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...
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Un train accélère et s'en va.
...
- Karin, je vais faire caca.
Musique intrigante
...
- C'est ici ? - Hmm.
- C'est un temple ?
- J'espère qu'il est encore vivant.
- Ca fait combien d'années ? - Ca doit faire 20 ans.
- Tu crois que ça va aller ? - Oui...
...
Il y a quelqu'un ?
...
- Oui, c'est pour quoi ?
- Je suis de retour. C'est moi !
Tetsuya ! Tu me reconnais ?
...
Cette petite, c'est ma fille, Karin.
- Alors, tu t'es marié ? - Oui, il y a longtemps.
- Tu es en quelle classe à l'école, Karin ?
- En CM2.
- En CM2...
- Excuse-moi, on pourrait rester ici quelque temps ?
- Oui, d'accord. Mais tu fais quoi comme métier ?
- Ben... un peu de tout.
- Et ta femme ?
- Elle est morte il y a 3 ans.
- Oh...
Un véhicule approche.
...
Sonnerie de portable
...
- Allô ?
Bonjour. Oui, bien sûr que je vous reconnais.
Oui, vous allez bien ?
Oui, on a rendez-vous cet après-midi à 14h, c'est noté.
Tu viens d'où, toi ?
T'es pas du coin, ça se voit.
C'est interdit d'entrer dans le temple.
- Ta mère s'est inquiétée pour toi
jusqu'à la fin de ses jours, imbécile.
- Euh... tu pourrais me prêter du fric ?
- Pour quoi faire ?
- Pour éponger mes dettes.
Ils ont failli me tuer, mais j'ai fui.
Je te rembourserai vite.
- Dans quel pétrin tu t'es fourré ? - Ca va, commence pas avec ça.
- Tu veux combien ?
- Un million de yens devrait suffire.
- Va-t'en ! - Quoi ?
- C'est seulement pour ça que tu es revenu.
Sors d'ici !
- Bon, d'accord, 500 000, ça ira. S'il te plaît !
- Dehors !
Ne reviens plus jamais, je ne veux plus te revoir.
- Karin ?
Karin ? Ah.
Tu vas rester ici un moment.
Je vais rembourser mes dettes et je reviens te chercher.
Sois sage, c'est compris ? Allez, on se revoit vite.
- Hein ?
Musique légère
- Tetsuya, t'as de l'argent ?
- Euh, non, mais ça ira.
- Tu parles que ça ira, ça n'a jamais été.
...
Tetsuya, attends, s'il te plaît.
...
C'est tout ce que j'ai, tiens.
- Désolé.
...
Je reviens avant la cérémonie pour ta mère. D'accord ?
On ira ensemble sur sa tombe.
- Oui, évidemment.
...
- Salut !
...
- T'es qu'un crétin !
...
Elle soupire.
- Je t'ai fait du thé glacé !
- Ah ! C'est vraiment très gentil, merci, grand-père !
- Laisser toute seule une fillette si mignonne, l'imbécile.
Ma petite Karin, si quelque chose ne va pas,
n'hésite pas à m'en parler.
- Oui, merci, grand-père.
- Et en plus, tu es très polie ! - Oui, on me le dit souvent.
Le grand-père rit.
- Je vais travailler, moine. - Bon courage !
Attends, Anzu !
Elle, c'est Karin, la fille de Tetsuya.
Elle va rester un peu chez nous, et tu vas veiller sur elle.
- C'est noté. Enchanté.
- Grand-père, c'est qui, ce chat, là ?
- Anzu, c'est le chat qui vit ici.
- Il est bizarre, il parle comme un humain !
Le grand-père éclate de rire.
- Normal, c'est un chat-fantôme.
Musique entraînante - Ha ha ha !
Ha ha ha ha ! Meow !
...
Miaulements plaintifs
... ...
Il rit.
...
- Eh oui, c'est lui, notre chat.
Nous l'avons élevé
avec le plus grand soin.
Il vieillissait, mais curieusement, il ne mourait pas.
10 ans, puis 20 ans, toujours en pleine forme.
Au bout de 30 ans, sans aucune raison particulière,
il s'est transformé en chat-fantôme.
...
- Tout ça, là-haut, c'est très tendu.
- Ah, oui...
- Votre thé est servi, docteur. - Merci.
La formule de 30 minutes, d'accord, M. Tsurumaki ?
- Oui, oui, s'il vous plaît ! - Allez.
Craquement M. Tsurumaki gémit.
...
C'est là que c'est tendu.
- Oui, oui, c'est là, docteur !
Vous savez exactement où sont les points douloureux.
Ca va déjà beaucoup mieux.
...
Le moteur tousse, puis démarre.
Merci, merci, docteur !
- Merci, docteur, merci infiniment ! - Prenez soin de vous.
Anzu rit.
Meow !
- Regarde, v'là le chat-fantôme du temple.
- On devrait aller se présenter.
Il crache.
Bruitages de jeu vidéo - Meurs !
Allez !
Meurs !
- Karin ? Tu as envie d'aller jouer dehors ?
- Non, ça ira. J'ai l'habitude d'être seule, vous savez.
- Comme tu veux.
- Et puis aussi, même si je...
même si je voulais sortir, j'ai pas d'argent.
- Oh ! Inoue ! - Quoi ?
- Anzu est là !
- Ouais !
- Salut ! - Salut !
- Vous êtes qui, vous ?
- Inoue, je suis en CM2 à l'école d'Iketeru.
- Et moi, Hayashi !
- En fait, on voudrait... Anzu bâille.
- Vous voudriez quoi ?
- Vous voulez boire quelque chose ? Un café, ça ira ?
- Tu me l'offres ? - Bien sûr !
