All language subtitles for C.Est.Comme.Ca.Que.Je.T.Aime.2020.S03E03.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

(stridulations d'insectes)

(grincement de la porte)

(grincement du plancher)

- Vous allez recommencer à me donner de la confiture, OK?

C'était pas fin que vous arrêtiez,

ça m'a fait de la peine.

Vous allez me faire une tartine.

- Là?

- Oui, s'il vous plaît.

- Toastée?

- C'est pas nécessaire.

- Je vous ai vue...

à la télévision.

- Ah, c'était pas moi.

Ça vous arrive, des fois, de retenir votre souffle?

- Non, pas... pas vraiment.

- Moi, ça fait un an que je retiens mon souffle.

C'est sûrement un record de "retenage" de souffle.

Ah, merci!

Mmm! C'est bon!

Mmm!

Oh!

J'ai envie de caca.

(coup de feu, fracas)

(grincement du plancher)

(grincement, claquement d'une porte)

- Bouge pas.

(coups à la porte)

Qui est là?

- C'est Huguette. Ça sera pas long.

Je les avais bien nettoyées, l'autre fois, les toilettes?

- Oui, c'était très bien.

- J'ai pas flushé.

Puis un jour, quand ma vengeance va être complétée,

je vais revenir flusher.

Mais d'ici là, vous allez vivre avec mon caca dans votre maison.

(coup de feu, fracas)

(grincement, claquement d'une porte)

Je voulais vous dire qu'on va se faire un bain de minuit,

puis je me demandais si c'était correct,

vu que c'est un peu rendu votre piscine maintenant.

Ah! Aussi, Anita, je tenais à dire

que j'ai appelé Claude cet hiver.

Mon psychanalyste trouvait que c'était une bonne idée.

La carabine, c'est un substitut phallique.

Et l'idée, c'était de me confronter

à un gros phallus, un vrai,

pour m'enlever le goût du substitut.

Donc, il est venu à la maison un soir,

on s'est fait une fondue chinoise,

mais au moment de la pénétration,

j'ai vu la croûte puis j'ai changé d'idée.

La stratégie de la substitution a pas marché.

Donc, c'est correct pour le bain de minuit?

- Oui... - Merci.

- Réveille, les filles sont là,

Huguette veut faire un bain de minuit.

J'ai gardé l'originale. Celle-là, c'est juste une copie.

- J'ai l'impression que tout est en train de disparaître.

On va perdre nos enfants.

- Pourquoi tu dis ça?

- On va se faire arrêter par la police.

- Mais qu'est-ce qu'on va faire?

- On va faire un courant.

Vous avez déjà fait ça, un courant?

Plus on tourne...

plus le courant devient fort.

Puis plus le courant devient fort,

moins on a besoin de nager.

Mais des fois, dans la vie, il faut aller à contre-courant.

C'est épeurant, c'est plus difficile...

mais des fois, on n'a pas le choix.

(respiration haletante)

C'est ça qu'on va faire.

- Je comprends pas.

- Je suis la plus grande criminelle

de l'histoire du Québec...

puis c'est cet été que je vais le prouver.

J'oblige personne.

Mais si vous êtes avec moi...

c'est le temps de me le montrer.

- Oh mon Dieu!

- Je suis bandé bien raide.

- Ah bien, ah bien!

On va leur voir les boules, finalement!

(rire)

Pas juste à la tévé, en vrai en plus!

- C'est pas une réunion, les gars,

c'est juste une petite baignade.

- Euh, voudriez-vous une petite crème de menthe?

- On... on les connaît, là,

on a invité Simon puis ses amis à la maison.

Avez-vous oublié quelque chose, les gars?

- Le but, c'était d'apprendre à les aimer.

- Eh, fuck you, osti, toi!

- Ça a pas marché bien, bien.

- C'est pas de ma faute si mon père est parti.

J'étais un tout petit garçon.

- Oui! On n'est pas devenus nos pères.

- On est des sexistes, on est contre les femmes!

Ça a pas rapport avec nos pères, nos pères, c'était des hommes!

- Bien tiens!

- On pourrait ravoir nos maillots?

- Bien, venez les chercher, vos ostis de maillots!

- Qu'est-ce que tu fais, Huguette?

- Tabarnac! Miss Ste-Foy qui nous fait un show!

(rire)

- Envoie donc!

- Ça commence à être intéressant comme soirée!

- Eh, on se baigne avec eux! On se met tout nus!

- Oui! Peut-on plonger dans cette piscine-là?

- C'est vraiment pas recommandé.

- On fait un courant.

- On vient juste d'en faire un!

