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All�.
Phillips.
Je vais le prendre, Snowey.
All�, Phillips. Ici Dick Barton.
Dick.
Je suis � Limehouse.
La cabine t�l�phonique de Cloud Street.
Ils me poursuivent.
L'affaire Mitchell.
Oui. Vite, mon vieux. Quoi d'autre?
Phillips. Que s'est-il pass� ?
Vite, mon vieux.
Phillips. All�. Phillips.
All�.
Reste pr�s du t�l�phone, Snowey. Je t'appellerai plus tard.
C'est �a. - Bien, jette-le.
�coutez �a.
N'est-ce pas de la po�sie peinte en son ?
Maintenant, dites-moi ce que vous voyez.
Une vedette de police qui remonte la rivi�re.
Sotte Anna.
Ne soyez pas si banale.
Vous savez ce que je veux dire.
Ne pouvez-vous pas voyager avec moi dans votre imagination ?
Venez avec moi au soleil, Anna.
Avec des bijoux, de l'argent, tout ce que vous voulez.
Je ne tarderai pas � avoir le pouvoir.
Et avec un tel pouvoir, Sergue� Volkoff peut diriger le monde.
Vous vous laissez trop emporter par votre imagination.
Il reste encore beaucoup � faire.
Vous vous inqui�tez trop, Anna.
Vous �tes tr�s ponctuels, mes amis.
J'esp�re que vous apportez de bonnes nouvelles.
Nous y avons veill�.
Bien, et vous vous �tes d�barrass�s du corps ?
Dans le fleuve, comme vous l'avez dit.
Mais vous vous en �tes bien assur� ?
Regardez...
Dommage que ces imb�ciles anglais interviennent.
Avait-il des documents sur lui ?
J'avais donc raison.
Phillips travaillait pour le Minist�re britannique de la guerre.
Le Minist�re britannique de la Guerre. Quels imb�ciles.
Ne sous-estimez pas leur intelligence.
Assez de ces sottises.
Nous ne devons pas �chouer.
N'oubliez pas que nous n'oeuvrons pas seulement pour nous,
mais pour notre glorieux pays.
Si nous r�ussissons, et nous le devons,
nous serons tout puissants.
N'oubliez pas non plus que les hommes qui travaillent pour moi
ne commettent qu'une seule erreur.
Je veux le professeur Mitchell vivant.
Aucun mal ne doit lui arriver.
Oui, c'est bien compris.
Et aussi sa fille.
Sa fille ?
Anna, ne soyez pas sotte.
Un professeur ambitieux peut aimer son travail,
mais il aimera davantage sa petite fille.
Cette partie ici doit �tre manipul�e avec le plus grand soin.
C'est la vie de l'appareil.
Le coeur m�me de tout le m�canisme.
Bien s�r, l'id�e est stup�fiante.
Absolument stup�fiante.
Mais je n'y croirai pas sans l'avoir vu moi-m�me.
Alors regardez attentivement.
Dans une minute, l'avion entrera dans l'orbite du rayon.
Grands Dieux, Mitchell.
Vous avez r�ussi, mon vieux.
Vous avez enfin r�ussi.
Je n'ai jamais rien vu de pareil.
Vous r�alisez ce que �a signifie ? Incroyable, non, Jackson ?
Je ne l'aurais pas cru, monsieur.
Comment �a marche exactement ?
Comment �a marche ?
Le rayon est programm� pour capter n'importe
quel avion ou missile dans un rayon de 30 km.
� quelle hauteur ?
Toute hauteur op�rationnelle connue.
Que se passe-t-il exactement ?
Substances volatiles et compos�s instables sont tous imm�diatement d�sint�gr�s.
Et �a signifie quoi en langage ordinaire ?
Tout explose.
Toute essence � bord est imm�diatement enflamm�e.
Tout explosif d�tone imm�diatement.
Tout explosif ? Des bombes ?
Oui, les munitions et les bandes de mitrailleuses, etc.
Des bombes atomiques ?
Je n'aimerais pas �tre l'aviateur
avec une bombe atomique � bord qui tombe sur �a.
