All language subtitles for Marie Antoinette s02e04 The Pursuit of Happiness

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Original subtitles

Vous �tes le bienvenu � Versailles.

- Malgr� le pardon de mon mari, vous n'aurez jamais le mien.

- Le cardinal ach�te le collier.

- Il souhaite discuter des modalit�s.

- Vous doutez d'elle ? - Je sais qu'elle ment.

- J'attends d'�tre s�re.

- De ta maternit� ou sa paternit� ?

- Si Louis doute qu'il est le p�re, autant dire que...

je peux oublier Saint-Cloud.

- Encore ?

- Plus vous aurez d'enfants,

plus vous aurez de chances d'avoir un h�ritier en bonne sant�.

- Sa colonne vert�brale s'affaisse.

Faites sonner les cloches.

Dites � la France que j'ai un autre fils.

Embrasement

Musique envo�tante

(Jeanne) - "Vous seul connaissez

"mes envies les plus secr�tes."

Une chouette ulule.

"Vous seul, Rohan,

"me connaissez vraiment."

...

- Ma reine.

...

J'ob�irai � tous vos d�sirs, je vous procurerai le collier.

- Chut.

...

(- On approche.)

(Votre Majest�.)

...

Rohan expire.

...

Coups de marteau - Boehmer, sauvez le collier !

J'ai trouv� preneur.

...

G�n�rique

...

Le b�b� babille.

- Mon tendre Axel, le Dr Brunier dit que le b�b� se porte � merveille.

Moi aussi.

La naissance a �t� facile,

tout comme semble l'�tre ce b�b�.

Louis est combl�.

Moi, je supporte mal ton absence. Viens d�s que tu le peux.

(- Quelle est cette tenue ? C'est abominable !)

- Vraiment ! - C'est choquant.

- Dieu du ciel ! - Ignoble.

- D�cid�ment, elle n'en manque pas une.

- Moi, je trouve que �a lui va bien.

- Le roi !

Musique �l�gante

- Majest�. - Majest�.

...

(- Elle ne devrait se v�tir ainsi.) (- Quelle ind�cence !)

Musique de tension Chuchotements critiques

- Recouvrez-le.

(Furieux) Recouvrez-le.

Personne ne doit le voir. - Louis !

On s'�tonne.

- Retournons � Versailles sur-le-champ. Venez.

...

- Elle s'enfonce toute seule.

Orl�ans rit.

- Ne complotons pas

contre Louis. Elle aura raison de son r�gne.

- Trop modeste !

Votre fortune

y contribue aussi.

- Mes imprimeurs ont caus� le scandale de Saint-Cloud.

- Un peu plus encore.

- Bien ! Pardon, mais on m'attend.

- Nous pourrions

d�ner ensemble.

- Pour la compagnie, il y a votre femme.

Provence rit, g�n�.

- Un incident � Saint-Cloud ?

- Des t�tes de porc

ensanglant�es, des feux.

- Je veux y enfouir

la t�te d'Orl�ans.

- Sire,

une belle perspective.

- Ai-je bien fait de ramener mon cousin dans notre giron ?

- Vous n'aviez pas le choix. Cependant,

nous devons mieux surveiller le Palais-Royal.

Je ferai de mon mieux face au conseil de la Maison royale.

Pourriez-vous inviter la reine � la prudence ?

Mieux vaut �viter de jeter de l'huile sur le feu.

La d�l�gation du Parlement est ici,

pour discuter du nouvel emprunt. - Je m'en r�jouis.

Ce sera tout.

Musique pesante

...

Louis soupire.

- Le conseil de la Maison royale a retir� votre portrait.

Personne ne pourra le voir. - Tout cela n'a aucun sens.

- Aucun ! Pourquoi tant de bruit pour si peu ?

- Bienvenue.

Le conseil royal veille

� la dignit� de la couronne. Il a des doutes quant � votre portrait,

qui pourrait �tre vu... comme inopportun.

Le fait qu'un de vos sujets ordinaires

puisse voir sa reine dans une tenue comme celle-l�,

c'est... c'est... - Tout � fait ind�cent !

- Quelle honte !

Indignations

- Chers conseillers,

Paris attend de moi que je lance de nouvelles modes.

- Enfin ! - Mais o� est-on ?

- Aucun rapport !

- Non !

S'il vous pla�t ! S'il vous pla�t, permettez.

Un portrait royal est un symbole

d'autorit�.

Un autre peintre

r�alisera un autre portrait.

