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Original subtitles

Groupe 2.

En avant, marche !

Groupes 2, 4, 5 et 6.

Préparez-vous pour la promenade.

Dépêchez-vous, No 12.

Gardez le silence, groupe 5.

Groupes 2, 4, 5, 6.

Dans la cour pour la promenade.

Collins !

Emmenez 8 prisonniers à la grille 5.

Moore !

Escortez le prisonnier 281

jusqu'au parloir.

Les groupes 1, 3 et 8.

Aux douches.

Groupe de travail no 8.

Rendez vous à la chaufferie

pour effectuer les réparations.

Groupe 9 : à la cuisine pour le thé.

Je répète.

Groupe de travail no 8

à la chaufferie

pour les réparations.

M. Docherty.

Maintenez l'ordre vos sections.

Continuez la promenade.

Prisonniers des groupes de travail,

rendez vous à vos corvées.

Prisonniers de l'infirmerie,

soyez prêts pour l'inspection médicale.

Groupe 7, corvée de lessive.

Groupe 8, aux bains.

Tu vas me payer ça, mon pote.

Quand je te coincerai,

il faudra plus que du chewing-gum pour te recoller.

Je fais la demande au nom de tous, Monsieur.

Je n'ai jamais rien entendu d'aussi ridicule.

Tout ça pour un stupide match de football.

Mais, c'est plus qu'un stupide match de football.

C'est la finale de la coupe cet après-midi-là,

en présence de Sa Majesté.

Sa Majesté, mon brave... 229,

fournit déjà les lits et les barreaux

pour vous et vos distingués compagnons

dans de luxueuses institutions comme celle-ci.

Mais l'engagement de Sa Majesté,

à ce que je sache, n'inclut pas

l'accès à la télé les samedis après-midis.

Je dois donc annoncer à tous

que vous nous refusez l'autorisation

de regarder le match ?

Vous avez tout à fait saisi.

Oubliez-vous que vous avez déjà annulé

notre séance de cinéma mensuelle.

Et je ne crois pas que mes amis

vont accepter cette restriction de plus.

Mon brave...

229, Monsieur.

Rappelez-vous qu'il y a deux choses que je déteste.

Un abreuvoir vide et... le chantage.

Je ne les supporte pas.

La promenade est terminée.

Tous en rang.

Tous les prisonniers doivent regagner leurs cellules.

Dis leur d'avancer.

Attention ! Alerte ! Bloquez toutes les issues.

Tout le monde à son poste.

Alerte générale !

Qu'est-ce qui se passe ?

Rien, Monsieur.

C'est ce qui est bizarre.

Ils ne font rien du tout.

Ils ne bougent pas

et ne parlent pas non plus.

Très bien.

Pour ceux dans la cour,

la lance à incendie et les gaz lacrymogènes devraient suffire.

Pour ceux dans les douches,

quelques bons coups de pied au cul...

Sauf votre respect.

Gardez votre calme, Docherty.

Pour le moment, c'est un simple mouvement de protestation.

Vous voulez que ça tourne l'émeute ?

Wilkins ?

Le microphone.

Oui, Monsieur.

Votre attention s'il vous plaît, mes amis.

Ici votre directeur.

Très bien, j'ai saisi.

Je salue cette démonstration de force,

croyez-moi, même si elle ne sert à rien.

Mais peu importe,

les manifestations font partie de la vie de nos jours,

c'est même un sport

qui peut être bénéfique pour les muscles et l'esprit.

Toutefois, ce genre de protestation

a déjà été testé dans d'autres pénitenciers.

Et puisque que vous êtes tous passionnés de sport,

veuillez noter que le record de ce pays dans ce genre d'épreuve

mesurant la résistance du corps humain

par rapport au sommeil, à la soif, à la faim et aux fonctions vitales

appartient à vos collègues de la prison de Liverpool

et est de 22h et 17 minutes.

Si vous souhaitez vous attaquer à ce record,

je ne peux qu'approuver, étant moi-même un sportif.

Mais je dois vous prévenir, ce ne sera pas facile.

Je suis cependant convaincu que vous persévérerez.

Je vous souhaite bonne chance.

Ferme cette foutue fenêtre.

Je sens un courant d'air.

Je vais choper une pneumonie si je reste ici.

Je veux un autre lit !

Et je veux mon thé !

Pourquoi le thé n'est pas encore servi ?

Le docteur a dit...

Écoute Sam, si tu descendais

rejoindre les autres à la manifestation ?

Ça calmerait ton mal de ventre

et ça permettrait aux autres de dormir !

Je m'en fiche de ta manifestation.

Je suis vraiment malade.

Pourquoi, toi, tu ne descends pas ?

Un médecin a des obligations, un médecin...

Un médecin devrait avant tout

obtenir son diplôme

pour ne pas finir infirmier dans une prison.

Vite !

Mon Dieu !

Retiens-toi !

Relaxe !

Bonjour, Lord Brain.

Bonjour, mon cher.

Chers amis sportifs.

Encore une fois, ici votre directeur.

J'ai la plus sincère empathie pour vous

en cette 6e heure de protestation.

Mes amitiés à chacun de vous.

Fils de pute !

Il a coupé le chauffage dans les douches.

Comme vous savez,

il vous reste encore 16h à tenir

pour égaler le record établi par vos collègues de Liverpool,

mais je demeure confiant que vos réserves d'énergie

soient suffisantes pour vous permettre d'atteindre cet objectif...

Il veut nous baiser.

Ce salaud a mis le chauffage à fond.

Et au cas où certains seraient curieux de connaître

la composition du repas que vous êtes sur le point de sauter,

je vais lire le menu en entier.

Pour vous aiguiser l'appétit,

une délicieuse soupe au fumet alléchant...

Comment est la coupe de boeuf, Sir Alan ?

De première qualité.

Tout est à votre goût, M. le Juge ?

Parfait comme toujours.

Merci, M. le Juge.

Et le cours de la livre, Sir James ?

- À la hausse. - C'est ce que je croyais.

- Veuillez m'excuser. - Faites.

M. Clark ?

Oui, Walker ?

Il y a ici un inspecteur du ministère de la Santé.

Est-il membre du club ?

Pas vraiment mais apparemment,

c'est au sujet de...

Allez-y.

Certaines plaintes.

C'est tout à fait grotesque.

