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- Arrête ici. - Stationne-toi en parallèle.
- Ah!
Ah, hé!
- Parallèle. Stationnement parallèle.
(coup de klaxon)
Un instant s'il vous plaît!
- OK, là, allez m'attendre au coin.
Laissez-moi faire, sortez du char. Sortez du char.
Envoye, crisse!
- Décrampe, Serge, décrampe!
- C'est pas clair. - C'est no parking!
- Oui, mais de 8h00 à 4h00, je pense.
- Donc, on peut après? - C'est pas clair.
- "Pour véhicules autorisés".
Ça veut dire quoi, "véhicules autorisés"?
- Serge, on n'a pas le droit!
- Il va falloir que tu recommences.
- Hé, là! Vous m'énervez, tabarnac!
- On lui fait perdre sa confiance.
Vous riez de moi avec mon idée de stationner à Longueuil,
mais c'est ça que tout le monde fait.
- Je pense que tu risques vraiment de te faire remorquer.
- Hé, avant, je vais me stationner,
puis après, ils me remorqueront, tabarnac!
- Là, je pense que tu peux. Ici.
- Oui, mais il y a une flèche là.
- Là, ça dépend du sens de la flèche.
- C'est pas clair.
- D'après moi, là, on peut pas, puis là, on peut.
- Non, c'est le contraire.
Là, on peut, puis là, on peut pas de 8h00 à 4h00.
- "Pour véhicules autorisés"! - AM ou PM?
- Hé, tabarnac, on s'en va tuer 7 gars.
Je pense qu'on s'en torche un peu, de pogner un ticket.
(soupir)
- Bravo.
- Raymond puis Mario sont où, eux autres, là?
- Ils doivent essayer de se stationner eux autres aussi.
- Moi, je voudrais pas relancer l'enquête du péteur,
mais on dirait que...
on dirait qu'il y a quelqu'un qui sent pas bon.
On dirait que c'est toi, Marie-Josée.
Tu sens la truite.
- Regarde donc qui c'est qui parle!
Monsieur qui sent toujours un peu le swing.
- C'est pas Marie-Josée.
- C'est la glacière des étrons, ça?
- Oui, mais ç'a été lavé à l'eau de Javel, tout.
- Ça va être important de placer une truite
à côté de chacune des victimes.
Pour la symbolique. - Pourquoi?
- Chez les Italiens, le poisson mort représente la mort.
- On se rappelle qu'on veut tout faire passer ça
sur le dos des Italiens.
- Je l'ai dit, je le redis, c'est bien organisé,
cette opération-là, Huguette!
- Raymond m'a "setté" une rencontre avec leur chef.
L'idée, c'est d'abord de les mettre en garde
contre les Italiens pour faire courir la rumeur.
Phase un. Après ça, on les tue.
Phase deux.
- C'est la pleine lune!
C'est prouvé, la pleine lune enflamme nos sens.
Sentez-vous votre sang qui se gorge dans vos vulves
et vos verges?
- Bien, peut-être un petit peu.
- Hé, il y a des études aux États-Unis qui disent
que le volume d'éjaculat double chez les hommes puis les femmes
les soirs des pleine lune.
- Toujours bon à savoir.
(petit rire)
- Je propose qu'on aille en éclaireurs
en attendant Raymond puis Mario.
C'est une soirée de célibataires ce soir.
- "La soirée Love to Love you Baby.
Consommations gratuites pour les dames."
- Wou-hou!
- "Slow dance en continu à partir de minuit."
- Je pense que la dernière fois que j'ai dansé un slow,
c'était à notre mariage, Huguette.
- Je me sens renaître.
Moi, je dis: vivons cette soirée comme si c'était la dernière.
- Oui, bien théoriquement, c'est pas impossible.
Ils vont se défendre, eux autres, là.
- Marie-Josée a raison.
Je sais pas pour vous, mais moi, je la sens, la pleine lune,
puis ma vulve gorgée.
On y va?
♪♪ I love to love you baby ♪
♪ I love to love you ♪
♪ Baby ♪
♪ I love to love you ♪
♪ Baby ♪
♪ When you're laying So close to me ♪
♪ There's no place I'd rather you be ♪
♪ Than with me, me ♪
♪ I love to love you ♪
♪ Baby ♪
♪ I love... ♪
- C'est donc bien hot ici!
- Le monde est beau. - Ouais.
- Pauvres frères Lavoie,
être si laids et être toujours entourés de si beau monde.
- Non, ils vont être faciles à "spotter", en tout cas.
- On boit.
(♪ Love to Love you Baby se poursuit. ♪)
- Veux-tu bien me dire c'est quoi le rapport
des femmes qui éjaculent?
Je me suis retenu, mais franchement!
L'égalité des sexes, oui, mais on va pas refaire la biologie.
Bien quoi?
Bien là, c'est... c'est quoi qui sortirait?
