All language subtitles for Eaux.Turbulentes.S03E04.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

- Mon mari a dû vous dire que lui puis le jeune...

- baisaient? - Pourquoi les suivre?

- Peut-être me donner le courage de le quitter.

- Marianne, veux-tu m'épouser?

- Puis ça? - Une plaque volée y a cinq ans

- sur un pick-up, j'ai vérifié. - La plaque est à qui?

- Edwina Bonin de Parry Sound. - J'ai rien fait de mal.

- Avoir un échantillon de votre salive, ça pourrait aider.

- Le propriétaire, Michael Marlow, 43 ans,

- il vit à Queensbury. - On y va.

(musique de suspense)

(musique techno en sourdine)

(indicatif musical)

- Bonsoir. On cherche un certain Michael Marlow.

Vous le connaissez?

- Qu'est-ce que vous lui voulez à Michael?

Police de Queensbury.

- On peut savoir qui vous êtes? - Sa femme.

- Votre mari, est-ce qu'il est ici?

Il est à l'hôpital.

- Depuis quand? - Depuis Noël.

Cancer du poumon stade 4.

Qu'est-ce qu'il vous a fait?

- Il vous doit un ticket? - Non.

Est-ce que ce serait possible de voir l'intérieur

de votre camionnette, s'il vous plaît?

(musique inquiétante)

- Allô. - Hum.

Il est quelle heure?

Il est 6 h.

Merci.

- J'imagine que si t'es pas pressée ce matin,

c'est que ça a pas donné ce que tu voulais hier soir.

- Reste une vérification à faire.

Mais je pense que c'était pas le bon camion. - Hum.

Quoi?

Tu viens de divorcer.

T'as déjà envie de te remettre la corde au cou?

Ayoye.

C'est une blague.

Hum.

Non, c'est juste que...

Je vois le temps qui passe et...

je sais que t'es la femme de ma vie.

Mais...

- si tu veux pas... - Non, c'est juste...

c'est juste que le moment est pas génial.

Avec Billy, Kalia...

mon enquête qui débouche peut-être sur un réseau.

C'est un mauvais timing.

C'est tout. Tu comprends?

Ouais.

Je comprends.

- C'est moi la première dans la douche.

(musique triste)

(écoulement)

L'infirmière en chef confirme,

Michael Marlow était à l'hôpital

quand nos deux suspects ont jeté le corps d'Aponoi au restaurant.

- Sa femme publie des photos de ses recettes sur Facebook.

Typique sociopathe.

Où est-ce qu'ils se cachent, eux autres?

- Sont peut-être juste pas à Queensbury.

(musique inquiétante)

(musique techno)

(fermeture de portière)

(musique d'action)

- T'étais où? - Viens m'aider. Envoye.

J'ai passé la nuit à me cacher, y avait des beux partout.

- T'es malade! - Hé, ta yeule

puis aide-moé. Viens-t'en icitte.

Aide-moé.

(cris étouffés)

Arrête de bouger, esti!

- On va la crisser dans la chambre.

(musique trépidante)

- Ils roulent sur Greenwood puis ils tournent sur Canmore Road.

- Mais sont passés ailleurs pour aller au centre-ville.

- Ça, c'est la maison avec une caméra.

Si on continue par là, Canmore Road se divise

en trois routes; deux vers Queensbury,

une vers le village de Silver Fish.

- Puis y a rien qui dit que leur cachette

puis leur domicile sont au même endroit.

On tourne en rond.

Les camionnettes qui ont fait l'objet de vérifications,

- ça donnait quoi? - Y en a plus d'une centaine.

On va s'y prendre autrement.

- Sergent-détective Carignan.

Je parle bien avec M. Dermot MacAllister?

C'est au sujet de votre entraîneuse sportive,

Mme Elisabeth Harris.

Oui. Oui, c'est ça.

J'aimerais savoir à quelle heure vous avez fini

votre entraînement avec elle lundi dernier?

Vous étiez blessé...

