All language subtitles for C.Est.Comme.Ca.Que.Je.T.Aime.2020.S03E01.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

- Si tu tues mon mari, personne de Montréal

va s'en prendre à ton territoire.

- On est tous extrêmement à l'aise.

(cris)

(détonations)

(cris)

(hurlement)

(grincement)

- Allô?

(♪ C'est comme ça que je t'aime par Mike Brant ♪)

Êtes-vous là?

C'est Claude.

Allô!

(♪ La chanson C'est comme ça que je t'aime continue. ♪)

(arrêt de la chanson)

(♪ La chanson C'est comme ça que je t'aime repart. ♪)

- Normalement, ça te prendrait un fichu

dans ta poche de veston.

- OK, il faut... il faut être vraiment très chics.

- Ce qu'on vise, c'est un professionnalisme, à Sainte-Foy.

- Puis c'est quoi le rapport avec le sexisme?

- Hum?

- On est des Sexistes. - Oui.

- Mais pourquoi il faut être chic?

- L'un empêche pas l'autre.

- C'est vrai que... le cri de la madame aurait résonné

à plusieurs kilomètres à la ronde?

- Où est-ce que t'as entendu ça, toi?

- Bien... c'est comme la légende.

- J'ai un chum à Lévis qui a entendu le cri.

- Puis elle était où la madame? - Lac-Beauport.

- On parle ici d'un bon cri.

- Ils disent que par période de bon vent,

on peut encore l'entendre, le cri.

C'est comme s'il continuait à voyager.

Prisonnier du vent et du temps.

Témoin éternel de la souffrance d'une mère

qui pleure sa fille disparue.

- Est-ce qu'elle l'a retrouvée?

(cri en écho)

- T'étais censé la surveiller.

T'avais une chose à faire. La surveiller.

- Lucien! Lucien! Lucien!

(cri de peur)

- Arrête!

(détonation)

(respiration haletante)

- Les autres sont où?

- Par là. - Reste ici, toi.

(pas s'approchant)

(petits gémissements)

(respiration haletante)

- Il reste 4 gars. Ils sont là-bas.

- Il perd du sang, je vous en supplie!

(sanglots)

Respire. Respire bien. Respire...

- Hé, Micheline.

Je veux juste te dire que...

c'est niaiseux, mais en ce moment, il y a...

il y a une partie de moi qui aimerait mieux mourir

que de me divorcer parce que... t'es l'amour de ma vie.

- On se divorcera pas. Pense pas à ça.

Pense à vivre, OK? Pense à vivre...

(détonations)

(cris)

- Ma fille! Qu'est-ce que vous avez fait de ma fille?

- Grazia!

(détonation)

(respiration haletante)

- Grazia a pris Cécile.

Lucien est mort. Les femmes sont mortes.

- Hé, tu te souviens la première fois qu'on a vu Grazia?

- Elle avait Cécile dans ses bras puis elle a dit

qu'elle avait toujours rêvé d'avoir une fille.

- Elle avait Cécile dans ses bras?

- Cécile est surement pas en danger,

elle lui avait fait de la purée maison.

- Comment ça qu'elle avait Cécile dans ses bras?

- Je l'avais perdue un petit peu.

Elle l'a pris en otage, comme...

pas longtemps, juste le temps d'une journée.

Tu sais quand je suis allé à Montréal avec Bourassa?

- C'est de ta faute.

- Non, non, c'est de la faute à Serge!

Il l'a amenée au mariage.

- Huguette, non!

- On en revient toujours à ça, hein?

Là, il ne reste plus de balles dans le fusil,

mais juste pour la forme...

(ouverture de porte)

(pas s'approchant)

Je vais attendre en bas, OK?

- Je sais pas ce que j'ai pensé.

Je savais bien que t'allais me retrouver.

Ele dort. Elle a bien mangé.

Pendant quelques heures,

je l'ai aimée comme une mère aime son enfant.

Je te remercie, Huguette. De m'avoir donné ça.

Ils vont me tuer, je pense.

Non, non... Non, s'il vous plaît.

Non, non. Non! Non! Non!

Non!

(babils)

- Nos hommes ont tous peur de vous.

Ils sont tous convaincus que vous êtes le diable incarné.

