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- On soupçonne 3 membres des Forces
d'être à la solde des Russes,
dont une qui fait partie de la Hell Week en ce moment,
Sofianne Lecours.
(cri étouffé)
Pas question qu'on la libère!
- Elle sert de taupe pour les Russes.
Je vois pas pourquoi on pourrait pas
faire la même chose, mais à l'inverse.
Ouvrez ça tout de suite!
(cris étouffés)
- Quand j'ai reçu la première vidéo,
c'était comme si j'y croyais pas.
- Ils disent de faire ce qu'ils te demandent,
sinon ils vont tous nous tuer!
Je veux pas que tu te mettes dans le trouble, Sofianne!
- J'avais juste peur qu'ils fassent du mal à ma soeur.
- J'ai besoin d'aide! Sofianne!
- Ils m'ont posé des questions sur la mission dans le Nord,
sur celle en Palestine, sur la Hell Week.
- Dallaire a sorti une TV.
(coup de feu)
J'espère que je vais être pris pour JTF,
sinon, il va falloir que je renie mes parents.
- Quand vous appelez, qui répondait?
- Des fois, Irina, des fois, Dasha,
puis des fois, c'est un homme.
- Un homme?
- Lui, je sais pas son nom et je l'ai jamais vu.
- Vous allez vous rendre
à un endroit précis avec votre voiture.
Vous allez laisser vos clés dans le coffre à gants.
Vous allez rentrer chez vous en taxi.
Quelqu'un va passer prendre les clés.
On vous rappellera pour la suite.
(crissement de pneus)
- Eh bien!
- Osti!
(sonnerie de cellulaire)
- (Savard): Oui allô?
- Oui, il y a Caroline Duchesne
qui s'approche du véhicule de Sophiane Lecours, là.
- Elle est toute seule?
- Oui. On fait quoi? On l'arrête?
- Non, on veut savoir ou elle va.
- OK, voulez-vous qu'on la suive?
- Non, non, non, non.
Le GPS va faire la job.
Attendez qu'elle rentre chez elle,
vous la ramassez et vous la ramenez ici.
- OK, parfait.
- Le véhicule est en mouvement.
(sonnerie de cellulaire)
- Ouais?
- T'es sur main libre? 339 rue Martin, c'est quoi?
- Un garage. Pas d'enseigne, pas de clients.
Ca m'a pas l'air un commerce legit.
- As-tu un visuel de l'intérieur?
- Non. Les 2 portes du garage sont fermées.
- Faites le tour. Soyez prudents.
- Non, non, non, attendez.
- Attends, attends.
- Le véhicule arrive au garage.
- Ouais, je le vois, il rentre au garage en ce moment.
- OK, allez-vous-en, allez-vous-en.
Vous retournerez plus tard quand il fait noir avec Dallaire.
- Parfait.
(démarrage du moteur)
- OK. Sofianne Lecours communique avec les Russes
avec un téléphone qui a été caché
dans les douches de la Hell Week.
La personne qui prend l'appel est dans un garage,
et Caroline Duchesne vient d'aller récupérer son char.
- Pourquoi qu'elle va là?
(sonnerie de cellulaire)
Générale?
Oui, j'arrive.
Drouin veut me voir au quartier général.
Sortez tout ce que vous avez sur le 339, rue Martin.
On en parle à mon retour.
- Parfait.
- Le bureau de gérant de carrière
a délégué le major Grenier
pour aider ceux qui vont rentrer à JTF16 à faire la transition.
Si vous faites partie des chanceux,
vous allez avoir 24 heures pour dire bye-bye à vos proches...
avant de devenir des fantômes.
Chaque Hell Week...
on a des décisions difficiles à prendre.
On vous fait vivre le pire du pire.
Et on se retrouve quand même
avec plus de candidats qu'on en a besoin.
Cette année, on a décidé d'être plus toffes
qu'on n'a jamais été dans toute l'histoire JTF!
Et malgré ça...
on va être obligés de couper du monde de qualité
qui méritait de rester.
Ca, c'est un questionnaire avec des choix de réponses.
Je l'ai rempli à ta place.
T'as bien fait ça.
