All language subtitles for Marie.Antoinette.S02E04.WEB.DUBBED.H264-RBB.srt - fra(3)

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Original subtitles

...

Vous êtes le bienvenu à Versailles.

- Malgré le pardon de mon mari, vous n'aurez jamais le mien.

- Le cardinal achète le collier.

- Il souhaite discuter des modalités.

- Vous doutez d'elle ? - Je sais qu'elle ment.

- J'attends d'être sûre.

- De ta maternité ou sa paternité ?

- Si Louis doute qu'il est le père, autant dire que...

je peux oublier Saint-Cloud.

- Encore ?

- Plus vous aurez d'enfants,

plus vous aurez de chances d'avoir un héritier en bonne santé.

- Sa colonne vertébrale s'affaisse.

Faites sonner les cloches.

Dites à la France que j'ai un autre fils.

Embrasement

Musique envoûtante

(Jeanne) - "Vous seul connaissez

"mes envies les plus secrètes."

Une chouette ulule.

"Vous seul, Rohan,

"me connaissez vraiment."

...

- Ma reine.

...

J'obéirai à tous vos désirs, je vous procurerai le collier.

- Chut.

...

(- On approche.)

(Votre Majesté.)

...

Rohan expire.

...

Coups de marteau - Boehmer, sauvez le collier !

J'ai trouvé preneur.

...

Générique

...

Le bébé babille.

- Mon tendre Axel, le Dr Brunier dit que le bébé se porte à merveille.

Moi aussi.

La naissance a été facile,

tout comme semble l'être ce bébé.

Louis est comblé.

Moi, je supporte mal ton absence. Viens dès que tu le peux.

(- Quelle est cette tenue ? C'est abominable !)

- Vraiment ! - C'est choquant.

- Dieu du ciel ! - Ignoble.

- Décidément, elle n'en manque pas une.

- Moi, je trouve que ça lui va bien.

- Le roi !

Musique élégante

- Majesté. - Majesté.

...

(- Elle ne devrait se vêtir ainsi.) (- Quelle indécence !)

Musique de tension Chuchotements critiques

- Recouvrez-le.

(Furieux) Recouvrez-le.

Personne ne doit le voir. - Louis !

On s'étonne.

- Retournons à Versailles sur-le-champ. Venez.

...

- Elle s'enfonce toute seule.

Orléans rit.

- Ne complotons pas

contre Louis. Elle aura raison de son règne.

- Trop modeste !

Votre fortune

y contribue aussi.

- Mes imprimeurs ont causé le scandale de Saint-Cloud.

- Un peu plus encore.

- Bien ! Pardon, mais on m'attend.

- Nous pourrions

dîner ensemble.

- Pour la compagnie, il y a votre femme.

Provence rit, gêné.

- Un incident à Saint-Cloud ?

- Des têtes de porc

ensanglantées, des feux.

- Je veux y enfouir

la tête d'Orléans.

- Sire,

une belle perspective.

- Ai-je bien fait de ramener mon cousin dans notre giron ?

- Vous n'aviez pas le choix. Cependant,

nous devons mieux surveiller le Palais-Royal.

Je ferai de mon mieux face au conseil de la Maison royale.

Pourriez-vous inviter la reine à la prudence ?

Mieux vaut éviter de jeter de l'huile sur le feu.

La délégation du Parlement est ici,

pour discuter du nouvel emprunt. - Je m'en réjouis.

Ce sera tout.

Musique pesante

...

Louis soupire.

- Le conseil de la Maison royale a retiré votre portrait.

Personne ne pourra le voir. - Tout cela n'a aucun sens.

- Aucun ! Pourquoi tant de bruit pour si peu ?

- Bienvenue.

Le conseil royal veille

à la dignité de la couronne. Il a des doutes quant à votre portrait,

qui pourrait être vu... comme inopportun.

Le fait qu'un de vos sujets ordinaires

puisse voir sa reine dans une tenue comme celle-là,

c'est... c'est... - Tout à fait indécent !

- Quelle honte !

Indignations

- Chers conseillers,

Paris attend de moi que je lance de nouvelles modes.

- Enfin ! - Mais où est-on ?

- Aucun rapport !

- Non !

S'il vous plaît ! S'il vous plaît, permettez.

Un portrait royal est un symbole

d'autorité.