Donc vous avez pas vu Mme Harris du tout ce jour-là?

OK. Je vous remercie, monsieur. Bonne journée.

(musique mystérieuse)

(ding-dong!)

Bonjour.

Elisabeth Harris, je suis la femme de Jeremy.

Hayden faisait des travaux chez nous.

Une lasagne. Attention, elle est encore un peu chaude.

C'est gentil.

Merci.

- Je suis venue vous offrir mes condoléances

puis celles de mon mari.

Hayden était tellement gentil.

Je suis pas encore maman, mais je peux imaginer.

- Le suicide... - Mon fils s'est pas tué.

- Ah, désolée, j'avais compris ça.

Je suis vraiment désolée.

La police sait ce qui s'est passé?

Pas encore.

Mais s'ils trouvent pas, moi, je vais trouver.

Je vous comprends.

Si jamais vous avez besoin de quelque chose...

n'importe quoi, même juste parler,

hésitez pas.

OK.

Madame.

Vous, vous savez si mon Hayden, il voyait quelqu'un?

Vous l'avez peut-être vu ou entendu?

Non. Désolée.

(musique angoissante)

- Cabine simple, caisse courte, la carrosserie,

les phares avant...

La forme des pare-chocs...

Cherchez pas, c'est un 2013, votre pick-up.

- Merci, ça va vraiment nous aider, monsieur. - Y a rien là.

Depuis le temps que je vends des chars... - Bonne journée.

- Il nous reste juste une vingtaine de camionnettes.

- On vérifie tous les propriétaires,

les dates puis les lieux.

- Je commence avec les villes liées au dossier d'Alponi?

- Ouais. Wawa, Queensbury. - Temiskaming Shores.

Parry Sound aussi; là où la plaque du pick-up a été volée.

Nos suspects habitent peut-être là-bas.

- C'est vrai, la plaque volée à Parry Sound...

(musique rythmée)

Marianne.

Il y a un F150 bleu 2013

qui a été volé à Barry.

C'est pas loin de Parry Sound, ça.

La plaque d'immatriculation a été volée quand déjà?

- 13 septembre 2015. Puis toi, le pick-up?

- Il a été volé deux jours avant.

Barry est à une heure et demie de Parry Sounds.

- C'est un peu trop loin pour nous.

Peux-tu trouver les coordonnées de l'agent qui s'est occupé

du vol de la camionnette? On va l'appeler.

- Une petite promenade dans le quartier?

(ouverture de porte)

Vous êtes pas en état d'arrestation.

Vous êtes libre de partir quand vous voulez.

Vous avez compris, madame Harris?

Hum.

- Ahem! Alors j'ai parlé à votre client,

M. MacAllister.

- Vous allez nuire à ma réputation.

Selon lui,

votre rendez-vous était pas à 15 h, mais à 16 h.

Sauf...

qu'il a annulé votre séance ce jour-là.

Vous avez dit que vous êtes partie de l'hôtel à 15 h.

Qu'est-ce que vous avez fait jusqu'à 17 h

si vous êtes pas allée chez lui?

J'ai roulé.

Je ne savais plus où aller, je ne savais plus quoi faire.

- Est-ce que quelqu'un vous a vue?

Vous vous êtes arrêtée quelque part?

Donc vous avez roulé pendant deux heures, c'est ça?

- Hum-hum.

- Vous êtes consciente que vous avez pas d'alibi

pour une possible affaire de meurtre?

C'est mieux de dire la vérité.

C'est ça la vérité.

(musique trépidante)

Quand je l'ai vu partir de l'hôtel,

je voulais lui dire ce que j'avais sur le coeur, mais...

Qu'est-ce que ça aurait donné?

(coups de klaxon)

(musique de tension)

J'étais malheureuse, j'allais pas le tuer, quand même.

- Elisabeth Harris, vous êtes en état d'arrestation

- pour entrave à la justice. - Non.

Mes empreintes, prenez-les, je collabore.

