus de nourriture, c'est suicidaire !
Et il n'y a plus que moi dans les environs, pour repr�senter la Loi.
Dans une semaine, je pars m'installer dans le Michigan.
Je me demande souvent qu'est-ce qui transforme un homme en tueur.
Je vous le dis franchement,
vous l'avez bien �lev�, ce pauvre gar�on attard�,
mais je crois qu'il n'y a rien � faire contre �a.
Les cr�atures dans son genre ne devraient pas vivre
parmi les gens normaux, c'est tout.
Il n'est pas attard�, il est seulement incompris.
Bon Dieu de merde !
Le voil� ! Nom d'un chien !
Restez l� pour l'instant. Attendez que je vous appelle, d'accord ?
L�che ton arme, mon gar�on !
J'ai vu ce que tu as fait, l�-bas, Hewitt.
On peut faire �a en douceur,
� moins que tu compliques les choses. Alors, pose ton arme � terre.
Fais pas l'imb�cile.
Je crois
qu'on a un probl�me, sh�rif.
Je viens de r�duire � n�ant toutes les forces de l'ordre
d'un simple coup de fusil.
Je me demande ce que �a faisait, d'�tre � sa place.
Tu crois vraiment que tu es quelqu'un, avec ces v�tements sur le dos ?
Voil� ton pantalon.
Le souper est sur la table.
Toutes les filles aiment les gars en uniforme.
Cet abattoir avait plus d'importance pour cette ville
que ces imb�ciles ne le pensent.
Croyez-moi, la ville sera bient�t prise d'assaut
par des hordes mis�rables de motards et de hippies.
La plupart des familles sont d�j� parties.
Eh bien, je dis: "Qu'elles s'en aillent."
Laissons-les s'enfuir
dans les collines ou dans les villes.
Ils polluaient notre air, nos puits et nos pens�es.
Nous, on ne bougera pas d'ici !
Les cendres de six g�n�rations
de Hewitt ont �t� r�pandues sur la terre de cette ferme.
Jamais personne ne nous forcera � abandonner la ville
qui nous a vus na�tre.
� pr�sent, on est livr�s � nous-m�mes.
Et tout seuls, on va devenir puissants
et l'emporter sur les autres.
Les gens ne se souviendront peut-�tre pas ce qu'on a dit, ce soir.
Mais je vous jure qu'ils se souviendront un bon bout de temps
de ce qu'on va faire.
Gr�ce � ce bon sh�rif, ici pr�sent,
on ne se couchera pas le ventre vide, ce soir.
� vrai dire,
je vous jure que jamais plus, on ne cr�vera de faim.
Charlie.
Dis le b�n�dicit�.
Maman, je te l'ai dit, Charlie est mort. C'est Hoyt, maintenant.
Sh�rif Hoyt.
Seigneur, nous te sommes reconnaissants
pour la g�n�rosit� dont tu nous combles ce soir. Amen.
Tommy, ne reste pas l�.
Viens te joindre � nous pour souper.
D�p�che-toi, fiston.
Tu as vu, mon ch�ri ? J'ai bien envie de m'arr�ter une seconde !
C'est le m�me magasin qu'en Californie ! On peut y aller ?
Ouais, d'accord.
- Quand je te le dirai. - Viens, Bail, �a va te plaire.
Ces endroits ont beaucoup de charme !
Vous avez des choses magnifiques, ici, madame !
Bon, d'accord...
�a va te prendre un peu de temps pour t'habituer au Vietnam.
Les gens,
les odeurs, c'est sp�cial mais...
Mais quoi ?
On peut s'habituer � tout, en fin de compte.
Euh, est-ce que tout va bien entre toi et Dean ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Bailey, s'il te pla�t ! Vous n'avez pas arr�t� d'�changer des regards bizarres
- depuis le d�part ! - Oh...
Excusez-moi, madame, o� sont les toilettes, s'il vous pla�t ?
Derri�re le magasin.
Mignonnes...
Mais la beaut� reste � fleur de peau.
En dessous, on est tous moches.
Ne leur fais pas de mal.
Je t'en prie, Bailey !
On a v�cu plein de trucs dingues, toi et moi !
Quoi qu'il arrive, tu dois me le dire !
On va franchir la fronti�re mexicaine.
Il n'ira pas avec Eric
et il ne partira pas au Vietnam.
Chrissie, qu'est-ce que tu en dis ?
