All language subtitles for Marie.Antoinette.S02E05.MULTi.480p.x264-mSD[EZTVx.to].srt - fra(2)

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Original subtitles

Orléans traîne ton nom dans la boue.

Bon retour à Versailles. Etait-ce une erreur

de réhabiliter mon cousin ?

Nous devons mieux surveiller le Palais-Royal.

Devons-nous comprendre

que Sa Majesté requiert un autre prêt du Parlement ?

Mon contrôleur des finances a tout sous contrôle.

Veuillez approuver mon prêt.

Ce serait terrible que le comportement

imprévisible du roi s'ébruite.

En le bousculant un peu...

Il devra me céder la couronne.

Ma reine.

Je suis le serviteur de tous vos désirs.

Je vous obtiendrai le collier.

J'ai été volé par l'un des gardes de la reine.

- Parfait. - Vous avez été trompé.

Ne vous félicitez pas du lendemain,

car vous ignorez ce qu'aujourd'hui sera.

Que faites-vous ? Ne me touchez pas.

Cardinal Rohan, vous êtes sous mandat d'arrêt

- pour suspicion de vol. - Je vous demande pardon ?

Sur ordre du roi.

Vous n'êtes pas sérieux, Vergennes ?

Louis vient-il d'arrêter un cardinal en public ?

Pas juste un cardinal. Un Rohan.

Je vous l'ai dit. Je ne sais rien de ces prétendus bijoux.

- Vous êtes client du joaillier. - J'ai fait des achats,

mais pour une dame.

Tout va bien ?

- Chaque mensonge me rend malade. - Vos mensonges affectent la reine.

Qui détient ce maudit collier ?

- Répondez ! - Le garde.

Le garde attitré de Sa Majesté.

- Pardon, qui ? - S'il y a eu vol, ce doit être lui.

- Je n'ai pas de garde attitré. - A-t-il un nom ?

Vos lettres, Majesté, mentionnaient un "Armand".

Il est fou. Je ne lui ai pas écrit.

Pas pour le collier, bien sûr.

Mais la reine et moi avons noué une amitié suite à mes généreux dons.

Pourquoi diable aurais-je une correspondance

avec un homme que je condamne ?

Vos paroles sont des poignards, Majesté. J'en mourrai.

Cela suffit.

Nous pouvons régler cela.

Boehmer.

- Avez-vous vu un garde ? - Armand.

Un garde était présent lors de la transaction.

Mais il était clair qu'il agissait sous les ordres du cardinal.

- Il était là. - Non !

- Vous niez ? - Non !

Je veux dire...

Oui, j'étais là, mais...

Je faisais l'achat pour ma très chère amie.

Merci, Boehmer.

Le nom de la reine m'est précieux.

Il a été compromis.

Emmenez le cardinal Rohan à la Bastille

- afin qu'il retrouve sa raison. - Non.

Ma très chère amie, je vous en supplie.

- Libérez-moi de mes liens. - Attendez.

Merci.

L'oeuvre de charité

qui a bénéficié de vos dons, laquelle était-ce ?

Eh bien... Les Pauvres Femmes Perdues.

Majestés, je vous en prie, pas la Bastille. Je suis un Rohan !

Pas la Bastille, non !

Majesté, pas la Bastille !

Je veux une enquête approfondie.

- Convoquez le procureur Fleury. - Et fouillez l'appartement de Rohan.

Allez, allez...

Rohan, espèce de

sale bâtard.

Au nom du roi !

Merci !

- Vos conclusions, procureur Fleury ? - Eh bien...

- Il l'a indubitablement volé. - Dans ce cas, où est-il ?

Nous avons fouillé chez lui.

Il ne le garde pas là où il serait trouvé.

Il l'a probablement déjà vendu.

Avec la permission de Sa Majesté, je veillerai

à ce que le bijoutier soit convenablement indemnisé

et à ce que le cardinal soit puni en toute discrétion.

Pardon, mais...

en toute discrétion ?

Des rumeurs circulent déjà disant que la reine aurait acheté

un collier hors de prix à mon insu.

Il est dangereux que le peuple me pense aussi frivole.

D'autant plus après Saint-Cloud.

Je pense que nous conviendrons tous que nous ne voulons pas

que les Rohan viennent mettre leur nez imposant

dans cette affaire.

N'importe qui d'autre

serait soumis à un procès public.