- Vous avez le droit de garder le silence,

tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Vous pouvez parler à un avocat ou on peut vous en offrir un d'office.

Vous allez peut-être y penser deux fois avant de mentir

à un officier de police.

(ouverture de porte)

- Ça va faire, le niaisage. - Envoyez-moi un tech

pour les empreintes, s'il vous plaît.

- Elle aurait suivi son mari et son amant jusqu'à l'hôtel

pour faire demi-tour sans s'être vidé le coeur? Non, non, non.

- Une femme trahie qui suit son mari,

sans alibi, habillée en suit de sport...

C'est que c'est la femme qu'on a vue au lac Bleu.

- Puis tu vas voir que les empreintes sur la rive

puis celles du sac vont le prouver.

- Dommage qu'il y ait pas eu de témoins pour le vol du pick-up.

- J'espère qu'on va avoir plus de chance ici.

(ding-dong!)

- J'étais chez mon garçon quand ma plaque d'auto a été volée.

J'avais un gros dégât d'eau ici.

- Mais votre voiture était restée ici?

Oui. Puis le voleur

en a profité. Ça a tout pris

pour avoir une plaque après.

Elle était stationnée là?

Oui.

- Est-ce qu'il y a des gens qui savaient que vous alliez

être absente cette nuit-là?

Bien, mes voisins.

Ils sont assez senteux.

- Est-ce qu'ils ont vu ou entendu quelqu'un?

Non.

- Est-ce que vous avez déjà vu

cette camionnette-là? Ou ces hommes-là?

Je sais que c'est flou.

Ça vous dit quelque chose?

Non.

(musique angoissante)

(halètement)

Ouvre la bouche!

- Non! Laisse-moi sortir.

- Prends-la, prends-la! Je veux pas te faire de mal.

Envoye, ouvre la bouche.

Tu mourras pas! Fais-moi confiance.

Ouvre la bouche, tu vas aimer ça.

- Rentres-y, sacrament! - Ouvre la bouche, câlice!

Montre.

Montre!

- Esti, elle l'a pas pris, man. - Quoi?

Ouvre ta crisse de bouche.

Ouch!

- Fuck! - Qu'est-ce tu fais?

- (armement) - Là, t'avales ou je t'éclate!

Wô! Wô, wô, wô...

(musique de tension)

Ouvre la bouche.

Ouvre la bouche, j'ai dit!

- Montre-le! Ouvre la bouche!

- Montre. - Lève ta langue.

Lève!

Fuck d'esti de câlice.

(gémissement)

(pleurs)

Merci.

- Tu vas bien? - Bien oui.

- Je suis content de ton appel. - Bien oui.

Je suis pas surpris.

Le milieu minier est rendu avec des technologies de pointe.

C'est plus difficile d'y rentrer.

T'étais agent de sécurité

dans les mines, t'as pas des contacts?

- Ouais, mais ça fait trop longtemps.

Mais toi, tes recherches, ça donne rien?

- Salaire minimum, temps partiel.

Ce qui paye, c'est les shifts de nuit puis...

y a comme rien qui me tente.

- J'ai un ami qui est propriétaire d'un magasin de musique.

Je pourrais lui parler de toi.

Je sais pas s'il a besoin de quelqu'un ou si ça paye.

Au moins, j'aurais du fun.

- Ouais. OK, je lui parle de toi.

Merci, Charles.

Hé, mais parles-en pas à maman, OK?

Elle serait trop contente d'avoir raison.

T'as tort.

Ta mère, elle a du coeur.

Hum. Elle veut juste que tu sois heureux.

- Peut-être là, mais...

J'haïs ça, on dirait qu'elle me fait tout le temps douter.

- Ouais, c'est elle qui doute de tout.

Elle l'a pas eu facile, t'sais.

Avec mon père?

Non, ses parents.

Mais je devrais pas parler d'elle avec toi.

On change de sujet, OK?

- Moi, ça me fait du bien de la voir autrement.

Hum.

Tu l'aimes beaucoup, hein?

Ouais.

