All language subtitles for Eaux.Turbulentes.S03E02.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

(Rubina): Encore une autre femme autochtone.

(Marianne): Aponi Koostachin...

Portée disparue il y a deux mois.

Je suis enceinte.

- Vous pouvez pas être sérieux, là.

Vous êtes trop jeunes, voyons.

- Tu veux juste avoir raison, comme d'habitude.

Mais... Voyons!

- J'ai une femme qui vient de déclarer la disparition de son fils.

- On a appris qu'il a quitté l'école

dans une berline noire.

- C'est-tu toi qui es allé le voir?

Il y a un lac où il va pêcher.

- (Charles): Hé, Marianne? - À l'écoute.

(Charles): Je l'ai trouvé.

Il a l'âge de Billy.

(craquement)

Qu'est-ce qu'il fait là, lui?

(musique sombre)

(communications radio)

(déclics d'appareil photo)

(communications radio)

(déclic d'appareil photo)

- Mais je comprends pas ce que vous faites ici.

Monsieur Stratton?

Priscilla capotait.

- Non, pourquoi vous êtes venu directement ici?

Je... Je vous ai entendus.

- Mme Lamarre elle est... elle est où, là?

Chez elle.

Il faut que j'aille la prévenir.

Il a pas laissé une note de suicide ou quelque chose?

Non, mais suicide?

On avait compris qu'il allait mieux.

- Non, mais c'est pas rare que les jeunes récidivent.

Mais c'est vrai qu'il semblait vraiment plus heureux.

Je pensais même qu'il s'était fait une copine.

Je lui ai demandé, il a pas démenti.

Mais vous savez pas c'est qui?

- Il l'a peut-être noté dans son cahier rouge.

Il notait tout.

- Et il est où, ce cahier-là?

Je l'ai cherché partout.

- Je vais aller voir Mme Lamarre.

- Hum-hum. - Je vais y aller, moi.

Non, non, vous restez ici.

J'ai encore quelques questions à vous poser.

Hum?

(sanglots)

(indicatif musical)

- On suppose qu'Hayden est mort près de la rive nord

et qu'un courant profond a emporté son corps jusqu'à la baie.

Fait que c'est un suicide?

Non, non, je pense pas.

Il serait allé nager?

- Il était tout habillé. Et j'ai vérifié, il savait pas nager.

- Son sac à dos était grand ouvert.

Il manquait son ordinateur

et peut-être un cahier rouge aussi,

un genre de journal, je pense.

- Il les aurait jetés dans l'eau?

Puis son cell?

- Eh bien, s'il l'avait avec lui,

il est au fond de l'eau.

- Toute l'équipe a relevé trois sortes d'empreintes

sur les lieux: Hayden, Marianne et une autre,

- des espadrilles. - Un autre jeune?

Mettons qu'il est pas allé là pour se suicider.

Qu'est-ce qu'il ferait là un jour d'école?

- Bien, le rendez-vous du lundi, 16 h 15,

c'était peut-être au lac.

On aurait besoin d'un plongeur

pour retrouver ses affaires.

OK, mais si c'est un suicide,

j'ai pas cet argent-là puis tu le sais.

- Attends le rapport de la coroner.

On décide après.

Toi, tu reprends l'enquête d'Aponi Koostachin.

Parfait.

Le dossier d'enquête d'Aponi Koostachin.

- Gracieuseté de la police de Wawa.

- L'enquêteur a conclu qu'elle était partie d'elle-même

juste parce qu'elle a ramassé ses affaires avant de quitter le motel où elle vivait.

- Départ volontaire ou pas, il y a quand même quelqu'un qui s'est débarrassé d'elle.

- Elle a envoyé un selfie à son frère Dave avant de disparaître.

Au bar Le Sasquatch.

Il y a un homme avec elle?

- « Salut, frérot. Plein de love. »

Pauvre petite.

Son téléphone a été localisé dans un resto

le surlendemain de son départ.

L'enquêteur est pas allé?

Non.

Pourquoi pousser?