Que c'est ce qu'il faut faire. Foutez le camp le plus loin possible
de cette guerre, et t�chez de vivre heureux.
Alors pour quelle raison laisses-tu Eric repartir ?
- Il a �a dans le sang. - Quoi donc ?
La guerre.
- De quoi tu parles ? - Il fait �a depuis trop longtemps.
Sa vie c'est �a, maintenant. Ah !
Elle a failli se pisser dessus !
Mon r�tro, merde !
Quelqu'un me l'a p�t� !
Tu crois que les filles vont se d�brouiller pour rester seules,
apr�s nous avoir d�pos�s ?
Ce n'est pas pour elles que je m'en fais le plus.
Tu es s�r que tu n'as rien � me dire ?
- On peut s'en aller ? - Est-ce que �a va ?
Ouais. Tirons-nous.
Tu n'as rien achet�, ch�rie ?
�a n'avait rien � voir
avec celui de Californie.
Alors il faudra qu'on repasse faire un tour � l'autre.
� quoi tu joues, merde ?
- Qu'est-ce que tu essaies de faire ? - Tu pars tout seul, Eric.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Tu pars tout seul, au Vietnam.
Tu crois que je n'entends pas tes cauchemars ?
Pendant ton sommeil, tu hurles � cause de ce que tu as fait, l�-bas.
Pourquoi est-ce que tu souhaites �a pour moi ?
Papa aurait honte de toi, s'il t'entendait.
Honte de son fils ? La lopette ?
Je ne suis pas du tout comme toi, tu comprends �a ?
Je ne suis pas pr�t pour cette merde ! Je n'ai aucun probl�me
avec les Vietcongs tant qu'ils restent au Vietnam.
Pourquoi crois-tu que je repars me battre, bordel ?
- Je repars l�-bas pour vous tous ! - Arr�tez !
Tu crois �tre le seul � �tre mort de trouille ?
- Tu crois que je n'ai pas la trouille ? - La ferme !
Qu'est-ce qu'elle veut, cette malade ?
Garez-vous ! D�p�chez-vous !
Oh, nom d'un chien ! Essaie de semer cette folle !
- Merde, elle a un fusil, Eric ! - Eric !
- Fais quelque chose ! - La ferme ! Restez calmes.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? - Du calme.
Baissez-vous !
Oh, mon Dieu !
Attention, la vache !
Oh, merde ! Chrissie !
Dean !
Je... je pars chercher de l'aide ! Je vais chercher Chrissie !
Chrissie !
Les mains en l'air !
Wow ! Je suis vraiment tr�s impressionn�e !
- Vous �tes plus coriaces que je pensais ! - Je peux savoir ce que vous voulez ?
Oh, je veux tout ! Donnez-moi votre argent et vos objets de valeur, allez !
Merde !
Joue le jeu et je ne serai pas oblig�e de tuer ce flic ou bien toi.
Debout !
Contente de vous voir, sh�rif.
Oh, �a je n'en ai aucun doute !
Sh�rif.
Toi, tu t'assieds et tu restes bien sage.
�a va ? Vous n'avez rien ?
Je pr�f�rerais que vous sortiez de la voiture,
si �a ne vous g�ne pas trop.
Elle ne peut pas bouger ! Il lui faudrait un m�decin !
Je ne retrouve plus ma copine !
- On se calme ! Ressaisis-toi, fiston ! - Sh�rif, je ne retrouve plus...
Reste o� tu es.
J'ai fait �a pour ton bien.
Allez, maintenant d�p�chez-vous.
Sortez de la voiture.
Sh�rif elle est gri�vement bless�e !
Chut... Bon, assez rigol�, maintenant. Je vais vous le demander gentiment
pour la derni�re fois. Sortez de cette bon Dieu de voiture,
ou je vous fais exploser la cervelle, bande de petits cons !
Allez, faites un effort !
Nom de Dieu !
Vous deviez vraiment rouler � fond de train !
Regardez-moi les d�g�ts !
H�...
Moi, je veux juste t'aider.
H�, calme-toi, tr�sor.
Sh�rif, s'il vous pla�t.
Elle souffre.
Aaaah !
Esp�ce de fils de pute !
Tu vois que c'�tait rien. Tu n'as pas trop souffert.
H� !
Il n'y a pas eu d'incendie dans cet accident !
Lequel d'entre vous a br�l� son ordre d'incorporation, messieurs ?