Le conseil

r�fl�chira � la mani�re de vous repr�senter.

- Et j'en ferai tout autant.

Le moment venu, je vous soumettrai mes suggestions.

- Enfin, c'est scandaleux ! - Mais non !

- Tu ne les aimes pas. Il faut suivre leur avis.

- Ces cro�tons rid�s ne dicteront pas

ma conduite.

- Tu dois respecter l'�tiquette. - L'id�e, c'est de changer �a.

- Comprenez, madame... - Non ! Pas "madame" !

S'il te pla�t. Tu m'�coutes ?

Notre conseil

m'a grond�e comme une enfant. Je suis la reine de France.

(Exc�d�) - Oui ! Tu es la reine de France.

Portrait, Saint-Cloud, "Figaro"... - Quoi, Saint-Cloud ?

- Tu ne fais que souiller la couronne.

Musique cruelle

...

Les habitu�s

du Palais-Royal te le diront, Orl�ans te tra�ne dans la boue.

...

- Pures m�disances.

...

- As-tu une id�e

de ce qui peut se passer, quand on commence � te ha�r ?

...

- Merci de ton soutien.

...

Les parlementaires se disputent.

- C'est impossible. - Inacceptable !

- Messieurs, cela suffit. Du calme. Du calme !

Avec notre respect,

les projections de Necker pr�voient un exc�dent de 12 millions.

Devons-nous d�duire que sa Majest�, pour cette ann�e seule, a d�pens�

cet exc�dent de 12 millions, en plus des 24 millions

emprunt�s � la Caisse d'Escompte

et sollicite aujourd'hui un nouveau pr�t ?

- Le roi n'a pas � justifier ses d�penses, Malesherbes.

(- Evidemment !) (- Jusqu'� quand ?)

- Toutes mes excuses. Nous demandons seulement quelques �claircissements.

- Nous explorons une m�thode stimulant la croissance �conomique.

- C'est exact.

Les coffres sont pleins.

Le contr�leur des finances

a la situation bien en main.

Par cons�quent,

approuvez ma demande.

On grommelle.

Musique sombre

...

- "Cher cardinal de Rohan,

"pardonnez-moi d'avoir pris si brusquement cong� de vous.

"Nous devons faire preuve d'une grande discr�tion.

"Mon acquisition de Saint-Cloud a d�clench� d'acerbes critiques.

"Mon intention d'acheter le collier

"ne doit donc �tre connue de personne.

"Je communiquerai bient�t d'autres instructions."

...

- La folle s'en est sortie.

- Tu parles de moi

ou de notre fausse reine, Nicole ?

- Et si jamais elle te d�nonce ?

- Aucun risque, elle croit � un pi�ge des courtisans

contre le cardinal. - L'arnaque

rel�ve du g�nie, cette fois.

- On n'a pas le collier.

- Un d�tail.

C'est dans la poche.

Ma ch�re,

tu as mont� le coup du si�cle.

- Tu passeras,

� la ferme ?

- Ah oui, la ferme.

Et si on se reprenait � boire ?

Quelque chose de costaud.

C'est pour moi. Trinquons � la vie rurale.

Musique inqui�tante

...

Jeanne soupire.

Il est un risque. - Il est loyal.

- Jusqu'� quand ?

Jeanne soupire. Tu vas trop loin, avec ce gamin.

Il te prend vraiment pour sa plus fid�le amie.

- Je le suis peut-�tre.

- T�t ou tard, il te verra sous ton vrai jour.

Et ce sera violent. Tu devrais lui faire ce que tu m'as fait.

Ce sera plus d�licat.

Musique folklorique dansante Cris de joie et rires

...

- Fais attention. - Oui.

Pourquoi

n'�tions-nous jamais venues ? - Parce que...

- Pardon, mesdames. - Cet endroit est r�pugnant.

...

- "La reine du vice met les voiles" ?

- Arr�te, �a ne sert � rien.

- "Les M�saventures de Marie-Antoinette",

par Nicole d'Oliva ?

- Toinette, non !

Musique �l�gante

Des rires de femme s'�l�vent.

...

La femme �clate de rire.

On applaudit.

...

Le public rit.

- C'est moi

La reine de France

Regardez comme je danse

C'est moi, la reine de France

Admirez ma prestance

Je baise le jour

Je baise la nuit

Le public rit.

Mais jamais mon mari !

- Arr�te de bouger, ma jolie !

Je veux faire ton portrait.

- Sous cet angle ?