- Hayashi et moi, on est un gang de voyous,
on s'appelle le Gang des voyous frondeurs.
Ca vous dirait de vous associer ?
- Ouais, on veut contester la société.
- Ouais, mais ça m'intéresse pas.
Karin ! Salut, ça va ?
- OH...
- C'est qui, cette fille ?
- Dites-nous, grand frère !
Musique légère
- Donc, elle s'appelle Karin.
J'y crois pas, on dirait un ange tombé du ciel.
Va lui dire quelque chose.
- Quoi ? T'es fou, j'ose pas !
...
- Régalez-vous, je vous invite.
...
- Dites-moi, vous qui avez l'air de bien connaître ce chat-fantôme,
vous pouvez m'en parler ?
De lui et de votre ville ?
Carillon féerique
- OH...
Sifflement de vapeur
Anzu rit.
... Le chien aboie.
*-Vous, sur la moto, arrêtez-vous.
- Hein ?
Sirène
...
Il éteint le moteur.
- Bonjour, monsieur.
Vous rouliez au-dessus de la vitesse autorisée.
Vos papiers, s'il vous plaît. - Je les ai oubliés chez moi.
- Vraiment ? - Pour tout vous dire, j'en ai pas.
- C'est contre la loi ! Vous vous appelez comment ?
- Hachiko le chien.
- Non, vous êtes Anzu, le chat adopté du temple,
je le sais bien. Montez dans le véhicule.
- Quoi ? Pourquoi ? - Infraction au code de la route.
- Je croyais qu'un chat n'avait pas besoin de permis pour conduire.
- Vous plaisantez ? - Vous avez quel âge ?
- 37 ans, monsieur. - Il est peut-être temps
de passer le permis moto. Dès 16 ans, c'est possible.
- Attention à ma queue !
Musique légère
...
Anzu soupire.
...
Ouais !
Il chantonne.
...
...
Ah là là, elle est pleine de terre.
...
Une fois qu'elle sera cuite, on n'y verra que du feu.
...
- Alors comme ça, on t'a arrêté pour conduite sans permis ?
- Ouais, ça craint. Meow.
- Tu n'as qu'à prendre ton vélo.
- C'est nul, le vélo. - Ne fais pas le difficile.
- Tu manges pas, Karin ?
Tu devrais goûter la seiche. Elle est délicieuse.
Qu'est-ce qu'il y a ? T'aimes pas les seiches ?
Ben chat, alors, Karin, ça me sèche.
Anzu éclate de rire.
Anzu pète.
Et ça, ça pue la morue !
- Eh, Anzu, qu'est-ce qui te prend ? Ne fais pas pipi là !
Anzu rit.
Ecoute-moi. Ca t'intéresse, un petit boulot ?
- Quel genre ?
- Il y a une recrudescence de cormorans,
et ces oiseaux dévorent toutes les truites de la rivière.
Le travail qu'on te propose consiste à les chasser.
- Désolé, moine, mais je suis pas fan de l'idée.
- Pourquoi ?
- Parce que je mène la vie d'un homme, c'est vrai,
mais disons que je me sens plus proche des animaux.
- Je peux comprendre. Donc tu ne veux pas de ce travail ?
Dommage, c'est payé 3 000 yens
la journée.
- Quoi ? 3 000 yens ?
Musique légère Anzu chantonne.
... ...
- Ils sont où ? Ils sont pas là, je les vois pas.
...
Bon, on va voir plus loin.
- Excusez-moi, je peux rentrer, maintenant ?
- Quoi ? T'as plus envie de gagner 3 000 yens ?
...
Oh...
Regardez, les voilà !
- Oh là là ! Il y en a beaucoup !
Cris des cormorans
Regardez-les ! Ils gobent tous les poissons !
... ...
Yocchan souffle dans un appeau.
- Ca sert à rien.
Karin, s'il te plaît, passe-moi les fusées.
- Ah...
- Ah oui, les fusées.
...
- Allumage...
Ah ! - Et feu !
Sifflement aigu
Explosion
- Ils s'enfuient ! - On a réussi ! Ca y est !
Ils rient. - On a réussi !
- On a réussi ! Ouais !
J'ai fait tellement d'études dans ma vie
que j'ai fini par devenir complètement idiot.
Ouais. - Ah bon ?
- Mes 3 000 yens.
- Non.
- Donne !
- Si je te les donne, tu vas tout dépenser.
Je mets le reste de côté pour toi. - C'est pas juste !
- On m'a demandé de veiller sur toi.
- Rends-les-moi ! - Non.
- Rends-les-moi ! - Non, arrête !
- Allez ! - Non, j'ai dit non !
Je veux pas !
- C'est mon argent !
Tu vas monter jusqu'où comme ça ?
Anzu rit. Saleté de chat !
- Miaou miaou miaou !
- Ah, j'en peux plus...
- Karin !
- Salut. Qu'est-ce que vous faites là ?
- On est en patrouille.
- Emmenez-moi dans un coin sympa. - Ah ouais, avec plaisir.
T'as qu'à monter à l'arrière du vélo.
Tiens, je te laisse la place. - Merci.
Musique légère
...
Corne de brume
Ca commence à m'ennuyer. Y a pas de poisson, ici.
- Désolé, Karin.
- Les filles, elles sont jamais contentes.
- T'as dit quoi ?
- J'ai rien dit, moi.
- Je suis content, je suis content !
Je suis content, je suis content !
Je suis content, je suis content !
Alors les enfants, vous avez pêché quelque chose ?
- Non, ça mord pas. - Dommage !
Ah, je suis content, je suis content...
- Il est de bonne humeur, lui.
- Coup de pied à la Yocchan !
Hepa !
- Qu'est-ce qu'il a ? - Il est content.