- Du gin.
♪ I love to love you baby ♪
♪ I love to love you baby... ♪
- Ils sont pas là, les laiderons.
- Il est tôt encore.
Mais là, faudrait que Raymond arrive par exemple.
- Hé, en attendant, la musique est bonne. On va danser!
- Viens-tu? - Je vous rejoins.
♪ I love to love you baby ♪
♪ I love to love you baby ♪
♪ I love to love you baby ♪
♪ I love to love you baby ♪♪
J'ai décidé à ce moment-là
que cette nuit-là serait la plus belle de ma vie.
(♪ disco ♪)
- Tu danses bien, Huguette!
- Je l'ai pas dit à personne,
mais j'ai pris des cours de danse cet hiver
au Patro Roc-Amadour.
Mais la session s'est terminée
avant que je sois vraiment bonne, je trouve.
- Moi, je te trouve bonne.
- T'es fine.
- Je voulais te dire,
j'aime vraiment ça quand on dort ensemble.
Même s'il y a des chances qu'on se fasse arrêter,
puis qu'on passe le restant de nos vies en prison,
je trouve quand même que la vie est belle.
(♪ disco en anglais ♪)
- Penses-tu que ce serait une bonne idée
que je demande à Huguette si elle veut danser un slow tantôt?
- Ah ouais, hein?
- Bien... bien,
c'est que je pourrais profiter de sa vulve gorgée.
- Peut-être.
- Elle est quand même de plus en plus fine avec moi,
as-tu remarqué?
Elle m'a laissé rentrer dans la maison hier.
Toi, tu devrais demander à Micheline de danser.
Moi, j'ai remarqué, quand elle parlait de trouver l'amour,
elle t'a lancé des petits regards.
- Est-ce des regards comme ceux qu'elle lance en ce moment?
- Micheline. - Bobby, enchanté.
- Des soirées de célibataires comme ça,
est-ce qu'ils s'assurent à l'entrée
que tout le monde est effectivement célibataire?
- Ah, je sais pas trop,
mais d'après moi,
il y a une bonne proportion de gens mariés ici.
En tout cas, c'est pas mon cas. - Moi non plus.
- Ah.
- Est-ce que tu crois à ça, toi, les effets de la pleine lune?
- Bien, il y a des études aux États-Unis qui disent
que le volume d'éjaculat chez les hommes et chez les femmes
double les soirs de pleine lune.
Mais personnellement, moi, les soirs de pleine lune,
c'est comme s'il y avait une force animale
qui s'emparait de mon corps.
Je deviens un être de désir,
j'entre dans un monde de sensualité.
Mon psychanalyste dit que j'utilise la sexualité
pour exprimer ce que j'arrive pas à exprimer dans la vie.
Bon. Chacun ses talents.
Des fois, je me dis que j'aurais dû être écrivain
pour avoir un autre canal d'expression.
Malheureusement, n'est pas Émile Ajar qui veut.
Moi, je gagne pas de prix Goncourt, mais au moins,
je fais bien l'amour.
- Oh. - Fait que tu sais.
On a les consolations qu'on peut.
Excuse-moi, là. Je veux pas t'ennuyer avec mes problèmes.
- Non, non, tu m'ennuies pas, tu m'ennuies pas du tout.
J'aime beaucoup Émile Ajar.
- Pour vrai? - Oui.
- Hé, on est tous en train de danser. Viens.
- Je suis en train de boire un verre.
Je vais venir vous rejoindre tantôt.
- Tantôt, il va être trop tard.
- Je le connais pas, je sais pas c'est qui.
- On a eu une aventure il y a 2 ans.
- Ç'a pas duré longtemps. - Viens!
- Ç'a pas duré longtemps. On se reparle?
- Absolument.
(♪ Daddy Cool par Boney M ♪)
- Wou-hou!
♪♪ She's crazy like a fool ♪
♪ Wild about Daddy Cool ♪
♪ I'm crazy like a fool ♪
♪ Wild about Daddy Cool ♪
♪ Daddy, Daddy Cool... ♪
- Ça fait 48 ans que je me retiens, tabarnac!
Boogie woogie!
(cris d'enthousiasme)
♪ Daddy, Daddy Cool ♪
♪ She's crazy like a fool... ♪
- Je me demandais t'étais où.
- J'ai parlé à leur chef, il serait prêt à te rencontrer.
Il a son bureau au sous-sol.
Il sait t'es qui, parce que quand je lui ai dit ton nom,
il est devenu nerveux.
- Des fois, j'aimerais ça que le monde ait pas juste peur de moi.
Il y a tout un autre aspect de ma personnalité
que j'aimerais faire connaître.
- Abricot Brandy Sour. C'est mon drink de prédilection.
- Ah oui, c'est bon, ça. Je me suis fait ça à Noël cette année.
- Quand j'ai renoncé à ma vie de Caïd,
j'ai décidé d'arrêter de boire.
