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(cri d'oiseaux)
(musique intrigante)
(cri)
(indicatif musical)
(pépiement)
Allô.
(télé indistincte)
- T'es beau avec ton hoody! - C'est pour mettre en valeur
mon beau body. (rire)
- Écoutons la propriétaire de la Turner North Mine,
Victoria Tuner, nous expliquer à quoi va servir cet argent.
- Avec cette subvention, toutes nos installations
du site de Cowansburry pourront être alimentées à l'électricité.
On avec pouvoir s'acheter de l'équipement de forage,
des véhicules électriques...
D'ici un an, la Turner North Mine va pouvoir se vanter
d'être la première mine de cuivre entièrement électrifiée au Canada.
- Tu vois, je travaille pour une mine verte.
- N'importe quoi. Leur électricité, ils la font
- avec des génératrices à gaz. - Hum.
(signal sonore)
- C'est qui? Une amie d'école?
C'est pas de tes affaires.
(musique intrigante)
- Bye, m'man! - Hé, ton lunch.
Merci.
(musique intrigante)
(chantonnement)
- Je l'aime, notre nouvelle maison.
Moi aussi.
Tu mets le paquet.
- C'est pas tous les jours qu'on est accepté au collège.
- J'espère qu'il va être pris. Il a travaillé tellement fort.
- C'est sûr, avec les notes qu'il a.
- (sonnerie de cellulaire) - Ah. Zut.
- Euh... Charles. - Ouais.
- Sergent-détective Desbiens.
Qui est sur place?
OK. Merci, j'arrive.
Un corps à la décharge municipale.
Ah.
OK, vas-y, vas-y, je ramasse.
T'es juste parfait.
Ouais.
(cri d'oiseaux)
- Vous laissez personne entrer ni sortir.
Prévenez-nous quand l'équipe arrive.
OK. Par là.
(musique intrigante)
Merci, on s'en occupe.
- Avec la chaleur puis les déchets,
ça risque de pas être beau à voir.
Je suis capable d'en prendre.
Monsieur Denis?
- Combien de temps ça va prendre?
Je peux pas empêcher les déchargements!
- Monsieur, il y a un corps dans votre dépotoir.
On va prendre le temps qu'il faut.
- Combien d'accès sur le site? - Un pour les camions,
avec la guérite, un pour les employés.
- Gardé lui aussi? - Non, ça prend juste les clés pour entrer.
Puis le corps, il est où?
- Suivez-moi.
- Qui a accès au site exactement?
- Avec mes employés, on est 10, 13 avec la guérite...
Quatre opérateurs... y a aussi les chauffeurs de camion,
mais eux doivent s'inscrire avant de passer la barrière.
- Vous nous enverrez la liste de tout ce monde-là, s'il vous plaît.
- Vos caméras, est-ce qu'elles pointent vers les déchets?
- Non. Euh... vous voulez les images quand même?
S'il vous plaît, oui.
(musique intrigante)
Encore une autre femme autochtone.
On dirait.
Peut-être que grâce à elle...
on va enfin pouvoir faire une différence.
Une plume.
Dans le monde spirituel,
ça représente la continuité.
Le chemin de la vie.
(déclic)
- Sergent-détective Desbiens. J'attends l'équipe médicolégale
à la décharge municipale. Qu'est-ce qu'ils font?
Le coroner, c'est qui?
(déclic) Verner?
Elle est nouvelle?
OK, merci.
L'équipe s'en vient ramasser les indices.
- Autant chercher une aiguille dans une botte de foin.
On sait jamais.
(musique intrigante)
(sonnerie)
(conversation indistincte)
- Ta proposition sur les phénomènes ioniques
- est impressionnante. - Ah, merci.
- C'est un niveau pas mal plus élevé que votre classe.
- As-tu deux minutes? - Oui.
Je voulais te parler pour...
ce que tu proposes de faire...
- Le dépotoir couvre quels secteurs de la ville?