Je ne peux que vous f�liciter, Mitchell, pour cette incroyable r�ussite.
Cela signifie que...
Cela signifie, Sir George, qu'avec l'un de ces instruments
tous les 30 km autour de notre c�te, les habitants de ces �les
pourraient dormir en toute s�curit� dans leur lit tout le temps.
C'est une chose merveilleuse, monsieur.
Mais imaginez ce qui se passerait si elle tombait dans de mauvaises mains?
Ma foi, Jackson, vous avez raison.
Nous devons prendre toutes les pr�cautions pour la pr�server.
Vous, Mitchell, devez avoir toute la protection possible du Minist�re.
Vous devez �tre gard� jour et nuit.
Jackson, appelez-moi l'inspecteur Slade des services sp�ciaux !
Sir George, est-ce vraiment n�cessaire ?
Vous m'avez d�j� dit qu'un de vos hommes veillait sur moi.
Phillips est l'un de mes meilleurs hommes, mais il doit �tre aid�.
En fait, j'aimerais que vous quittiez cette maison.
�coutez, Mitchell. Seriez-vous d'accord pour...
Slade au t�l�phone ! - Oh, merci.
Excusez-moi.
Bonjour, Slade.
�coutez attentivement.
Oui, Sir George.
Le professeur Mitchell � Hampstead, oui ?
Vous voulez une double garde post�e tout de suite?
Et Phillips ?
Tr�s bien, je lui dirai.
J'y vais tout de suite.
Nom d'une pipe, que faites-vous ici ?
Je vous croyais en vacances ? - Je suis venu vous chercher.
Nous devons aller chercher le Pr Mitchell tout de suite.
Mitchell ? C'est justement l� o� je vais.
Pourquoi, il y a un probl�me ? Je viens de parler � Sir George.
Il est peut-�tre trop tard.
J'ai re�u un message de Phillips et je ne l'aime pas.
Phillips ? Mais il est cens� garder Mitchell.
Alors tout concorde.
Slade, il se passe quelque chose. Pas un instant � perdre.
Allons-y.
Restez ici.
J'y vais.
�coutez, Mitchell. Vous appartenez au pays, d�sormais.
Je suis s�r que vous comprenez.
Ah, bonsoir Mary.
Bonsoir, Sir George.
Allez, p�re. Tu n'as presque rien mang� de la journ�e.
Mary, vous �tes une fille sens�e, je le sais.
Vous r�alisez l'importance du travail de votre p�re, n'est-ce pas ?
Oui, bien s�r.
J'ai tent� de le persuader de partir d'ici.
S'il refuse, tout peut arriver.
Que voulez-vous dire?
Il faut se d�p�cher.
Il y a deux types avec le professeur.
Quoi, la police ? - J'en sais rien.
Il faudra s'occuper d'eux.
Essayons d'entrer par l'arri�re.
Eh bien, c'est tout. - Un avion pour Salisbury...
Oh, prenez soin de lui.
Je ne peux pas venir avec lui ? - Mais si.
Je prendrai des mesures sp�ciales.
Voyez-vous, Mitchell, � la station exp�rimentale militaire l�-bas,
vous aurez toutes les installations pour perfectionner cette machine.
Mais, de plus, vous serez en totale s�curit�.
Et maintenant, le plus important...
Il y a quelque chose de terrible ici, Slade.
Je vais essayer une fen�tre. - Attendez, j'ai un trousseau de cl�s.
Tr�s bien.
Bonsoir, Slade.
Sir George, je suis arriv� trop tard. Je suis d�sol�.
Oh, ce n'est pas votre faute, mon cher. J'ai t�l�phon� trop tard.
Vous allez bien ? - Oui, oui, oui.
Bien.
Dick Barton, que diable faites-vous ici ?
� point nomm�, comme toujours ?
Je suis mortifi�, monsieur, de ne pas �tre arriv� plus t�t.
J'ai re�u un message de Phillips.
Phillips ? Vous croyez qu'il �tait au courant ?
Il a tent� de me pr�venir.
Je crains que le pire lui soit arriv�. - Grand Dieux, o� �tait-il ?