J'espère que ce n'est pas ce que suggère Sa Majesté pour le cardinal.

Elle a raison.

Il a la chance d'éviter la trahison.

Mais il a aussi la chance d'appartenir

à la famille la plus puissante de France.

Traîner un tel aristocrate devant la justice

est hors de question.

Vergennes, les Rohan ne sont-ils pas amis avec votre famille ?

Ils ont appuyé votre nomination à la cour, n'est-ce pas ?

Ce serait un procès comme un autre.

Un jury de parlementaires ne le verrait pas comme tel.

L'un des leurs, traité comme un vulgaire vagabond.

Le parlement nous est loyal.

Ils voteront pour leur roi.

Votre Majesté, dans le climat actuel,

- pouvons-nous réellement... - Il suffit.

Il y a beaucoup de choses à traiter.

Vous ne devez pas vous décider maintenant.

Réfléchissez-y.

Oui. Faites cela.

- L'avez-vous fait ? - Il était temps.

- Avez-vous volé ce collier ? - Seigneur, non.

La reine m'a imposé le secret.

Elle m'a écrit.

Mais je ne peux pas m'expliquer sans trahir sa confiance.

En tout cas, elle nie tout.

Elle dit ne vous avoir jamais écrit.

Ses lettres sont à mon appartement.

Nous l'avons déjà fouillé.

Rohan.

Elle veut un procès public.

Peut-elle faire ça ?

Je l'ignore.

Vous voulez la vérité ?

Elle m'a chargé d'acheter le collier à l'insu de son mari.

Rohan, je vous en prie. Prévenez votre famille.

Cette salope sournoise m'accuse pour sauver sa peau.

Orléans a fait du Palais-Royal un lieu de protestation.

Mais si je veux répandre mes idées,

il me faut un réseau secret.

- Votre réseau secret. - La franc-maçonnerie.

Toute l'Europe regorge d'hommes et de femmes

en quête de nouvelles idées.

Je te croyais à ton club de lecture.

On est en consultation spirituelle.

Gardez donc vos hérésies.

Votre seule magie est d'avoir évité

le bûcher à Strasbourg.

Sa magie comprend ce qui échappe aux autres.

Demain, même heure ?

- A quoi joues-tu ? - Il veut nous aider.

En envoyant des démons pour effrayer la reine ?

Si tu pouvais arrêter 5 minutes

de penser à la reine, tu comprendrais ce qui se joue.

Jalouse ?

Non.

Nos deux angles d'attaque.

Une taxe foncière sur la propriété afin de soulager les pauvres

et un plan de relance économique

incluant l'abolition des droits de douane intérieurs.

C'est percutant.

Exactement ce que je voulais.

Et exactement ce qu'il nous faut.

Mais...

la taxe foncière sera controversée.

Nous devons l'introduire en douceur, rien ne presse.

Le déficit doit être corrigé sans attendre.

Sa Majesté comprendra qu'augmenter les impôts de la noblesse

réduirait ses chances de soutien lors d'un procès public.

Il n'est donc pas envisageable de poursuivre

- Rohan en... - Merci pour votre travail, Calonne.

Ceci reste entre nous, c'est compris ?

Prenez du repos. Et un bain.

- Même si la reine est contrariée... - Vergennes.

Je n'ai encore rien décidé.

La reine et moi ne faisons qu'un.

En attaquant la réputation de ma femme, Rohan attaque la nôtre.

Merci Vergennes.

Un peu gênant.

J'ai dû rassurer l'aristocratie

que ton désir de publiquement insulter

l'une des plus influentes familles de France

n'était pas l'expression de ton mépris

pour tout ce qu'ils chérissent.

Merci infiniment.

Il n'empêche que je m'interroge.

Dois-je m'inquiéter ?

De ton état d'esprit ?

- Nous avons une stratégie. - Tant mieux.

J'ai cru un instant que tu avais systématiquement énervé

toutes les couches de la société par hasard.

Mais non. Il y a un plan.

Ceux qui profitent d'un système défaillant seront toujours...

ennuyés lorsque celui-ci est réparé.

On s'instruit, je vois.

Les temps changent, mon frère.

Ce n'est rien.

C'est juste Rohan et ce stupide collier...

qui me retournent l'estomac.

Tu n'as toujours pas tes règles ?

Je ne peux pas recommencer, Yolande.