Je suis... je suis un alcoolique notoire, moi.
Ç'a gâché ma vie, ça.
- Ah oui?
- Tu te souviens de moi il y a 2 étés?
J'étais pas fin, fin.
- C'est vrai, mais t'étais un Caïd.
- C'est ça. Là, je suis redevenu un Caïd,
puis là, l'envie de boire me reprend.
- As-tu absolument besoin de boire pour être un Caïd?
- Oui.
♪ Oh, she believes in him... ♪
Ouf. Viens-t'en par ici.
Évidemment, là, j'ai pas de conseil à te donner,
mais sois prudente,
parce que c'est des animaux, ces gars-là.
- Ai-je l'air de quelqu'un qui a peur?
Vois-tu seulement une once de peur dans ces yeux-là?
- Pas une once.
♪ She's crazy like a fool ♪
♪ Wild about Daddy Cool... ♪
- La phase un de l'opération est en cours.
(en anglais)
(cris d'enthousiasme)
♪ Wild about Daddy Cool ♪
♪ Daddy, Daddy Cool ♪
♪ Daddy, Daddy Cool ♪
♪ Daddy, Daddy Cool ♪
♪ Daddy, Daddy Cool ♪♪
(♪ disco ♪)
- Vous avez du fun?
Avez-vous du fun? - Oui.
- Mais c'est parce que les slows vont commencer à minuit,
puis nous autres,
on se demande tout le temps
si on casse pas trop le fun du monde avec les slows,
mais en même temps, il y a une clientèle qui aime vraiment ça.
- On aime ça beaucoup.
- Ah ouais? - Oui.
- Ah bon, bien, parfait! C'est parfait.
Bien, on est les frères Lavoie,
puis on vous souhaite une belle fin de soirée
sous le signe de l'amour.
(rire)
(♪ disco ♪)
- Mautadine, mon gars, il a l'air super fin finalement.
- Ouais, ils m'ont tous semblé très sympathiques.
- C'est ça qui arrive quand on est laid.
On n'a pas vraiment le choix d'être fin.
- Je m'éclipserais pour un petit moment.
J'irais rejoindre Rocco puis Esteban au Limelight.
On a donné rendez-vous à toute une gang d'ex-curés.
- Ah, pas de problème, mon Mario.
Je vais dire comme on dit:
c'est la pleine lune pour tout le monde.
- Est-ce que quelqu'un pourrait s'occuper de mon gars?
On dirait que le meurtre,
c'est un step de trop pour moi ce soir.
J'aimerais mieux rester concentré sur l'homosexualité.
Les deux, c'est trop.
J'aimerais ça y aller un tabou à la fois.
- On va le donner à Marie-Josée, elle va être contente.
- Approche-toi d'elle, laisse parler ton corps.
(pas approchant)
(cliquètement du briquet)
- Normalement, je vous fouillerais,
mais ça me gêne tout le temps de fouiller une dame.
- Bonsoir, Huguette.
Vous avez rencontré mon frère, Guy?
Ouais, je sais qu'on se ressemble beaucoup.
- Ouais. - On se le fait souvent dire.
(rire)
Bien, quand Raymond m'a dit que vous vouliez me rencontrer,
je suis devenu tout énervé!
Simplement de savoir que vous me connaissez,
ça me fait tout drôle à l'intérieur.
- C'est réciproque.
- Bon, bien, qu'est-ce que je peux faire pour vous, Huguette?
D'abord, est-ce que ça vous dérange si on se tutoie?
- Tout à fait, oui. Tutoie... tutoie-moi.
- Je peux te montrer quelque chose?
Je viens juste de l'acheter.
(petit rire)
Ça vient d'un contact à Baltimore.
C'est une arme très rare d'une puissance inégalée.
- Ah oui, hein? - Ouais.
Veux-tu l'essayer?
Juste faire attention, elle est chargée, mais...
c'est pas pour te faire sortir de ta retraite,
mais tu vas voir, c'est quelque chose.
- OK.
Oh, quand même, hein?
- Si tu veux, je peux te montrer.
Tu me permets?
- Hum, hum.
- OK. Juste te lever. Lève-toi.
Là, le truc, c'est de placer sa main ici
pour soutenir le poing.
Comme ça. Regarde, comme ça.
- OK. - Ouais.
- Bien oui.
(petits rires)
- Oui. C'est intimidant parce que c'est gros,
mais ça reste une arme très précise, presque délicate.
- C'est vrai qu'il y a une certaine délicatesse.
- Oui. Des fois, on a peur parce que c'est gros,
mais on n'a pas raison d'avoir peur.
Une fois la surprise passée, bien, ça va.
- On se détend, puis on est contente.
- Bien oui.
(sonnerie de téléphone)
Oui, allô?
Oui, oui, je vais passer tantôt.
Inquiète-toi pas.