Puis vous pouvez pas monter sur le bord non plus!

Les gars, mettez-vous pas tout nus!

- On fait un courant jusqu'à ce que ça déborde,

je faisais ça chez nous!

- Oui, on va te vider ça, cette piscine-là!

- Donnez-nous nos maillots, laissez-nous sortir!

- Checkez-moi ça, ce petit top de bikini là!

- Donne-lui, là! - Donne, osti!

- T'as l'air de... - Les gars, s'il vous plaît, là!

(paroles indistinctes)

- Eh! - Décâlissez!

(paroles indistinctes)

- Les gars, on vous demande juste de rester polis, là!

(paroles indistinctes)

- Vous avez déjà vu ça, les filles,

un osti de gros pénis?

- Huguette! Huguette, ils vont te voir toute nue!

- Bien, tant mieux pour eux!

C'est pas tous les jours

qu'on peut voir une reine de beauté nue!

Mais je vous avertis, j'ai fait caca tantôt,

je suis pas tout à fait fraîche.

- Ark! C'est bien dégueulasse!

(coups de feu)

- Et c'est reparti.

- J'avais peur qu'avec la masturbation,

je sois rendue moins bonne,

mais je suis pas si pire finalement.

C'est quoi ton nom? - Euh, Louis.

- Mais t'es chanceux, j'aime les chiffres ronds,

je me serais rendue à 30 avec toi...

- Ah? OK...

- Mais on va s'en tenir à 29 pour l'instant.

- OK... euh, merci.

Merci beaucoup.

- Dis à ton boss

que la surveillance se poursuit sans problème.

- Euh, oui...

je m'excuse pour le concours de beauté, là...

- Non, c'est correct.

- OK... euh...

(respiration haletante)

Elle est dans l'entrée, on est venus avec.

- C'est toujours bien ça de gagné!

Je vais dire comme on dit, on va construire sur le positif.

- Inquiétez-vous pas pour les voisins.

J'ai fait une petite tournée tantôt, ils diront rien.

Ils ont recommencé à avoir peur.

- Même s'ils disaient quelque chose,

ça changerait rien, on va se faire arrêter.

- Effectivement.

- Nos enfants sont en sécurité,

mes parents les ont relocalisés à un endroit secret de tous.

- Il est où, cet endroit-là?

- Bien, je peux pas le dire.

- Des fois qu'on nous torture,

il faudrait pas qu'on sache c'est où.

- Est-ce le chalet de l'oncle Pierre?

Moi-même, je sais pas c'est où.

(sirène des policiers)

- Eh boy... ça a pas duré longtemps,

notre grand retour.

- J'ai décidé de prendre les grands moyens

pour attirer ton attention.

Tu reviendras pas à la maison, hein?

- Bien, je pense pas, non.

- Je t'aime, Micheline. - Je sais.

- J'ai entendu des coups de feu.

Avez-vous un plan?

- Oui, oui. Oui, oui.

Huguette a tout élaboré ça, hein, Huguette?

- Bien, je dirais qu'à date,

j'ai beaucoup concentré mon attention

sur l'idée du courant puis d'aller à contre-courant.

Le bain de minuit, aussi.

Je trouvais ça beau, le dénuement, l'eau...

C'était comme une naissance.

Une renaissance.

- Bien, sauvez-vous!

Mais sauvez-vous, tabarnac!

(démarrage du moteur)

- Huguette est un peu fragile ce matin, juste faire attention.

- Hum. Ça adonne bien, on est fragiles, nous aussi.

- Comment on s'arrange?

Voulez-vous que je reste sur le bord de la fenêtre?

- Tu peux rentrer, Gaétan.

- Ah, euh...

Ah, ça vient de Claude et Anita.

"Quelle fierté! Bravo, Miss Ste-Foy!"

- Juste à le mettre avec les autres.

- Il y a fraise, framboise, bleuet et rhubarbe,

si ça vous intéresse.

Donc, c'est ça, ce qu'il y a de bien,

c'est qu'on peut se réunir sans problème,

puis les voisins sont redevenus fins, c'est le fun.

- J'ai parlé à M. Cloutier.

Il fait dire qu'il s'habitue à l'odeur,

et que ce matin, même des notes de noisette apparaissent.

J'ai pas trop compris.

- Je voudrais m'excuser pour hier.

Je pense que j'étais un petit peu sur une balloune.

- On refuse tes excuses, Huguette.

T'as été victime d'une terrible humiliation

qui dure depuis un an.

Assez, c'est assez!

Il est temps de renverser la dictature patriarco-fasciste

dans laquelle Ste-Foy est plongée,

comme Castro au temps de Batista!

