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Original subtitles

- Il est mort.

Ils l'ont tué. Ils l'ont tué!

(sanglots)

- Ils ont battu mon beau-père à mort

et ils ont envoyé une vidéo à Maria.

Ils ont dit que ça allait être la prochaine.

S'ils veulent menacer ma famille,

ils vont trouver leur homme en estie!

- Tu vas ou?

- M'arranger pour qu'on te sacre la paix.

- Tu peux pas rester ici?

- Non. Appelle-moi quand tu veux.

- Je veux mettre sur pied une force spéciale

consacrée aux infiltrations étrangères sur la base.

Un enquêteur, 2 policiers, 2 fantassins

et l'aide de JTF16 au besoin.

- Des noms en tête?

- Céline Boivin, Jean-Molse Caron...

Kim Falardeau.

- Ca marchera pas avec Kim Falardeau.

Elle va être transférée à Valcartier.

C'est quelqu'un à qui je tiens beaucoup.

- L'endroit dont vous me parliez qui est pas sur la base,

c'est accessible rapidement?

- J'ai encore les clés, ouais.

- Textez-moi l'adresse, on se voit là demain matin à 9h00.

Aidez-moi à mettre ça dans le milieu.

- Un instant, que faites-vous là?

- On met la place en ordre. - Oui, je sais ça.

Je veux dire, comment vous êtes entrés?

- Il y avait plus de lait d'amande,

j'ai pris du lait d'avoine.

- Ah, pas de stress, merci.

- Elle avait les clés.

J'ai hâte que vous m'expliquiez

ce que vous faisiez ici, d'ailleurs.

- S'il lui arrive le même sort que Xavier Augustin,

je vais m'occuper de vous personnellement.

- Vous n'avez plus d'emprise sur moi.

- (Rose): Quand j'ai essayé de résister...

(paroles entremêlées de Rose)

J'ai vu un des gars de ma classe

qui était en train de défaire sa ceinture.

J'ai senti que quelqu'un essayait de défaire ma robe.

Quand j'ai ouvert les yeux...

- A genoux! Face contre le mur.

Les pieds croisés.

- Sofianne Lecours, soldate d'infanterie.

Elliott Dauphin, soldat d'infanterie.

Caroline Duchesne, soldate d'infanterie,

opératrice aux transmissions.

Les trois travailleraient pour le compte des Russes.

On veut savoir qui fait quoi, dans quel but,

puis c'est quoi leur prochain move.

- On imagine qu'ils répondent

aux mêmes femmes qui ont rendu visite à votre épouse chez vous.

(raclement de gorge)

- Les femmes en question

s'appelaient Irina Volkova et Dasha Semyonova.

Officiellement, c'était des lobbyistes, mais dans les faits,

elles travaillaient pour le clan Martschenko,

qui faisait des jobs sales pour le régime russe en sol canadien.

- Pourquoi vous parlez d'elles au passé?

- Elles ont été neutralisées par JTF16.

C'est tout ce que vous avez besoin de savoir.

Bon, on a du pain sur la planche.

Caron, Falardeau, vous allez fouiller

l'appartement de Sofianne Lecours.

Elle est à la Hell Week en ce moment.

Le timing est parfait.

Dandenault, vous allez suivre Elliott Dauphin.

Toussaint, Vous allez vous occuper de fouiller

ce qu'il y a là-dedans.

Le cellulaire a été trouvé

dans les douches du baraquement n°20.

On pense que Sofianne Lecours

s'en serait servi pour communiquer avec l'ennemi.

Avez-vous le...?

- Oui.

- C'est quoi? - C'est le laptop de ma femme.

Elle a reçu des menaces des Russes.

- OK. Vous allez faire un background check des 3 suspects.

Il faut opérer vite. Le temps nous presse.

On se voit ici à 18h00.

- Est-ce que je peux te parler?

- T'as entendu le colonel? On est pressés.

(soupir)

- Qu'est-ce que tu fais ici?

- Je suis sur la force spéciale.

- Mais t'étais pas supposée aller à Valcartier?

- On s'est parlé, c'est réglé.

Regarde, il avait l'occasion de disposer de moi,

et il l'a pas fait.

Là, ma priorité, c'est de protéger les troupes,

comme toute bonne MP.