Un autre peintre

réalisera un autre portrait.

Le conseil

réfléchira à la manière de vous représenter.

- Et j'en ferai tout autant.

Le moment venu, je vous soumettrai mes suggestions.

- Enfin, c'est scandaleux ! - Mais non !

- Tu ne les aimes pas. Il faut suivre leur avis.

- Ces croûtons ridés ne dicteront pas

ma conduite.

- Tu dois respecter l'étiquette. - L'idée, c'est de changer ça.

- Comprenez, madame... - Non ! Pas "madame" !

S'il te plaît. Tu m'écoutes ?

Notre conseil

m'a grondée comme une enfant. Je suis la reine de France.

(Excédé) - Oui ! Tu es la reine de France.

Portrait, Saint-Cloud, "Figaro"... - Quoi, Saint-Cloud ?

- Tu ne fais que souiller la couronne.

Musique cruelle

...

Les habitués

du Palais-Royal te le diront, Orléans te traîne dans la boue.

...

- Pures médisances.

...

- As-tu une idée

de ce qui peut se passer, quand on commence à te haïr ?

...

- Merci de ton soutien.

...

Les parlementaires se disputent.

- C'est impossible. - Inacceptable !

- Messieurs, cela suffit. Du calme. Du calme !

Avec notre respect,

les projections de Necker prévoient un excédent de 12 millions.

Devons-nous déduire que sa Majesté, pour cette année seule, a dépensé

cet excédent de 12 millions, en plus des 24 millions

empruntés à la Caisse d'Escompte

et sollicite aujourd'hui un nouveau prêt ?

- Le roi n'a pas à justifier ses dépenses, Malesherbes.

(- Evidemment !) (- Jusqu'à quand ?)

- Toutes mes excuses. Nous demandons seulement quelques éclaircissements.

- Nous explorons une méthode stimulant la croissance économique.

- C'est exact.

Les coffres sont pleins.

Le contrôleur des finances

a la situation bien en main.

Par conséquent,

approuvez ma demande.

On grommelle.

Musique sombre

...

- "Cher cardinal de Rohan,

"pardonnez-moi d'avoir pris si brusquement congé de vous.

"Nous devons faire preuve d'une grande discrétion.

"Mon acquisition de Saint-Cloud a déclenché d'acerbes critiques.

"Mon intention d'acheter le collier

"ne doit donc être connue de personne.

"Je communiquerai bientôt d'autres instructions."

...

- La folle s'en est sortie.

- Tu parles de moi

ou de notre fausse reine, Nicole ?

- Et si jamais elle te dénonce ?

- Aucun risque, elle croit à un piège des courtisans

contre le cardinal. - L'arnaque

relève du génie, cette fois.

- On n'a pas le collier.

- Un détail.

C'est dans la poche.

Ma chère,

tu as monté le coup du siècle.

- Tu passeras,

à la ferme ?

- Ah oui, la ferme.

Et si on se reprenait à boire ?

Quelque chose de costaud.

C'est pour moi. Trinquons à la vie rurale.

Musique inquiétante

...

Jeanne soupire.

Il est un risque. - Il est loyal.

- Jusqu'à quand ?

Jeanne soupire. Tu vas trop loin, avec ce gamin.

Il te prend vraiment pour sa plus fidèle amie.

- Je le suis peut-être.

- Tôt ou tard, il te verra sous ton vrai jour.

Et ce sera violent. Tu devrais lui faire ce que tu m'as fait.

Ce sera plus délicat.

Musique folklorique dansante Cris de joie et rires

...

- Fais attention. - Oui.

Pourquoi

n'étions-nous jamais venues ? - Parce que...

- Pardon, mesdames. - Cet endroit est répugnant.

...

- "La reine du vice met les voiles" ?

- Arrête, ça ne sert à rien.

- "Les Mésaventures de Marie-Antoinette",

par Nicole d'Oliva ?

- Toinette, non !

Musique élégante

Des rires de femme s'élèvent.

...

La femme éclate de rire.

On applaudit.

...

Le public rit.

- C'est moi

La reine de France

Regardez comme je danse

C'est moi, la reine de France

Admirez ma prestance

Je baise le jour

Je baise la nuit

Le public rit.

Mais jamais mon mari !

- Arrête de bouger, ma jolie !