- T'inqui�te pas, d'accord ? - Approchez-vous, une seconde !
Non ! Non !
Am�ne-toi par ici, toi !
Lequel de vous deux,
r�pond au doux nom de Dean Hill, messieurs ?
Tr�sor, ton nom ce n'est pas Dean,
on est d'accord ?
C'est moi, monsieur.
C'est moi, Dean.
Eh bien, salut, Dean ! Je suis ravi qu'on se rencontre.
Jeunes gens, je crois que vous venez de faire
la plus monstrueuse connerie de votre chienne de vie,
en plein sur mon territoire !
Eh bien, j'esp�re qu'au moins,
tu te rends compte que tu n'es qu'un l�che, hein, Dean ?
Mais je vais te donner l'occasion de mourir en h�ros, moi.
Allez, mets-la dans la voiture, nom de Dieu !
J'ai l'impression que tu t'amuses � me faire perdre mon temps, blondinet !
Grouille-toi un peu !
- J'ai vu Chrissie ! - C'est vrai ?
Elle va bien ! Surtout, ne dis rien !
- O� elle est ? - Ta gueule !
H�, Monty. Il y a une �pave de voiture � remorquer,
� environ 500 m de chez Hodge !
Et puis il y a aussi une moto.
C'est la proc�dure de police habituelle de transporter
une motocycliste morte, c�t� passager, sh�rif ?
Si c'�tait ta maman, tr�sor,
est-ce que tu aimerais que je la colle dans le coffre
comme un vulgaire animal ?
C'est du bidon !
Et toi, tu penses aussi que c'est du bidon,
- je parie, Dean ? - Non, monsieur.
Tu n'oserais quand m�me pas me mentir, Dean ?
O� est le pistolet ?
Tu as fouill� dans toutes les merdes sur la route ?
Tu crois que c'est comme �a
que tu es cens� me parler, sur les ondes radio officielles, hein ?
Non, sh�rif.
Oh-oh !
Voil� un bien joli joujou !
Vous ne devriez pas nous lire nos droits, sh�rif ?
Vous croyez que vous faites la loi dans le coin, tas d'enfoir�s ?
Vous voyez ce badge ? C'est lui, l'autorit� par ici.
Et je suis le seul qui pose les questions.
Qu'est-ce qui vous am�ne dans la r�gion ?
Avec mes amis, on ne fait que passer dans le coin.
Je vais me r�enr�ler � San Antonio.
Tu m'as l'air un peu jeune.
J'ai servi dans l'arm�e pendant environ un an, moi aussi.
Je suis un marine, sh�rif.
C'est bonnet blanc et blanc bonnet, tout �a.
�a fait pas la plus infime diff�rence.
Tu m'as l'air un peu jeune.
O� �tais-tu en garnison ?
- Au Vietnam, monsieur. - Au Vietnam !
Sans blague !
Tu as tu� des communistes ?
Bien euh... j'ai abattu quelques Vietcongs.
Vous nous conduisez o� ?
Vous nous conduisez o�, sh�rif ?
Comment c'�tait, l�-bas ?
Bien, ils ont une culture diff�rente, ces gens-l�.
Mais on finit par s'habituer � tout, sh�rif.
Je ne te le fais pas dire !
Est-ce que c'est �a, le poste de police ?
Non, c'est la maison de ma m�re.
Ce n'est pas une bonne id�e, petit.
Comment on va s'en sortir ?
D'abord, je vais tuer ce pauvre enfoir� !
H� ! Qu'est-ce que tu fous ?
Je vous recommande de ne pas mettre le bordel dans ma voiture
ou je vous jure que �a ira mal !
Il a tout devin�.
- Quoi ? - Il sait que tu n'es pas moi.
Non, il n'en sait rien. H�, Tommy !
Continue � jouer le jeu.
Am�ne-toi par ici ! Viens ici, mon gar�on ! Approche !
- Qu'est-ce que c'est ? - Remue-toi les fesses !
C'est quoi, cette horreur ?
Allez, sors de la voiture.
Am�ne-toi, petit soldat !
Oh mon Dieu !
Je vais nous sortir de l�, O.K. ?
O.K. Oh, mon Dieu !
Dean, �coute-moi bien.
Essaie de te conduire en soldat.
Leurs parents vont certainement envoyer les flics sur leurs traces !
Tu as commis une belle maladresse !
Bon Dieu ce que tu peux �tre stupide !
