All language subtitles for Eaux.Turbulentes.S01E01.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

♪ ♪ ♪

(coup de feu)

(gémissements)

- Non, non, non.

(sons assourdis)

(musique rythmée)

(Elle arrête la musique.)

Bi,

ça serait le fun qu'on se parle calmement.

Tu le sais que j'avais pas le choix.

(musique planante)

C'est beau, non?

Viens voir en haut.

C'est écoeurant. Ça va être ta chambre, OK.

Bon, l'école est à deux rues d'ici.

Juste à côté.

La directrice t'attend vers 11 h.

Les déménageurs devraient arriver bientôt.

Si y a quelque chose, tu leur dis de m'appeler.

- Tu m'as déjà tout expliqué ça, m'man.

- OK.

Je devrais pas rentrer tard.

Je t'aime.

(bruit de marteau-piqueur)

(musique planante)

(rumeur de bureau)

- C'est Marianne. - Oui.

- Mike. Mike Bourceau. Ton nouveau collègue.

- Salut. - Salut.

- Euh... qu'est-ce qui se passe ici?

- Un problème électrique.

On en a encore pour trois, quatre semaines de réno.

- Ah oui?

- Y a quelqu'un qui aimerait beaucoup te voir.

- Hé!

- Allô! - Caroline, ah...

- Ah, mon Dieu.

Quand Mike m'a dit que tu revenais à Queensbury,

je suis tombée en bas de ma chaise.

Je pensais jamais que tu remettrais les pieds ici.

- Oui, bien, les plans changent des fois.

T'es enceinte?!

- Vingt semaines.

Et voilà le père. - Ah... félicitations.

- Merci! - Hé...

- Marianne Desbiens? - Oui.

- Salut, moi, c'est Carignan.

- Carignan, juste Carignan.

- Il s'appelle Charles.

- Oui, mais y a personne qui m'appelle de même.

- Ça lui donne un genre. - Ah, OK.

- Ouais, ouais...

On a un meeting d'équipe dans 30 minutes.

- Je vais vous laisser. À tantôt.

- Oui.

- Marianne, j'ai un petit resto tout près du terminus,

tu viendras me voir quand t'auras la chance.

- Bien oui, c'est sûr.

- Je suis tellement contente que tu sois revenue.

Salut. - Bye!

- OK.

(musique distante)

- Hé!

Hé! Hé, redonne-moi ça!

- Même si les présentations ont été faites,

j'aimerais ça officiellement souhaiter la bienvenue à Marianne,

notre nouvelle enquêteuse en chef.

On est bien contents de t'avoir après toutes tes années à Ottawa.

Trois enquêteurs, ça sera pas de trop.

Le territoire à couvrir est vaste.

J'espère que t'es d'attaque.

- Oui, j'ai ma caisse de chasse-moustique.

Je devrais être correcte. - Bonne idée.

(rire)

- Les gars, vous avez pas de la paperasse à remplir?

Faudrait que je parle à Marianne. Merci.

Marianne,

tu vois peut-être ton transfert comme une démotion.

Mais c'est inespéré de t'avoir ici.

On a besoin de quelqu'un comme toi.

Sache aussi que...

que j'ai rien dit par rapport à Ottawa.

Personne a besoin de le savoir.

- Merci.

- Tu sais que la jeune femme a été transférée à Sudbury

pour être proche de sa famille. (son aigu)

Si jamais tu veux la voir...

- J'aimerais ça aller faire un tour en ville

pour reprendre contact avec le terrain.

- Bien oui. Prends un des gars.

(conversations indistinctes)

(musique planante)

- C'est pour le drink que je t'ai volé à matin.

- Merci.

- Tu vas pas manger toute ta sandwich, hein?

Moi, c'est Amy.

- Billy.

- C'est la Matagami.

Ça veut dire « Eau turbulente»> en langue crie.

- T'es crie? - Moitié-moitié.

- Moi aussi.

Mon père est anishnabe.

T'es la première métisse que je rencontre.

- On dit pas métisse.

On est des half-blood.

Ou encore mieux, des natives.

Qu'est-ce que t'écoutes?

- De l'électro.

Une de mes tounes. (musique rythmée)

(sonnerie)

Oh, l'école commence dans dix.

Tu viens pas?

Bye.

- T'as encore de la famille ici?

- Pas vraiment.

- Jeanne a dit qu'elle a déjà travaillé avec ton père.

Un sacré bon enquêteur, il paraît.

(radio de police indistincte)

- La mine marche encore?

- Celle-là va fermer.