- On y va? - Ouais.

- Ca va nous prendre du matériel de bureau.

Imprimante, papier, laptops, crayons, tout le kit.

- Je m'en occupe.

- J'en ai des copies, vous les gardez.

- Parfait.

(fermeture de porte)

- La motion de censure pourrait plonger le pays en élection,

mais on s'attend à ce que les autres partis d'opposition

refusent de l'appuyer.

Toujours du côté politique, une lobbyiste russe, Irina Volkova,

soupçonnée d'entretenir des liens

avec la mafia russe canadienne,

a été retrouvée morte dans sa voiture

dans un stationnement en périphérie de Montréal,

une mort que les autorités qualifient de suspecte.

Une de ses employées, Dasha Semyonova...

(coup de feu)

Le régime russe accuse le Canada

d'être derrière ce qu'il qualifie d'assassinat politique,

ce que le gouvernement canadien...

(bips)

- Good morning, Vietnam!

J'espère que tu t'es bien reposé.

C'est pas le Ritz, mais au moins, t'avais la télé.

Tu viens d'ou, 76?

- Soldat infanterie, Mick Vanier, matricule 76.

- Ah, que tu me fais plaisir!

Parce que si tu "chokes",

je pourrai pas te faire ce qui s'en vient.

Puis c'est le bout que j'aime le plus.

Fait que...

Tu viens d'ou?

- Soldat d'infanterie Mick Vanier, matricule 76.

- J'y ai donné un nom. Bertha.

Je vous laisse 2 minutes pour faire connaissance.

(soupir)

(ouverture de porte)

(fermeture de porte)

(petits gémissements étouffés)

- Irina Volkova est morte.

Dasha Semyonova aussi.

On est en train de fouiller ton appartement.

On va finir par tout savoir.

(fermeture de porte)

(bips)

- C'est quoi?

- Ca me permet de "bypasser" les codes, les mots de passe,

et de "downloader" ce qu'il y a sur son laptop.

- C'est pas légal, cette affaire-là.

- No.

- C'est Craig qui vous a montré ça?

- Genre.

- Genre quoi?

- Il fait venir des formateurs, des fois.

On apprend plein d'affaires.

- Puis t'as pas comme un malaise?

(bip)

Si on commence à faire ça avec les Russes,

ça se pourrait qu'on le fasse avec les civils.

- Je fais confiance au colonel.

- Hum, hum.

(sanglots)

- Si tu décides de me parler maintenant...

ton cas va se régler en douceur.

Sinon...

(petits gémissements)

- Je suis prise... je suis prise dans quelque chose.

Je veux de mal à personne! J'ai pas eu le choix de collaborer.

- Il y a pas d'excuses!

Je veux des infos!

Qu'est-ce que tu fais pour eux? A qui tu parles?

- Dans 14 minutes, j'ai fini.

On cherche quoi?

- Des informations sur elle, la famille, amis,

situation financière.

- Pour quoi faire?

- Les gens qui commettent des crimes ont des mobiles.

Les enquêteurs s'en servent pour les faire parler en interro.

- Un batte de baseball, ça fait une bien meilleure job.

- Regarde, fais juste ce que je te dis.

- Connaissais-tu Irina Volkova? Dasha Semyonova?

- J'ai besoin que vous m'aidiez. Je ne voulais pas faire ça.

Je ne voulais pas faire ça. Je vous jure!

Je ne voulais pas faire ça.

- Ce n'est pas ça que je veux entendre.

- Non, non, non, non!

(sanglot)

(cris étouffés)

(claquement de porte)

- C'était Irina Volkova, votre agent russe?

Elle a été retrouvée morte

dans un parking en banlieue de Montréal.

Donc, j'imagine que c'était elle?

Est-ce que c'était elle?

- Vous avez dit vouloir en savoir le moins possible.

- Le ministre de la Défense m'a engueulée

et j'ai un rendez-vous téléphonique

avec le PM dans 20 minutes pour rendre des comptes.

Alors, vous allez me dire est-ce que c'était elle ou pas?

- C'était elle.

- C'est Craig qui l'a tuée?

- Non.

- Ca s'est passé ou?

- Aucune idée.

- On est au Canada, pas en Russie.

C'est en prison qu'elle aurait dû aller!