Nous n'avons jamais reçu de plaintes ici

depuis l'époque de l'Amiral Nelson.

Son exemplaire du Times lui avait été subtilisée.

Ça semble plus grave cette fois-ci.

Selon cet inspecteur, le club servirait

de la nourriture de mauvaise qualité.

De mauvaise qualité ?

Le poisson, la dinde, le porc... tous périmés.

Le champagne.

Le champagne ?

On a aussi reçu des plaintes à propos du champagne,

en particulier les vieux millésimes.

Pauvre en bulles.

Whisky.

Distillé dans les toilettes.

Du feu, s'il vous plaît.

Pourrais-je voir votre attestation

du ministère de la Santé ?

Pourquoi donc ?

Il se trouve que je suis le plus ancien membre du club.

Et que je suis en plus

le ministre de la Santé.

Si l'on calcule qu'il y a 200 clubs à Londres,

vous avouerez, Monsieur, que mon choix représente

la plus extraordinaire des malchances.

Pardon !

Benjamin Barton Brain ?

Lui-même.

Voilà.

Signez ici.

Veuillez ne pas déposer de naphtaline

dans mes poches comme l'autre fois.

Cette fois, je ne fais que passer.

Tout juste 90 jours.

Un instant, s'il vous plaît.

Je voudrais mon uniforme habituel.

Le no 707, mon brave.

Je crois qu'il se trouve dans ce placard.

Juste là.

Un instant !

De la naphtaline !

Passe chez le coiffeur tout de suite.

Et fais-les faire courts sur les côtés.

Juste un shampooing

et surtout pas de raie au centre.

Encore toi ?

Comment allez-vous ?

J'aurais préféré ne plus revenir vous embêter, M. Docherty,

mais les gens deviennent de plus en plus louches et mesquins.

Hello !

Qu'est-ce que c'est ? Une manifestation ?

Ça ne te regarde pas.

Je ne suis pas d'accord, M. Docherty.

En tant que prisonnier, je pense que...

En tant que prisonnier, tu n'as pas droit de penser.

Alors, boucle-la et reste sage.

À moins que tu préfères débuter

par une semaine d'isolement.

Qu'est-ce qui te prend ?

Solidaire jusqu'à la mort.

Bonsoir mes amis.

Voilà maintenant 12h que vous êtes debouts.

Vous avez mérité d'entendre de bonnes nouvelles.

Le Service météorologique britannique

prévoit des averses abondantes toute la nuit.

Je suis certain que vous serez reconnaissants

envers votre chef, M. 229,

pour son excellente initiative qui vous a amené

dans cette inconfortable position.

Je vous souhaite de beaux rêves

et une très bonne nuit.

Bonjour mes amis !

Je constate que certains d'entre vous

ont retrouvé la raison durant la nuit.

Des bienheureux qui sont en train de regagner

calmement leurs cellules.

Ce que j'ai à dire concerne ceux

qui sont toujours dans la cour.

Vous avez devant vous,

en plus d'un délicieux petit-déjeuner chaud,

une dernière occasion

de faire preuve de bon sens,

et d'éviter une sévère punition,

beaucoup plus dure

que ce que vous avez expérimenté

lors des dernières 24h.

Le premier à se présenter recevra double ration de purée.

Vous voyez, Docherty,

je savais qu'ils allaient renoncer.

Pas tous.

Que voulez-vous dire ?

Je veux dire qu'il reste,

passez-moi l'expression,

six enculés qui ne n'ont pas l'intention

de laisser tomber.

Vite vous deux, dans les douches !

Ouvrez !

C'est verrouillé de l'intérieur.

C'est le moment d'appliquer votre méthode, M. Docherty.

Commencez par la cour.

Je n'ai pas peur.

On n'a plus recours à la violence

dans les prisons d'Angleterre depuis des siècles.

Bien sûr, toute règle a ses exceptions

mais s'ils veulent jouer dur,

je veillerai à ce qu'on en débatte

à la Chambre des Communes.

Le ministre de la Santé est un ami.

Nous fréquentons le même club.

Attention, tout le monde.

Ici votre directeur.

Je suis heureux de vous annoncer

que j'ai décidé d'accorder à tous les prisonniers

qui se sont retirés volontairement

de la manifestation d'hier

le privilège de regarder

le match de football de demain à la télévision.

Enfoiré.

Quant aux six prisonniers qui se sont entêtés,

ils n'auront pas la chance

de visionner le match.

Ils seront confinés à l'infirmerie

et ils auront droit,

en guise de récompense pour avoir battu

le record pour une manifestation,

à double ration pour s'en remettre.

Après quoi, chacun d'eux sera placé

durant 28 jours en isolement.

Bonne nuit !

Bande d'abrutis !

Mesdames, Messieurs, bon après-midi.

Je vous parle du stade Wembley

où aura lieu dans quelques minutes

la finale pour la coupe d'Angleterre.

C'est grave, Doc ?

Si tu évites les émotions fortes

tu vivras jusqu'à 100 ans

si c'est ce que tu veux, bien sûr.

Doc, dans 2 mois quand je sortirai,

je pourrai encore..?

Encore cette question.

C'est une idée fixe.

Mais, Doc, je suis ici depuis 2 ans.

Comment puis-je penser à autre chose ?

Aussitôt que je sortirai...

Alors, Bernard, vous ferez une piqure au No 7.

- Prenez la température du No 2. - C'est déjà fait.

Je veux mon thé !

Donnez-lui son thé et une bonne dose de tonique.

C'est bon pour son coeur.

- Mon thé ! -Je pars assister au match.

Je serai de retour dans 2h.

Parfait, je m'occupe de tout.

Le Dr Graham arrive.

Bien, j'ouvre.

Maintenant que tout ça est terminé,

on va pouvoir en profiter.

Ils regardent tous la coupe à la télé.

Et notre propre poste, il fonctionne bien ?

Ça va commencer.

J'ai le temps de donner la sélection

pour ceux qui viennent de se joindre à nous.

Pour Everton : West...

Les joueurs du Sheffield, tels que prévus :

le gardien, Springett, suivi de Smith, Megson,

Eustace, Young, Hughes, Suddaby...

Ils arrivent sur le terrain.

Sheffield en blanc.

Et Everton en bleu.

Ils sont applaudis à tout rompre.

Plus que quelques secondes avant le début.