C'est juste dommage que t'aies triché à ton dernier test.
Il aurait fallu que tu répondes toi-même au questionnaire.
76, un pas en avant.
Mon respect est dur à gagner, 76.
Tu l'as gagné.
- Adjudant-chef.
- Matricule 76!
Vous avez fini au premier rang de la Hell Week!
Félicitations!
Bienvenue dans JTF16.
- Merci, adjudant-chef.
Toi et 2 autres...
vous allez intégrer
les 2 sections qui s'en vont dans le Nord.
Le colonel Craig a décidé que les autres viennent avec moi
pour une mission spéciale en Palestine.
Les 2 autres soldats qui s'en vont dans le Nord...
- Je suis tellement désolé, man. J'ai pas de mots.
- C'est la 2e fois en ligne
que je me pète la gueule à la dernière journée.
Je commence à comprendre le message.
- Ce qu'il faut que tu comprennes,
c'est que t'as failli rentrer à JTF16.
T'es un fucking bon soldat.
- Je me plante dans tout ce que je fais.
Mon resto, mon chum, le camp d'infanterie...
- Tu vas pas quitter les Forces?
- Mais non.
Je te l'ai déjà dit, man, j'ai nulle part d'autre ou aller.
- Je sais pas quand je vais sortir de JTF.
Mais mon instinct me dit
que tu vas venir me rejoindre à un moment donné.
- Fais-toi juste pas tuer avant, OK?
- Promis. Promis.
- Prends soin de toi.
- Toi aussi.
(reniflement, raclement de gorge)
On lâche pas.
Bonne route! - Merci, man!
- Générale.
- Assoyez-vous.
Le PM a donné son aval pour la force spéciale.
Vous pouvez continuer à opérer comme prévu.
- Bonne chose de faite.
- Si c'était si simple, je vous aurais pas fait venir ici.
Le PM m'a expressément demandé de ramener un maximum d'otages.
- Vous êtes pas sérieuse?
- Il est furieux du meurtre d'Irina Volkova.
Il ne veut plus que ça se reproduise.
- Je comprends, mais on peut pas prédire la réaction de l'ennemi.
Ca se peut que nos gars se fassent tirer dessus.
- C'est un ordre. Et ça vient de pas mal plus haut que moi.
Les Russes ont capturé les membres d'un OBNL canadien
qui distribue des soins de santé en Sibérie.
Le PM veut négocier un échange de prisonniers
pour les ramener au pays.
Ca prend des otages.
- On peut pas garantir une prise d'otages.
On sait pas c'est qui qu'il y a au 339,
combien qu'ils sont, s'ils sont armés.
- Oui, mais vos gars vont en reconnaissance ce soir
et ils vont avoir leur réponse.
- Peu importe. On sait pas comment l'ennemi va réagir.
Va-t-il nous laisser faire? Va-t-il nous tirer dessus?
- Je lui ai tout dit ça,
mais l'ordre vient du premier ministre.
Vous ferez ce que vous pouvez en temps et lieu.
J'arrive dans quelques minutes.
- Colonel.
- Soldate Lecours, je veux vous parler.
On va peut-être pouvoir sauver votre soeur.
Le premier ministre a été mis au fait par les Renseignements
de la capture des gens de son OBNL.
Il veut organiser un échange de prisonniers.
J'ai poussé pour que votre soeur soit la première libérée,
si ça fonctionne.
Oubliez tout ce que je vous ai dit.
Il y a des chances qu'on la sauve.
Ce que vous faites est pas vain.
- Je suis prête à tout faire ce que vous me demandez.
- Justement. J'ai une faveur à vous demander.
- Tout ce que vous voulez.
- Un des membres de votre section, Elliott Dauphin,
est dans la même situation que vous.
Tout ce que vous trouvez de suspect sur lui,
vous me le rapportez.
Essayez de comprendre ce que les Russes veulent.
Il nous manque des morceaux.
- Comptez sur moi.
- Les informations sur votre dossier d'application,
c'est encore bon, ça?
Adresse, téléphone, courriel?
- Oui. - Parfait.