On ricane.

- C'est moi, la reine de France

Regardez comme je danse

C'est moi

La reine de France

Admirez ma prestance

Je ponds des rejetons qui sont tous...

Elle fredonne. Tous rient.

Mais pas des fils de France

Musique cruelle Rires et sifflets

...

Elle soupire.

...

Son d�collet� craque.

...

Elle renifle.

...

- Ca ne se passera pas comme �a.

Plus personne n'ira dans ce repaire de d�prav�s.

- Louis avait raison.

- Il est inquiet.

- Oui, � cause de moi.

Il t'a fait des confidences ?

- Il nous arrive de parler, dans la chambre des enfants.

- T'a-t-il d�j� dit...

que je lui faisais honte ?

- Jamais ! Pas une seule fois.

Je peux lui dire que tu ne veux pas lui faire de tort.

Je pourrais l'aider � mieux te comprendre.

- Peut-�tre.

Je dois revoir ma fa�on de vivre. - Ca n'a aucune importance,

ce que les gens peuvent penser de toi.

- Je commence � croire que si.

- "Cher cardinal,

"d�s que le contrat me sera revenu sign�,

"nous pourrons conclure l'achat." - Oui, voil�. Oui, bien s�r.

- "Mais rappelez-vous, si quelqu'un me parle du collier en public,

"je nierai avoir connaissance de ce projet."

Ressac et mouettes - Ecoute les vagues.

Elles chantent dans ton oreille.

Tu es pr�t ?

Il murmure.

Louis rit. On entre.

Oh ! Duchesse en vue.

Nous �coutons

la mer dans un coquillage, tout en suivant

le p�riple de La P�rouse. - Amusant.

- D'abord, le Chili. Ensuite,

les �les Sandwich, l'Alaska, l'Am�rique, avec des �tapes

pour se ravitailler. Babillements

Puis direction l'Asie. - Merveilleux.

Les enfants doivent mettre le cap sur leur bain.

- Tr�s bien.

Allez.

Le dauphin babille.

Dans mes bras !

Elle s'�meut.

- J'ai appris

que vous partiez � l'aventure.

- Oui, voir l'avancement de la rade de Cherbourg.

On est loin d'un p�riple. Peut-�tre le plus long voyage de ma vie.

Cela me permettra de prendre

la temp�rature du pays.

- Et vous �chapperez � Versailles.

- Venez donc.

Nous partons cet apr�s-midi.

Pardonnez-moi, c'est ridicule.

- Pas du tout, non !

J'en serais ravie.

C'est vrai ?

- Oui !

- Ah.

J'ai propos� � Yolande de venir

� Cherbourg.

- Tu appr�cieras d'�tre un peu seule,

pour op�rer les changements pr�vus

au petit Trianon.

- Je ne m'ennuierai pas trop.

Va donc te pr�parer.

- Oui, j'y vais.

- Je ne sais pas

pourquoi je l'invite.

- Tu as bien fait.

- Pardon de m'�tre emport�.

- Tu avais raison.

Le peuple attend de nous

de la stabilit�. Je sais que j'y ai port� atteinte,

en me comportant de mani�re frivole... et idiote.

- S�rement pas idiote.

- Alors...

je te promets de r�tablir mon image de reine bienaim�e d'ici ton retour.

Musique touchante

Musique cocasse

Provence s'�tonne. - Qu'y a-t-il ? Tu m'expliques ?

- Marguerite emm�nage ici.

- Quoi ?

Mais... que vont penser les gens ?

- Ils s'en moqueront s�rement.

...

- Pas moi.

...

Tu as demand� � mon fr�re ?

- Oh, non ! Je vais tout de suite y rem�dier. Louis ?

"Oui, Jos�phine ?" Marguerite peut-elle emm�nager ici ?

"Mais quelle bonne id�e !" Satisfait ?

Musique �mouvante

- Et notre couple ?

- Mais nous n'en sommes pas un.

En fait, nous ne l'avons jamais �t�.

...

Musique machiav�lique

...

- Signez ici.

Je signerai pour l'acqu�reur. Je ne peux rien r�v�ler.

Nous dirons seulement que ces joyaux sont dignes d'une reine...

- Je le savais ! Qui en aurait les moyens ?

- Pas un mot � qui que ce soit ! De toute fa�on, elle niera

l'avoir achet�.

- Je comprends. - Si on r�v�lait

un tel achat,

sa position serait

tr�s inconfortable.