Merci, Docteur.

L'arbitre réunit les deux capitaines.

Sheffield remporte le tirage.

Si j'ai bien vu.

Oui, c'est eux qui choisiront.

C'était un tacle très dur.

Ça tourne déjà à la bagarre.

Le défenseur est blessé.

On l'amène en touche, je crois.

Qu'est-ce qui arrive à ce machin ?

Bizarre, ça fonctionnait bien.

Ça se détraque toujours quand on est occupés.

C'est... c'est...

C'est ?

Fait !

Debout, Messieurs, debout !

Notre plan est valable pour 1h45 minutes,

soit la durée du match.

Bonne chance !

Une longue passe de Ford depuis l'aile...

Appelle Jones et demande lui

de faire une ronde à l'infirmerie.

Magne-toi.

Ford traverse la ligne...

Jones ?

Désolé mais il y a un pépin avec la caméra de l'infirmerie.

Un instant, ça va maintenant.

La caméra fonctionne de nouveau.

Sans doute un mauvais contact.

Elle remarche.

Oh, une très belle passe.

Tous les attaquants avancent.

Grouillez-vous !

Ils ont raccroché.

Le monte-charge.

Mollo, les mecs !

Bande d'abrutis.

Tu n'as pas bu ton thé ?

Avec les pilules que ton ami Bernard a foutu dedans,

j'ai juste fait semblant.

Putain, je suis en taule depuis assez longtemps

pour voir venir une évasion à 1 km.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Comment ça ? On s'évade, c'est tout.

On ne peut pas le larguer tout de suite.

Essayez un peu !

Cet idiot va nous causer des ennuis.

Il va tout faire foirer.

Mais faut y aller.

Vaut mieux laisser tomber.

Non, Bodoni.

On n'aura jamais une aussi belle occasion.

On ne peut pas la bousiller.

Quelqu'un a une idée ?

Non, pas ça.

Ce ne serait pas prudent.

Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

On emmène Sam.

Dépêche-toi, idiot.

Déshabille-toi !

Me déshabiller ?

Oui, mais garde ton caleçon.

C'est le bureau du directeur, idiot !

C'est par là la sortie ?

Par là.

Hé ! C'est le broyeur à ordures.

Oui, il est auto... auto...

Automatique.

Il broie en petits morceaux qui passent...

Par le convoyeur.

On va sortir avec les ordures ?

Oui, et par les égouts.

Broyés en petits morceaux ?

Oui, à la moindre bavure.

Mais on peut pas respirer là-dedans.

On a notre réserve d'air.

Vous en avez une, bien sûr, et moi ?

Si tu en as besoin,

je te prêterai la mienne.

Où est ma réserve ? Je veux la mienne.

On n'en a plus.

J'en veux..!

Il est cinglé, ne perdons plus de temps avec lui.

Passe le premier, Bananas.

Vas-y !

À toi, Sam. Saute !

Bon sang, personne ne t'a demandé de venir.

Saute, imbécile !

Messieurs, allez vous faire voir !

À l'aide !

Je ne peux pas passer !

Faites quelque chose !

Je suis bloqué !

J'appelle le plombier.

Saligaud !

Fais quelque chose !

Sortez-moi de là, je suis coincé.

Faites venir la police !

Aidez-moi ! Pour l'amour du ciel !

Hé ! Qu'est-ce que tu fais ?

Non, pas ça !

Ne fais pas ça, non !

Espèce d'idiot !

Videz ça vite fait

qu'on puisse retourner au match.

Qu'est-ce qui se passe ?

Ça tourne !

Prochaine étape,

tous, le long du mur.

Accrochez-vous aux murs !

Collez-vous aux murs !

Tenez bon !

Qu'est-ce qu'il y a en-dessous ?

Saute !

Avant qu'il soit trop tard.

Vas-tu sauter, bordel ?

Sam, ressaisis-toi !

Grâce à sa rapidité

et à son jeu de jambe,

Everton prend l'avance 1-0 contre Sheffield

à la suite de ce superbe but de Darracott

sur une passe de Harvey.

Ça ne reflète pas l'allure du match.

À Sheffield de donner le coup d'envoi.

Pourront-ils revenir de l'arrière ?

Pas de panique !

Restons groupés.

Où êtes-vous passés ?

Vous êtes cinglés ?

Qu'est-ce que ça chlingue.

J'suis paumé !

C'est quoi c't'embrouille ?

Seigneur Dieu, mon coeur !

Où crois-tu aller ? Je t'y prends !

Je retourne chez moi, j'habite à côté.

Pourquoi dois-je supporter tout ça ?

Ça ne fait que commencer.

Vous ne vouliez pas m'emmener.

Putain, je suis pas obligé d'y aller.

Où est la fin de ce foutu tunnel ?

Tes lunettes.

Tes lunettes !

On a réussi !

J'sais pas comment mais on est sortis.

Ceux-là feront l'affaire.

Tu ne faisais pas partie du plan.

Habille-toi.

Hé, mais on dirait un plateau de tournage.

Putain !

Je crois avoir flairé la combine.

Vous aviez tout préparé.

Vous avez filmé tout ça

avant d'être mis en taule.

Voilà pourquoi Bernard ne voulait pas me changer de lit.

Il fallait que ça concorde avec le film.

Je commence à comprendre.

Tu commences à comprendre un peu trop.

Qu'est-ce qu'on va faire de lui ?

Le ramener en cell...

En cellule.

C'est un vrai boulet.

T'as plongé pour quoi au juste, Pépé ?

Tu vois, je suis...

Laisse-moi deviner.

Vol à la tire.

Rends-moi ma montre, Sam.

Ah, pickpocket.

Je vole aussi des bagnoles.

Ils t'ont pincé.

C'est vrai, mais pas de souci pour moi.

Vous avez votre business, j'ai le mien.

Merci, sans rancune.

Le temps est venu de nous séparer.

Qu'allez vous faire de moi ?

Où allez-vous m'emmener ?

Faire une petite balade en bus à travers Londres.

Qui sait où on s'en va ?

Qui c'est qui me le dira ?

Une balade en bus

Ça c'est toute une astuce

Avec Brain jusqu'au bout

Directement dans les égouts !

Non ?

C'est quoi cette évasion ?

Arrête !

À Hart qui traverse le terrain,

il prend son temps,

tout en retenue,

avance lentement mais sûrement,

cherche un coéquipier bien positionné,

vérifie ses options.

