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Original subtitles

LA CARAVANE VERS L'OUEST

Le sang de l'Amérique est celui des pionniers, le sang d'hommes et de femmes au cœur de lion qui, d'une nature sauvage et inexplorée, firent émerger une splendide civilisation.

Avec courage et détermination face aux périls inconnus, ces hommes et ces femmes des années 1840 repoussèrent la frontière toujours plus à l'ouest, au-delà du Mississippi, au-delà des prairies, au-delà des Rocheuses, jusqu'à borner les États-Unis par deux océans.

♪ Oh Susanna ♪ ♪ Ne pleure pas pour moi ♪ ♪ Je pars pour l'Oregon ♪ ♪ Avec mon banjo sur les genoux ♪

1848, débarcadère de Westport, nommé par la suite Kansas City.

Au mois de mai, un long convoi de chariots bâchés s'y agrégea à partir de différents groupes venus des vallées de l'Ohio et du Mississippi, tous impatients d'affronter les 3 000 km d'épreuves s'étendant entre Westport et l'Oregon.

"Il n'est pas certain que les chariots partis de Liberty parviennent jusqu'ici. Pourquoi ne partirait-on pas sans eux ?"

"C'est Jesse Wingate, là-bas, qui est capitaine de tout ce bazar. C'est à lui qu'il faut demander."

"Jesse, tout le monde perd patience à attendre tous ces cinglés du Missouri. On devrait se mettre en route."

"Je sais, c'est exaspérant. Je suis aussi impatient que les autres d'aller planter ma charrue dans le sol de l'Oregon."

Bien plus loin sur la piste vers l'ouest se trouvait une autre charrue qui était courageusement partie vers l'Oregon.

"Le Visage Pâle traverse une nouvelle fois la Rivière aux Eaux Brumeuses, cheminant sans relâche vers le soleil couchant."

"Il porte avec lui cette arme monstrueuse qui décimera les bisons, déracinera les forêts et aplanira les montagnes."

"Le Visage Pâle qui arrive avec cet instrument maudit doit être massacré, ou bien c'est le Peau Rouge qui périra !"

"Voici ta mule, Papa."

"Molly, ça fait longtemps que tu me fais attendre. Pourquoi ne pas nous marier à Westport ? Tu sais bien que ça ferait très plaisir à ton père et à ta mère."

"Je ne sais pas trop pourquoi, Sam, mais je préfère attendre."

"Les gars de Liberty ! Le convoi de Liberty arrive !"

Will Banion, vétéran de la guerre du Mexique, capitaine et meneur des gars de Liberty.

"Je m'appelle Will Banion, je mène le convoi de Liberty".

"Voici Sam Woodhull, mon premier lieutenant."

"Banion ? Ah, oui, je me souviens... Avec Doniphan, au Mexique. Vous avez perdu votre poste à l'armée, n'est-ce pas ?"

"Et voici notre fille, Molly."

"Chique ?"

"Les amis, voici William Jackson. Il connaît chaque mètre de piste entre ici et l'Oregon."

"Et à ce titre, j'dirais qu'à c'que j'vois y a un tel bazar dans c'convoi qu'il vous faudrait Will Banion comme capitaine."

"M. Wingate est le capitaine de tout le convoi, Bill."

"M. Banion, je vous place à l'arrière pour rassembler le bétail à la traine."

"Les chariots de Liberty se tiendront sous le commandement de M. Woodhull."

"Très bien, Capitaine."

"Il est plus important pour ces bambins de réussir la traversée que pour les adultes : ce seront eux les vrais bâtisseurs de l'Empire."

Le 24 mai 1848, la plus imposante caravane ayant jamais cheminé à travers la Vallée Platte (Nebraska) attendait le signal du clairon : "Plein ouest !"

"Ton vœu est exaucé, Jed. Donne le premier coup de fouet du grand départ."

Deux semaines plus tard, après un parcours épuisant de 300 km, des dangers inconnus se préparent au-devant. Cette écrasante épreuve, le mécontentement et le mal du pays brisent déjà l'esprit de nombreux pionniers. Jour après jour, les chariots des plus découragés rebroussent chemin.

"Nous rentrons au pays !"

"Puis-je monter votre cheval, M. Banion ?"