Grazia a fait tuer son mari, le Dauphin du Parrain,

notre numéro 2.

C'est bien évident que ça la plaçait

dans une situation extrêmement fâcheuse.

On avait des doutes, mais il y a un meurtrier ganté

qui nous a tout avoué avant de mourir.

Ce que vous propose, c'est simple.

On vous laisse repartir avec votre fille.

En échange, vous redevenez une femme au foyer.

L'année de la femme, ç'a été le fun,

ç'a donné lieu à de belles célébrations.

Mais c'est fini là.

Ce que je vous demande...

c'est de renoncer à toute activité criminelle

sur le territoire de Sainte-Foy.

Le territoire nous appartient maintenant.

Le sexisme est de retour à Sainte-Foy.

- Oui, je comprends.

- Ce que je vous demande...

c'est rien de moins que votre entière et totale capitulation.

- Oui, d'accord. Je...

- Dites-le. Ça va vous faire du bien.

- Je capitule.

- Je vais vous demander de signer

et d'apposer vos initiales aux endroits indiqués.

Déformation professionnelle, je suis avocat.

Initiales ici puis ici.

Signature ici, initiales ici.

Je vous remercie.

Vous êtes pas le diable incarné.

Vous êtes une simple femme au foyer.

- (tout bas): Oui.

- J'ai... un cadeau pour vous.

J'ai trouvé la symbolique intéressante.

À chaque fois que vous allez avoir des envies de criminalité,

vous allez vous rabattre sur cette brosse-là.

Ce qui arrive, c'est qu'il y a beaucoup de matière fécale

qui peut s'accumuler dans une toilette, sur le bord surtout,

en dessous du bord comme.

C'est dégueulasse, ça devient noir.

Une brosse comme ça, ça permet d'enlever tout ça,

toute la marde qui s'accumule.

Je vous regarde puis je pense

que vous allez être bonne pour faire ça.

Puis vous allez voir, ça va vous rendre heureuse.

Aussi, j'aimerais préciser une dernière chose.

Si c'était pas de ta fille qui dort dans tes bras,

tu me sucerais, ma câlisse.

Ce sera pour une autre fois.

Sais-tu pourquoi je sais que c'est pas toi le diable incarné?

- Non.

- Parce que c'est moi, le diable incarné.

- Oh, mon Dieu! Merci, Huguette!

Merci!

- Je m'en retourne toute seule à Sainte-Foy avec Cécile.

Donne-moi les clés de l'auto.

C'est fini, Gaétan! - Je comprends pas.

- Tout est fini.

- Des fois, je me dis que c'est de ma faute

si mes parents ne sont plus ensemble.

Si j'avais été un enfant plus normal,

peut-être qu'ils s'aimeraient encore.

- Mon sac de couchage sent encore plus le vomi.

- Ah ouais, hein?

- C'est pas facile de le voir comme ça.

Hier matin, je l'ai pogné en train de se masturber

devant The Price Is Right.

Quand c'est des bains-tourbillon,

les filles sont en maillot.

- Martin s'en vient, il va embarquer avec nous autres.

- C'est vraiment rendu les gars contre les filles, hein?

- Mais dans mon cas, c'est temporaire.

Contrairement à tes parents à toi,

Huguette puis moi, on n'est pas divorcés.

C'est juste une petite pause, le temps que Huguette se repose.

- Elle était fatiguée de toi? - On pourrait dire ça, oui.

C'est pas facile de le voir comme ça.

Je lui ai donné la chambre d'Isabelle.

Un homme de 45 ans qui vit dans

une chambre de petite fille,

ça fait pitié.

Je l'ai pogné à flatter un toutou l'autre fois.

- Hé, ça te tente de le revoir?

Tada!

- Ça, c'est sa nouvelle affaire depuis 2 semaines.

Il s'imagine que s'il en récite assez,

ça va le racheter auprès de Dieu puis ramener Huguette.

- En as-tu beaucoup des péchés?

- Oui. Bien, les adultes,

on a toujours un petit peu plus de péchés.

C'est normal.

- Ah! Apportes-tu ta machine à coudre cette année?

- Non, il a slaqué ça un petit peu.

C'est plus le ballet-jazz, cette année.

- Hé, il y a 2 gars qui ont fait pipi.