Vos proches sur la base vont recevoir une lettre stipulant
qu'ils peuvent pas prononcer votre nom
ni évoquer votre existence sous peine d'emprisonnement
pour une durée allant jusqu'à 5 ans.
- C'est fou, les gars, carrément.
On n'a même pas le temps d'être contents
qu'il faut déjà qu'on dise au revoir à tout le monde.
- Ivan est pas là? J'aurais aimé ça lui parler.
- Je sais pas. Il est parti comme une flèche, là-bas.
Il avait l'air fâché.
Fait que... la Palestine?
- Mais oui.
- Arrête ça, man. C'est beaucoup mieux que le Nord, là.
Il fait beau, il fait chaud là-bas.
- Mais oui, et après ça, on va aller aider les Israéliens
à rayer les Palestiniens de la map.
- Mais qu'est-ce que tu racontes?
Vous visez un stratège militaire.
Vous allez pas là-bas pour tuer des enfants.
- Arrête, là. Tout ça, c'est relié.
Anyway...
- Je vais aller dire au revoir à mon frère et à mes parents.
Mais après ça, ce serait le fun d'aller prendre une bière
avec la gang de l'infanterie.
- Ah oui, bien sûr, sauf que moi,
je soupe dans un petit restaurant
à Kanawata avec ma famille.
Mais c'est sûr que je vous rejoins, les gars,
parce que là, il faut que je me pète la face.
(rires)
Je suis saturé!
- On va s'occuper d'aller chercher vos affaires
et de les rapatrier à la base.
On va résilier vos comptes et votre bail.
Vous n'avez rien à faire.
Juste me laisser vos clés, s'il vous plaît.
- Non, non, non, non. Toutes vos clés.
Vous avez plus besoin des autres, de toute façon.
- Mon char et tout?
On vous laisse votre téléphone
et votre portefeuille jusqu'à demain.
Après ça, on va les récupérer.
- 76.
Profite de ta dernière journée.
- Merci!
Avec l'affaire du test, j'étais sûr que j'étais coupé.
- Impensable. Tu coches toutes les cases.
Ca va te servir de leçon, OK?
- OK.
- Ceux qui veulent t'aider, ils sont pas tous sincères.
Surtout en zone de guerre.
- Je comprends.
- A partir de maintenant, tu "trustes" personne,
sauf tes frères d'armes.
- OK.
- Tu peux y aller.
Vanier!
Good job.
(vrombissement du moteur)
- (Aiden): Ecoute, c'est pas de mes affaires, là, Mick,
mais on ne verra plus de monde pendant un méchant bout.
Il devrait y avoir une personne là-dedans qui va te manquer.
- Peut-être une, ouais.
Hé, Dad.
- Hé!
- Juste à te dire, pas de stress.
Je suis au courant pour toi et Rose.
Et je suis pas venu pour ça.
- C'était pas prévu. Ca s'est fait tout seul.
- Si vous êtes heureux, c'est ça qui compte.
Et si Rose est pour être avec quelqu'un dans l'armée,
aussi bien que ce soit toi.
- Merci!
- J'ai été pris à JTF16.
- Mais non! Félicitations, mon gars!
C'est incroyable, ça!
Dinguerie!
- Ca va trop vite, là.
Dans le fond, j'ai 24 heures pour dire bye à tout le monde,
et c'est ça.
A soir, j'organise un petit truc avec les chums,
et j'imagine que tu viens de rentrer dans l'infanterie,
fait que toi...
- Non, je... je pourrai pas sortir malheureusement.
- C'est ça que je pensais, mais... je tenais quand même
à venir te dire bye en personne, puis... bien... c'est ça, là.
- Tu vas me manquer, mec.
Osti de cave!
- Espèce d'enfoiré!
(petit rire)
Je me demandais aussi si ça te dérangeait
si... si j'appelais Rose.
J'aimerais se lui dire bye, à elle avec.
- Bien sûr.
- T'es sûr?
- 100%.
- Je veux pas foutre la marde, mec.
- Non, mais vous avez une histoire ensemble.
Tu tiens à elle, c'est normal.
- Merci!
- En tout cas... bonne continuation pour la suite!
T'es une machine, mec.