Il a été embauché chez Donabe, le grand magasin de bricolage.
- C'est super.
- Je connais ce magasin, ils vendent de tout.
- Etre excité comme ça pour un magasin de bricolage,
n'importe quoi.
Yocchan pousse des cris de joie.
Ouais ! Ouais !
Yocchan éternue.
- Ca a pas l'air d'aller, Yocchan.
- Dès mon premier jour de formation, j'ai été viré.
Quoi que je fasse, de toute façon, je rate toujours.
J'ai envie de tout arrêter.
J'en peux plus.
Musique intrigante
- Oh...
...
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
...
Yocchan éternue.
...
Oh, j'en ai marre...
...
Tic-tac du réveil
...
- Piii ! - Pi pi pi !
- Pi pi pi !
- Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Moine, tu le fais exprès ou quoi ? C'est pas vrai...
Ce sont des cailles. - Oui, ça je sais.
Où les as-tu trouvées ? - En marchant dans la montagne,
je les ai vues et je les ai recueillies.
Elles ont dû perdre leurs parents. T'es jolie, toi.
Je compte les élever pour ensuite les vendre à un volailler.
- Hein ? - Mais non, je blague !
- Allez, ramène ces cailles dans les montagnes.
- Oui, chef.
Si une belette vous flaire, vous serez de la chair à saucisse.
Vous allez rester ici pour l'instant.
Qu'est-ce que tu fabriques, Karin ?
- Rien du tout.
- Ah, d'accord.
Je file, à plus !
Musique intrigante
...
Yocchan ahane.
...
- Oh !
Il crie de rage.
- Salut.
Le Dieu du malheur, il faut qu'on parle.
- De quoi ?
- Je suis le chat-fantôme du temple Soseiji, Anzu Nakamura.
- Oui, d'accord, et alors ?
- J'ai un cadeau pour toi. Des gâteaux de riz.
- C'est très gentil.
- Je t'en supplie,
laisse Yocchan tranquille.
C'est un super bon copain, tu vois.
Et je veux pas qu'il soit aussi malheureux.
- Oui, mais moi, je fais que mon travail.
- Ouais, bien sûr, je comprends.
C'est un travail difficile et ingrat, pas vrai ?
Mais je te demande de quitter la ville.
Ta présence épuise toutes ses chances.
Et toi, t'as pas eu de chance d'être tombé sur moi.
*Tonalité d'appel
*...
*-La personne que vous essayez de joindre est indisponible.
- Quel crétin !
Elle soupire.
- Un duel.
Celui qui tire la tige la plus courte a perdu,
et quittera la ville sans faire d'histoires.
Un duel entre hommes, sans tricherie.
Tire !
Qu'est-ce que t'attends, Dieu du malheur ?
Alors, t'es un homme ou pas ? Tire !
- Silence, chat-fantôme !
Et ne va pas te plaindre si tu perds !
Celui-là !
- Oh, pas de chance, Dieu du malheur, t'as perdu !
Ma tige est plus longue.
Il pousse un cri.
Hourra, j'ai gagné !
Yocchan, j'ai gagné !
T'auras la même chance que tout le monde !
Le Dieu du malheur crie.
- Malédiction !
...
Musique mélancolique
...
Il se met à pleuvoir.
- Réveille-toi.
Le dernier train est passé.
- Hmm ? Déjà ?
- Hmm-hmm.
Tu attendais quelqu'un ?
- J'attends personne.
...
- Tu veux un parapluie ?
...
- Qu'est-ce que tu fais ?
Tu veux de la pastèque ?
- Non.
- Qu'est-ce que t'as ? Ca va pas ? - Ca va...
Anzu soupire.
- La maison s'éloigne
Elle s'éloigne de plus en plus
La maison est de plus en plus loin
De plus en plus loin
Je crois bien que c'est par ici Que je vous ai trouvées
Quand vous étiez perdues
Ouais, vous êtes d'accord, c'était bien ici ?
Les cailles piaillent.
Vous avez bien grandi, depuis.
Ca fait 5 jours à peine et je me suis déjà attaché à vous.
Tant pis, c'est la vie.
Allez, salut les Pi-pi.
- Pi pi pi !
Aïe, mais tu me fais mal !
Arrête !
Qu'est-ce qu'il y a ?
...
Oh... C'est un trou.
...
Musique intrigante
Oh ! J'aurais jamais cru que dans cette montagne,
il y avait un tunnel souterrain.
Oh !
Meow !
Oh !
...
Une goutte tombe.
...
Les cailles piaillent.
Qu'est-ce qu'il y a, encore ?
...
Chaperlipopette !
...
C'est quoi, ça ? Mais c'est une grosse grenouille !
- Joli coup ! Bien joué.
- Félicitations. - J'en suis pas mécontent.
- Oh...
On est sous le terrain de golf, on dirait.
Cris de surprise - Mais qui t'es, toi ?
- Et toi, qui tu es ?
- Moi, je suis la grenouille-fantôme.
Croa !
- J'ai jamais entendu parler de toi.
- Pi pi pi !
Pi pi pi, pi !
- Ah, t'es le chat du temple.
Oui, et ce sont mes petites cailles, les Pi-pi,
qui m'ont conduit jusqu'ici.
- Les Pi-pi ? La grenouille rit.
Ce sont des esprits de la forêt !
Allez, viens t'asseoir.
- Et tu fais quoi, dans cette caverne ?
- Rien de vraiment spécial, je dors, je me réveille.
Bref, allez, goûte-moi ça.
Mon passe-temps favori, c'est creuser,
alors quand je m'ennuie, je creuse.
- Sérieux ? C'est super cool.
La grenouille rit.
De l'eau coule.
- J'ai découvert ça le mois dernier.