C'est parce que le plancher est croche. Hum, hum.
Oui. Arrives-tu à dormir un peu quand même?
Ah, OK. Bon bien, bisous, bisous.
(petit rire)
Je viens d'acheter un nouveau lit à ma mère,
puis il est pas à niveau.
Faut juste dévisser la patte.
- Tu parlais à ta mère? - Hum, hum.
- Tu t'en occupes bien.
- Il faut. Une mère, on en a juste une.
- Je suis venue ici pour apporter un message.
- OK.
- Selon des sources confidentielles,
vous allez être victime d'une attaque-surprise des Italiens.
Ce soir.
- Mais on a toujours eu des bons rapports avec eux autres.
- Oui, mais c'est fini, ce temps-là.
Je pense que tu devrais prévenir tes troupes.
- Là, là? - Oui.
- On a tout un système de chaîne téléphonique pour les urgences.
Oui, allô? Oui, là,
ç'a l'air que les Italiens préparent de quoi,
fait qu'on se "checke".
OK.
- Le message est passé?
- Tout le monde va être au courant dans 5 minutes.
- C'est le fun, des chaînes téléphoniques.
- Ça va vite. - La rumeur se propage vite.
- Bien, elle est propagée, là, la rumeur.
- OK.
(reniflements)
- Excuse-moi, quand je suis nerveux, j'ai chaud.
- À ce moment-là, j'ai pensé que la phase un était finie,
puis que c'était le moment de passer à la phase 2.
Maudite marde.
Est-ce que tu voudrais danser un slow avec moi tantôt?
- Volontiers!
(rire)
- Merci.
- Mais avant les slows,
ça te tente de danser le disco avec moi?
- Oui.
(♪ disco ♪)
On va juste prendre une petite pause entre les 2 phases,
OK, Raymond?
(♪ disco en anglais ♪)
- Bobby?
(♪ disco en anglais ♪)
- Tu sais que chez certaines espèces animales,
la danse, c'est pas un simple préliminaire.
C'est une partie intégrante de l'activité sexuelle.
- Dans mon Readers Digest, ma section préférée,
c'est "Les animaux et vous".
- Ah!
- Hé! On se retrouve enfin.
Je peux te parler 2 minutes, Huguette, s'il te plaît?
Bon, normalement, je te demanderais pas ça,
mais comme c'est la dernière soirée de notre vie,
je vais te demander de me le laisser, OK?
T'es pas la seule à avoir la vulve gorgée,
puis moi, ma vulve à moi, ce qu'elle veut,
c'est son pénis à lui ici, maintenant,
- Micheline Paquette, je te ferais remarquer
que c'est la pleine lune pour tout le monde.
Première arrivée, première servie.
- C'est moi, la première. - Oui, mais c'est mon gars.
- Comment ça, c'est ton gars? - C'est mon gars!
- Hein? C'est le chef des laiderons?
- Oui.
- Bien là, ils l'ont adopté, certain!
- Ou alors, on a affaire à un phénomène génétique rare.
- Puis tu vas le tuer? - Bien oui!
Mais je veux danser un slow avec avant.
- Tu t'es gardé le plus beau, c'est vraiment chien.
- C'est ma prérogative en tant que cheffe.
Bon, là, arrête de me parler devant lui.
Faut pas qu'il sache qu'on se connaît,
tu vas tout faire foirer.
(♪ disco en anglais ♪)
- Quand t'auras d'autres conseils de séduction
à me donner, hésite surtout pas.
- C'est qui, ce gars-là, Huguette?
- C'est le chef. C'est mon gars.
- Tu t'es gardé le plus beau? - Moi, je le trouve pas beau.
- Je vous annonce que la phase 2 du plan
est officiellement commencée.
Oubliez pas les truites.
- Huguette, je me demandais,
le moment est probablement mal choisi,
mais je me demandais si ça te tenterait pas
de danser un slow avec moi tantôt.
- Bien joué!
(♪ disco en anglais ♪)
- Où est-ce que tu m'amènes, Bobby?
- Ah, tu vas voir.
(petit cri)
Après vous. - Wow!
(reniflements)
(cris)
(rires)
- Oh!
- Hé! Huguette! Excuse-moi, je t'ai perdue de vue tantôt.
Euh, je te présente... Rappelle-moi ton nom.
- Micheline.
- Hé, Huguette, c'est Micheline! Micheline, c'est Huguette.
- On se connaît pas. - On se connaît très bien.
- Hein?
- On est voisines, on est venues ensemble de Montréal.
- Attends, la grande Huguette Delisle, c'est ta voisine?
- Bien là, à mes yeux, ça reste Huguette,
la bonne vieille Huguette.
- Elle est comment, comme voisine?
- Je la comparerais à une tante qu'on aime bien
ou une recette de pâté chinois.
(rire)
- Bien voyons!