Elle aussi, elle t'aime.

- Je pense encore que le voleur de la plaque le savait

qu'Edwina Bonin était pas chez elle cette nuit-là.

- Moi aussi, je pense ça. - Une jeune femme vient déclarer

- une personne disparue. - Tu l'as installée dans la salle?

- Oui. - Parfait.

Merci, on s'en occupe.

- Tu prends le lead? - Absolument.

Good.

Sa famille est en Alberta.

Je leur ai parlé, mais...

personne a eu de ses nouvelles. Puis ici, personne l'a vue.

Même à la job, elle est pas rentrée.

- Vous travaillez où, toutes les deux?

Au centre de tri Deuxième vie.

- Est-ce qu'elle fréquentait quelqu'un, Stella?

Raconte-nous ce qui s'est passé

la dernière fois que tu l'as vue.

C'était au Royal 2000.

Stella s'emmerdait, fait que...

- elle est partie avant moi. - Il était quelle heure?

- 11 h 30 peut-être.

- Te rappelles-tu des clients qui étaient là?

- Des hommes qui jouaient aux cartes,

mais je les regardais pas trop.

Je pense que c'était des motards.

Il y avait aussi le douchebag qui est tout le temps aux machines.

Tu peux nous le décrire?

Vingtaine...

tattoos,

camisole, tu vois le genre.

Il y avait aussi un autre gars

assis à côté du douchebag.

Il a payé un verre à Stella.

- Il ressemblait à quoi? - Je l'ai pas tant vu.

Il était grand puis costaud.

Son âge?

C'était pas un jeune.

40 peut-être.

Vous pensez qu'il s'en est pris à Stella?

- Te rappelles-tu ce qu'il portait?

- T-shirt...

jeans.

Bien ordinaire.

- As-tu vu quelqu'un partir en même temps

ou un peu après Stella?

Puis le gars qui lui a payé un verre?

- Il est retourné aux machines quand Stella l'a ditché.

J'ai tout ce qu'il me faut.

On va commencer par aller chez elle.

- OK? - Ça nous prendrait...

une bonne photo de son visage. Est-ce que t'en as une?

(musique mystérieuse)

- Stella Nolan est une anishinabekwe?

- Oui, Stella Nolan-Awashish.

- Vérifiez si elle peut être dans un des centres de soin

des communautés aux alentours. Merci.

- Qu'est-ce qui se passe? - Une possible disparition.

Encore une jeune femme autochtone.

- OK. Je te retiens pas. Juste te prévenir

que j'ai invité Billy et Kalia à souper ce soir.

- C'est correct? - Ah oui?

J'ai gaffé, quoi?

- Non, Non, non. Au contraire, merci.

- Hé, bonne chance. - Oui.

J'allais te faire signe.

Ah.

- La grandeur du soulier d'Elisabeth Harris

diffère de deux points par rapport

aux traces d'espadrilles laissées sur la rive.

- OK, puis l'empreinte digitale sur le sac à dos?

C'est pas la sienne.

OK, merci.

- Pas encore une Autochtone! - C'est pas de leur faute

- si elles font enlever. - Non, c'est pas ça.

- Certains policiers sont plus laxistes que d'autres.

Les criminels le savent puis ils en profitent.

La dernière fois qu'on l'a vue, c'est au bar Royal 2000.

- Aucune chance d'avoir des caméras là-bas.

- Pourquoi? - Ça appartient aux motards.

- Réseau de traite de femmes, des motards, ça ferait du sens.

- On les connaît bien, ils sont plus dans la dope

- que la prostitution. - On y va.

(toc-toc!) Stella?

Stella Nolan?

Sergent-détective Desbiens.

(toc-toc!)

(cliquetis)

- Enquêteur Duquette de la police de Queensbury!

Stella?

Stella?

Je m'occupe de la salle de bain.

Ses produits, sa brosse à dents, tout est là.

La douche puis la serviette sont encore sèches.

- La propriétaire a dit qu'elle l'a pas vue depuis avant-hier.