- Vous avez donné l'autorisation d'opérer off the grid.

- Après le meurtre d'Irina Volkova, pas avant!

J'ai jamais cautionné ça!

On a été obligés de rentrer Craig

dans le rang parce qu'il montait une armée secrète.

J'espère qu'il est pas en train

de faire la même chose avec votre complicité.

- Tout ce qui va être fait le sera

dans le meilleur intérêt de notre sécurité nationale.

- J'espère pour vous.

(ouverture, fermeture de porte)

(ouverture de porte)

- Puis?

Berta et toi...

Commences-tu à ressentir des petits papillons?

Lui, c'est un médic.

Il va être là pour te réanimer quand tu vas te noyer.

Bien...

C'est un nouveau.

Il va faire son possible, mais bon, personne de parfait.

Dernière chance.

Tu viens d'ou?

- Soldat d'infanterie Mick Vanier, matricule 76.

- Bonne date avec Bertha.

- Tu viens d'ou?

(toux)

- L'aimes-tu, ma Bertha?

Elle "squirte" en tabarnac, hein! Tu viens d'ou?

(toux)

(toux)

Dis-moi pas que t'as encore envie de faire ton Rambo?

Ca sert à rien!

Si tu passes au travers, ça va juste être pire demain!

Tu viens d'ou?

(toux, râlement)

(sonnette de porte)

- Peut-être juste le facteur ou de quoi du genre?

- Tu veux que je fasse quoi?

Que j'ouvre la porte pour vérifier

et que je finisse comme Dasha Semyonova?

- OK. Si j'envoyais quelqu'un surveiller la maison,

te sentirais-tu mieux?

- Sauf si c'est quelqu'un

qui travaille en secret pour l'ennemi.

- Non, inquiète-toi pas.

Je vais envoyer quelqu'un en qui j'ai confiance.

Je me mets là-dessus. Il faut que j'y aille.

- OK.

- Bon. J'ai fait un background check sur nos 3 suspects

et il y a quelque chose qui me dérange.

- On en parlera ce soir au bunker?

- J'aimerais mieux qu'on en parle maintenant.

Je voudrais pas vous mettre dans l'embarras.

- Dans l'embarras?

(cris étouffés)

Là, tu vas me dire d'ou c'est que tu viens,

parce que je te réanimerai pas!

(râlement, toux)

- Soldat Mick Vanier, matricule 76.

- Tu viens d'ou?

Tu vas crever, mon sale!

Tu viens d'ou?

Toi et toutes tes chums, vous allez crever!

Tout le monde qui t'aime va crever!

Tu viens d'ou?

- OK, break, les boys.

(râlement)

- Mettez-le à 4 pattes.

Respire, respire!

(toux)

That's it, that's it.

(toux)

(toux)

That's it, mon Mick.

Viens-t'en.

- Caroline Duchesne.

Son mari s'appelle Mika Sobolev.

C'est un Canadien, mais il a de la famille en Russie.

Elliott Dauphin, lui, il sort avec une activiste ukrainienne

qui subit de l'intimidation.

Puis Sofianne Lecours

a une soeur qui fait de l'aide humanitaire en Russie.

J'ai essayé de la contacter, là, mais elle est introuvable.

- Vous insinuez quoi?

- Qu'on n'a peut-être pas affaire

à des traîtres à la patrie,

mais à des gens qui ont peur pour leurs proches.

J'ai l'impression que le colonel veut adopter

une approche, disons, musclée.

Mais si nos suspects agissent sous la contrainte,

ça prend un angle complètement différent.

Et c'est ça qui m'amène à votre femme.

Je le sais que c'est elle qui a effacé

le contenu des caméras de surveillance.

J'ai pas de preuves hors de tout doute, mais je le sais.

Puis j'essaie pas de vous coincer.

Sauf que j'ai été dure avec elle.

Puis c'était une erreur.

Parce que si on a des membres des Forces

qui sont victimes d'extorsion,

c'est pas des menaces que ça leur prend.

C'est de l'aide.

On peut pas juste les jeter en prison.

Ils vont vouloir protéger les gens qu'ils aiment.

- Vous avez raison.

Excellent travail!

(sonnette de porte)

(sonnerie de cellulaire)

(bips du pavé numérique)

- Bonjour! Capitaine Nour Bensouda.