C'est Huguette Delisle, la plus grande criminelle du Québec.
- C'est sûr que ceux qui sont pas dans la criminalité
peuvent pas comprendre.
On peut pas leur en vouloir.
Mais c'est que j'aime avec toi, Bobby,
c'est qu'on partage la même passion,
puis on parle le même langage.
- Oui, le même langage.
Je l'ai senti tantôt. Comme un lien instantané.
Je voulais dire "familial", mais c'est pas le bon mot.
- Ah, bien non, pas du tout!
- Hum... charnel. Un lien charnel.
- Voilà.
- Huguette et moi, on est dans la même organisation.
On est d'ailleurs à Montréal pour des raisons d'affaires.
- Ah oui? - Ouais.
Je suis une grande criminelle, moi aussi.
Je carbure à la criminalité.
- Bien, je l'ai senti tantôt, ça.
- Bien oui, c'est ça. Le fameux lien charnel.
- Hum, hum.
- Mais j'ai essayé
de transmettre mon savoir à Micheline.
Elle veut beaucoup. Elle a une soif d'apprendre.
Pas beaucoup de talent, par contre,
mais c'est touchant quand même.
- C'est sûr qu'on a vraiment 2 approches
complètement différentes au niveau de la criminalité.
- Ah. Bien moi, mon approche est simple.
Je tue comme je fais l'amour: sans compromis.
(rire)
- Mais c'est mon approche aussi!
Le problème avec Micheline,
c'est qu'elle aime pas vraiment ça, tuer.
Ça la fait pleurer après.
- Huguette, prendrais-tu un petit peu de cocaïne?
En tant que grande criminelle,
ça doit faire partie de ton quotidien, la cocaïne.
- C'est sûr que la cocaïne,
c'est un peu le carburant des gens comme nous, hein?
C'est un peu notre café.
- On t'offre une petite ligne?
- Absolument.
(petits rires)
(reniflement)
(rire de Bobby et reniflement)
- (Micheline): Oh!
(toux)
Ça va, Huguette?
(rire de Bobby)
- Très bien.
- C'est bizarre, on dirait que t'es pas habituée.
(rires)
- Je suis trop habituée, c'est ça, le problème.
- C'est ça, ça assèche les muqueuses, à la longue, hein?
Ça, c'est un réel problème. Il y a personne qui en parle jamais.
- C'est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup dans notre métier,
des problèmes de muqueuses.
- J'ai l'impression que toi,
tu me comprends comme personne m'a jamais compris.
- J'allais dire la même chose.
- As-tu chaud?
- T'as pas dit que t'allais nous montrer tes totons?
- Posez pas de question. Suivez-moi.
- C'est ça qui arrive, des fois.
On a une petite fringale,
mais les bars sont limités en matière de bouffe,
puis ils aiment pas ça quand on apporte notre propre nourriture
à l'intérieur.
Tiens, on va s'installer ici.
- C'est toi qui les as faits toi-même?
- Oui, absolument! Absolument.
Mais je te mentirais si je te disais
qu'il y a pas une petite base de gâteau Betty Crocker là-dedans,
mais c'est juste une petite base.
Moi, je bâtis là-dessus.
J'y vais au gré de mes fantaisies.
- Moi aussi, je suis un peu cuisinière à mes heures.
- Ah oui? Ah, bien! Tiens.
Prends-toi un bon muffin.
(petit rire)
Tiens.
(petit rire)
- Mais t'en prends pas un pour toi?
- Ah, bien oui! Bien oui.
(petit rire)
- C'est drôle, le sac est gondolé,
comme s'il avait fondu,
un peu comme si c'était un muffin
qui le faisait fondre.
- C'est parce qu'ils étaient encore chauds
quand je les ai mis dedans.
- Ah, bien oui, c'est ça que ça fait.
- Bien oui.
(rires)
- Hé!
(rires)
Comment tu vis ça, toi?
- Quoi donc?
- Bien, d'avoir des passions...
féminines?
Tu sais, pour ma part, auprès de mes frères,
c'est pas très bien vu.
En plus, j'évolue dans le milieu de la criminalité.
- Pas un milieu facile.
- Mais toi, est-ce que ça t'est déjà arrivé
d'essayer les sous-vêtements de ta blonde?
- Non.
- Moi non plus.
(toussotements de la scie)
- Ça, les démonstrateurs, je recommande jamais ça.
- Ah, mon char est pas loin.
C'est une affaire de rien, ça, là, là.
- Mais inquiétez-vous pas,
je vais vous montrer mes totons après.
- Au sujet des totons,
on sait pas si on est vraiment à l'aise finalement.
Si tu veux nous les montrer, ça serait vraiment ta décision.
- Oui, oui, sens-toi pas obligée, hein?
Ou encore,
on pourrait apprendre à se connaître un peu avant.
- Ouais, ou bien tu nous montre tes totons,
puis nous autres aussi, on te montre nos totons.