- Nom d'un chien-fantôme ! Une source thermale ?
- Ouais.
Anzu crie.
La grenouille crie.
Oh, l'eau est bonne !
Anzu rit.
- Elle est excellente, un régal !
*Tonalité d'appel
*-La personne que vous essayez de joindre...
La petite fille rit.
Musique intrigante
...
- Eh, la grenouille, on peut vraiment venir, nous aussi ?
- Oui, oui, enfin, je suppose que oui.
...
Bonsoir !
...
- Ouh là, vous êtes nombreux, dites donc !
Bon, ben entrez.
...
Il ronfle.
...
Ca vous dirait de visiter le temple ?
Alors comme ça, vous êtes tous amis ?
- Pas vraiment, en fait.
Ils sont là parce qu'ils squattent le trou que j'ai creusé.
La porte s'ouvre.
- Qu'est-ce que vous faites là à cette heure ?
- La fête.
- C'est qui, eux ?
Musique espiègle
- Alors, Karin, t'es seule dans la vie ?
- Oui, je suis seule. Je suis toute seule
parce que j'ai été abandonnée par mon père.
Tous pleurent. - Chérie, c'est affreux !
- Et puis, ma maman est morte il y a 3 ans.
Je ne peux plus compter sur personne.
... ...
Mais le pire, c'est que mon père est parti
sans me laisser d'argent.
Elle pleure.
Tous se remettent à pleurer.
... ...
- Nous on est là, pour toi.
- Oh, courage !
- Merci beaucoup. Vous êtes tous tellement gentils !
... ...
Anzu bâille.
- Allez...
La cloche sonne.
...
- Ca y est, ils sont partis ?
- Ouais, enfin. C'est moi qui les ai invités,
et ils ont mis un bazar pas possible.
Je ne les inviterai plus. Ils sont trop nazes.
- Ah bon ? Je les ai trouvés sympas.
- Tu sais que t'es qu'une menteuse, Karin ?
- Quoi ?
- C'est pas vrai que ton père t'a abandonnée.
- Si, c'est vrai. C'était pas un mensonge !
- Si, c'est un mensonge.
- Une chose est sûre, il est pas revenu.
Et toi, tu sais où il est ?
Il a même pas tenu sa parole. Il avait promis qu'il reviendrait
avant le jour de l'anniversaire de la mort de ma mère !
Il a dû se trouver une copine et ils font la fête.
Ca, ça m'étonnerait pas.
- Eh ben moi, tu vois, je crois pas.
- Qu'est-ce que t'en sais, toi, d'abord ?
C'est moi qui ai vécu avec lui toute ma vie !
Mon père, je le connais mieux que personne.
Et toi, t'es qu'un chat-fantôme
qui croit tout savoir mieux que les autres !
*Musique criarde
Anzu peste.
*...
- Je suis nul !
*...
C'est la paye de Karin de l'autre jour,
je peux pas la dépenser, j'ai pas le droit.
Je peux absolument pas faire ça.
Ouais, mais je pourrais aussi gagner le jackpot !
Musique légère
Oh là là, j'ai pas eu de chance, j'ai tout perdu, j'ai plus rien.
Je suis dans une de ces galères !
Ouais...
Ah, ça alors, c'est bizarre, ça.
Où il est, mon vélo ?
...
Je comprends pas, il est où ? Je l'avais garé ici !
C'est pas vrai, ça, c'est une blague ou quoi ?
Ah là là là là...
Ah ben tiens, c'est marrant, ça, il a les mêmes roues, celui-là.
Ah, c'est pas le mien.
- Grand frère, qu'est-ce qui vous arrive ?
- Ah, Inoue, Hayashi, ça va ?
Ce qui m'arrive, c'est qu'on m'a volé mon vélo.
- Sérieux ? - Sérieux, oui.
Je sais pas où il est, il a disparu,
je l'avais garé là !
- On va vous aider à le retrouver, hein, Hayashi ?
- Eh ben... Euh, ouais.
- Hayashi, qu'est-ce que t'as ?
- Euh... - T'as la colique ?
- Il va voir,
il va pas se moquer de moi longtemps.
Aucun respect pour les affaires des autres.
- Que fais-tu avec ce couteau ? Repose-le !
- Sale voleur. Toi, si jamais je te retrouve,
je vais te le faire payer cher, je te le garantis.
- Oh, mais...
- Crapule, va, crève ! Crève !
Ordure ! Tiens, prends ça ! - Ne te mets pas dans cet état !
Je t'achèterai un vélo tout neuf !
- La question n'est pas là. Il m'a volé mon vélo,
je supporte pas qu'on vole les affaires des autres !
- Arrête, ça suffit ! - Je le démonte, je le massacre,
je le bousille, je le trucide ! - D'accord, d'accord !
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Je regrette, mais ça me fait bouillir le sang !
- Calme-toi...
- Sale voleur ! Vengeance ! Vengeance !
- Arrête, arrête !
Anzu pousse des cris de rage.
- Ben non, c'est toujours pas lui.
Salut, grenouille.
- Salut !
- Joli coup ! - Très joli coup !
Un véritable champion olympique !
J'ai rarement vu ça !
- Depuis quand tu travailles ?
- Depuis hier.
J'ai pris ce job parce que peut-être que comme ça,
je pourrais aider Karin.
- Je vois.
- Moi, tenez, regardez, je lui ai acheté ça.
Un billet de loto !
- Vous êtes vraiment sympas.
Vraiment sympas.
- MAIS NON, MAIS NON, MAIS NON...
- Salut !
- Il faut... il faut qu'on vous parle, grand frère.
- De quoi ?
- Euh...
Eh ben...
Musique mélancolique
...
- Miaou !
- Je vous demande pardon, grand frère !