De qui est-il ?

J'ai pris mes précautions après les visites de Louis.

Alors Fersen a dû se retirer trop tard.

Il le sait.

Il sait

que je n'en suis plus capable.

Je suis déjà en mille morceaux.

Une bonne nouvelle, je vous prie.

Il semble qu'une certaine comtesse de Valois

ait fait croire à toute la cour que c'est vous

qui dirigez Les Pauvres Femmes Perdues.

Elle a extorqué des dons en échange de...

faveurs que vous auriez promises.

C'est tout simplement...

Qui croirait une telle chose ?

Je suis tellement désolée.

Elle a été très convaincante, elle...

Elle possédait des documents et...

J'ai cru en une véritable amitié.

Trouvez cette femme et arrêtez-la.

Oui, Votre Majesté.

Toinette, je...

- Puis-je m'expliquer ? - Inutile.

En tant que surintendante,

tu es censée la protéger.

"Chère Marguerite, je te vois partout.

"Tu occupes toutes mes pensées.

"Tu habites tous mes rêves.

"Rien d'autre n'a d'importance pour moi.

"J'ai acheté un portefeuille pour tes lettres.

"Elles sont dans l'ordre.

"Je ne lis rien d'autre.

"Je les place sous mon oreiller.

"Je t'aime."

Tu vas m'adorer.

Oh, j'en doute.

Louis prépare un impôt foncier.

Pour toutes les classes sociales.

Le Parlement le sait ?

Le devrait-il ?

Quel parlementaire devons-nous informer ?

Celui qui est déjà mécontent.

- Au Marquis de Malherbe. - Oui.

- De la part d'un ami inquiet. - Très inquiet.

Nous souhaitons porter à votre attention

le projet secret du roi d'imposer l'aristocratie.

Si tu veux mon avis, Lamballe s'est éprise de la comtesse.

Je n'ai rien demandé.

C'est la seule explication à sa bêtise.

- Hormis sa propre stupidité. - Elle est seule.

Par ta faute, d'ailleurs.

Ma faute ?

Je l'aimais et maintenant, je t'aime toi.

Même si tu as une langue de vipère.

C'est de sa faute si elle est ennuyeuse.

Quand on est seul, on ignore tous les signes

de fourberie d'une prétendue amitié.

Est-ce si compliqué ?

C'est peut-être vrai.

Mais les vrais amis proposent des solutions concrètes.

Genévrier,

menthe pouliot, rutacées,

ergot.

Pour ne plus ignorer certains problèmes,

bois cette tisane et va faire une balade à cheval effrénée.

Et peut-être

qu'un de tes problèmes sera résolu.

Merci.

Et enfin...

Ouvrez au nom du roi ! Ouvrez !

Ouvrez immédiatement !

Ouvrez !

Jeanne de Valois ! Halte-là !

Excusez-moi.

Retenez-la !

Halte !

Arrêtez-vous ! Jeanne de Valois !

Vous n'irez pas plus loin !

Vous êtes sous mandat d'arrêt !

Elle a été arrêtée.

Ca va aller.

Comment aurions-nous pu savoir ?

Au moins, nous n'aurons plus

à faire du stupide crochet pour des stupides bébés inexistants.

Je croyais leur venir en aide.

Que si je crochetais suffisamment de vêtements,

Dieu aurait pu me pardonner.

Vous pardonner pour quoi ?

J'aurais pu être une femme perdue.

Je suppose que je l'ai été.

Victoire...

Vous avez eu un bébé ?

J'avais 14 ans.

Un homme très puissant m'aimait bien.

Je pensais qu'il allait m'épouser.

Mais il était déjà marié.

Adélaïde s'est occupée de tout

avant que cela ne se sache.

Comprenez-moi, j'étais la fille du roi. Je n'avais pas le choix.

Je pense à ce que j'ai perdu

tous les jours.

Je suis vraiment désolée.

Je n'aurai jamais mon propre enfant.

Mais l'oeuvre de Jeanne

m'a donné le sentiment d'être une mère.

C'est très bien, mon chéri.

Encore deux fois de l'autre côté.

Encore une fois.

Et maintenant,

lève la jambe gauche.

- Tu le fais très bien. - C'est pas vrai.

Le docteur dit que la maladie s'aggravera avant de s'améliorer.

N'est-ce pas ?

Qu'ont dit les médecins ?