- Il me semble que t'as dit ça l'été passé aussi.

- Oui, mais là, c'est vrai!

L'erreur qu'on a faite l'été passé,

c'est de penser qu'on pouvait faire la révolution

sans détruire le système au préalable!

Là, on va tout détruire puis reconstruire après!

Des cendres de la révolution jailliront

les fleurs de notre amour!

C'est les Khmers rouges qui disaient ça.

- Oui, mais là, avant de trop s'emballer,

je me demandais si vous aviez

des petites questions pour moi ce matin.

- Oui! Oui, oui, on en a quelques-unes, Huguette.

- Je vous écoute.

- D'abord, la révolution, va-t-on faire ça

avant ou après s'être fait arrêter par la police?

- Le méchant de Montréal a dit: "Après les Jeux."

Je sais pas trop pourquoi,

mais ça nous laisse un certain temps, j'imagine.

- Le maire est aux prises

avec un problème de criminalité depuis 2 ans.

Il veut faire des arrestations,

c'est clair qu'il va attendre la fin des Jeux!

- Mais pourquoi?

- Avez-vous lu les journaux dernièrement?

Ils parlent juste de ça: Nadia Cobaneci, Nadia Cobaneci!

Ils font juste parler de ça!

Le maire veut pas que l'annonce passe dans le beurre,

d'où l'attente de la fin des Jeux.

- Bon point, Marie-Josée.

- Je pense que c'est Comaneci par exemple.

- Les Jeux dure jusqu'à quand? - Je sais pas.

- Ça serait le fun si c'était long.

- Mais ce qu'on aimerait vraiment savoir, Huguette,

au-delà du délai dont on dispose,

c'est: c'est quoi ton plan?

- Bien, il y a toute l'idée

du courant puis du contre-courant.

- Oui, cette portion-là du plan, on l'avait bien saisie.

- Puis l'autre chose, c'est...

bien, ce serait de... de...

de renverser la mafia montréalaise.

Genre, renverser dans le sens de les tuer.

- Détruire l'envahisseur, c'est la seule solution!

- Tant qu'ils vont contrôler

le maire et la police de Ste-Foy,

on pourra rien faire.

- Oui, mais s'ils s'en vont

et qu'ils arrêtent de contrôler la police,

elle va nous arrêter de toute façon!

On a tué plein de monde!

- Non, parce que rendu là,

c'est nous qui allons contrôler la police!

- Donc, ce que tu proposes, Huguette,

c'est que d'ici la fin des Jeux olympiques, on devienne

la seule organisation criminelle de la province de Québec?

C'est ça? - Bien...

Dit comme ça, ça a l'air un petit peu farfelu...

- Au moins, l'athlétisme est pas encore commencé.

Ça doit être long, ça, l'athlétisme.

C'est quoi les catégories, comme?

- Le 100 mètres. - Le 200 mètres.

- Le marathon. - Oh! Ça c'est long, marathon.

- Oui, le nom l'indique: le marathon, c'est long.

Les lancers.

- Javelot, poids... - Disque.

- Les sauts aussi. - Oui! Hauteur, longueur...

- Tabarnac! Avez-vous besoin que je vous rafraichisse la mémoire?

On l'a essayée, la guerre, l'été passé,

puis j'ai pas le souvenir que ça a été serré!

- On a été victimes d'une embuscade!

Cet été, c'est nous

qui allons les embusquer sur leur territoire!

On va faire la guérilla comme Che Guevara,

j'ai le livre chez nous!

- Osti de câlice, elle nous ressort les bérets!

Sérieusement, Huguette, c'est ça ton plan?

On s'en va à Montréal puis on les tue?

- Je suis la plus grande criminelle

de toute l'histoire du Québec,

tout le monde a peur de moi à Montréal,

je suis devenue une légende!

Sérieusement, je pense pas

que mon plan soit si farfelu que ça!

- C'est du suicide!

Toi, tu vas peut-être te défendre un peu,

mais regarde l'autre avec son canif dans ses bobettes,

il se rendra pas à la cérémonie de clôture,

je te le garantis!

- Ça me fait mal en plus!

C'est tout en train de me déformer le testicule,

je hais ça, les couteaux!

- Mais ça va être un défi!

On va s'entraîner, je vais vous montrer plein de techniques!

Vous allez devenir des grands tueurs, vous aussi!

- La technique de la colère intérieure!

Montre-leur la technique de la colère intérieure!

- Bien, ça va aller à demain, moi, je travaille aujourd'hui.

- Moi aussi.