Votre vélo,
c'est moi qui vous l'ai volé !
Pardonnez-moi, je vous en supplie !
- Pourquoi t'as fait ça ?
- Karin m'a demandé de le faire.
J'avais pas le choix !
Je suis tellement désolé !
Je vous demande pardon !
- J'ai compris.
C'est bon, ça suffit.
- Je vous en supplie, pardonnez-moi.
Hayashi sanglote.
Anzu soupire.
...
- Je suis où, là ?
C'est pas grave. Je peux aussi aller à Tokyo à pied.
Ca va aller, ça va aller. Un chien aboie.
...
- Anzu, tu sais où est Karin ? Je ne la trouve pas.
- Non, j'en ai aucune idée.
- On va passer à table. Appelle-la.
- Hein ?
Hmm... Oui, chef.
Un corbeau croasse.
- Mais je suis où, moi ?
Elle hurle.
Les corbeaux croassent.
- Karin, c'est l'heure de dîner ! Karin, où es-tu ?
Karin est essoufflée.
- Mince !
Il est pas question que je meure dans ce trou !
C'est pas possible !
Elle crie.
- Karin, t'es là ?
Musique mélancolique
...
Karin ? Karin, t'es là ?
...
*-Et Karin Nakamura s'est relevée !
- Karin, accroche-toi !
...
- Maman !
...
Eboulis
...
Oh ? Oh...
Oh, Karin !
Qu'est-ce qui s'est passé ? Karin !
...
- Karin ?
Karin, tu m'entends ?
...
Karin !
...
Karin, t'es où ?
Il renifle.
Karin !
- Cette eau est délicieuse !
Quel bel endroit !
J'aimerais bien une boisson fraîche en sortant du bain, s'il te plaît.
- OK !
- C'est carrément le paradis sur Terre ! Ah...
- Ah ! Eh ben, te voilà, t'étais où ?
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Rien de spécial.
- Rien de spécial, bien sûr...
Bon, il se fait tard. On rentre à la maison, viens.
Le moine se fait du souci pour toi.
- Mais j'ai pas envie.
- Allez ! Eh ben, qu'est-ce que t'as ?
Hein ? Viens ! - Je te dis que j'ai pas envie !
- Dis donc, Karin...
Ce serait pas toi, par hasard, qui m'as piqué mon vélo ?
- Non, c'est pas moi.
- Karin, la voleuse...
Elle soupire. Karin, la voleuse...
Anzu ricane.
...
J'en ai ras la moustache, moi, de cette gamine.
- Anzu a raison, Karin, tu devrais rentrer chez toi.
- Bon, dis-moi, qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
- Que tu me prêtes de l'argent.
- Je t'ai déjà dit que c'était hors de question.
- Je veux aller à Tokyo, je veux aller sur la tombe de ma mère.
- Je compte sur toi, Anzu, tu m'entends ?
- Ouais, mais ça me saoule. - Ne dis pas des choses pareilles.
C'est toi, l'adulte.
Tu l'accompagnes et tu veilles sur elle.
- Tu vas t'en sortir, tout seul ?
- Ne t'en fais pas, ça ira.
Méfiez-vous de la canicule,
n'attrapez pas de coups de soleil !
- Au revoir !
- A plus tard.
Maouh...
Chat, alors...
- Allez, avance !
- Waouh...
- Tetsuya !
Elle frappe.
Tetsuya, t'es là ? C'est moi.
Anzu renifle.
Il est pas rentré, je le savais.
- Où est-ce qu'il a bien pu aller ?
- Je sais pas. Qu'il aille au diable, je m'en moque.
Quel crétin !
Musique mélancolique
...
Maman...
pardon.
...
- Où tu vas comme ça ?
Allez, dis-moi où tu vas
- Tais-toi !
- Où tu vas comme ça ? Di di, di di
...
C'est quoi, cet endroit ?
- Le cimetière où est ma mère.
...
- Oh...
- Sa tombe est dans un de ces casiers.
Signal d'échec
Bizarre.
...
Hein ? Mais pourquoi ?
...
Je comprends pas ce qui se passe.
- Un problème, mademoiselle ? Je peux vous aider ?
Euh...
- Pourquoi on n'a pas pu entrer là-bas ?
- Parce que l'abonnement n'a pas été payé.
- C'est pas grave.
Tu veux pas qu'on s'arrête ici pour faire une prière ?
- Non, je veux prier devant maman.
Ce que t'es bête.
- Alors, on n'a qu'à aller chercher Tetsuya.
- Non, laisse tomber. - Quoi ?
Pourquoi ? - J'en ai par-dessus la tête !
On peut plus rien y faire.
Tu veux pas aller te promener ? Va visiter Tokyo, tu connais pas.
- Quoi ?
Ben non, non, non, ne dis pas ça, enfin !
Je suis pas venu à Tokyo pour faire du tourisme.
- Laisse-moi tranquille, je veux être seule !
- D'accord. Meow...
- Shuichi !
- Karin ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
Ca fait un petit moment qu'on ne te voit plus à l'école.
- Oui, je sais, mais il s'est passé plein de choses.
- Ah bon ? Lesquelles ?
- T'as quelques minutes ?
- Y a pas à dire, les crêpes à Tokyo, c'est du haut niveau !
Ce qu'elles sont onctueuses !
Et en plus, elles sont fraîches.
*Musique d'ambiance paisible
- Notre projet est toujours valable ?
- Quel projet ?
- On s'était dit qu'on s'enfuirait tous les deux
pour vivre sur une île tropicale sans adultes
et qu'on se marierait là-bas.
- Ah, ce projet-là...
*...
- Tu m'emmènes quelque part ?
- Euh, maintenant ? - Maintenant.