Dans une cabine t�l�phonique. � Limehouse. J'ai entendu tirer.
� Limehouse? Oh, ma t�te...
J'aimerais pouvoir penser clairement.
Mes hommes ont fouill� la maison. Il n'y a personne ici.
En dehors de cette pi�ce, rien ne semble �tre touch�.
�coutez, Slade, c'est grave.
Mortellement s�rieux.
Cet appareil doit �tre retrouv�.
Tout �a a �t� soigneusement planifi�.
Oh, Jackson.
Vous n'avez rien vu ? - Je crains que non, monsieur.
Tout s'est fini dans l'instant et dans l'obscurit�.
Attendez un moment.
Cette main.
Oui, sapristi, c'est �a.
La main qui a �teint la lumi�re. Il lui manquait un doigt.
C'est �a, seulement trois doigts. - Trois doigts ?
Alors c'est bien la m�me ! Je l'ai vue moi aussi.
L'empreinte de cette main dans la cabine.
N�gligent de sa part, mais �a nous donne de quoi faire.
�a peut nous donner une piste.
Dites, Barton. C'est un travail pour vous.
Mitchell doit �tre retrouv�.
Mais je vous pr�viens, ce sera la t�che la plus dure que vous ayez eue
�a me convient, monsieur.
David Phillips �tait un de mes amis
Et s'ils l'ont eu ...
Mon cher monsieur, je vous demande pardon.
Professeur Mitchell, bien s�r.
Mlle Mary Mitchell, je suis ravi de vous voir.
Que voulez-vous de moi ?
Pourquoi nous avez-vous amen�s ici ?
Ma pauvre demeure.
J'esp�re que je ne vous ai pas offens�.
Il �tait indispensable que je vous voie.
Et quand vous en saurez la raison, je crois que vous me pardonnerez.
Je pense que je connais la raison.
O� est l'appareil ?
Dans la camionnette.
Vous �tes s�r qu'il n'a subi aucun dommage ?
Non.
Vous voyez, c'est sans danger.
Nous ne vous ferons aucun mal, je vous l'assure.
Ni � vous, ni � votre charmante fille.
Chacun de vous est extr�mement important.
C'est un peu g�nant pour vous, je le sais.
Mais malheureusement, ces plans de votre chef-d'oeuvre...
sont tr�s incomplets, � mon avis.
Cependant, tout va bien.
J'ai l'appareil et le cerveau qui l'a invent�...
Mais bien s�r, j'aurai besoin de votre aide.
Quand les poules auront des dents.
Vous ne voulez s�rement pas dire cela, professeur.
N'est-ce pas, ma ch�re ?
P�re, tu ne vois pas ?
Ils vont se servir de moi pour te convaincre.
Tu ne dois pas te laisser influencer. Promets-le moi.
Vous pouvez faire ce que vous voulez avec moi.
Petite sotte.
Vous ne diriez pas �a si vous saviez ce que nous pourrions vous faire.
Assez.
Je d�teste l'�motion.
Emmenez-les.
Bon, qu'est-ce qu'on va faire ?
Si seulement je le savais.
Ah si Phillips avait eu plus de temps pour envoyer un message.
On serait pas dans ce p�trin.
Deux longs et un court.
Pardon, mon gars ? - Deux Rosie Lees et un Joe Blake.
�coutez, monsieur, j'ai une th�orie sur cette affaire.
Vraiment, Snowey ?
�coutons-la.
Bien, monsieur. C'est comme �a que je comprends.
Au moment o� on partait en vacances, vous recevez un appel de M. Phillips.
Snowey, regarde.
Bon sang, patron. L'homme aux trois doigts.
Ce n'est peut-�tre pas le m�me.
Attention, Snowey.
Il s'en va.
Le patron est d�j� parti ? - Non, tu devrais faire gaffe.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu l'as fait attendre.
Il est tr�s en col�re.
Fingers.
Mis�rable idiot.
O� �tiez-vous pass� ?
Les plans ont chang�.
Eh bien, je savais pas. - Vous ne saviez pas.
Vous ne saviez pas. Idiot.