J'ai l'impression que ça s'est passé au Royal 2000.

J'ai pas vu son téléphone. Peux-tu l'appeler,

- s'il te plaît? - Oui.

(sonnerie d'appel sortant)

J'entends rien.

- On va faire le tour des voisins.

J'appelle la technique?

Ouais.

- Oui, Darren? Tu peux commencer la recherche

pour le téléphone de Stella Nolan-Awashish.

On va aussi avoir besoin du relevé

de ses dernières transactions.

- Tony, combien de temps pour un télémandat au Royal 2000?

J'ai aussi besoin de quatre agents; deux dans son quartier--

Wô! « Quatre agents... »

- Deux, pas plus. - Tony...

Elle peut être avec des rabatteurs.

Si c'est le cas, elle le sera pas longtemps.

J'ai absolument besoin de trouver des témoins.

- OK. Quatre d'abord. Tu pourras pas m'accuser d'être laxiste après ça.

- Puis? - Puis quoi? T'as pas de mobile,

t'as pas de preuves...

tu clos l'enquête. C'est un suicide, Charles.

- On a vu une femme au lac, faut trouver qui.

- C'est une randonneuse qui est tombée sur le sac,

elle en a profité, elle a tout pris dedans.

- Il y a trop de questions sans réponses, je peux pas.

Donne-moi quelques jours.

- On a déjà trop pris de temps avec ce dossier-là.

- Trois jours. - Trois jours?

- Puis c'est mieux de donner de quoi.

- Darren, j'ai besoin que tu me sortes

toutes les communications qu'Hayden Lamarre a pu recevoir.

Non, celles qu'il a reçues après son décès.

OK. Puis ses courriels aussi.

Hein? OK, merci.

(son des machines)

- Sergent-détective Desbiens.

- Ouais. - Vous êtes le patron?

Ouais, puis?

- J'ai des questions à vous poser.

Ça concerne une disparition.

J'ai rien vu.

Le mandat de perquisition.

Personne fouille mon bar.

- On va seulement vérifier les endroits

où votre clientèle a accès: ici...

les toilettes, l'extérieur.

OK.

- Est-ce qu'y a un autre endroit où votre clientèle peut aller?

Non.

- Une jeune fille qui était ici hier. Portée disparue.

Elle s'appelle Stella Nolan-Awashish.

Je la connais pas.

- Nom et coordonnées, s'il vous plaît.

(musique trépidante)

T'as pas oublié quelque chose?

Fuck.

- Je l'avais knockée au GH, je suis pas cave.

Là, j'ai ramassé ta marde, fait que crisse-moi patience, OK?

- Y avait sûrement des caméras! - Es-tu fou, câlice? J'avais checké.

- On est peut-être sur les radars.

- Si t'avais pas gardé l'autre fille aussi longtemps,

on aurait notre cash puis tout irait bien.

- Elle était malade! Elle pouvait pas travailler de même!

- Ta yeule! T'étais bandé sur elle!

(toux au loin)

J'arrive, mon coeur.

(quinte de toux)

Aponi?

Aponi?

Fuck, Aponi!

Aponi!

Non, non, non, non, non! Non, non, non, non, non!

- Là, le pick-up, il reste dans la cour.

Si on a besoin de sortir, on va prendre ton bazou

puis on passe par Silver Fish.

On va leur dire que la fille était malade,

que c'est pour ça qu'y a eu un délai.

Faut jamais que Toronto apprenne qu'on a eu Aponi avant elle.

- Le passeur, lui, il le sait? Il peut nous stooler?

Je m'occupe de lui.

Toi, fais ce que t'as à faire. T'as deux semaines.

Comment tu veux je fasse ça?

- Augmente les doses, crisse, je le sais-tu, moé?

Mais elle, là... Hé.

Elle là, tu la perds pas.

(musique rock)

- Tu sais quoi du gars qui jouait aux machines à côté de toi hier?

- Je sais pas c'est qui, sacrament.

