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1 CETTE HISTOIRE EST FICTIVE.

PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York,

les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

Je n'aurais pas cru qu'il ferait ça, mais...

les choses empirent depuis des mois.

Comment ça ?

Tommy a changé.

C'était un mari aimant et gentil. Maintenant, tout le met en colère.

Et c'est moi qui prends.

Que s'est-il passé hier soir ?

Il râlait au sujet des voisins.

Il pense qu'ils nous espionnent.

- Ils ont 80 ans. - Vous vous êtes disputés ?

Comme d'habitude.

Il commence à me frapper.

Puis il arrache mes vêtements.

Il dit qu'il va prendre son pistolet si je ne fais pas ce qu'il dit.

Ça c'était nouveau.

L'enfoiré.

Je ne peux pas y croire.

Ça ne peut pas continuer.

Avec le bébé qui arrive.

Où vous a-t-il frappée, madame Callahan ?

Il est flic. Il sait comment frapper sans que ça laisse de marque.

- Je n'insinuais pas... - Je le savais.

Que vous ne me croiriez pas.

- C'est faux. - Vraiment ?

Vous ne couvrez jamais les vôtres ? Conneries !

Nous posons les mêmes questions à toutes les victimes.

Ça ne sert à rien. Vous pouvez partir.

Vous devez nous laisser une chance de vous aider.

J'ai déjà essayé.

J'ai dit à sa petite partenaire que Tommy me frappait.

Elle n'a rien fait du tout. Super utile !

- Laissez-moi, je suis fatiguée. - On y va, la Belle au bois dormant.

On peut vous emmener au foyer, mais vous devez partir.

Officiers Callahan et Vaill ?

Elliot Stabler. Olivia Benson. Unité spéciale.

Inspecteurs ? Quelqu'un a signalé un crime sexuel ?

En fait, on aimerait que vous veniez avec nous.

Pourquoi ?

Votre chef est au courant. Ça ne sera pas long.

On travaille. On viendra après le service.

Réglons ça maintenant.

D'accord. On peut prendre notre voiture, ou on doit monter avec vous ?

Vous n'êtes pas en état d'arrestation. Allez-y, on vous suit.

LIGNE DE POLICE

POLICE DE NEW YORK

LE VIOLEUR DE L'EST CAPTURE

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

Je ne sais pas pourquoi elle dit que je l'ai violée.

C'est faux.

Auriez-vous pu mal vous comprendre ?

Non, monsieur.

Je fais la différence entre une relation sexuelle consentie et un viol.

Jamie était-elle en colère hier ?

Je n'ai rien perçu d'inhabituel dans son comportement ou son état émotionnel.

Déformation professionnelle.

- Je ne comprends pas. - Si, vous comprenez très bien.

Vous êtes en mode flic.

Poli, professionnel, détaché.

C'est un problème, inspecteur ?

Vous savez, les choses seront beaucoup plus simples

si vous et moi communiquons comme des gens normaux.

Comme vous voulez, Tommy.

Il va falloir me donner une explication.

Elle a tout inventé ?

Il l'a giflée. Une fois. Dans le feu d'une dispute.

Jamie l'avait frappé plusieurs fois.

Vous l'avez dissuadée de le signaler ?

Non. Elle a choisi de ne pas porter plainte.

Donc vous avez ignoré la politique sur les violences conjugales.

Tommy est sa seule source de revenus.

Ils attendent un enfant, et avec une condamnation pour violence conjugale,

Tommy perd son arme et son travail.

Si c'était votre partenaire, qu'auriez-vous fait ?

- Vous n'avez rien fait, Kristen. - Faux. J'ai donné ma carte à Jamie.

Je lui ai dit de m'appeler si ça arrivait à nouveau.

Tommy m'a promis que ça n'arriverait plus. Il n'est pas comme ça, habituellement.

Elle croit que j'ai une liaison.

OK. Avec votre partenaire ?

Non, ce n'est jamais arrivé.

Mais il y a eu quelqu'un.

Une femme à flics rencontrée dans un bar.

Je ne sais même pas son nom.

C'est la raison pour laquelle Jamie me fait ça.

Pour me punir.

- Et je le mérite. - Et les disputes ?

De quoi vous parlez ?

Vous savez, l'aspect physique.

Les coups.

Ce n'est pas vrai.

L'officier Vaill est au courant.

Que croyez-vous qu'elle dit à ma partenaire en ce moment ?

Vous couchez avec lui ?

Je vais être claire, inspectrice.

Je serais plus encline à avoir une liaison avec vous.

- Compris. - Jamie invente des choses.

Ça prouve, entre autres, à quel point elle est émotionnellement instable.

Et Tommy ?

Comment prend-il le fait d'être bientôt père ?

- Il est aux anges. - Ça doit le stresser un peu.

Il sait gérer le stress. Il a vécu bien pire.

- Quand ? - En Afghanistan. Armée de réserve.

Ils se font tirer dessus tous les jours.

Ça a dû être difficile pour lui.

Ça l'a affecté ?