Il avance, hésite un peu.

Ce ralentissement

prend la défense à contre-pied.

Il avance, quel jeu excitant !

Les 2 arrières surveillent.

C'est une feinte magistrale.

Oh, l'arbitre arrête le jeu.

Faute pour obstruction !

- Là ! Un homme ! - Ton mari ?

Impossible, mon mari est allé à ce foutu match.

- Que fait-il sur le toit ? - Laisse tomber.

Ce doit être un cambrioleur.

Il faut prévenir la police.

Je cherchais un endroit pour pisser.

Ça... ça... ça...

Ça marche ?

OK !

Brain, tous les téléphones du quartier

sont branchés sur notre ligne.

Ma montre indique 60 secondes de retard.

Il faut y aller !

Où ça ?

Où allez-vous ?

C'est un ouvrier.

C'est un voleur.

J'appelle la police pour qu'ils envoient quelqu'un vérifier.

Personne ne travaille sur ce toit.

On s'en fout, tu perds ton temps.

Il n'y a pas de voleur.

Profitons de chaque minute.

Le match ne dure que 90 minutes.

Chérie, j'ai envie de toi.

Quoi encore ?

Il est encore là !

- Chéri ! C'est lui. - De qui tu parles ?

J'ai peur.

Arrête ou je pars.

Pourquoi il viendrait voler ?

Laisse tomber.

J'appelle la police.

Allo ? La police ?

La police ? Oui, oui, c'est la police.

C'est pour Burnaby Street.

Où, Mademoiselle ?

J'ai aperçu quelqu'un de louche sur ma terrasse.

Ah, oui, nous savons qui c'est.

Comment savez-vous ?

C'est un exercice pour la défense civile.

Ah, un examen.

Je présume que vous ne pouvez pas nous dire pourquoi ?

Non, non, non, c'est un secret militaire.

Ford le lui enlève et dégage

mais le ballon revient vers Megson.

Au feu !

Secteur 1 !

Le secteur 2 est en feu.

Le 5, le 6, le 7.

Il y a 10 alarmes déclenchées.

C'est un grave incendie.

Venez vite.

Je sais.

Je veux dire, je ne sais pas.

Mes hommes s'en occupent immédiatement.

Tout de suite.

Ils seront là dans quelques minutes environ.

Ouvre, les pompiers arrivent !

Pas trop tôt !

Rien au 2.

Ni au 3 !

Hé là !

Qu'est-ce que c'est ?

De l'autre côté, vite !

Ouvrez ça !

Voilà la cage.

Et les alarmes internes.

On les débranche ?

Non, pas besoin.

Il faut juste se méfier du système électronique.

Il est directement relié à Scotland Yard.

Remontez !

Gare à la cellule photoélectrique.

Fait contrepoids, Ben.

Bien.

Retiens-là.

OK, Brain.

Encore un peu...

Au poil.

À cause de ce stupide match de football,

on attend des heures.

C'est une honte, ce gouvernement.

Il ne nous reste qu'à garder notre calme

et à patienter.

Ah ! Voilà le bateau.

Il est grand temps.

Viens, Monty.

Arrêtez !

Bon sang, qu'est-ce que vous faites ?

Êtes-vous fous ?

Arrêtez ou je porte plainte.

Je vais vous dénoncer, soyez en sûrs.

Ça me les coupe, c'est un casse !

Et vous avez volé quoi ?

Du fric ?

Des bons ?

Des bijoux ?

Du papier.

C'est du papier.

Je viens de te le dire.

C'est du papier-monnaie.

Qu'est-ce que...

J'ai pigé.

C'est pour faire de la fausse monnaie.

Pas de la fausse monnaie.

Tu sais où ils impriment de vrais billets.

Oui, à l'hôtel de la Monnaie.

C'est là qu'on nous emmène.

À l'hôtel de la Monnaie ?

Exactement.

Pitié, ramenez-moi en prison.

T'inquiète, on va tous y retourner.

Tout de suite après.

Après quoi ?

Après avoir imprimé les biffetons.

Avant qu'ils réalisent qu'on s'est évadés.

Impossible d'avoir meilleur alibi.

Un alibi.

C'était ça le plan.

La protestation, le match, la solidarité.

Vous aviez tout planifié.

Vous vous évadez,

dérobez le papier filigrane,

imprimez le plus de billets possible,

et retournez en taule avant la fin du match.

Ça c'est une idée géniale, camarades.

Voilà ce qui arrive quand ce sont les Travaillistes

qui sont au pouvoir.

Arrêtez-vous !

Arrêtez j'ai dit !

Attendez !

Vous êtes un danger public !

Maltraiter une dame sans défense et un pauvre chien.

J'ai votre numéro.

Vous ne vous en tirerez pas.

J'irai jusqu'au ministère des Tranports.

Les rues ne sont plus sûres.

Vite !

Je vais lui tordre le cou !

La police l'a attrapé.

L'arbitre se demande s'il doit interrompre le match.

Une poignée de spectateurs se sont déchaînés.

Ils ont sauté sur le terrain.

La police tente de les faire sortir.

L'arbitre prend la décision de poursuivre le match.

Viens ! Je vais leur apprendre le respect.

Je voudrais porter plainte.

Passez au bureau, Madame.

Quel comportement !

C'est un comble !

Un manquement à votre devoir !

Jeune homme, quand pourrai-je parler à l'inspecteur ?

Il parcourt votre déclaration.

Ah oui ?

Pourtant, je vois qu'il écoute le match à la radio.

Venez à mon bureau, Collins.

Je désire éclaircir certains points

avec Mlle Higgins.

Je vous conseille de baisser le ton

en présence de mon chien.

Alors, Mlle Higgins,

je vais vous poser une question

et je veux que vous soyiez franche.

Vous insinuez que je ne lui suis pas ?

Mlle Higgins, est-ce que vous buvez ?

Je prendrai 2 doigts de sherry, merci.

Non, non, je me demandais

si vous aviez bu quelque chose avant de sortir.

Serait-il possible que l'alcool...

Vous osez ?

Calmez-vous, calmez-vous...

Qui a éteint les lumières ?

Sale fils de pute.

Il me fallait plus de temps avec ces nénettes.

Deux minutes, c'est rien après deux ans en taule.