C'est juste une autre Anishinabekwe qui disparaît.

OK, on fait quoi?

On reprend l'enquête du début.

Avertis ton chum. On couche à Wawa.

Il n'y a plus de chum.

Toutes mes condoléances.

Je suis profondément attristé par ce qui vous arrive.

Est-ce qu'il s'est passé quelque chose de particulier ce jour-là?

(respiration irrégulière)

- Il s'est rien passé de spécial.

C'était un matin bien normal.

- Est-ce que quelqu'un aurait pu lui en vouloir?

Tout le monde l'aimait.

- Et ceux qui l'ont intimidé, eux,

qu'est-ce qu'ils lui ont fait?

- Les niaiseries que les jeunes font.

Ils l'ont rejeté, raconté des faussetés sur lui.

Comme?

Des insultes homophobes.

Hayden était gai?

Ils pèsent où ça fait mal.

C'est de la rage.

- Vous m'avez dit qu'un d'entre eux

lui avait fait du mal, il s'était défendu, que ça avait mal viré.

- Ça a fini avec quelques bleus et c'est tout.

Les parents s'en sont mêlés, les jeunes se sont excusés.

Cherchez pas des coupables dans ma communauté.

- Je cherche simplement une raison qui peut expliquer son geste.

C'est pas un suicide.

Il m'aurait laissé quelque chose.

Je l'aurais senti.

- Priscilla pense que peut-être quelqu'un lui aurait fait du mal.

Et vous?

Qui aurait pu lu faire du mal?

- Le lac est sur la propriété de la mine.

Cherchez des racistes, Turner en est rempli.

(Marianne): Allô?

J'avais envie de te parler.

Hier, on a retrouvé un...

Écoute, je... je suis désolée.

J'ai été plate, je le sais, mais c'était la surprise.

Tu me pardonnes?

Billy?

OK, c'est bon.

- Bon, tu m'excuseras à Kalia aussi?

- Tu lui diras toi-même.

Oui, bien oui, bien oui.

Hum, c'est une grosse nouvelle.

Comment tu te sens?

- C'est pas le meilleur timing, mais...

je trahirai pas Kalia.

- Vous avez encore le temps de réfléchir.

À quoi?

- Bien, si vous vous sentez pas prêts,

l'adoption, ça peut être une solution.

Tu veux qu'on donne un bébé?

- Non, non, je veux juste que tu penses à toutes tes options.

Et moi, je travaille.

Tu pourras pas toujours compter sur moi,

puis sur ton père encore moins.

- OK, tu veux pas que j'aie d'enfant

parce que t'as peur d'avoir à l'élever, c'est ça?

Non.

C'est pas ça que j'ai dit.

Marianne?

- Il faut vraiment que j'y aille, mais...

on s'en reparle, OK?

Bye-- (bip)

Excuse-moi. On y va?

- C'est le rapport de la coroner?

Oui.

Oui. Hayden Lamarre est mort noyé entre 15 h et 18 h.

Des contusions post-mortem probablement dues à des obstacles dans l'eau.

Mais l'ecchymose au-dessus de l'arcade sourcilière

et l'hématome à la lèvre, ça, ça a été fait avant sa mort.

- Il se serait battu. - Hum.

J'ai demandé si on avait pu lui tenir la tête sous l'eau pour le noyer

et la coroner note que ça se pourrait,

mais qu'elle a pas vu de marque sur la nuque, les épaules ou le cou.

On a pu le droguer.

- Non, ni drogue, ni rien. C'est...

Regarde,

il a ça ici.

- OK, on a peut-être affaire à un homicide, finalement.

Il y avait du sperme dans le rectum.

Il aurait été violé?

Pas selon la coroner.

Il y a pas de lésions, rien qui indique qu'il aurait été forcé.

- Et ton plongeur? Il a trouvé de quoi?

Non, non, pas encore.

Bien, on arrive, nous autres.

Parfait.

(brouhaha)

(patron du bar): Je me suis pas inquiété de pas la revoir.

Je l'avais renvoyée.