Je vais prendre ça pour un oui.

- Alors, l'enquête ? - Intéressante et déroutante.

Callahan est soit un type génial soit un enfoiré imprévisible,

- selon l'interlocuteur. - Très utile.

C'est mieux que la théorie du jumeau maléfique de Munch.

Il demande son représentant syndical.

Bon, qui est-ce qu'on croit, ici ?

- Callahan ou sa femme ? - Elle fait douter.

Lui aussi.

Je ne sais pas.

Et si c'était un couple de civils ?

- Je les relâcherais. - Faites-le.

- Don. - Barbara.

- Capitaine Barbara Pierce du 7-4. - Capitaine.

Je voulais vous remercier pour votre manière de gérer ça.

Nous relâchons Callahan. Sans charges.

Je vais le placer en incapacité. Je veux qu'il se fasse aider.

Capitaine.

- C'est une erreur. - Allons-y, Tom.

Je vous emmène.

Puis-je récupérer mon arme ?

- Quoi ? - Venez avez moi, Tom.

Attendez, non.

- J'ai besoin de mon arme. - Reculez, officier Callahan.

Vous me placez en incapacité ?

Retenez-le ! Maîtrisez-le !

Salope. Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi tu me fais ça ?

Salope ! Je vais te tuer !

Salope ! Pourquoi tu me fais ça ?

Pourquoi tu me fais ça ?

Le point positif, c'est que ça n'est pas arrivé devant ma brigade.

Il n'y a pas à avoir honte.

Il vous a frappée par surprise et vous êtes toujours consciente.

Où est-il ?

Les services psychiatriques recommandent de l'hospitaliser.

Aurait-on affaire à une sorte de trouble comportemental de guerre ?

Un TSPT ?

L'allégation de viol de Jamie semble soudain plus plausible.

On a de la chance de ne pas l'avoir renvoyé chez lui.

C’est les Affaires internes.

Une femme a appelé en disant que son mari voulait la violer.

Il la retient en otage avec son arme. C'est un flic.

Allez-vous-en !

Wes, allons discuter quelque part.

- Wes, pose ton arme. - Comment ça a pu arriver ?

- Je ne suis pas moi-même. - Où est Kendra ?

Où est Anthony ?

Je suis désolé. Je ne suis pas moi-même. Ce n'est pas moi, je suis désolé.

Laisse-les partir. Ce sera juste toi et moi.

Toi et moi. Comme au bon vieux temps.

Elle est morte.

Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Papa ? - Anthony.

Rentre à l'intérieur. D'accord, mon pote ?

- Papa, où est maman ? - S'il te plaît, Anthony. Rentre.

Ça va aller. D'accord ? Ça va aller pour lui.

- Rentre à l'intérieur. - Papa, tu es en colère contre moi ?

- Non. - Papa ? Papa ! Non, papa, non !

Papa ! Papa.

Papa.

Officier Wes Myers, anticriminalité du 5-1, dans le Bronx.

Il est en chirurgie, vivant. Le médecin pense qu'il a une chance.

Sa femme ?

Abattue à bout portant, derrière la tête. Le fils, avec la protection de l'enfance.

Deux flics, différentes circonscriptions, les deux attaquent leurs femmes.

Dites-moi qu'il y a un lien.

Myers était en permission jusqu'à il y a deux jours. Devinez où il était.

Afghanistan.

- Il venait de rentrer. - Vous étiez partenaires ?

Il allait prendre quelques semaines de congé avant de revenir travailler.

Il était si heureux que la réserve le laisse partir plus tôt.

Wes et sa femme avaient des problèmes ?

Non.

C'était une bonne famille

Très soudée.

Ça n'a aucun sens.

Wes aimait Kendra.

Ce n'est pas lui.

FLICS DEVENUS FOUS

Quelqu'un a parlé. Les journaux sont déjà au courant.

Comment ont-ils su si vite ?

Aucune idée, mais ce Sherm Hempell détient des informations très spécifiques.

- Regardez ça. - Oui, on a vu.

Et Arthur Branch aussi.

Donc, je ne vais pas vous lâcher avant d'avoir une explication.

Je mise sur un trouble du stress post-traumatique.

Les deux hommes étaient dans la même unité de réserve, le 365e régiment.

C'est près de Fort Crompton, dans le New Jersey.

La plupart des réservistes sont de la police de New York.

Mais ils ne se connaissent pas. Et ils n'ont pas servi ensemble.

Callahan a servi un an en Afghanistan, il est rentré il y a huit mois.

Wes Myers est rentré il y a trois jours, mais il n'a servi que quatre mois.

Il y a quelque chose d'incohérent ici.

L'armée double la durée de déploiement initial de ses hommes.

- Pourquoi laisser Wes Myers partir ? - Le fameux trouble de la guerre ?

Ont-ils au moins participé à des combats ?

On ne peut pas demander à Myers, il est encore inconscient.

Mais Callahan est en évaluation psychiatrique.

J'appelle Huang, pour voir s'il peut faire un diagnostic.