- Y a du fentanyl là-dedans?

- Il t'en achète, c'est ça? - C'est ma poudre.

Je vends rien.

- Richard DaSylva, je vous arrête--

Hé, come on.

On peut-tu parler? Non?

OK.

Si t'as une monnaie d'échange,

c'est maintenant que tu la joues.

- Fait que tu le connais ou pas, le gars?

- On a joué quelques games, hier, aux machines, c'est tout.

- Ce pick-up-là...

- est-ce que c'est à lui? - Ouais, y est arrivé avec.

- Est-ce qu'il était tout seul? - Je sais pas.

- Cette fille-là, est-ce que tu l'as vue avec?

Ils jasaient au bar, je pense.

- Sont-tu partis ensemble?

- Je sais pas, je suis parti avant.

Le gars, c'est quoi son nom?

Aucune idée.

- Décris-le.

- Je sais-tu, moi? Grand...

costaud.

Comme dans les 40. Je l'ai pas bien vu.

- C'est sûrement un de nos deux gars. - Ouais.

Y a pas de caméras autour, y en aura peut-être plus loin.

- S'il y a du fentanyl là-dedans,

tu vas nous revoir dans pas long.

- Allô. - Allô.

Sont où? Pas arrivés?

- Euh... Non... ils viennent pas.

Billy vient juste d'appeler pour annuler.

Je suis désolé pour la fausse joie.

- Je m'en doutais. - J'ai pas inventé ça.

Billy... voulait vraiment que ça s'arrange.

- C'est pas grave. C'est pas de ta faute.

Est-ce qu'il t'a dit pourquoi il ne venait plus?

Non, c'est beau.

Je sais que Kalia m'en veut.

- On peut se faire une belle soirée quand même, nous deux.

Tout est prêt. Non?

Je suis crevée.

Je mangerais une soupe, genre. Ça te dérange-tu?

Bien non.

- Grosse journée? - Ouais.

Le temps presse pour Stella si on veut la retrouver vivante.

Elle est peut-être en train de se faire violer en ce moment

puis je sers à rien.

Hé, hé, hé.

Non.

Je suis fatiguée.

Je vais aller prendre une douche, OK?

À tantôt.

(musique douce)

(sonnerie d'appel sortant)

(Joe): Allô, Marianne.

- Désolée, j'ai complètement oublié de te rappeler.

- Tout va bien? - Oui.

Je voulais te rappeler que l'école de conduite

- attendait les parents. - C'est vrai, j'ai oublié.

Excuse-moi, je vais te faire mon transfert.

Pas de trouble.

Tu m'appelles de Vancouver?

C'est comment?

Il mouille souvent.

Non, c'est magnifique.

J'ai fait le tour de toutes les galeries.

C'est ma place ici.

- Je l'ai toujours dit. T'es doué.

- T'sais que c'est à ça que je me raccrochais

quand j'ai recommencé à peindre? Ta confiance en moi.

- Comme ça, je suis pas toujours plate.

J'ai jamais dit ça.

Oublie ça, ça a pas rapport.

- Qu'est-ce qui se passe?

Ta petite voix, là.

Qui c'est qui a dit que t'étais plate?

Billy...

Charles aussi, j'imagine.

- Qu'est-ce que t'as fait?

Rien, laisse faire.

Il m'a demandée en mariage.

J'ai pas répondu.

Ouch.

Tu trouves que c'est trop vite?

- Tu l'aimes-tu? - Bien oui.

De quoi t'as peur d'abord?

J'ai pas peur.

OK.

Tant mieux, mais...

Mais quoi?

Non, laisse faire.

- Parle. Dis-le ce que t'as à dire.

OK.

Mettons que t'as pas peur.

Lui... il doit penser que t'as pas besoin de lui.

- Besoin? Pourquoi j'aurais besoin de lui?

- Parce que c'est important de savoir

qu'on est important pour quelqu'un. Non?

- Oui. C'est pas ça. Je veux dire, je l'aime,

mais je suis parfaitement capable de prendre soin de moi toute seule.