Ils ont tout vidé l'or, fait que le sol est contaminé.

La Deep North a dit qu'ils vont redonner la terre aux familles.

- Oui, qui va vouloir retourner là?

- Exact.

(radio): 21-4, 21-4.

- 10-2, Mike ici.

- 10-54 à Station Bay, rivière Matagami.

Jeune femme trouvée près de l'eau.

- On s'en vient.

(sirène de police)

(conversation indistincte)

- D'après moi, elle est pas morte ici.

Parce que y aurait visiblement pas mal plus de sang.

Mais faut vérifier, c'est sûr.

- Drogue?

- Difficile à dire.

Ses pupilles étaient dilatées, mais...

elle a eu un gros coup sur la tête.

C'est peut-être même ça qui a causé la mort.

Je vous confirme ça le plus rapidement possible.

- Merci. - OK, merci.

- Elle a pas de sac. Pas de pièces d'identité,

pas de téléphone.

- Autochtone probablement.

Please. (coup de feu)

(son assourdissant)

- Hé, hé, ça va?

- Oui. C'est juste...

C'est rien.

- Qu'est-ce qu'il t'a dit, le gars qui l'a trouvée?

- Il faisait sa promenade, il est tombé sur le corps.

Il dit qu'il a rien touché, puis...

qu'il nous a tout de suite appelés.

- Regarde les poignets, y a quelqu'un qui l'a serrée pas mal fort.

Regarde les marques, c'est quand même bizarre.

Sur la joue. - Oui, j'avais remarqué.

Je pense pas que c'est une roche qui a fait ça.

- Oui, toute une première journée.

(musique planante)

- Allô, Bi. J'espère que ça s'est bien passé à l'école.

Écoute...

je pourrai pas revenir tout de suite à la maison.

On vient de trouver le corps d'une jeune femme,

tu sais comment c'est important les premières 48 heures.

Fait que je vais te rappeler tantôt, OK.

Tu peux te commander une pizza.

Ciao!

(musique électro)

- T'as trouvé de quoi? - Rien pour l'instant.

- Je viens de parler au coroner.

La mort remonte à plus de 24 heures.

Probablement à samedi soir dernier.

- OK.

(soupir)

- OK.

- OK, pause bière, tout le monde.

Pour souligner ton arrivée. - OK.

- Non, je peux pas, là.

- T'as pas le choix.

Jeanne nous attend en haut. - Envoye, à la bière.

- ... suis en train de faire.

- On va te tirer de force. - Come on!

C'est ridicule. - Let's go, en haut.

- Madame veut travailler. - OK, OK, une bière. Une.

(musique planante)

- Puis as-tu trouvé un appart?

- Non, je suis encore chez mon frère dans son sous-sol.

- Un divorce, c'est jamais facile, je compatis.

- C'est fou que personne ait encore signalé la disparition de la victime.

- Ça fait juste deux jours quand même.

C'est ni le premier ni le dernier cas de mort violente d'une femme indienne.

- Autochtone ou pas,

on gérera pas ce cas-là comme ça se passe tout le temps

quand c'est des femmes qui sont victimes de violence.

- Trop facile dire ça.

C'est toujours de la faute de la police.

- Je fais pas juste le penser. Je le sais.

La mère de mon ex a été assassinée puis...

y a personne qui a levé le petit doigt.

- Mais là, on va...

on va prendre un break, là. On va fêter l'arrivée d'une nouvelle enquêteuse en chef.

- On va être contents de t'avoir... dans l'équipe.

Santé. - Santé.

- Santé. - Santé.

(soupir)

(son assourdissant)

(soupir)

(musique planante)

(sonnerie)

- Oui. - Je suis à Station Bay.

Je vais t'envoyer des photos de traces de pneus.

- Comment des traces de pneus?

- Je veux des moulages pour les montrer

au magasin de pneus puis au garage de la région.

Est-ce que tu peux t'en occuper

- Oui, oui, je... je vais regarder ça.

- Good. - Bye.

Des traces de pneus...

(musique électro)

- T'es de bonne heure à matin.

- Oui. J'arrivais pas à dormir.

J'accroche sur des détails.

- Du nouveau?

- Oui. Des traces de pneus trouvées à Station Bay ce matin.

J'ai demandé qu'on fasse des moulages.

Puis y a les chaussures de la victime.

Y a beaucoup de boue sur le dessus,

mais presque rien en dessous.

On voit mieux ici.

Regarde.

Ici, la boue juste sur le dessus du soulier,

puis la même chose sur le jeans.