"Non, il n'est pas assez sûr pour une femme."

"Vas-y, montre-lui que tu peux monter n'importe quel cheval."

"Qui vous a donné le droit de prendre mon cheval ? J'aurais pu le faire moi-même."

"Alors pourquoi ne pas l'avoir fait ?"

"C'est sans doute de cette façon que vous avez pris le cheval que vous montez, et vous avez oublié de le rendre."

"Vu que Will a pas son pistolet, si on s'expliquait toi et moi, hein ?"

"Vous, les deux coqs, vous pourrez vous battre autant que vous voudrez quand on aura traversé le Platte."

"Un combat maintenant, ça désorganiserait le convoi."

"Ils enterrent cette vieille Mme Wattles qui a fait tout le chemin depuis la Pennsylvanie !"

"Vous feriez mieux de jeter des cendres et des bâtons brûlés sur la tombe, puis faire rouler les chariots dessus."

"Pourquoi ? Les Indiens !"

"C'est un garçon ! De 4 ou 5 kilos, je dirais."

Des jours et des semaines d'un écrasant labeur se succédaient, afin de parcourir une vingtaine de misérables kilomètres par jour. Et chaque nuit, chacun se blottissait autour du feu de camp qui perçait faiblement les ténèbres environnantes.

"Courage, Jess. Tu nous a amenés presque à mi-chemin. Je pense que tu as fait aussi bien que n'importe qui."

"Eh bien, ils ont retransporté le mourant jusqu'en Californie, et là le climat l'a requinqué."

"C'est un fait, le vieillard vit encore, et ses héritiers n'ont jamais goûté à la succession."

"Hé les gars, ils ont des mines un peu cafardeuses dans le groupe de Wingate. Allons les réconforter."

"Choisissez votre partenaire pour le quadrille de Virginie !"

"Je ne pense pas que Molly devrait prendre des libertés avec un homme comme Banion."

"Banion a été flanqué dehors de l'armée pour avoir volé du bétail."

"Banion, on vient de m'en raconter à votre sujet, et je ne veux pas que vous vous approchiez de ma fille."

"Banion est un renégat de l'armée, et un voleur de bétail par-dessus le marché."

"Je ne le crois pas !"

Enfin la bifurcation au nord du Platte ! L'immense torrent qui roule vers le Grand Missouri formait pour le pesant cortège une terrible barrière, le forçant à une halte sur la berge méridionale.

Seul moyen de traverser : un ferry rudimentaire monté sur rondins de bois, et que maniait un petit groupe d'Indiens pacifiques.

"Ils prennent 10 $ par chariot. C'est trop... En plus, ça prendrait 2 mois pour nous faire tous traverser."

"Ces Indiens profitent des gens ignorants. Je vais vous montrer qu'on peut traverser ici-même, M. Wingate."

"Wingate, vous croyez que les chariots vont nager jusqu'à l'autre rive ?"

"Même une fois vos chariots équipés pour flotter, le fleuve est trop large pour pouvoir être traversé ici, M. Wingate."

"Attendez un peu, avant d'aller noyer ces chevaux !"

"Vous avez vu comme c'est profond ? Pensez à ce qui se passerait pour vos chariots !"

"Et que proposez-vous, Major Banion ?"

"Continuez à remonter la rivière jusqu'aux peupliers. Puis calfeutrez et boisez vos chariots, ils pourront alors flotter."

"Laissez-le y aller. Ce n'est pas un trouillard, lui."

"Messieurs, voici le Platte. Nous allons prendre le temps de régler un petit contentieux."

"Que diriez-vous d'une petite partie de boxe, jeunes coqs ?"

"Tu devrais me laisser ton arme, Sam. Ça pourrait partir par accident, et blesser quelqu'un."

"Combattons sans règles, si Banion ose relever ce défi !"

"Tu veux dire que tu n'exclues rien, tout est permis ?"

"Je n'aime pas ça, mais si vous voulez revenir 100 ans en arrière, je suis d'accord. Je n'exclue rien."

"Vas-y, Will ! Arrache-lui les yeux !"

"Allez, fais-lui goûter de son propre ragoût. Il a dit de ne rien exclure."

"Non, je ne vous mutilerai pas, combat libre ou pas. Levez-vous !"

"Pauvre minable au grand cœur !"