- Tout ce qui est au nord de Clarke Road, à l'est d'Hawtorn.
- L'endroit où on a trouvé le corps dans le dépotoir,
ça pourrait nous aider à trouver le quartier d'où il a été jeté?
- À moins que vous ayez la date et l'heure de son arrivée ici,
aucune façon de dire d'où vient le chargement.
- On aimerait rencontrer vos employés.
OK.
- Les gars, la police. - Bonjour.
Hé, salut!
Salut.
- Ça te dérange-tu?
Non.
Vas-y. Excuse.
Hé, les examens, c'est lourd.
Français, je suis nulle.
- Ah, oui? - Pas toi.
T'es bon partout.
- Bien, je dirais pas que je suis bon partout.
C'est juste que...
j'aime ça apprendre.
- As-tu fini-- - Puis...
Excuse, vas-y!
- As-tu fini par l'aimer, notre école? - Oui!
Je ne me perds plus, au moins.
Au début, je la trouvais pas mal grande.
Ça va mieux là.
- Ça te gosse pas, toi, que le prof de chimie ta taponne?
Il doit être gai.
Il me taponne pas.
Hé, si ça te tente, à soir,
on va chiller à un feu de camp avec mes amis.
Ça serait cool que tu viennes.
(vibration de cellulaire)
- Ahem! Écoute, je suis désolé, Émilie,
mais je dois y aller.
C'est en face du club de golf.
- Si tu veux venir. - Cool!
Je vais y penser.
- Bye là. - À plus.
(musique intrigante)
- On a affaire à une autochtone? - Pas mal certaine, oui.
- La priorité est mise sur l'autopsie.
La coroner comprend l'enjeu.
- La déclaration du gars de la pépine a rien donné.
Les employés du dépotoir ont rien vu,
aucun signe d'infraction aux deux entrées.
- Ni sur la clôture qui fait le tour du site.
- Le corps est probablement rentré par un camion-benne.
- On a la liste des employés puis des chauffeurs;
faut voir si y en a un qui a un casier judiciaire.
Le directeur inclus.
- Il était pas mal pressé qu'on parte.
- Je suis disponible pour éplucher une partie de votre liste.
C'est pas de refus.
Y a pas de caméra qui pointe vers les déchargements,
mais y en a une à la guérite.
On verra peut-être une entrée par infraction de nuit.
- Si le corps est rentré par camion, on ira pas loin.
Pas d'indices sur les lieux?
- L'équipe médicolégale est encore en train de ratisser la scène.
- Pour l'identification de notre inconnue,
reste à espérer que son ADN est dans notre banque. - OK.
- Je compte sur vous. - On lâchera pas le morceau.
Ouais...
Ouais.
Qui était en charge de la construction si c'était pas lui?
Oui. Non. Non, laisse faire, je m'en occupe.
Tu reviendras nettoyer dans une heure, OK?
Mais c'est que...
je finis bientôt, moi.
- Tu m'apportes de l'eau, s'il te plaît?
Du distributeur, hein. T'es gentille.
Garry...
(en anglais)
(musique rythmée)
Quelque chose d'intéressant?
- J'ai un conducteur qui a un dossier
pour agression armée dans un bar.
Mais ça fait longtemps. Sinon, y a ton directeur,
Denis, qui collectionne les excès de vitesse.
- Peux-tu fouiller un peu plus le dossier de l'agression armée?
Hum.
- Merci. (sonnerie de cellulaire)
Sergent-détective Desbiens.
Oui. Le nom?
Pouvez-vous l'épeler?
Merci beaucoup.
L'ADN de notre inconnue a matché avec une fille disparue.
Aponi Koostachin.
Elle est dans nos dossiers.
Aponi Koostachin, une Anishinabekwe.
20 ans. Portée disparue y a deux mois.
Elle vient d'une communauté du nord-ouest: Tepaskwak.