Elle était sur le party en plein milieu de son shift

puis c'était pas la première fois.

- Elle voulait arrêter de boire, mais c'était dur ici.

Et elle avait besoin de cash pour finir son secondaire.

Vous vous êtes disputés?

Pantoute. Elle s'en foutait.

Elle a encaissé sa paie quelques jours plus tard puis that's it.

- Oui, je lui ai texté plusieurs fois,

mais après quelques jours, elle ne me lisait même plus.

C'était pas normal.

- Pouvez-vous me parler de son dernier soir ici?

On s'était chicanées.

(rires)

Parce qu'elle fêtait avec des gars

pendant que moi, j'étais toute seule dans le rush.

(déclic d'appareil photo)

(Marianne): Est-ce que vous vous souvenez de quelque chose par rapport à eux?

Leurs vêtements, leur allure, leur âge?

N'importe quoi.

- Les vendredis, c'est l'enfer ici.

Hum.

- Est-ce qu'Aponi avait un copain? - Non.

Mais c'est pas parce qu'elle cherchait pas.

Elle avait tellement besoin qu'on l'aime.

On dirait qu'elle aurait suivi n'importe qui.

(rire)

- Est-ce que vous l'avez vue partir ce soir-là?

- Oui, elle est partie à pied vers 2 h.

Son motel était proche.

Seule?

Il me semble que oui.

(sonnerie)

Il faut que je réponde.

Allô?

- Est-ce que vous vous souvenez de certains hommes qu'elle a pu fréquenter?

Des clients ou...

votre patron peut-être?

(petit rire)

Aucune chance.

Et les clients, bien, ils sont souvent juste de passage.

Essayez de vous souvenir.

Ça peut être un détail,

n'importe quoi que le client ou Aponi aurait dit ou fait.

Tout compte.

- Il y a un gars qu'Aponi trouvait cute.

40 ans peut-être. Blond.

Ils ont jasé toute une soirée une fois.

Il me semble qu'il s'appelait Ted.

- Est-ce qu'il était ici le dernier soir?

Non.

- Je vais vous montrer des photos qu'Aponi a prises.

Dites-moi si vous reconnaissez quelqu'un.

Le gars avec la chemise bleue à côté d'elle,

ça vous dit quelque chose?

Non.

Oui.

C'est son frère Dave.

Vous le connaissez?

Juste vu des photos.

Il s'est poussé quelques jours avant qu'Aponi disparaisse.

- Est-ce qu'elle vous a dit où il allait?

Elle a juste parlé de dettes.

Il lui fournissait de la dope.

- Elle en avait consommé ce soir-là?

- Elle avait pas peur d'essayer des affaires.

Comme du fentanyl?

(pépiements)

(musique dramatique)

(respiration saccadée)

Salut.

Sergent-détective Carignan.

Vous piégez souvent sur les terres de la Turner comme ça?

Les terres de la Turner?

Qu'est-ce qu'il se passe depuis une couple de jours?

- Vous étiez ici, vous, avant-hier en fin d'après-midi?

Il y a un jeune homme qui est mort noyé.

Un Anishinabe.

Vous avez peut-être aperçu quelque chose?

- Moi, tout ce que j'ai vu, c'était une femme.

Une femme?

Une blanche, grande, mince,

cheveux foncés,

avec des espadrilles et un genre de kit de sport ajusté.

Elle faisait quoi?

Elle regardait le lac.

Notre trappeur a dit aussi qu'il a vu le sac à dos sur la berge.

Ça, ça veut dire qu'elle était là dans les mêmes temps qu'Hayden.

- Et ton trappeur, t'en penses quoi?

- Bien, je me trompe peut-être, mais je pense pas qu'il soit impliqué.

Ça avait l'air de lui faire de quoi

quand j'ai dit qu'Hayden était mort.

- OK, donc la femme, le sperme. T'as deux suspects.

- La voiture à midi, ce serait l'homme.

Et le possible rendez-vous à 16 h 15,

ce serait la femme.

Il se prostituait?