Le colonel Savard m'a envoyée pour surveiller votre domicile.

- Merci beaucoup. C'est vraiment apprécié.

- Je voulais vous avertir de ma présence.

S'il y a quoi que ce soit, je suis à disposition.

Je vais monter la garde devant la porte.

- Merci!

(soupir)

- 76.

Non, bouge pas. Pas de stress.

Ca, c'est un questionnaire avec des choix de réponse.

Des problèmes de logique.

Normalement, je te donnerais une heure, mais...

je l'ai rempli à ta place.

Premier camp de JTF16.

Craig avait callé le waterboarding

plus tôt dans la semaine

parce qu'il trouvait que c'était là

qu'on voyait le vrai caractère des gars.

Moi, j'ai "choké".

Comme bien d'autres gars.

Caron, Wesley.

On était une bonne gang à se planter.

Et c'était pas mal moins pire que ce que je vous fais faire.

J'ai été loin en tabarnac.

Et t'es là.

J'ai tout fait de te casser,

et crisse, t'es encore ici!

T'as du guts.

T'as pas besoin d'un questionnaire pour le prouver.

Ah, puis, juste pour que tu saches, t'es le premier

à qui j'ai présenté Bertha.

Tu risques d'entendre les autres.

Fait que... prépare-toi mentalement.

(respiration bruyante)

- Connais-tu Benedict Arnold?

C'était un des officiers américains

les plus brillants de son époque.

Au début de la guerre d'Indépendance,

il était considéré comme un héros.

Mais il trouvait qu'ils manquaient de reconnaissance...

que sa carrière évoluait pas assez vite à son goût.

Alors, il a décidé de traverser du côté britannique.

Quand on l'a nommé commandant de West Point en 1780,

il a offert aux Anglais de leur livrer le fort...

en échange d'argent et d'un grade dans leur armée.

Il a décidé de trahir sa nation

pour des raisons bassement personnelles.

Mais l'histoire lui a pas donné raison.

Les Anglais ont perdu la guerre.

Les Américains ont gagné.

Fait qu'Arnold...

a fini sa vie en exil...

pauvre, seul...

oublié et malade.

(petits sanglots)

L'histoire te donnera pas raison à toi non plus.

Et il y a rien que je méprise plus que la trahison.

(toux)

(toux)

- C'est beau. C'est beau, respire.

Non, non, non, non, non. Couche-toi pas. Couche-toi pas.

Assieds-toi, assieds-toi. Lève tes bras dans les airs.

Lève tes bras dans les airs pour dégager ta cage thoracique, OK?

(toux)

- Je pensais que j'allais crever.

- Osti, moi aussi.

(toux)

- Ce qui se passait en cellule, c'est déjà bien dans la masse.

- Je sais si c'est dégueulasse. Garde-les dans les airs encore.

(toux)

(toux)

- Ce que Dallaire a dit dans la cellule, là...

je vais l'amener jusque dans ma tombe.

- Messieurs!

(cris étouffés)

Je vais revenir un peu plus tard,

pour voir si t'es prête à parler.

(cris étouffés)

Tant que tu vas refuser, tu vas rester dans cette boîte-là.

(cris étouffés)

(cris étouffés)

(cris étouffés)

- 88.

Je reviens te chercher dans une heure.

- Oui, adjudant-chef!

- Fuck...

Hé... tasse-toi, je vais t'aider.

Tasse-toi...

(toux)

(fermeture de porte)

(raclement de gorge)

- Holy shit!

- Quoi?

- J'ai trouvé une conversation

avec les Russes dans ses e-mails.

- Ca date de quand?

- Juste un peu avant la Hell Week.

Il y a un vidéo, checke.

- C'est qui?

- C'est sa soeur.

- C'est moi, on a été capturés

pendant qu'on distribuait du matériel médical

à Olmiakon, en Sibérie.

On est 6 personnes.

(sanglots)

Ils disent de faire ce qu'ils te demandent,

sinon, ils vont nous tuer.

Je veux pas que tu te mettes dans le trouble, Sofianne!

Fais juste dire au gouvernement que... j'ai besoin d'aide!

Sofianne!

(sonnerie de cellulaire)

- Oui?

- Je pense qu'il faudrait

que vous veniez au bunker tout de suite.