Mais la dernière fois qu'on l'a vu,
c'est dans la petite ville de Wawa.
- Wawa-Queensbury...
Qu'est-ce qui t'a amenée ici?
Qui l'a amenée ici?
On va prévenir la famille.
(signal sonore)
Ah, shit. Billy. Faut que j'aille préparer le souper.
- Je m'en occupe, tu peux y aller.
- Super. - Je te rejoins tantôt.
- (impact) - Attention.
Ouais... J'en reviens pas.
La résidence à Vancouver, les ventes au Japon...
Tout ça grâce au site web que tu m'as créé.
- C'est pas avec l'organisation que t'avais que t'allais t'attirer des acheteurs.
Ouais... t'as du talent.
Tu vas dépasser tout le monde au collège.
- Hein, wô. Ils m'ont même pas encore accepté.
(impact)
Billy...
Ça va-tu?
Ouais.
Tu sais...
T'es pas obligé, là, mais...
si t'as besoin de parler...
Surtout si t'arrêtes de t'en prendre à mes toiles.
Tu vas rester debout?
Wô.
C'est sérieux.
(chantonnement)
- J'ai une femme qui vient déclarer
la disparition de son fils.
Désolé.
Non, c'est beau, j'arrive.
- Ah, zut! - Moi aussi, je suis déçu.
- Dis-leur que je suis désolé. - Oui. Ils arrivent justement.
Fais vite, OK? On t'attend. Bye.
Bye.
- Allô. - Allô. - Salut.
- T'es bien beau, toi. Vous allez bien?
- Oui, très. J'ai faim. - Assoyez-vous.
Est-ce que vous voulez boire quelque chose?
- Juste une orangeade. - OK.
- Charles, il est où? - Une petite urgence au poste.
- Selon l'école, Hayden était pas là
- en après-midi, c'est ça? - C'est ça.
Mais j'ai pas le droit au téléphone au travail.
J'ai vu le message juste tantôt.
- Et vous avez fait quelles démarches?
J'ai appelé partout.
Personne sait où il est.
Il se déplace comment, Hayden?
En vélo de montagne.
- Oui... - Il est rouge.
Son vélo est où en ce moment?
Ni chez nous ni à l'école.
- Vous vous êtes disputés? - Non.
Si vous pensez qu'il a fugué, oubliez ça, c'est impossible.
- Il fait peut-être la fête?
Mais il m'aurait prévenue.
- Peut-être que sa batterie est morte ou qu'il a oublié?
Je vous apprends rien si...
je vous parle de boisson, de drogue...
- Vous dites que disparaître pour nous, c'est normal?
- On boit, on se drogue? - Je suis vraiment désolé
si ce que j'ai dit vous donne cette impression-là.
Mais c'est pas ça, ça arrive à tous les ados.
Ils sont fâchés, ils boivent trop, ils perdent la notion du temps.
- Mon fils est un garçon responsable!
Ouais.
Vous m'avez dit être déménagée en ville
en janvier dernier, c'est ça?
Peut-être qu'il est retourné voir sa vieille gang?
À Kapisiwin?
Il est pas là-bas.
- Est-ce qu'il était heureux de déménager?
- Il a fait une tentative de suicide cet automne.
Je voulais lui changer d'air,
- lui donner de l'aide. - Oui, je comprends.
Est-ce qu'il vous a dit...
pourquoi sa... sa tentative?
Des histoires de jeunes.
Mais c'est fini tout ça, là.
- Est-ce que vous pensez qu'il pourrait avoir encore
- des pensées suicidaires? - Non!
Il va bien.
Il aime son école, il est tout le temps là-bas.
Il a sûrement des amis.
Je le sens vraiment mieux.
- Et à part l'école, il se tient où?
- Il travaille. Il fait des pelouses, des travaux.
Mais...
Je fais des ménages aussi la fin de semaine.
Je pas là autant que je le voudrais.
- Oui. Tous les parents pensent ça. Hum.