Une simple question de sentiments humains.

Tu... tu...

Ta gueule, abruti.

Non.

Ce n'est pas ce visage.

Et alors ?

Ça progresse ?

Non, ce n'est pas facile, Monsieur.

Ressemble-t-il à ça, Mlle Higgins ?

Il n'a pas un front comme ça.

Et celui-ci ?

Non.

Voyons voir,

ce que l'endroit nous indique...

Mais oui !

Il y a un lien entre le bateau et le bus.

C'est exactement ce que j'ai dit.

Laissez-moi faire.

Vous réalisez à quel point il est important

d'identifier ce conducteur s'il a un lien avec...

Le chien, Monsieur.

Mais non, pas avec le chien.

Il est essentiel de le retrouver, Mlle Higgins,

et vite, vous saisissez bien ?

Vous êtes foutus.

Dégage !

Magne-toi.

Poursuivons, Mlle Higgins.

Asseyez-vous, s'il vous plaît.

- Les cheveux ? - Non, plus courts.

La raie à droite.

- Le visage ? - Mince comme celui d'un rat.

- Comme ça. - Très bien.

- Les yeux ? - Des yeux de cochon.

Lubriques, vicieux, cupides.

- Les deux ? - Oui.

- Le nez ? - Long et disgracieux.

- La bouche ? - Lèvres minces.

Cruelle.

Ricanante.

Une moustache ?

Plutôt louche, répugnante.

Voyons voir ce que ça donne.

C'est moi. Pas encore.

Ces portraits-robots peuvent démasquer n'importe quel criminel.

Je suis confiant de l'identifier sous peu.

Voilà !

Laisse-moi finir mon thé !

Grouille.

Une belle occasion pour le Wednesday...

... met fin à la discussion et accorde un coup franc à Geoffrey.

Le demi-centre avec une courte passe à Gladstone...

...glisse, tombe mais garde le ballon...

Écoute, s'ils nous repèrent...

... passe de Taylor, bloquée par Day...

Il y a faute, Taylor chute

en territoire du Wednesday.

Il faut arrêter ce boucan.

Désolé.

Reculez !

Sheffield donne ici une leçon de jeu de position,

son attaque malmenant la défense adverse.

Il tire...

Et marque le but !

Sheffield mène 2-1.

Les bleus auront fort à faire

pour égaler la marque.

La tâche sera ardue.

Après ce magnifique but,

ils regagnent leurs vestiaires

et seront de retour pour une 2e mi-temps enlevante.

Bonjour, chers visiteurs.

Le Trésor de Sa Majesté vous souhaite la bienvenue

à la visite de l'hôtel de la Monnaie.

Veuillez ne pas toucher aux objets exposés

et respecter les règles imposées aux visiteurs.

Vous comprendrez que certains secteurs

vous seront interdits d'accès.

La première question que nos visiteurs

ont l'habitude de poser

concerne le système d'alarme et de sécurité.

Entre autres, il y a...

...comme un oeil magique

qui la rend totalement infranchissable.

Chacune des parties souterraines

a été récemment rénovée, réaménagée

et munie des dispositifs électroniques les plus modernes.

Ce sont ces standards élevés qui permettent

aujourd'hui à la Monnaie Royale

d'être la mieux protégée du monde.

Pour maintenir ces standards,

les appareils sont sous surveillance étroite.

Par exemple, durant la nuit et les jours fériés,

chaque appareil est protégé

par une charge électrique à haut voltage,

en particulier ceux qui servent à imprimer l'argent,

c'est-à-dire les billets.

Ils sont situés dans la partie souterraine du bâtiment,

dont l'accès n'est possible

que par les ascenseurs intérieurs.

Le visiteurs ne peuvent les utiliser

que s'ils ne sont accompagnés d'un gardien

de l'hôtel de la Monnaie.

Les gardiens sont présents dans les différents secteurs

et seront heureux d'agir comme surveillants.

La partie souterraine est entièrement insonorisée

pour ne pas que le roulement des presses

dérange nos bureaux voisins du quartier.

On retrouve ici les machines

servant à imprimer les billets.

Vous pouvez assister à cette opération

par la fenêtre qui surplombe la salle.

L'accès y est bien entendu interdit,

Mesdames et Messieurs.

Comme vous pouvez le constater,

la porte donnant sur ce secteur est blindée.

D'un point de vue strictement technique,

imprimer des billets ne présente pas de difficulté particulière.

Bien sûr, cela exige une minutieuse préparation

de la part de spécialistes qualifiés.

La technologie moderne nous est fort utile

dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres.

Les opérations les plus délicates

qui autrefois exigeaient des heures de travail assidu,

comme le choix des couleurs,

sont aujourd'hui réalisées rapidement et en douceur

par des instruments de précision micrométriques électroniques.

Des avancées ont été réalisées

avec le développement d'encres indélébiles à séchage rapide

qui permettent aujourd'hui d'imprimer des billets à un rythme

qui aurait été impensable il n'y a pas si longtemps.

La visite est maintenant terminée.

Le Trésor de Sa Majestée vous remercie,

et vous souhaite de garder un excellent souvenir

de votre visite à l'hôtel de la Monnaie.

Mesdames et Messieurs, merci et bonne journée.

Bon, on ne peut pas espérer obtenir

un billet parfait du premier coup.

Celui-ci est assez bien.

Quelques retouches à notre Reine adorée et il sera quasi parfait.

Vous êtes cinglés !

Cinglés !

Je vous ai dit qu'on ne peut pas attendre !

Même pour des biffetons !

On va tous croupir en taule !

Ta gueule !

Non !

Je veux sortir de ce trou à rats.

Je veux me tirer d'ici.

Ça va mal tourner !

Je veux sortir !

Du calme, Brain.

Ça va aller.

Changez l'encre.

Briggs, renverse la machine à basse vitesse.

Je ferai les corrections.

La machine est...

En marche, oui, j'ai vu.

Arrêtez ! Ma main !

Arrêtez !

Briggs !!!

L'offensive semble s'éteindre...

Qu'est-ce que c'est encore ?

Y'a plus de jus, c'est tout.

Merde, pas un autre délestage ?

Ils ont choisi leur moment.

Vaut mieux aller vérifier les fusibles.

Allons-y.

Il a cassé le rouleau.

On s'en fout !

L'autre encre est déjà prête ?