Louis ?

Deuxième, troisième et quatrième avis...

Tous d'accord avec le Dr Brunier.

Il n'y a aucun espoir.

Peut-être...

qu'il serait temps d'essayer autre chose ?

Quoi que vous ayez à l'esprit,

faites-le.

Nous devons prendre une décision quant à la suite.

On ne peut garder un homme comme Rohan embastillé à vie.

Son traitement soulève rumeurs et inquiétudes.

Et si vous

et vous, vous préoccupiez

de ma réputation plutôt que de la sienne ?

Madame de Rohan.

Et l'ensemble des Rohan.

- Bienvenue. - Alors comme ça,

vous savez qui nous sommes.

Car quand j'ai appris que vous aviez publiquement arrêté mon petit-neveu

pour le jeter dans la Bastille,

j'ai cru qu'il y avait erreur sur la personne.

Relâchez-le, tout de suite.

Avant d'infliger encore plus de dommages au nom des Rohan.

Je crains

que vous soyez mal informée.

Le cardinal nuit à votre nom

depuis des années. N'est-ce pas, chéri ?

Vraiment ?

Et voilà qu'il a l'audace de traîner mon nom

dans ses affaires peu chrétiennes.

De mentir au sein de ma cour.

Sans même avoir la décence de le faire bien.

Je suis venue parler au roi.

Alors parlez.

Peu de gens sont conscients de votre incompétence pour l'instant.

Poursuivez votre petit jeu et toute la France en sera informée.

Libérez-le

ou vous en subirez les conséquences.

- Je ne peux pas. - Pourquoi ?

Parce que...

nous le traduisons en justice.

Je vous réserverai une place.

Utilisons toutes les ressources à notre disposition

pour aider l'homme ordinaire à voir la vérité.

C'est-à-dire ?

Une pimbêche désirant un collier si avidement

qu'elle accuse un pauvre homme d'église.

- Il n'est pas pauvre. - Pas littéralement.

Il ne s'agit pas de Rohan, mais de la monarchie elle-même.

C'est ce que nous attendions.

Bien, capitaine. Quel est notre prochain coup ?

Assure les Rohan de notre soutien.

Prépare tes imprimeries. Et laisse-moi m'occuper du reste.

J'ai besoin de votre aide.

Pourrions-nous utiliser le réseau

- pour aider Rohan ? - Pas pour les affaires d'Etat.

Il est votre mécène.

Rohan est un grand garçon. Il se débrouillera.

"El Ka Leem Om".

Quoi ?

En égyptien, ça veut dire

"Je suis occupé".

C'est vrai.

J'ai collecté de l'argent auprès des courtisans.

Mais j'ignorais que l'oeuvre était fausse

et le temps que je réalise, Rohan a menacé de me dénoncer

- pour escroquerie. - Mais vous en avez profité.

Non, pas financièrement.

Mais on me prenait pour l'amie de la reine.

L'avez-vous aidé à voler le collier ?

Non.

C'est ce qu'il dit ?

Mon Dieu.

Il va me mettre ça sur le dos.

Je promets que je n'ai rien fait.

S'il y a eu un complice, c'est Cagliostro.

Le cardinal est son mécène et il lui rôdait toujours autour.

- Il faisait peur. - Avoir un mécène n'est pas un crime.

Mais vous connaissez Rohan. Il ment.

Il abuse des femmes.

Il cumule des dettes secrètes

et il s'en tire parce que cela a toujours été comme ça.

Je ne peux qu'acquiescer.

Qu'est-ce que... vous faites là ?

Je voulais voir la femme

qui a abusé de mon nom.

Votre Majesté.

Ce n'était pas mon intention...

Nous allons traduire le cardinal en justice.

Témoignez contre lui

et nous envisagerons de réduire votre peine pour fraude.

Je le ferais volontiers, Votre Majesté,

mais risquer ma sécurité pour une éventuelle remise de peine...

Rohan est un homme

très puissant et terrifiant.

Je comprends.

Ces cellules sont atrocement petites.

Je sens les murs se rapprocher. Venez, Fleury.

Attendez !

Si je dois faire bonne impression au procès,

il me faudra un nouveau chapeau.

Merci pour ce soir.

Je tenais à la voir.

Et vous avez eu raison.

Nous avons maintenant un bon témoin contre Rohan.

La croyez-vous ?

Elle est assez crédible pour un jury.