Mais non, tout le monde s'en fout de ces jeunes !
Crois-moi, personne ne viendra jamais les chercher.
Voyons voir �a. Qu'est-ce qu'il y a l�-dedans ?
Des saloperies.
Allez, mon vieux. Je sais que tu n'as pas encore tout vidang�.
Ah...
Allez, Tommy. C'est exactement pareil qu'� l'abattoir.
C'est de la viande et des os.
Mets-toi au boulot. D�coupe-la.
Mon p�re me r�p�tait constamment:
"Pour devenir un bon �leveur,
il faut toujours entretenir la propret� de ton b�tail."
Une ch�vre d�crott�e est une ch�vre combl�e.
Mais qu'est-ce que vous voulez ?
- Bon Dieu de merde ? - Vous �tes combl�s, les gars ?
H� !
Aidez-nous, monsieur !
D�tachez-nous, s'il vous pla�t.
D�sol�, mais je ne me m�le pas de ses affaires, moi. �a, non !
Je vous en prie, aidez-moi ! Piti� !
Aidez-moi ! Aidez-moi, s'il vous pla�t ! Attendez !
Non ! Non !
Aidez-moi !
Bailey.
Je ne savais pas.
De quoi tu parles ?
J'ignorais que tu retournais au Vietnam pour moi.
Trouvons le moyen de d�gager d'ici.
Petit con ! Je vais t'apprendre � te conduire en soldat, moi !
Tu vas voir !
Non ! S'il vous pla�t !
- Tu es la honte de ton pays, Dean ! - Non ! Piti�, non !
Non !
Et toi, qu'est-ce que tu en dis, soldat ?
Quel serait le ch�timent le plus appropri� pour une d�sertion ?
Laissez-le respirer, s'il vous pla�t ! Il �touffe !
J'entends pas un seul mot de ce que tu racontes,
- sale connard ! - Vous allez le tuer, monsieur !
Je vous en prie ! Non ! Non !
Piti�, arr�tez !
Il n'y a rien que je d�teste plus
que les hippies protestataires et d�serteurs !
Dean, c'est moi, monsieur. Je vous jure !
C'est moi, Dean ! C'�tait mon ordre d'incorporation.
C'�tait mon ordre d'incorporation.
Et tu restais plant� l�, sans rien dire � le regarder mourir ?
S'il vous pla�t, laissez-le respirer, monsieur !
- Piti�, laissez-le respirer ! - Toutes mes excuses.
Eric !
Oh, merci !
Eh bien, �a alors !
D'un seul coup, tu veux te mettre � jouer au soldat, hein, ducon ?
Ton petit fr�re vient de te sauver la vie.
Je vais vous faire sauter la cervelle !
C'est �a, continue donc � me susurrer un tas de mots doux, mon ch�ri.
Aidez-moi !
En 1952,
j'ai �t� captur� par les bols de riz.
J'ai �t� prisonnier de guerre, moi, monsieur !
Alors crois-moi, je sais tr�s bien de quoi je parle.
Autrefois, j'�tais le Sergent-Chef Hoyt.
Il n'y avait pas tous les accords qu'il y a aujourd'hui !
Aucune convention entre pays en guerre.
Si tu �tais captur�, tu avais deux solutions.
Soit tu mourais de faim, soit tu survivais � tout prix.
Il fallait bien se nourrir.
Mais nous avions peu de rations.
Alors une fois par semaine, environ...
une pauvre �me �tait choisie.
Choisie ?
Tu comprends rien du tout, esp�ce d'abruti ! Je viens de te le dire !
Tu m'�coutes oui ou merde ?
Hein ?
Je pense que c'est le plus grand sacrifice
qu'on puisse faire pour son pays, pas toi ?
Pourquoi vous faites �a ?
Il faut bien que je nettoie un peu !
On va avoir de la visite, bient�t.
Tu ne veux pas �tre toute sale pour recevoir des invit�s, voyons !
Tu sais, aujourd'hui,
c'est ton jour... de chance.
Qu'arrivera-t-il si tu fais tout le voyage jusqu'� San Antonio
et qu'en fin de compte, tu d�couvres
que t'es m�me pas s�lectionn� pour entrer dans l'arm�e ?
Je me fais du souci pour tes capacit�s physiques, tu sais.
Alors, est-ce que tu ne te sens pas carr�ment sp�cial ?
Hein ?
T'es content ?
Piti�.