On va contacter tous les hôpitaux,
envoyer l'information à tous les patrouilleurs de Queensburry...
- Je fais des shifts de soir et une fin de semaine sur deux.
Mais bientôt, je vais passer de jour.
- Ouvre-là donc. C'est sûr que t'es accepté.
Bien oui, je sais.
- Je suis accepté. - Oh...
Bravo, mon grand.
Dis-moi pas que tu ne veux plus aller au collège?
Je suis enceinte.
Pardon?
De combien de temps?
11 semaines.
OK.
OK, donc... y est pas trop tard.
Dans quel sens?
C'est un accident.
C'est ça?
Ça change rien.
On va lui faire une place.
- Mais vous êtes trop jeunes, voyons.
- Billy... - Billy puis moi, on s'aime.
Puis mon père a accepté qu'on reste chez eux.
- Vous savez pas dans quoi vous vous embarquez.
Ça va prendre tout votre temps. T'as tes études de musique.
- Je commence à travailler à la mine cet été.
Vous pouvez pas être sérieux.
- Bien voyons! Comme si c'était dégueu d'élever un kid!
- Vous pensez que c'est facile d'élever un enfant
quand t'as pas d'argent puis pas d'avenir?
C'est pas le temps, Billy. (soupir)
Wow! Sérieux?
Attendez, on va se parler!
- Tu veux juste avoir raison! Comme d'habitude.
Bien voyons. Billy...
On est pas en 1950.
Le condom, la pilule... on a tout appris ça.
- T'es pas d'accord, j'espère? - Non, non.
Je trouve ça gros, là.
Un kid à 17 ans...
c'est pas l'idéal.
La mine de cuivre.
Voyons donc, il a jamais été manuel.
Oui, c'est vrai.
Hum?
- Pourquoi choisir le chemin le plus compliqué?
- Ils vont peut-être réfléchir à ce que t'as dit?
Puis tu serais sexy en mémé.
C'est pas drôle.
- Je vais aller prendre l'air. - Hum.
Tu le sais depuis quand?
- Hier. - Puis t'en penses quoi?
- Bien... qu'est-ce change?
- On peut le faire changer d'idée.
Je le sais que c'est égoïste, mais pense à ton fils.
Billy veut faire des études puis il a vraiment du talent.
- Je suis pas allé à l'école, moi,
puis je gagne très bien ma vie comme artiste.
- Il sera toujours temps d'en avoir un après.
- Regarde, oublie ça. Je m'en mêle pas, c'est trop important.
- Mais justement. - Regarde...
c'est pas dramatique non plus, Marianne!
Pour nous, un enfant, c'est un évènement heureux. Normal.
- À 17 ans? - Ils vont être valorisés dans leur rôle de parents.
Leur vie de famille ici, là...
ça va être une source de fierté. Fais-moi confiance.
Tu me fais rire.
Billy fait même pas son propre lavage.
Il va apprendre.
- OK, donc... c'est un dossier réglé pour toi?
Regarde, je vais être là, moi.
Ah oui? Tu vas être là?
Tu te souviens comment on trippait.
Hein? On va le garder, ça va nous grounder...
Est-ce que t'as été là?
Non.
C'est encore moi qui vais
tout gérer toute seule, comme d'habitude.
(musique intrigante)
- Salut. - Je suis désolée.
C'est correct.
- Belle soirée hier? - Euh... oui.
(toc-toc!) Bonjour. Sergent-détective Desbiens.
- On s'est parlé au téléphone. - Bonjour. Sophie Verner.
Enquêteur Duquette.
(musique dramatique)
- Sa mort date d'environ une semaine, peut-être moins.
Le dépotoir a sûrement accéléré le processus de putréfaction.
- Vous avez une idée du moment de son arrivée dans le dépotoir?
- Pour ça, il faudrait voir avec entomologiste de Toronto.
On verra si nécessaire.
- Les lividités indiquent que son corps
a été déplacé peu de temps après sa mort.