- Tabarnac, les gars! On vous a donné 275$ la semaine passée.

- Le 275$, ça couvrait même pas les intérêts du mois d'avril.

- C'est parce qu'on a un problème de liquidités.

Serge a perdu sa job au magasin.

- On a eu un problème de caisse qui balançait pas.

L'enquête a rien prouvé.

Je suis aux souliers maintenant, c'est un choix personnel.

- Vous le forcez à voler son propre magasin.

C'est contradictoire.

Ce que vous voulez, c'est qu'on redevienne d'honnêtes citoyens.

- Mais là, avez-vous capitulé ou vous avez pas capitulé?

- Oui, oui, on a capitulé certain.

- On a capitulé certain.

Regarde-le, crisse, avec son chapelet.

- Oui, je suis un être pieux maintenant.

J'apprends à tendre l'autre joue. Ah!

- Comme ça? - Oui.

- Attendez-nous en dedans, OK?

- Aussi, pour l'urine, peut-être juste choisir

un autre endroit la prochaine fois

parce que si c'est tout le temps le même spot,

ça va faire un rond... Ah!

- OK... Regarde, ça, je vais vous donner tout ce qu'on a.

- Veux-tu son set de cuisine? Tu l'aimais l'autre fois.

- Hé! On est vraiment rendus là?

- Oui, je pense qu'on est rendus là.

- Je vais te le montrer où vous êtes rendus, moi, tabarnac.

- Ah! - On est rendus ici!

On est rendus ici! Là, là, là!

- Prenez mon char, là. - Non, Serge, pas ton char!

J'ai vendu ma Cadillac.

J'ai perdu ma table de billard au bureau.

Il faut se raccrocher à quelque chose.

- Mais comme garantie.

Ils me le redonneront quand on aura fini de payer.

- Ç'a pas fait mal, Martin! Ç'a pas fait mal.

- Je vais le prendre, le set de cuisine. Puis ça aussi.

- Je vais t'en racheter un autre.

- Mais comment on va aller au camp?

(fracas)

- Tu prenais la table. - J'ai mes ordres.

Vos enfants s'en retournent au camp,

ça veut dire qu'il y a un risque de récidives.

Pour nous, ça veut dire: on prend pas de chances.

Vandalisme et intimidation.

- Hé, vous avez beau vous habiller chic,

vous manquez de classe en crisse.

- Serge, non.

Vos techniques d'intimidation sont très bonnes.

Il y a aucun couteau coupant dans la maison.

Veux-tu inspecter?

- Toi, esti, décâlisses! Tu sens la pisse.

- Pas de problème.

- Vous venez de Sainte-Foy puis vous travaillez pour Montréal?

Vous devriez avoir honte!

- C'est ici qu'elle gardait sa carabine.

(fracas)

C'est pas permis ça, vous le savez. On vous les confisque.

C'est une période critique en ce moment puis on le sait.

On vous "watche".

C'est compris?

Est-ce que c'est compris?

- Oui.

Aimeriez-vous avoir un petit quelque chose à manger,

les gars?

- On n'a pas faim.

(ouverture de porte)

- En tout cas, je suis...

je suis bien content que vous l'ayez retrouvée.

Puis félicitations pour l'ensemble de votre carrière.

L'oeil du tigre puis tout, c'était...

- On ne parle plus de ça ici.

- Oui. Oui, pas de trouble.

Bonne journée!

(ouverture de porte)

(fermeture de porte)

- (babillant): Un canard!

Un canard!

- Il sent encore plus le vomi. - Oui, hein?

Hum! Je vais tout ramasser en rentrant, inquiète-toi pas!

- Tu le sais...

tu le sais c'est quoi la solution?

- Non, je sais pas.

Je ne le sais plus.

- Ce que tu détiens comme information, ça vaut de l'or.

Ils vont te faire un deal puis ça va effacer les erreurs

faites les 2 dernières années.

- Je vais pas stooler mes amis. - Ce ne sont plus tes amis!

- Huguette, c'est encore mon amie.

Un petit peu.

- Bien quoi...

on continue à vivre dans la peur puis l'intimidation?

Combien de sets de vaisselle il va falloir acheter?

- Le dernier, je l'aimais pas.

Je vais pas dénoncer le père de mes enfants.