Je veux faire ton portrait.

- Sous cet angle ?

On ricane.

- C'est moi, la reine de France

Regardez comme je danse

C'est moi

La reine de France

Admirez ma prestance

Je ponds des rejetons qui sont tous...

Elle fredonne. Tous rient.

Mais pas des fils de France

Musique cruelle Rires et sifflets

...

Elle soupire.

...

Son décolleté craque.

...

Elle renifle.

...

- Ca ne se passera pas comme ça.

Plus personne n'ira dans ce repaire de dépravés.

- Louis avait raison.

- Il est inquiet.

- Oui, à cause de moi.

Il t'a fait des confidences ?

- Il nous arrive de parler, dans la chambre des enfants.

- T'a-t-il déjà dit...

que je lui faisais honte ?

- Jamais ! Pas une seule fois.

Je peux lui dire que tu ne veux pas lui faire de tort.

Je pourrais l'aider à mieux te comprendre.

- Peut-être.

Je dois revoir ma façon de vivre. - Ca n'a aucune importance,

ce que les gens peuvent penser de toi.

- Je commence à croire que si.

- "Cher cardinal,

"dès que le contrat me sera revenu signé,

"nous pourrons conclure l'achat." - Oui, voilà. Oui, bien sûr.

- "Mais rappelez-vous, si quelqu'un me parle du collier en public,

"je nierai avoir connaissance de ce projet."

Ressac et mouettes - Ecoute les vagues.

Elles chantent dans ton oreille.

Tu es prêt ?

Il murmure.

Louis rit. On entre.

Oh ! Duchesse en vue.

Nous écoutons

la mer dans un coquillage, tout en suivant

le périple de La Pérouse. - Amusant.

- D'abord, le Chili. Ensuite,

les îles Sandwich, l'Alaska, l'Amérique, avec des étapes

pour se ravitailler. Babillements

Puis direction l'Asie. - Merveilleux.

Les enfants doivent mettre le cap sur leur bain.

- Très bien.

Allez.

Le dauphin babille.

Dans mes bras !

Elle s'émeut.

- J'ai appris

que vous partiez à l'aventure.

- Oui, voir l'avancement de la rade de Cherbourg.

On est loin d'un périple. Peut-être le plus long voyage de ma vie.

Cela me permettra de prendre

la température du pays.

- Et vous échapperez à Versailles.

- Venez donc.

Nous partons cet après-midi.

Pardonnez-moi, c'est ridicule.

- Pas du tout, non !

J'en serais ravie.

C'est vrai ?

- Oui !

- Ah.

J'ai proposé à Yolande de venir

à Cherbourg.

- Tu apprécieras d'être un peu seule,

pour opérer les changements prévus

au petit Trianon.

- Je ne m'ennuierai pas trop.

Va donc te préparer.

- Oui, j'y vais.

- Je ne sais pas

pourquoi je l'invite.

- Tu as bien fait.

- Pardon de m'être emporté.

- Tu avais raison.

Le peuple attend de nous

de la stabilité. Je sais que j'y ai porté atteinte,

en me comportant de manière frivole... et idiote.

- Sûrement pas idiote.

- Alors...

je te promets de rétablir mon image de reine bienaimée d'ici ton retour.

Musique touchante

Musique cocasse

Provence s'étonne. - Qu'y a-t-il ? Tu m'expliques ?

- Marguerite emménage ici.

- Quoi ?

Mais... que vont penser les gens ?

- Ils s'en moqueront sûrement.

...

- Pas moi.

...

Tu as demandé à mon frère ?

- Oh, non ! Je vais tout de suite y remédier. Louis ?

"Oui, Joséphine ?" Marguerite peut-elle emménager ici ?

"Mais quelle bonne idée !" Satisfait ?

Musique émouvante

- Et notre couple ?

- Mais nous n'en sommes pas un.

En fait, nous ne l'avons jamais été.

...

Musique machiavélique

...

- Signez ici.

Je signerai pour l'acquéreur. Je ne peux rien révéler.

Nous dirons seulement que ces joyaux sont dignes d'une reine...

- Je le savais ! Qui en aurait les moyens ?

- Pas un mot à qui que ce soit ! De toute façon, elle niera

l'avoir acheté.

- Je comprends. - Si on révélait

un tel achat,

sa position serait

très inconfortable.