- Il y avait 78 $ dans son compte de banque

puis ils ont pas trouvé d'argent comptant sur lui.

Son ordinateur, son cell?

- Ça, le plongeur, il a rien trouvé pour l'instant.

- Elle est pas juste partie avec ses cochonneries.

Elle a volé le cendrier et des petites bouteilles de shampoing.

- Vous vous souvenez de quelque chose de spécial la concernant?

- Elle a laissé l'argent de son loyer avant de sacrer le camp.

Ça, c'est spécial.

Et un homme blond,

un client peut-être qui s'appellerait Ted?

Ça vous dit quelque chose?

Non.

- Elle était avec quelqu'un les jours précédant son départ?

(soupir)

Elle fréquentait quelqu'un? (petit rire)

- Là, j'ai d'autres choses à faire que de surveiller mes clients.

Et qu'est-ce qu'elle a fait? Ça fait deux fois que la police vient pour elle.

- La première fois, c'était une disparition.

Là, c'est pour un décès.

Dans vos clients actuels,

il y en a qui étaient déjà locataires

en même temps que Mme Koostachin?

Non.

- Et votre jeune employée là-bas dehors?

Tu y vas?

J'aimerais avoir la liste de tous les clients

qui louaient une chambre en même temps qu'elle.

Non, non, ça, c'est privé.

- Je vais l'avoir, le mandat, mais je vais perdre du temps.

(soupir)

Votre jeune qui fait le ménage,

ça m'étonnerait qu'elle ait 14 ans.

Je lui demande ses papiers?

(soupir)

T'as eu quelque chose?

- La jeune passe sa vie avec ses écouteurs.

Elle se rappelle pas d'elle.

Aponi devait dormir quand elle travaillait.

Puis toi?

Euh, pas de Dave Koostachin,

de Ted, de Teddy ou de Théodore quand elle a disparu. - C'est plate.

- On va quand même vérifier si des clients qui étaient ici cette nuit-là sont fichés.

- Je vais vérifier les heures que vous avez fournies avec vos clients.

Non!

Non! Ça va fucker ma relation de confiance avec eux.

Hé, c'est quoi l'affaire?

Hayden s'est suicidé

et vous faites comme si c'était de ma faute.

- Vous deux, vous aviez une belle relation?

C'est pas un crime.

- Vous faisiez des choses ensemble? Vous discutiez?

C'était un garçon secret,

mais on regardait le hockey ensemble.

- Mais vous pensiez qu'il avait une copine?

Je peux pas le jurer.

- Hayden, c'était un beau jeune homme, brillant,

vulnérable aussi.

Qu'est-ce que vous avez fait après votre dernier client à 16 h?

Je suis allé au bureau.

De quelle heure à heure?

- Je le sais-tu, moi!

De 16 h à 17 h 30 peut-être.

Quelqu'un vous a vu?

- La fille à l'accueil était là quand je suis arrivé,

mais il y avait personne quand je suis reparti.

Et après?

- Je suis allé chez nous faire de la bouffe

pour apporter à Priscilla.

À quelle heure, ça?

- Je passe pas mon temps à regarder l'heure.

Vous le demanderez à mes voisins.

Hé, je suis-tu en état d'arrestation?

Non? Bon.

- Non, un instant. Rassoyez-vous.

J'aurais besoin d'un échantillon de votre salive.

Pas question.

Je sais comment ça marche, vos preuves scientifiques.

Regarde, j'ai passé du temps avec Hayden à l'appart.

Si vous trouvez mon ADN sur lui, je suis fait,

alors que j'ai rien à me reprocher.

Un instant.

Attends.

Ted,

c'est pas juste pour Theodore.

C'est aussi le diminutif d'Edward.

Ah oui?

T'as raison, il y a un Edward Schepper.

Il louait pour cinq nuits quand Aponi a disparu.

- Si c'est le Ted qu'elle trouvait cute au bar,

sa présence au motel, ça serait un drôle de hasard.

- Il y a pas de hasards dans une enquête.

On va vérifier ça.

T'es vraiment une bonne enquêteur.