- On a rendez-vous dans 45 minutes.

- Je pense qu'il faudrait que vous veniez avant.

- Ils disent de faire

ce qu'ils te demandent, sinon, ils vont nous tuer!

Je veux pas que tu te mettes dans le trouble, Sofianne!

Fais juste dire au gouvernement que... j'ai besoin d'aide!

- La vidéo a été envoyée la veille de la Hell Week à 18h42.

Ils ont pu présumer qu'ils se sont parlé par la suite

parce que Sofianne Lecours a reçu

une 2e vidéo la journée même, à 23h12.

- Ils viennent de tuer un de mes collègues.

Ils l'ont battu à mort devant nous autres.

(sanglots)

Fais ce qu'ils te demandent.

- Bon. Sa soeur s'appelle Claudia Lecours.

Elle travaille pour un OBNL

qui offre des soins de santé dans des communautés recluses.

- Elle a choisi d'aller en Russie

dans le contexte actuel, bravo!

- Elle fait rien de mal à part aider du monde dans le besoin.

- Elle se promène devant les ours

avec des steaks "strapés" sur le corps.

On s'entend qu'elle a couru après.

(raclement de gorge)

(pépiements des oiseaux)

- Un café? - Ah, merci! C'est gentil.

- C'est la moindre des choses.

Vous savez pas à quel point j'apprécie.

(pépiements des oiseaux)

- C'est beau chez vous.

- Un peu grand pour nos besoins, mais merci.

Je m'ennuie de ma maison à Gagetown.

Je m'ennuie de ma vie avant, en fait.

- Ouais, ça doit pas être facile, hein,

être la femme du commandant de la base.

- C'est pas toujours facile, non.

Mais on a des bonnes fondations.

Si on avait eu à rompre, ça se serait passé avant.

(petits rires)

- On a une idée de ce que

Sofianne Lecours fait comme job pour les Russes?

- Leurs communications sont réduites au minimum.

J'ai le feeling que ça se passe

en personne pour pas laisser de traces.

- Elliott Dauphin, ça dit quoi?

- Il a fait sa journée de travail à l'infanterie.

Il est rentré dans sa suite. Rien de spécial.

- OK. Le cellulaire trouvé dans les douches?

- C'est un téléphone prépayé,

donc pas moyen de confirmer

que le téléphone appartient à Sofianne.

Il faudrait faire des empreintes,

mais c'est dur de faire ça undercover.

- Le lieutenant-colonel va vous donner une autorisation

pour prélever les empreintes

le temps que je casse Sofianne Lecours en interrogatoire.

- Non.

- Comment ça, non?

Plus j'ai de preuves pour la coincer,

plus j'ai de chances de la faire craquer.

- C'est l'approche, le problème.

On la fera pas craquer.

On va lui montrer qu'on est sur bord

au lieu de la forcer à parler.

- On s'entend que c'est le même monde qui a torturé

votre beau-père et menacé votre femme!

- La soldate Lecours a agi sous la contrainte des Russes.

C'est pas elle qui a extorqué ma femme.

- Le moyen de gagner leur respect,

c'est de les mordre plus fort.

- C'est une femme désespérée

coincée dans une situation impossible.

Elle a besoin d'empathie.

On va pas se rabaisser aux mêmes méthodes que les Russes.

- Je suis parfaitement d'accord avec le lieutenant-colonel.

J'en ai fait, des interros,

et Lecours a plus de chances de collaborer

si on est de son bord que si on la menace.

- D'accord aussi.

A sa place, je ferais tout pour protéger ma famille.

- Oui, et si elle a reçu une 2e vidéo la même journée,

c'est probablement parce qu'elle a refusé

de collaborer au départ.

Donc, elle fait pas ça de gaieté de coeur.

- Ils ont infiltré notre base,

dans notre pays.

Ils ont tué un de nos gars!

Un de mes chums, osti!

- Je vois pas le lien avec la soldate Lecours.

- Un ennemi, c'est un ennemi,

qu'il porte l'uniforme des Forces ou pas.

Et s'il faut que ce soit elle

qui paye pour Wesley, ce sera elle.

- C'est pas une question de vengeance,

mais de sécurité nationale.

- C'est une question d'honneur et de respect.

- Pas du moment ou vos actes incitent les Russes à répliquer!