*...
- Euh, eh ben...
Ca peut pas attendre après les examens ?
Je crois que notre priorité, c'est avant tout les études, non ?
*...
- Oui, t'as raison.
T'iras en école privée, toi, c'est ça ?
- Ouais, c'est l'idée.
- De toute façon, comme t'es un génie,
tu vas réussir.
- Ben, on verra. Et toi, Karin ?
Je te conseille de bien étudier pendant les vacances,
sinon, tu vas le regretter.
*...
- C'est vrai.
*...
J'ai compris.
On se mariera plus tard, alors.
- Pour l'instant, on doit étudier.
*...
- Ah, te voilà !
Musique cocasse
...
- Oh, non !
- Oh, si, si, si, si, si, si !
- Oh là, oh là, oh là ! Eh ! Qu'est-ce que tu fais là, toi ?
- Ah, comme on se retrouve.
- C'est Karin que tu poursuis ?
- Ben oui, c'est mon job.
- Tu parles avec qui, Anzu ?
- Tiens-moi ça.
- Arrête !
Tu fais quoi ? Aïe, aïe !
- Hein ?
Tu vas où ?
- Aïe ! Arrête !
Lâche-moi, chat-fantôme !
- Ecoute bien ça : je l'accepterai pas.
Karin, tu vas la laisser tranquille.
- Pourquoi je la laisserais tranquille ?
- Euh... Parce que c'est une enfant.
Alors je te le demande gentiment, retire-toi.
- Quoi, encore ? Non, non, non, pas cette fois.
- Fiche-lui la paix, je ferai tout ce que tu voudras.
- J'ai dit non.
- Pas les copains, pas les enfants.
- Mais si je fais ça, moi, je perds mon boulot.
- Essayons la bonne vieille méthode.
Anzu chantonne.
Allez, tire !
- Je retomberai pas dans ton piège. - Comment ça ?
Tiens, regarde, ce brin d'herbe est plus long
et ce brin d'herbe est plus court.
Tu vois ? N'aie pas peur, allez, tire, vas-y.
Anzu feule. - Eh.
Mais enfin, avec qui tu parles depuis tout à l'heure ?
- Avec le Dieu du malheur.
- Hein ? - Il est là, Karin, devant toi.
- N'importe quoi !
T'es tombé sur la tête ? - Non, c'est la vérité.
Mais les humains ne peuvent pas le voir.
- Les gens ne le voient pas,
mais toi, tu dis que le Dieu du malheur est bien là,
et comme tu es un chat-fantôme, toi, tu le vois ?
Dans ce cas, j'ai une faveur à te demander.
- Laquelle ?
- Je veux voir ma mère.
- Hein ?
- Même si c'est qu'un esprit, je veux la voir.
Demande à ton Dieu du malheur de m'aider.
Après tout, c'est un dieu comme un autre, non ?
Tiens ça.
- T'as entendu ?
Musique intrigante
- Pourquoi on retourne au cimetière ?
- Ca, j'en sais rien. En tout cas, c'est par là.
...
- Oh...
...
On va où comme ça ? - J'en sais rien.
...
- Ca, c'est l'entrée
du Royaume des Morts.
Si vous en revenez pas, faudra pas m'en vouloir.
- Ah... Non, t'es pas sérieux, là ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? Il a dit quelque chose ?
- Il a dit que pour entrer, fallait passer par là.
Il fait clapoter l'eau.
- Et une fois que ce sera terminé, tu me laisseras hanter Karin.
Tu me le promets, d'accord ?
- Ouais, ouais.
Il ahane.
Anzu crie.
- Oh...
Karin crie.
Musique mystérieuse
...
Le rat crie.
...
Il communique avec le pigeon.
...
- Ouah ! Aïe !
Karin crie.
Elle gémit.
- On est où, là ? - Au Royaume des Morts.
- C'est donc toi, le Dieu du malheur ?
- Oui, c'est ça.
Miaulement
...
- Hein ? C'est toi, Anzu ? T'es tout petit.
- Eh ben, c'est sa taille d'origine.
- Hein ?
- Ca n'a aucune importance. Suivez-moi.
Musique étrange
...
- Tout va bien ? - Chut !
...
- C'est bizarre, comme endroit.
- On va passer par les ponts pour traverser.
...
Coups de tonnerre
*Musique d'ambiance paisible
*...
- S'il vous plaît.
- J'ai une question. - Ouais, je t'écoute.
- Ils font quoi, ces gens ?
- Ils attendent qu'on leur indique leur destination.
Anzu bâille.
- Pour vous, ce sera le Mont des Aiguilles.
Prenez cet escalier et montez au 200e étage.
- Montez jusqu'au 7e étage. - S'il vous plaît ?
*...
Brouhaha de conversations
*... ...
- Regarde, c'est ma nouvelle massue, je l'adore !
- Et ici, c'est l'enfer ?
- Oui, c'est ça.
- Pour un enfer, l'atmosphère est paisible.
- Oh non, c'est pas paisible du tout.
Allez, suivez-moi.
*... ...
- ...en lui faisant revivre ses mensonges,
il était totalement perturbé !
- Ah, les politiciens, toujours à plaisir à torturer.
*...
Cris, rires des démons
...
- Oh... Hmm ?
- Quoi, Karin ?
- Au Royaume des Morts ?
D'accord.
Je vais de ce pas réunir les copains.
- Je maîtrise bien, maintenant, tu vas voir.
Tintement de l'ascenseur
Quel étage ? - 10e.
- Elle devrait être quelque part par là.
- Ma mère est par là ? - Oui, c'est ça.
- Maman ?
Maman ?
- Au secours !
Karin ! Ils vont me tuer ! Karin, sauve-moi !