Il faut dire: "Piti�, sh�rif."
- Tu as compris ? - Piti�, sh�rif.
C'est bien, mon gar�on. Je savais que tu en �tais capable.
C'�tait pas si dur que �a, hein ?
Je t'offre une occasion unique
de te lever sans plus attendre
et de filer bien loin d'ici.
- Qu'en dis-tu ? - Que c'est g�nial, sh�rif !
Sauf que bien s�r, la libert�, il faut la m�riter, d'accord ?
Tu sais quoi ? Dix pompes.
Je te demande de faire seulement dix petites pompes.
Dix pompes, c'est tout. C'est le prix de ta libert�, aujourd'hui.
C'est � ce genre de trucs
qu'on voit les v�ritables h�ros, tu sais.
Eh bien, d�p�che-toi ! Je m'impatiente !
En position, mon petit p�re !
Tu peux y arriver. Fais ces bon Dieu de pompes !
Non !
Chut... Pourquoi tu pleures ?
Faut pas pleurer.
Non !
Non !
Toi, ferme ton claque-merde, sale fils de pute !
�a fait une.
Oh-oh !
Bravo, tu as fait une belle pompe ! C'est bien, �a fait une !
Deux !
On dirait que j'ai trouv� un v�ritable h�ros du Vietnam, n'est-ce pas ?
Trois.
Grouille-toi, mon mignon !
Fais dodo
ma ch�re petite fille fais dodo tu auras du lolo
Papa est en bas qui fait du nougat
Qui tu veux �tre ? Le sale fils de pute
qui mange comme un chancre,
ou le pauvre petit fils de pute qui se fait bouffer tout cru ?
On fait la bouillie pour l'enfant qui crie
Mais tant qu'il pleurera on ne lui donnera pas
Montre-lui ce que tu sais faire, � cette esp�ce d'enfoir� !
C'est �a, montre-moi que tu n'es pas aussi rat� que �a,
foutue g�n�ration de branleurs pervertis !
Huit !
Qui fait du chocolat
Continue !
Si tu dors bient�t
tu auras du lolo
Continue !
Dix !
Tu ne l'as fait qu'� moiti�,
- �a ne compte pas ! - A�e !
Dean, rel�ve-toi, bon Dieu !
- Dix ! - Ouais !
Ne pleure pas.
Non !
J'ai toujours r�v� d'avoir une petite fille, tu sais.
Tu as plus de couilles que j'avais cru en te voyant.
Et je suis un homme de parole.
Tu peux t'en aller.
Encul� ! Je vais vous arracher la t�te !
J'ai comme l'impression que ce jeune homme n'ira nulle part.
Arr�tez-vous !
Arr�tez-vous, s'il vous pla�t !
Arr�tez-vous !
S'il vous pla�t, arr�tez-vous !
Merci.
�coutez. Mes amis sont dans une maison.
On les a enlev�s. Ils sont dans une maison derri�re la for�t.
Attendez ! Ces gens ont votre amie.
Ils ont votre amie ! Je vous ai vu tous les deux au magasin.
Il lui a tir� dessus ! Le sh�rif lui a tir� dessus !
Accompagne-moi.
Avec la canicule de ces derniers temps...
c'est important
de boire souvent des liquides,
froids ou chauds. On a besoin d'hydrater notre corps.
J'ai un bon th� sp�cial petit d�jeuner.
C'est ce qui est �crit dessus.
Et j'en fais un petit peu plus d'un litre
que j'ajoute ensuite � un pichet rempli de gla�ons
et de sucre.
Et je consomme cette boisson fra�che � tous les d�jeuners.
Il a un go�t paradisiaque.
C'est le mot qui convient.
Du th� glac� ?
Ouais, du th� glac�.
Et y a autre chose qui est tr�s bon. Le caf� glac�.
Des gla�ons, beaucoup de sucre et on se croirait au ciel.
Dean... Dean !
Dean ! Tu as �t� g�nial ! Il faut qu'on se cache, O.K. ?
Allez, debout !
Est-ce que tu es s�re de savoir o� tu vas ?
Oui, c'est...
c'est quelque part par l�.
Quelquefois,
je ne peux pas m'arr�ter de manger vos petits chocolats.
Je les trouve d�licieux !
Je mets de la noix de coco dedans.
Oh, c'est pour �a que j'en raffole !
- Ah ! - Ah ! Oh !
Hoyt !