Le sang de Wesley Augustin,

c'est vous qui l'avez sur les mains!

- OK, wô, de quoi on parle, là?

- Vous voulez vous mettre chum avec Sofianne Lecours?

Be my guest.

On va amener le lieutenant- colonel et Mme Boivin

en zone JTF pour qu'ils puissent l'interroger.

Si jamais ça nous pète dans la face,

vous l'aurez sa conscience.

- Mon mari, vous le connaissez comment?

Il m'a dit qu'il enverrait quelqu'un de confiance,

mais il m'a jamais parlé de vous.

Sans offense. - Pas de problème.

Je m'occupais des recrues d'infanterie

quand il est arrivé en poste.

On a eu à travailler ensemble sur certains dossiers.

- Vous avez dû l'impressionner.

Il donne pas sa confiance facilement.

- Je vais prendre ça comme un compliment.

(pépiements des oiseaux)

Puis vous, comment vous l'avez rencontré?

- C'était dans un bar à Québec.

Je le trouvais beau.

Je suis allée lui demander s'il avait envie de danser.

Il m'a répondu: "Pourquoi?"

(rires)

- Un grand romantique.

- Il a pas eu une enfance facile.

C'était un cas de DPJ.

Ca l'a rendu méfiant.

- Vous avez l'air de beaucoup l'aimer.

- C'est le plus bel humain que j'ai jamais rencontré.

- J'imagine.

- Hé, est-ce que ça vous dérangerait de rentrer?

Je me sentirais plus en sécurité, si c'est possible.

- Sans problème.

- Après vous. - OK. Merci!

- (Dallaire): Tu viens d'ou?

♪ ♪ ♪

(toux)

Tu viens d'ou?

(toux)

Tu viens d'ou?

Rassemblement!

Non, non, non, Approchez-vous.

Venez-vous-en autour de moi.

Sur les 13, il y en a quatre

qui ont été coupés dans les 2 derniers jours.

Ca veut dire que vous êtes rendus neuf au total.

Fait que dites-vous une affaire:

si vous vous êtes rendus jusque-là,

c'est parce que vous êtes des vrais.

OK, regardez-moi dans les yeux.

Une journée, il vous reste une journée,

une drill pour prouver que vous méritez de faire la cut.

Ca fait qu'on se voit ici demain matin, 9h00.

Pas de coup de pute, pas de mind game.

Ca va vraiment être 9h00 sharp.

Ca fait que reposez-vous,

puis demain, je suis mieux de voir

la meilleure version de vous-même.

C'est compris?

- (ensemble): Oui, adjudant-chef.

- Compris?

- Oui, adjudant-chef! - Let's go!

- Moi, là, je vous jure, dès que ça finit, tout ça,

je me cale des bières pour finir dans un coma éthylique.

Je vous jure! - Moi aussi.

- T'as le droit de boire, toi?

(rire)

- Fuck you, toi!

- On te trouvera des Coolers.

(rire)

(cris étouffés de Sofianne)

- Voyons! Malade!

- Sofianne, c'est correct, on est là.

- Ouvrez ça tout de suite!

- Doucement, doucement. Voyons, gang de malades!

OK, on s'en vient, on s'en vient. On va l'ouvrir.

On va l'ouvrir. Doucement, Sofianne. Calme-toi.

- Let's go, là!

- OK, on y va.

(cris étouffés)

Envoye, grouille!

(cri étouffé de Sofianne)

C'est correct, Sofianne.

C'est presque fini, on s'en vient.

(cris étouffés)

C'est correct, c'est correct, respire.

Ca va lui prendre de l'eau!

- Va chercher de l'eau!

- OK, doucement, doucement.

(cris)

OK, OK, c'est correct.

Regardez-moi, regardez-moi, regardez-moi.

On respire. Respire, respire.

- Quand j'ai reçu la première vidéo,

c'était comme si j'y croyais pas.

Je... je me disais que quelqu'un irait les chercher,

que son OBNL ferait des démarches pour les sortir de là.

- Et pourquoi vous avez pas averti votre supérieur?

- J'ai pris rendez-vous avec mon officier de peloton, mais...

je l'ai annulé quand j'ai reçu la 2e vidéo.

- Et qu'est-ce qui s'est passé entre les 2 vidéos?