Et je suppose que vous ne saviez pas
que nous avons maintenant ce fureteur de Dick Barton � nos trousses.
Dick Barton ? Pas lui ?
Si, lui.
Et probablement � cause de vous.
Vous m'avez cach� que vous aviez laiss� Phillips appeler depuis une cabine.
J'ai pas pu l'en emp�cher.
Silence.
Maintenant, �coutez.
Mitchell et la fille sont en route pour le repaire.
L'appareil est parti avec eux.
Dans quelques heures, ils devraient y �tre.
Mais avant que nous puissions continuer, Barton doit �tre �limin�.
� tout prix.
J'aime pas �a.
Si Barton est sur l'affaire, les jeux sont faits.
Vous devenez nerveux, Fingers.
�a ne sert � rien.
Vous avez raison, ma ch�re.
Veillez � ce que le camion soit charg� � 23 heures.
Je demanderai � un des hommes de vous aider
au cas o� vous auriez peur du noir.
Chang, mon ami.
Vous avez une telle intelligence.
La finesse de l'Orient.
J'ai un petit travail pour vous.
Avant 23 heures, Dick Barton doit �tre mort.
Vous me comprenez, Chang ?
Viens, Snowey. Revenons � la voiture.
O� on va ? Au t�l�phone le plus proche ?
Nous rentrons � la maison. En vitesse.
� la maison ?
Pourquoi pas passer voir l'inspecteur Slade ?
Il est toujours l�, on peut l'appeller. - Il n'y a pas que �a.
Et Mitchell et la fille?
Et l'appareil ?
Mais, �coutez... - Viens, Snowey.
Franchement... � quoi �a sert de rentrer quand ils �taient tous l�, sous notre nez ?
�coute, vieux fr�re. �Ce n'est pas � vous de r�fl�chir.�
Oui, �c'est � vous d'obtemp�rer et mourir�.
Je connais Shakespeare.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Une gentille petite partie de Ludo ?
Je vais me coucher.
Vous coucher ?
Pour quoi faire ?
Dormir, bien entendu.
J'ai id�e que demain pourrait �tre une journ�e bien remplie.
Je pige pas.
Mais regardez l'heure.
Les pubs sont pas encore ferm�s. J'ai soif.
Oh, allez, Snowey.
Fais-toi une bonne tasse de chocolat. - De chocolat ?
Bonne nuit, Snowey.
Bonne nuit, monsieur.
M. Barton, j'ai cru entendre un coup de feu.
Que s'est-il pass�, monsieur ?
�a a parfaitement fonctionn�.
Qu'est-ce que �a veut dire ? J'ai cru entendre un coup de feu.
Mince ! J'ai bien entendu un coup de feu.
Oui, Snowey. Tu vois, je savais que �a allait arriver.
Mais, monsieur. Il serait pas temps que vous me teniez au jus ?
Tu comprendras, Snowey.
Museum 2409, s'il vous pla�t.
All�, Sir George.
Ici Barton.
Je vais bien.
Je suis mort.
Quoi ?
D'o� je parle ? Du Paradis ?
Pas encore, monsieur.
Oui, �a a fonctionn�. Comme nous le pensions.
Allez-vous l'annoncer tout de suite ?
Dick Barton a eu un accident mortel.
Oui.
Il a tous les papiers.
Et je pense que vous avez juste le temps d'�couter la BBC.
Bien.
Au revoir.
Et nous avons juste le temps d'y arriver, aussi.
O� va-t-on cette fois ? - � Limehouse.
N'oublie pas, le camion part � 23 h.
Et on part aussi. Mince ! J'ai enfin rattrap� mon retard.
Secoue-toi, Snowey.
C'est le camion. Viens, allons jeter un oeil.
Qu'y a-t-il ici ? De la bi�re ?
Du brandy, j'imagine.
Mince, patron.
Le Ritz. Au-dessus de l'entrep�t.
Pas mal.
Jette un coup d'oeil, Snowey.
Snowey.
�coute �a.
�La mission de d�fense part avant l'aube.
Les principaux militaires du monde partiront � bord d'avions d'escorte.�
De quoi s'agit-il, monsieur ? - Je ne sais pas.