Hoyt !
Hoyt ! Hoyt !
Il est l� ! Am�ne-toi ! � l'aide !
- Hoyt, il est l� ! - Je suis l�, Eric !
D�tache-moi, Eric ! Eric ! Eric, d�tache-moi !
- Vous, fermez-la ! - Oh, mon Dieu !
- Oh oh... - �a va aller.
Il y a des cl�s sur le plan de travail !
La maison de ma m�re, c'est sacr� ! �a va vous co�ter cher !
- Aidez-moi ! - Qu'est-ce que vous foutez, bon Dieu ! ?
Oh non ! Non !
Va � la d�panneuse ! Cours ! J'arrive avec Dean !
H�, �carte-toi de la porte !
Thomas ! Thomas !
Remonte tout de suite, on a besoin de toi !
Debout !
Reviens ici ! Sale petite garce ! Reviens ici tout de suite !
Fous le camp, Dean ! Fonce !
Allez-y, tirez-moi dessus, salaud !
Vous n'�tes pas un soldat ! Vous tenez votre fusil
- comme une bon Dieu de fille ! - �carte-toi de mon chemin !
Me dites pas que vous avez la trouille, sh�rif !
Appuyez ! Faites-le, bon Dieu !
Je n'en ai pas encore fini avec toi !
Bon, allons voir si on n'aurait pas attrap� quelque chose.
Tu es bien amoch� !
Encore heureux que tu ne sois pas all� au Vietnam !
Il aurait pu t'arriver un truc pareil !
Tu n'as plus vraiment envie de jouer avec moi,
parce que je suis une femmelette, hein ? C'est ce que tu as sous-entendu ?
Mais mon neveu Tommy, ce n'est pas une femmelette.
Tu aimerais peut-�tre mieux jouer un peu avec lui, hein ?
C'est cette maison !
Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant qu'on est l� ?
Comment �a, "on" ?
- Je vais sauver ma petite amie ! - Non, non ! Mes amis vont mourir !
- Quoi ? - Mes amis !
Qu'est-ce que tu veux que �a me fasse ?
Tu te d�brouilles.
Esp�ce de salaud !
Merde !
Dean ? Dean ! Oh, merde !
Chrissie ! Dieu soit lou� !
- Oh nom de Dieu ! - Non, non !
- �a fait mal, ne touche pas ! - Merde ! Oh, pardon !
Surtout, reste tranquille, O.K. ? �a va aller ?
- Chrissie, ils sont tous fous ! - Dis-moi, o� sont Eric et Bailey ?
Bailey, � l'int�rieur !
Il faut que tu trouves de l'aide, Chrissie ! Compris ?
On est tout seuls, malheureusement.
Personne ne peut nous aider.
Je vais faire de mon mieux, tu restes ici ! Je vais revenir, O.K. ?
O. K...
Je crois que cette fois-ci,
tu ne risques pas de nous fausser compagnie, hein ?
Tu me plais, tu sais.
Non, piti� ! Je vous en prie, ne faites pas �a ! Arr�tez !
Non ! Non !
Non !
Arr�tez, ne faites pas �a !
Non !
Esp�ce de fils de pute !
Non !
Non !
Allez vous faire foutre !
Non ! Pourriture !
Bon Dieu de merde !
Il m'a tir� dessus !
La ferme ! La ferme !
O� est la fille ?
Je vais te faire exploser la cervelle !
Dis-moi o� est la fille !
Au secours ! Non ! Non ! � l'aide !
Combien de fois faudra que je te r�p�te
de ne pas jouer avec les armes � feu !
Oh, regarde-moi �a ! Tu es content de toi, j'esp�re ?
Ce n'est pas moi !
Arr�te tes j�r�miades, oncle Monty !
Maman, apporte des serviettes, cet idiot s'est plut�t bien amoch� !
Sh�rif !
Bon Dieu de merde ! Tu es qui, toi ?
- Qu'est-ce que tu veux ? - Ma copine, connard !
Conduis-moi jusqu'� elle, o� je te fais exploser la t�te !
D'accord.
- O� elle est ? - Thomas !
H� ! Un conseil, ne fais pas le con ! O� est-ce que tu la caches ?
D�p�che-toi !
Au secours !
Thomas !
Thomas, am�ne-toi !
Eric ! Oh, Seigneur ! Est-ce que �a va ?
�coute-moi ! Il faut... il faut que tu te tires d'ici !