- Hé, merci bien, mon Claude!

- Ça fait plaisir! Non, vous allez voir, on l'aime bien.

- Comment ça va, toi, ta santé?

- Ah, je suis clairement sur la pente ascendante, comme on dit.

C'est long, mais...

- Puis ton pénis?

- Toujours le même phénomène. - Ah oui, hein?

- Oui, c'est... un phénomène de "croûtes" qu'ils appellent.

Le problème, c'est que chaque croûte en tombant

provoque une nouvelle croûte.

C'est... c'est comme un...

- Un phénomène de croûtes successives?

- Oui, exact. Exact.

- Bon. Bien, il faut y aller, nous autres. Hein?

- Mais le vrai problème, je dirais que c'est Anita.

Elle est encore très fâchée.

J'ai pas eu le choix de lui révéler certains détails

à votre sujet.

- Comme quoi? - Bien...

Comem le proxénétisme.

- Lui as-tu dit qu'on était redevenus gentils?

- Oui, oui. Ça, je lui ai dit.

- Parce qu'on est inoffensifs maintenant.

C'est nous autres qui nous faisons intimider.

On est des victimes. Sens, sens...

- Il me semble que t'aurais pu te changer.

- Non, c'est ma chemise préférée. Ça va s'éventer.

C'est important pour moi qu'Huguette me trouve beau.

Avec comme encore une petite odeur de mouffette.

On pourrait faire sentir Anita!

- Oh... non, c'est pas nécessaire.

- OK. Bien, en tout cas, merci, Claude!

- Êtes-vous en train de l'embarquer

dans une autre arnaque?

Je t'ai dit de ne plus leur parler!

Ça commence à jaser dans le quartier.

Les langues se délient, le monde n'a plus peur de vous.

- Veux-tu sentir, Anita?

- J'ai eu la visite de la police de Sainte-Foy.

Je suis pas la seule à avoir été visitée.

Je leur ai dit que j'y penserais. J'y ai pensé.

Votre règne est fini! - Non, non, Anita! Non, non!

- On le sait qu'il est fini,

pas besoin d'aller à la police!

- Restez dans l'auto, les gars. OK?

- Avez-vous déjà vu ça, les enfants, un poste de police?

- De quoi ils parlent, les voisins, Anita?

Est-ce que c'est juste le proxénétisme, le problème?

- Ça jase, ça jase. - Ça jase de quoi?

C'est parce qu'on va être en retard au camp.

On va être en retard au camp! Décâlisse!

- Envoye! - Je vous haïs!

- Décâlisse!

(gémissements de colère)

- Hé, venez vous baigner à soir.

Il me semble qu'il y a rien qui peut pas se régler

autour d'une crème de menthe!

- Bye bye!

C'est un charme à conduire.

- Bonne route là!

- Es-tu stressé de la voir?

- Mon but, c'est pas de la voir,

c'est d'aller reconduire mon fils.

- Vas-tu lui parler? - Non.

- Moi, je suis vraiment stressé de voir Huguette.

Je lui demande tout le temps de me dire

c'est quoi son désir de me tuer, sur échelle de un à 10.

- Elle est à combien? - 6.5.

- J'ai mal au coeur. - Tu vas t'habituer.

- Est-ce que les mouffettes

savent qu'elles sentent pas bonnes?

Je sais pas.

C'est une bonne question.

- Ça te stresse de le voir?

- Mon but, c'est pas de le voir,

c'est d'aller reconduire ma fille.

- Allez-vous vous parler? - Non.

S'il veut me parler,

il va utiliser Gaétan comme intermédiaire.

- Ça fait drôle de penser qu'on va se retrouver

les quatre au même endroit.

Ça fait longtemps. - Oui.

Une autre époque.

- Une époque révolue.

- Pensez-vous que les hommes vont arriver avant nous?

- C'est pas une course.

- C'est vrai, ça. C'est pas une course.

(accélération)

Oh oui! Allez. Prends la main d'Isabelle.

Et on se voit plus tard.

- Ç'a bien l'air que les femmes sont arrivées en premier.

- Oui.

- Serge fait dire que ça fait 10 minutes qu'on est arrivés.

On est stationnés en arrière du chalet.

Puis en plus, on avait la Chevette de Claude.