- T'es un crisse de bon gars.
- Le garage appartient à un certain Jean-Luc Dion.
C'est un mécanicien qui est sorti de prison il y a un an
après avoir purgé une peine pour fraude
et agression sexuelle sur une personne mineure.
Il a été obligé de fermer sa business
quand il est rentré dedans et il ne l'a jamais rouverte.
Un bien bon Jack, comme dirait mon père.
- Est-ce qu'il a un historique connu avec les Russes?
- Ca va me prendre plus de temps pour répondre à ça.
- Il y a des marches.
- Ou c'est que vous m'emmenez, câlisse?
(sanglots)
Voyons donc, je vois rien! - Taisez-vous!
(sanglots)
Restez là.
Assoyez-vous.
- J'irai pas par quatre chemins.
On sait que vous travaillez pour les Russes.
Mais on sait aussi que vous y êtes forcée.
On a besoin de votre aide.
On essaie de comprendre ce que les Russes préparent.
On veut savoir ce qui se passe au 339, rue Martin.
Pourquoi le véhicule est dans le...?
- Je gagne quoi, là-dedans?
- C'est une question de sécurité nationale.
- Vais-je pouvoir ravoir ma fille?
Vais-je finir en prison?
- Ca va dépendre de votre niveau de collaboration.
- Si je parle, ils vont envoyer à la police
des preuves que mon mari et moi on importe du fentanyl de Russie
pour en vendre sa base.
Ca va me prendre des garanties.
- C'est pas une négociation! - Colonel.
- Si vous êtes accusée de trahison envers la patrie,
votre peine risque d'être pas mal plus grande.
- Sauf qu'il y a juste moi qui va finir en dedans!
Mon mari va être libre
et il va pouvoir prendre soin de ma fille.
- Vous pensez que les Russes vont vous laisser tranquille,
car vous avez tenu votre langue?
Dès que vous êtes en prison,
vous ne leur êtes plus utile.
Ils vont envoyer vos preuves à la police, anyway.
- Je veux pas que ma fille
se retrouve avec ses 2 parents en dedans!
- Votre fille que vous avez enfermée dans une cage!
- Colonel!
- Irina Volkova s'en venait chez nous.
Je voulais cacher ma fille pour la protéger.
- Je vais faire ça simple avec vous.
Soit vous collaborez,
soit vous allez pourrir dans une prison à Edmonton.
Votre call.
- Préparez ma cellule.
(sanglots)
- Avancez.
- Ca va prendre quoi pour que vous compreniez
que vous arriverez à rien en les menaçant?
- Elle parlait pas plus avec votre approche de Calinours!
- Ca s'appelle une négociation.
Ca prend de la patience, puis ça prend du temps.
C'est la base même d'un interrogatoire.
- Vous parlez comme une police, moi, comme un militaire!
- Je suis enquêtrice militaire, pas civile.
Puis j'ai en masse de métier pour savoir de quoi je parle.
- Avez-vous déjà été déployée? - En quoi c'est pertinent?
- Avez-vous été déployée? - Non!
- Les talibans, quand ils interrogent l'ennemi,
ils négocient pas, ils utilisent
la force, la violence, la torture!
- Pas avec leurs propres hommes!
- Oui, avec leurs propres hommes et avec les civils!
Ils sacrifient les enfants.
Savez-vous quoi? Ils arrivent à leurs fins!
- Moi, j'ai été déployé, puis je préfère
combattre les talibans que de les vénérer,
et c'est la même chose pour les Russes!
- Vous allez parler au JAG bientôt, là.
Il va vous prendre en charge.
- Je veux juste revoir mon bébé.
(sanglots)
- Les choses vont se placer.
J'espère que vous allez la retrouver.
- Laissez-moi toute seule, s'il vous plaît.
(sanglots)
- Je fais pas l'apologie de l'ennemi.
Je vous dis juste que la fermeté amène les résultats!
On est en guerre! C'est cruel, c'est dur, c'est sale!
Et il faut savoir quand et comment
on peut franchir la ligne de l'acceptable!
- OK, c'est assez!
Dorénavant, vous ne participez plus
aux interrogatoires.