J'aimerais bien.
Vite, Snowey.
C'est �a.
Heureusement, je m'en suis souvenu.
Conduire cette camionnette charg�e sera pas si facile.
On y va. C'est l'heure.
C'est pass� pr�s. - Bien, Snowey.
Au camion.
Allons-y.
Le porte-parole du gouvernement a d�clar� que la question serait examin�e.
Le d�bat continue.
Nous avons le regret de vous annoncer le d�c�s de M. Dick Barton,
le c�l�bre agent sp�cial.
Il a �t� retrouv� mort dans son appartement ce soir.
Un acte criminel est suspect�.
Je me demande o� nous sommes.
La derni�re vision rappelait un port.
Un petit port. - Un petit porto ?
Si �a vous fait plaisir.
Je pr�f�rerais un grand brandy.
Fl�te, j'ai soif.
C'est comme s'ils allaient faire une grosse c�l�bration.
J'ai l'impression d'�tre le vieux marin de Coleridge.
Du brandy partout et pas une goutte � boire.
Je ne t'emp�che pas.
Tu n'iras pas tr�s loin avec �a.
Tiens, essaie �a.
Vous avez r�ponse � tout, Monsieur.
Snowey ! Un peu de silence !
C'est du vrai poison ! �a a le go�t de l'huile de ricin !
Quoi ?
Ce n'est pas du brandy...
Ah, mon cher capitaine Korsanski.
Vous �tes arriv� � bon port, au bon moment, aussi.
Bien s�r, j'avais h�te d'entendre les nouvelles.
Madame Anna, toujours aussi belle.
Et vous, Capitaine, toujours aussi galant.
Vous avez pris toutes les dispositions, je suis donc s�r qu'il n'y aura pas d'erreur.
Les transporteurs ? - Fin pr�ts.
N'est-ce pas, Boris ?
Ne craignez rien.
Le gasoil sera l� � l'heure.
J'esp�re que notre position est totalement secr�te
et que vous avez brouill� les pistes.
Mon cher capitaine, vous pouvez compter sur moi.
Il y a eu un l�ger d�rapage, une erreur,
mais son origine, un certain Dick Barton, a �t� �limin�e.
Mais � pr�sent j'ai une petite distraction pour vous, une surprise.
C'est une belle nuit.
Vous n'aurez qu'� observer les �toiles dans environ 20 minutes
et laisser votre imagination faire le reste.
Vous avez donc pr�vu une petite r�p�tition pour ce qui se passera � l'aube ?
Oui, en effet.
Maintenant, Anna, prenez Boris avec vous et revenez vite, imm�diatement.
La com�die est termin�e.
La com�die que nous appr�cierons, contrairement aux Anglais.
Exactement.
Alors, capitaine, au revoir, rendez-vous apr�s l'aube.
Professeur Mitchell.
Ils vous ont ligot�.
Mon cher monsieur, je suis d�sol�.
Quelle ignominie.
Vous devez �tre lib�r� tout de suite.
C'est-�-dire, si tout est pr�t.
Pr�t pour quoi ?
Vous ne savez pas.
Ce n'est pas un secret.
Demain � l'aube, la mission de d�fense partira en avion.
Assez �trangement, elle va passer au-dessus d'ici.
Eh bien ?
Vous et moi allons faire les gros titres, Professeur.
Des gros titres pour le monde entier.
Apr�s cela, votre invention ira chez mes amis, qui attendent dehors.
D'abord, nous allons nous entra�ner, hein ?
Qu'en dites-vous ?
Un avion postal va bient�t arriver.
Pourquoi ?
Vous n'obtiendrez aucune aide de ma part.
Oui, j'ai pens� que vous feriez preuve d'obstination.
Dommage.
P�re, souviens-toi de ce que je t'ai dit.
Silence, ma ch�re.
Pourquoi ne le manipulez-vous pas ?
Essayez.
Pour l'endommager d�finitivement ?
Oh non, il y a d'autres moyens.
P�re, ne fais pas �a.
S'il te pla�t, non.
L�chez-moi.
L�chez-la.
L�chez-la, je vous dis.