- Allô, en passant. - Allô, Micheline!

Ça fait longtemps. - Hum hum! Hum hum!

- C'est beau tes cheveux. - Toi aussi, c'est beau.

Il y a plus de blanc, on dirait, non?

(petits rires)

(conversations d'enfants entremêlées)

- Cécile a l'air bien.

- Oui.

- Puis aujourd'hui?

- Tu vas pas me demander ça à chaque fois qu'on se voit?

Ça m'énerve.

- OK, je vais arrêter de te le demander.

- Mais je te dirais que c'est stable.

- Ah oui? - 6.

(♪ Des enfants chantent une comptine. ♪)

- Il pue! - Oui, il sent le vomi.

- Ouais, vraiment.

Qu'est-ce que tu veux? C'est ça.

Mets-le sur ton dos.

Oui! Ah, t'as l'air d'une vraie campeuse.

- C'est la fiche santé à remplir. Merci!

- Merci.

Oh!

- La première année, t'étais inquiète.

L'an dernier, t'étais contente. Puis là, t'es triste.

- Bien, voyons! Je suis pas triste.

Regarde.

(paroles indistinctes)

- Il est beau, hein?

- Ça fait vraiment du bien d'être tous ensemble,

en famille.

- C'est justement le genre de choses

que je veux pas que tu dises.

- Tes cheveux à toi aussi sont très beaux.

- Gaétan! - Excusez.

(rire d'enfant)

- Qu'est-ce que ça sent?

- Alors, pour les parents qui s'inquiètent,

de toute évidence, il y a une mouffette dans les parages.

On est sur le cas.

- Ah, c'est beau, oui.

Très beau.

- Je te rassure, je veux pas te parler.

J'ai juste besoin du numéro d'assurance-maladie de François.

- Avez-vous besoin d'un intermédiaire?

C'est marchait bien au téléphone.

- Dis-lui que j'ai besoin

du numéro d'assurance-maladie de François.

- Elle fait dire qu'elle a besoin

du numéro d'assurance-maladie de François.

- La fiche est déjà remplie

et envoyée par la poste avec le chèque.

C'est ça qui arrive quand il y a un parent d'organisé

puis l'autre est rien que sur une estie de balloune.

- Je te remercie. - Non, non, attends.

Ça marche pas comme ça.

Il faut que t'attendes que je te dise sa réponse.

- J'ai entendu sa réponse.

- Il accepte pas que tu l'entendes non plus.

Il veut aucun contact avec toi,

aucune relation dans un sens comme dans l'autre.

- Dis-lui qu'il mange de la marde.

Puis dis-lui qu'on meure pas d'une blessure au bras.

- Dis-lui que c'est sa promesse de pas divorcer

qui m'a ramenée à la vie.

Puis dans mon livre, une promesse, c'est une promesse.

- Dis-lui que j'ai dit ça pour être fine.

Puis oui, il y a une petite partie de moi

qui pensait peut-être qu'il allait mourir.

Fait que ça faisait rien que je dise une menterie.

- Donc il fait dire que la fiche...

- Hé, toi! - Hé!

- OK, là, promets-moi que vous allez pas arriver en retard

comme l'année passée.

J'ai vraiment pas aimé ça.

- Bien non, l'an passé, c'était exceptionnel.

Papa puis maman s'étaient chicanés.

Non, je te promets que cette année, on va être à l'heure.

Puis je te promets aussi que quand on va venir te chercher,

dans 2 semaines,

on va être revenus ensemble, ta mère puis moi.

On va être redevenus une famille.

- Peux-tu me promettre autre chose aussi?

- Un chapeau melon pour ton ballet-jazz?

- Promets-moi que tu vas apprendre à te défendre.

Tu m'as dit qu'il fallait que je me défende à l'école.

Pourquoi toi, tu te défends pas?

- Ça me fait vraiment quelque chose qu'on...

qu'on se retrouve comme ça.

Je veux pas parler de l'Organisation...

- Prononce pas ce mot-là.

- Bien là, je peux le prononcer quand même.

- Non.

- (Micheline): Les 4 cavaliers de l'Apocalypse.

- Ils s'appellent les Sexistes.

- Ils ont copié ceux de l'an dernier?