SERVICE PSYCHIATRIQUE, MERCREDI 6 AVRIL

Je fais des rêves.

Quels types de rêves ?

Des choses étranges.

Des visages humains qui deviennent des monstres.

Des araignées qui me sortent des mains.

Depuis quand faites-vous ces rêves ?

Ça commencé quelques mois après mon retour aux États-Unis.

J'ai peur toute la journée.

Je sais que les docteurs vous donnent des médicaments.

- Vous trouvez que ça aide ? - Oui.

Les rêves sont plus supportables.

Et toutes ces idées délirantes se font plus rares.

Quelles idées délirantes ?

Comme le fait que mes voisins m'espionnent.

Qu'ils mettent mon téléphone sur écoute.

Quelque chose ne tourne vraiment pas rond.

Comment va Jamie ?

Je ne lui ai pas parlé.

Mais...

Je pourrais la contacter pour vous. Quand nous aurons terminé. Si vous voulez.

Elle ne vient pas...

me voir.

Elle n'appelle même pas.

Je ne peux pas lui en vouloir.

Je suis sûr qu'elle s'inquiète beaucoup pour vous, Tom. Comme tout le monde.

Qu'avez-vous remarqué d'autre, chez vous ?

Les choses que vous avez faites avant d'être hospitalisé

qui vous semblent incohérentes ?

Parfois, quand je me rase le matin...

je mets la lame sur mon cou...

et je me dis que...

si j'appuyais un petit peu plus fort...

jusqu'à ma gorge...

ça ne me ferait même pas mal.

- Je ne pense pas que ce soit un TSPT. - Pourquoi ?

Callahan n'a pas changé de rythme de sommeil ni d'habitudes alimentaires.

Il ne montre pas de réflexes exagérés. Ses cauchemars sont lucides et bizarres,

plus comme des hallucinations.

Il a des délires paranoïaques et des pensées suicidaires.

Alors si ce n'est pas un TSPT, quelle est la cause de tout cela ?

Si c'était un cas isolé, je dirais qu'il a peut-être développé

un trouble schizo-affectif. Ou cela pourrait être physique.

- Comme une tumeur au cerveau. - Mais ce n'est pas un cas isolé.

Ce sont deux hommes différents.

Quelles sont les chances qu'ils aient le même trouble ?

C'est presque impossible.

Ce qui nous laisse avec une cause environnementale.

Deux soldats, affectés par la même toxine.

Les nombreuses théories sur le syndrome de la guerre du Golfe,

des armes chimiques aux munitions à uranium appauvri.

Les Marines m'ont fait passer des examens à la fin de mon service.

Je parie que l'armée de terre fait la même chose.

CLINIQUE DE LA BASE DE FORT CROMPTON, MERCREDI 6 AVRIL

D'après le département de la Défense ces examens sont désormais optionnels.

Wes Myers ou Tom Callahan ont-ils choisi de s'y soumettre ?

Non, madame. Ils ont juste rempli le questionnaire de santé obligatoire.

- Ont-ils signalé des problèmes ? - Rien du tout.

Pourrions-nous voir ces questionnaires ?

Je ne peux pas vous faire cette faveur.

Il faut demander au chef d'unité.

J'aimerais coopérer,

mais je ne suis pas autorisé à partager les dossiers médicaux.

Et s'ils renoncent à leurs droits de confidentialité ?

Ce n'est pas la question. Vous devez parler au général local.

Le monde merveilleux de la bureaucratie militaire.

Je comprends, inspecteur. J'aimerais vous aider davantage.

Callahan et Myers étaient tous deux de bons soldats.

Pourriez-vous nous dire pourquoi Wes Myers n'a servi

- que quatre mois en Afghanistan ? - Ça m'est impossible.

C'est pour protéger la confidentialité de Myers. Je suis vraiment désolé.

On prend le problème à l'envers.

Dites-nous plutôt ce que vous pouvez partager.

Honnêtement, je ne serais pas surpris

que cela soit une sorte de trouble comportemental de guerre.

Beaucoup d'hommes ont du mal à se réadapter à la vie civile.

Notre psy a écarté le TSPT.

Les deux hommes ont des hallucinations, ils sont violents et suicidaires.

- D'autres symptômes ? - Des rêves lucides, paranoïa.

Sans parler du fait qu'ils ont agressé leurs femmes.

Je ne peux vraiment pas vous aider.

Monsieur.

J'étais dans les Marines, donc...

Je comprends le besoin de discrétion, mais il y a un schéma.

Vous allez devoir remonter ça au Pentagone, inspecteurs.

Je suis navré.

D'accord. Est-ce que quelqu'un...

C'est ce que je vous dis. J'ai déjà parlé avec lui.

- Merci. - Tu es de la famille.

Personne ne veut collaborer avec un vétéran du Golfe ?

J'ai déjà appelé le général local,

son supérieur, et plusieurs personnes à Washington.

- Tout le monde se renvoie la balle. - Alors on est sur la bonne piste.

Je reparlerais bien au médecin de la base.