- Ouais. Bien, faudrait trouver quelque chose d'équivalent.
- Vos testicules, peut-être.
- Ah bien non, mais ça, déjà, moi, je serais plus à l'aise.
Il y aurait quelque chose de plus égalitaire
dans la transaction.
(vrombissement de la scie)
- Bien, le safety était pas ôté. C'était juste ça!
- Merci!
(vrombissement de la scie)
- L'homme au pistolet d'or!
(rire)
Est-ce que c'est pareil? - À s'y méprendre.
- Ça doit avoir une certaine valeur, ça, quand même, hein?
As-tu vu, ça, toi,
le film Le garçon qui parlait aux blaireaux?
J'ai vu ça avec ma fille en fin de semaine.
C'est l'histoire d'un garçon qui parle avec...
- Un blaireau?
- Ouais, c'est comme si le petit gars était plus à l'aise
avec les blaireaux qu'avec les humains finalement.
- C'est une bonne idée de film.
- Ouais, c'est efficace parce qu'on peut s'identifier
à un certain niveau,
pas qu'on parle avec des blaireaux!
- Bien non, évidemment!
- Mais au niveau des difficultés de communication,
"communicationnelles", qu'ils appellent.
- Tout à fait.
- Je pense à ma fille là-dedans aussi.
J'ai pas souvent bien communiqué avec le monde,
mais avec ma fille, ça va bien.
- Comme si ta fille, c'était ton blaireau.
- Ouais, d'une certaine façon. Ouais.
- Hé, retourne dans le bar. Je vais aller te rejoindre.
- Ouais, OK.
(petit rire)
(♪ disco en anglais ♪)
- As-tu fait ta phase 2, Raymond?
- Je m'excuse, Gaétan.
Je m'excuse de vous faire ça.
- Ç'a bien été?
- Oui. - Bien été, ouais.
- Moi aussi.
- Hé! Gaétan!
(♪ disco ♪)
- Avez-vous vu ça, vous autres,
Le garçon qui parlait aux blaireaux?
- Ouais, c'est touchant. - Ouais, c'est sûr.
J'ai été touché. - Ouais.
Le mien est comme devenu mon meilleur ami.
- Ils sont formidables, ces gars-là.
C'est comme si, présentement,
je ressens aucune violence en moi.
Je suis inquiète.
- Huguette va être fâchée.
La connaissant, son gars doit déjà être mort,
avec la truite, puis tout.
(♪ disco ♪)
- Wou! Wou-hou! Wou!
(rires)
Wou-hou!
- Huguette?
Es-tu là?
Raymond nous a dit que t'étais en bas.
Ça va?
(pas approchant)
- Très bien.
- On s'excuse, c'est vraiment un échec de notre côté.
Les gars sont pas tuables. - Ils se sont défendus?
- Non, pas tuables dans le sens qu'ils sont trop gentils.
Même Marie-Josée a "choké". C'est tout dire.
- Ça va, Huguette? T'as l'air drôle.
(♪ disco ♪)
- Mais je comprends ce que vous voulez dire.
Ils sont plus attachants que prévu.
- Micheline?
Est-ce que ça va te tenter de danser un slow avec moi tantôt?
- C'est qui, eux autres?
- On est les maris! - J'habite avec Huguette!
- Je suis une divorcée!
- C'est une soirée de célibataires.
- Hé, fait-on ce qu'on a dit?
- Je suis game. Let's go!
(rires)
- Vous allez où, là?
- On s'en va fourrer aux toilettes.
- On est parvenus à un accord, un genre de compromis mutuel.
C'est pas parfait, mais il est tellement beau!
Mon psychanalyste serait fier de moi, je pense.
- J'aime pas ça, la voir comme ça.
- Moi non plus.
- Hé, hé! Salut!
Voulez-vous des dossards olympiques?
- C'est quoi, le rapport?
- Regardez-vous ça un peu à la TV?
C'est plate, on est déjà rendus à la moitié.
Ça achève bientôt.
- Hé, parle pas de ça, OK?
(soupir)
Les slows sont commencés.
Faut faire quelque chose.
- Moi, je sais ce que je vais faire.
Je vais aller fourrer aux toilettes, moi aussi.
- Non, non, arrête! Faut essayer de sauver notre plan.
- C'est la pleine lune pour tout le monde, tabarnac!
(♪ jazz lent ♪)
- Quoi?
- Merci encore pour tantôt.
Ce que je t'ai dit, j'avais jamais dit ça à personne.
- Mais là, qu'est-ce que vous allez faire pour les Italiens?
- Les Italiens?
- Bien, il y a pas une rumeur qui circule?
- Comment ça se fait que tu sais ça, toi?
- Moi, si j'étais vous, je les attaquerais ce soir.
Je pense que ça sert à rien de retarder votre vengeance.
- Mais quelle vengeance? Ils nous ont rien fait.