- Son tueur s'est dépêché de la mettre dans le sac?
- Il y a plusieurs marques de manipulations,
mais on l'a pas nécessairement tuée.
Elle est morte d'une pneumopathie infectieuse.
Une pneumonie?
- Hum. Aggravée par une dénutrition,
une déshydratation
et une fragilité induite par une forte consommation d'opioïdes.
Le fentanyl?
Des signes d'agression, de lutte?
- Il n'y a pas de marques de coups.
Rien sous les ongles, pas de griffures, pas de morsures.
- Elle a été agressée sexuellement?
- Il pourrait y avoir des contusions ante mortem
sur le vagin.
C'est très détérioré.
- Le médecin ou l'hôpital qui a traité sa pneumonie
pourrait nous en apprendre plus.
- Je crois pas qu'elle ait vu un médecin.
- Pourquoi? - Y a aucune trace d'antibiotiques dans son sang.
Merci.
Pourquoi vous pensez qu'il a fugué?
- C'est un jeune assez seul... pas vraiment d'amis.
Il a peut-être eu besoin de retourner voir son monde.
- Son monde... sa communauté?
Est-ce qu'il se fait intimider?
Bien... pas à ma connaissance.
- J'ai besoin d'une liste de tous ses professeurs puis des gens
avec qui il est le plus souvent en contact.
- Bien oui, je vais vous donner tout ça.
- Ouvrez votre livre à la page 35.
On va voir les différents types de transformations.
Euh...
Commencez à lire, je reviens.
Hayden était en cours hier, mais il m'a pas dit
- où il allait dans l'après-midi. - Vous le connaissez bien?
Un peu. Je l'apprécie.
C'est un élève brillant.
- Hum. Mais aucune idée d'où il pourrait être?
- Écoutez... j'en sais pas plus, je suis juste son professeur.
Hier, il était comment?
Intéressé, comme d'habitude.
- Écoutez, appelez-moi si vous avez une idée
ou si vous entendez quelque chose qui pourrait nous aider
- à le retrouver. Hum? - C'est sûr.
J'espère vraiment qu'il lui est rien arrivé.
Merci pour votre temps.
(musique intrigante)
- T'as fait quoi de ton après-midi?
- Y a personne qui s'est occupé de la nourrir ou de la soigner.
- Si elle est morte d'une pneumonie,
pourquoi avoir essayé de faire disparaître le corps?
- Le Fentanyl. Le suspect veut pas qu'on fasse de lien avec lui
- parce qu'il en vend. - Peut-être.
- Ça doit être Della Koostachin qui arrive, la tante d'Aponi.
- En tous cas, s'il l'a pas tuée,
il l'a pas sauvée non plus.
Il a pu être témoin de son agonie sans intervenir.
- Puis si elle était captive, ça devient un homicide?
Bonjour.
Sergent-détective Desbiens. Enquêteur Duquette.
Bonjour.
Moi, c'est Rubina.
Vous pouvez me suivre.
Ça va aller, madame Koostachin?
Oui. Ahem.
C'est elle.
C'est le frère d'Aponie qui a fait le tattoo.
Dave, mon neveu.
Toutes mes sympathies.
Venez.
Dites-moi...
le frère d'Aponie,
il pouvait pas vous accompagner aujourd'hui?
- Il est parti juste avant que sa soeur disparaisse.
On sait pas il est où.
Il parlait d'aller au Yukon.
Mais...
il n'y a plus de service à son numéro depuis longtemps.
J'ai une jeune fille ici
qui veut vous parler pour Hayden Lamarr.
- On était en train de jaser quand il a reçu un texto.
Puis...
- Un texto de qui? - Je sais pas.
Ça avait l'air important. Il m'a plantée là, il est parti.
Il est parti où?
- Je l'ai vu embarquer dans une auto noire
- dans la rue. - Quelle sorte d'auto?
Je sais pas trop.