Oui, mais on ne peut pas démarrer.

Tu te rends compte que chaque seconde perdue

nous coûte 2 000 livres ?

Cet idiot nous coûte une fortune.

On peut la redémarrer.

Mais t'es malade ?

Et mon bras ?

Ton bras ne vaut pas cher en ce moment.

On t'en payera un en or.

Dix secondes : 20 000 livres sterling, putain !

Tout est normal ici.

Ici aussi.

Allez, redémarrez.

70 secondes gaspillées.

- Attendez ! - Pourquoi donc ?

Il va saigner sur les billets.

Tant pis.

25 000...

Il y a peut-être une chance.

Quand la machine démarre,

les rouleaux s'écartent un peu

avant de se resserrer.

Que quelques secondes...

Si tu es assez vif pour retirer ton bras,

tant mieux...

Sinon...

Sinon, qu'est-ce qui arrivera ?

Tu saigneras partout sur les billets.

Un outrage indélébile à Sa Majesté.

Je n'y comprends rien.

Tout à l'air normal.

Je te l'ai dit, c'est un délestage.

Trois secondes pour regagner vos postes.

Prêts ?

Prêt.

Une.

Deux.

Je n'ai pas encore dit trois !

Je n'ai pas touché au... au...

Au régulateur.

Tu ne lui a pas touché ?

Non.

Non ?

Tu en es sûr ?

Cer... cer... certain.

Maintenant, c'est la haute tension qui est coupée.

C'est Roger qui est distrait comme d'habitude.

Peut-être pas.

Pas distrait à ce point,

la boîte de fusible est débranchée.

Vaut mieux vérifier.

Remets la haute tension.

C'est bizarre.

T'as raison.

Je préfère vérifier les presses.

Les grilles sont bloquées.

Appelle Scotland Yard.

Essayons de remonter.

La ligne est coupée.

C'est le moment de l'examiner.

Alors, ça fonctionne ?

Non, il y a encore un peu de distorsion.

On n'a plus beaucoup de temps.

Ils sont très chouettes.

Recule !

C'est de la haute tension.

Qu'est-ce qui se passe ?

Je sais pas.

Appelle encore.

À l'aide !

Rien à faire.

Au secours !

Sortez-nous de là !

Roger !

Ce n'est pas trop risqué ?

Il faut en examiner une.

Bon.

Oui, c'est risqué.

Il faut la saisir pendant qu'elle tourne.

Je vais le faire.

Non.

C'est mon boulot.

Ils avaient remis la haute tension.

Par chance, je m'en suis aperçu.

Oui, quelle chance.

Riggs !

Fais tourner les presses à fond.

Bodoni !

Sterling jusqu'à la mort !

Il ne reste plus beaucoup de temps au cadran.

La victoire n'est pas encore acquise.

Harris a le ballon,

du moins l'avait, mais le perd

arrivé à la surface de réparation.

Harris s'avance rapidement,

déjoue Young face au mur.

Springett essaie de lui enlever.

Un amas de joueurs

tentent de le récupérer.

Springett dégage.

Young passe à Ellis.

Ellis à Smith...

Et Young aperçoit Mobley à sa gauche.

Courte passe à Wilson

dans la surface de réparation.

Springett sort ensuite.

Quel arrêt miraculeux !

La foule est en délire.

Megson a le ballon.

Il essaie d'avancer.

Il l'a perdu.

De retour au milieu du terrain.

Scott récupère,

va vers sa gauche,

et revient sur ses pas.

1, 2... 350 000 !

350 000.

350 000 !

Un million de livres sterling !

Parfaits, ils sont parfaits.

Bravo.

Merci.

Bravo, Bodoni.

Et maintenant,

nous disposons d'environ 1 minute 50 secondes

pour produire au moins 1 300 000 livres

et si les machines roulent bien,

1 700 000 livres sterling.

On va tous être riches !

Je suis riche !

C'est la main de Dieu.

Hart joue la partie de sa vie...

Encore des emmerdes.

Pauvre vieux Sam.

C'était un après-midi chargé

pour quelqu'un qui avait le coeur fragile.

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?

La solution la plus facile

serait de se débarasser du corps.

Et de sauter dans le premier avion

en direction du Sud.

Et Bernard ?

C'est lui qui va trinquer.

On ne peut pas faire ça.

Il a pris autant de risques que nous.

On ne peut pas le laisser tomber.

Je suis fier de vous.

Suivons le plan comme prévu.

Tout le monde devra retourner en prison.

Occupez-vous du corps.

On pourrait le coller au siège.

D'abord mettre l'argent à bord.

J'espère que personne n'a oublié d'équipement

parce que tout doit être remis en place à la prison.

Y compris Sam.

Ramenez-le bien en prison.

Bien sûr.

On y va.

Allo, ici Scotland Yard.

Ici Scotland Yard.

C'est une urgence.

Une ambulance à l'hôtel de la Monnaie.

L'inspecteur est...

Tout de suite, à l'hôtel de la Monnaie.

J'espère seulement que Brain a trouvé

un endroit pour cacher le fric.

Oui, ce serait dommage

de se le faire voler.

Surtout si le voleur était Brain.

As-tu cette idée parce que...

J'ai ma propre idée.

Du calme, on était tous d'accord

à ce que ce soit Brain qui planque le butin.

Oui mais s'occuper de 2 millions,

c'est assez pour donner des idées à n'importe qui.

Ferme-la.

Brain n'oserait pas nous piquer le moindre dollar.

Pardon, chauffeur,

je sais qu'il n'y a pas d'arrêt ici d'habitude

mais cette dame a attendu

un bus toute la journée.

Ici, mon chien.

Par ici, Mlle Higgins.

Ce bus-ci ne pourra pas se sauver.

Vous avez raison, pas celui-là.

Merci.

Assieds-toi, mon chien.

Monsieur !

Chauffeur !

Faites quelque chose.

Dites à cet homme d'arrêter tout de suite.

Vous êtes responsable de ce bus.

Il est ivre.

Change de banquette, chérie.

Certainement pas.

Arrêtez et expulsez-le.

Il est invalide.

Il est trop ivre pour se tenir, oui !

Protégez-moi !

Vous êtes tenu d'aider les dames sans défense.

Mais arrêtez !

Personne ne va donc mettre fin à cet outrage ?