Musique enjou�e au clavecin

...

- On doit approcher de la c�te. Regardez tous ces go�lands.

Les go�lands crient. - Larus argentatus.

C'est leur nom scientifique. - Ah.

- On dit qu'ils renferment les �mes des marins.

Leurs cris viendraient du monde des morts.

- Ah, tr�s r�jouissant !

- Je n'ai jamais vu la mer.

J'ai beaucoup lu sur elle. Je l'ai imagin�e.

Mon fr�re et moi �tions des enfants ch�tifs.

Nous vivions confin�s.

A pr�sent, je vais bien.

Je suis roi, mais toujours confin�.

- Sauf aujourd'hui !

- Sauf aujourd'hui.

Musique cabotine

...

Elles s'�crient.

- Non, tu ne m'auras pas, avec ton crochet !

- Tu es faite comme un rat ! Elle crie.

Elles rient.

- Tr�s os�.

- J'ai eu un bon professeur.

...

Attrape-moi !

...

Musique mena�ante Les amantes rient.

- Attention ! - Tu vas voir !

... ...

- Vous �tes conscient que Jos�phine a renonc� � l'id�e d'enfanter ?

Imaginez, si un malheur arrivait au roi ou � ses fils !

(Jos�phine) - Rat� !

- La pr�occupation de Jos�phine ne devrait �tre que de procr�er.

Ad�la�de s'indigne. - Marguerite a mauvaise influence.

Cris mutins

Il faut l'�carter.

Jos�phine et Marguerite rient.

- "Qui naviguent sur le vaste oc�an de la vie.

"Et qui ont trouv� leur attache dans une amiti�

"qui a bien plus de valeur que..." Plus de valeur et de raret� !

"De valeur et de raret�..."

Villette rit.

"Que tous les diamants...

"du monde."

- C'est magnifique. - Pff ! Arr�te.

- Je le pense. Tu as l'art de manier les mots.

- Oui. J'en ai d'autres en r�serve.

Rappelle-toi, tu donnes la lettre une fois que tu as le collier.

On gagnera plus de temps.

Musique sinistre

- Attends ! Que fais-tu ?

- Pas de brouillons.

...

Br�le tout.

Qu'il ne reste aucune trace.

...

Musique paisible

...

- Tu es magnifique.

...

Le b�b� babille.

Tu permets ?

...

Si tu savais comme tu m'as manqu�.

Ces mois loin de toi m'ont paru des ann�es.

...

- Je suis all�e au Palais-Royal.

Je voulais voir de mes propres yeux.

- Ces gens n'ont pas id�e de qui tu es vraiment.

- Ils me savent adult�re.

Je dois changer de vie.

...

- Et... je dois comprendre que j'en fais partie ?

...

Mon p�re me harc�le pour que je me marie.

Je vais lui �crire, lui dire de me trouver une �pouse.

- Axel !

Ne me juge pas

durement. - J'en serais incapable.

Musique �mouvante

...

Axel sort.

- Votre Majest�,

le village vous offre une sp�cialit� locale.

Du p�t� de campagne.

Louis se d�lecte timidement.

- C'est...

C'est la chose la plus exquise

que j'aie jamais mang�e. Tous se r�jouissent.

Louis grommelle discr�tement.

Ils semblent m'aimer. - Vous avez tout pour �tre aim�.

- J'ai l'impression d'�tre... plus populaire que ma femme.

- Critiquer le roi m�rite la prison.

Ses d�tracteurs trouvent un bouc �missaire.

Sa ma�tresse, en g�n�ral.

Mais vous, vous n'en avez pas, alors...

ils s'en prennent � Antoinette.

Musique complice

- Mon portrait officiel sera d'une grande dignit�.

D'un style classique, couleurs royales, peu de bijoux.

Je serai assise, bien s�r.

- Tout ce que nous d�testons, en somme.

- Mais le conseil va adorer. - Excellente d�cision, Majest�.

Et pour ce qui est de votre coiffure ?

Musique de r�v�lation L�onard chantonne.

- Ne faites pas semblant de ne rien voir, L�onard.

Nous savons ce qui se passe.

- Oh ! C'est extr�mement courant. C'est... la marque de la pince.

Il faut... - On coupe.

...

L�onard h�site.

...

- Et voil�... - Le r�sultat !

...

- La cour va d�couvrir une nouvelle reine.

- C'est parfait.

- "Heureuse de savoir que, d�sormais,

"tout est en r�gle. Le collier devra �tre remis

"� mon garde personnel. Ne le confiez

"� personne d'autre.