- Oui, c'est comme une nouvelle génération.

Comme une nouvelle batch. Plus sexistes encore.

- Le message est clair. Ils savent où sont nos enfants...

Ça devrait nous tenir tranquilles pour 2 semaines.

- Juste vous dire...

La mouffette, c'est moi. Ils m'ont pissé dessus tantôt.

Il y a la question des voisins aussi.

Anita est à veille d'aller à la police,

on l'a retenue de justesse.

- M. Cloutier est bizarre aussi.

Puis Mme Asselin a arrêté de me donner des confitures.

Je vais organiser une petite fête demain,

un vins et fromages.

Pour améliorer les liens avec le voisinage.

Je vous invite tous, OK?

- Es-tu sûre de ça, Huguette?

Une activité les quatre ensemble?

J'en connais quatre autres qui seront pas contents.

- Oui, c'est pas interdit dans le document que t'as signé?

- Je viens d'avoir un pressentiment.

- Quel pressentiment?

- J'ai le pressentiment que...

c'est la dernière fois que je vous vois.

(♪ pop ♪)

- On a du vin, on a du fromage.

On parle ici d'un vins et fromages.

- Ça va juste être important

d'aller changer le disque de bord pour garder l'ambiance.

- Inquiète-toi pas, Huguette! La stéréophonie, ça me connaît.

- Puis je m'occupe de M. Cloutier,

mais d'après moi, ce n'est plus une menace.

- Parfait.

- M. Cloutier.

- Du brie! On se croirait à Versailles!

(petit rire)

On a quasiment le goût de se partir un menuet.

- Gênez-vous pas, M. Cloutier. Hum? Un peu de brie?

- Merci, oui.

- L'idée, c'est quand même de parler au monde.

Leur montrer qu'on est fins maintenant.

- As-tu pensé à inviter Marie-Josée?

Ça fait une éternité que je l'ai pas vue.

- Je n'ai plus vraiment de ses nouvelles.

Serge puis Gaétan non plus, elle ne travaille plus au magasin.

- Oui.

- Allez, allez, placote, placote!

Comment va le comité d'accueil? - Ah, il va bien.

Il va bien. - Bon, lâche pas!

- Que tu me laisses pas entrer dans la maison, je comprends.

Étant donné que tu m'as dit que tu ne me laisserais plus jamais

rentrer dans la maison.

Je te demande juste de faire semblant

qu'on est revenus ensemble.

Si on leur dit qu'on est séparés,

ça nous rend méchants, comme.

C'est contre-productif.

- Hum hum. - Attends, attends!

Je fais quoi si j'ai envie de pipi?

- As-tu envie de pipi? - Oui.

- Envoye, vas-y! Mais après, tu ressors.

- Serge, j'ai le droit de rentrer dans la maison

un petit peu.

- Mme Asselin. Un peu de brie?

- Vous avez pas du fromage ordinaire?

- Je vais aller vérifier, je vous reviens. Ce sera pas long.

Puis dites-moi donc, avez-vous fait vos confitures cette année?

- Oui. Tout est fait.

- Parce que j'aimais bien ça quand...

bien, quand vous m'en donniez.

- J'ai vu des choses, vous savez.

Du cheddar, j'aimerais ça.

- On va vous trouver ça.

As-tu fait pipi? - Oui.

- Qu'est-ce que t'as?

- Bien...

C'est quand même un lieu empreint de souvenirs.

Cécile est pas là? - Ma mère est venue la chercher.

Ils vont être au chalet pour quelques jours.

Mme Asselin, c'est pas fait.

Il faut lui trouver du cheddar au plus sacrant!

En avez-vous chez vous?

- Mais c'est ici chez nous. - Chez Serge. Envoye, va voir!

- Hé, jusqu'à maintenant,

très satisfait de ma sélection musicale,

un véritable hit-parade.

- Moi, j'avais même pas envie.

J'ai juste fait couler de l'eau dans la toilette

avec le verre de salle de bain.

- Ah, ingénieux.

- Non, non, regardez, regardez! Nos relations sont cordiales.

Je veux dire, l'amour n'est plus là,

mais il reste une tendresse, une complicité aussi.

Hein, Serge? Es-tu d'accord avec ça?

Non, on est vraiment des amis bons.

