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Précédemment.
-C'est un miracle. Je n'avais plus de force.
Et j'ai senti une chaleur dans la poitrine.
Une illumination.
-A Phoenix, ils peuvent faire un séquençage ADN.
En 24h, et c'est anonyme.
On saurait à qui appartient ce sang.
-Il ment.
Votre fils les mystifie tous.
-Donne-lui le repos.
-Donne-lui le repos.
-Que la lumière éternelle brille sur lui.
-Que la lumière éternelle brille sur lui.
-Qu'il repose en paix.
-Qu'il repose en paix. -Amen.
-Il abuse des gens.
-Du nouveau sur la statuette ?
-Envoyez le sang à Phoenix.
...
-Je... je...
-Tais-toi.
Relève-toi.
-C'est pas Nicolino. Mon fils est gentil.
Béatrice était comme une soeur pour lui.
Il ne comprend pas tout, mais il est comme un fils pour toi.
-Je sais, Salvo. T'as raison.
-Merci. Tu comprends tout.
-Dis pas qu'on t'a pas aimé.
Je me souviens si bien
du jour où on t'a amené ici,
minuscule.
Dans ton couffin.
Le fils de personne.
Et ma mère, cette sainte,
t'a élevé comme son fils.
Tous au village t'ont accepté.
J'ai fait de toi
mon frère, je t'ai tout donné.
-Je sais, et moi, je t'en suis très reconnaissant.
-Fais une chose pour moi.
-Dis-moi.
-Tu m'aimes ?
-Oui, bien sûr.
-Si tu m'aimes, tu dois ressentir
ce que je ressens.
On est frères.
On a tout partagé, la douleur, le bonheur.
On doit continuer.
Tu dois tuer ton fils.
...
...
"La substance noire."
"Le quatrième jour."
Grincement de la porte.
...
La porte se ferme.
-Bonjour, mon général.
-Bonjour, Matteo.
Ecoulement d'un liquide goutte à goutte.
...
Il mange en faisant du bruit.
...
Raclement de gorge.
Haut-le-coeur.
...
...
...
Craquements.
Sonnerie d'un réveil.
...
-J'ai un porc dans la tête.
...
Que fais-tu ici ?
... -Comment ça ?
... -Ah oui.
... Arrête ce réveil.
... Quelle horreur.
Tu irais me chercher un truc contre le mal de tête ?
Il faut que je dorme.
Elle soupire.
Qu'Olga demande
aux enfants d'être calmes.
Au fait, je voulais te dire...
Réagis pour la folle.
-Quelle folle ? -La Polak.
Olga.
Elle a fait inhumer à tes enfants une corneille morte dans un pot.
-Pardon ?
-Elle les a fait prier.
Et elle m'a dit de sa voix de connasse
que les vivants doivent s'occuper des morts.
Nom de Dieu.
-Elle a pas tort.
-C'était une corneille.
-Ca peut leur faire du bien,
cette dimension spirituelle.
Ce que fait cette fille ne me semble pas déplacé.
Elle est croyante.
Elle croit en Dieu. -Et toi ?
-Non. -Elle enseigne pas
les "Evangiles".
Elle a recouvert son miroir d'un tissu noir et prie sans arrêt.
Elle ne restera pas.
Je me sens concernée. Elle transforme mes enfants.
Alma n'écoute qu'elle.
-Je comprends. Hier soir,
t'as voulu baiser dans la cuisine pour qu'elle t'entende.
-Tu délires.
Quelle image tu as de moi !
On sait rien d'elle.
-Mon équipe a vérifié.
On ne peut pas la virer.
Licenciement pour motif religieux.
On me massacrerait.
Sonnerie.
Bonjour, Marisa.
-Qu'elle massacre nos enfants,
c'est normal.
-Oui.
Cet après-midi, tu as le marathon pour la dyslexie.
-Quelle joie !
-Jeux de hasard, escroquerie,
exploitation de prostituées.
-Il officie encore ? -Quand il s'en souvient.
Il semble respecté de ses connaissances.
La paroisse est gérée par son adjoint, un Burkinabé.
Voici des vidéos du bar où il joue aux machines à sous.
-Il est où ?
-Justement, hier, il s'est fait tabasser.
-En plus ?
Par qui ?
-La pègre locale, sans doute à cause des dettes.
Il a fini à l'hôpital.