- Tetsuya ?
- Il est déjà à moitié mort. Ils l'ont bien abîmé.
- Au secours !
- Il est sauvé, on dirait.
- Karin, à l'aide !
- Ah ben non, finalement.
- Ca veut dire quoi, tout ça ? J'y comprends rien !
Anzu pousse des miaulements.
...
- Mon Dieu !
...
- Oh !
Maman ?
- Karin ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
Tu es morte, c'est ça ?
Oh mon Dieu, tu es morte ?
- Non, je suis vivante.
- Tu me rassures.
Tu es bien vivante.
- Tu as dû faire un long voyage pour arriver jusqu'ici.
- Mais maman, c'est le jour anniversaire de ta mort.
J'aurais tellement voulu que papa m'accompagne, mais...
il n'a pas voulu venir.
Je suis désolée, maman.
- Je comprends, mais j'avais complètement oublié.
De ce côté-ci, au Royaume des Morts,
on perd la notion du temps.
- Je vois.
- Laisse-moi regarder ton beau visage.
Je ne dois pas l'oublier. Jamais.
Le goût de ta peau non plus.
Elles rient.
- Désolé de vous interrompre, mais il faut faire vite.
On a enfreint les règles.
Si les démons te trouvent ici, ils vont te massacrer.
T'es contente ? T'as pu voir ta mère.
- Yuzuki,
qu'est-ce que tu fais là ? Ne traîne pas
dans les couloirs. Retourne à ta besogne.
Hein ?
Attends. T'es qui, toi ?
- Sauvons-nous !
- Hein ? Arrêtez ! Vous allez où ?
Musique étrange
...
- Revenez ! - Attrapez-les !
- Ah là là...
- Seigneur Enma.
Un des morts s'est échappé.
- Comment ça ?
Ils crient. Musique de tension
... ...
...
- Où... où sommes-nous ?
- Devine. On est où, d'après toi ?
- Qu'est-ce que vous manigancez, là-dedans ?
- On y va !
Le démon grogne.
- Vous irez tous les trois griller en enfer !
...
- Ah ! Revenez !
Rires maléfiques
... ...
...
Fracas, bris de verre
- Ah, ça fait une éternité que je n'étais pas sorti.
Anzu crie.
- Montez !
Anzu rit. - Eh, mon scooter !
Au voleur !
Brouhaha des démons
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Poursuivez-les. - Oui, Seigneur !
- Tous avec moi ! Allez !
Musique de tension
...
Klaxon
...
Le moteur démarre.
- En avant. - Oui, Seigneur !
...
- Laisse-moi descendre !
C'est à moi qu'ils en veulent, pas à vous !
Je veux descendre, sauvez-vous sans moi !
- Non, maman, tu restes !
Tu restes ici pour toujours !
- Karin !
- Je veux pas, je veux pas, je veux pas !
- Karin !
Choc Anzu crie.
Les enfants poussent des cris joyeux.
- Ah !
...
- Démarre !
T'attends quoi ?
Brouhaha des enfants
Vous allez voir...
Anzu rit.
- Ah ! Sa voix résonne dans le tunnel.
- Yo-ho ! - Ah !
Ils continuent de crier.
Klaxon
Musique de tension
...
- Toi, le chat-fantôme,
si tu crois pouvoir t'en tirer comme ça, tu vas être déçu.
J'imagine que tu es conscient de la gravité de ton acte.
- Prends ça ! Anzu crie.
...
Karin crie.
- Karin !
Musique à suspense
...
- Chat-fantôme !
- Venez ici !
...
- Salut la compagnie !
...
- Bande d'abrutis !
- Pourquoi vous paniquez comme ça ? - De quoi ?
- Je vais faire appel à des créatures
qui ont plus de flair que vous.
Qui peuvent sentir la puanteur des morts.
Anzu rit.
- Toi, le chat-fantôme, tu es génial !
- Alors, Anzu, on fait quoi, maintenant ?
- Maintenant, tous ensemble, on va jusqu'au bout du monde !
- Ce que t'es bête...
- Yah !
Anzu rit. Klaxons rageurs
Musique étrange Croassements
- T'aimes bien ?
... ...
L'enfant rit.
- Mon chapeau !
... ...
- Allez-vous-en !
- Ces oiseaux de malheur, c'est moi qu'ils poursuivent !
- Pourquoi ils te poursuivent ? - Je vais les semer !
- Je suis contente de te voir ! - Moi aussi.
... ...
- C'est monstrueux !
Karin crie.
...
- Je vous en mets une ou deux barquettes ?
- J'en prendrai deux !
*-Oui, vous êtes formidables ! Tout le monde en rythme !
Ah, quelle ambiance !
Maintenant, c'est à vous, les jeunes !
Venez danser ! Fracas
Musique sombre
...
- Ca y est, les voilà !
- Beau travail.
Brouhaha de conversations
- Bon, allez, allez...
On se sauve.
Cris d'effroi
- Par ici !
Crissement de pneus
Les cris d'effroi redoublent.
- Votre Seigneurie.
...
- Petites canailles...
Vous finirez tous en enfer !
- Tu ne crois pas si bien dire.
Rires des démons
L'aventure s'achève ici.
Rugissement de moteur
...
Choc
- Qu'est-ce que c'est que ça ?
Musique intrigante
- C'est une grenouille !
...
- Anzu, on est venus vous sauver !
...
- Vous êtes venus nous sauver.
...
Le démon grogne. Fracas
...
La grenouille pousse des cris d'effroi.
...
- Pi !
- Tuez-moi tout ça !
Cris sauvages des démons Musique de tension
... ...
...
- C'est méchant !
Musique mystérieuse
...
- Un duel !