- Tu t'en vas vendre des souliers,

faire plaisir à ton boss de 30 ans qui t'a pris ta job,

ta job que tu haïssais

puis qui te rendait tellement malheureux,

mais que t'aimerais ça ravoir

juste pour être malheureux comme avant

au lieu d'être extrêmement malheureux comme maintenant?

Ce qui t'arrive aujourd'hui,

c'est un cadeau de la vie, Serge Paquette!

T'es mort! Reviens à la vie! Reviens à la vie, tabarnac!

- Eh, les nerfs! Ah!

- Tabarnac d'insignifiant! T'es tellement insignifiant!

Là, la vie te donne une chance de te sortir

de cette insignifiance-là!

Prends-la! Fais-moi confiance, t'as rien à perdre!

T'as déjà tout perdu,

c'est rendu que tu fourres des toutous, osti de câlice!

- Je les fourre pas, je les flatte!

- Eh! Mais voyons, j'ai rien dit!

- Osti d'innocente!

Malheureuse avec Serge,

elle rêve de folie et de liberté,

elle se recase avec un policier, tabanac!

T'es rien que bonne à une affaire:

te mentir à toi-même!

C'est pas les autres, le problème,

c'est toi, maudite épaisse!

Je suis avec toi, Huguette!

T'es tout ce que j'ai,

puis tout ce qui me reste!

Vous êtes tout ce qui me reste!

(pleurs)

- J'ai peur...

J'ai tellement peur...

Puis je pleure pas parce que j'ai peur,

je pleure parce que j'ai le sentiment

qu'on mérite ce qui nous arrive.

J'ai le sentiment qu'on mérite de se faire arrêter.

(pleurs)

(claquement de la porte)

- J'ai essayé ta technique de la colère intérieure.

- J'ai bien vu ça.

(pleurs)

- Donc, c'est ça. C'est ça, Mario.

Je pense que je t'ai pas mal tout raconté, là.

(soupir)

Mais je comprends que tu dises rien,

il y a rien à dire.

- Je sais pas comment vous faites, là,

mais à chaque fois, vous arrivez

à repousser les limites du désespoir.

C'est assez formidable,

c'est un véritable don que vous avez.

- Merci.

Moi, je me dis: si on tue,

c'est sûr qu'on recule au niveau des grains,

mais en même temps,

on s'aligne pour tuer seulement des méchants.

Il me semble que c'est pas si pire.

Ou à chaque personne qu'on tue,

on complète par une bonne action.

Le bazar revient-il cet été? On pourrait laver du linge!

Mario?

- Viens. - Hein?

- Dans mes bras. - Hein?

- Je vais te faire un câlin,

je pense que t'as besoin d'un câlin.

Ça fait combien de temps

que quelqu'un t'a pris dans ses bras?

Un toutou, ça compte pas.

- Oui...

Ça fait...

ça fait longtemps, Mario.

(soupir)

Mario?

On dirait que je sens...

un petit quelque chose, comme une petite raideur...

- Euh, mon Dieu!

Je... je m'excuse.

Depuis que Rocco puis Esteban sont partis, moi aussi...

c'est assez tranquille au niveau des câlins.

J'ai la verge particulièrement sensible.

Je m'en excuse. - Pas de problème, Mario.

Mais je tiens à dire que j'ai fourré aucun toutou.

- Ah, je te crois.

J'ai peut-être quelque chose qui pourrait vous aider.

- Pour pas qu'on se fasse arrêter?

- Venez donc à la messe de 10h00 demain, OK?

- OK.

- Désolé encore pour la verge.

- Félicitations pour ton beau prix!

On a enregistré ça avec notre machine,

si ça te tente de revoir ça.

- T'es fine, mais je tiens pas vraiment à me revoir.

- Mais moi, je te verrais

à Parle, parle, jase, jase avec le gros Giguère, là.

Écoutes-tu ça?

- Huguette? As-tu besoin de ça, t'en as une autre boîte.

- Non, tu peux le prendre. - Puis ça?

- Tu fais le souper tout de suite?

- Écoute, Huguette, je te dérange pas longtemps,

c'est que j'aurais besoin que tu me rendes un petit service.

- Puis ça? J'ai vérifié, t'en as un autre.

(soupir)

- Je pense que Raymond fait une dépression nerveuse.

J'aurais besoin que tu viennes le voir.

Si t'avais vu sa face

quand il t'a vue hier soir à la tévé...

Dans ses yeux, il y avait une lumière

que ça fait 6 mois que j'ai pas vue.

- Écoute, Jeanine, moi-même,

je suis dans un bout pas de saucisse.

- Ça, c'est le vieux stock de camping de Martin?

- Huguette, normalement, j'insisterais pas,

mais là, j'ai l'impression qu'il est en train de mourir!