C'est l'enquêtrice Boivin qui va les mener avec mon appui!
- Drouin a confié à tous les deux
le mandat de diriger la force spéciale!
- Si je lui demande de choisir entre nous deux,
vous savez très bien de quel bord elle va pencher.
Voulez-vous qu'on vérifie?
C'est ce que je pensais.
Vous vous limitez au volet tactique sous ma supervision.
Le reste, vous ne vous en mêlez plus.
- Je pensais jamais voir ça dans ma carrière.
Quelqu'un qui remet Craig à sa place
comme vous venez de le faire.
Ca prend du cran.
- Ca aurait dû être fait bien avant.
Euh... Faut que j'y aille.
On se tient au courant.
(vrombissement du moteur)
(sonnerie de téléphone)
- Salut, c'est Rose Girard.
Laissez un message, mais pas trop long,
parce que ça me gosse.
Merci!
(bip de la boîte vocale)
- Euh, salut!
C'est Mick.
Je viens juste de finir la Hell Week, fait que...
dans le fond, je t'appelais pour prendre de tes nouvelles,
fait que, bien... si tu veux, tu peux me rappeler.
Salut!
(soupir)
(rire)
- Wouh! Mick!
(rire)
(♪ Morning Bells par Coco Méliès ♪)
- On n'allait pas rater ça. - C'était bien mieux, mon esti!
- Voyons, crisse, je ne te demande pas de me décrire
la Hell Week au complet, je veux juste une épreuve.
- Que veux-tu que je te raconte? Les push-ups, les chin-ups?
- Il est fatigant, voyons!
- On ne peut pas!
- Oh! Yes! - Yeah!
- Comment est-ce que je t'appelle?
Caporal-chef, Aiden?
- Caporal-chef.
- Le voici, le voilà!
(cris de joie)
- OK, je pense qu'on est dû pour des... shooters!
- All right! C'est parti!
(♪ Morning Bells se poursuit. ♪)
- Qu'est-ce qu'on boit?
(♪ chant indistinct ♪)
♪ ♪ ♪
♪ ♪ ♪
(♪ vocalisations ♪)
(rires)
- La Chicane!
- Hé! Hé! Tu t'en vas?
- Oui, je suis fatigué.
- Je peux rentrer avec toi? Mon char est au garage.
- Oui.
- Chokeux! - Hé, bye, tout le monde!
- Voyons, arrête, là! Allez! On vient de commencer!
- Il est une heure et demie!
- Déjà?
- Oui, la Hell Week m'a tuée.
- Oh, arrête ça! On va même pas se voir pendant un long moment.
- Je ne peux pas.
- Un dernier verre?
- Non.
- On prend un shot d'abord?
- J'ai dit que je m'en allais. - OK.
- C'est pas contre toi.
Bye!
- Ah... - Weird.
- Oui.
(stridulations)
(L'homme parle, indistinct.)
(L'homme parle, indistinct.)
- Hé! Je suis trop contente de te voir.
J'ai pas encore fini le souper,
mais j'ai hâte que tu me racontes.
Bien, ce que t'as le droit de raconter.
Ca va?
- T'as tué quelqu'un.
T'as abattu une femme comme un chien.
- Ivan.
Et toi, tu l'as regardée faire.
- Ta mère a neutralisé une menace ennemie.
- Une menace?
Elle était à genoux, les mains attachées.
Puis toi, tu lui as tiré dans la tête
comme une ostie de terroriste.
- Wô! Là, fais attention à ce que tu dis, là.
- Sinon quoi? Tu vas me mettre à genoux puis me "gunner"?
- Jamais de la vie!
- Touche-moi pas!
(bips)
- What the fuck?
Tirer sur un ennemi sur un champ de bataille,
ça s'appelle la guerre.
Mais qu'une médecin mette une femme à genoux
et lui explose la tête,
c'est ce qu'on appelle un crime de guerre!
- Là, ça va faire! - Vous êtes des meurtriers.
- Il y a des affaires que tu comprends pas, mon homme.
- Ca change rien sur le fait que vous êtes des tueurs.
- C'était une femme russe qui avait torturé ton grand-père.
- Vasili est mort!