- Deux femmes sont venues me voir.

- OK.

Est-ce que c'est elle?

Puis elle?

Et qu'est-ce qu'elles vous ont demandé?

- Elles m'ont dit que quelqu'un avait planté

un cellulaire dans le dortoir de la Hell Week.

- Qui?

- Je sais pas.

Elles voulaient que je fasse

un compte-rendu de ce qui se passe à chaque jour.

Je les ai envoyées chier.

Mais... une demi-heure après, je recevais la 2e vidéo.

- Qu'est-ce qu'elles voulaient savoir?

- Rien de spécifique.

Comment le camp se passait,

c'était quoi, les tests.

combien de soldats il restait.

Je leur ai tout dit ce que je savais.

J'avais juste peur.

J'avais juste peur qu'ils fassent du mal à ma soeur.

- On comprend. OK.

Quand vous appeliez, qui répondait?

- Euh... Des fois, Irina.

Des fois, Dasha.

Puis des fois, c'était un homme.

- Un homme?

- On pensait qu'il y avait juste 2 femmes.

- Il y a aussi un homme avec eux.

Lui, je sais pas son nom.

Puis je l'ai jamais vu.

Je m'excuse.

J'aimerais ça, vous aider plus.

- Non, non, non. Vous nous aidez beaucoup, là, hein?

- Pourrez-vous faire quelque chose pour ma soeur?

- Ecoutez...

Il y en a d'autres qui ont vécu la même chose que vous.

Dont une dont le père a été capturé en Russie.

Ils l'ont torturé pour la forcer à travailler pour eux.

Comme vous, elle a fait ce qu'on lui a demandé

pour essayer de sauver son père.

Mais ce qu'elle comprenait pas,

c'est qu'à la seconde ou il était capturé,

c'était déjà terminé pour lui.

- Ils l'ont tué?

- Oui.

- Fuck! FUCK!

(petits sanglots)

- Je sais que c'est difficile à entendre,

mais vous pouvez pas sauver votre soeur.

Par contre, si vous continuez à travailler pour les Russes,

ça va juste leur prouver que leur technique fonctionne,

et ils vont la refaire avec d'autres.

(gémissement, grognements)

- Là, Sofianne, ça va être important de nous dire

tout ce que vous savez,

même ce qui semble le moindrement important.

Peut-être qu'on pourra pas la sauver, votre soeur...

mais on va s'assurer

qu'ils ne soit plus capables de faire du dommage, eux autres.

(soupir)

- Elles m'ont posé des questions

sur... sur la mission dans le Nord...

sur celle en Palestine, sur la Hell Week.

Beaucoup sur le dortoir.

- Sur le dortoir?

- Comment le building était fait.

Ou on se réunissait, par ou on entrait.

- Pourquoi ils voulaient savoir ça?

- Je sais pas.

C'était de ça qu'on a le plus parlé.

(vomissement)

(crachat)

- Yo, c'est 76, es-tu correct?

Ca va, veux-tu de l'eau?

- C'a comme parti tout seul.

- C'est normal, là, c'est la pression qui lâche.

- C'est de l'esti de marde, man.

- Il est pas question qu'on la libère.

- Si les Russes savent qu'on la détient,

ils vont ajuster leur stratégie.

Non, on continue, business as usual,

puis on les prend par surprise.

- Vous voulez qu'elle continue d'aider les Russes?

- Elle sert de taupe pour les Russes.

On pourrait faire la même chose, mais à l'inverse.

- Vous êtes tellement nalf!

- Ma paranola me déconnecte pas de la réalité.

- Vous prenez ce qu'elle dit pour du cash.

- Laissez-nous.

- Oui.

- Sous-estimez pas ma capacité à aller chercher de l'information.

Je vous rappelle que j'ai tout un dossier sur Whitestone

à l'état-major qui prouve que mon approche fonctionne.

- S'il arrive quoi que ce soit à un seul membre des Forces,

je vais m'arranger personnellement

pour que vous en payiez le prix.

- Dallaire a sorti une télé.

Il a mis quelque chose.

- Je te donne un conseil.

Parles-en pas.

T'es mieux de refouler ça

le temps de la Hell Week, sinon, tu vas péter au frette. OK?