(petit rire)

Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire ce métier-là?

L'injustice.

Je suis un peu naïve.

Et toi?

- Ouais, je pense que... j'avais besoin de réparer.

Mais je suis pas mal meilleure au travail que dans ma vie privée.

Billy?

- Il m'en veut parce que j'ai pas envie qu'il gâche sa vie.

Mon fils de même pas 18 ans va avoir un enfant.

T'imagines?

(Joe): Qu'est-ce que t'as, Billy?

(Billy): C'est juste maman qui me joue dans la tête.

- Mon cousin Gordon a été adopté enfant.

La Protection de l'enfance l'a enlevé à sa famille et l'a placé chez des Blancs.

On l'a jamais revu.

- Je comprends-- - Mais...

...on s'est unis.

Astheure, si on voit quelque chose ou bien quand les parents le demandent,

on place l'enfant.

Mais j'ai une tante, des grands-parents.

Il sort pas de la communauté.

On s'entraide.

C'est ça, le clan.

Les enfants sont à tout le monde.

- OK, mais la communauté, elle va-tu vraiment nous aider?

Bien oui, Billy.

Tu restes le père, mais t'es pas tout seul.

Toi, tu t'en vas à Vancouver.

Oui, mais juste six mois.

- OK, mais je fais-tu vraiment la bonne affaire?

Kalia, elle a...

elle a tellement l'air sûre d'elle.

- Kalia te fait assez confiance pour te faire le cadeau d'un enfant.

Toi...

tu lui fais-tu confiance?

(sonnerie)

Allô, mon amour?

(Marianne): Je parie que t'es en train de travailler?

- (Charles): Oh, comme toi? - Oh.

- Oui, je trouve rien sur John-Robert Stratton.

Ses alibis sont solides. Il y a rien dans son passé.

Ça fait chier.

- Chaque suspect écarté te rapproche du but.

(rire de Charles)

Oui.

Et toi, ça avance?

Euh, on va voir.

Demain, on visite un resto

où le téléphone d'Aponi avait été localisé.

Hum.

Tu me manques.

Oui, toi aussi.

Ça fait longtemps qu'on n'a pas dormi seuls.

C'est vrai.

Puis Billy...

t'as des nouvelles?

Je lui ai parlé ce matin,

mais là, il ne répond plus à mes appels.

J'ai encore merdé.

Bon, il faudrait que je dorme un peu, là.

Bonne nuit, mon amour.

Bonne nuit.

Vous avez le choix.

Bonjour.

Sergent-détective Desbiens.

Enquêteur Duquette de la police de Queensbury.

On cherche des informations sur cette jeune fille là.

Est-ce que vous l'avez déjà vue ici?

Oui.

(alerte sonore)

(musique country)

- Hé! Donne-moi ça!

- C'est pas poli, texter au resto.

Donne.

- Il va falloir que tu viennes le chercher.

T'es con.

- Une belle jeune fille avec un gars pas net.

- Est-ce qu'elle avait l'air d'avoir peur?

- Au contraire, elle le regardait avec les yeux dans la graisse de bines.

Il est arrivé quelque chose?

(Marianne): Elle est décédée.

Ah non.

Il l'a tuée?

Pourquoi vous dites ça?

Ah...

(rire)

Hé, finis ça, beauté.

On va y aller.

Offert par la maison.

Merci.

Tout va bien, ma belle?

Es-tu correcte?

Oui, pourquoi?

Ton ami,

il a pris ton téléphone.

- Ah oui, mais faites-vous-en pas.

Il va me le rendre. On niaise.

Fais attention à toi, OK?

Juste après, ils sont partis vite, puis...

(soupir)

Il avait l'air de quoi?

Mince, trentaine, dragueur.

- Ses cheveux? - Bruns.

- Et une chemise bleue comme on voit à côté de la jeune femme,

ça vous dit quelque chose?

Celui que j'ai vu,

il avait une chemise comme ça, une chemise de travailleur.

- Est-ce que vous avez vu un nom de compagnie, un logo?