Oui, on est matures aussi. Hein, Serge, qu'on est matures?

(sonnette)

- Hé! Merci d'être venus!

D'habitude, on a un comité d'accueil,

mais là, il n'est plus là.

- Bien, on pouvait pas résister à un tel festin.

- Anita?

- Hé, bonne nouvelle!

Le phénomène de croûtes commence à se résorber.

La nouvelle est un peu plus petite.

- Ah, c'est super, mon Claude.

D'ailleurs, parlant de croûtes, on a de la baguette aussi.

- Juste préciser.

Il y a pas assez de fromage sur la planète

pour me faire fermer la trappe.

- Et Dieu sait pourtant qu'elle aime ça le fromage!

- (riant): Viens-t'en!

- Anita, un peu de brie?

- Oh, vous avez du brie? - Hum hum!

Puis hésite pas, Anita.

S'il y a quoi que ce soit qu'on peut faire pour vous accommoder,

quoi que ce soit.

Nous, le bon voisinage, c'est vraiment important.

(sonnette)

- On a ça.

- Maudite marde.

- Bien, il y avait rien d'autre.

- Bien non, regarde.

(fermeture de portières)

- J'ai trouvé la maison très propre, en passant.

Les gars, come on!

On fait un vins et fromages.

C'est raffiné, c'est du bon voisinage.

On vous demanderait de nous laisser tranquilles.

♪♪ Tu trouveras la paix ♪

♪ Dans ton coeur ♪

♪ Et pas ailleurs ♪

♪ Et pas ailleurs ♪

♪ La seule vraie ♪

♪ Tranquilité ♪

♪ Le grand repos ♪

♪ L'immobilité ♪

♪ Tu trouveras la paix ♪

♪ D ans ton coeur ♪

♪ Et pas ailleurs ♪♪

- Mme Asselin, Gaétan s'en vient avec votre fromage.

- C'est vraiment de mauvais goût.

(marmonnements)

- Enlève la musique. - Hein, pourquoi?

- Enlève la musique! - Bien, voyons donc!

- Vous êtes des monstres!

- On a fini d'avoir peur!

- Hé, Mme Asselin, tenez! Ils sont enveloppés.

Une chance.

- Je te remercie de l'invitation, Huguette.

Mais malheureusement pour toi,

la dégustation va se poursuivre...

au poste de police!

- Anita... elle est fatiguée ces temps-ci, je m'excuse.

- On refera ça plus souvent.

Mais est-ce que ça va, toi? - Tu te soucies de moi?

- Parle-moi, Serge.

Si tu me parles, j'y vais pas.

- Elle dit: si tu y parles, elle ira pas.

- Dis-lui que je comprends pas.

- Si tu m'adresses la parole, là, maintenant, j'y vais pas.

- Il dit qu'il comprend pas. Nous non plus, d'ailleurs.

- Vous comprenez pas, mais c'est fini.

Anita est partie au poste de police.

Il n'y a plus rien qu'on peut faire pour l'empêcher.

C'est déjà tout organisé.

J'hésitais, mais là, je n'hésite plus.

Je m'excuse, mais c'est chacun pour soi.

Il n'y a plus rien qui nous unit.

Moi aussi, je m'en vais au poste de police.

Voyons, crisse! Est-ce que je conduis si lentement que ça?

- J'ai eu le temps de me changer en plus.

- Anita est pas passée. Elle est chez elle.

Ç'a l'air qu'elle digère mal son fromage.

Elle est barrée bien raide.

C'est pas vrai qu'il n'y a rien qui nous unit.

- C'est déjà tout organisé. - Parles-y donc!

Elle dit que si tu y parles, elle ira pas. Parles-y!

- Non, il en est pas question.

- Tabarnac, elle va nous stooler!

Hein, tu vas nous stooler?

- Je vais raconter mon histoire. Je vais dire la vérité.

- Puis qui dit qu'on n'ira pas, nous autres aussi,

raconter notre histoire?

- Oui? - Ça marche pas, ça.

Si tout le monde raconte son histoire,

ils feront pas de deal.

Sinon, personne irait en prison.

Le but, ça reste que le monde aille en prison. Sauf moi.

- On a juste à raconter notre histoire avant toi.