"Espèce de brute ! Vous arracheriez les yeux d'un homme !"

"Sam a voulu un combat libre, mais Will a choisi de ne pas en profiter. Il est vraiment insensé, par moments."

"Lequel a vraiment gagné ?"

"Mais... Will, bien sûr."

"Les combats s'enchaînent, semble-t-il. Je crois qu'on devrait séparer les deux convois, Banion."

"Les chariots de Banion nous quittent. On pourra s'en passer."

"Amène mes deux chariots, nous allons les faire passer de l'autre côté. Je réglerai le cas de Banion comme il faut lorsqu'il aura traversé."

"Je vais traverser puis partir à la recherche d'herbe et de bisons."

"Jesse, nous avons décidé que ce convoi allait suivre Banion et traverser au même endroit que lui. Nous pensons qu'il sait ce qu'il fait."

"Bande de sauvages malhonnêtes ! Je ne paierai pas un centime !"

Après avoir rejoint l'endroit où Banion avait déjà traversé, le convoi de Wingate stationna plusieurs jours, le temps de calfeutrer les chariots et d'arrimer des rondins sur les flancs. Puis ce fut le plongeon dans le courant perfide.

"Il faut nous débarrasser de toutes ces choses inutiles et les laisser là."

"Ne qualifie pas d'inutile la commode en noyer de ma mère ! Remets-la tout de suite dans le chariot !"

"J'ai des boutures de rosiers et des graines de fleurs, là-dedans ! Sans parler de tout ce dont j'ai besoin pour faire un chez-soi."

La rivière fut conquise, mais au prix d'énormes pertes en chariots et en marchandises. Alors apparut le témoignage silencieux d'une autre tragédie.

"Laisse-moi l'achever maintenant. On croira que c'est un coup des Indiens."

"Ils ont eu... tous... les autres."

"Retourne en arrière prévenir Wingate. Je vais m'occuper de Woodhull."

"Will, ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd'hui. Tu n'auras plus jamais cette occasion d'avoir Woodhull."

"C'est un coup des Pawnees. Woodhull doit avoir fait quelque chose de louche, ou alors Bill Jackson ne sait pas lire les signaux indiens."

"Pendant ce temps, nos chariots ne vont pas prendre beaucoup d'avance, en cas d'autres ennuis."

"Will ne m'a pas dit de le faire, mais je vous passe son bonjour. Et vous, ne me dites rien, comme ça je lui passerai le vôtre."

Le jour suivant, un marchand se présenta. Seul dans sa petite roulotte, ce nomade de la plaine voyageait entre la civilisation et la nouvelle frontière. Ne transportant pas de charrue et ne cherchant pas de terres, il n'était pas inquiété.

"Jim Bridger ! Espèce de vieux lièvre !"

"Regarde-le bien, Will, c'est le meilleur éclaireur de toutes les Rocheuses."

"Je transporte des marchandises de Council Bluffs jusqu'à mon fort de rattachement, et ça me dirait bien de me joindre à vous."

Au début de l'automne, aussi sûrement séparés par quelques petits kilomètres que s'ils l'étaient par tout un océan, les deux convois pénétrèrent lentement dans ce vaste territoire qui plus tard deviendrait l'État du Wyoming.

"Jesse, je viens de racler le fond de mon dernier baril de farine, et il n'y a pas non plus de viande, en vue, si ce n'est du cheval... Qu'allons-nous faire ?"

"Regardez ! Voilà tout au moins un signe de la présence de viande, de plein de viande !"

Des pionniers ont campé ici le 3 juin 1847 après avoir parcouru ce jour 25 kilomètres sans encombre. Brigham Young

"Brigham Young, le chef Mormon, a laissé ce témoignage sur les plaines. S'il a pu faire traverser ses épouses, je pourrai faire traverser mes chariots."

Bientôt le cri de "Bison !" courut le long de chacun des deux convois. Chaque homme valide s'arma alors en vue de la chasse la plus importante dans la vie des hommes, celle visant à rassasier de viande les ventres affamés.

"Pour le bison, le mieux c'est l'arc."

"J'vais l'remettre dans la tourbière."

"Will Banion, t'es qu'un imbécile-né. La Providence nous a flanqué cet animal là-dedans afin qu'on l'y remette !"