Tout baigne, le fric est...

Oui, je disais...

... que je ne retrouvais plus ma monnaie.

Que je suis bête.

Le trajet en entier ?

Oui, merci.

Avenue du Parc.

Continuez-vous, Madame ?

Excusez-moi.

Pardonnez ma curiosité mais où habitez-vous ?

À Emmott Close, pourquoi ?

Allez directement à Emmott Close !

Vous voilà arrivée.

Merci, jeune homme.

C'est très gentil de votre part.

Votre beagle, Madame.

Au revoir.

Nous n'avons rien trouvé, Monsieur.

Absolument rien.

Oui, j'ai fait ce qu'il fallait.

J'ai fait installer des barrages

sur toutes les lignes d'autobus.

Utilisez, s'il le faut, tous les hommes disponibles.

C'est fait.

Mes hommes sont sur place.

Impossible de cacher un bus dans son jardin !

Déjà 16h30.

C'est George avec le charbon.

C'est vrai, il est toujours à l'heure.

C'est à croire qu'il travaille pour le diable.

Salut, Chef.

George, le match n'est pas terminé.

Je pourrais te laisser passer sans contrôler ?

D'accord, mais c'est pas régulier.

Cesse de faire du zèle.

On va manquer la fin du match.

Ça va.

Le tempo ralenti.

On peut le ressentir.

Aussitôt le match fini,

je veux une fouille détaillée.

Bien.

Espérons que ça servira de leçon

à ceux qui sont à l'hôpital.

Bien sûr.

... poussent désespérément pour égaliser...

Il seront fouillés aussi.

Le ballon est sur l'aile gauche

et est poussé plus loin

mais il sort en touche.

Remis en jeu...

Harris...

Harris vers Smith...

Smith à Ellis...

Une belle feinte...

Ellis attaque de nouveau...

Il tente de déjouer Harvey

mais il lui reprend le ballon.

Ellis est encore taclé.

Et l'arbitre siffle...

Hé, Frank ?

Emmène 2 prisonniers à la cave

pour remplir la chaudière, le charbon y est.

Tout de suite ?

Tout le monde est là ?

Il faut tout de suite aller se laver.

On l'a perdu pendant le déchargement.

Qui ? Sam ?

Oui, il doit être dans le charbon.

J'aurais dû y penser.

Emmerdeur !

Creusez !

Il faut le retrouver, le nettoyer, l'habiller

et le ramener à l'infirmerie.

Plus que 8 minutes avant l'inspection.

Aidez-moi à sortir !

Allez, plus vite !

Je te dis que le directeur l'a fait exprès.

Durant les dernières minutes du match,

il nous envoie ici.

Pas de différence pour moi, je préfère ça.

- Pourquoi ? - C'est moins angoissant.

Comme ça je sais si je perds seulement à la toute fin.

Je ferai comme si j'avais perdu

et peut-être que j'aurai une surprise.

Qui tu as choisi ?

Sheffield ou Everton ?

À vrai dire, j'ai oublié.

Je me fiche pas mal du football.

C'est qu'un prétexte pour parier.

Le fric, toujours le fric.

T'as raison, c'est tout ce qui compte.

Encore une faute, contre Gibbons cette fois.

Y'a que ça de vrai.

C'est ma philosophie.

C'est pour ça que j'ai atteri ici.

Hé, Luke !

Vise un peu.

Il y a quelqu'un en-dessous.

Je vais le sortir de là.

Non, un instant.

Je ne veux pas être mêlé à ça.

Prévenons le gardien.

Essayons d'abord de voir qui c'est.

Ah, c'est qu'une godasse.

Ces voleurs y jetent des vieilles bottes et des godasses.

N'importe quoi pour ajouter du poids.

Mec, si t'as misé sur le Wednesday,

ma main à couper que tu vas encaisser.

On a terminé, Monsieur.

Allons-y.

Creusez au plus vite !

Il doit bien être quelque part.

Je l'ai trouvé !

Vieille pourriture !

Il est aussi gluant mort que vivant.

Dernière minute de jeu.

Il est trop tard pour Everton.

Il est trop tard...

Trop tard !

Trop tard !

Cette belle équipe combative a eu la malchance de perdre

son meilleur attaquant au moment le plus critique du match.

Ils n'abandonnent pas et se lancent

dans une ultime attaque pour tenter de percer cette défense.

Mais les secondes s'envolent...

C'est presque terminé...

On attend le dernier sifflet pour officialiser

la victoire du Wednesday Sheffield

par 3-2 pour la coupe d'Angleterre.

C'est fini.

Il reste trop de choses à faire.

On ne pourra pas y arriver.

C'est beaucoup trop tard.

Raté par quelques secondes...

Plus que 10 secondes à faire...

Neuf...

Huit...

Sept...

Six...

Cinq...

Quatre...

Trois...

Deux...

Une...

Le but ! Le but !

Un superbe but !

Un tir dans le coin droit

qui a surpris le gardien du Wednesday.

C'est 3-3, il y aura prolongation.

Il a dit prolongation ?

Combien de temps ?

Une heure !

En 30 minutes, on peut le faire !

Le projecteur !

Je n'avais pas prévu que ça pourrait arriver.

Nous aurons 30 minutes supplémentaire de jeu.

Il n'en reste plus.

...de nombreux auditeurs à la radio

et de téléspectateurs à la télé.

Les équipes reprennent...

pour 30 minutes de prolongation.

Le ballon va à McCalliog...

On peut voir que les joueurs sont épuisés

par ce match exigeant.

Coup franc de Taylor,

capté par Scott du Everton.

J'en ai assez de ces pannes.

Préviens Jones.

Il faut une inspection complète.

Soyez chic, Sergent.

Il ne reste que quelques minutes.

C'est un ordre.

Bien, Sergent.

Jones ?

Allez vérifier à l'infirmerie.

Il y a quelque chose de bizarre.

Tout va bien.

Neuf cas sont sous observation

et deux attendent leur congé.

Un problème, Jones ?

Non, Docteur, une simple vérification.

Bien.

Que se passe-t-il avec Sam ?

Je ne l'entends pas se plaindre.

Apportez une civière.

... observation...

Nous avons perdu le contact il y a 1h.

Une chose est sûre,

c'est du travail de professionnel.

Ça ne fait aucun doute.

Je m'attends donc à revoir quelques vieux potes.