Je vais aller la raconter mon histoire.

Ils vont être contents que ce soit moi,

parce que Huguette est ma femme.

Je connais des détails sur elle.

- Bon, c'est super. Je te remercie.

- Tout ce que je dis, c'est qu'à partir du moment

où c'est chacun pour soi, moi, je vais me défendre.

Je vais me défendre en esti!

Je le garde en tout temps.

- Tu gardes un canif dans tes bobettes?

- Oui.

J'ai vécu beaucoup d'humiliation dernièrement.

On dirait que ça m'aide psychologiquement.

- Premier arrivé!

- Tabarnac! Hé!

- Mon nom est Serge Paquette.

- D'entrée de jeu, j'aimerais ça...

(paroles entremêlées)

- Mon histoire est banale.

Celle d'une femme au foyer mariée à un homme infidèle.

- J'ai vécu avec le diable.

- Ma femme a d'abord volé des bijoux.

- Pour survivre à la violence de mon mari et de mes voisins,

je suis devenue membre de l'Organisation.

- Des infidélités, puis moi, je pense qu'elle a passé

la ville de Sainte-Foy au grand complet.

- Des playboys, des penthouses,

du matériel pornographique probablement illégal.

- L'alcool, la cocaïne aussi.

C'est une folle! Une crisse de folle.

- On peut penser que j'inspire, mais j'expire, en fait.

- On l'appelait "Micheline-les-Narines".

Ça y allait par là.

- Je t'offre le reste de cocaïne qui pourrait rester.

Et ensuite, j'essuie ma main.

- J'ai essayé de la convaincre...

- D'ailleurs, si vous le fouillez,

vous allez trouver un petit canif dans ses bobettes.

- Au niveau de la sexualité,

c'est vraiment devenu très problématique.

- La fiche santé.

Pas une crisse de chance qu'elle ait pensé à ça.

- Quand je fais le ménage,

j'avais l'impression de faire le ménage

à l'intérieur de moi-même.

- J'avais besoin de me sentir vivante.

- Fait que je l'ai crissée dehors.

- En ce moment,

je ressens le besoin de faire du travail sur moi.

- Est-ce que c'est mieux maintenant avec Roland?

J'avoue être tombée dans certains patterns.

- C'est dommage parce qu'à la base, c'était une bonne mère.

Généreuse, attentionnée, puis une belle femme aussi.

- Mais ça va mieux quand même.

- Mon mari dirait qu'à Expo-Québec,

je gagnerais plein de toutous.

Il est niaiseux. Mais il me fait rire.

- Je trouve qu'Huguette va mieux. Je la sens repentante.

- C'est vrai qu'il fait des efforts.

- Quelque chose quand que Serge me regardais,

je ne l'ai jamais retrouvé.

- Celle-là, c'est ma préférée.

- On fait quoi de sa vie quand on a laissé l'homme de sa vie?

- La vérité, c'est que... j'aimerais ça revenir avec.

- Je vous demanderais de me suivre, s'il vous plaît!

(fermeture de porte)

Vous êtes conscients que ça marche pas

si vous faites tous des témoignages?

- Ils m'ont copiée.

- Rentrez chez vous.

- Je pense que c'est vrai qu'il n'y a plus rien qui nous unit.

- Bonsoir!

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Mes collègues sont pas là,

on n'est pas tout le temps les quatre.

- Nous autres non plus.

- Je suis inquiet pour votre amie.

- Quelle amie? - Marie-Josée Bolduc.

C'est moi qui suis chargé de la surveiller puis...

j'ai l'impression qu'elle va pas bien.

En tout cas, elle sort pas beaucoup.

Je tenais à vous le dire.

On est sexistes, mais ça veut pas dire qu'on est sans-coeur.

C'est ça.

(coups à la porte)

- Marie-Josée?

Marie-Josée?

- Inquiétez-vous pas, je l'ai pas portée tout ce temps-là.

J'y arrive pas, je m'excuse.

- Excuse...

- Bien, voyons donc!

- Donnez-nous votre chef.

On sait tout maintenant!

Les meurtres, les vols, la prostitution, la drogue.

- Mais pourquoi vous avez ça? - Dehors les criminels!

Dehors les criminels!

Dehors les criminels!

Sous-titrage: MELS

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