C'est � vous de d�cider, professeur.
Cheng sera l� bient�t.
Et ses m�thodes sont ing�nieuses ...
mais assez repugnantes.
Eh bien ?
Allez, on est en retard.
Commen�ons � d�charger.
Laisse ceux-l�, va faire ton rapport au chef.
Si �a �choue, vous savez ce qui va arriver � votre fille...
Grand Dieux, monsieur. Que s'est-il pass� ?
Je ne sais pas.
Mais je ne crois pas que c'�tait un accident d'avion ordinaire.
Viens.
Il y aura plus rien dans une minute. - Non.
Et maintenant j'en suis s�r.
S�r de quoi ?
C'est le r�sultat du rayon Mitchell, Snowey.
Vous voulez dire le rayon de la mort ?
Qu'y a-t-il, monsieur ?
C'est Anna.
Tu te souviens, la femme de l'entrep�t.
Le chef en sera ravi.
Oui.
Mais il ne sera pas si ravi de ce que je viens de voir.
Venez vite.
Mince. J'esp�re qu'elle nous a pas vus.
Moi aussi !
Il ne faut pas les laisser filer.
Mieux vaut s'�clipser et garder un oeil sur elle.
Bon sang. Dick Barton.
M. Barton ?
Alors vous n'�tes pas mort, M. Barton. - Mort ?
Oh ! �coute, mon vieux. Je suis occup�.
Quelque chose de sp�cial. Sauve-toi.
Je peux pas venir aussi ?
Retourne juste te coucher. Comme un bon gar�on.
Et n'en parle � personne. Motus et bouche cousue, hein ?
Juste au moment o� je pensais qu'on progressait.
Ils roulent � tombeau ouvert.
Est-ce qu'ils nous ont vus ? - Plus qu'une chose � faire.
Retournons au camion le plus vite possible.
Oui, vous avez bien agi, mon ami.
Une balle ne peut pas faire d'erreurs.
Et nous avons appris sa mort � la radio.
Ah, Anna, vous avez vu la fin.
Que s'est-il pass� ? Compl�te r�ussite, hein ?
Oui, mais pas aussi compl�te qu'on le pensait.
Quoi ? J'ai vu l'avion tomber.
Mes yeux ne m'ont pas tromp�.
Et mes yeux ne m'ont pas tromp�e non plus.
Vous avez vu autre chose. Quoi ?
Pas quelque chose.
Quelqu'un.
Que voulez-vous dire ? Pourquoi parlez-vous par �nigmes ?
Car je connais la r�ponse � l'une d'elles.
Tout comme M. Dick Barton.
Dick Barton ?
Vous avez vu Dick Barton ?
Vous plaisantez.
Cheng me l'a affirm�, et c'est pass� � la radio.
La radio ? Vous avez �t� bern�, Sergei.
Alors... Dick Barton n'est pas mort.
Esp�ce d'idiot maladroit.
Vous l'avez tu�.
Vous lui avez tir� dessus.
Pauvre balourd.
Je vais vous montrer ce qui arrive � ceux qui me mentent.
Boris, je peux vous faire confiance. Allez avec lui.
Rejoignez le rivage.
Peu m'importe la fa�on de faire, mais ramenez M. Barton ici.
Vivant, si possible. Et d�p�chez-vous.
Le temps presse.
Ils sont partis.
Oui, mais les barils ont tous �t� d�charg�s, Snowey.
Ils peuvent les garder en ce qui me concerne.
Regarde, ces marques.
Les barils ont �t� roul�s ici.
Si on va beaucoup plus loin, on sera dans la mer.
Mais bien s�r, c'est �a.
Ils ont �t� emmen�s en bateau.
Qu'est-ce que c'est ?
Et voil� pour ton faux brandy.
Brandy, mon oeil.
C'est du gasoil.
Du gasoil ?
Je me demande s'ils ont un sous-marin.
Mais, monsieur, s'ils emm�nent Mitchell et sa machine � rayon
dans un sous-marin, on les retrouvera jamais.
Non, bon sang.
�a ne colle pas.
Une �vasion en sous-marin, d'accord.