D'après moi, y plus qu'une personne qui l'a tirée jusque-là.

Rien sur l'identité de la victime?

- Rien.

- Ah...

Lâche pas.

Ah! Maudites rénos.

- Salut, man.

Wow, c'est le fun, ta petite murale.

En tout cas, je suis content d'avoir contribué à ça.

Mais...

me semble qu'il manque des logos de la Deep North sur tes promos.

- Tu sais très bien pourquoi.

Je t'ai dit que j'allais te rembourser.

- Pas besoin que tu me commandites.

Mais la prochaine fois, arrange-toi

que les logos soient là. T'as compris?

- Bonne journée.

- Je peux-tu t'aider?

Bi?!

Billy!

- Tu me reconnais?

- Bien certain que je te reconnais.

T'es mon gars.

Euh...

Qu'est-ce que tu fais à Queensbury?

- M'man a été transférée.

On vient d'arriver.

- C'est fou comment t'as grandi, hein.

Comment t'as fait pour savoir que j'étais ici?

- J'ai cherché ton nom sur Internet.

L'école commence dans pas long.

Faut que j'y aille.

- Hé,

on pourrait souper ensemble. Je veux dire, si tu veux.

- Chez vous? - Non.

Non, au restaurant.

J'ai juste une petite chambre ici en ville.

Je reste encore à Kapesiwin.

- J'ai ton courriel.

Je t'enverrai mon numéro de cell.

(soupir)

(vibration de cellulaire)

- Oui.

- Alors les techniciens sont su le site

pour faire les moulages des traces de pneus.

- J'ai aussi contacté les communautés cries et ojibwés

pour savoir si y avait pas eu une disparition.

Puis là, je suis en train de faire le tour des écoles.

- C'est super. - OK, à plus.

- Puis, on a un match? - Non.

- La fille était peut-être juste en visite dans le coin.

Ou une hitchhikeuse qui a embarqué avec la mauvaise personne.

(signal sonore)

- On a un match.

Shit!

La victime s'appelle Sheila Turner,

19 ans.

Je la connais.

C'est la nièce de mon ex, Joe Naveau.

La fille de sa soeur Alice.

Y a trois ans, elle a commis un vol pour 1200$ dans une bijouterie.

Ses empreintes digitales avaient été prises à ce moment-là.

- Tu viens seulement de la reconnaître?

- Je l'ai pas vue depuis que je suis partie de Queensbury y a 10 ans.

Puis j'étais pas très proche d'elle.

- Ça fait vraiment pas mon affaire.

Mais je préfèrerais que tu ne fasses plus partie de l'enquête.

- Jeanne!

- Excuse, peux-tu fermer la porte?

Au-delà de l'apparence du conflit d'intérêt-- - Jeanne!

Je suis un atout pour l'enquête.

Je connais bien Alice.

Puis Guy, le père de Sheila,

il aime pas la police.

Mais moi, il risque de me faire confiance.

- Ce n'est peut-être plus le cas,

ça fait des années que tu l'as pas vu.

- Une femme autochtone qui se fait assassiner,

c'est délicat.

Je veux dire, c'est...

C'est important.

- T'es tellement la fille de ton père.

Es-tu sûre que t'es d'aplomb?

- Oui.

- Go.

- Merci, Jeanne.

- Hé!

T'es le nouveau, hein? Moi, c'est Chloé.

- Billy. - Je le sais.

Nous... On jouait ensemble quand on était kids.

Nos mères étaient best friends quand vous viviez ici, puis...

ta mère travaille avec mon beau-père, Mike.

- OK.

- So, comment t'aimes ça, jusqu'à date?

- Bien, ça a pas changé.

- Tu peux le dire, c'est un trou.

- Oui.

- Hé!

Salut, le moitié-moitié. - Allô.

- Elle, elle m'énerve.

- Comment ça? - Elle est stupide.

(conversations indistinctes)

- Tu me donnes une minute?

Salut, Joe.

- Billy est venu me voir à matin.

Je suis resté bête.

Un petit coup de fil pour me dire que vous déménagiez, ça te tentait pas?

- J'allais t'appeler. J'ai... j'ai pas eu le temps.

- Pas eu le temps...

Tu changeras jamais.

- Mon collègue, Mike Brousseau.

On est venus te parler de Sheila.

- De Sheila!

- On l'a retrouvée près de la Matagami.

Sheila est morte.

- Quoi? - On pense que c'est un meurtre.

- Bien, voyons donc.

Bien, voyons donc.