Celui qui tire la tige la plus courte a perdu,
et quittera la ville sans faire d'histoires.
Un duel entre hommes, sans tricherie.
Tire !
- Tais-toi, le chat.
- Il se relève !
- Il est increvable, ce chat !
Karin crie.
- Karin !
- Et toi, qu'est-ce que tu veux ? - Qu'elle reste avec moi !
Karin crie. - Karin !
Ca suffit, arrête !
- Tu ne devrais pas faire ça.
- Ca suffit comme ça !
Seigneur Enma, laissez ma fille en paix.
Je vous en supplie.
- Je peux le faire, mais tu sais ce qui t'attend
au Royaume des Morts.
- Oui.
- Parfait.
Tu es prête à assumer.
Très bien.
Allez, on rentre à la maison.
- Oui, Seigneur.
Brouhaha des démons
- Et mettez la clim à fond.
- Oui, Seigneur !
- C'est l'heure
de partir pour moi.
- Non, non !
- Karin... - Je veux que tu restes ici !
- Mais les morts ne peuvent pas rester dans le monde des vivants.
- Alors, je viens vivre là-bas avec toi.
Ici, c'est terrible. Plus rien ne m'amuse !
- Karin, tu n'as pas le droit de venir.
- Je m'en fiche, je viens.
- Tu ne sais pas comment c'est. - Plus amusant qu'ici !
- Non, tu te trompes. C'est beaucoup plus amusant ici.
- J'ai du mal à te croire. - Je te jure que c'est vrai.
Karin, il faut que tu vives de longues et belles années,
que tu aies plein d'expériences joyeuses et amusantes,
que tu découvres plein de gens différents,
plein de bonnes choses à manger...
- Non, je veux pas !
Maman, je veux que tu restes ici avec moi pour toujours !
- C'est comme ça, Karin. On ne peut rien y faire.
Parce que ta maman est morte.
- Mais on pourra se revoir un jour ?
- Bien sûr. Promis.
Adieu, M. le chat-fantôme.
Et merci pour tout.
- De rien, salut.
- Maman !
Regarde, je sais faire le poirier, maintenant !
- C'est bien toi, ça,
à toujours vouloir apprendre des choses inutiles !
Musique paisible
...
Dans cent ans, tu m'arriveras peut-être à la cheville !
...
- Au revoir, maman !
...
- Je suis là, à tes côtés.
- Hein ?
- Comme je suis un chat-fantôme, je ne mourrai jamais.
Je serai toujours là, à tes côtés, miaou...
...
- Ce que t'es bête !
...
- 1, 2... 3 !
...
- Où vous l'avez trouvée, cette voiture ?
- Le billet de loto que la vieille a acheté était gagnant.
300 milliards de yens ! - Quoi ? Sérieux ?
- Allez, les gars, on essaie encore ?
On va y arriver !
1, 2...
Ils ahanent.
...
Anzu chantonne.
...
- Ca mord, les pêcheurs ?
- Pas une touche.
- Hayashi ? - Ouais ?
- Je te demande pardon.
- C'est pas grave, va, t'inquiète pas.
- T'es sûr que c'est pas grave ?
Alors comme ça, on peut rester amis ?
- Oui, on reste amis.
- Ca a mordu !
- Trop bien, c'est trop bien !
- Regardez-moi ça !
- Hayashi, t'es un champion !
- Une seiche !
- Beurk, dégoûtant, je déteste les seiches !
- Tu détestes les seiches ? Alors ça, ça me sèche.
Anzu éclate de rire. - Meurs.
- Ouais, mais je peux pas mourir. Je suis un chat-fantôme.
Anzu pète.
Il rit.
- Quelle horreur !
T'es qu'un chat pourri, va-t'en !
- Beurk, quelle puanteur !
Anzu pète à nouveau.
Qu'est-ce que t'as mangé ?
- Il sent bon la morue !
Hmm ?
- Salut Karin, comment tu vas ?
J'ai failli mourir, tu sais.
Mais j'ai remboursé toutes mes dettes et me voilà.
Fais ton sac, on file.
- Tu débarques comme ça ? Désolée, mais je reste ici.
- Allez, te fâche pas, s'il te plaît.
Je t'achèterai tout ce que tu voudras, OK ?
- Je dois t'avouer quelque chose.
Karin, j'ai dépensé toute ta paye.
Tout l'argent que je gardais pour toi.
- Ah oui ? Tu l'as dépensé comment ?
- J'ai tout perdu au jeu. Je voulais gagner le jackpot.
- Ce que tu peux être bête.
- Je te promets que je te rembourserai.
Je te demande de me pardonner.
- Te pardonner ?
- Oui.
- T'as le culot de me demander pardon ?
Karin fond en larmes.
Je te déteste !
...
Comment va ton bras ?
- C'est pas idéal pour s'essuyer les fesses,
mais ça va aller. - Non, ça n'ira jamais.
- J'ai vraiment eu chaud. J'ai failli mourir, tu sais ?
J'ai aperçu un monde très bizarre.
C'était à la fois le paradis et l'enfer.
Je me demande ce que c'était.
Elle rit.
Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
Musique paisible
...
Sifflet du chef de gare
...
- C'était moins une !
- On s'assoit ? - Quelle chaleur !
...
- Excuse-moi, papa.
- Hmm ?
- Je vais tout faire pour devenir adulte.
- Attends, Karin ! Où tu vas ?
- Je te rejoindrai plus tard.
J'irai à l'école tous les jours, j'étudierai et je serai sage.
Laisse-moi partir. Tu pourras venir me voir souvent !
Je t'en prie !
...
- D'accord.
Sois courageuse.
Sois forte.
- Toi aussi, papa !
...
Anzu !
Musique douce
...
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
Can't find what you're looking for?
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