Je te dis, je ne sais plus quoi faire!

Il est couché sur son Slip N Slide

et il ne bouge plus!

Il est comme... un épaulard échoué.

- Qu'est-ce que tu fais, Micheline?

- Je me sauve! Je me sauve dans le bois, tabarnac!

- Hum...

- C'est du cuir? - C'est du similicuir.

- C'est quoi la différence?

- Oh, c'est mieux, en fait.

Ça respire mieux puis c'est plus résistant.

- C'est quoi la taille? - 8 1/2.

- Sinon c'est le 8? - Ouais.

- Je peux l'essayer? - Vous l'avez essayé tantôt.

- Mais c'était pas le 7 1/2? - Non, c'était le 8.

(soupir)

- Peut-être un 9?

- Le 9, je l'ai seulement dans d'autres couleurs.

- C'est quoi les couleurs déjà?

- Brun, blanc, noir.

- Hum, ça se fait dans le bleu? - Non.

(soupir)

- Ils les font pas? - Bien, ils les font.

Mais moi, il ne m'en reste plus.

- Je pense que ça me prendrait plus un soulier.

- Bien oui!

(téléphone)

(soupir)

Bijoux.

- Est-ce que ça a rapport, qu'on ait encore des jobs?

- J'étais justement en train de me poser la question.

- Il me semble qu'on devrait profiter

de nos derniers instants de liberté.

En plus que moi, Bourassa ne me parle plus

depuis que Mireille l'a monté contre moi.

Puis sans mon beau bureau puis ma table de billard,

on dirait que mon travail a perdu sa raison d'être.

Ah! Tu peux le mettre sur la pile à compléter.

- La seule pile, tu veux dire?

- Eh, Carole,

tu sais, Jacques, le garde de sécurité sur l'étage?

- Oui?

- Est-ce un garde de sécurité ou c'est un policier?

- Un garde de sécurité. - Ouais...

Mais les gardes de sécurité

sont-ils un petit peu des policiers?

Y a-t-il des liens, comme... ou si c'est séparé?

- C'est vraiment séparé. - OK, merci.

Je me dis, aussi bien pas prendre de chance!

(profonde inspiration)

Allô?

- Bon, là, je te demanderai pas de passer à mon bureau.

Je sais que tu veux pas. - Parce que c'est mon bureau.

Ça fait que tu peux pas me demander

de passer dans ton bureau si c'est mon bureau.

- Je remarque que t'as pas rempli

le formulaire d'évaluation.

- Je l'ai rempli.

- C'est parce que, pour chaque question,

on te demande de dessiner un petit bonhomme qui sourit

ou un petit bonhomme qui est triste.

Toi, t'as dessiné des pénis.

- Oui, j'ai dessiné des pénis qui sourient

puis des pénis qui sont tristes, ça revient au même, non?

- Bien, on dirait que c'est juste

des pénis qui sont tristes.

- C'est effectivement juste des pénis qui sont tristes.

- OK, je sais ce qui se passe, Serge,

il faut pas me prendre pour un imbécile.

Je sais que tu méprises mes techniques de gestion.

- Je dirais pas ça de même.

(soupir)

- Par rapport aux événements de ce printemps,

un montant va être retiré de tes prochaines paies,

à raison de 10% du montant à chaque 2 semaines.

- Donc, je n'aurai plus de paie?

- Non, 10% du montant, ça t'enlève 58$.

C'est pas si pire.

- C'est beaucoup plus que ça,

parce que j'ai volé beaucoup plus que ça.

- Donc, tu reconnais avoir volé? - Oui.

- T'as volé le montant? - Oui.

- Mais t'as volé combien?

- Je vais te dire ça à l'instant, mon chum!

Tu permets, Lionel? Ceci est un hold-up!

- Ah! Qu'est-ce que tu fais?

- C'est à toi qu'on devrait poser la question,

ça doit faire un an que t'as pas mis les pieds ici!

- Bien, je suis venue m'excuser pour tantôt,

je suis allée trop loin, je pense.

- T'es allée juste là où il fallait, ma belle.

Eh, mon beau Lionel, tu m'excuseras,

mais on replonge, comme on dit!

Si ça te tente de replonger avec nous autres,

t'es le bienvenu, on avait bien aimé ton input

au Gland d'or puis au Lucky Pussy.

- Ah, vous êtes sérieux?

J'ai justement plein de nouvelles idées

de chorégraphies!

Je délaisse un peu l'Amérique du Sud,

je m'intéresse au Japon.

- Personnellement, l'Asie, ça me plaît!

Envoie!