- En tout cas, j'espère que je vais être pris pour JTF,

sinon, il va falloir que je renie mes parents.

- OK, viens-t'en, on va raconter nos drop-off en autobus.

On va se changer les idées.

- Tu peux pas placer

quelqu'un devant la porte à tous les jours.

Maria, c'est ça qu'ils veulent, que tu vives dans la peur.

- Je pense que c'est normal que j'aie peur.

- Non, c'est pas ça que j'ai dit.

Oui, c'est normal, mais...

il t'arrivera rien.

Regarde...

Ivan va être coupé bientôt de la Hell Week.

Ca va te faire une présence à la maison.

Puis...

tu vas recommencer à travailler bientôt.

Il va y avoir des milliers de soldats

qui vont être là pour te protéger.

- J'imagine.

- Faut que j'y aille.

Mon cellulaire va être ouvert. Tu m'appelles n'importe quand.

- Tu salueras Nour Bensouda pour moi.

Et tu lui diras merci pour son temps.

- OK.

- Vous allez leur dire que vous venez d'être retranchée de JTF16

et que vous attendez la prochaine consigne.

- OK.

- On a besoin d'environ une minute pour retracer l'appel.

Fait que pour gagner du temps,

faites comme si vous comprenez mal leur directive.

Puis nous, on va vous dire dès que vous pouvez raccrocher.

(sonnerie)

- (Homme): Oui?

- J'ai été retranchée de la Hell Week.

- Etes-vous partie avec le téléphone?

- Oui. - Parfait.

Vous allez vous rendre

à un endroit précis avec votre voiture.

Vous allez laisser vos clés dans le coffre à gants.

Vous allez rentrer chez vous en taxi.

Quelqu'un va passer prendre des clés.

On vous rappellera pour la suite.

- Vous voulez que je laisse la voiture ou?

- On va vous communiquer l'endroit exact

à 11h30 précisément.

- Est-ce que vous voulez que je fasse autre chose?

- Tenez-vous-en à ce que j'ai dit.

- Est-ce que ma soeur va bien?

- Elle ira bien tant que vous allez faire

ce qu'on vous demande.

Je suis pressé. On se reparle.

- Avez-vous des preuves?

Qu'est-ce qu'il me dit que vous mentez pas?

- On va vous envoyer une photo d'elle avec le journal du jour.

- Dites-lui juste que je l'aime et que je suis fière d'elle,

que je suis fière d'être sa soeur

et que je pense à elle tout le temps.

- C'est noté. Au revoir.

- C'était parfait. Merci! Puis?

- L'appel vient du 339, rue Martin.

- OK, Dandenault, Caron, allez voir ce qui se passe là-bas.

Falardeau, Toussaint, suivez la personne qui prend son char.

Let's go. Let's go!

- Votre dernière journée de Hell Week.

Vous allez vivre un privilège immense!

Messieurs!

Vous allez devoir, à tour de rôle...

effectuer une rock drill

avec 5 membres actuels de JTF16.

On veut voir comment vous performez...

comment vous réagissez à certaines situations.

Si vous êtes capable rapidement

de créer une cohésion avec les gentils messieurs.

Compris?

- (ensemble): Oui, adjudant-chef!

- That's it. Dernière chance.

C'est là que ça se joue.

Le moins bon de la gang va être coupé.

(coups de feu)

(petits cris)

- Mets-toi sur le ventre! Les mains sur la tête!

- Break!

76, tu peux aller te "dégearer".

- Oui, adjudant-chef.

- Bien fait.

C'est juste dommage que t'aies triché à ton dernier test.

Il aurait fallu que tu répondes toi-même au questionnaire.

Tu viens d'ou, 76?

Bon, let's go, on se retourne en première position.

On va refaire la drill à 88.

- Fuck!

- Chaque Hell Week, on a des décisions difficiles à prendre.

Si vous faites partie des chanceux,

vous allez avoir 24 heures à dire bye-bye à vos proches.

- Le PM m'a expressément demandé de ramener un maximum d'otages.

- Vous êtes pas sérieuse?

- Je vais faire ça simple avec vous.

Soit vous collaborez, soit vous allez pourrir

dans une prison à Edmonton.

- Dallaire est pogné en dedans.

Il est rentré, il est jamais ressorti.

Sous-titrage: MELS

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