- Tu t'entends-tu, Marianne?

Tu te rends même pas compte

que tu t'es construit une grosse carapace.

Même moi, j'avais l'impression, des fois,

que ça changerait rien pour toi si j'étais pas là.

- Je suis pas correcte, c'est ça?

Non, c'est pas ça.

- Je vais raccrocher. Je suis fatiguée

puis j'ai pas envie d'une chicane.

C'est beau. Comme tu veux.

Bye.

Bye.

(toc-toc!)

- Je retourne au poste pour mon enquête.

- Maintenant? - Ouais.

Écoute, attends-moi pas, OK?

Bonne nuit.

- Alors? - Le porte-à-porte

autour de chez Stella Nolan-Awashish a rien donné.

Rien non plus autour du Royal 2000.

- On a une empreinte partielle inconnue sur la porte de sortie.

Luka vérifie si on peut faire de quoi avec ça.

- Mais j'arrive de la maison sur Canmore Road,

celle avec une caméra qui nous avait montré la camionnette.

Le soir de la disparition de Stella,

on la voit passer.

Un de nos suspects s'en va en direction du Royal 2000.

Regarde.

- C'est le lendemain, ça? - Oui.

Ça me tue de penser

que Stella était probablement dans la boîte.

- Ils prennent le même chemin à l'aller puis au retour.

- Ils sont ici, pas loin, c'est leur deuxième erreur.

Tu conseilles quoi?

- On cerne un périmètre puis on prie

pour qu'ils soient assez inconscients pour sortir de leur cachette.

Yeah, do it.

(musique trépidante)

(musique intrigante)

(déclic)

OK...

(sonnerie d'appel sortant)

- Alain Bouthillier. - Oui, bonjour.

- Encore vous. J'ai déjà donné mon ADN,

- je peux rien faire de plus. - Ce sera pas long.

Je viens de vous envoyer une feuille

trouvée dans le casier d'Hayden Lamarre.

Ouais, je l'ai reçue.

- J'aimerais ça que vous m'expliquiez ce que c'est.

(musique inquiétante)

- Vous êtes bien sur la boîte vocale de Charles Carignan.

Laissez-moi un message. (bip)

Allô. C'est moi.

Je vais nous faire à souper ce soir.

Puis on va se parler si tu veux.

OK? À tantôt.

(musique inquiétante)

(toc-toc!)

- Lève les bras, je suis armé.

Police.

Je veux juste parler à Brian.

- Vous êtes bien sur la boîte vocale de Charles Carignan.

Laissez-moi un message. (bip)

Salut. Euh... bien...

Rappelle-moi au moins.

Bye.

- Charles, c'est Tony, rapporte-toi.

(fermeture de portière)

À voir ton air, les barrages ont rien donné.

- Les équipes restent encore un peu.

- OK, une heure max. Ça sert à rien de s'éterniser.

Quand la population sait qu'y a un barrage, l'info circule vite.

T'as pas vu Carignan? Sa voiture est là,

mais il a pas ramené son véhicule de service.

Pas vu, non.

- C'est bon, je viens de repérer son radio-émetteur.

Je comprends pas, c'est où?

- C'est pas une route, c'est un chemin pas de nom.

Puis ça?

C'est le lac Bleu.

Allô.

Ça me fait de la peine que tu rentres pas, mais...

moi aussi,

je t'ai fait de la peine.

Puis je veux m'expliquer.

Je pense que j'ai compris pourquoi

je suis pas capable de te répondre.

(sirène)

Tu vas trouver ça idiot, mais...

ça va tellement bien, nous deux.

Si on change quelque chose... c'est plus fort que moi,

mais j'ai peur

de te perdre.

Parce que je t'aime.

Je t'aime puis j'ai besoin de toi.

(musique inquiétante)

(toc-toc!)

(toc-toc!)

(musique dramatique)

(bips)

(armement)

(musique de suspense)

Sous-titrage: difuze

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