Mais cet accident d'avion n'�tait pas un accident, pas vrai ?
Exact.
Alors le rayon agit depuis quelque part.
Mais il ne peut pas fonctionner tout en bas.
Pourquoi pas les falaises ? - Je ne sais pas.
Mais nous allons le d�couvrir.
M�me s'il faut fouiller chaque centim�tre carr�.
Jetons un coup d'oeil l�-haut.
Tr�s bien.
Faisons une pause.
Un truc qui m'�tonne, monsieur,
est-ce que Mitchell actionne le rayon pour eux ?
Il est oblig�.
La fille, �videmment.
Et une fois qu'il leur aura montr�, ils l'�limineront.
Ils oseraient pas.
Ils ont tu� Phillips, non ?
Phillips allait toujours droit au but.
Ce message, Snowey, c'�tait son dernier et il le savait.
Deux longs et un court.
Il a d� tout mettre l�-dedans.
Nous tournons en rond, monsieur.
Cet avion. Pourquoi l'ont-ils abattu ?
C'�tait pas un avion sp�cial, non ? - Un avion sp�cial ?
Snowey, tu as trouv�.
La mission de d�fense, c'est ce qu'ils visent.
Elle part � l'aube.
Pas un avion, mais des dizaines.
Cet accident d'avion �tait une exp�rience.
Encore exact, Snowey.
Regarde, c'�tait sous notre nez tout le temps.
Et voil� encore.
Deux longs et un court.
Un phare.
C'est l� o� est le rayon Mitchell.
Il faut se d�brouiller pour y parvenir.
M�me s'il faut nager pour y arriver.
Attention, quelqu'un arrive.
Petite canaille.
Je croyais t'avoir dit d'aller te coucher.
M. Barton, vous avez dit �tre sur quelque chose de sp�cial.
�a veut dire danger.
J'ai cru que vous auriez besoin d'un homme.
Oh, vraiment ?
J'ai donc d� courir tr�s vite aussi.
Tommy, tu as raison. J'ai besoin d'un autre homme.
Tu ferais quelque chose pour moi ? - Et comment.
Tu devras courir encore plus vite.
Je veux que tu ailles au poste de police avec ce message.
�coute attentivement.
Si tu r�ussis, Tommy, je te donnerai autant d'autographes que tu veux.
Tu es s�r de te souvenir ?
Faites-moi confiance, monsieur.
Bien, vas-y, aussi vite que tu peux.
Bon, Snowey, et maintenant le phare.
Nous devons trouver un bateau.
�coute, Snowey, ce n'est pas un canot � moteur ?
Oui, emparons-nous en.
Attendons qu'ils accostent. Ensuite, nous les attaquerons.
Bien, on y va.
Mince, monsieur, cet endroit me file les jetons.
Je n'en doute pas.
Arr�te �a.
D�sol�, monsieur.
Professeur Mitchell.
Professeur Mitchell.
Je n'essaierais pas de le r�veiller, si j'�tais vous.
Bonsoir, Mr. Barton.
Je suis ravi de vous voir.
�a ne m'�tonne pas.
Je m'appelle Volkoff.
Vous �tes le bienvenu. - Dit l'araign�e � la mouche.
Bient�t, vous ne trouverez pas la situation si dr�le, M. Barton.
Vous serez surpris, tout nous amuse.
Silence, vous.
Vous avez d�j� trop d�rang� mes plans.
Mais cette fois, vous �tes intervenu une fois de trop.
En ce moment, je suis occup�, mais plus tard,
je prendrai beaucoup de plaisir � vous �liminer, M. Barton.
L'entreprise est d�j� en liquidation, hein ?
�a suffit.
Emmenez-les en dessous.
Je suis d�sol� que ce ne soit pas plus confortable, M. Barton.
Mais puisqu'il vous reste tr�s peu de temps,
je suis s�r que vous me pardonnerez.
Bien s�r, cela ne le d�range pas, n'est-ce pas, M. Barton ?
Un Anglais si charmant mais si g�nant.
Il ne vous reste qu'une demi-heure.
Ensuite... - Venez, Sergei, il est l'heure.