Mais dit-elle la vérité ?

Je le pense, oui.

- Il faut un nouveau mandat d'arrêt. - Pour qui ?

Le complice de Rohan, Cagliostro.

Je dois parler aux parents de l'enfant.

C'est impossible.

Pourquoi ?

Ils ne veulent pas ébruiter cette consultation.

Vous n'ignorez pas que vos méthodes sont controversées

en France.

Elles le sont partout.

Soutenez le cardinal.

Soutenez le cardinal,

victime de la tyrannie royale.

Personne n'est à l'abri.

Soutenez le cardinal.

Soutenez le cardinal.

Que contient donc cette mystérieuse missive ?

Elle dit que notre monarque prévoit

d'imposer une taxe foncière universelle.

Une taxe foncière pour tous ?

- Même le clergé ? - Et la noblesse.

Pas étonnant que le roi n'ait rien dit.

Il sait que le Parlement sera en colère.

Nous lui avons prêté une fortune. Pourquoi augmenter les taxes ?

Il entend clairement être un roi libéral.

C'est ridicule.

Que pense la famille royale de cette trahison ?

Arrière ! Reculez !

Laissez-nous passer !

Comte Cagliostro, vous êtes sous mandat d'arrêt par ordre du roi.

Emmenez-le !

Debout, monsieur. Suivez-nous !

- C'est un scandale. - Non, laisse-les faire.

- Honte à la couronne. - C'est à notre avantage.

Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

Pourquoi aurais-je dû te le dire ?

Eh bien si c'est mon enfant, notre enfant,

je mérite de le savoir.

Ecoute, je peux avoir un rôle dans sa vie.

L'aimer.

Et peut-être lui apprendre...

Louis n'a rien vu du monde. Qui le lui fera découvrir ?

Je pourrais être là, parfois.

C'est impossible.

Si nous sommes prudents...

- Vois où la prudence nous a menés. - Antoinette...

Tu ne seras jamais le père de cet enfant.

Vous êtes amatrice de whisky.

- Pas avant le dîner. - Le duc aime recevoir des amis.

Pardonnez son enthousiasme.

Le temps nous manque,

alors pardonnez-moi de vous demander d'aller droit au but.

Nous avons tant de choses en commun.

Vraiment ?

J'avais l'impression que vous étiez devenu un radical.

Je veux la même chose que vous.

La justice. Contre un tyran.

La politique à part, nous pouvons vous aider.

Et en échange ?

Assister à la chute de la reine.

Jouez bien, et plus aucun roi n'osera manquer de respect

à un Rohan.

A quoi pensez-vous ?

Une personne que vous devez rencontrer.

Monsieur Target.

L'avocat le plus vif de France.

Je le salarie car je le veux pour moi tout seul.

Mais je suis prêt à le partager.

Désolé, mon vieux.

Pas aujourd'hui !

- Tous les coups sont permis. - Parole de tricheur.

Aux nouveaux amis.

- Target. Je viens vous représenter. - Dieu merci.

Mais à la condition que vous reconnaissiez les faits.

- Un, vous êtes dans le déni. - C'est subjectif.

Deux,

Les Pauvres Femmes Perdues n'existent pas.

Quoi ?

Jeanne de Valois a été arrêtée pour fraude.

- Elle... Pardon, quoi ? - Je sais.

C'est choquant. Trois...

- J'ai une question. - Après.

Dans trois mois, vous serez jugé en public

et si vous êtes reconnu coupable,

cela ruinera tant votre réputation que votre situation financière.

Je peux vous éviter cela,

mais il faudra m'obéir à la lettre. Acceptez-vous ?

A la bonne heure.

Je vais maintenant répondre à vos questions.

Si l'oeuvre de Jeanne était fausse,

alors c'est elle qui a écrit ces lettres.

Ce qui signifie que Cagliostro avait raison.

Ne le nommez pas. On l'accuse d'être votre complice.

Ce n'était pas vraiment une question.

- Suis-je un idiot ? - Oui.

Mais ce sera notre petit secret.

Merci d'être venue.

J'ai des informations qui pourraient aider Rohan. Et moi.

Vraiment ? Je croyais que vous ne saviez rien.

Ce garde particulier, Armand.

Le dernier vu avec le collier. Sûrement un homme de main.

Un homme grand, cheveux foncés... Il venait d'Alsace.