- Oui, mais tu connais pas l'adage?
"C'est toujours mieux de se venger
avant d'avoir une raison de se venger."
- Tu penses? - Certain.
- Bien, on pourrait peut-être lancer une attaque
sur le mont Royal, ils ont un spot là.
- Let's go! Avez-vous pas mal de gars?
- Une quarantaine. - Parfait! Attaque! Attaque!
Puis comment ça marche, une attaque comme ça?
- Bien là, on va se cacher,
puis à go, on se met à leur tirer dessus.
- Mais eux autres, ils vont être combien?
- Bien, une gang. Autant que nous.
- Mais comment vous allez faire pour savoir
qui est dans votre équipe s'il y a autant de monde que ça?
Ça peut devenir mélangeant.
- C'est sûr que dans le noir,
ça peut devenir mélangeant.
- Tu parleras à un de tes frères.
Il a une batch de dossards olympiques.
Ça pourrait permettre
de clairement identifier votre équipe.
- Ouais. - T'hésites?
Si tu le fais pas, je pogne un micro,
puis je dis à tout le monde ici dedans
que tu portes des bobettes de fille.
Envoye!
- Moi, je peux être dans celle-là,
puis Micheline peut être dans celle-là.
- Il me semble que ce serait plus simple ensemble.
On était bien partis dans le bureau.
- Non, non, non, ça fait juste 2 mois que je me masturbe,
puis j'aurais l'impression de sauter des étapes,
puis je te veux pour moi toute seule.
- Moi aussi, je te veux pour moi,
puis j'ai aucune attirance pour elle.
- C'est réciproque, tu sauras.
- Recommencez pas à vous chicaner!
Je commence par qui? - Moi, je suis prête!
- Elle est prête, tu peux y aller.
(rire de Bobby)
Mais peut-être pas finir, hein? Sinon, je vais être perdante.
- (Micheline): Parle pas, Huguette, OK?
- Mais je veux pas être pognée avec les restants.
- Non, mais il commence avec moi.
On va aller jusqu'au bout. OK, vas-y.
(petits cris)
- Ça sera pas juste! Il va être moins fringant rendu à moi.
- Je peux faire l'amour 2 fois de suite sans problème.
- Parle-lui pas!
- Il va y avoir une différence. On a dit que ce serait égal!
- Je peux faire des allers-retours aussi.
- Oh oui, oui! Moi, je suis bien à l'aise avec ça.
- Comme une abeille qui vole de fleur en fleur.
- Oh oui, oui, j'aime ça, l'abeille.
Il y a un petit peu de poésie là-dedans.
- Huguette, peux-tu arrêter de parler s'il te plaît?
- Je comprends, c'est sûr que quand on fait l'amour,
on n'a pas envie de penser à une tante ou à un pâté chinois.
(gémissement)
- Bon, c'est ici, le spot.
- Serge! Ton nom, c'est Serge?
- Let's go, madame.
- Tu me fais chier, Serge!
- (Bobby):Qu'est-ce qui se passe, là?
- Non, non, continue, continue, continue.
(grognement)
- OK, switch! - Non.
- Switch, switch!
- Non!
- Écoute, je suis étonné,
je suis vraiment extrêmement étonné.
- Huguette a parlé d'une soirée de célibataires!
- (Huguette): Gaétan? Marie-Josée?
- J'espère que tu trouveras pas que je sens le swing.
- (Huguette): Envoye, l'abeille.
(grognements)
- Je l'ai dit, je le redis:
c'est la pleine lune pour tout le monde.
- Mais il me semble que tu vas un petit peu vite.
- C'est ma marque de commerce. Les femmes aiment bien ça.
- Moi, j'aime ça vite. Switch!
- Mais moi, j'ai besoin d'un petit peu plus de tendresse
au début.
- Si je peux me permettre,
faut pas aller trop vite avec Huguette au début.
- Parle pas, Gaétan!
- Micheline, plus ça va vite, plus elle aime ça,
parce qu'elle a l'impression que ça va finir bientôt.
- Est-il mou, madame? Genre, semi-croquant, comme?
- T'es pas dedans, là, t'es pas dedans.
(respiration haletante)
Je sens rien.
(respiration haletante)
- Ça va, Bobby?
- Non, mais là, tout le monde parle!
Je commence à perdre confiance en moi.
- Je vois bien ça.
- (Marie-Josée): Parlant de perte de confiance...
- (Gaétan): Moi, je suis d'accord avec le beau,
on arrête de parler!
(respiration haletante)
- On a besoin de ton aide. - Hein?
- On a lancé notre attaque sur les Italiens.
Ça tire du gun pas mal sur le mont Royal.
- Mais pourquoi? - Pour notre vengeance.
- Mais ils nous ont rien fait.
- Exactement! Viens-t'en.
- Cette nuit-là a marqué le recul historique
du crime organisé canadien-français
sur l'île de Montréal.