Musique enjouée au clavecin

...

- On doit approcher de la côte. Regardez tous ces goélands.

Les goélands crient. - Larus argentatus.

C'est leur nom scientifique. - Ah.

- On dit qu'ils renferment les âmes des marins.

Leurs cris viendraient du monde des morts.

- Ah, très réjouissant !

- Je n'ai jamais vu la mer.

J'ai beaucoup lu sur elle. Je l'ai imaginée.

Mon frère et moi étions des enfants chétifs.

Nous vivions confinés.

A présent, je vais bien.

Je suis roi, mais toujours confiné.

- Sauf aujourd'hui !

- Sauf aujourd'hui.

Musique cabotine

...

Elles s'écrient.

- Non, tu ne m'auras pas, avec ton crochet !

- Tu es faite comme un rat ! Elle crie.

Elles rient.

- Très osé.

- J'ai eu un bon professeur.

...

Attrape-moi !

...

Musique menaçante Les amantes rient.

- Attention ! - Tu vas voir !

... ...

- Vous êtes conscient que Joséphine a renoncé à l'idée d'enfanter ?

Imaginez, si un malheur arrivait au roi ou à ses fils !

(Joséphine) - Raté !

- La préoccupation de Joséphine ne devrait être que de procréer.

Adélaïde s'indigne. - Marguerite a mauvaise influence.

Cris mutins

Il faut l'écarter.

Joséphine et Marguerite rient.

- "Qui naviguent sur le vaste océan de la vie.

"Et qui ont trouvé leur attache dans une amitié

"qui a bien plus de valeur que..." Plus de valeur et de rareté !

"De valeur et de rareté..."

Villette rit.

"Que tous les diamants...

"du monde."

- C'est magnifique. - Pff ! Arrête.

- Je le pense. Tu as l'art de manier les mots.

- Oui. J'en ai d'autres en réserve.

Rappelle-toi, tu donnes la lettre une fois que tu as le collier.

On gagnera plus de temps.

Musique sinistre

- Attends ! Que fais-tu ?

- Pas de brouillons.

...

Brûle tout.

Qu'il ne reste aucune trace.

...

Musique paisible

...

- Tu es magnifique.

...

Le bébé babille.

Tu permets ?

...

Si tu savais comme tu m'as manqué.

Ces mois loin de toi m'ont paru des années.

...

- Je suis allée au Palais-Royal.

Je voulais voir de mes propres yeux.

- Ces gens n'ont pas idée de qui tu es vraiment.

- Ils me savent adultère.

Je dois changer de vie.

...

- Et... je dois comprendre que j'en fais partie ?

...

Mon père me harcèle pour que je me marie.

Je vais lui écrire, lui dire de me trouver une épouse.

- Axel !

Ne me juge pas

durement. - J'en serais incapable.

Musique émouvante

...

Axel sort.

- Votre Majesté,

le village vous offre une spécialité locale.

Du pâté de campagne.

Louis se délecte timidement.

- C'est...

C'est la chose la plus exquise

que j'aie jamais mangée. Tous se réjouissent.

Louis grommelle discrètement.

Ils semblent m'aimer. - Vous avez tout pour être aimé.

- J'ai l'impression d'être... plus populaire que ma femme.

- Critiquer le roi mérite la prison.

Ses détracteurs trouvent un bouc émissaire.

Sa maîtresse, en général.

Mais vous, vous n'en avez pas, alors...

ils s'en prennent à Antoinette.

Musique complice

- Mon portrait officiel sera d'une grande dignité.

D'un style classique, couleurs royales, peu de bijoux.

Je serai assise, bien sûr.

- Tout ce que nous détestons, en somme.

- Mais le conseil va adorer. - Excellente décision, Majesté.

Et pour ce qui est de votre coiffure ?

Musique de révélation Léonard chantonne.

- Ne faites pas semblant de ne rien voir, Léonard.

Nous savons ce qui se passe.

- Oh ! C'est extrêmement courant. C'est... la marque de la pince.

Il faut... - On coupe.

...

Léonard hésite.

...

- Et voilà... - Le résultat !

...

- La cour va découvrir une nouvelle reine.

- C'est parfait.

- "Heureuse de savoir que, désormais,

"tout est en règle. Le collier devra être remis

"à mon garde personnel. Ne le confiez

"à personne d'autre.