Vous devez le retrouver.

Vous savez,

vous m'êtes tout aussi utile en prison que dehors.

Vous faites passer le roi pour un tyran.

Utilisez le réseau.

Je n'y croyais plus.

Bonjour, femme.

Vous ne frappez jamais ?

Encore vos lettres d'amour de Marguerite, je vois.

Eh bien...

Vous n'êtes pas la seule à recevoir des lettres illégales.

Donnez-moi ça.

Malherbe veut me rencontrer.

C'est moi ?

C'est tellement adorable.

Louis.

Je crois

que nous devrions le dire à Antoinette.

- Elle nous fait confiance. - Pas encore.

- Pourquoi ? Elle sait que... - Parce que...

une fois qu'on le sait,

la vie n'est plus la même.

Si je pouvais avoir plus de temps avec lui

sans anticiper l'horreur, je le ferais.

Je peux au moins lui offrir cela.

S'il vous plaît.

On résout la crise nationale ?

Laissez-nous.

Y a-t-il un problème ?

Rien d'autre ne brûle.

Bien.

Je sais que...

tu es passionné d'astronomie,

du ciel et tout cela.

J'ai entendu dire qu'il...

y aura une éclipse lunaire cette nuit.

Je l'ignorais.

C'est une première.

Tu te souviens quand nous étions enfants ?

Nous regardions les étoiles avec Papa roi.

Tous allongés sur la pelouse.

Tu détestais ces soirées.

Les taches d'herbe m'agaçaient.

Il nous disait toujours de la fermer

et de regarder en l'air

parce que...

"observer les cieux

- me rappelle mon... - Objectif divin".

Peut-être...

que j'irai jeter un oeil.

Alors ?

Tu avais raison.

Ca a marché ?

Il a dit qu'il irait.

C'est parfait. Bien joué !

Bien.

Allons faire de moi un roi.

Oui.

La potion peut encore fonctionner.

Nous pourrions doubler la dose.

Et si ça ne fonctionne pas ?

Alors peut-être...

il faut l'accepter.

Je sens qu'il continue à grandir.

J'ai peur.

Je sais.

Je suis sûr que vous et vos factions au Parlement

êtes très inquiets de ces réformes fiscales.

En effet.

Ces réformes affaiblissent le fondement même de notre société.

Certains de mes amis pensent même voter contre le roi au procès.

Ce serait...

un coup terrible pour la couronne

et l'autorité du roi.

Les plus traditionalistes

ne souhaitent pas affaiblir le roi, mais...

Est-ce le roi ?

Il subit énormément de pression.

Cela l'aide à s'éclaircir les idées.

Est-ce qu'il va bien ?

Ces derniers mois,

cela a empiré.

L'arrestation du cardinal Rohan,

la proposition de procès public,

- ces terribles réformes fiscales... - Je vois.

Vous disiez ne pas souhaiter

- affaiblir la position du roi. - Oui.

A moins qu'il soit inapte à régner.

Eh bien...

la régence reviendrait alors à la reine

jusqu'à ce que le dauphin ait l'âge.

Pour cela, il faudra que la réputation de la reine

survive au procès.

Excuse-moi si je te dérange.

Ce n'est rien.

Entre.

Ca va ?

Les premiers chaussons du dauphin.

Je les avais achetés.

C'est vrai.

Je m'inquiète pour lui.

Tu sais...

Louis dit que tout ira bien.

Je suis désolée que Jeanne t'ait trompée.

Ne le sois pas.

Nous faisons tous des erreurs.

Je sais que tu veux punir Rohan pour ses crimes.

Mais je ne pense pas

que tu devrais utiliser Jeanne au procès.

Jeanne est très maligne.

Elle a réussi à mettre toute la cour à sa botte.

C'est une menteuse compulsive et si tu lui offres une tribune,

elle pourrait dire n'importe quoi.

Elle dira la vérité.

Sauf si elle a une meilleure offre.

Toinette, je t'en prie. Elle est dangereuse.

Arrête.

Tu es ma surintendante, donc tu devrais peut-être

soutenir mes arguments au lieu de les saper.

Je ne peux pas.

Je manquerais à mon devoir.

Alors ne viens pas au procès.

Alors je n'ai rien à ajouter, si ce n'est...

bonne chance.

Je n'ai pas besoin de chance.

Je n'ai rien fait de mal.

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