À travers le Wyoming et par-dessus la première chaîne des Rocheuses, refroidi par les gelées de début octobre, le convoi de Banion s'arrêta au vieux Fort Bridger, quelques kilomètres à l'avant de Wingate.

"Eh bien, Will, voici ma maison."

"Et voici mes femmes !"

"Celle-ci, je l'appelle Va-au-Diable."

"Et celle-là, elle est plus jeune et plus belle, alors je l'appelle Va-en-Enfer."

"Joe Dunstan, espèce de vieux putois ! Toujours au service de l'Armée ?"

"La cargaison de la Baie d'Hudson a du retard. Il ne reste que quatre bouteilles."

"Tu sais tenir ta langue, Jim ?"

"Aussi sûr que cette mauvaise gnôle a atteint mon estomac vide !"

"J'apporte à l'est une nouvelle importante : on a découvert de l'or en Californie !"

"Toi et Jim, vous feriez mieux de prendre votre cuite aujourd'hui. On reprend la route demain midi."

"Et maintenant, autre chose : tu te souviens de l'affaire Will Banion ?"

"Je porte également une dépêche à ce sujet. Un avocat du nom d'Abe Lincoln, de retour chez Banion, a remué un peu les choses."

"Banion a été viré de l'armée pour avoir volé du bétail."

"Eh bien, une enquête a été menée après la guerre, et Banion réintégré. On a découvert qu'il avait réquisitionné ce bétail pour empêcher son détachement de mourir de faim."

"Laisse-moi l'annoncer à Banion. Ça le réjouira particulièrement de l'entendre, à cause d'un jolie fille."

"Jim, je vais devoir y aller. Je voudrais rejoindre la cabane de Mousseau avant la tombée de la nuit."

"Peux pas... J'ai des nouvelles... importantes... à donner."

"Bill, y'a plus beaucoup d'gnôle, mais bon, elle est pour toi."

"Tu m'ferais confiance, Bill, au nom du bon vieux temps, quand les amis étaient de vrais amis ?"

"J'ai des nouvelles importantes à te dire, Bill, dès qu'on aura fait un peu de tir à l'ancienne."

"C'est pas un tir raisonnable, ça, Jim. Le gâchis intentionnel, ça crée une envie malheureuse."

"Au bon vieux temps révolu, quand un ami pouvait faire confiance à un ami."

"Joe Dunsan était là, et il m'a laissé un message te concernant."

"Ah c'est bizarre, j'arrive pas à m'rappeler ce que c'était, depuis que cette partie de tir m'a dessoûlé !"

"Ça doit être à propos de la découverte d'or en Californie, mais j'en suis pas sûr."

"Pourquoi tu tentes pas ta chance là-bas plutôt qu'en Oregon ?"

"En attendant, je vais me ressoûler pour voir si j'arrive à me rappeler du message."

"Fort Bridger, Molly. C'est là qu'on va se marier."

"Je pars tout de suite pour la Californie."

"Tu penses encore à Banion !"

"J'ai promis de ne jamais le revoir."

"Mais je vais faire une autre promesse. Si jamais je découvre que je me suis trompée à son sujet, je me traînerai à genoux pour lui demander pardon !"

Le murmure secret concernant l'or traversa comme l'éclair le campement de Liberty. La Californie devint la terre promise. Mais ce n'était qu'en pensant au mariage de Molly que Banion avait donné l'ordre de séparer définitivement les deux convois.

"T'es sûr qu'il reste pas d'la gnôle quelque part ?"

"Faut que j'en trouve. J'ai un truc à dire à Banion."

Cette nuit-là, un esprit de vacances s'installa dans le campement de Wingate. Tout le monde se mit sur son trente-et-un en vue du mariage de Molly.

"Il faut pas te marier à Sam Woodhull, tout au moins pas avant que j'sois suffisamment soûl pour m'rappeler c'que j'ai à te dire."

"Joe Dunstan m'a fait part d'une bonne nouvelle pour Banion. Elle est enfermée là-dedans en attendant une quantité suffisante d'alcool pour la libérer."

"Tu ne crains pas de dépasser le seuil de la remémoration ?"

"Ça y est, je l'ai !"