Et c'est à cause d'elle.
- Si vous pensez que c'est une raison pour tuer du monde,
vous allez pas mieux que les ostis
que je m'en vais combattre dans le Nord!
- Quoi?
- Attends, là, t'as été pris à JTF16?
- Tu l'avais pas vu venir, hein?
Dans 24 heures, je n'existerai plus.
Je sais pas pour combien de temps.
Même quand je vais sortir de JTF...
J'existerai pas plus pour vous autres.
- Ivan... - Non, Ivan!
Ivan!
Ivan!
(chasse d'eau)
- J'ai pas de nouvelles de mes gars,
mais ça devrait pas tarder.
(cris, grognements)
- Quel osti de pourri ça prend
pour montrer à un kid de 17 ans
ses parents en train de tuer quelqu'un?
Un meurtre que tu nous as forcés à faire, en plus!
C'était à toi que tu aurais dû tirer une balle dans la tête,
osti de trou de cul!
(grognement)
Me trouves-tu soft, là? Hein?
On va voir si ta technique fonctionne! Sauve-toi. Hein?
- Hé! Hé! Lieutenant-colonel!
Lâchez-le!
Back off! Back off! Restez là!
Ca va, colonel?
(toux)
(sonnerie de cellulaire)
- Répondez au téléphone!
- Oui?
- (Caron): Dallaire est pogné en dedans.
- Comment ça, pogné en dedans?
- Il est rentré, il est jamais ressorti.
Il y a 2 ennemis avec lui, dont un Russe qui a un handgun.
- Fuck!
Laisse-moi réfléchir, je te rappelle.
(toux)
(bips)
- Je pense que j'ai une idée pour les sortir de là.
Laissez-moi aller.
(raclement de gorge)
(coups à la porte)
- Ah, fuck!
Ah...
Ouais?
Ah, c'est de la pizza? As-tu commandé de la pizza, toi?
- Non, regarde, c'est une erreur.
Ah, désolé! Désolé, désolé!
Vas-y.
- Go, go, go, go, go, go!
(crissement de pneus)
(♪ Copera par Metro the Savage ♪)
- Je vais t'en prendre un autre.
(raclement de gorge)
C'est ta dernière soirée en tant qu'entité légale
et puis toi, tu passes ton temps à babouner sur ton cell.
- Juste en attendant ma bière.
- Hum.
Checke Greg. Greg est paqueté raide.
(rires)
- J'espère qu'ils nous feront pas courir demain.
- Ah, laisse-le faire, il en avait besoin.
Je pense que l'interro, ça y allait.
Ca lui a rentré.
- Il t'a raconté ce qui s'était passé?
- Il est resté vague.
- J'imagine. - Toi?
- Moi, ç'a été bad de mon bord.
- Moi, itou.
C'est...
Ils se sont acharnés un peu sur mon frère handicapé.
Ils m'ont fait lire...
les menaces de mort qu'il recevait sur Internet.
Des vidéos puis... ils se moquaient de lui sur Instagram.
Ce qui m'a...
(raclement de gorge)
Ce qui m'a rentré dedans, c'est qu'ils m'ont fait lire
des affaires qu'il avait écrites lui, tu sais.
Ah, qu'il... qu'il voulait se tuer et tout.
- Je suis désolé.
(raclement de gorge)
(fermeture de porte)
(pas approchant)
- Expliquez-nous ça.
- A part les 2 portes de garage,
il y a un seul autre accès.
Je suis rentré par là.
J'ai pas vu grand-chose.
Je suis resté caché tout le long.
- Et sous le véhicule, c'est ce qu'on pense?
- Oui. Il y a du cyrillique dessus.
- Ils veulent le faire sauter.
- Les Russes ont des liens forts avec les Iraniens
et les Iraniens sont passés maîtres
dans l'art des explosifs.
- Pourquoi ils veulent faire sauter le char d'une soldate?
Si j'étais à leur place,
je ferais sauter le vôtre ou celui de Savard.
- Véhicule bélier.
Elle va pouvoir l'amener ou elle veut sur la base
sans que personne s'en rende compte
et faire exploser la bombe ou ils veulent.