"Rendez-moi ce service, Rohan.

"Je serai redevable

"� jamais."

- Deus meo !

- J'attends le 1er versement de 400 000 livres.

- L'acqu�reur vous les transmettra.

Apportez-le � votre ma�tresse. - Non !

Mes gardes l'apporteront.

- Ce garde et aucun autre, comme le veut l'acqu�reur.

- C'est le collier le plus cher au monde !

- Et il s'agit de la reine de France.

Elle obtient ce qu'elle veut.

Ce sera lui.

Tout le monde saurait

si on voyait vos hommes.

Partez sans attendre.

- Assurez votre ma�tresse

de mon plus profond respect.

- Revenez vite avec le versement.

Je vous attendrai. - Bien, Eminence.

Sa Majest� m'a demand� de vous remettre ceci.

Musique de conspiration

Villette reprend son souffle.

...

Il sursaute puis sourit.

...

- D�sol�, petit.

...

- Cet enfant de salaud nous a trahis !

- Je ne comprends pas.

Tu aurais pris peur

et fichu le camp, selon lui. - Esp�ce de fumier !

Ne l'�coute pas. Il m'est tomb� dessus.

- Qu'est-ce que �a veut dire ? - Il m'a assomm�.

- C'est vrai ?

- Non.

- Il m'a attaqu�.

Jeanne soupire. - Sors de chez moi.

- Jeanne, je t'en prie. Voyons, c'est moi !

- Sors

de chez moi !

- Laisse-la !

Musique de tension

- Soit.

J'attendais d'�tre � Londres.

Mais autant te tuer tout de suite.

- Non !

Il la poignarde. Elle suffoque.

...

- Sauve-toi.

...

- Eh oui, petit. Je ne partage pas.

...

T'es un homme mort.

Tu comprends ?

T'es un homme mort, Villette !

...

Il ricane.

...

Musique perverse Jeanne soupire.

...

- Il me va � merveille, non ?

Musique paisible

...

Marie-Antoinette soupire.

...

Les courtisans murmurent.

... ...

(- Cette robe est affreuse.)

...

(- Quelle est cette tenue ?)

...

(- Qu'ont-ils tous, � me d�visager de la sorte ?)

- Ils n'ont pas l'habitude de voir votre Majest�

dans une tenue... aussi stricte.

- Peu importe ce que je fais, ils me d�testent toujours autant.

Musique �mouvante Les murmures continuent.

... ...

- J'en fais quoi ?

- Oh, br�le-le.

Musique myst�rieuse

Musique de r�v�lation

- Ton beau papier � lettres.

O� tu l'as trouv� ?

- Dans le boudoir de la reine, mon cher. J'ai tout de suite senti

qu'il me serait utile.

...

- Allez.

Donne-le-moi.

...

Ne tra�nons pas. Il faut vite rejoindre le port.

- Seuls les coupables s'enfuient.

Jeanne de Valois est innocente.

Nul ne sait que le collier a disparu.

- Pour l'instant. D�s qu'on verra que la reine ne paye pas...

le monde entier

sera � tes trousses. - Qui ferait le lien ?

- Mais quand on apprendra le vol...

- Ca n'arrivera pas.

Quand Rohan verra ce qui s'est pass�,

il se sentira tellement idiot qu'il paiera le collier lui-m�me.

Boehmer sera pay�.

Personne ne saura la v�rit�.

Ce n'est s�rement pas Rohan

qui risque de le dire. - On n'aura m�me pas � se cacher.

On vivra heureux � Londres, sans inqui�tude.

- Non.

Ma place est ici.

- Tu restes � Versailles ? C'est du suicide.

- Non. Ce qui serait du suicide, ce serait d'aller moisir � Londres.

Avec toi.

- Vendons les diamants

avant que Rohan comprenne.

Musique angoissante

Dis � mon contact que tu viens de ma part.

...

La Motte sort.

Jeanne �clate de rire.

Musique m�lancolique

...

- Oh ! Excuse-moi, Toinette. Je ne voulais pas te d�ranger.

- Qu'est-ce ?

- Du tricot.

Pour les enfants

des pauvres femmes perdues. - Ah.

- Tu n'es pas ravie de voir que je m'implique autant ?

- Si.

Evidemment, bravo.

Marie-Antoinette soupire.

Excuse-moi. Je te laisse � tes bonnes oeuvres.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Rien. Rien, c'est...