Ensuite... Cheng rattrapera son erreur
et pensera � quelque chose de tr�s sp�cial pour vous.
Quelque chose digne du grand M. Dick Barton.
Vous ne vous en tirerez pas comme �a, Volkoff.
Oh, mais bien s�r que si, M. Barton.
Nous verrons qui fera les gros titres de la presse mondiale.
Vous ou moi.
Au revoir, mon ami.
Charmant gar�on, hein ?
C'est un monstre.
Qu'est-il arriv� aux gardiens du phare?
Ils sont en haut, prisonniers.
Ils n'ont aucune chance de passer un message, je suppose.
Non, bien s�r que non.
Volkoff s'en serait occup�.
Mon p�re ?
Vous l'avez vu ? Il va bien ?
Maintenant, rassurez-vous et ne vous inqui�tez pas.
Nous allons le sortir de l�, pas vrai, Snowey ?
C'est s�r, mademoiselle.
De plus, ce gentil gar�on, Tommy,
va s�rement porter mon message au poste de police.
C'est quoi, cette histoire ? Un sous-marin dans la baie et un rayon de la mort ?
Tu sais que je ne vais pas gober �a. Maintenant, file !
Mais c'est vrai, c'est vrai.
Le rayon de la mort va abattre ces avions � tout moment.
Oui, oui, oui. Arr�te avec tes histoires.
D'ailleurs, je suis occup�.
Je dois finir mon rapport sur cet accident d'avion.
Mais ce n'�tait pas un accident.
Il faut vous d�p�cher.
M. Barton a dit : envoie la police faire une descente dans le phare
et fais-le encercler par la Marine.
Il me l'a dit, Dick Barton en personne.
Assez, jeune nigaud.
Tu sais aussi bien que moi que Dick Barton est mort, le pauvre gars.
Quel jour on est ? Le premier avril ?
Me faire ainsi perdre mon temps ?
Maintenant, pars d'ici avant que je te coffre.
Bien, allez-y.
Mais je vais rester ici jusqu'� ce que vous agissiez.
Ne vous inqui�tez pas, Mary.
La police sera bient�t l�.
J'esp�re.
Snowey, regarde !
�a s'�claire. Il sera bient�t l'aube.
Les avions vont d�coller d'une minute � l'autre.
J'esp�re que Tommy ne nous a pas laiss� tomber.
Oh, l'heure z�ro approche.
Bient�t les avions d�colleront.
L'�chec n'est plus possible d�sormais, professeur.
Sous peu, tous les grands cerveaux militaires du monde seront d�truits.
Et rien ne pourra emp�cher mon pays de devenir le plus puissant du monde.
Peine perdue, Snowey.
Si seulement nous avions 10 heures au lieu de 10 minutes.
Ce ne sera plus long, professeur.
Dans un moment, nous les atteindrons.
Snowey, il n'y a plus qu'une chance.
Tu vois cette lampe, l�-bas ?
Si je pouvais...
C'est bien jou�.
Un peu plus loin.
C'est bien jou�.
Encore un peu plus.
Continuez. �a y est presque.
Allez, Snowey, vite.
Beau travail, Snowey.
Allez, dos contre dos.
Commence � couper.
Ce n'est pas bon.
Cherchez quelque chose de mieux dans ce bric-�-brac l�-bas.
H�, patron, j'ai trouv� une fus�e.
Vite, Snowey, apporte-la ici.
Monsieur, tirez par la fen�tre. On la verra du rivage.
�a ne sauvera pas les avions.
Si �a marche, je monterai voir Volkoff.
Partez avec le canot.
Je vais m'en occuper toute seule, allez-y tous les deux.
Bonne fille !
Allez chercher de l'aide.
En bas des escaliers, tous les deux. Abritez-vous.
Monsieur.
Descendez. Voyez ce qui se passe.
Bien, Mary, allez-y.
Ne vous inqui�tez pas, professeur. Mary est all�e voir la police.
Gr�ce au ciel, ils sont hors de danger. - Oui.
Alors, qu'en penses-tu, Snowey ?
De quoi, patron ?
De ces vacances.
FIN
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