- On envoie la police militaire au garage pour qu'on les arrête?
- Non, pas avec une bombe sur place.
Colonel?
- On envoie JTF16.
Je les prépare, je les envoie et ils foncent dans le tas
en faisant le plus de prisonniers possible.
- Combien de temps de préparation?
- Avec une bombe sur place, 12 heures max.
- Parfait. Montez l'opération.
Vous sortez tout ce que vous pouvez sur Jean-Luc Dion.
Je m'occupe d'informer Drouin.
- Merci pour la pizza.
- Vous et moi, on va avoir une longue conversation sur mon fils
quand tout ça va être fini.
- Légalement, à partir de demain matin, vous n'avez plus de fils.
- Fuck you.
(fermeture de porte)
- Merci pour le lift.
- Pas de trouble.
- C'est cool que tu sois venu,
même si t'avais pas l'air d'être full dedans.
- Ouais, c'est pas ma meilleure passe, là.
- Ouais, comment ça?
- JTF16, ma blonde... plein d'affaires.
- Qu'est-ce qui se passe avec ta blonde?
- C'est une longue histoire.
Bonne nuit!
- As-tu de l'alcool chez vous?
C'est pas ma meilleure passe, non plus.
Je viens quand même de me faire couper de la Hell Week.
- Mais oui, viens-t'en.
Veux-tu quelque chose à boire? Vodka, bière?
- Oui, de la bière, s'il te plaît.
- Cheers!
- Bon, bon, bon, les gars!
C'est pas parce que vous allez devenir des fantômes
que vous êtes obligés de le devenir tout de suite.
- On commande des bières, là.
Sois pas jalouse, il reste toute la soirée.
- Hé, c'est vrai, mais on ne va plus se voir.
Donc, je peux officiellement
vous dire ce que je pense de vous.
- OK, oui, vas-y, "shoote"!
- OK, bon, Aiden, mon beau grand fort Aiden...
- Beau grand fort Aiden!
(rire)
- Ah bien, hein! Sacrament!
- Je t'ai aimé, après ça, je t'ai vite hal.
Je t'ai encore plus hal.
Ouf, je t'ai même méprisé un moment donné.
- Sacrament, as-tu reçu
un cours de compliments par Dallaire, toi, crisse?
- Attends, attends, attends!
Parce qu'au début, je pensais
que t'étais juste comme un bon gars un petit peu tata, tu sais.
Mais finalement, j'ai réalisé que t'étais pas tata pantoute.
Hé, tu nous as même joué dans le dos solide!
Attends, attends, attends, attends.
- Je te laisse, vas-y.
- Mais j'avoue que j'ai réalisé
que... dans le fond, t'es juste...
t'es juste vraiment dédiée à ce que tu fais,
du début jusqu'à la fin.
Puis ça, pour vrai, je... je respecte ça.
Tu vas être écoeurant, man.
(rires)
Et toi, mon beau Mick, je comprends, là, le délire JTF16,
là, mais tu tofferas pas.
- Tu penses ça, toi? - Mais non.
- Franchement, il a fini premier à la Hell Week.
- Je m'en crisse de ça. - Comment ça?
- Parce que tu prends soin des autres.
T'es un coeur pur, Mick.
Et les coeurs purs, c'est fait pour aimer le monde.
Pas pour leur tirer dessus.
- OK, mon tour. Hum-hum.
Veux-tu savoir ce que je pense de toi?
- Bien, vas-y donc.
- Tu tolères mal l'alcool, et t'es gossante en sacrament.
- Oh! Arrête, là! Revenez danser! Venez, venez!
- C'est parti, c'est parti!
- Wouh! - Let's go!
Hé, comment ça, t'es assis? Envoye, debout!
(paroles entremêlées)
♪ ♪ ♪
(sonnerie de cellulaire)
(soupir)
- Hé, allô!
- Hé!
- Merci pour le verre. Bonne nuit.
- Toi aussi.
(sonnerie de cellulaire)
- Oui?
- Il a la clé de mon char.
- Qui, ça? - Elliott Dauphin.
La clé de mon char est chez eux.
On a pris un verre, elle traînait sur la table.