Est-ce que vous avez remarqué par quel côté ils sont repartis?

Par là.

Le stationnement des poids lourds.

Ce qu'on sait, c'est qu'on a possiblement affaire à un camionneur

avec une chemise de travail bleue.

On peut pas écarter la piste du frère tout de suite.

- Surtout un frère qui lui vendait de la dope

alors qu'on l'a retrouvée morte intoxiquée.

Il est où, lui, d'ailleurs?

T'appelleras la famille, voir s'ils ont de ses nouvelles.

Next, Edward « Ted » Schepper.

- Qu'est-ce qu'on a? - Hum...

Pas de casier judiciaire, marié.

Il offre ses services de bricoleur sur Internet.

Mais le plus intéressant? Il habite à Queensbury.

(brouhaha)

Monsieur Carignan.

On s'est vus. Pour Hayden.

Ah oui, Émilie, c'est ça?

Comment tu vas?

Bof.

Hum.

- J'ai écrit une carte pour m'excuser.

De quoi?

- D'avoir pas remarqué que ça allait pas bien.

Tu le connaissais bien?

Pas tant.

- Dis-moi, sais-tu s'il fréquentait quelqu'un?

Une fille, un garçon?

- Non, mais je sais qu'il y en a un qui aurait aimé ça.

Qui aurait aimé ça?

- Le prof de chimie, M. Bouthillier.

Il avait un crush sur lui.

Ça m'écoeurait.

- Est-ce que t'as vu quelque chose entre eux?

Non, mais je suis pas aveugle.

Le prof, il est sorti de l'école

et Hayden a reçu un texto tout de suite après et il est parti.

- C'était peut-être juste un hasard, mais...

merci.

- Il faut que j'y aille. - Oui.

- Bon courage, hein. - Bye.

(coups frappés)

Monsieur Bouthillier?

Bonjour, sergent.

Vous êtes venu pour Hayden?

C'est ça, oui.

Toute l'école est en deuil,

sous l'état de choc.

Oui.

Écoutez, je...

Je suis là parce qu'il y a des rumeurs à votre sujet.

Certains disent que vous étiez...

...attiré par Hayden.

- Les jeunes savent pas le tort qu'ils font avec leurs ragots.

J'avais de l'amitié pour lui. C'est pas un crime.

Et l'ordinateur?

L'imprimante?

Vous m'avez caché que vous lui aviez donné des cadeaux. Pourquoi?

- Parce que je sais que ça se fait pas.

Je croyais en lui,

mais sa famille avait pas les moyens.

D'ailleurs, autant vous le dire,

j'avais rédigé sa lettre de recommandation

pour une bourse universitaire.

Hum.

Il devait vous en être très reconnaissant.

- J'ai jamais rien demandé en retour.

- Vous conduisez quelle sorte de voiture?

Une Mazda.

Sa couleur?

Noire.

- Quelqu'un dit qu'il vous a vu sortir de l'école à midi,

juste avant qu'Hayden embarque dans une voiture noire.

Mais c'était pas la mienne.

- Et vous alliez où, s'il vous plaît?

- Je dîne chez moi. C'est tout près.

Mais j'étais seul.

Et à partir de 15 h 30?

Même chose, chez moi.

Pourquoi vous me demandez tout ça?

Quelqu'un peut confirmer?

Une conjointe? Un conjoint?

- Gay ou pas, j'ai rien fait de mal.

Hum.

Je peux avoir un échantillon de votre salive?

Hum? Ça pourrait aider.

- Alain Bouthillier a tout de suite accepté

de donner un échantillon de salive.

- Hum, j'imagine que ce sera pas son sperme d'abord.

- Oui, mais l'ordinateur, c'est lui.

Non, sauf que c'est une femme qui a été vue au lac.

Comment tu le sens?

C'est l'intervenant ou c'est le prof?

- Le prof a une voiture noire, il a fait des cadeaux,

il collabore,

mais a pas d'alibi.

John-Robert Stratton, lui,

ses alibis se tiennent.

Ce que me dit mon instinct, c'est que c'est aucun des deux.