"Rendez-moi ce service, Rohan.

"Je serai redevable

"à jamais."

- Deus meo !

- J'attends le 1er versement de 400 000 livres.

- L'acquéreur vous les transmettra.

Apportez-le à votre maîtresse. - Non !

Mes gardes l'apporteront.

- Ce garde et aucun autre, comme le veut l'acquéreur.

- C'est le collier le plus cher au monde !

- Et il s'agit de la reine de France.

Elle obtient ce qu'elle veut.

Ce sera lui.

Tout le monde saurait

si on voyait vos hommes.

Partez sans attendre.

- Assurez votre maîtresse

de mon plus profond respect.

- Revenez vite avec le versement.

Je vous attendrai. - Bien, Eminence.

Sa Majesté m'a demandé de vous remettre ceci.

Musique de conspiration

Villette reprend son souffle.

...

Il sursaute puis sourit.

...

- Désolé, petit.

...

- Cet enfant de salaud nous a trahis !

- Je ne comprends pas.

Tu aurais pris peur

et fichu le camp, selon lui. - Espèce de fumier !

Ne l'écoute pas. Il m'est tombé dessus.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Il m'a assommé.

- C'est vrai ?

- Non.

- Il m'a attaqué.

Jeanne soupire. - Sors de chez moi.

- Jeanne, je t'en prie. Voyons, c'est moi !

- Sors

de chez moi !

- Laisse-la !

Musique de tension

- Soit.

J'attendais d'être à Londres.

Mais autant te tuer tout de suite.

- Non !

Il la poignarde. Elle suffoque.

...

- Sauve-toi.

...

- Eh oui, petit. Je ne partage pas.

...

T'es un homme mort.

Tu comprends ?

T'es un homme mort, Villette !

...

Il ricane.

...

Musique perverse Jeanne soupire.

...

- Il me va à merveille, non ?

Musique paisible

...

Marie-Antoinette soupire.

...

Les courtisans murmurent.

... ...

(- Cette robe est affreuse.)

...

(- Quelle est cette tenue ?)

...

(- Qu'ont-ils tous, à me dévisager de la sorte ?)

- Ils n'ont pas l'habitude de voir votre Majesté

dans une tenue... aussi stricte.

- Peu importe ce que je fais, ils me détestent toujours autant.

Musique émouvante Les murmures continuent.

... ...

- J'en fais quoi ?

- Oh, brûle-le.

Musique mystérieuse

Musique de révélation

- Ton beau papier à lettres.

Où tu l'as trouvé ?

- Dans le boudoir de la reine, mon cher. J'ai tout de suite senti

qu'il me serait utile.

...

- Allez.

Donne-le-moi.

...

Ne traînons pas. Il faut vite rejoindre le port.

- Seuls les coupables s'enfuient.

Jeanne de Valois est innocente.

Nul ne sait que le collier a disparu.

- Pour l'instant. Dès qu'on verra que la reine ne paye pas...

le monde entier

sera à tes trousses. - Qui ferait le lien ?

- Mais quand on apprendra le vol...

- Ca n'arrivera pas.

Quand Rohan verra ce qui s'est passé,

il se sentira tellement idiot qu'il paiera le collier lui-même.

Boehmer sera payé.

Personne ne saura la vérité.

Ce n'est sûrement pas Rohan

qui risque de le dire. - On n'aura même pas à se cacher.

On vivra heureux à Londres, sans inquiétude.

- Non.

Ma place est ici.

- Tu restes à Versailles ? C'est du suicide.

- Non. Ce qui serait du suicide, ce serait d'aller moisir à Londres.

Avec toi.

- Vendons les diamants

avant que Rohan comprenne.

Musique angoissante

Dis à mon contact que tu viens de ma part.

...

La Motte sort.

Jeanne éclate de rire.

Musique mélancolique

...

- Oh ! Excuse-moi, Toinette. Je ne voulais pas te déranger.

- Qu'est-ce ?

- Du tricot.

Pour les enfants

des pauvres femmes perdues. - Ah.

- Tu n'es pas ravie de voir que je m'implique autant ?

- Si.

Evidemment, bravo.

Marie-Antoinette soupire.

Excuse-moi. Je te laisse à tes bonnes oeuvres.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Rien. Rien, c'est...