Ma coiffure.

C'est... c'est...

C'est humiliant.

Et laid. - Mais non, ce n'est pas laid.

Regarde-moi.

Tu ne peux pas �tre laide.

Allons.

Regarde-toi.

Marie-Antoinette soupire.

Moi, je trouve �a...

sophistiqu�.

Elles ont un rire complice.

Toinette...

Parfois, ils vont t'adorer.

Parfois, te d�tester. Dans un cas comme l'autre,

toi, tu n'y es pour rien.

Musique r�confortante

La seule solution,

agir comme bon te semble et te moquer de ce qu'on dira.

N'oublie jamais...

qui tu es.

Tu es la m�re des Fran�ais.

...

Mhm ?

...

- Je te remercie.

...

Pourquoi pas un portrait de groupe ?

Musique joyeuse

...

Musique grandiose

...

- Neuf caissons ont �t� pos�s.

Il en reste 81.

- Impressionnant.

J'aurais esp�r� descendre sur le rivage.

- D'ici, vous avez le meilleur point de vue.

- Oui.

Oui, �a va de soi.

...

Quel magnifique ouvrage ! Qu'en dites-vous ?

- Mhm...

- Vous �tes toute p�le. - Rentrez au chaud.

- Vous laisserez derri�re vous un bel h�ritage.

Une fois la rade construite,

la Grande-Bretagne

renoncera � nous envahir.

- Que rapporte la guerre ?

- Tobago ?

- Et un oc�an de dettes.

En voyant cela,

je sais qu'il faut �tendre l'imp�t � la noblesse de m�me qu'au clerg�.

On repart pour Versailles. Nous avons du travail.

...

Vous �tes bien silencieuse.

Toujours souffrante ? - Non. Tout va bien.

Qu'est-ce qui se passe ?

- J'ai dit au cocher de s'arr�ter un moment.

- Euh... - Je tiens � revoir la mer.

Ils rient.

- O� allez-vous ?

Musique de pl�nitude

...

Que faites-vous ? - D�p�chez-vous.

- Louis !

Yolande rit.

- Allez, venez !

...

Louis pousse un cri de joie.

...

- Je crois qu'il est temps de...

- Mhm... - Mhm !

- Alors ? Comment est la mer ? - Plut�t glaciale.

Tournez-vous.

- J'ai r�fl�chi. Il y a une solution contre l'impopularit� d'Antoinette.

- Quoi ?

Laquelle ?

- Faites de moi votre ma�tresse.

Tout le monde y gagnerait. Les courtisans

vanteraient vos prouesses. Cela conforterait mon influence.

Et j'h�riterais des p�ch�s dont on a accus� Antoinette.

Vous n'auriez pas besoin de me toucher.

Je n'aurais qu'� monter r�guli�rement dans vos appartements.

Pour une partie de piquet.

- Ah...

C'est injuste, que ma femme ait � payer pour mes �checs.

Mais...

si je deviens un bon roi,

le peuple l'aimera autant que moi.

Vous aurez toujours ma protection.

Mais je n'aurai pas de ma�tresse.

Ca ne me ressemble pas.

- Je sais bien. Et je vous admire pour cela.

Venez.

Il est temps de rentrer.

Musique de dilemme

...

Musique amusante Lamballe souffle.

...

- On devrait vous envoyer sur le front.

Jeanne rit.

A quoi bon des canons ? On a Lamballe et son maillet.

- Vous �tes resplendissante.

Lamballe rit.

- A mon tour.

Non.

En fait, avant cela...

Jeanne pose le maillet.

Pour vous.

- Pour moi ?

C'est ravissant.

En quel honneur ?

- Je suis consciente que ce pr�sent est modeste.

Mais...

Mais je souhaitais

donner � ma nouvelle amie

un t�moignage de mon affection.

- Cela me touche �norm�ment.

Jeanne rit.

Vous devriez...

- Quoi ?

- Quitter votre appartement parisien et venir vivre � Versailles.

Je... je pourrais vous trouver un logement pr�s du mien.

- Quelle merveilleuse id�e !

- C'est oui ? - Avant,

il me reste une toute petite affaire � r�gler.

Musique myst�rieuse

...

- Arr�tez de faire les cent pas.

Vous bloquez l'�nergie. - Le garde royal aurait d� revenir.

Je n'y comprends rien.

J'ai arpent� tout le palais, il est introuvable.

On frappe.

- Le joailler.

Il r�clame son premier versement. - Non.