J'ai le sentiment qu'il a une idée de ce qui se passe.

Elliot.

Va sur le site web du Sentinel.

Que disent ces racoleurs ?

Ils viennent de publier un aperçu de la une de demain.

UN FLIC LÂCHE !

Wes Myers.

- Pourquoi un lâche ? - Il a été jugé pour lâcheté.

Il a refusé un ordre direct ?

Sherm Hempell, le même journaliste.

J'en ai marre de lire la presse à scandale.

Ce type va nous donner sa source.

LENNOX GRAND HOTEL, 15, 9E AVENUE, MERCREDI 6 AVRIL

Qu'est-ce que vous cherchez ?

Je suis journaliste, OK ? Ce qui est jeté est donné,

- alors foutez-moi la paix. - Police.

Vous savez, fouiller les poubelles

est le premier pas vers la perversion et les déviances sexuelles, Sherm.

- Qu'est-ce que vous voulez ? - Wes Myers.

Comment avez-vous su pour son jugement ?

- Une source interne. - Interne comment ?

Très interne.

Si vous pensez que je vais vous donner un nom, vous avez fumé.

J'ai fumé quoi ?

Arrêtez votre cinéma d'intimidation policière

et essayez de sauver votre collègue d'un autre coup monté gouvernemental.

C'est-à-dire ?

Que vous ne devriez pas croire tout ce que vous lisez.

Si c'est un coup monté, vous l’alimentez en le publiant.

Je publie ce que je peux prouver sur le moment.

Ça veut dire quoi ? Qu'il suffit que ce soit vrai une seconde ?

Pourquoi pensez-vous que c'est un piège ?

- Oubliez ça. - Oublier ça ?

Vous pensez que ce garçon va oublier comment son père a assassiné sa mère ?

Vous pensez qu'il va oublier le jour où il a perdu toute sa famille ?

Vous savez qu'il y a quelque chose de louche, sinon vous n'auriez rien dit.

Dites-nous juste où commencer à chercher.

Tenez, appelez-moi quand vous aurez retrouvé votre conscience.

Commencez par le Quinium.

Qu'est-ce que c'est ?

Le nouvel agent orange.

Stabler.

Comment un homme enfermé en cellule psychiatrique peut-il se suicider ?

Et fonçant dans un mur. Tête la première.

Il l'a fait deux fois.

La deuxième fois, il s'est brisé la nuque.

Il faut vraiment vouloir mourir pour le faire de cette manière.

Aucune personne saine d'esprit ne peut vouloir faire ça.

Qui que cet homme ait pu être, il ne l'était plus.

Le bureau du colonel Gage renvoie toutes les demandes

au juge-avocat général. Et c'est là qu'on se heurte à un mur.

Et de quoi parle-t-on ?

On nous a parlé de "Quinium". C'est tout ce qu'on a.

- Qu'est-ce que c'est ? - Un médicament contre la malaria,

mais qui est aussi réputé pour ses effets secondaires graves.

J'ai trouvé des centaines de forums

l'accusant de cauchemars, paranoïa, comportement psychotique et suicide.

Ça rappelle quelque chose.

Et pour cause. Vous vous rappelez ces meurtres dans l'armée l'été 2002 ?

Oui, ils ont tous eu lieu sur la même base, non ?

Quatre soldats avaient tué leurs femmes en six semaines.

Trois d'entre eux s'étaient ensuite suicidés,

et au moins deux avaient pris du Quinium.

Mais dans chaque cas,

il y avait des allégations de problèmes conjugaux.

Mais est-ce que ça justifie de poignarder sa femme 70 fois puis de la brûler ?

Sait-on si Myers ou Callahan en ont pris ?

Non, mais pourquoi l'armée empoisonnerait ses propres troupes ?

Excellente question.

Je me la suis posée il y a quelques années,

lorsque l'armée a imposé à des soldats un vaccin expérimental contre l'anthrax.

Même après des décès, ils n'ont arrêté que sur ordre d'une cour fédérale.

Tu prétends qu'ils faisaient des tests sur leurs propres troupes.

Ils voulaient les protéger de la maladie.

Le Quinium est-il une substance expérimentale ?

Non, il a été approuvé par la FDA. Mais celle-ci a forcé une entreprise

à modifier les avertissements de la notice deux fois en quatre ans.

Je me demande bien pourquoi.

LIFSHIN FORNER PHARMACEUTICALS, JEUDI 7 AVRIL

Des millions de personnes ont pris du Quinium sans effets secondaires.

- C'est un médicament sûr. - Certains disent le contraire.

Des faits anecdotiques. Des tests scientifiques prouvent sa sécurité.

La FDA n'a-t-elle pas inscrit le suicide comme effet secondaire ?

Il n'y a pas de preuve scientifique que le Quinium entraîne le suicide.

OK, mais c'est sur l'étiquette. Alors pourquoi l'y indiquer ?

L'étiquette est entièrement conforme à la loi fédérale.

J'ai deux réservistes de l'armée,

l'un mort, l'autre vivant, même si c'est pas faute d'avoir essayé.