Super.

- Attends, j'ai le dossier des communications

d'Hayden Lamarre qui vient d'entrer.

- Tiens-moi au courant.

OK.

(claquement de portière)

(Edward): Bonjour.

- Monsieur Edward Schepper? Ted?

- Oui, c'est moi, oui. - Est-ce qu'on peut entrer?

On a des questions à vous poser à propos d'Aponi Koostachin.

Aponi?

J'aime mieux pas.

Ma femme est à l'intérieur avec mes filles et...

- Donc, vous confirmez que vous la connaissez?

Oui, un peu.

Qu'est-ce qui se passe?

Elle est décédée.

Ah.

C'était votre amie ou...

Amie.

Je suis marié. Qu'est-ce qu'elle a eu?

- Vous logiez au motel en même temps qu'elle en avril dernier.

- Mais je monte souvent à Wawa. Je me promène sur les chantiers.

- On pense qu'elle a pu partir avec quelqu'un.

Vous avez une idée de qui ça pouvait être?

Non, non.

On jouait aux cartes. On se contait pas nos vies. Je sais pas.

Il y a une semaine environ,

vous étiez sur un chantier à Queensbury?

Hum, non, non.

On était à Cleveland pour de la mortalité sur le côté de ma femme.

- Ça va nous prendre leurs coordonnées.

Ceux de votre patron aussi.

- Pas la famille, s'il vous plaît, hé.

Vous pouvez dire qu'Aponi, c'était juste ma voisine du motel au moins.

- Oui. - Oui. - Hum-hum.

(raclement de gorge)

- Voilà. - Vous nous appelez si vous vous souvenez de quoi que ce soit,

même ce qui vous semble un détail.

- Oui. Regarde, je peux pas vous aider plus.

Je connaissais même pas son nom de famille. Je suis désolé.

- Euh, j'ai une dernière question.

Est-ce que vous avez un permis de camionneur?

Non, non. Désolé.

(Rubina) Il me semble qu'ils jouent aux cartes, eux autres.

Ted Schepper couchait avec, c'est sûr.

Aponi venait de perdre sa job, elle le connaissait.

Elle l'aurait suivi sans crainte.

- Oui, mais il est blond et il est pas camionneur.

En fait, elle aurait pu suivre n'importe quel inconnu.

Envoie quand même une photo de Ted Schepper à Rita, la serveuse.

On n'est pas sûrs que c'est un camionneur qu'on cherche,

et les cheveux, ça se teint.

OK.

(vrombissement de moteur)

(musique de suspense)

(musique de machines à sous)

(sonnerie)

- (Joe): Salut. - Salut.

Tout est correct?

- Euh, oui. Désolée de te déranger.

T'es en train de dessiner?

C'est ton heure d'habitude.

T'as bonne mémoire.

- Hé, écoute, c'est nono, mais...

Billy me rappelle pas.

Je me disais...

Peux-tu m'aider?

(en soupirant): Il a juste besoin d'air.

OK.

Peux-tu m'aider?

Pas vraiment.

Il m'a demandé de te dire d'arrêter de l'appeler.

Regarde, je suis désolé que ça se passe comme ça, mais...

Marianne,

l'adoption?

Pour vrai?

Il est où, là?

Il est dans sa chambre.

Il s'est chicané avec Kalia.

(musique douce)

(grincement de porte)

(fermeture de porte)

(Charles): Allô?

Je suis ici.

T'es beau, toi.

C'est le but.

(rires)

- Je me suis ennuyé. - Moi aussi.

(grognement)

(soupir)

- Faire ça dans la chambre de ton fils...

On n'a pas d'allure.

Mais ça va faire du bien de l'avoir ici pour un petit bout.

Mon fils,

il veut pas me parler.

Il a besoin d'air.

Tu veux me raconter?

- Il pense que je suis contre lui.

- Mais tu sais, cet enfant-là,

tu vas pouvoir l'aimer, toi aussi.

Y as-tu pensé?

Je l'aime déjà,

mais je peux pas penser juste à moi.