Hein, tant qu'à faire un hold-up,

on va faire ça dans les règles de l'art.

- Ah! Tu peux pas faire ça!

- Eh! J'ai juste une affaire à te dire, Clermont:

le gars qui avait ta job avant toi, je l'aimais beaucoup,

tu lui arrives pas à la cheville!

- T'es renvoyé! - Ah oui? Pénis triste!

Pénis triste!

(coups de feu)

(cris)

(alarme)

- Bravo, Serge! Je suis fière de toi!

- Prends le sac, fais les autres caisses.

Hein, ça va nous prendre des fonds

pour notre vengeance!

Contrairement à Castro,

nous autres, on va en avoir, du cash!

- Oui! Eh, je peux prendre une arme, moi avec?

- Certain!

- J'appelle la police! - Je m'en torche!

Hein, ça a l'air qu'ils veulent attendre

après les Jeux pour nous arrêter,

à cause de la petite Roumaine!

Partez avec 3 paires si vous voulez, madame!

7 1/2, 8,

bleu, blanc, noir,

gâtez-vous, ciboire!

- On se défoule!

C'est comme dans le film,

sauf que là, c'est les hommes qui meurent!

T'es laid!

Puis c'est pas beau comment tu t'habilles!

(hurlement)

- Va le voir. Il va tellement être content.

Mais dis-lui pas que c'était mon idée.

- Hum.

Raymond, c'est Huguette.

- Huguette?

Ah oui...

si c'est pas de la belle visite, toi!

Miss Ste-Foy en personne!

- Qu'est-ce que tu faisais?

- Un petit peu de Slip N Slide, là...

Les vacances, là...

La retraite...

Le... le gros fun.

- Tu vas bien?

- Ah, très bien.

Très, très bien.

Très, très, très bien.

Mais... toi...

toi, comment tu vas?

- Très bien.

Très, très bien.

Très, très, très bien.

- Je pense que c'était en 63, j'étais fougueux,

crisse que j'étais fougueux dans ce temps-là!

Le caïd de Ste-Foy, toi! Le seul, le grand!

Tout allait bien, j'étais beau, j'étais ambitieux,

je rêvais de conquérir la province au grand complet...

- Mais c'est un peu ça qu'on veut faire aussi.

Serge trouve que c'est farfelu, mais...

- Farfelu? Veux-tu, je vais te dire ce qui est farfelu, moi?

C'est de faire l'épaulard couché sur le Slip N Slide,

ça c'est farfelu!

Tu sais que...

je t'en ai voulu, hein,

d'avoir livré ma ville à Montréal comme ça?

- Bien, j'ai pas fait exprès. - Je le sais bien.

Mais les ostis, crisse que je les hais!

Tu sais qu'ils ont fait rentrer l'héroïne à Ste-Foy?

C'est pas moi ni toi qui aurait laissé faire ça.

- Bien non, eh! La cocaïne, c'est super!

- Ouais, de te voir l'oeil lumineux de même,

ça me redonne de l'espoir.

- Je le trouve pas pire lumineux,

ton oeil à toi aussi, Raymond.

- Ouais...

Ah, crisse! Tiens! Le voilà, le voilà!

Le plan.

Euh, il y a peut-être des numéros de téléphone

qui ont dû changer, là,

mais l'essentiel doit être encore là.

- Mais c'est quoi, ce plan-là?

- Bien du monde à Montréal sonts tanné des Italiens.

Les frères Lavoie puis les Canadiens français de St-Henri,

ils sont pas tannés de donner une cut qui s'en va à New York?

- New York? - Oui!

Puis les Irlandais, la gang de l'ouest?

- Ils sont tannés, eux autres aussi?

- Sans parler des Siciliens,

qui attendent sur le side bien tranquilles

que le règne des Calabrais finisse?

- Ça en fait, du monde, à Montréal!

- Moi, Huguette, là, j'ai toujours pensé

que le jour où le monde tanné allait s'organiser

autour d'un chef, un vrai chef...

la ville pourrait se retourner sur un 10 cennes.

- Tu penses?

- À l'époque, moi, je me disais que j'avais pas l'étoffe

pour mener le plan à terme, mais...

- Puis moi, tu penses que j'ai l'étoffe?

- Bien, c'est ce qu'on va voir cet été!

Hein?

Prends ce qui fait ton affaire là-dedans, là.

- Oui, mais j'ai quand même des bonnes idées,

j'ai tout un concept de courant puis de contre-courant.

- Huguette, je suis sûr que c'est bon.

- Je t'ai amené quelque chose.

Je l'ai apportée pour toi,

je me suis dit qu'elle pouvait t'inspirer, toi aussi.