Je demande s'ils ont pu être sous l'influence d'une substance

dont vous reconnaissez les effets secondaires graves.

Il y a toujours des effets secondaires. Même la pénicilline peut causer la mort.

- Mais les avantages l'emportent. - Alors quel est le calcul ?

Combien faut-il de drames pour que le risque devienne trop grand ?

Pouvez-vous prouver qu'ils ont pris du Quinium ?

Donc on est passé de "C'est sûr" à "C'est conforme à la loi fédérale",

- à "En ont-ils vraiment pris". - Cette discussion est terminée.

Je suis désolée.

Madame Novak, la police a appelé. Ils ont dit que c'était urgent.

Joanna, indiquez la sortie à Mme Novak.

- Je vous appellerai quand je saurai. - Quoi donc ?

Si Wes Myers a pris du Quinium. Il s'est réveillé.

C'est comme un mauvais rêve.

Nous dînons, Kendra me parle...

et je suis envahi par cette impression qu'elle a une liaison avec ce collègue.

- Comme une voix dans votre tête ? - Non, mais...

J'en étais persuadé. J'ai commencé à lui crier dessus

et à la poursuivre dans la maison. Elle s'est enfermée dans la chambre.

Je l'ai entendue téléphoner, et j'ai cru qu'elle lui parlait.

Alors j'ai défoncé la porte.

Elle pleurait et...

m'a supplié de ne pas faire de mal à Anthony.

Officier Myers, avez-vous déjà pris un médicament appelé Quinium ?

Oui. Oui.

Les lundis fous.

Qu'est-ce que c'est ?

Chaque lundi, un médecin se tenait

au bout de la queue du réfectoire, pour nous donner une pilule.

Ça rendait beaucoup de monde nerveux.

Comment vous sentiez-vous ces lundis ?

Mon camarade de couchette m'a dit que j'avais

sauté sur mon lit,

et agité mon arme en criant contre les insurgés.

- Je ne me rappelle de rien. - C'est pour ça qu'ils vous ont renvoyé ?

Non.

Un jour, j'ai paniqué.

J'avais peur de quitter le camp de base.

Mon chef m'a dit de prendre sur moi.

Et soudain, j’étais renvoyé et on me traitait de lâche.

Et ils avaient raison.

Regardez-moi.

Regardez ce que j'ai fait. J'ai tué ma femme. Mon fils n'a plus personne.

Je mérite ce qui m'arrive.

Si son histoire est vraie...

Ça signifie que l'armée connaît l'effet du Quinium

et qu'elle le distribue quand même.

On ne peut pas l'envoyer en prison pour meurtre.

Qui doit y aller, alors ? L'armée ? Le laboratoire ?

L'armée était responsable de lui. Il avait confiance, et a été trahi.

On peut répondre qu'il n'était pas obligé.

Tu ne comprends pas. Il n'avait pas le choix.

Tu laisses tout tomber pour eux.

Tu quittes ta famille pour eux, avec la conviction

que c'est ton devoir envers le corps militaire et envers ton pays.

Et quand tu rentres, tu penses que tout sera comme avant.

Mais tout le monde a continué sa vie.

Tu ne récupères jamais cette année-là.

Wes Myers avait déjà sacrifié sa famille une fois

lorsqu'il est parti en Afghanistan. Maintenant, il n'a même plus de famille.

Il ne mérite pas ça.

Il avait le droit de savoir ce que le Quinium pouvait lui faire.

Ça s'appelle le consentement éclairé. Il y avait un risque,

et ce risque a été tenu secret par l'armée.

Je ne vais pas accuser le Pentagone de viol et de meurtre,

mais je vais trouver une raison pour réduire la peine de Wes Myers.

Et un moyen d'empêcher l'armée de distribuer ce médicament.

Je vais avoir besoin de parler à ton ami le journaliste.

Je vous ai fait un cadeau. C'est l'heure de payer.

Je veux entendre tout ce que vous savez sur le Quinium.

On n'en sait pas plus. C'est pour ça qu'on vous a appelé.

Mulder. Scully.

M. Hempell, je vais être directe avec vous.

J'aime le premier amendement. Mais j'aimerais encore plus

éviter la mort inutile de soldats américains.

Imaginez la procureur Novak vous traîner devant un juge

et balancer des mots tels que "patriotisme" ou "sécurité intérieure".

Vous écrivez, Sherm. Vous connaissez le pouvoir des mots.

Donc vous exploiteriez la peur du terrorisme

pour contourner la Déclaration des droits. C'est méprisable.

Pas plus que d'écrire de faux articles pour vendre un journal.

- Je vous ai donné une super info ! - Que nous ne pouvons pas prouver.

Oui, l'armée a peut-être raison. Le Quinium est peut-être sûr.

Je le dis depuis le début.

- Empoisonner leurs propres soldats ? - Hé, le génie !

Vous vous rappelez ce pic de suicides dans l'armée en 2003 ?

Il y a eu un autre pic.

Plus de 35 000 prescriptions de Quinium du Pentagone.