"Will Banion n'a pas volé le bétail. Il l'a simplement pris pour empêcher son détachement de mourir de faim. Il a été innocenté et réintégré."

"Tu peux trouver des chevaux, et m'emmener jusqu'à lui ?"

"Sam, nous avons mal jugé Banion."

"Je pars le rejoindre. Maintenant !"

"Éteignez ces feux ! Barricadez !"

"Je pense qu'ils attaqueront à l'aube, comme toujours."

"Qu'on aille chercher Banion !"

"Bon sang, aucun homme ne peut passer. Nous sommes cernés."

Aucun homme ne pouvait passer.

Après une nuit de vigilance survint l'aube, rapide, soudaine et de mauvaise augure.

"Pourquoi personne n'a-t-il essayé de rejoindre Banion ?"

"C'est vous, Will Banion ? Vous êtes revenu ?"

"Comment va Molly ? Je peux la voir ?"

"Désolé, Banion, mais Molly a promis à Sam Woodhull de ne jamais vous revoir."

"Will Banion !"

"Will, de toute manière, je crois que je vais rester là jusqu'à ce que Jim aille mieux."

Retardé de plusieurs semaines par la perte d'hommes et de chariots, Wingate poursuivit sa route malgré un nouvel obstacle : les premières neiges.

"J'voudrais bien d'la bonne gnôle ! J'ai oublié si j'me suis rappelé de vous dire c'que j'ai oublié de dire à Banion quand j'étais pas assez bourré pour pouvoir m'rappeler."

"Je pars demain traverser la montagne jusqu'en Californie."

"Vous avez un message pour quelqu'un ?"

"Dites simplement à Will que je l'attendrai dans l'Oregon."

Plusieurs centaines de kilomètres à l'ouest de Fort Hall, troisième et dernier avant-poste le long de ces 3000 km de labeur, de danger et d'épuisement, se trouve un célèbre poteau indicateur qui sépare la piste en deux directions. C'est là que Wingate rencontra l'obstacle le plus important : l'avidité !

DIRECTIONS : CALIFORNIE / OREGON

"J'en reviens tout juste. L'or jaillit de chaque pierre. Jetez vos charrues et sortez vos pioches."

"Ne l'écoutez pas ! Supposons qu'il y ait de l'or : combien d'entre vous en trouveront ? Alors que vous êtes certains de trouver une parcelle libre en Oregon."

"Le pelle et la pioche n'ont jamais bâti un pays. Il vous faut une charrue."

"L'Oregon a besoin d'être peuplé, et c'est vers là que partent maintenant mon chariot, ma charrue et ma famille !"

"J'emmène un certain nombre de gars vers la Californie. Adieu."

"Je sais que tu ne te marieras pas avec moi. Et si j'arrive à trouver Banion, tu ne te marieras pas non plus avec lui !"

Mois après mois, au sein des Rocheuses, traversant au nord-ouest le pays aride des Shoshones et la puissante rivière Snake, les Hommes de la Charrue restèrent fidèles à leur but.

"Sommes-nous loin de l'Oregon ?"

"Mais vous êtes déjà en Oregon. Bienvenue dans le plus grand territoire sur cette Terre !"

"Prions."

Printemps 1949. Qu'en est-il de ceux qui constituèrent le gigantesque convoi courageusement parti de Westport ? Certains ne trouvèrent que défaite et amère désillusion, d'autres trouvèrent le pied de l'arc-en-ciel.

"Banion ? Sa cabane est sur le coude de la rivière. C'est curieux, vous êtes le deuxième étranger qui cherche à le voir aujourd'hui."

"J'te cherche depuis si longtemps, Will, que j'ai perdu toute notion du temps."

"J'voulais t'informer que Molly m'a dit qu'elle t'attendait dans l'Oregon."

♪ Oh, alors, Susanna ♪ ♪ Ne pleure pas pour moi ♪ ♪ Je retourne en Oregon ♪ ♪ De la poudre d'or sur les genoux ♪

"Désolé, Will. Je sais bien que tu tenais à épargner cet animal, mais j'avais de la graisse de lard sur le doigt et ça a glissé..."

L'habitat d'un de premiers colons de l'Oregon.

♪ Oh, alors, Susanna ♪ ♪ Ne pleure pas pour moi... ♪

Traduction : unheimlich 04/2021

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