Dites-lui que je suis sorti.

- Cela suffit ! J'exige qu'il me re�oive.

Il tambourine. Ouvrez ! Vous �tes l�, je le sais.

Rohan !

Cela fait trois jours.

Si votre protectrice ne me fait pas parvenir l'argent

d'ici demain, c'est moi qui irai la voir !

- Je vous sais occup�s. Merci de vous �tre rendus disponibles.

Nous sommes d'accord pour dire

qu'il est capital de rectifier l'image royale au plus vite.

- Sa Majest� a examin� nos recommandations ?

- Oh, non ! C'�tait bien trop long.

Gronde - Ca n'a aucun sens.

Tous ronchonnent. - Chut.

Messieurs !

Je comprends votre inqui�tude.

Mais je vous rappelle poliment

que je n'ai nul besoin de votre approbation.

Que je la souhaite ou l'appr�cie, c'est possible.

Mais je n'ai d'obligation qu'envers mon mari.

Et envers Dieu. Pour cette raison,

j'ai gard� Elisabeth Vig�e Le Brun comme portraitiste officielle.

Je vous pr�sente...

"La M�re des Fran�ais."

On s'exclame de joie. Une reine...

qui oeuvre pour le pays. - Oui !

- Et son avenir.

- Quelle id�e exquise. - Je vous montrerai l'oeuvre

une fois termin�e.

Mais avant

sa pr�sentation. Je demanderai

l'aval du roi, �videmment. - Tr�s bien !

Discussions admiratives

- Si d�licat.

- Oui, voil�. - L�, c'est exquis.

Louis sifflote.

- Ravi de te revoir. - Merci.

Louis soupire.

Eh bien !

Qu'est-ce que c'est ?

- Un cas de trahison.

Tout est l�. - Oh ?

- Provence a d�masqu� une espionne.

- Et o� l'avez-vous d�busqu�e ? - Dans le lit de ma femme.

Musique �mouvante

- Elle ne doit pas

remonter � nous.

- Eh bien, je vais bien �tudier ces documents

et r�diger une lettre de cachet, si n�cessaire.

Merci, mon fr�re.

...

On frappe � la porte.

...

- Bonjour.

- Vous �tes m�tamorphos�e.

- Je ressemble � la reine que la France m�rite.

- Il para�t si robuste.

- Le conseil l'a approuv�.

La reine, dans son devoir le plus royal.

- "La M�re des Fran�ais".

- C'est �a !

Je suis fi�re d'�tre reine.

- Et moi, je suis fier de toi.

Musique complice

...

- J'ai besoin d'�tre honn�te avec toi.

Musique inqui�tante

Il faut que je t'avoue une chose. - Non.

Je... je sais que tu en aimes un autre.

...

Nul ne sait ce que l'avenir nous r�serve.

Il faut profiter des instants de bonheur.

...

D'o� qu'ils viennent.

...

- Louis...

- Ne t'en fais pas.

...

Je t'assure.

...

- Et toi, arriveras-tu � trouver le bonheur ?

...

- C'est pour toi.

Un cadeau de la part des villageois de Normandie.

- Des oranges ? - Une denr�e rare. Ils t'appr�cient.

Elle rit. - C'est gentil.

- Et �a ? - C'est du p�t� de campagne.

- Merci.

- Attends de le go�ter, avant de me remercier !

C'est sans doute la pire chose que j'aie mang�e.

Musique de fourberie

...

On entre dans le confessionnal.

...

- Oh, un visage amical ! - Nous sommes toujours amis ?

Nous ne nous voyons plus.

- Seigneur, sauvez-moi. - Epanchez votre coeur.

Qu'est-ce qui vous p�se ?

Rohan soupire.

- Ce que...

ce que je dois confesser est effroyable.

- Mhm. - Un garde de la reine m'a vol�.

- Que vous a-t-il vol� ?

- Un collier de diamant.

Le collier. - Le collier de diamant ?

- Chut !

- Mhm...

Mais comment... comment c'est possible ?

- J'avais �t� charg� par la reine de l'acqu�rir pour elle en secret.

Ce que j'ai fait.

Mais je l'ai confi� � son garde et...

il s'est envol�.

- Vous avez confi� le collier le plus pr�cieux au monde

� un simple garde ?

- Son garde personnel.

- Oh... je vois.

Jeanne soupire longuement.

Il y a donc, d'un c�t�, la reine,

qui attend son collier,

et de l'autre, le joailler, qui attend d'�tre pay�.