Ça a pas de bon sens la vie que cette fille-là a eue.

- Qu'est-ce que tu veux dire?

- Une grand-mère assassinée,

un père toxicomane,

une mère morte d'une cirrhose du foie--

- Alice est morte?!

- Y a trois mois.

On ne se voyait presque plus à cause de la boisson.

- Je suis désolée--

- C'est quand la dernière fois que t'as vu Sheila?

- Je sais pas. Euh...

deux semaines.

Elle est passée en coup de vent.

Je l'avais pas vue depuis l'enterrement.

Elle m'a donné ça.

- Elle t'avait donné ça pour quoi?

- Elle avait-tu besoin d'une raison?

Peut-être parce que je l'ai aidée avec l'enterrement.

Peut-être parce que je l'encourageais.

- À faire quoi?

- À être artiste,

à créer.

Elle faisait des bijoux puis elle avait bien du talent.

- Est-ce que tu sais où Sheila vivait?

- Je pense qu'elle restait encore chez Alice.

Sur Pine Street.

La même place qu'avant.

- Faudrait avertir son père.

Est-ce que tu sais Guy habite où?

- Non.

Non, je l'ai pas vu depuis un bout.

- T'étais où samedi soir?

- Chez moi.

- T'as des preuves?

- Pas vraiment, non.

Merci, Jo.

Reste joignable, OK.

(chuchoté): Oui.

- Euh...

Je suis pas confortable avec le fait que tu voies Billy sans que je sois là.

(démarrage)

- Je suis désolé, mais avec veux autres, tout est toujours compliqué.

- Mike, s'il te plaît. - OK.

OK.

Mais avoue qu'il y a des trous dans son histoire.

Sheila lui donne un pendentif pour le remercier,

mais il dit qu'il la voyait pas souvent.

Il cache des choses.

Puis le père de la victime, tu l'as connu?

- Oui.

Guy, c'est un homme compliqué

avec un lourd passé de toxicomane.

- Je serais pas surpris que ça soit lui notre tueur.

Je parle par expérience.

- Tu sautes vite aux conclusions.

Puis c'est pas un autochtone si tu veux savoir.

Appartement 3.

(toc-toc!)

(toc-toc!)

(toc-toc)

- Police, madame. Vous parlez français?

- Oui.

- Vous savez qui habite à l'appartement 3?

- Euh... oui, je le sais, c'est moi, la propriétaire.

- On voulait savoir si Sheila Turner habitait encore ici.

Sa mère s'appelait Alice Naveau.

- Eux autres... elle est partie sans payer

ce qu'elle me devait quand sa mère est morte.

C'est une vraie soue à cochons là-dedans.

Vous savez comment c'est, les Indiens.

Une chance, que M. Thibault a payé la balance pour la p'tite,

puis c'est lui qui paye pour l'appartement asteure.

Il est bien fiable, lui, au moins.

- Thibault? Samuel Thibault?

- Oui. Y a un problème?

- Il vient souvent, Sam?

- De temps en temps. - Samedi soir dernier,

est-ce qu'il était à l'appartement?

- Je ne pense pas. J'ai passé la soirée dans ma cour,

je jouais aux cartes avec Louise...

- Merci beaucoup pour votre temps.

- Pas de problème.

- Donc Sheila connaissait Sam Thibault.

- C'est qui, lui?

Est-ce qu'il a un lien avec

la famille Thibault?

- Oui, oui, c'est le fils de Dave,

président de la Deep North.

Celui qui fait vivre 80% de Queensbury. - OK...

Il essaie de faire le businessman comme son père,

mais c'est surtout un petit frais qui fait son chiant!

D'ailleurs, je me demande pourquoi il a loué un trou comme ici?

- Est-ce qu'il a un dossier criminel?

- Non, c'est comme une anguille.

Il glisse toujours entre les mains.

lô!

- T'es allée voir p'pa à sa murale?

- Comment tu sais ça?

- On s'est écrit.

Il m'a dit qu'il partait pour Kapesiwin.

- Est-ce qu'il vient juste de partir?

- Qu'est-ce que tu lui as dit?

Tu veux pas que je le revoie, c'est ça?

- Billy, je me souviens même pas de la dernière fois

que tu m'as parlé de ton père. - Ça veut pas dire que

je m'intéressais pas à lui puis à ce qu'il faisait.

- Je suis allée le voir pour mon enquête, OK.

- Comment ça?

- Tu le sais que je veux pas discuter de ça avec toi.

- Toi puis tes osties d'enquêtes.

- Billy! (toc-toc!)