C'est ni plus ni moins
l'éradication de la gang de Saint-Henri
et la confirmation de la domination du Clan calabrais
qui s'est produite en seulement quelques heures.
Pour une raison encore inconnue presque 50 ans plus tard,
les gars des frères Lavoie
portaient des dossards olympiques,
ce qui a rendu leur élimination extrêmement facile
en raison de la technologie glow in the dark
qui existait déjà à l'époque.
- Oui, mais c'est quoi, ça, du glow in the dark?
OK, OK. Bien moi, je connaissais pas ça.
Personne ici connaissait ça.
En plus, ça tombe le soir où la grande Huguette Delisle
vient nous rendre visite!
J'ai honte!
Je lui ai tout raconté, en plus.
Elle m'a dit de pas me décourager.
J'ai pleuré.
OK, bye.
- Je voulais vous présenter mes excuses les plus sincères.
L'idée des dossards, ça venait de quelqu'un d'autre,
mais étant donné qu'il détient
des informations compromettantes à mon sujet,
je préférerais garder son identité confidentielle.
- C'est correct, c'est correct.
Ça arrive à tout le monde de faire des erreurs, hein?
- Petit quelque chose, peut-être,
pour me faire pardonner...
Le gars m'avait dit de les jeter,
puis ç'a l'air qu'ils sont forts en cannelle pas mal,
mais je me dis qu'au point où on en est,
c'est mieux que rien.
(rires)
- Merci.
C'est pas pire?
- Ouais. - Ouais, ouais.
- Ouais.
- Pas trop de cannelle? - Non, c'est bon.
- Mmm!
- Ils sont bons.
(♪ soul en anglais ♪)
- Ouais, je me suis informé.
Techniquement, ç'a l'air que c'est après-demain,
la pleine lune.
- Au moins, le leadership semble sain et sauf.
- C'est drôle parce que ce qu'on voulait,
c'était tuer le leadership, puis récupérer les troupes,
puis c'est comme l'inverse qui est arrivé.
Les troupes ont été tuées, puis le leadership...
- C'est correct, Gaétan. On a compris.
- Moi, je dois dire
que j'ai quand même passé une belle soirée.
- Je m'excuse, tout le monde, d'avoir pris de la cocaïne.
Je prends l'entière responsabilité
du foirage de plan.
- Moi, je te blâme pas, Huguette,
d'avoir couché avec le beau.
C'est vrai qu'il est vraiment beau.
- Moi, je tiens à préciser qu'il y a eu aucune pénétration
entre Gaétan puis moi.
- Bien, j'étais nerveux.
Je pensais à Huguette aussi.
(♪ soul en anglais ♪)
Bon, moi, je me sens trop mal. Je vais aller les voir.
Ils sont tellement fins. Si je m'excuse, ça va bien aller.
Les gars, êtes-vous là?
Je sais que vous êtes là, en fait,
parce que je vous ai vus descendre toute la gang tantôt.
Je comprends si vous êtes fâchés,
mais j'aurais vraiment aimé ça vous parler...
(soupir)
Connaissez-vous l'expression
"un malheur n'arrive jamais seul"?
♪♪ You fill up my senses ♪
♪ Like a night in a forest... ♪
Ça te rappelle des souvenirs?
- Ouais.
♪ Like the mountains In springtime... ♪
- Huguette, voudrais-tu danser un slow avec moi?
- Oui.
♪ Like a storm in the desert ♪
♪ Like a sleepy blue ocean ♪
♪ You fill up my senses... ♪
- Es-tu partie avec le disque?
♪ Come fill me again... ♪
- Je pense que oui.
Serge. - Quoi?
- Voudrais-tu danser un slow avec moi?
- Ouais.
♪ Let me give my life to you ♪
♪ Let me drown In your laughter ♪
♪ Let me die in your arms... ♪
- Veux-tu danser un slow avec moi, Huguette?
♪ Beside you ♪
♪ Let me always be with you ♪
♪ Come let me love you ♪
♪ Come love me again... ♪
♪ ♪ ♪
- Moi, je pense comme Micheline.
Je trouve qu'on a passé une belle soirée.
- Moi aussi, Gaétan. Moi aussi.
♪ ♪ ♪
♪ Let me give my life to you ♪
♪ Come let me love you ♪
♪ Come love me again ♪♪
- Moi, je m'en fous, d'aller en prison.
(coup de feu)
Tout ce que je veux, c'est que tu recommences à m'aimer.
(coup de feu)
- C'est peut-être pas le bon moment de discuter de tout ça.
- Bien oui, c'est ça. Il y a jamais de bon moment!
- Faudrait que je... - Oui, oui, vas-y, vas-y!
- Mais on va en rediscuter. C'est juste que là...
- Non, vas-y! Il y a toujours une raison.
SOUS-titrage: MELS
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