- Est-ce que c'est une de celles-là?
Comme ça, il me semble.
- Ça ne marchait plus entre Aponie puis sa mère.
C'est pour ça que c'est moi qui s'occupe du petit.
- Parlez-nous d'Aponie.
D'où elle venait... qui elle était.
Elle a grandi à Tepaskwak.
À 17 ans, elle a suivi un...
un gars de Wawa. Ça a pas duré.
Elle l'avait eu dur chez elle.
Elle avait juste 13 ans
quand son père est mort d'une overdose.
Puis c'est elle qui l'a trouvé.
Elle a commencé à boire après.
Mais elle a toujours été responsable.
Elle voulait le meilleur pour son fils.
Elle venait le voir aussi souvent qu'elle pouvait.
C'est pour lui qu'elle a arrêté de boire,
même si elle travaillait dans un bar.
Où ça le bar?
À Wawa. Le Sasquatch.
La police nous a dit
qu'elle a passé la soirée là...
avant de disparaître.
- Est-ce que vous lui avez parlé ce jour-là?
Ou les jours d'avant?
- Non. - Est-ce que...
- elle fréquentait quelqu'un? - Non.
Le père de l'enfant?
Il a jamais été dans le décor.
Il voulait pas d'enfant, c'est évident.
- Puis comment c'était avec son frère Dave?
Ils s'adoraient.
C'est pas la première fois qu'elle partait comme ça.
Mais elle revenait toujours.
J'ai jamais cru les policiers qui disaient
qu'elle est partie d'elle-même.
(langue anishinabekwe)
À cause du petit.
(musique dramatique)
Moi, le frère qui disparaît peu de temps avant sa soeur,
ça me chicote. On le fait rechercher?
Oui.
- Puis? - La tante vient de partir.
Mais elle savait pas grand-chose de plus.
Fais transférer le dossier de Wawa. T'es en charge.
(toc-toc!)
- J'ai des nouvelles pour Hayden Lamarr.
Quelqu'un est venu le chercher en auto sur l'heure du midi.
- On l'a sur caméra? - Non.
La personne s'est stationnée juste un peu trop loin.
- Pour pas se faire repérer peut-être?
- Hum. Vers 15 h, Hayden est revenu chercher son vélo à l'école.
Ce qui m'inquiète, c'est qu'il avait possiblement
un rendez-vous à 16 h 15 hier.
- Avec qui? - Aucune idée.
- Oui, ça ressemble de moins en moins à une fugue, ça.
Aponie Koostachin est décédée,
mais peut-être pas Hayden Lamarr. - Et?
- Je donne un coup de main à Charles pendant que c'est chaud
puis Rubina avance en solo en attendant.
- J'ai mon badge d'enquêteur. - Elle est plus que prête.
- OK. - Merci.
- Peux-tu faire un premier contact avec le bar,
Le Sasquatch, puis fouiller ses réseaux sociaux?
Parfait.
(toc-toc!)
Vous l'avez trouvé?
Non, désolé.
- On continue les recherches, madame Lamarr.
L'annonce circule partout.
- Est-ce qu'on peut vous parler? - Oui, rentrez.
Bonjour.
John-Robert Stratton.
- John-Robert est intervenant jeunesse.
Il nous aide.
Écoutez...
Malheureusement, le téléphone d'Hayden est pas localisable.
Ah non.
- On a appris qu'il a quitté l'école
dans une berline noire.
- C'est-tu toi qui es allé le voir?
Mon auto est noire, mais...
j'ai une deux porte, c'est pas une berline.
- Vous étiez où, hier midi, s'il vous plaît?
Sur la route.
Entre deux clients.
- Vous pourrez nous donner votre horaire?
- C'est la procédure. Vous comprenez?
- Est-ce que ça vous dit quelque chose,
un rendez-vous qu'Hayden aurait pu avoir...
à 16 h 15 hier?
Non.