Oui, t'inqui�te pas. �a va aller.
Dis-moi, est-ce que c'est grave, mon bras ?
- Non. Non. Non ! - Qu'est-ce qu'il m'a fait ?
- Je... ne sens plus rien du tout ! - Est-ce qu'il l'a coup� ?
- T'en fais pas. �a va aller. - Je ne sens plus mon bras !
J'ai froid ! Je suis gel� !
Des enfants, combien ?
Trois.
Trois quoi ? Filles, ou gar�ons ?
Des petits gar�ons.
Comment on les appellera ?
Christopher...
et Eric.
On va s'en sortir, tu verras.
Les docteurs vont te soigner, c'est promis, ch�ri, c'est promis !
�a va ! Doucement ! Voil�, elle est l� !
Aidez-moi !
Pas elle, l'autre fille !
Nom de Dieu ! L'autre ? Je ne peux pas te montrer l'autre fille !
Ah !
- Descendez-le, ce fumier ! - Esp�ce de vieux salaud !
Allez, Tommy, immobilise-le !
Fumier ! Am�ne-toi, Tommy !
Tue ce sale type, c'est un de ces connards
qui s'en prenaient � toi dans la cour de l'�cole !
Qu'est-ce que tu attends ? Mets la tron�onneuse en marche !
D�p�che-toi, Tommy, allez !
Tue-le, ce type ! Mets-la en marche ! Allez !
Tu vas nous le payer, connard !
Tu as �t� magnifique, mon salaud ! Tu l'as bien eu !
Et toi, crevure, tu l'as bien m�rit� !
Esp�ce de sale fumier, va ! Oser venir m'emmerder chez moi !
Non !
- Sauve-toi, il redescend ! - Non ! Non, non !
- D�gage d'ici ! - Non !
Si, sauve-toi ! Je t'en prie !
Cache-toi !
Arr�tez !
Non ! Piti� !
Non !
Thomas ! Tommy !
Thomas, arr�te de jouer � la poup�e et am�ne-toi, nom de Dieu !
T'as bien fait d'apporter ta machine.
J'adore ton nouveau visage.
Allez, Tommy, am�ne-toi !
S'il vous pla�t ! Au secours !
Venez m'aider !
Tu vas voir, �a va faire baisser ta fi�vre. D'accord ?
Tu vois ce que tu as fait ?
Pourquoi tu as tu� le sh�rif ? Tu ne sais pas
que celui qui s�me le vent, r�colte la temp�te ?
Maman, veux-tu, s'il te pla�t, cesser de me casser les oreilles ?
Oncle Monty.
Je t'aime beaucoup.
Tu sais que j'ai toujours fait ce qui �tait le mieux pour toi, hein ?
Et tu as confiance en moi, hein ?
Je te fais confiance, Hoyt, soulage-moi.
Je vais te soulager.
Viens ici, mon grand.
Oh, pardon.
Tommy !
�a ne fera pas mal...
Pas trop.
Tommy !
- Qu'est-ce que t'as sur le visage ? - Maman, est-ce que tu peux tenir
- l'oncle Monty ? - Pourquoi ?
Parce que ce qu'on va lui faire risque de pas trop lui plaire.
- Quoi ? - Non !
- Que va-t-il faire, nom d'un chien ? - De la chirurgie.
- Eh bien, vas-y, Tommy ! - Quoi ? Non ! Arr�te !
- Thomas ! Non ! - Arr�te !
Nom d'un chien ! Regarde ce que tu as fait, Tommy !
C'est du travail b�cl� ! �a va s'infecter, maintenant ! �quilibre-le !
- Fais ce que je te dis ! - Je t'en prie, non, Tom !
- Non ! - Oh, Hoyt !
Tr�s joli coup, �a ! Bravo, Tommy.
Pourquoi tu as fait une chose pareille ?
Pour le mettre � niveau.
Je vais dire � Tommy d'envelopper ses jambes.
S'il vous pla�t ! Venez m'aider !
Je suis l� ! Chut ! On va s'en tirer !
Chut, s'il te pla�t ! Attends !
- Bailey, �a va aller. - Chrissie ?
- Oui ? - Ils savent que tu es l� ?
Je vais dire � ma m�re
d'ajouter une place pour le souper.
Tu peux rester, j'esp�re !
Je crois qu'il manque un peu d'ail, dans ton rago�t.
Un peu plus d'ail et ce sera bien.