Le Premier ministre...
est pas sérieux. -Ne dites pas ça.
-Désolé, mon général.
-Apportez ça
au laboratoire.
Comparez avec le sang de la Madone et la mousse sur la statue.
Et dites à Rocco de nous préparer des pâtes.
D'accord ? -Oui.
-Je dois nettoyer.
J'en ai pour 2 minutes.
Accident de scooter.
Vous prenez ça ?
Mon mari aussi en prenait.
Ils l'ont soigné d'abord pour un Parkinson.
Or, il avait la maladie de Ratkine.
-J'en prends pour ça aussi.
-Ca vous fait rien ?
-Comment ça ?
-On l'a pas interdit à cause des effets secondaires ?
-Quels effets ?
-C'est vraiment lui ?
C'est impossible.
Avec des putes ? -C'est un prêtre.
-C'était un homme extraordinaire.
Oh !
Que j'ai été con !
Que fait-on maintenant ?
Il a promis de ne pas parler.
Mais comment lui faire confiance ?
-Même s'il parle, personne ne croira ce qu'il dira.
-Oui, mais mieux vaut éviter que ça arrive.
-Oui, mais...
Il soupire.
...
-Excusez-moi.
Il est où ?
-Il est parti.
-Il a pas pu partir, enfin, il a une fracture des côtes.
Il a oublié ses cachets.
-Addiction au sexe, aux jeux d'argent, impulsivité,
perte du contrôle des émotions, hallucinations.
Des patients ont attaqué
le laboratoire, ces effets n'étant pas indiqués.
-Ils sont dus au médicament ?
-Comme effets secondaires.
-Ah...
Et si on les arrête ?
-La maladie recommence.
Un déclin neurologique,
qui peut entraîner des tremblements très violents,
une perte de mémoire, un manque d'équilibre,
de la démence grave,
des défauts d'élocution, de l'incontinence.
Sans les médicaments, l'espérance de vie est réduite.
-Réduite de combien ?
-Je vous suis. -D'accord.
On frappe.
-Oui.
Je t'écoute, Olga.
-Les enfants sont à l'école. J'aimerais y aller.
-Que vas-tu faire ?
-Mes exercices.
-Au club de fitness ?
-Mes exercices spirituels.
-Tu pries ?
Montre-moi comment.
Montre-moi comment.
Très divertissant.
-Me divertir n'est pas une priorité.
-Ta priorité :
ranger l'armoire d'Alma.
Après, tu pourras y aller.
-Bien, madame.
-Quoi encore ?
-Autre chose ?
-Non.
-Tu sais, le tableau de vaches au-dessus de votre canapé...
-Oui, et ?
-Clara voulait me le laisser.
Elle me l'a donné.
-Bizarre, il était
à mon grand-père.
-Oh ! Choc.
-Désolée, j'ai été distraite.
Votre voiture n'a rien. Le cercueil n'a pas bougé.
-Faisons un constat.
-Quoi ? -Oui.
-Vous avez pilé tout à coup.
-On peut le faire après ?
On va rester ensemble.
On va pas se sauver.
Rien à faire. -J'y vais.
Une urgence de boulot.
-Quoi ? -Il le faut.
-Comment ça, tu t'en vas ?
-Occupe-toi de tout. -Comment ça ?
-Fais-le pour moi. Merci.
-C'est pas vrai. Génial !
-La voilà.
Prépare-toi.
Suis-la.
Non !
Ne t'arrête pas. -Je suis obligé.
Que faites-vous ?
-Je gère.
Allez ! Je vais conduire.
J'ai fait du rallye.
C'est parti.
On a une sirène.
-Non, madame. -Merde !
Klaxon.
Et la voilà.
-Tu ne le sais pas, mais je t'observe.
Tu as donné
deux interviews et écrit un article
sur l'Europe, auquel j'ai rien compris.
-Content que tu me lises, toi qui m'évites.
-On dirait une grenouille
prête à sauter.
-Grenouille, dauphins... Passionné d'animaux ?
-Viens marcher.
-Volontiers.
-Torrisi ne t'acceptera pas si tu descends du train maintenant.
Elle a été plus maligne que toi, elle a quitté le navire à temps.
C'est ce qu'on appelle louper le coche, cher ami.
Si je perds le vote, et c'est probable,
ne t'inquiète pas, ce sera le fiasco,
mais je vais t'entraîner, avec d'Argenzio et tout ton clan.