Ma coiffure.

C'est... c'est...

C'est humiliant.

Et laid. - Mais non, ce n'est pas laid.

Regarde-moi.

Tu ne peux pas être laide.

Allons.

Regarde-toi.

Marie-Antoinette soupire.

Moi, je trouve ça...

sophistiqué.

Elles ont un rire complice.

Toinette...

Parfois, ils vont t'adorer.

Parfois, te détester. Dans un cas comme l'autre,

toi, tu n'y es pour rien.

Musique réconfortante

La seule solution,

agir comme bon te semble et te moquer de ce qu'on dira.

N'oublie jamais...

qui tu es.

Tu es la mère des Français.

...

Mhm ?

...

- Je te remercie.

...

Pourquoi pas un portrait de groupe ?

Musique joyeuse

...

Musique grandiose

...

- Neuf caissons ont été posés.

Il en reste 81.

- Impressionnant.

J'aurais espéré descendre sur le rivage.

- D'ici, vous avez le meilleur point de vue.

- Oui.

Oui, ça va de soi.

...

Quel magnifique ouvrage ! Qu'en dites-vous ?

- Mhm...

- Vous êtes toute pâle. - Rentrez au chaud.

- Vous laisserez derrière vous un bel héritage.

Une fois la rade construite,

la Grande-Bretagne

renoncera à nous envahir.

- Que rapporte la guerre ?

- Tobago ?

- Et un océan de dettes.

En voyant cela,

je sais qu'il faut étendre l'impôt à la noblesse de même qu'au clergé.

On repart pour Versailles. Nous avons du travail.

...

Vous êtes bien silencieuse.

Toujours souffrante ? - Non. Tout va bien.

Qu'est-ce qui se passe ?

- J'ai dit au cocher de s'arrêter un moment.

- Euh... - Je tiens à revoir la mer.

Ils rient.

- Où allez-vous ?

Musique de plénitude

...

Que faites-vous ? - Dépêchez-vous.

- Louis !

Yolande rit.

- Allez, venez !

...

Louis pousse un cri de joie.

...

- Je crois qu'il est temps de...

- Mhm... - Mhm !

- Alors ? Comment est la mer ? - Plutôt glaciale.

Tournez-vous.

- J'ai réfléchi. Il y a une solution contre l'impopularité d'Antoinette.

- Quoi ?

Laquelle ?

- Faites de moi votre maîtresse.

Tout le monde y gagnerait. Les courtisans

vanteraient vos prouesses. Cela conforterait mon influence.

Et j'hériterais des péchés dont on a accusé Antoinette.

Vous n'auriez pas besoin de me toucher.

Je n'aurais qu'à monter régulièrement dans vos appartements.

Pour une partie de piquet.

- Ah...

C'est injuste, que ma femme ait à payer pour mes échecs.

Mais...

si je deviens un bon roi,

le peuple l'aimera autant que moi.

Vous aurez toujours ma protection.

Mais je n'aurai pas de maîtresse.

Ca ne me ressemble pas.

- Je sais bien. Et je vous admire pour cela.

Venez.

Il est temps de rentrer.

Musique de dilemme

...

Musique amusante Lamballe souffle.

...

- On devrait vous envoyer sur le front.

Jeanne rit.

A quoi bon des canons ? On a Lamballe et son maillet.

- Vous êtes resplendissante.

Lamballe rit.

- A mon tour.

Non.

En fait, avant cela...

Jeanne pose le maillet.

Pour vous.

- Pour moi ?

C'est ravissant.

En quel honneur ?

- Je suis consciente que ce présent est modeste.

Mais...

Mais je souhaitais

donner à ma nouvelle amie

un témoignage de mon affection.

- Cela me touche énormément.

Jeanne rit.

Vous devriez...

- Quoi ?

- Quitter votre appartement parisien et venir vivre à Versailles.

Je... je pourrais vous trouver un logement près du mien.

- Quelle merveilleuse idée !

- C'est oui ? - Avant,

il me reste une toute petite affaire à régler.

Musique mystérieuse

...

- Arrêtez de faire les cent pas.

Vous bloquez l'énergie. - Le garde royal aurait dû revenir.

Je n'y comprends rien.

J'ai arpenté tout le palais, il est introuvable.

On frappe.