- Allô! - Hé!

- Wow!

Tiens, je vous ai apporté des repas de bienvenue.

Du take-out de mon resto. - Mon fils, Billy.

- T'as vraiment grandi, toi.

- Est-ce que tu te souviens de Caroline?

Billy veut revoir son père.

- C'est un peu normal, non?

Tu sais, Marianne, Joe, c'est plus le même gars qu'avant.

- Oui...

c'est pas la première fois que j'entends ça.

- C'est vrai.

Ça doit faire...

quoi, trois ans, qu'il ne consomme plus.

- Tu sais que je me suis ennuyée de toi.

En remontant à Queensbury, je me disais que...

tout aurait changé puis que j'allais rien reconnaître, mais là...

c'est vraiment le fun de te voir.

- Y a quand même des choses qui ont changé.

Savais-tu que notre ancienne école,

c'est devenu une école anglaise?

- Ah... mon père a dû se revirer dans sa tombe.

- Ça me fait de quoi à chaque fois que je passe devant.

- Puis toi, t'es bien avec Mike?

- C'est sûr que...

c'est pas toujours simple avec lui puis ma fille.

Pour Mike, c'est pas sa fille.

Puis pour Chloé, c'est pas son père.

Ils s'endurent.

- Bi...

Je pense que juste de te dire que je t'aime,

c'est pas assez, hein?

- As-tu reparlé à ton ex?

- Joe a quitté Queensbury après notre visite au centre.

(gazouillis)

C'est un trou.

(musique de suspense)

(coup de feu)

(coup de feu)

(coup de feu)

(coup de feu)

(coup de feu)

(coup de feu)

- Guy?

C'est Marianne! - Marianne!

- Marianne Desbiens. L'ex de Joe.

- Envoye, Guy, drop la carabine.

- OK, wô, wô! - Drop it!

- On veut juste te parler.

Faut que je te parle de Sheila.

- OK, Guy, calme-toi.

Calme-toi. T'es en train d'hyperventiler.

Hé! Hé! Hé!

Calme-toi.

C'est ça. Ok. Relaxe.

Respire.

Respire, c'est ça.

- Il faut poser des questions sur Sheila, OK.

- Est-ce que tu la voyais encore?

- Elle vivait où après la mort d'Alice?

- Sam Thibault, pourquoi tu dis ça?

- Chut! Chut!

Est-ce que Sheila venait dormir ici des fois?

- Hé, regarde.

- C'est un bijou de Sheila, ça?

- Qu'est-ce qu'il fait ici?

- Y a au moins 1000 dollars ici.

Tu savais pas qu'il y avait cet argent-là chez toi?

- Non. - T'en as peut-être dépensé un peu?

Y en avait un petit peu plus avant.

- OK, Guy...

- Où t'étais samedi soir dernier?

- Ici. - Tout seul?

- Hum-hum.

- As-tu déjà frappé ta fille?

- OK, stop. Stop! OK. Mike...

On va emporter ce qu'on a trouvé avec nous, OK.

Si tu te souviens de quelque chose, tu m'appelles.

Ou tu viens me voir au poste.

(musique planante)

(conversations indistinctes)

- C'est le coup à la tête qui a causé la mort.

Le corps a sûrement été transporté là.

Et les marques au visage et au bras sont antérieures à la mort.

- Drogue dans son système?

- Non, non, j'ai vérifié, même pas d'alcool.

Les fibres synthétiques sur les vêtements

proviennent peut-être d'un tapis.

- Où est-ce qu'elle était ce soir-là et avec qui?

- Joe le savait pas, Guy non plus.

- C'est ce qu'ils disent, mais leur comportement est suspect.

Joe est disparu d'ailleurs.

- Joe a quitté Queensbury pour aller chez lui.

C'est différent.

- Bon, maintenant que Guy a été informé du décès de sa fille,

on va révéler l'identité de la victime,

puis on va demander de l'aide du public.

Une autochtone tuée, c'est toujours un paquet de troubles.

- Ah, franchement, Mike! - Quoi?

- OK, attendez, là, c'est pas tout.

Je vous ai pas parlé du bébé.

- Quel bébé?

- Sheila était enceinte.

Dix semaines.

(musique planante)

Sous-titrage: difuze

- Où t'étais, samedi soir?

- J'étais chez nous, sur la réserve.

Mais j'imagine que tu trouveras pas mes témoins bien bien crédibles.

Tabarnak!

Vous avez rien d'autre à faire

que d'accuser un Autochtone d'en avoir tué un autre?

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