Le plus haut total en temps de guerre.

Et, ô surprise, dès qu'ils ont arrêté le Quinium en Irak et au Koweït,

le taux de suicide a dégringolé. Coïncidence ?

Peut-être. L'armée a commencé à offrir

de meilleurs soins psychologiques à ses soldats.

Ça a pu contribuer à la baisse des suicides.

Écoutez-moi bien.

Aujourd'hui, ils ne prescrivent du Quinium qu'en Afghanistan.

Pourquoi arrêter en Irak et au Koweït s'il n'y avait aucun problème ?

- Vous semblez sûr de vous. - Oui !

- Vous voulez révéler la vérité. - J'essaye, oui !

Tout comme nous.

Je vais saisir la Défense parce que je crois que c'est juste.

Alors vous pouvez rester sur la touche et ne rien faire,

ou vous pouvez nous aider.

Allez, Sherm.

Regardez ça.

Et voyez jusqu'où ça vous mène.

Ça s'appelle une matrice.

C'est juste un tableur.

"Signalements liés au Quinium, rapport de Fort Crompton."

Les numéros de soldats.

"Date de première administration." "Date du premier effet indésirable."

"Effets décrits."

"Rêves anormaux, dépression,

"vertige, crise de panique, nausée, tachycardie, psychose."

L'armée a consigné tous les effets secondaires.

Ces données remontent à trois mois. Où avez-vous obtenu ça ?

On ne peut pas être sûrs de ces données.

N'importe qui peut avoir créé ce fichier.

C'est réel.

Je peux vous dire qui a modifié ce fichier en dernier,

- si ça peut aider. - Comment ?

Via une sorte de fichier interne auquel différents utilisateurs accèdent.

Il y a généralement une signature électronique.

Voici la dernière personne qui y a accédé.

- P. Trainer. - Le médecin de Fort Crompton.

Il n'a pas voulu nous parler.

Il me parlera à moi.

Désolé, madame Novak, vous ne pouvez pas entrer.

J'ai rendez-vous avec le Dr Trainer.

- Appelez-le. - Je l'ai fait.

Il dit qu'il ne s'occupe que du personnel de l'armée, pas des civils.

Non, c'est une erreur.

Aucune erreur. Il vous envoie des recommandations d'autres docteurs.

Je n'ai pas besoin de recommandations...

Désolé, madame. Vous allez devoir circuler.

- Bonne journée. - Vous n'écoutez même pas...

Ne venez pas à la base, ni chez moi,

et n'essayez plus de me contacter.

- C'est clair ? - D'accord.

Comment rencontrez-vous Sherm Hempell, habituellement ?

Il n'a rien dit. Nous l'avons déduit.

Je ne peux pas vous aider.

Ce n'était pas supposé aller si loin.

Je pense que c'est allé aussi loin que vous l'avez permis.

Vous avez contacté la presse. Vous savez que ce n'est pas normal,

mais vous n'êtes pas en position de changer les choses.

Moi, si.

Ces trois dernières années,

J'ai pris soin de huit hommes au tronc cérébral endommagé,

entraînant des troubles de l'équilibre,

ainsi que des effets psychologiques secondaires.

Certains ont servi en Afghanistan, d'autres en Irak, au Koweït.

Leurs dossiers médicaux n'ont qu'une chose en commun.

Ils ont tous pris du Quinium.

Certains ont arrêté d'en prendre des mois avant d'avoir des problèmes.

Et puisque de nombreux effets secondaires sont de nature psychiatrique,

- peu ont cherché de l'aide. - Pourquoi ?

Il n'y a pas de confidentialité dans l'armée.

Les soins mentaux restent visibles sur votre dossier.

C'est une faiblesse. Un esprit faible ne monte pas en grade.

L'armée connait les effets secondaires du Quinium.

Ils savent depuis la Somalie.

Alors pourquoi continuer ?

En Afghanistan, un variant mortel de la malaria persiste.

Sur quatre traitements efficaces, trois sont quotidiens.

Le Quinium est hebdomadaire. Plus simple à administrer aux soldats.

- Quand ils ne se suicident pas. - Le commandement pèse les coûts.

Des milliers de soldats morts de malaria ? Ou certains ayant de mauvaises réactions ?

Plus leurs femmes tuées, les agressions et les viols sous son influence.

Je ne défends pas leur position.

J'explique simplement la situation pour que vous la compreniez.

Pouvez-vous me fournir d'autres rapports d'effets indésirables plus anciens ?

Vous avez déjà tout ce que j'ai.

Donc je vais devoir les obtenir par injonction du juge-avocat général.

J'aurais besoin de savoir quels documents demander.

Je doute que l'armée soit coopérative si je ne suis pas spécifique.

- Que cherchez-vous à faire avec tout ça ? - Des accusations criminelles.

Madame Novak, vous surévaluez votre autorité.

Je pense que le bureau du procureur n'a ici aucune autorité.

- Mais avec vous et votre témoignage... - Je ne suis pas avec vous.