Ici, pas de rescapé, tout le monde coule.
-Tu crois être le seul ici à avoir des principes.
Tu sais pourquoi ? -Non.
-Parce que tu as un complexe de supériorité.
Les gens te sentent pas comme eux.
Et c'est quoi, ce délire sur les dauphins ?
Tu ne touches pas les Italiens, tu les plonges dans le brouillard.
Tu n'es pas aimé, sois lucide.
"Fin de l'idylle."
Tout est fini.
Tu mènes une guerre perdue d'avance par narcissisme.
-Ma femme me dit narcissique. -Tu vois.
-Donc, on ne fait le bien pour les autres que par vanité ?
Peut-être.
Mais là, je vais de l'avant.
Avec ou sans toi.
Définition d'un principe ? -Vas-y.
-Ca passe avant tout. Ce qui vient après est sans valeur.
Comme toi.
-J'ai encore une preuve.
Cette Vierge toute-puissante va faire des miracles.
Elle a changé ma vie. Elle sauvera l'humanité.
Je dois te parler.
Il faut qu'on décide quoi faire de la statuette.
Fabrizio,
appelle-moi sans faute.
-Déjà ? -Lis.
Vas-y, lis.
-Euh, oui.
Alors : "Yeux marron.
"Ethnie caucasienne.
"Cheveux châtain foncé."
Curly ? -Ca veut dire "frisés".
-Frisés. -Des maladies ?
-Euh... non.
-Rien ? -Non, regarde.
-Ils ont tout séquencé ?
-Hmm hmm. Il y a autre chose.
-C'est quoi ?
-Une pièce jointe.
-Pour 99 dollars, on peut avoir le phénotype.
On le télécharge ?
Ca coûte que 99 dollars.
-Il faut l'accord de Votta.
-Tu crois ? -Oui, on ne décide rien.
...
-Bonjour.
-Bonjour.
-Première visite ? -Oui.
-Vous voulez chanter ?
-Que faites-vous exactement ?
-Camilla, ma collègue, va vous expliquer.
Tu peux renseigner madame ?
-Non merci, je me débrouille.
-Si, viens.
Tu t'appelles comment ?
-Carméla. Mais "Méla", c'est bien.
-Méla.
Alors, ici, on se recueille avant de chanter.
On se libère des pensées négatives,
du poids qu'on porte.
Et quand on se sent prêt,
on passe à la Sphère.
-Je peux aller voir ?
-Non, tu n'es pas
prête à y entrer.
C'est ton tuteur qui te dira
quand tu seras prête pour chanter.
-Pour chanter ?
-En 1917, au Monténégro,
un moine adventiste a commencé à chanter
un hymne à la grâce du Seigneur et a chanté jusqu'à sa mort.
Autour de lui, il s'est créé une communauté, qui s'est étendue.
Le chant s'est répandu sur terre.
C'est le siège romain.
Depuis, le chant continue et ne peut jamais être interrompu.
Les gens se relaient.
-A quoi ça sert ?
-Nous invoquons le second avènement.
On en a besoin.
Et puis, c'est un chant purificateur, libérateur,
qui nous met en communication avec le Très-Haut.
Ce chant...
guérit les personnes qui souffrent.
Le corps devient une boîte de résonance,
qui nous fait entendre la voix du Très-Haut dans la coupole.
Une expérience transformatrice.
Il faut le faire. -Oui.
-Le mercredi à 19h, nous recevons les débutants.
-D'accord, merci.
Je viendrai sans faute.
-C'est gratuit. -Peu importe.
-Si on vient une fois, on revient.
Moi, j'ai beaucoup souffert.
Et je peux plus m'en passer.
Je me sens libérée.
-Ah, bien. Au revoir et merci.
-Méla.
Tu avais une raison de venir.
Nous t'attendons.
La Sphère aussi.
-Mon Dieu...
...
Alma, Carlo !
Surprise !
Aujourd'hui, pas d'Olga, on va au centre commercial.
Grésillements.
...
-Général.
Je peux vous parler ?
-Vous voulez dire qu'on peut voir le visage
de la personne à qui est ce sang ?
Comme ça, comme une chose normale ?
Comme dans un homicide ?
-Oui, c'est à télécharger.
Il soupire.
On télécharge ?