Procédons par élimination.

Ils ont tous un parfait alibi.

Voici les suspects les plus probables.

Le 55 ?

En prison, Monsieur.

Le 57 ?

En prison aussi.

Le 59 ?

En prison.

Le 38 ?

Aussi.

Le 40 ?

En prison.

Le 43 ?

En prison.

Le 42 ?

En prison, Monsieur.

Salut, Messieurs.

Tu t'en est tiré de justesse.

Quand tu sortiras, n'oublie pas d'avoir toujours ta carte sur toi

au cas où tu ferais une autre attaque

ou tu risques de te faire enterrer vivant.

Doc, laissez-moi dire au revoir à mes potes.

Je me souviendrai de toi

et de toi,

et de toi, toi et toi.

Avoir des amis comme vous,

c'est comme découvrir un trésor caché.

Je ne vous oublierai jamais, Messieurs.

J'espère que tes 28 jours d'isolement

t'ont remis en forme, Brain.

En pleine forme, merci.

Toujours à l'heure.

Bien le bonjour, Messieurs.

C'est toujours la même chose.

Il ne changera pas.

Il aime faire le cabot.

Il y a moyen de lui clouer le bec pour de bon.

Sûrement pas une bonne solution.

Et qui le ferait ?

Personne ici n'est accusé de meurtre... pour l'instant.

Et Sam a l'habitude de ressuciter.

Enfin, c'est aujourd'hui le grand jour.

Je dois avouer que j'ai eu chaud.

Parce que vous êtes des durs.

Mais un gus comme moi qui n'a rien à perdre,

qui pourrait me faire taire ?

Pendant de longues semaines,

je suis resté honnête.

En attendant ce jour à distance,

je n'ai même pas osé voler une épingle.

J'ai gardé mon dossier immaculé

comme le corps d'une vierge.

Que ce soit clair.

Parts égales.

J'ai pris les mêmes risques que vous tous, pas vrai ?

J'ai rien dit.

Je plaisantais, laissez tomber.

C'est quoi ce bazar ?

Marche.

On a réussi !

Messieurs, levons nos verres à notre brillant avenir !

Santé !

Toi pareillement, braillard !

Mon projet est d'acheter une clinique chic

au Brésil ou au Vénézuela.

Bonne chance et n'oublie pas

d'acheter un diplôme pour allez avec.

Je vais m'acheter un bateau et faire le tour du monde.

J'aurai ma propre maison d'édition.

Les Éditions Bodoni.

Je veux une Rolls, une Bentley,

une Jaguar, une Maserati et une Ferrari.

Et moi, ma... ma... propre marque de shampoing.

Moi, je me paierai 12 des créatures

les plus sexy du monde.

J'aurai mon propre harem.

Il y aura 1000 gonzesses.

Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Un problème ?

Qu'est-ce qui se passe, Bodoni ?

C'est bien le dernier lot ?

Oui.

Et celui-là, c'est le premier.

Bodoni...

Bodoni, nous attendons l'explication.

Vous vous rappelez...

la bouteille d'encre neuve que Sam a renversée ?

Oui, on l'a tout de suite remplacée.

Oui.

Et beaucoup trop vite.

Il faisait sombre.

Quoi ?

Mais de quoi parlez-vous ?

Mais bon sang, quelqu'un va-t-il m'expliquer ?

Nous avons imprimé les billets

avec de l'encre qui n'est pas indélébile.

Ça allait tant qu'ils étaient

dans un coffre hermétique

mais exposés à la lumière et à l'air,

les couleurs disparaissent.

Combien de temps ils peuvent durer ?

Si je me base sur le premier paquet...

pas plus d'une demi-heure.

On ne peut même pas les écouler aujourd'hui, c'est dimanche !

On a pour 2 millions de billets

et ils fondent comme de la neige au soleil !

Je crois que je fais une...

Il fallait que ça arrive un dimanche, tout est fermé !

Les boutiques, les banques, les bars !

Et même les égouts de la ville !

Tous fermés, putain de merde !

Aucune chance de claquer une misérable livre !

Tout est fermé !

Bodoni a raison.

Tous les billets sont avariés.

Je vais le tuer.

Des professionnels !

Qu'avez-vous jeté dans le fleuve ?

Deux millions de livres, mon brave.

Très drôle !

Des années de travail pour préparer ce coup.

Pour deux millions de livres à l'eau.

Tout ça par sa faute.

Si vous faites cette tête-là,

je ne veux plus rien avoir à faire avec vous.

Rien du tout.

Voilà notre erreur.

Les billets sont du simple papier

et le papier est fragile.

Il se dégrade.

Tandis que les bijoux...

Les diamants par exemple.

Messieurs.

Vous vous souvenez qu'on ait déjà parlé de diamants ?

Oui, bien sûr.

Meilleure idée que la monnaie.

C'est vrai.

Et pour l'alibi ?

J'en ai un carnet de 17 pages.

Pourquoi ne pas retourner en prison ?

Ça a déjà marché une fois.

Encore à l'infirmerie ?

Non.

J'ai une meilleure idée

pour aller en isolement et en sortir.

Pas facile.

Nous avons besoin de préparation

et d'un petit séjour en prison.

Oui, mais combien de temps ?

4 ou 5 mois devraient suffire.

Il faudra qu'on retourne tous en taule.

Exact, Bernard.

Ça ne sert à rien de traîner.

Alors, Messieurs.

Vous êtes partants ?

D'accord.

Ça me va.

Maintenant mes amis,

comment allons-nous nous faire arrêter ?

C'est pas moi !

Je l'ai à peine effleurée !

Vol de voiture, ça va chercher dans les combien ?

Juste ce qu'il faut.

C'est un peu stupide d'accuser 7 hommes

d'avoir volé la même voiture.

Chauffeur !

À notre hôtel habituel, s'il vous plaît.

C'est ce qui s'appelle un mauvais départ.

J'ai des droits.

Je veux un avocat.

Et ça ne s'améliorera pas.

Je suis un homme d'affaires honnête.

Salut.

J'ai compris, vous mijotez quelque chose.

Vous pouvez compter sur moi.

Mais que ce soit clair.

Quoi que ce soit,

cette fois, ce sera à parts égales.

SEPT MOIS PLUS TARD...

MAIS ÇA, C'EST UNE AUTRE HISTOIRE

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