♪ ♪ ♪

- Ah bien, toi, la petite femme qui se tient debout!

(petit rire)

- Raymond, je suis venue parce que Jeanine m'a dit

que tu faisais une dépression nerveuse.

Mais je suis aussi venue pour te demander de l'aide.

T'aimes pas ça, la retraite. - Hum...

- L'été dernier, le samouraï te faisait pas bien, je trouve.

- Oh...

J'ai pas bien, bien aimé ça, les samouraïs.

- T'es un caïd, c'est ça que t'es.

- Oui, mais je le sais bien!

- J'ai besoin que tu redeviennes un caïd et que tu m'aides.

Ce que je te demande, Raymond, c'est de faire équipe avec moi.

On a été des ennemis, mais là on va être des alliés.

On s'en va à Montréal,

puis je veux que tu viennes avec nous.

- Ah!

Bienvenue dans l'équipe, le caïd.

- Eh, c'est un honneur.

- Pour votre information,

les Jeux se terminent le premier août,

le jour de la fête de Serge.

- Oui, on me fera un beau party avant de se faire arrêter.

- Ça, c'est pas une bonne blague, Serge.

- Pardon.

- Avez-vous des nouvelles de Micheline?

- Non.

- Je sais pas si vous avez déjà fait

du camping avec elle,

mais d'après moi, on va la revoir bientôt.

- Je comprends pas ce qu'on fait ici.

- ♪ ... Seigneur ♪

- Les programmes doubles.

On aime toujours ça.

Au cinéma canadien, ils en font souvent.

Cette semaine, je regarde dans Le Soleil,

ils nous offrent Emmanuelle

et Emmanuelle 2, l'antivierge.

Quand je vois, ça... ça me choque!

Je me rends au cinéma,

j'achète mon pop-corn et mes Glossette,

et je vois Emmanuelle et Emmanuelle 2, l'antivierge,

et je me dis...

"Bien coudonc."

J'ai pas tout aimé.

Comprenez-moi bien,

ce n'est pas mon genre d'érotisme,

mais j'ai quand même trouvé ça bon.

Ce qui m'amène à vous parler...

des préjugés.

Je connais 2 couples de Ste-Foy,

des paroissiens présents aujourd'hui.

J'avais des préjugés à leur égard

parce qu'ils ne sont pas parfaits.

Un jour, j'ai réalisé qu'ils auraient pu

avoir des préjugés à mon égard

parce que je ne suis pas parfait, moi non plus.

Mais...

ils m'ont toujours accepté.

Ils m'ont toujours aimé.

Moi aussi, je les aime.

Et j'ai surtout pas envie de les perdre.

Vous savez, un curé possède

l'arme la plus puissante au monde:

le poids des secrets.

À partir d'aujourd'hui,

je me libère de mes secrets à moi.

Et j'utilise ceux des autres...

comme un poignard!

(murmures dans l'assistance)

À toute la gang de l'archevêché,

je dis sayonara!

Je m'en vais à Montréal aider mes amis!

Et je vais peut-être en profiter

pour faire une petite saucette au Limelight sur Stanley!

Il paraît que la faune est particulière!

Et je sais pas ce que vous en pensez,

mais moi, personnellement,

je trouve que mes jeans me font un beau petit cul!

(brouhaha)

- Toi, t'as rien?

- Non. Marie-Josée m'a dit qu'il y avait

quelque chose pour moi dans les armes de Lucien.

- Je trouve ça plate pour Micheline.

Vous avez pas eu de ses nouvelles?

- Non. - C'est vrai que c'est plate.

Moi, je veux pas parler dans son dos

parce que je sais que Serge de revenir avec, là...

mais moi, Micheline, on dirait que j'ai toujours trouvé

que c'était la moins bonne, la moins dédiée.

- T'es sévère.

- Bien, elle a tué André Lamontagne,

mais à part ça, on peut pas dire

que sa contribution à l'organisation a été...

- Vous me semblez morts d'inquiétude.

- On était justement en train de dire

des belles choses à ton sujet, Micheline.

- T'étais où? - Dans le cabanon.

Ça ne me tentait plus

d'aller dans le bois, finalement.

- Il me semblait aussi.

- Huguette...

j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

C'est réglé. J'embarque.

- Ah!

- Ah bien, ça, c'est une belle nouvelle!

Eh, t'es tellement un atout pour l'organisation!

- Bien oui.

- Ça va être le temps pour la petite cérémonie.

- Ce coffre-là et son contenu,

c'est ce qu'il y avait de plus précieux à ses yeux.

C'est clair que Lucien est avec nous en ce moment.