Je le sens, qu'il est pas rendu là,

mais il veut être fort

et il veut surtout pas faire ce que son père lui a fait.

- Billy et Kalia me semblent tout à fait capables de--

C'est pas ça.

T'en as pas eu, tu peux pas savoir.

Tu te caches?

Non, je me concentre.

C'est les communications d'Hadyen Lamarre.

- Tiens. Est-ce que t'as quelque chose avec John-Robert? - Merci.

Non, mais j'ai trouvé des textos qui proviennent d'un burner phone.

Un burner?

- Oui, il y a une trentaine depuis avril.

Toujours brefs, codés M ou H avec des heures. C'est...

C'est bien bizarre.

- Des rendez-vous?

Avec le gars avec qui il a couché

ou avec la femme du lac Bleu?

- Tout ce que je sais, c'est qu'ils proviennent de la même personne

qui est allée le chercher à l'école.

Parce que regarde, lis le dernier ici.

- « Abort je suis devant l'école ».

Abort?

C'est un militaire ou quoi?

- Ou un ado. Je sais pas, ça sonne jeux vidéo.

Hum.

Et ça, c'est le dernier texto qui a été envoyé par le burner?

À midi, le jour de sa mort.

- C'est possible que la personne ait su qu'Hayden était mort parce qu'il a pas réécrit.

Oui.

(Rubina): Les rouges, c'est les femmes autochtones assassinées?

(Marianne): Oui.

Puis les jaunes, c'est les disparues.

Les verts, c'est d'où elles provenaient.

J'essaie de trouver un lien avec Aponi

en me concentrant juste sur les meurtres

et les disparitions depuis 11 ans.

Elle venait d'ici.

Elle a disparu ici.

Et on l'a retrouvée là.

Tu remarques quoi?

- Les disparitions se concentrent sur le nord puis le nord-ouest.

Celles qui ont été retrouvées assassinées,

c'est principalement dans la grande région de Toronto.

2022. Maeva Duqette.

C'est ma cousine, ça.

- Je suis désolée, je le savais pas.

J'aurais dû faire le lien avec le nom de famille.

C'est correct.

Elle venait d'ici, comme moi.

Elle se prostituait à Timmins.

Elle a été tuée à Toronto.

Un réseau de traite de femmes?

Probable.

Je me dis que, même si Aponi est partie d'elle-même,

c'est possible qu'elle se soit fait attraper, elle aussi.

Oui.

(soupir)

- Il y a à peu près pas de femmes autochtones

qui ont été enlevées ou assassinées dans la région de Queensbury.

Et t'en penses quoi?

- Bien, que la personne qui a jeté Aponi à la poubelle,

c'est possible qu'elle s'en prenne pas aux personnes d'ici

parce qu'elle vit ici.

Elle veut pas attirer l'attention.

- Aponi est peut-être sa première erreur.

On va faire en sorte que ça soit sa dernière.

(soupir)

- Qu'est-ce que t'as fait à mon téléphone?

Il ne marche plus.

- Il y a pas de signal ici. C'est la nature.

(musique tendue)

Tu restes là ou tu rentres?

Hé, que c'est cute!

Un beau petit-déjeuner de bienvenue.

- Dans tes fucking rêves, mon homme.

(rire)

Viens t'asseoir.

(♪♪)

- « Abort la peinture du cabanon »?

Ça vient pas du burner, ça.

Sergent-détective Carignan.

Vous avez peut-être aperçu quelque chose?

- Moi, tout ce que j'ai vu, c'était une femme.

Vous êtes ici pour quoi?

- « Abort je suis devant l'école ».

Abort? C'est un militaire ou quoi?

- Hayden venait faire notre pelouse.

- Il est pas rentré depuis hier. On le cherche.

(musique dramatique)

OK.

- Je sens que ma chance tourne ce soir.

Ah oui?

Je paie pour voir ça, moi.

(sonnerie et vibrations)

Crisse.

- Tu m'as pas dit que ça rentrait pas?

Sous-titrage: difuze

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.