Je vais mettre la table.
Oh ! Merde !
Ce n'est rien, maman, passe un coup d'eau,
ce sera parfait.
- Attention, marche pas sur les doigts. - Qu'est-ce qu'ils fichent par terre,
de toute fa�on ?
Heureusement que la maison est propre !
Je me demande � qui appartenait cette langue.
� ce motard de merde.
Fais dodo Colas mon petit fr�re
Fais dodo t'auras du lolo
Maman est en haut qui fait du g�teau
Papa est en bas qui fait du chocolat
Fais dodo Colas mon petit fr�re
Fais dodo t'auras du lolo
Papa est en haut qui fait des bateaux
Pourquoi faites-vous �a ?
On ne parle pas avant que j'aie dit le b�n�dicit�, sale pute !
L'heure est venue
de dire merci pour les bienfaits
que nous apporte la Providence.
Baissez la t�te.
J'avais faim et tu m'as donn� de la bonne viande.
J'avais soif et tu m'as offert � boire.
J'�tais un �tranger et tu m'as ouvert ta maison.
Cette famille a endur� toutes sortes d'�preuves, de souffrances,
sans se plaindre. Nous les avons endur�es et nous avons triomph�.
Et jamais plus nous ne conna�trons la faim.
Amen.
J'ai une question pour vous.
C'est � propos de votre arbre g�n�alogique.
Votre lign�e, si vous voulez.
C'est donc une question pour toute la tabl�e.
Dites-moi, vous baisez tous vos cousins,
ou seulement les plus affreux, � chaque fois ?
Tu blasph�mes, sale putain !
Tout �a, c'est une r�demption totale,
voil� ce que c'est ! Oh, vous allez tous payer les p�ch�s
que vous avez commis !
Et en particulier toi !
Maman !
Va donner un coup de main
� Monty !
Tu sais quoi, maman ? Je crois que celle-l� n'aime pas trop ta cuisine.
Mais on n'en a rien � foutre.
Elle va devoir aspirer sa soupe
avec une paille pendant le reste de sa vie, maintenant,
- hein ? - S'il te pla�t, Monty.
Mange un peu.
Allez, ouvre la bouche. Tu as besoin de prendre des forces.
Allez-y, faites-le.
Faites ce que vous ferez, de toute fa�on, bande de foutus d�g�n�r�s !
Je ne tol�rerai pas qu'on parle ainsi de ma famille !
Allez, Monty,
ouvre la bouche. C'est bien.
Non ! Non !
Laisse-la partir, ch�ri.
Non !
Non ! Non ! Non !
Non ! Non !
Non !
Tra�ne cette braillarde au sous-sol !
Non ! Non, toi, ne me touche pas, face de cauchemar !
Va te faire foutre, enfoir� ! Non !
Enl�ve tes sales pattes de moi !
Esp�ce d'animal ! Non ! Non ! Dean ! Dean !
Navr�e, jeune fille, j'ai peur que ton ami ne soit plus des n�tres.
Non ! Non ! Ah ! Non ! Non !
Non ! Ah ! Non ! Non !
On ouvre la bouche.
Dean ! Non ! Non ! Non !
Ah ! Non ! Ah !
H� !
O� est-ce que tu vas comme �a, sale pute ?
Elle va pr�venir tout le monde, on est foutus !
Les petits gar�ons deviennent tous de vrais m�les, un beau matin.
Oh !
Esp�ce d'enfoir� !
Maintenant, voyons voir quel genre de soldat vous �tes, sh�rif !
Une !
Vous me semblez en pleine forme, sh�rif !
- Ah ! - Deux !
� moiti�, �a ne compte pas, connard !
Trois !
Est-ce que c'est tout ce que vous savez faire, esp�ce d'ordure ?
Vous avez assassin� ma copine,
esp�ce de salaud ! Vous allez mourir !
J'ai comme l'impression que vous n'irez nulle part !
Allez marche, bon sang ! Merde !
- Chrissie ! - Non !
Entre 1969 et 1973,
la famille Hewitt assassina 33 personnes
� travers tout l'�tat du Texas.
� ce jour, cette s�rie de meurtres abominables
demeure mondialement reconnue
comme l'un des crimes les plus barbares et sadiques
dans les annales de l'histoire des �tats-Unis.
"Le Massacre � la Tron�onneuse du Texas."
Sous-titrage DVD: CNST, Montr�al
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