Serge a tellement bien plongé dans sa colère intérieure...

qu'en tant qu'héritière...

je désire lui offrir...

le joyau de la collection de Lucien.

- Le pistolet d'or!

Est-ce celui du film?

- Lucien m'a toujours dit que oui.

- Merci, Marie-Josée.

Merci, Lucien. C'est un réel honneur.

- J'ai aussi trouvé quelques grenades de fantaisie.

Je pense que ça pourrait nous servir.

Il faut juste pas accrocher le piton.

- Eh! Une cassette!

- Cher héritier de ma collection,

si t'entends ma voix,

c'est que tu possèdes maintenant un trésor.

Prends-en bien soin.

Voici quelques instructions.

Mais d'abord, une parenthèse.

J'enregistre cette cassette

durant une période sombre de ma vie.

Nous sommes en juillet 1975,

je suis présentement en fuite en tant que traître.

Il m'arrive de penser au suicide,

d'où cette cassette.

Plus que jamais, je me dis qu'une seule chose

peut me sauver du gouffre dans lequel je suis plongé:

l'amour de Marie-Josée.

Marie-Josée, si... si t'écoutes cette cassette,

ça veut donc dire que tu es mon héritière,

donc... que nous sommes mariés,

puis que t'as donc hérité de ma collection.

Ça veut aussi dire...

que je suis mort.

Mais je préfère être mort

puis avoir été marié avec toi,

que vivant sans toi.

Aussi, peux-tu donner le pistolet d'or à M. Paquette?

C'est pas le vrai du film, mais dis-lui pas, OK?

- J'aimerais dire quelque chose.

J'ai beaucoup réfléchi dans le cabanon.

Moi, je rembarque à une condition:

que ce soit la dernière fois.

On redevient des criminels, oui,

mais seulement pour retrouver notre liberté et nos enfants.

Après ça, je veux qu'on renonce à tout ça.

Moi, je pense qu'il y a un vide à l'intérieur de nous.

Puis je pense que ce vide-là, c'est un manque d'amour.

On est 5 personnes très seules.

Puis d'ici la fin des Jeux, ce que je veux retrouver,

c'est ma liberté, mais c'est aussi l'amour.

Parce que, je pense

que tant que chacun d'entre nous aura pas trouvé l'amour,

on va être perdus.

- Donc... tuer la mafia,

trouver l'amour.

- Ouais.

On se la donne pas facile, là.

- Il y a quelqu'un qui a fait des muffins?

- Goûtes-y pas!

Ils sont empoisonnés.

C'est ça ma nouvelle arme, maintenant.

- Micheline a raison.

Pour l'amour...

puis pour le fait que c'est la dernière fois aussi.

Si on rembarque... c'est pour mieux sortir.

- Il garde la maison?

- On a besoin de quelqu'un

en permanence à notre quartier général

pendant qu'on mène notre opération à Montréal.

- C'est bien organisé, Huguette.

Ça part fort, cette opération-là.

On compte sur toi pour garder la maison propre!

- Vous pouvez les ouvrir.

- Ils sont donc bien laids! - Eh, moyens laiderons!

- Moi, j'ai le chef.

Raymond et Mario en ont chacun un, eux autres aussi.

C'est 7 frères.

- Les 7 nains sont plus beaux!

- Les frères Lavoie, une gang de Canadiens français.

Ils contrôlent l'est de la ville.

Là, on va les retrouver à leur bar,

puis l'idée, c'est de les approcher

puis de les mettre en garde contre les Italiens.

On parle d'une attaque imminente,

on crée une rumeur,

puis après ça, on les tue les sept

en prenant bien soin de faire passer ça

sur le dos des Italiens.

- Hein! Puis après, on récupère leurs gars,

qui vont être en beau tabarnac puis qui vont crier vengeance!

- Exact! C'est la première étape.

- C'est du génie!

- On va mettre Montréal à feu et à sang!

Bravo à notre cheffe!

- Ils sont où, Mario et Raymond?

- Marie-Josée, j'en profite pour te souhaiter,

à toi puis à Mme Delisle, puis à toute la gang,

beaucoup de succès dans toutes vos futures aventures.

Je suis sûr que, même si je suis mort,

ça m'empêche pas de m'ennuyer de vous autres,

parce que vous êtes les plus hot!

Sous-titrage: MELS

- Évidemment, j'ai pas de conseil à te donner,

mais sois prudente,

parce que c'est des animaux, ces gars-là, là.

- J'ai l'air de quelqu'un qui a peur?

Vois-tu seulement une once de peur dans ces yeux-là?

- Pas une once.

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