Et vous, entre les deux, comme un parfait idiot.

Ils doivent �tre tous deux furieux contre vous.

- J'�tais dans ses bonnes gr�ces. Si elle sait...

- Si elle l'apprend, vous serez ridiculis�.

- Je sais ! - Pour ne pas perdre la face,

je ne vois qu'une solution.

- Le payer de ma poche.

- La seule chose � faire.

- Sauf que je ne peux pas ! Je n'ai plus aucune ressource.

J'ai tout dilapid�.

Musique dramatique

...

- Vous �tes parmi les plus riches.

- Je l'ai �t�, mais... je n'ai plus d'argent.

- O� est-il pass� ?

- Dans des maisons... des bijoux.

Cagliostro, les pauvres femmes perdues...

J'ai un plan.

Je vais engager un espion

qui se chargera de retrouver le voleur et le collier.

Une fois que je tiendrai ce sc�l�rat, je veillerai

� ce qu'il soit pendu.

...

- Il semble que des f�licitations soient de mise ?

Qui est l'heureuse �lue ?

- Rien n'est d�cid�. J'attends des portraits.

(- Que personne ne vous voie.)

Musique intrigante

...

- Marguerite !

Jos�phine rit.

...

Marguerite !

...

Musique sombre

Elle hal�te.

Louis ! Ne me faites pas �a.

Vous ne pouvez pas !

- Des sources m'ont fourni des preuves.

Marguerite est proche

du Palais-Royal et de Beaumarchais. Elle assiste Orl�ans.

Elle rit.

- Mais... qui vous a racont� ces idioties ?

- Je ne peux... - J'ai le droit de savoir !

Provence ?

- Non !

Non.

Je ne vous r�v�lerai rien.

- Je paye pour le libelle ?

Vous cherchiez comment vous venger ?

- Trop tard.

Nous l'avons renvoy�e chez son mari, � Lille.

Jos�phine s'indigne.

- Marguerite �tait mon seul bonheur.

- Je dois conna�tre

mes ennemis.

- Sachez que j'en fais d�sormais partie.

...

La porte se ferme.

...

- J'ai pass� une semaine enti�re

� tenter de convaincre que j'�tais respectable.

Et me voil� avec toi !

- Notre amour est respectable.

M�me Louis l'a approuv�.

- C'est peut-�tre notre tour...

d'avoir enfin droit au bonheur.

Musique �l�gante

- C'est s�rement

par jalousie.

Je n'ai jamais eu de probl�me avec... vos �carts amoureux.

Mon ancienne complice me manque.

- Il ne va pas s'en tirer comme �a.

- Dites-moi.

- Ce serait terrible que le bruit coure

que le roi est impr�visible.

Et si jamais il devenait... m�lancolique ?

Parano�aque ? - Un rien ferait tout basculer.

- Quand on le dira inapte � gouverner...

- Il devra me c�der la couronne.

- Une fois sur le tr�ne, vous ferez revenir Marguerite.

Musique blessante

...

- Vous avez ma parole.

...

- C'est le garde de la reine qui vous les a remises ?

- Son garde personnel, oui. - Ah.

Ce sont des faux.

Quelqu'un a imit� la reine

dans l'id�e de vous duper et de s'emparer du collier.

- Non, c'est ridicule ! Elles sont de sa main.

- Vous avez �t� dup�.

Rohan s'�tonne.

(Jeanne) - "Deux vaisseaux esseul�s

"qui naviguent

"sur le vaste oc�an de la vie et qui ont trouv� leur attache

"dans une amiti� qui a bien plus de valeur et de raret�

"que tous les diamants du monde. Ne doutez jamais de moi,

"cardinal.

"C'est � vous que j'ai confi�

"ma r�putation."

"Mon �poux et moi avons beaucoup d'ennemis.

"Mon comportement d�plac�

"n'y est peut-�tre pas �tranger.

"Mais je suis

"une femme faible,

"incapable de r�sister aux frivolit�s et aux fantaisies.

"C'est pourquoi

"je dois agir en secret.

"Satisfaire mes d�sirs � l'abri des regards.

"D�rober mes p�ch�s aux yeux du monde."

Musique de trahison

...

"Bonne nuit,

"doux cardinal."

...

- Je dois voir la reine.

Imm�diatement !

C'est � propos d'un collier de diamant.

G�n�rique

...

Sous-titres SME : Damien Armengol - TASTI.EU Belgique

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