- Le joailler.

Il réclame son premier versement. - Non.

Dites-lui que je suis sorti.

- Cela suffit ! J'exige qu'il me reçoive.

Il tambourine. Ouvrez ! Vous êtes là, je le sais.

Rohan !

Cela fait trois jours.

Si votre protectrice ne me fait pas parvenir l'argent

d'ici demain, c'est moi qui irai la voir !

- Je vous sais occupés. Merci de vous être rendus disponibles.

Nous sommes d'accord pour dire

qu'il est capital de rectifier l'image royale au plus vite.

- Sa Majesté a examiné nos recommandations ?

- Oh, non ! C'était bien trop long.

Gronde - Ca n'a aucun sens.

Tous ronchonnent. - Chut.

Messieurs !

Je comprends votre inquiétude.

Mais je vous rappelle poliment

que je n'ai nul besoin de votre approbation.

Que je la souhaite ou l'apprécie, c'est possible.

Mais je n'ai d'obligation qu'envers mon mari.

Et envers Dieu. Pour cette raison,

j'ai gardé Elisabeth Vigée Le Brun comme portraitiste officielle.

Je vous présente...

"La Mère des Français."

On s'exclame de joie. Une reine...

qui oeuvre pour le pays. - Oui !

- Et son avenir.

- Quelle idée exquise. - Je vous montrerai l'oeuvre

une fois terminée.

Mais avant

sa présentation. Je demanderai

l'aval du roi, évidemment. - Très bien !

Discussions admiratives

- Si délicat.

- Oui, voilà. - Là, c'est exquis.

Louis sifflote.

- Ravi de te revoir. - Merci.

Louis soupire.

Eh bien !

Qu'est-ce que c'est ?

- Un cas de trahison.

Tout est là. - Oh ?

- Provence a démasqué une espionne.

- Et où l'avez-vous débusquée ? - Dans le lit de ma femme.

Musique émouvante

- Elle ne doit pas

remonter à nous.

- Eh bien, je vais bien étudier ces documents

et rédiger une lettre de cachet, si nécessaire.

Merci, mon frère.

...

On frappe à la porte.

...

- Bonjour.

- Vous êtes métamorphosée.

- Je ressemble à la reine que la France mérite.

- Il paraît si robuste.

- Le conseil l'a approuvé.

La reine, dans son devoir le plus royal.

- "La Mère des Français".

- C'est ça !

Je suis fière d'être reine.

- Et moi, je suis fier de toi.

Musique complice

...

- J'ai besoin d'être honnête avec toi.

Musique inquiétante

Il faut que je t'avoue une chose. - Non.

Je... je sais que tu en aimes un autre.

...

Nul ne sait ce que l'avenir nous réserve.

Il faut profiter des instants de bonheur.

...

D'où qu'ils viennent.

...

- Louis...

- Ne t'en fais pas.

...

Je t'assure.

...

- Et toi, arriveras-tu à trouver le bonheur ?

...

- C'est pour toi.

Un cadeau de la part des villageois de Normandie.

- Des oranges ? - Une denrée rare. Ils t'apprécient.

Elle rit. - C'est gentil.

- Et ça ? - C'est du pâté de campagne.

- Merci.

- Attends de le goûter, avant de me remercier !

C'est sans doute la pire chose que j'aie mangée.

Musique de fourberie

...

On entre dans le confessionnal.

...

- Oh, un visage amical ! - Nous sommes toujours amis ?

Nous ne nous voyons plus.

- Seigneur, sauvez-moi. - Epanchez votre coeur.

Qu'est-ce qui vous pèse ?

Rohan soupire.

- Ce que...

ce que je dois confesser est effroyable.

- Mhm. - Un garde de la reine m'a volé.

- Que vous a-t-il volé ?

- Un collier de diamant.

Le collier. - Le collier de diamant ?

- Chut !

- Mhm...

Mais comment... comment c'est possible ?

- J'avais été chargé par la reine de l'acquérir pour elle en secret.

Ce que j'ai fait.

Mais je l'ai confié à son garde et...

il s'est envolé.

- Vous avez confié le collier le plus précieux au monde

à un simple garde ?

- Son garde personnel.

- Oh... je vois.

Jeanne soupire longuement.

Il y a donc, d'un côté, la reine,

qui attend son collier,

et de l'autre, le joailler, qui attend d'être payé.