Je ne témoignerai pas. Je n'ai jamais accepté ça.

Ma carrière serait finie.

Vous organisez une rencontre avec un substitut du procureur.

Vous ne préservez pas votre confidentialité.

Vous n'avez même pas retiré votre uniforme.

Votre carrière est-elle vraiment si importante à vos yeux ?

Ça n'a pas l'air d'être la carrière dont vous rêviez, de toute façon.

Listes de victimes. Listes de déploiements.

Rapports d'effets indésirables avec des noms au lieu des numéros d'identification.

Les données brutes de l'étude actuelle du Pentagone sur le Quinium.

Qu'est-ce que c'est ?

L'armée essaye de me noyer sous les documents.

Leur réponse à mon injonction.

Des commandes de nourriture. Pourquoi avoir demandé ça ?

J'ai demandé environ 50 documents. Ils sont quelque part dans ces boîtes.

Et tu dois les trouver.

La loi les oblige à m'envoyer les documents.

Mais pas à avoir un système de classement efficace.

Combien de temps pour trouver ce que tu cherches ?

Avec les 300 boîtes en plus dans la salle de conférence,

et sans budget pour demander de l'aide, je dirais quelques années.

Tu le prends étonnamment bien.

Je n'ai pas l'intention de les laisser s'en sortir.

- Je convoque un grand jury. - Pour quoi ?

Pour accuser l'armée de viol et de meurtre.

- C'est de la folie. - Je n'aurai pas d'inculpation.

Mais je veux juste attirer l'attention. Vous pensez que ça peut fonctionner ?

En salle de conférence, maintenant.

C'est quoi, ça ?

Probablement lié à une autre injonction que j'ai envoyée.

- Pour quoi ? - Donald Rumsfeld.

Tu vas arrêter ça, et c'est la fin de l'histoire !

- Arrêter quoi ? - Je ne sais pas.

De traiter le secrétaire à la Défense de meurtrier ?

- Je n'ai pas fait ça. - Dois-je te rappeler

que je suis connu pour virer des gens, Casey ?

Le Pentagone a sciemment administré un agent

causant des troubles psychotiques violents.

Et ils ont ensuite choisi de le dissimuler.

Et pourquoi pas une accusation de crime organisé, tant qu'on y est ?

C'est une idée.

J'adore entendre parler

de forces malfaisantes œuvrant au sein de notre gouvernement,

et qui commettent ces actes odieux.

Une bonne manière d'éviter de penser de façon logique.

Et ce doit être confortable,

dans ton appartement du Upper West Side, à siroter du chardonnay entre amis,

de parler des méchants militaires, pendant que de jeunes hommes

et femmes sont réduits en morceaux par des voitures piégées.

Je vais devoir contester ces insinuations

qui feraient de moi une antimilitariste anti-soldats.

Mon père était mitrailleur sur un hélicoptère Huey au Vietnam.

Il a survécu à trois crashs et été médaillé.

Écoutez, je soutiens nos troupes. Et c'est pourquoi je veux empêcher le Pentagone

de prescrire une pilule qui peut les tuer.

Monsieur.

Ce que tu suggères n'a aucun sens, Casey.

L'armée est beaucoup de choses,

mais certainement pas inefficace.

Il n'y a aucune raison qu'elles agissent contre leur propre intérêt

en administrant un médicament

qui empêcherait leurs soldats de se battre.

Le Quinium est très efficace.

La plupart ressentent des effets minimes.

Mais l'armée compte en chiffres. Certains soldats vont mourir.

Et qu'ils meurent dans une explosion ou à cause d'une pilule,

en fin de compte, ça reste des soldats morts.

Et ils en recruteront d'autres.

L'armée aurait pu éviter ça.

- Ils ne l'ont pas fait. - C'est ton avis.

Vous prendriez du Quinium ?

Vous en donneriez à votre petit-fils ?

Je ne convoquerai pas un grand jury d'accusation, mais d'investigation.

Laissons-les écouter la déposition et décider s'il y a un responsable.

Ça ne finira pas comme tu le voudrais.

Mais d'accord. Tu as ton grand jury.

Maintenant, veux-tu bien informer le secrétaire à la Défense

que sa présence ne sera pas requise ?

GRAND JURY DE LA COUR SUPRÊME MARDI 19 AVRIL

M. Koehler, votre société a parrainé une étude

sur les effets secondaires du Quinium. Pouvez-vous m'en décrire les résultats ?

Eh bien, cette étude a déterminé

que seule une personne sur 10 000 ayant pris du Quinium

était victime d'effets secondaires graves.

Le grand jury a examiné ce rapport britannique

publié trois ans après votre étude.

Êtes-vous au courant ?

- Plus ou moins. - Donc vous savez qu'il affirme

qu'une personne sur 140 subit des effets secondaires.

Je ne peux me prononcer sur leur exactitude ou inexactitude scientifique.

Le grand jury a aussi lu ce livret d'avertissement sur le Quinium.

Pourquoi votre société le produit-elle ?

La Food and Drug Administration nous l'a demandé.