- Pouvez-vous nous en dire plus sur Hayden?
Sur sa tentative de suicide l'automne dernier?
Mon gars est différent.
Il préfère les livres aux gens.
Il a jamais été bien populaire.
- C'est pour ça qu'on l'intimidait?
Pensez-vous que ces jeunes-là
auraient pu s'en prendre à lui hier?
Non.
- Qu'est-ce que vous cherchez? - Tout ce qui pourrait
nous aider à le retrouver.
- Je suis désolée de vous questionner encore là-dessus,
mais sa tentative,
comment ça s'était passé?
C'était un appel à l'aide.
Il a pris des médicaments...
mais il l'a regretté après.
Beaucoup.
Puis depuis?
Il avait l'air de bien aller?
Oui.
- C'est un prof qui lui a donné ça, avec un ordinateur.
Quel prof?
Son professeur de chimie.
Hayden a juré qu'il voulait juste l'aider, y avait rien de plus.
- Puis... il est où, là, son ordinateur?
- Il le traîne avec lui pour l'école.
- Oui, c'est terminé. On peut y aller.
Hayden s'entend bien avec John-Robert?
John sait comment le prendre.
Il nous aide tellement, c'est...
c'est devenu un ami proche.
C'est votre copain?
- Il dort ici des fois, mais ça dérange pas Hayden.
- On communique si y a quoi que ce soit?
Bonjour. Priscilla.
Bonjour.
Hayden devait venir faire notre pelouse?
- Il est pas rentré depuis hier, on le cherche.
Je savais pas.
- Ça va me prendre la liste des gens
chez qui il fait des travaux. D'accord?
- Est-ce que vous l'avez vu dernièrement?
- Pas... pas depuis la semaine passée.
- Est-ce qu'il a dit quelque chose
à ce moment-là qui pourrait nous aider?
- On a parlé de pêche. On s'est donné des petits trucs.
- Il y a un lac où il va pêcher. - J'ai déjà vérifié;
son kit de pêche est au sous-sol.
- Bien, si je peux faire quoi que ce soit...
- Vous pouvez en parler autour de vous, donnez les infos.
- Oui, je vais faire ça. - Merci, Jérémy.
Il pêche où, Hayden?
- Au lac Bleu, derrière la Turner.
Vous pensez pas qu'il peut être là?
- Non. - On veut juste rien négliger.
- Je vais y aller avec vous. - Non. On vous informe
- si y a quoi que ce soit. - Je connais bien le lac Bleu.
Restez ici au cas où il reviendrait.
C'est important.
- Le nord du lac, c'est là où il pêche.
Merci.
Ici. Prends ici.
Il me semble qu'y a un chemin qui mène vers la rive.
- Son prof de chimie, je l'ai rencontré.
Et il m'a pas parlé de l'ordi et de l'imprimante.
Ah non?
On peut pas aller plus loin.
- Charles. - Il doit pas être loin.
(soupir)
OK.
Oui. Centrale, j'ai besoin d'une équipe
pour faire des recherches en forêt.
Sur un périmètre de... 1 sur 5 km.
Oui, près de la baie du lac Bleu.
Merci.
- Bon. Je monte, tu descends? - Oui.
(au loin): Hayden!
Hayden!
Hayden!
(musique de suspense)
Marianne?
À l'écoute.
Je l'ai trouvé.
J'ai besoin de l'équipe de sauvetage nautique
avec l'unité médicolégale.
Oui, dans la baie de lac Bleu.
Merci.
- (soupir) - Il a l'âge de Billy.
(craquement)
Qu'est-ce qu'il fait là, lui?
- J'aurais besoin d'un échantillon de votre salive.
Pas question.
Je sais comment ça marche, vos preuves scientifiques.
Regarde, j'ai passé du temps avec Hayden à l'appart.
Si vous trouvez mon ADN sur lui, je suis fait,
alors que j'ai rien à me reprocher.
Sous-titrage: difuze
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