Et vous, entre les deux, comme un parfait idiot.

Ils doivent être tous deux furieux contre vous.

- J'étais dans ses bonnes grâces. Si elle sait...

- Si elle l'apprend, vous serez ridiculisé.

- Je sais ! - Pour ne pas perdre la face,

je ne vois qu'une solution.

- Le payer de ma poche.

- La seule chose à faire.

- Sauf que je ne peux pas ! Je n'ai plus aucune ressource.

J'ai tout dilapidé.

Musique dramatique

...

- Vous êtes parmi les plus riches.

- Je l'ai été, mais... je n'ai plus d'argent.

- Où est-il passé ?

- Dans des maisons... des bijoux.

Cagliostro, les pauvres femmes perdues...

J'ai un plan.

Je vais engager un espion

qui se chargera de retrouver le voleur et le collier.

Une fois que je tiendrai ce scélérat, je veillerai

à ce qu'il soit pendu.

...

- Il semble que des félicitations soient de mise ?

Qui est l'heureuse élue ?

- Rien n'est décidé. J'attends des portraits.

(- Que personne ne vous voie.)

Musique intrigante

...

- Marguerite !

Joséphine rit.

...

Marguerite !

...

Musique sombre

Elle halète.

Louis ! Ne me faites pas ça.

Vous ne pouvez pas !

- Des sources m'ont fourni des preuves.

Marguerite est proche

du Palais-Royal et de Beaumarchais. Elle assiste Orléans.

Elle rit.

- Mais... qui vous a raconté ces idioties ?

- Je ne peux... - J'ai le droit de savoir !

Provence ?

- Non !

Non.

Je ne vous révélerai rien.

- Je paye pour le libelle ?

Vous cherchiez comment vous venger ?

- Trop tard.

Nous l'avons renvoyée chez son mari, à Lille.

Joséphine s'indigne.

- Marguerite était mon seul bonheur.

- Je dois connaître

mes ennemis.

- Sachez que j'en fais désormais partie.

...

La porte se ferme.

...

- J'ai passé une semaine entière

à tenter de convaincre que j'étais respectable.

Et me voilà avec toi !

- Notre amour est respectable.

Même Louis l'a approuvé.

- C'est peut-être notre tour...

d'avoir enfin droit au bonheur.

Musique élégante

- C'est sûrement

par jalousie.

Je n'ai jamais eu de problème avec... vos écarts amoureux.

Mon ancienne complice me manque.

- Il ne va pas s'en tirer comme ça.

- Dites-moi.

- Ce serait terrible que le bruit coure

que le roi est imprévisible.

Et si jamais il devenait... mélancolique ?

Paranoïaque ? - Un rien ferait tout basculer.

- Quand on le dira inapte à gouverner...

- Il devra me céder la couronne.

- Une fois sur le trône, vous ferez revenir Marguerite.

Musique blessante

...

- Vous avez ma parole.

...

- C'est le garde de la reine qui vous les a remises ?

- Son garde personnel, oui. - Ah.

Ce sont des faux.

Quelqu'un a imité la reine

dans l'idée de vous duper et de s'emparer du collier.

- Non, c'est ridicule ! Elles sont de sa main.

- Vous avez été dupé.

Rohan s'étonne.

(Jeanne) - "Deux vaisseaux esseulés

"qui naviguent

"sur le vaste océan de la vie et qui ont trouvé leur attache

"dans une amitié qui a bien plus de valeur et de rareté

"que tous les diamants du monde. Ne doutez jamais de moi,

"cardinal.

"C'est à vous que j'ai confié

"ma réputation."

"Mon époux et moi avons beaucoup d'ennemis.

"Mon comportement déplacé

"n'y est peut-être pas étranger.

"Mais je suis

"une femme faible,

"incapable de résister aux frivolités et aux fantaisies.

"C'est pourquoi

"je dois agir en secret.

"Satisfaire mes désirs à l'abri des regards.

"Dérober mes péchés aux yeux du monde."

Musique de trahison

...

"Bonne nuit,

"doux cardinal."

...

- Je dois voir la reine.

Immédiatement !

C'est à propos d'un collier de diamant.

Générique

...

Sous-titres SME : Damien Armengol - TASTI.EU Belgique

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