Seriez-vous surpris d'entendre qu'au total, moins de 20 autres substances

ont fait l'objet d'une telle requête par la FDA ?

Nous nous conformons à toutes les instructions de la FDA.

Et d'après ces instructions, tous ceux qui prennent du Quinium

doivent recevoir ce livret, n'est-ce pas ?

Oui.

L'armée donne-t-elle ce livret à ses soldats ?

- Pas que je sache. - Vous-même avez pris du Quinium

- et n'avez jamais lu ce livret. - C'est correct.

Le grand jury a obtenu la liste des victimes

du 365e régiment au cours des trois dernières années.

D'après cette liste, une seule mort est due à un suicide.

C'est correct.

- Avait-il pris du Quinium ? - Oui.

Mais de nombreux hommes de votre unité en ont pris.

Et ces trois dernières années, un seul s'est suicidé.

- C'est correct ? - Oui.

Je compte quatre "morts par imprudence".

Ce qui signifie ?

C'est un terme générique pour les morts accidentelles.

Par exemple, quand un homme se noie, ou qu'il tombe et se brise la nuque.

Et quand la cause de la mort est "en cours d'investigation" ?

Si la cause de la mort n'est pas bien identifiable,

l'armée tente d'en déterminer les causes.

Et "accident de tir" ? Comme son nom l'indique ?

Oui. Ça arrive.

Y a-t-il des cas de soldats qui, pour protéger leurs amis

ou les familles de leurs amis,

dissimulent un suicide en déclarant une mort accidentelle ?

Je ne connais aucun cas particulier où cela se serait produit.

Mais c'est possible.

Je suppose.

Donc il est possible qu'au sein de votre unité ou des forces armées en général,

les suicides soient plus nombreux que ceux comptabilisés.

Tout est possible.

Pouvez-vous énoncer votre profession au grand jury ?

Dr Paul Trainer, capitaine, armée de terre des États-Unis.

- Et vous êtes médecin à Fort Crompton ? - C'est exact.

Avez-vous traité des soldats pour lésion du tronc cérébral ?

Oui.

Et à quoi avez-vous attribué ces lésions ?

Étiologie inconnue.

Pardon ?

Étiologie inconnue.

Cela signifie que leurs troubles étaient causés par des facteurs

ne pouvant pas être déterminés scientifiquement.

Dr Trainer, niez-vous avoir déclaré auparavant

que le Quinium avait causé

des dommages du tronc cérébral chez huit patients ?

Je modifie mon diagnostic.

N'avez-vous pas dit que le seul facteur commun

parmi ces huit hommes était l'exposition au Quinium ?

J'ai découvert par la suite qu'il existait d'autres facteurs de risque.

- D'autres facteurs ? Comme quoi ? - L'exposition au kérosène.

- Les blessures à la tête, le bruit. - Le bruit peut endommager le cerveau ?

Il est impossible de faire un diagnostic définitif,

- voilà pourquoi je parle de... - Étiologie inconnue. J'ai compris.

Croyez-vous que le Quinium soit un médicament sûr ?

Nous n'avons pas parlé

du fait que la malaria est une maladie hautement mortelle.

Elle tue près de deux millions de personnes par an dans le monde.

Toutes les 12 secondes, un enfant meurt de la malaria.

C'est très triste, Dr Trainer.

Vous n'avez même pas essayé de répondre à ma question.

Le Quinium est-il sûr ?

Toutes les sources scientifiques fiables le confirment.

- Que s'est-il passé ? - De quoi parlez-vous ?

Ils vous ont menacé ? Votre famille ?

Vous avez vu trop de films.

Vous avez menti sous serment,

et vous voulez me faire croire que vous n'y étiez pas contraint ?

J'agis selon mon propre libre arbitre. Et je n'ai menti à aucun moment.

Nous pouvions changer les choses, les forcer à nous écouter, à arrêter.

Je ne comprends pas pourquoi vous ne m'avez pas suivie.

J'aurais pu vous aider.

Et une fois la vérité dévoilée, ils n'auraient jamais pu vous atteindre.

Vous êtes encore jeune.

Et le monde ne fonctionne pas comme ça.

C'est terminé ?

Désolée de vous décevoir, pas de scoop ce soir.

Je suis là en soutien moral.

Vraiment. En soutien moral.

C'est gentil. Merci.

Que dit le rapport du jury ?

Tommy Callahan et Wes Myers sont reconnus pénalement responsables

de viol et de meurtre, respectivement.

Aucune responsabilité retenue contre Lifshin Forner Pharmaceuticals

ou l'armée de terre, bien que le jury estime

que la question exige une enquête plus approfondie.

Bon, c'est déjà quelque chose.

Pas vraiment.

Mais j'ai pu conclure un accord pour Myers.

Il restera en établissement psychiatrique pour au moins un an, puis on verra.

On ne sait pas combien de temps dureront les effets.

Ni qui sera le prochain.

LE RETOUR DES TROUPES

Combien d'entre eux ?

CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Sous-titres : Jérôme Rousse

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