- OK. Puis comment il a réagi quand vous avez vu la clé?
- Ah, il a rien dit.
Je pense qu'il sait même pas que c'est à moi.
Qu'est-ce que je fais? Je retourne la chercher, là?
- Non. Non, rentrez chez vous. On s'occupe du reste.
Merci, Sofianne. Ca aide beaucoup.
- OK.
- Qu'est-ce que tu fais là? As-tu vu l'heure qu'il est?
- Je voulais pas te déranger, je... Encore.
Regarde, je vais y aller.
- C'est quoi, l'enveloppe?
- Rien. C'est pas important.
- Donne.
- Pour vrai, Kim...
- T'es à genoux devant ma porte avec une enveloppe.
Rendu là, t'as pas bien le choix de me la donner.
Attends.
(soupir)
- J'aurais pu t'écrire un e-mail.
Je trouvais ça trop impersonnel.
C'est pas à toi de partir.
J'en ai parlé au boss. Tu veux être promue. Tu le mérites.
- Mais toi, tu vas faire quoi?
- Je vais entrer dans l'infanterie.
Je verrai si je vais à Valcartier ou Gagetown.
(soupir)
Je suis allé trop loin trop vite.
J'ai été intense.
J'ai été weird, OK?
Je le sais que je peux pas te forcer à m'aimer.
Même si Dieu sait que je voudrais que tu m'aimes,
ça se fait pas, ce que je t'ai fait.
Je le sais.
C'est moi qui mérite de changer de base, pas toi.
- Mais tu vas perdre Steph, Nour, toute la gang du poste.
- Comme je dis, c'est pas à toi de payer.
- Hé...
Je sais pas, tu pourrais peut-être au moins
faire ton cours d'infanterie ici,
puis je sais pas, laisser le temps au temps.
Je te dis pas qu'on va redevenir proches comme on était avant,
mais ça se peut qu'on redevienne des chums un moment donné.
Je t'aime, Santiago.
Pas comme toi, tu voudrais que je t'aime,
mais je te veux pas de mal.
Je veux surtout pas
que tu crisses toute ta vie aux poubelles pour ça.
La base, c'est grand, tu sais.
(petit rire)
- Je vais le considérer.
Puis, comme tu dis, laisser le temps au temps.
- T'es mieux.
(bips de la porte)
(stridulations)
- Salut - Bye, bye!
- Attention à toi. - Oui, toi aussi.
♪ ♪ ♪
- (Rose): Cédrick m'a dit pour JTF16.
- (Mick): Cédrick?
- Dad.
- C'est vrai. J'avais quasiment oublié son vrai nom.
- Bravo, hein!
C'est quelque chose!
- Oui. C'est fou.
Ca va vite.
- Je peux pas croire que tu t'es pointé
à ta première journée à Kanawata
en disant que tu voulais rentrer dans JTF16.
Puis qu'en plus, tu l'as fait.
T'es vraiment gossant, Mick Vanier.
- Tu laisses pas ta place, toi, avec.
- Je voulais pas t'appeler,
c'est Cédrick qui m'a convaincue.
Il trouvait ça poche que ça finisse de même.
- Il est cool. T'as pogné un bon gars.
Et y a pas de sous-entendu,
je te dis ça parce que je suis content pour toi.
Comme toi, t'es contente pour moi.
- Je suis pas 100% contente que tu rentres à JTF.
- Comme moi, je suis pas 100% content que tu sois en couple.
Tu vas me manquer, Germaine.
- Toi aussi, Rambo.
- Bonne nuit.
- Toi aussi.
(sanglots)
- On va prendre les 2 sections régulières de JTF16.
Une pour intervenir au garage,
l'autre pour intercepter Elliott Dauphin sur la route.
- Dauphin va faire un attentat suicide.
- Quoi? - Back off, esti!
Dès que je me lève du siège, le char explose.
- Qu'est-ce qui s'est passé? - Accident à l'entraînement.
Un gars a échappé une grenade dans le dépôt.
- Quel gars? Qui s'est blessé? - Est-ce c'est Ivan?
- Wô! Recule, recule!
Sous-titrage: MELS
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