-Vous m'aviez parlé d'un séquençage d'ADN, pas de ça.
Pas de voir un visage.
-Ca éclaircira le mystère.
-Justement, "mystère" ! C'est le mot, un "mystère".
On n'a pas à l'élucider. -Non ?
Qui doit le faire ?
-Le Premier ministre.
-Excusez-moi, c'est une cellule de refroidissement ?
-Non, c'est un congélateur.
Les cellules sont un peu plus loin.
-D'accord, merci.
-Sole Pietromarchi ? -Oui.
-On peut faire un selfie ? -Je ne préfère pas.
-Je vous accompagne. -Merci.
-C'est un appareil génial. -C'est sûr.
-J'ai pas voté pour votre mari, mais on le sent honnête.
-Merci. -Vu les autres.
Et il a raison, ça fait peur de revenir à la lire.
Regardez l'Argentine.
Mon père n'a pas obtenu l'allocation d'aide à domicile.
On a besoin de cet argent.
Mon père a besoin de quelqu'un 24h sur 24.
-Je suis désolée pour lui.
Je me débrouille. -Vous pouvez l'aider ?
-Non, je suis navrée.
-Il s'appelle D'Agostino Augusto. Il suffit d'un appel.
-Mais non, quel appel ?
Je ne peux rien.
Me demander ça n'est pas correct.
-Oui. -Je fais mes courses.
-Nos problèmes d'argent, c'est correct ?
-Pas du tout.
-Si vous aviez ces problèmes, vous ne seriez pas correcte.
T'as des problèmes ? -Pardon ?
-Tous les mêmes !
Ta cellule de refroidissement est là, poufiasse !
-Les gens sont fous.
C'est dingue.
Bip.
"Elle te plaît ? On la prend ?"
"Comme tu veux.
"Mais qu'est-ce que tu fous là ?"
Alma ?
Carlo ?
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-Comment ça va ? -Bien, merci.
-Je vous écoute. -Alors...
On a prélevé du sang à cette femme, Sarah Collins.
A partir d'un globule blanc, on a isolé de l'ADN
contenu dans les chromosomes. -OK.
-L'ADN contient
le code de la vie, tout ce qui est nécessaire à la création d'un être.
Ethnie, sexe,
couleur des yeux.
-Venez-en aux faits.
-Quand on examine
un échantillon d'ADN,
un modèle mathématique permet de déterminer
l'aspect de la personne en question.
M. le Premier ministre,
ceci est le visage obtenu
à partir de l'ADN extrait du sang de Sarah.
-Ce visage n'a été obtenu que grâce au sang ?
-Oui, c'est ça.
-Elles se ressemblent.
Pas totalement.
-A 80% : 20% des traits ne sont pas inscrits dans l'ADN.
Ils sont déterminés
par l'environnement.
Corpulence, cicatrices,
grains de beauté... C'est déterminé par notre milieu.
-Je crois comprendre.
Vous avez fait ça avec le sang de la statuette.
-Oui, monsieur.
-Vous avez le visage ?
-Oui.
-Voyons ça.
-Il faut payer 99 dollars pour ça.
-Pour 99 dollars, je peux voir le visage de la Madone ?
-Non.
Vous pouvez voir le visage de la personne
à qui appartient le sang.
Vous êtes sûr ?
-Pourquoi ?
-C'est comme le St-Suaire, en vrai.
-Vous pensez voir Jésus ? -Non.
-Alors, quoi donc ?
-Sommes-nous prêts ?
Nous trois, ici,
à révéler ce mystère ?
Est-ce juste ? -Oui.
-Je veux le voir.
-Moi aussi.
-Tenez.
Elle toussote.
-Alma !
Carlo !
Oh c'est pas vrai...
Carlo !
Alma !
Mais où étais-tu passée ?
J'ai eu si peur.
Ma chérie !
-J'ai pris ça pour qu'Olga s'épile.
-Si elle a pas envie, ça la regarde.
On y va, j'en ai marre.
Où est Carlo ?
-J'en sais rien.
-Comment ça ? Où il est ?
S'il vous plaît. S'il vous plaît !
Vous auriez vu... -Maman !
-Mais Carlo, qu'est-ce que tu fais là-dedans ?
-Mais je jouais.
-Reste avec moi.
-Viens. -Attends !
Tu veux quoi ?
-On prend l'épilateur à Olga ?
-Arrête avec ça.
Et tu dois
veiller sur ton frère.
Ne pas le laisser seul, jamais.
C'est dangereux.
-C'est toi qui t'occupes pas de lui, ni de rien, ni de nous.
Tu t'en fiches !
-Ma chérie, excuse-moi.
Elle pleure. Pardon...
...
Pardon.
...
Calme-toi. Calme-toi.
Calme-toi.
...
Sonnerie de portable.
...
-Clélia...
Mais donne-moi ça. -Je ne peux pas.
Son Eminence l'archevêque Bozzi t'a suspendu.
Ils savent quelle vie tu mènes.
Ils ont des photos.
-Qui c'est ?
C'est qui ? Il est vivant ?
Ou mort il y a 2 000 ans ?
C'est tout ?
Merci.
-Ah...
Ah...
-Mais...
-Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
que les adeptes du Seigneur
viennent avec moi !
...
Sonnerie de portable.
...
-Voici l'analyse du sang trouvé sur le morceau de ciment.
On en avait peu, mais...
-Mais ? -C'est le même sang.
-La mousse et les particules sont les mêmes que sur la Madone.
-Ils ont dû l'emporter quand elle avait commencé à verser ses larmes.
-Mais vous savez d'où elle venait ?
-Allez !
-Allez, envoie !
Coups de klaxon.
-Marcello. -Clélia.
-Que fais-tu avec ça ?
T'as des côtes cassées, tu dois rien porter.
-J'ai pris un antidouleur.
Et elle est pas si lourde.
-Euh...
Tu as oublié ça à l'hôpital.
-Non, j'ai plus besoin de ce truc.
-Marcello...
Tu es malade.
Si tu ne le prends pas, tu deviendras une larve.
-Clélia, si le Seigneur a voulu ce calvaire pour moi, je l'accepte.
-Pourquoi Dieu te ferait endurer ça ?
-J'ai vécu un enfer.
J'étais en proie au mal, et je me sens libre.
J'ai vu la lumière.
J'ai une mission à remplir.
-C'est bon, arrête.
-Clélia, arrête d'être sur mon dos.
Klaxon.
-J'arrive. Attends-moi.
Une minute.
... Une minute !
Tiens, je te l'ai recousue.
Mets-la.
Tu me le promets ? -Je te promets.
-Il vaudrait mieux prévenir... -Qui ?
L'armée ? Les autorités internationales ?
J'espérais obtenir des réponses.
Ce visage en est une ?
On ignore qui c'est.
Est-il vivant, mort ?
Vit-il sur Terre ?
Cette statuette
continue à pleurer.
-C'est un problème.
Comment puis-je stocker tout ce sang ?
Je pensais à un camion.
-Et on le vide dans la mer ?
Ou à la banque du sang ? -Je sais pas.
Mais ça pose problème.
Et mon équipe m'inquiète.
Je le vois bien,
ils sont troublés, désorientés.
Certains prient. Sonnerie.
...
-Excusez-moi.
Oui, Marisa.
Pourquoi tous ces appels ?
*-Tu as vu la vidéo que je t'ai envoyée ?
-Non, pas encore. *-Ca concerne Sole.
-Elle a encore déconné ?
*-Elle a giflé Alma et ça a été filmé.
-Je regarde.
*-Tu t'occupes jamais de nous !
*Tu t'en fiches. *Gifle.
*Alma pleure.
-C'est en ligne ?
*-C'est viral.
-Combien de vues ?
*-Des millions.
-Quelle conne !
Elle devait être à ce putain de marathon.
Ses courses de merde !
-Tout va bien ?
-Vous avez pensé la congeler ?
-La congeler ?
-Oui.
-La Madone ?
-Essayez donc.
Allons-y.
*-Fabrizio.
*J'ai encore une preuve.
*Cette Vierge toute-puissante va faire des miracles.
*Elle a changé ma vie.
*Elle sauvera l'humanité.
*Je dois te parler.
*Il faut qu'on décide quoi faire de la statuette.
*Fabrizio,
*appelle-moi sans faute.
*Je compte sur toi.
...
france.tv access
...
A suivre...
-Si on trouvait quelqu'un qui lui ressemble ?
-Je te méprise.
-Que racontes-tu ?
Un châtiment terrible va te frapper.
-S'ils savaient,
ça changerait leurs vies.
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